Communiqué du conseil des ministres du 03 mai 2023

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 mai 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOïTA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à une nomination ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux, le Conseil des ministres a adopté des projets de décret autorisant le changement de nom de famille de Monsieur Lancina DOUMBIA et 37 autres personnes. Les conditions de changement de nom de famille sont prescrites par la Loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des personnes et de la famille. L’examen des dossiers révèle que les demandeurs remplissent individuellement les conditions prescrites par le Code des personnes et de la famille. Les projets de décret adoptés autorisent ainsi Monsieur Lancina DOUMBIA et 24 autres personnes à porter, le nom de famille DOUCOURE en remplacement de DOUMBIA et Monsieur Nima DIABY et 12 autres personnes à porter le nom GASSAMA en remplacement de DIABY. 2. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant règlementation du transport maritime. Dans le cadre de la facilitation du transport et du transit de ses marchandises, notre pays a signé des protocoles d’accord en matière de transport routier et de transit maritime avec la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Togo, la République de Guinée, le Benin, la Mauritanie, la Gambie et le Ghana. En application de ces protocoles d’accord, les pays de transit mettent à la disposition du Mali, des espaces dans leur domaine portuaire pour l’entreposage des marchandises en provenance ou à destination du Mali. Le transport maritime est régi dans l’espace UEMOA par le Règlement n°02/2008/CM/UEMOA du 28 mars 2008. Son objectif est d’harmoniser les transports maritimes intérieurs, intracommunautaires et internationaux au départ ou à destination d’un port d’un Etat membre, pour le transport de passagers ou de marchandises. Le Règlement d’exécution n°003/2019/COM/UEMOA du 28 mars 2019 déterminant le taux, les modalités de perception et de répartition de la redevance due par les armateurs communautaires et étrangers exploitant un service de transport international, fixe le taux de la redevance maritime, destinée à alimenter le fonds national et le fonds régional. Au plan national, le transport maritime est règlementé par le Décret n°05-341/P-RM du 25 juillet 2005. Ce décret, antérieur aux deux règlements de l’Union économique et Monétaire Ouest Africaine, comporte des dispositions contraires à celles de ces règlements, notamment en ce qui concerne l’octroi du même droit de trafic aux Etats de l’Union, le traitement égalitaire des armateurs communautaires, les taux de la redevance et la vocation des fonds portée essentiellement vers l’investissement. Le projet de décret adopté permettra d’harmoniser la règlementation nationale avec les textes communautaires et de mobiliser les ressources pour financer le développement du transport maritime et fluvial au niveau national. 3. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction Citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Politique nationale de la Jeunesse et son Plan d’actions 2023-2027. Le Conseil des Ministres, en sa session du 1er mars 2023, a pris acte d’une communication écrite relative à la Politique nationale de la Jeunesse et son Plan d’actions 2023-2027. Cette Politique a pour objectif de contribuer au bien-être des jeunes du Mali en faisant d’eux des acteurs majeurs du changement en faveur de la paix, de l’unité nationale et le principal moteur du développement économique social et culturel du pays. Le projet de décret adopté consacre l’approbation formelle de ladite politique et ouvre la voie à la mise en œuvre des actions préconisées. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante : AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGÉ DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Chargé de Mission : Monsieur Mohamed AG MATTOU, Economiste. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de la mise en route de la 4ème cohorte du Service national des Jeunes pour le service militaire obligatoire. La quatrième cohorte du Service national des Jeunes a été mise en route le mardi 25 avril 2023 au cours d’une cérémonie qui a enregistré la présence de plusieurs membres du Gouvernement. Cette cohorte est composée de 291 éléments répartis ainsi qu’il suit : – 23 admis à la Fonction publique d’État de la 3ème cohorte ; – 62 personnes handicapées ; – 106 enseignants-chercheurs ; – 100 auditeurs de justice. Sur les 291 éléments, 257 ont procédé à la prise d’arme à Bapho le 1er mai 2023. A ce jour, 33 éléments sont attendus au Centre d’Instruction pour réaliser leur prise d’arme. Le Gouvernement s’engage à tout mettre en œuvre pour le bon déroulement de cette formation et exhorte les recrues à plus d’engagement pour la Nation. 2. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres de la situation des Maliens au Soudan. Suite à la crise au Soudan, le Gouvernement, sur instructions du Président de la Transition, Chef de l’état, a pris des mesures d’urgence pour venir en aide aux maliens qui y sont établis à travers entre autres la mise en place d’un mécanisme pour les sécuriser. La mise en œuvre de ce mécanisme a permis de rapatrier 69 de nos compatriotes les 28 et 29 avril 2023. Le Gouvernement rassure la diaspora malienne de son engagement à tout mettre en œuvre pour lui apporter l’assistance et le soutien nécessaires pour sa protection. 3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des

Mali : Ouverture de la session ordinaire du Haut Conseil des Collectivités

Bamako, 3 mai (AMAP) L’ouverture de la première session ordinaire du Haut conseil des collectivités (HCC) au titre de 2023, a été présidée mardi, par son président, Mamadou Satigui Diakité, au siège de l’Institution, en présence des présidents des institutions de la République, des membres du gouvernement et du corps diplomatique, a constaté l’AMAP. Dans son intervention, le premier responsable du HCC a mis l’accent sur les grands chantiers de la Transition qui doivent mobiliser « notre intelligence et nos ressources ».  Il s’agit, a détaillé Mamadou Satigui Diakité, de défendre l’intégrité du territoire national et la souveraineté de notre pays contre les attaques groupées et perfides d’ennemis hybrides. Et ce, de sorte à protéger les citoyens et leurs biens mais aussi à leur permettre de vaquer à leurs occupations quotidiennes en toute quiétude. Il s’agit également de conduire les réformes politiques et institutionnelles indispensables aux fins de conférer à notre démocratie le confort qui sied pour consolider ses fondements et mettre définitivement notre pays à l’abri des affres et des turbulences politiques et institutionnelles à répétition fait également partie des chantiers. S’y ajoutent la prise en charge correcte des besoins sociaux de base de nos compatriotes et l’investissement pour créer la richesse nationale, condition sine qua non pour l’avènement d’une société prospère qui promet l’avenir avec sérénité, optimisme et espérance. Sur la question des réformes, le président du HCC a salué l’élaboration du projet de Constitution, à la finalisation de laquelle son institution a participé et « activement » contribué. Mamadou Satigui Diakité a ensuite appelé à soutenir « positivement » le projet de Constitution à travers un vote massif pour le « Oui » à l’occasion de la tenue du référendum à venir. Il a par ailleurs noté que les conditions d’organisation des élections prévues au calendrier électoral élaboré par le gouvernement se mettent progressivement et résolument en place. Étayant ses propos, le patron du HCC a évoqué l’installation des membres du collège de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) et la mise en place de ses coordinations à l’intérieur comme dans les missions diplomatiques et consulaires de notre pays. Mamadou Satigui Diakité a aussi souligné la mise à disposition des premières cartes d’identité biométriques « devant servir de cartes d’électeurs pour ces élections ». Sur un tout autre registre, le patron du HCC a « fustigé » certains acteurs nationaux et étrangers qui n’ont de cesse de vouloir décrédibiliser notre pays et de le mettre au ban de la communauté internationale. Malgré leurs desseins « funestes », rassurera-t-il, le Mali reste une destination fréquentable. « La voix du Mali continue de tonner dans l’arène internationale et les vaines tentatives d’ostraciser notre pays s’effondrent d’elles-mêmes », a martelé le président du HCC. Il rappellera, par la suite, les trois principes qui guident désormais les actions dans notre pays à savoir : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques opérés par notre pays, la défense et la prise en compte des intérêts du peuple malien. Mamadou Satigui Diakité n’a pas manqué de faire l’éloge de nos Forces armées maliennes (FAMa) dont la montée en puissance est présentée dans certains médias et sur les réseaux sociaux comme « surfaite » voire de la « propagande ». « Chaque jour qui passe voit la capacité opérationnelle des FAMa se renforcer et inscrit de brillants faits d’armes à leur tableau de chasse », a réplique le patron du HCC. Estimant que sur les théâtres d’opération, les Groupes armées terroristes sont défaits, a ajoutant que ces derniers sont en débandade et ont du mal à trouver un endroit pour se cacher. Au cours de cette session qui durera 30 jours, les conseillers nationaux sont appelés à examiner et à donner leurs avis sur des projets de textes régissant la vie de la nation. En outre, ils devront procéder au renouvellement du bureau.  BD/KM (AMAP)

Santé : Les CSCOM sensibilisent les parents sur le respect du calendrier vaccinal des enfants

Bamako, 3 mai (AMAP) Une séance de causerie -débats, d’information et de sensibilisation a été organisée le jeudi dernier, au Centre de santé Communautaire de Doumanzana (ASACODOU)  afin d’inviter les mamans à se mobiliser pour la vaccination des enfants et le respect du calendrier vaccinal, a constaté l’AMAP. L’objectif  de la rencontre était d’amener les parents à respecter le calendrier vaccinal des enfants. La vaccination des enfants commence dès la naissance et continue jusqu’à 9 mois. Maintenant, avec l’introduction de la deuxième dose du vaccin antirougeoleux, le calendrier vaccinal va jusqu’à 23 mois, cette dernière dose s’administre entre 15 et 23 mois. Au Mali, le programme élargi de vaccination actuel cible douze maladies : la tuberculose, la poliomyélite, le tétanos, la rougeole, la méningite, l’hépatite B, la coqueluche, la diphtérie, la fièvre jaune, les infections à Haemophilus influenzae B, la pneumonie à pneumocoque et les diarrhée à rotavirus. Elles sont appelées maladies évitables par la vaccination, a expliqué la Dre Cissé Racky M’Baye, médecin communautaire et directrice technique du centre de santé communautaire de Doumanzana (ASACODOU). Elle a exhorté les femmes à amener les enfants à la vaccination, selon elle, la vaccination est utile car les vaccins protègent contre les maladies ciblées. Elle a également remercié les partenaires, et le Gouvernement du Mali qui ne ménage aucun effort pour rendre disponibles les vaccins pour la population. « Tout le monde sait que les vaccins sont chers, notre gouvernement, avec l’appui de certains partenaires, fait de son mieux dans le domaine de la vaccination, il revient aux parents d’utiliser ces services, a souligné Dr Cissé Racky M’Baye. Selon elle, à Doumanzana les femmes ne fréquentaient pas régulièrement le service de vaccination, c’est pourquoi la Stratégie Avancée a été instituée. C’est à dire les agents vaccinateurs avec les relais communautaires se déplacent vers la population pour rattraper les enfants qui n’avaient reçu aucune dose de vaccin (Zéro doses) et ceux qui avaient commencé la vaccination sans la compléter (les abandons). Avec l’accompagnement des partenaires dont l’UNICEF, nous avons mis en place des Femmes Leaders qui, vont dans la communauté, faire le-porte à porte (Visite à Domicile) pour retrouver les enfants manqués et les amener au CSCOM pour les faire vacciner. Leur appui nous a permis de rattraper beaucoup d’enfants. Selon la Dr Cissé, à ASACODOU, les séances de vaccination débutent par une causerie éducative organisée par les femmes leaders où elles expliquent les avantages de la vaccination aux mères, ces différents appuis ont permis d’augmenter la fréquentions de notre service de vaccination et d’améliorer la couverture vaccinale dans notre aire de santé, a fait savoir la directrice technique de ASACODOU. Pour sa part, Dre Mariam Sidibé, spécialiste immunisation à l’UNICEF, a remercié le Gouvernement du Mali pour tous les efforts consentis dans le cadre de l’initiative indépendance vaccinale. Elle a rappelé que le gouvernement malien dépense chaque année plus de 3 milliards de francs CFA pour l’achat des vaccins et des consommables pour vacciner les enfants du Mali, afin de les protéger contre les différentes maladies évitables par la vaccination. Également, le Mali fait d’énormes efforts par rapport aux ressources humaines et par rapport aux activités opérationnelles sur le terrain. Avec les autres partenaires, agences des Nations Unies, bailleurs, ONG, nous venons en appui au Gouvernement pour tout ce qui est approvisionnement du pays en vaccins, renforcement de la logistique roulante (des camions pour la distribution des vaccins, les véhicules de supervisions et  les motos pour la stratégie avancée), le renforcement de la chaine du froid (les chambres froides, les réfrigérateurs solaires, les portes vaccins), le financement des coûts opérationnels des activités de vaccination et de communication, l’assistance technique au niveau stratégique et opérationnel etc.  Ce sont des efforts nécessaires que les partenaires et le Gouvernement consentent pour la vaccination des enfants et des femmes », a évoqué la Dr Mariam Sidibé. ST/KM (AMAP)

Mali : Célébration de la Fête du travail

Bamako, 2 mai (AMAP) Le Mali, à l’instar des autres pays du monde, a célébré le 1er mai , la fête internationale du travail, appelée également « fête du travail, a constaté l’AMAP. A cette occasion, les trois centrales syndicales du pays, à la place des traditionnels défilés, ont organisé des conférences de presse pour notamment évoquer les acquis et les perspectives dans le cadre de l’amélioration des conditions des travailleurs. Le thème international retenu est : « Résilience et travail décent : agir ensemble au sein du monde du travail pour améliorer les conditions de vie et l’inclusion sociale». À commencer par l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) dont le point de presse à son siège a été animé par le secrétaire administratif, Issa Bengaly, en présence du représentant du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Dr Fassoun Coulibaly. Pour le conférencier, cette célébration particulière est un message à l’endroit du gouvernement pour l’interpeller face à ses responsabilités dans la privatisation des unités industrielles textiles du pays; à savoir la Compagnie malienne de textile (Comatex-SA) et Bakary textile commerce et industrie (Batex-ci). Le conférencier a aussi assuré que l’une des revendications phares de sa centrale syndicale reste le redémarrage immédiat de la Comatex-SA et l’adoption de mesures d’accompagnement pour la Batex-ci. Selon lui, la non organisation du défilé des travailleurs se justifie par le contexte sécuritaire et sanitaire du pays. C’est aussi un message de compassion de l’UNTM à l’endroit des victimes civiles et militaires tombés au champ d’honneur. Le secrétaire administratif de l’UNTM a expliqué que le 1er mai est une opportunité pour les travailleurs de notre pays de faire le bilan des conquêtes sociales, d’engager la réflexion pour relever de nouveaux défis et rendre hommage à l’ensemble des travailleurs du Mali et d’ailleurs pour les efforts consentis pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. « Nous plaçons l’évènement sous le signe de la paix et de la cohésion sociale », a-t-il précisé, avant d’ajouter que l’UNTM honore la trêve demandée par le gouvernement à cause de l’insécurité permanente et de la situation socio-économique critique. L’INÉGALITÉ DE TRAITEMENT- « Si cette trêve devrait être préjudiciable aux acquis antérieurs des travailleurs, l’UNTM ne s’y reconnaitra pas. La centrale tient à l’extinction totale du protocole du 5 février 2021 », a prévenu le leader syndical. À ce sujet, le secrétaire administratif a souligné que l’UNTM accorde une attention particulière aux points de revendications en souffrance. Parmi lesquels, la restitution des parcelles d’expérimentation de l’Institut d’économie rurale (IER), l’intégration des enseignants des écoles communautaires, la situation des travailleurs compressés et des partants volontaires à la retraite et l’intégration des travailleurs licenciés au niveau de la Société des mines d’or de Syama (Somisy). Y compris la transposition dans le secteur privé du bénéfice des efforts consentis par le gouvernement. La Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM) a, elle aussi, organisé une conférence de presse à la Maison de la presse, sous le thème : « Les organisations syndicales du Mali face aux défis de l’inégalité de traitement et de l’exercice du droit syndical dans un pays en transition ». À cette occasion, la secrétaire générale adjointe de la CDTM, Mme Simpara Assitan Keïta, a indiqué qu’au moment où le climat social est délétère, où les travailleurs aspirent à un changement profond, le respect des engagements pris par le gouvernement devient un impératif. Elle a aussi souligné que son organisation félicite le ministère en charge du Travail pour l’organisation de la Conférence sociale dans le domaine du travail. Et d’expliquer que la CDTM tire la sonnette d’alarme sur la non-exécution des recommandations issues de la Conférence sociale. Mme Simpara Assitan Keïta a également fait remarquer que la Covid-19 et la situation d’insécurité ont engendré le chômage technique sinon des licenciements de travailleurs, mais aussi la précarité et les inégalités qui se sont développées. Elle a énuméré les engagements non respectés, la diminution du pouvoir d’achat, la dégradation des conditions de travail, et la persistance des attaques terroristes. « Camarades, il est de notre rôle de syndicat libre et indépendant de porter les attentes des salariés, d’exiger par la négociation si possible. Mais aussi par l’action si nécessaire pour qu’il en soit tenu compte et qu’aussi bien le gouvernement que le patronat y répondent. Cela impose des changements d’orientation en matière de politique économique et sociale», a expliqué la conférencière. La Confédération malienne du travail (CMT) n’est pas non plus restée en marge de la célébration de la Fête du travail. Elle a organisé à son siège une conférence de presse pour faire le point des revendications syndicales. Pour la circonstance, la secrétaire générale de la CMT, Kamaté Kadiatou Touré, a relevé qu’au regard de la situation de crise que notre pays traverse, la résilience doit être non seulement le leitmotiv dans toutes les politiques publiques, mais aussi de la population malienne qui célèbre la Fête du travail dans un contexte sociopolitique, sécuritaire et économique assez difficile. DIALOGUE SOCIAL- La secrétaire générale de la CMT précisera que depuis sa création, sans tourner le dos au secteur formel, son organisation s’est résolument engagée dans l’encadrement et la formation des acteurs du secteur de l’économie informelle, notamment les réparateurs de téléphones mobiles, le monde rural, les transformatrices des produits agroalimentaires, les commerçants détaillants, etc… Pour elle, c’est dans ces secteurs que sévissent le chômage, le sous-emploi, la pauvreté et la précarité. Kamaté Kadiatou Touré a aussi exigé du gouvernement le respect des principes et droits fondamentaux au travail et conséquemment, celui des dispositions de l’ensemble des conventions internationales ratifiées par le Mali. Dans son message traditionnel, la ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Mme Diawara Aoua Paule Diallo, a souligné qu’une amélioration des conditions de vie et de travail ne peut se faire que dans un climat social apaisé. Selon le ministre Diallo, il faudrait que tout le monde se mette ensemble pour arriver à des actions qui vont nous

Journée scientifique sur le paludisme : Échanges sur les progrès des chercheurs

Bamako, 28 avril (AMAP) Le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) a organisé jeudi à l’Institut National de la Santé Publique (INSP), une journée scientifique dans le cadre des activités de la Journée mondiale, couplée à la semaine nationale de la lutte contre le Paludisme, sous la présidence de la directrice générale du PNLP, le Médecin Lieutenant-colonel Aissata Koné. C’était en présence du directeur du Centre de recherche et de formation sur le paludisme (MRTC), Pr Abdoulaye Djimdé et de plusieurs autres chercheurs venus d’importantes structures. D’éminents chercheurs ont présenté les résultats de leurs travaux sur le paludisme et échangé sur la méthodologie qui pourront aider le PNLP à l’atteinte de zéro palu. Les thèmes débattus ont porté sur, entre autres, la «Mauvaise qualification des cas de paludisme graves et effets des connaissances, attitudes et pratiques des prestataires de santé sur le diagnostic et le traitement au Mali » ; «l’Infection palustre pendant la saison sèche dans le district sanitaire de Koulikoro : études de prévalence et facteurs de risques associés chez les enfants de moins de 10 ans ». Dans son discours d’ouverture, la Directrice du Programme National de Lutte contre le Paludisme, Le Médecin lieutenant-colonel Aissata Koné a souligné que la recherche est un élément essentiel, car dira-t-elle, ses résultats permettent de guider la prise de décision. « C’est ainsi qu’elle a été placée au cœur des interventions du nouveau plan stratégique national de lutte contre le paludisme 2023-2027 en synergie avec d’autres stratégies de lutte, toutes inspirées par l’innovation qui engrangent des résultats sous l’impulsion et l’accompagnement sans faille des partenaires techniques et financiers », a affirmé la patronne du PNLP avant d’ajouter que la recherche sur le paludisme est un pilier solide et déterminant pour vaincre ce fléau. La directrice générale du Programme a salué les exploits réalisés par notre pays dans le domaine de la lutte contre le paludisme. Cela, a-t-elle justifié, grâce à l’implémentation des stratégies efficaces inspirées par les résultats de recherches engrangés sur le paludisme au prix d’énormes efforts consentis par les structures de recherches qui régorgent d’éminents chercheurs. Le Lieutenant-Colonel Aissata Koné a remercié tous les partenaires techniques et financiers particulièrement l’ONG Muso pour leurs appuis à l’organisation de cette rencontre scientifique. La directrice du PNLP a exprimé toute sa satisfaction par rapport à la prise en compte par le PNLP des résultats de la recherche dans les décisions politiques en matière de lutte contre le paludisme dans notre pays. Le directeur du MRTC a expliqué que plusieurs innovations ont été présentées au cours de cette journée.  Sur le plan de la prévention, a-t-il cité, c’est l’ajout d’un nouveau vaccin qui a été recommandé par l’OMS en octobre 2021. « Notre gouvernement est en train de prendre des dispositions pour le mettre à la disposition des enfants maliens en 2024 », a assuré le Pr Abdoulaye Djimdé. Et d’indiquer qu’il y a également le vaccin « R21 » qu’ils sont en train de tester dont les résultats, selon lui, sont très prometteurs. « Nous menons des travaux sur de nouveaux médicaments qui ne sont pas basés sur les dérivés de l’artémisinine », a annoncé le chercheur. Sur le plan entomologique, a-t-il fait savoir, des travaux sont en cours pour tester de nouveaux insecticides. Le directeur du MRTC a affirmé que la recherche sur le paludisme au Mali se porte très bien en termes d’innovations. Rappelons que le thème de la Journée mondiale du paludisme est :  « Il est temps de parvenir à zéro cas de paludisme, innover, investir, mettre en œuvre ». KM (AMAP)  

PNLP : Célébration de la Journée mondiale contre le paludisme

Bamako, 26 avril (AMAP) Le Mali ç l’instar de la communauté internationale a célébré, mardi sur le terrain de N’tomikorobougou, la Journée mondiale et la 16ème édition de la semaine nationale de lutte contre le paludisme, sous la présidence du ministre de la Santé et du Développement social, Mme Diéminatou Sangaré, a constaté l’AMAP. Le thème retenu cette année est : «il est temps d’atteindre zéro palu : investir, innover, mettre en œuvre ». Ce thème est assez révélateur dans la nécessité de renforcer les actions urgentes, innovantes et d’investissements pour un meilleur impact de la lutte contre le paludisme Il vise ainsi à accélérer les progrès accomplis par les pays, notamment ceux en voie d’élimination de la maladie et de relance du mouvement mondial pour mettre fin au paludisme dans les pays touchés par ce fléau, y compris le nôtre. A ce sujet, Mme la ministre de la Santé, Diéminatou Sangaré, a affirmé que le paludisme est une des priorités de la Politique nationale de santé, car il constitue la première cause de morbidité (43%) et de mortalité (27%), selon les données du Système local d’information sanitaire. Ainsi, les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes sont les couches les plus affectées.  Elle a également noté qu’en 2022, nos établissements de santé ont enregistré 3.771.426 cas confirmés de paludisme dont 2.579.562 cas simples et 1.197.864 cas graves avec malheureusement 1.498 décès. Sur le plan économique, la malaria affecte la croissance économique annuelle de notre pays d’environ 1,3% du fait de l’absentéisme au travail ou à l’école. Selon la ministre, c’est face à cette problématique d’une extrême gravité que le gouvernement avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers a entrepris des actions synergiques de lutte contre cette maladie. En effet, en 2022, les ressources engagées dans la lutte contre le paludisme ont permis non seulement d’organiser la campagne de pulvérisation intra domiciliaire (PID) avec une couverture globale de 109 % des structures pulvérisées dans 19 aires de santé des districts de Bandiagara, Djenné et Mopti, mais aussi d’acquérir des intrants, notamment plus de  1,3 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticides de longue durée pour la distribution gratuite de routine aux enfants pendant la vaccination et aux femmes enceintes lors des consultations prénatales, 6,1 millions de tests de diagnostic rapide et plus de 5,3 millions de combinaisons thérapeutiques à base de dérivés d’artémisinine pour le traitement des cas de paludisme simple. D’autres résultats ont été obtenus. Concernant la campagne PID, la ministre a lancé un appel aux partenaires locaux, au secteur privé ainsi qu’aux partenaires au développement pour sa poursuite dans les zones de forte endémicité du paludisme. Pour accélérer la réduction du niveau des indicateurs du paludisme en vue de son élimination à l’horizon 2030, Mme Diéminatou Sangaré a soutenu que  l’élan amorcé par le gouvernement et ses partenaires au développement dans la mobilisation des ressources doit être maintenu. La subvention paludisme de plus de 48,8 milliards de Fcfa du Fonds mondial pour la période de 2022 à 2024 ainsi que les 12,5 milliards de Fcfa annuel de l’Initiative du président américain pour la lutte contre le paludisme (USAID/PMI) s’inscrivent dans cette dynamique. Aussi, le lancement de la campagne « Zéro palu, je m’engage » en novembre 2021 par le Premier ministre. Le représentant par intérim de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Christian Itama Mayikuli, a souligné que globalement le monde est en retard pour atteindre les deux cibles essentielles de la stratégie mondiale de lutte contre le paludisme de 2016 à 2030, adoptés par l’OMS. Il s’agit de réduire l’incidence du paludisme et le taux de mortalité palustre dans le monde de 90% ou plus d’ici 2030. C’est au regard de cette situation que le présent thème a été retenu. Le chargé d’affaire de l’Ambassade des Etats-Unis au Mali, Richard Kimball, a donné l’assurance que l’engagement de son pays en faveur de la santé et du bien-être de tous les Maliens est plus solide que jamais. « Nous demeurerons votre partenaire indéfectible dans la lutte continue contre le paludisme et contre toutes les maladies mortelles ». Enfin, le diplomate américain a indiqué que depuis 2008 son gouvernement a investi plus de 200 milliards de Fcfa par an dans les programmes de lutte contre le paludisme au Mali et fournit en   2022 plus de 1,8 millions de moustiquaires imprégnés d’insecticide, 4,5 millions de kits de dépistage du paludisme et plus de 4 millions d’antipaludiques à action rapide. 9 millions d’enfants ont été traités et protégés contre le paludisme, entre autres.  KM (AMAP)

Mali : Trois membres de l’équipage ont trouvé la mort dans le crash de leur hélico

Bamako, 24 avril (AMAP) Trois membres de l’équipage ont trouvé la mort samedi dans le crash de leur hélico, a appris l’AMAP de source officielle. Un hélicoptère d’attaque des forces armées maliennes, de retour d’une mission opérationnelle, s’est écrasé dans un quartier résidentiel de Bamako samedi aux environs de 13 heures. Le bilan est de trois morts, tous des membres de l’équipage et 6 civiles blessés. Des dégâts collatéraux sont observés suite à la déflagration de l’appareil militaire. L’État-major général des Armées appelle la population au calme et à suivre les directives des services spécialisés sur place. Les blessés ont été tous pris en charge par les services compétents. AC/KM (AMAP)

L’Amap en deuil : Salim Togola est décédé jeudi à l’âge de 57 ans

L’ancien grand reporter, rédacteur en chef, puis directeur des publications en français du quotidien national l’Essor, est décédé jeudi 20 avril 2023 à Bamako, des suites d’une longue maladie, à l’âge de 57 ans. Le « chief » s’est battu contre une maladie latente pendant de longues années. Journaliste d’un professionnalisme reconnu, profondément humain, S. Togola a brisé sa brillante plume avant de se retirer sans laisser un mot. Il part, comme il a vécu dams la discretion. « Toute l’Amap (Agence malienne de presse et de publicité) te pleure. Je m’incline devant votre mémoire, chef Salim », lui rend hommage sur sa page Facebook, Boubacar Traoré, un jeune reporter de l’Amap. « Mes condoléances les plus attristées à sa famille et à l’ensemble du personnel de l’Amap. Que la terre lui soit légère ! », a déposé d’une main moite le Directeur général de l’Amap, Bréhima Touré, au milieu d’autres prières des collègues, sur le groupe WhatsApp du service. Dors en paix chef ! Ahmadou CISSE

Esclavage des enfants : Donkosira et Wikipedia sonnent l’alerte

Bamako, 19 avril (AMAP) L’Association Donkosira en collaboration avec Wikipédia Mali a organisé, en début de semaine au siège de Wikipédia Mali, sis à Sotuba ACI, une  formation de deux jours sur la conception des articles scientifiques relatifs à l’esclavage des enfants. C’était dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale  de lutte contre l’esclavage des enfants, instituée le 16 avril 1996 par les organismes de défense des droits de l’Homme, après la mort d’un enfant pakistanais. Cette Journée est donc fêtée chaque année à travers le monde, cela depuis bientôt 28 ans, pour dénoncer l’esclavage et le travail des enfants. L’ouverture de l’atelier était présidée par la représentante de l’Association Donkosira, Mme Assa Waly Diallo,  en présence du président de Wikipédia Mali, N’Fana Kaba Diakité, et plusieurs autres invités. Selon Mme Assa Waly Diallo, l’objectif de cette célébration est d’éradiquer toutes les formes contemporaines d’esclavage impliquant des enfants tels que la traite d’êtres humains, l’exploitation sexuelle, le travail des enfants, les mariages forcés des enfants et leur enrôlement dans les conflits armés. La Journée vise à sensibiliser le public, mais aussi à encourager les gouvernements, les organisations internationales et la société civile à travailler ensemble pour éradiquer ces pratiques. «La situation des enfants victimes de l’esclavage est particulièrement préoccupante dans nos  pays», a souligné Mme Assa Waly Diallo. Et de dire que ceux-ci sont  aussi  victimes de trafic parce qu’ils sont utilisés comme travailleurs forcés, des prostitués ou sont exploités dans d’autres industries illégales. La représentante de l’Association Donkosira a également expliqué que son organisation lutte particulièrement contre les pratiques liées à l’esclavage par ascendance où, une personne se voit attribuer un statut d’esclave au prétexte que l’un de ses ancêtres aurait été réduit à l’esclavage. Selon elle, ces personnes peuvent se voir refuser l’accès à des ressources essentielles comme l’eau, les terres, ou encore des biens de consommation. Ce qui peut entrainer par conséquent des migrations forcées et  fragilise davantage les couches concernées. D’autres formes d’esclavage plus récentes affectent de nombreuses personnes, notamment les plus vulnérables comme les enfants. Malgré l’abolition de l’esclavage et sa condamnation, le phénomène  persiste dans certaines localités du pays. Mme Assa Waly Diallo a aussi remercié les partenaires pour leur engagement en faveur des droits des enfants, particulièrement Wikipédia Mali qui a accepté de mettre à disposition sa plateforme. Pour sa part, N’Fana Kaba Diakité a expliqué l’importance de Wikipédia dans la promotion d’un pays. La conception d’un article sur Wikipédia demande l’apport de plusieurs personnes. Sa particularité est l’exigence de la source de l’information. Cette formation offre l’opportunité aux participants de se doter d’une adresse Wikipédia et de contribuer à améliorer les articles notamment sur la lutte contre l’esclavage des enfants. Il a invité les journalistes et autres communicateurs à s’intéresser à la conception de l’article scientifique sur le Wikipédia. A la fin de la formation, un article a été rédigé par les participants sur l’esclavage des enfants qui sera amélioré et mis en ligne par  l’équipe de Wikipédia. Il est utile de préciser que l’Association Donkosira est née de la réunion de personnes motivées par la collecte et la diffusion des savoirs locaux en Afrique de l’Ouest, à l’occasion d’un projet de recherche-action sur l’histoire du village de Bouillagui dans la Région de Kayes. Ceci pour faire le lien entre luttes locales historiques et combats actuels contre les discriminations et les violences liées à l’esclavage historique et moderne au Mali et ailleurs. Amadou SOW

Lutte contre le paludisme : La mobilisation continue

Bamako, 17 avril (AMAP) Le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a organisé samedi à l’Hôtel Azalaï une conférence de presse en prélude à la journée mondiale de paludisme célébrée le 25 avril, a constaté l’AMAP. Le thème retenu cette année est : « Il est temps de parvenir à zéro cas de paludisme, investir, innover, mettre en œuvre ». La conférence a été animée par la directrice du PNLP, le médecin lieutenant-colonel Aïssata Koné,   en présence du représentant du ministre de la Santé et du Développement social, Daouda Zoumana Traoré, du représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Itama Mayikulu Christian. La directrice du PNLP a d’abord rappelé que le paludisme représente dans notre pays la première cause de morbidité (43%) et de mortalité (27%), selon les données du Système d’information sanitaire (DHIS2 2022). Cet état de fait justifie amplement la priorité accordée à la lutte contre cette endémie majeure dans la Politique nationale de santé. « Sur le plan économique, le paludisme affecte la croissance économique annuelle de notre pays d’environ 1,3% du fait de l’absentéisme au travail et à l’école », a souligné la conférencière. La responsable du PNLP a, par ailleurs, rappelé que pour prévenir et lutter contre cette maladie, certaines actions doivent être mises en œuvre comme l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée (MILD), toutes les nuits et en toutes saisons, mais aussi l’assainissement de l’habitat et de l’environnement. Elle ajoutera que l’utilisation des répulsifs et des grillages aux fenêtres et portes, le port de longs vêtements couvrant presque tout le corps la nuit, l’usage des larvicides, la pulvérisation intra domiciliaire (PID) et le recours précoce aux services de santé dès l’apparition des premiers signes. En outre, il faut développer des stratégies innovantes de mobilisation des ressources financières internes en faveur de la lutte contre le phénomène, assurer la disponibilité permanente des intrants à tous les niveaux, renforcer l’organisation de l’offre et l’utilisation des services, poursuivre la couverture universelle en MILD. Selon le médecin lieutenant-colonel Aïssata Koné, la mise à échelle de la chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS) et son extension aux enfants de 5 à 10 ans, implémenter le nouveau vaccin antipaludique RTS,S chez les enfants de moins de 5 ans dans les zones de forte transmission sont, entre autres, des perspectives de lutte contre cette maladie. Le représentant de l’OMS, a rappelé que le thème de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme cette année nous incite à investir pour vaincre le paludisme. Pour lui, le financement devrait bénéficier en priorité aux plus marginalisés et dans les zones les plus difficiles à atteindre et qui sont moins en mesure d’accéder aux services de santé. Et de dire qu’il faut utiliser plus efficacement les outils et les stratégies disponibles pour prévenir, diagnostiquer et traiter la malaria en particulier chez les couches marginalisées. Selon le représentant du ministre de la Santé et du Développement social, le thème retenu pour cette année est évocateur, car il est connu de tous que le paludisme constitue un handicap pour de nombreuses populations. Cette maladie est un véritable frein au développement de notre pays. « Selon le rapport de l’OMS, le nombre de cas de paludisme est estimé à 247 millions en 2021 contre 245 millions en 2020, soit une hausse de près de 2 millions de cas en deux ans. Le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) organisera, en collaboration avec les partenaires techniques et financiers, des activités de promotion de la santé, de mobilisation sociale et de plaidoyer sur toute l’étendue du territoire national, durant une semaine.  KM (AMAP)