Burkina Faso : Deux attaques terroristes font 42 morts dont six soldats (Officiel)
Bamako, 17 avr (AMAP)Dix soldats et 32 supplétifs civils de l’Armée du Burkina Faso ont été tués, ce week-end, lors de deux attaques de terroristes présumées dans le Nord du pays, a indiqué, dimanche ,un communiqué du gouvernorat de Ouahigouya. Selon l’Armée burkinabé, le bilan provisoire de cette attaque est de « 40 décédés parmi lesquels six militaires et 34 VDP ». Côté ennemis « au moins 50 terroristes ont été neutralisés dans une riposte » notamment aérienne de l’Armée du Faso, ajoute le document. « Un détachement de militaires et de Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) a été la cible d’une attaque par des hommes armés non identifiés samedi, aux environs de 16 heures, près du village d’Aorema », précise le communiqué. Le lendemain dimanche 16 avril « tôt dans la matinée, une autre attaque a visé le détachement militaire de Kongoussi (province du Bam, région du Centre-Nord) », indique la même source, qui fait état de « deux militaires tués et d’une vingtaine de terroristes neutralisés ». Le Burkina Faso est pris, depuis 2015, dans une spirale de violences terroristes qui ont éclaté dans le Nord du Mali, il y a une décennie, avant de s’étendre au Niger, quelques années après. AT/MD (AMAP)
Coopération : Le ministre fédéral allemand de la Défense reçu à Bamako
Bamako, 17 avr (AMAP)Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu en audience, vendredi dernier, au Palais de Koulouba, le ministre fédéral allemand de la Défense, Boris Pistorius, accompagné de sa collègue en charge de la Coopération économique et du Développement, Svenja Schulze. À sa sortie d’audience qui s’est déroulée, en présence de l’ambassadeur d’Allemagne au Mali, Dr Dietrich Pohl, et du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, M. Pistorius a confié avoir discuté avec le chef de l’État de plusieurs sujets d’intérêt commun. Il s’agit, notamment, de comment faire face à la situation difficile que transverse le Mali, marquée par la lutte contre le terrorisme. Les échanges ont, également, porté sur l’organisation des élections et sur l’avenir de la coopération entre le Mali et l’Allemagne, sur les plans civil et militaire. Le visiteur du jour s’est aussi félicité de la convergence de vue avec le chef de l’État sur les questions abordées. «J’ai beaucoup aimé le satisfecit du président concernant l’engagement de mon pays au Mali. Mais, surtout, la manière par laquelle cet engagement a eu lieu dans le pays. C’est-à-dire, sur un pied d’égalité et entre partenaires», a déclaré Boris Pistorius. Le ministre allemand de la Défense a rassuré que son pays va poursuivre sa coopération avec le Mali. Ce, malgré sa décision de retirer, l’année prochaine, les forces armées allemandes de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). «Nous avons expliqué les raisons pour lesquelles la mission de nos forces ne peut plus être accomplie comme prévu», a-t-il expliqué. Toutefois, M. Pistorius a assuré que l’Allemagne va continuer d’approfondir sa coopération bilatérale avec le Mali, d’où la présence de la ministre en chargé du Développement. « Car, au-delà de l’aspect sécuritaire, il faudrait améliorer les conditions de vie de la population malienne », a-t-il insisté. L’Allemagne a annoncé en novembre 2022 le retrait de ses troupes du Mali avant le mois de mai 2024, mettant ainsi fin à son engagement au sein de la MINUSMA et de la Mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM). On rappelle que 1 100 soldats du contingent allemand sont déployés au sein de la MINUSMA qui compte environ 15 000 hommes. AT/MD (AMAP)
Vente promotionnelle de bovins : 3 200 têtes sur le marché
Par Makan SISSOKO Bamako, 17 avril (AMAP) La désormais traditionnelle vente promotionnelle de bovins au Mali, dans le cadre de la fête de l’Aïd el-Fitr, met 3 200 têtes sur le marché, pour la 15èédition qui se déroulera, du 12 au 21 avril 2023, à Bamako et dans les capitales régionales. Fidèle à la tradition, le ministère du Développement rural à travers la direction nationale des productions et des industries animales (DNPIA), organise cette édition officiellement lancée, samedi dernier, sur le terrain Chaba de Lafiabougou, par le ministre Modibo Keïta. Les 3 200 têtes sont reparties entre le District de Bamako (1 770), Kayes (470), Sikasso (270), Ségou (220) et Mopti (260). À Bamako, les fourchettes de prix varient entre 200 000 et 350 000 Fcfa. Cette opération, de portée économique et sociale pour les communautés rurales et urbaines, est fondée sur la solidarité et l’entraide. Son objectif essentiel, selon le ministre du Développement rural, « est de permettre aux Maliens de pouvoir s’offrir à un prix abordable une portion de viande, le jour de la fête. » Modibo Keïta a ajouté que l’opération vise, aussi, à faciliter l’écoulement du bétail des éleveurs et agro-éleveurs et leur garantir ainsi des revenus. L’organisation des ventes promotionnelles d’animaux de boucherie traduit, également, l’engagement du gouvernement à fédérer les ressources et les synergies afin de promouvoir les filières de productions animales et répondre aux besoins de consommation des populations en produits animaux de qualité. Pour, le ministre du Développement rural a remercié les groupements et organisations d’éleveurs et agro éleveurs qui, encore cette année, ont sacrifié à la tradition, en accompagnant son département dans cette opération, malgré le contexte socioéconomique particulièrement difficile. «De Kayes à Mopti, en passant par Bamako, Sikasso et Ségou, les marchés à bétail seront animés pendant tout le reste du mois de Ramadan par les vendeurs et acheteurs d’animaux venus de toutes les contrées de notre pays, traduisant la valeur de notre patrimoine pastoral et la richesse de notre élevage», a dit le ministre Keïta. Il a rappelé que le sous-secteur de l’élevage contribue à hauteur de 19% au Produit intérieur brut (PIB) et au moins 30% de la population en tirent essentiellement ses revenus. Le sous-secteur est le 3èpourvoyeur de recettes d’exportation, après l’or et le coton. PRODUCTIVITÉ – Cependant, a regretté le ministre Modibo Keïta, « la productivité des troupeaux et la plus-value du sous-secteur restent faibles. » Ainsi, l’une des priorités de son département est d’améliorer et accroître la productivité de l’élevage au Mali en agissant sur la génétique, la santé animale et l’alimentation du bétail. « C’est pourquoi, a-t-il expliqué, l’État déploie plusieurs actions dont l’insémination artificielle pour améliorer la race locale et la campagne de vaccination du cheptel, la culture des fourrages à très hauts rendements et la disponibilité de l’aliment bétail produit par nos unités d’huilerie. » Le président de la Transition au Mali, soucieux des questions d’alimentation du bétail, s’est personnellement impliqué en décidant lors du Conseil supérieur de l’agriculture (CSA) en avril 2022, de mettre à la disposition des éleveurs et producteurs de coton, 10% de la graine de coton de la campagne agricole 2022 de la Compagnie malienne pour le développement des textiles(CMDT), pour en faire de l’aliment bétail. Le ministre du Développement rural a demandé aux organisateurs de l’opération de réfléchir pour que la vente en ligne puisse être prévue pour la prochaine édition. « Cela permettra, a-t-il justifié, à certains de nos compatriotes de la diaspora de satisfaire leurs parents vivant dans les villes d’organisation des ventes promotionnelles. » Au nom des producteurs, Moustapha Traoré a salué l’initiative de la vente promotionnelle des bovins et le soutien des autorités aux producteurs. Il a rendu hommage aux forces armées maliennes pour les efforts de sécurisation des trajets, ce qui a facilité l’acheminement des animaux sur la capitale. Évoquant les difficultés, M. Traoré a insisté sur la cherté de l’aliment bétail et le manque d’eau pour les bovins. « Pour cette opération, a-t-il assuré, les producteurs entendent approvisionner le marché avec plus de 2 000 têtes de bovins. » La cérémonie a pris fin par la visite guidée des parcs à bétail installés sur le site, en présence du ministre délégué en charge de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, et des membres des organisations professionnelles de la filière bétail/viande. MS/MD (AMAP)
Attaque contre le poste des douanes de Ouélessebougou, près de Bamako (Sources locales)
Bamako, 16 avr (AMAP) Le poste des douanes de Ouélessebougou, précisément dans le village de Séguessona, à environ 7O km de Bamako, la capitale malienne, a été la cible d’une attaque terroriste, samedi soir, par des hommes armés non identifiés, selon des sources locales. Des images circulant sur réseaux sociaux montrent, sur les lieux, deux véhicules et quatre motos calcinés. Les installations de la douane et les alentours ont été aussi endommagés, sans perte en vie humaine. Selon les informations, c’est aux environs de 21 heures que des assaillants, au nombre de six personnes sur trois motos, ont attaqué le poste douanier. Après l’attaque, les autorités locales se sont rendues au chevet des blessés. D’autres informations font état d’enlèvement d’un greffier à Diré, Région de Tombouctou (Nord). Ce n’est pas la première fois que Ouélessebougou est la cible d’attaque terroriste. En fin d’année 2016, le poste de gendarmerie avait été incendié causant des dégâts matériels. SS/MD (AMAP)
La journée du mardi chômée et payée au Mali (Officiel)
Bamako, 14 avr (AMAP) La journée du mardi 18 avril est déclarée chômée et payée au Mali, en raison de la célébration de la Nuit « d’Al-Qadr », communément appelée » Nuit du Destin », annonce un communiqué du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social publié vendredi. « A l’occasion de Laylat al-Qadr, ou la » Nuit du Destin », la journée du mardi 18 avril 2023 est chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national », précise le communiqué ministériel. La nuit d’Al-Qadr est un moment privilégié pour les fidèles musulmans dans l’adoration de Dieu à travers la prière, les invocations et prêches…. AT/MD (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du vendredi 14 avril 2023
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 14 avril 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs au Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée. Le Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, institué auprès du Tribunal de Grande Instance de la Commune VI du District de Bamako est compétent pour juger les infractions relatives aux violations graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, notamment les violences sexuelles, les atteintes aux biens culturels, les exécutions sommaires ou autres crimes susceptibles d’être qualifiés de crimes contre l’humanité, crime de guerre et génocide. La complexité des dossiers traités nécessite la mise en place des formations de jugement au sein du Pôle judiciaire spécialisé composées de magistrats à la fois spécialisés et pleinement dédiés afin d’éviter l’enlisement des procédures et permettre le jugement des dossiers dans des délais raisonnables conformément aux principes directeurs qui fondent la lutte contre le terrorisme, le respect des droits de l’Homme et les engagements internationaux souscrits par notre pays. Par cette réforme, le Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte le terrorisme et la criminalité transnationale organisée sera séparé du Tribunal de Grande Instance de la Commune VI du District de Bamako et sera composé : – d’un parquet spécialisé dirigé par un Procureur de la République chargé de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée placé sous l’autorité du Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako ; – de Cabinets d’instruction spécialisés chargés d’instruire exclusivement les affaires relevant de la compétence du Pôle judiciaire spécialisé ; – de Chambres correctionnelles spécialisées en matière de terrorisme et de criminalité transnationale organisée ; – d’une Brigade d’investigations spécialisée dite Brigade de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée ; – d’un staff d’assistants qui sont spécialistes ou experts suivant leur domaine de compétence mis à la disposition du ministre chargé de la Justice par l’autorité compétente. En outre, en vue de renforcer l’efficacité dans la lutte contre ce phénomène criminel, les dispositions portant sur la prescription, la garde à vue, les 3 perquisitions, les saisies, l’audition des témoins et la détention provisoire ont été revues. La modification introduit également certaines techniques spéciales d’enquête dans le dispositif juridique. Les projets de texte adoptés alignent le Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité sur les standards requis qui ont prévalu à la création d’un Pôle national économique et financier et d’un Pôle national de lutte contre la cybercriminalité à compétence nationale. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangère et de la Coopération internationale, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement signé à Rome, le l6 février 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds international de développement agricole (FIDA), relatif au deuxième projet de Formation professionnelle, Insertion et Appui à l’Entrepreneuriat des Jeunes Ruraux-FIER II. Par cet accord, le Fonds international de développement agricole accorde au Gouvernement de la République du Mali, deux prêts répartis comme suit : – un prêt A, éligible à des conditions très favorables d’un montant de 20 milliards 290 millions 61 mille 924 francs CFA ; – un prêt B, éligible à des conditions favorables d’un montant de 5 milliards 72 millions 515 mille 481 Francs CFA. Le projet, objet du présent financement contribuera à la création de richesse et à la réduction de la pauvreté chez les jeunes ruraux dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal. De façon spécifique, sa mise en œuvre permettra entre autre : – de rendre l’environnement institutionnel et socio-économique favorable à la promotion de l’entreprenariat et de l’emploi des jeunes ruraux ; – d’appuyer les jeunes ruraux à générer des revenus décents par un accès durable à des services financiers et non financiers adaptés à leurs besoins et aux exigences du marché ; – de faciliter l’intégration économique des jeunes ruraux âgés de 15 à 40 ans issus des ménages à faibles revenus dans les chaînes de valeur agricoles et les métiers non agricoles. Sur le rapport du ministre du Développement rural, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret relatif à l’importation et à l’utilisation des pesticides à titre exceptionnel pour la campagne Agricole 2023-2024. La campagne cotonnière 2022-2023 a été marquée par une invasion massive d’insectes nuisibles appelés jassides sur les champs de toutes les filiales cotonnières des zones CMDT et OHVN où des dégâts importants ont été enregistrés principalement sur le coton et d’autres cultures. L’analyse des échantillons de jassides collectés a montré la présence de plusieurs espèces nuisibles aux cultures. Pour lutter contre ces espèces nuisibles, les chercheurs du Programme Régional de Production Intégrée du Coton en Afrique ont proposé de nouvelles matières actives. Le projet de décret est adopté en vue de permettre, à titre exceptionnel, l’importation et l’utilisation de ces matières pour la campagne agricole 2023- 2024. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako
Campagne agricole 2023-2024 : le Mali encourage l’importation de pesticides (Officiel)
Bamako, 15 avr (AMAP)Le Conseil des ministres a adopté un projet de décret relatif à l’importation et à l’utilisation des pesticides à titre exceptionnel pour la campagne agricole 2023-2024, annonce le communiqué de la séance du vendredi 14 avril 2023. Pour les producteurs de coton, c’est bonne nouvelle dans la lutte contre les jassides. La campagne cotonnière 2022-2023 a été marquée par une invasion massive d’insectes nuisibles appelés jassides dans les champs. Ce sinistre a concerné de toutes les filiales cotonnières des zones de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et de l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN) où des dégâts importants ont été enregistrés, principalement sur le coton. Dans une interview accordée à l’Essor, à l’issue de la 97è session du Conseil d’administration de la CMDT, tenue le mercredi 1er février 2023, son Président directeur général (PDG), Dr Nango Dembélé a signalé qu’en plus des ravages des jassides, les inondations ont fait perdre au Mali plus de 150 000 hectares de cultures. Les traitements phytosanitaires de cette nouvelle espèce n’étaient disponibles ni au Mali ni dans les autres pays de la sous-région. « Tous les traitements traditionnels que nous connaissons n’ont pas eu d’effet sur cet insecte au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Burkina Faso, au Togo et au Bénin », a-t-il fait remarquer. Depuis lors, lutter contre cette espèce est devenu une priorité de la direction de la CMDT et des dispositions ont été prises pour résoudre définitivement la problématique des intrants agricoles avant la campagne prochaine. Les 16 et 18 mars derniers, une mission de la Holding-CMDT a même sillonné les zones de Koutiala (Sud) et Kita (Ouest) pour donner des conseils aux producteurs de coton leur permettant de réussir la prochaine campagne agricole. Ainsi que les informer sur l’utilité du flonicamide dans la lutte contre les jassides. « Au Mali, nous avons la solution aux jassides et tout le monde peut faire son plan de campagne à hauteur de souhait. La problématique des jassides est derrière nous », a annoncé le directeur des producteurs agricoles de la CMDT, Moro Diakité. Au cours de la même mission, Moro Diakité a recommandé le semis précoce, qui constitue une solution aux jassides. « Les producteurs doivent respecter l’itinéraire technique qui rend le coton vigoureux contre les jassides », a-t-il conseillé. Selon le gouvernement de la Transition, l’analyse des échantillons de jassides collectés a montré la présence de plusieurs espèces nuisibles aux cultures. Pour lutter contre ces espèces nuisibles, les autorités ont annoncé que les chercheurs du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique ont proposé de nouvelles matières actives. Et de préciser que le projet de décret est adopté en vue de permettre, à titre exceptionnel, l’importation et l’utilisation de ces matières pour la campagne agricole 2023- 2024. SS/MD (AMAP)
Marché de l’art : Les œuvres africaines flambent
Bamako, 14 avr (AMAP)L’art contemporain africain est devenu incontournable sur le Marché de l’art global : tandis que les sociétés de ventes Piasa, Artcurial, Bonhams ou Sotheby’s lui consacrent des sessions dédiées, Christie’s et Phillips recherchent, constamment, des œuvres d’artistes africains pour alimenter leurs ventes généralistes d’art contemporain dont les coups de marteau retentissent à travers toute la planète, selon Artprice. L’enjeu devient conséquent pour ces acteurs du marché qui, en plus de constater un élargissement considérable de leur clientèle, voient s’accélérer les transactions haut de gamme. Les adjudications à plus de 100 000 dollars, environ 55 milliards de Fcfa, voire supérieure au million de dollars, ne sont plus si rares. Cette dynamique des prix incite l’ouverture du marché à de nouveaux artistes africains. L’offre ne cesse donc de s’élargir, avec un record de plus de 2 700 œuvres d’artistes africains vendues aux enchères en 2022 : presque deux fois plus qu’avant la pandémie de la Covid-19. En outre, les collectionneurs du continent africain et les Français fidèles et actifs depuis longtemps, les acheteurs se manifestent de plus en plus fermement depuis le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l’Asie. Rappelons à ce propos qu’en mars 2022, le fameux artiste ghanéen de 38 ans, Amoako Boafo, vendait à Shanghai, sous la direction de Christie’s, sa toile « Orange shirt » (2019) à plus de 1,3 million de dollars, environ 650 millions de Fcfa. La réussite de cette première vente réalisée en Chine continentale illustre combien les artistes africains célèbres sont désormais attendus de ce côté du globe. Cet élargissement géographique de l’offre et la croissance perpétuelle du nombre de collectionneurs consolident la place de l’art contemporain africain sur le Marché de l’art global. Les acteurs anglo-saxons exploitent, quant à eux, de plus en plus, la demande en art contemporain africain. Phillips, qui a initié la flambée des prix de Amoako Boafa (1984), en présentant sa première toile aux enchère en 2020 (The Lemon Bathing Suit vendue 881 000$), a fait découvrir à son réseau de collectionneurs de nouveaux artistes ghanéens à travers une exposition-vente dédiée tenue à Londres, en février 2022. Christie’s et Sotheby’s se livrent à une véritable course aux records en termes de prix. Citons les 2,19m$ obtenus pour Toyin Ojih Odutola chez Sotheby’s, en novembre 2021 ou les 4,47m$ pour une toile de Njideka Akunyili Crosby chez Christie’s, en novembre 2022. Les adjudications les plus puissantes ne proviennent donc ni de Paris, ni de Marrakech mais de New York, tandis que le marché commence à battre son plein à Hong Kong où la maison de ventes chinoise, Holly International, remporte deux nouveaux records d’artistes : celui de l’artiste ghanéen Isshaq Ismail avec 341 000$ pour « Epoch 1 » décrochés fin juillet 202, et celui du peintre ivoirien, Aboudia Diarrassouba, avec 614 000$ enregistrés, fin novembre, pour une toile de quatre mètres intitulée « Jeux d’enfants ». Ces records hongkongais ont bousculé le classement des 500 artistes des plus performants de l’année 2022, dans lequel se distinguent quatre artistes contemporains africains. En premier lieu, Aboudia se hisse à la 128e position grâce à un saisissant produit de ventes dépassant les 15,6m$ aux enchères puis, arrive Isshaq Ismail avec la 352e performance mondiale établie à 5 millions de dollars annuel (un succès fulgurant qui le propulse devant William Kentridge et Njideka Akunyili Crosby dont les produits de ventes annuels se hissent à 4,7 millions chacun). YD/MD (AMAP)
Salif Keïta : En route pour une tournée internationale
Par Youssouf DOUMBIA Bamako, 14 avr (AMAP)C’est ce dimanche 16 avril que l’artiste musicien malien, Salif Keïta, commence sa tournée printemps/été 2023 par une prestation à Kyoto, au Japon. Il prestera encore, le dimanche 23 avril, au même endroit, dans le pays du Soleil levant, apprend-on auprès de son entourage. Après cette étape initiale, la voix d’or de l’Afrique reviendra à Bamako, au Mali, pour jouer sa partition lors de Bama’Art, le 6 mai prochain, avant de s’envoler pour l’Amérique Latine où, il prendra part au «Black Festival» de Rio de Janerio, au Brésil. Il enchaînera ensuite avec l’étape européenne qui prendra fin en septembre prochain. En Europe, Salif Keïta doit jouer, notamment en France, Espagne, Belgique, au Danemark mais, aussi, en Finlande et Norvège. C’est une reprise des activités professionnelles de cet énorme artiste malien après une longue pause. En effet, l’artiste de plus de 70 ans dont 55 ans de carrière musicale n’a pu résister à l’appel de la scène. Les sollicitations sont encore nombreuses pour celui qui voulait observer un break. Chanteur virtuose et compositeur, il doit lutter contre sa condition d’albinos, dans une société qui accepte mal cette anomalie, notamment l’absence de mélanine dans la peau. Très jeune pourtant, il a transgressé la loi ancestrale du noble qui ne chante et partira pousser la chansonnette et jouer de la guitare, de bar en bar, à regagner Bamako où, en 1970, il deviendra le chanteur du célèbre «Rail band» du buffet de la Gare de capitale malienne, avant de rejoindre, en 1973, en compagnie du célèbre guitariste, Kanté Manfila, les Ambassadeurs du Motel, une autre formation légendaire de la ville. Au sein des groupes comme les «Ambassadeurs internationaux» ou en solo, il est aujourd’hui considéré, en Europe et aux Etats-Unis comme un artiste majeur du continent africain. «La Différence » album phare sorti en 2009. perpétue son combat humaniste en chansons et lui vaudra, en 2010, la victoire et le sacre de «Meilleur album de musiques du monde». Salif Keïta s’essaye à la world fusion sous la direction de Philippe Cohen-Solal de Gotan Project avec « Talé »en 2012. Après avoir créé en 1978 sa propre formation : Les Ambassadeurs internationaux, mélange de musiques traditionnelles et d’orchestrations modernes, Salif Keïta décide de s’installer à Paris, en 1984. Celui que le journal Libération présente comme «Le plus grand bluesman mandingue» sortira, en 1987, un premier album, « Soro », réalisé par Jean-Philippe Rykiel et François Bréant. « Ko-yan » sera, en 1989, son premier enregistrement pour Island mais, c’est en 1991, avec « Amen » que la carrière de Salif prend un véritable essor international. La production et les arrangements de cet album seront confiés à Joe Zawinul (Weather Report) et l’on y retrouve de nombreux invités de marque : et le pianiste Joe Zawinul, Carlos Santana, Wayne Shorter, Bill Summers, Cheick Tidiane, Paco Sery… En 1995, il sort « Folon », dont la réalisation a été confiée au Béninois Wally Badarou et dans lequel, l’on retrouve sur deux titres (Mandela et Folon) l’empreinte magique de Jean-Philippe Rykiel. En 1980, c’est aux Etats-Unis (ses frais de voyage et de séjour ont été réglés par un homme d’affaires malien) qu’il enregistre deux disques : «Primpin», chanson scandaleuse où sont évoqués alcool et drogue, et « Tounkan ». Désireux de conforter sa carrière en solo, Salif s’installe alors, dès 1984 et après une visite à son père malade, à Montreuil, dans la banlieue parisienne. Il devient instantanément le Prince des nuits de l’immigration malienne et le public français le découvre au gré de sa participation au Festival des Musiques Métisses d’Angoulême. Trois ans plus tard et suite à sa participation (initiée par Manu Dibango) à une opération humanitaire en faveur d’une Ethiopie ravagée par la famine, il met dans les bacs son premier album international, en son nom propre « Soro ». Il y chante en Malinké (langue parlée au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Gambie et en Guinée) et recueille un succès mérité. Produit par Ibrahim Sylla (pape de la diaspora musicale africaine), le disque combine, en effet, talentueusement racines africaines, jazz, funk, et pop. La même année, il participe à l’anniversaire londonien de Nelson Mandela, en compagnie de Youssou N’Dour et Ray Lema. En 1989, son deuxième album « Ko-Yan » – édité par le label Island de Chris Blackwell – s’attaque frontalement aux problèmes d’immigration et est appuyé d’une tournée au Japon, en Europe, en Afrique et dans les Caraïbes. En 1992, Keïta compose la musique du film L’Enfant Lion de Patrick Grandperret. Deux nouvelles éditions s’ajoutent à son catalogue : la compilation « The Mansa of Mali… A Retrospective » (1994) et « Folon » (1995), dédié aux enfants albinos de l’association qu’il a créée et grand retour à la tradition. C’est en 1996 qu’il crée un studio à Bamako dans lequel il accueille des artistes comme Rokya Traoré. En 1997, son album Sosie est élaboré autours de reprises du répertoire de la chanson française (de Maxime Le Forestier à Serge Gainsbourg, en passant par Michel Berger et Jacques Higelin), simplement interprétés au balafon et à la kora. Son album Papa (1999), produit par le guitariste de Living Colour Vernon Reid, évoque son père, décédé deux années auparavant. Il inclut également un duo ravageur avec la chanteuse Grace Jones. Son album « Moffou » (2002), disque d’or dans l’Hexagone, porte le même nom qu’un studio d’enregistrement et un club, dont il est nouvellement propriétaire. Le moffou est en fait une sorte de flûte. Deux années plus tard, le disque « Remixes From Moffou » accueille les prestations de producteurs comme Frédéric Galliano. Toujours en 2004, son engagement militant et ses convictions le font nommer par les Nations unies ambassadeur itinérant pour le sport et la musique. Le musicien retourne, par la suite, à Bamako en vue de l’enregistrement de l’acoustique « M’Bemba » (l’ancêtre) en 2006. Salif Keïta est candidat aux élections législatives maliennes de 2007. La même année, il crée son propre label, Wanda record. YD/MD (AMAP)
Ramadan : Les vertus sanitaires et religieuses de la datte
Par Oury Diallo DICKO Bamako, 14 avr (AMAP) Pendant le ramadan, mois béni des musulmans, la datte, un incontournable, est l’un des fruits les plus consommés, en raison de ses vertus sanitaires et religieuses. Outre les dattes locales qui proviennent des régions dans le Nord du Mali, on trouve sur les marchés, plusieurs variétés importées du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) et du Moyen Orient. De nombreux consommateurs préfèrent les dattes importées pour leur qualité. C’est le cas de Mme Awa Sacko. «Personnellement, j’aime les dattes importées qui sont un peu moelleuses et fondantes. Mon mari et mes enfants les adorent également. Mais, les commerçants ont juste augmenté leurs prix», dit notre interlocutrice. En cette période de Ramadan, certains jeunes se frottent les mains avec la vente de dattes dans la circulation. Depuis le début de ce mois, Baba Touré vend des dattes entre les files de voitures, surtout au niveau des feux-tricolores. «Chaque jour, à partir 15 heures, je viens vendre des dattes afin de subvenir à mes petits besoins et ceux de ma famille», dit-il. « Les dattes moelleuses dont celles qui proviennent du Maroc sont les plus sollicitées par les consommateurs », précise notre interlocuteur. Chez les grossistes, la concurrence fait rage.Ousmane Dicko, un grossiste qui vend une autre variété de dattes, explique son quotidien. « Je suis dans ce commerce depuis huit ans que. Mes dattes viennent d’Algérie. Le prix du sac de datte varie entre 75 000 et 76 000 Fcfa. Et le kg est cédé entre 700, 900 et 1000 Fcfa…», explique Ousmane. D’après lui, de nos jours, le marché tourne au ralenti à cause des difficultés que traverse le pays. Nous avons rencontré une vendeuse de dattes installée au bord de la route. «Je prends mes dattes au marché Dabanani. Je vends le kg à 1 000 Fcfa. Les dattes les plus demandées par les clients sont celles en carton», explique notre interlocutrice qui a requis l’anonymat. Elle a confié que pendant le mois de ramadan, elle vend trois qualités de dattes : les dattes sèches, moelleuses et peu moelleuses. UN FRUIT BÉNI – La consommation des dattes est-elle bénéfique pour la santé ? Le Pr Ousmane Diabaté, médecin-nutritionniste, répond par l’affirmative. «Tout d’abord, la datte est riche en protéine et en fibres solubles et insolubles. Dans 100 g de dattes, on retrouve 8 g de fibres. Les fibres jouent un rôle important dans le transit intestinal. Elles permettent d’augmenter la sensation de satiété, tout en favorisant un bon transit. Les personnes diabétiques peuvent consommer jusqu’à deux dattes par jour», explique le spécialiste. Ses vertus sont également mises en avant au niveau de la religion musulmane. L’exposé du guide spirituel, l’imam Namory Sissoko, sur le sujet est assez édifiant. «La datte est un fruit béni. Malgré la diversité de ses créatures, Dieu n’a cité que peu de plantes et d’aliments dans son livre saint parmi lesquels la datte», rappelle le religieux. Pour lui, ce choix peut s’expliquer par le contexte culturel dans lequel le Coran a été révélé. Le guide religieux a signalé que de nombreuses narrations soulignent le caractère béni de cet arbre. D’après lui, les saintes écritures rapportent que le Messager d’Allah, Mohamed (PSL), rompait le jeûne avec quelques dattes fraîches avant d’accomplir la prière. « Et, s’il n’y en avait pas de fraiches, il prenait des sèches. » ODD/MD (AMAP)

