Retrait des cartes biométriques : Forte affluence, délivrance lente
Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 12 sept (AMAP) L’opération de retrait des cartes nationales d’identité biométrique sécurisée se passe bien dans la capitale. Cette opération, qui a débuté en avril dernier, mobilise, ces derniers temps, les habitants de Bamako. En ce lundi 4 septembre, l’ambiance est bon enfant à la mairie de la Commune VI du District de Bamako, où des agents de la police nationale délivrent les cartes biométriques. Femmes, hommes, vieux et jeunes, tous sont là pour retirer leurs pièces. Pour maintenir l’ordre, les agents ouvrent une liste où les usagers doivent s’inscrire. Boubacar Guindo en fait partie. Le jeune homme est la 97è personne sur cette longue liste. Notre interlocuteur indique avoir vérifié la disponibilité de sa carte avant de faire le déplacement. Contrairement à lui, beaucoup de nos compatriotes se sont présentés devant les agents sans prendre la moindre précaution de vérifier la disponibilité de leurs documents. Ce qui constitue une difficulté pour le personnel en charge de la distribution. Ce dernier se retrouve ainsi dans l’obligation de s’occuper de ces personnes voire de les orienter. Une autre difficulté des agents a trait à la non disponibilité des cartes de certains usagers malgré le message de confirmation. «Nous remontons ces informations, sans succès», confie un agent. Les personnes dans cette situation doivent repasser de temps à autre pour voir si leurs pièces sont disponibles. Le site de la mairie de la Commune VI délivre plus de 300 cartes biométriques par jour, selon ses responsables. Le précieux sésame peut être retiré notamment sur présentation de la carte nationale d’identité, de la carte Nina, du passeport, de la fiche individuelle descriptive, de la carte consulaire et de la carte professionnelle pour les Forces de défense et de sécurité (FDS). «On peut le retirer, également, par procuration à travers la mairie», a confié notre interlocuteur. Mahamar Aguissa Touré vient de récupérer sa carte à la mairie de la Commune VI. Satisfait, cet enseignant se dit maintenant à l’abri de tout, car le document est sécurisé. Il a invité nos compatriotes à venir chercher leurs pièces. Pour lui, cet acte « constitue un signe de citoyenneté. » Mahamar Aguissa Touré appelle aussi à retirer les cartes en vue d’accomplir les votes lors des prochaines élections. Il a rappelé que ce document est valable dans tous les pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Beaucoup de nos compatriotes se déplacent pour retirer la carte biométrique, en raison de sa vocation de carte d’identité. Cela est d’autant plus compréhensible que l’accès à la carte nationale d’identité au niveau des commissariats de police relève d’un parcours du combattant. Au moment de notre passage à la mairie de la Commune VI, aux environs de 10 heures, des usagers estimaient que le processus de retrait était lent. Même constat au niveau de la mairie de la Commune V, où l’opération se déroulait aussi sans anicroche. Cependant, des usagers se plaignaient de la lenteur du retrait. « Une situation qui décourage les populations », estime un jeune très en colère. «Après quoi, on va dire que les gens ne s’y intéressent pas…», renchérit-t-il. Face à cette situation, certains usagers proposent d’augmenter le nombre des agents chargé de la distribution pour pallier cette situation. Mais aussi les sites de retrait. Un jeune, qui a requis l’anonymat, vient d’avoir sa carte dans ce centre. Notre interlocuteur, plus ou moins satisfait, déplore la non prise en compte de la modification qu’il avait apportée lors de l’opération de mise à jour des données biométriques, tenue en janvier dernier. Il avait demandé de changer sa profession, qui est finalement restée comme telle sur sa carte Nina à savoir : «Étudiant et élève». « C’est ma photo seulement qui a été changée», regrette le jeune homme. « Il y a quelques mois, certains agents nous avaient confirmé qu’à part les photos, les corrections apportées par les populations lors de la mise à jour des données Nina n’ont pas été prises en compte. », fait-il remarquer. Au niveau de la mairie de la Commune IV du District, deux agents vérifient les messages de disponibilité des usagers en file indienne. Ils orientent ceux dont le lieu de retrait se trouve ailleurs. À la Brigade fluviale de Bamako, où nous sommes passés également, le processus se déroule sans problème. FAIBLE TAUX DE RETRAIT– Jeudi 31 août, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, et son collègue de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine, avaient déploré le faible taux de retrait des cartes biométriques sécurisées lors d’un point de presse. À titre d’illustration, sur 1.192.090 cartes disponibles pour les populations de Bamako, seulement 109.643 ont été retirées. Les deux ministres ont assuré que la production de ce sésame se fait à un rythme satisfaisant avec une confection de 69.900 cartes par jour par la société partenaire qui travaille tous les jours. Ce, afin que «la production puisse augmenter et atteindre le cap de 8 millions de cartes d’électeurs avant les élections». Déjà, sur ces 8 millions de cartes, plus de 5 millions ont été produites. Le gouvernement envisage de terminer avec les moins de 3 millions de cartes qui restent à produire. Il a, également, assuré que toutes les dispositions ont été prises pour éviter la «pagaille» dans la distribution de ces documents. «Aucune personne ne doit payer», ont-ils instruit, en réponse aux rumeurs selon lesquelles certains agents de distribution prenaient de l’argent avec les usagers. Les autorités ont par ailleurs annoncé la suppression des contrôles par tablette pour simplifier la remise des cartes. Malheureusement, sur certains sites à Bamako, des tablettes étaient visibles, lundi 4 septembre, où on prenait l’empreinte des usagers, qui signaient également. Ce qui pourrait expliquer en partie la lenteur constatée autour de l’opération. BD/MD (AMAP) Encadré GARANTIES D’INVIOLABILITE La carte nationale d’identité biométrique sécurisée constitue un document adéquat au regard des garanties d’inviolabilité qu’elle présente. Ce précieux sésame est l’unique document d’identification. Il est sécurisé,
Recrudescence des attaques dans le Nord : Les populations de Gao expriment leur soutien à l’État
Gao, 12 sept (AMAP) Tandis que certains habitants de Gao, dans le Nord du Mali, demandent aux forces de défense et de sécurité de redoubler de vigilance, d’autres pensent que le divorce avec la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion) est nécessaire pour mieux sécuriser notre territoire. Ici, c’est toujours l’émoi après l’attaque kamikaze qui a visé, vendredi, le camp Firhroun dans la zone aéroportuaire de Gao. Au lendemain de cette incursion terroriste, l’Armée a annoncé qu’un incident s’est produit au nord de la ville impliquant un de ses aéronefs. Selon les explication du chef d’état-major de l’Armée de l’air, le général de brigade Alou Boï Diarra, l’appareil avait effectué « avec succès une mission qui s’est déroulée vers le crépuscule dans des conditions météorologiques très exécrables. » Malheureusement, il y a eu quelques problèmes techniques qui ont obligé l’équipage à s’injecter de l’appareil qui s’est ensuite écrasé, selon l’officier. Ces évènements dramatiques sont intervenus 24 heures après l’attaque terroriste du bateau Tombouctou de la Compagnie malienne de navigation (COMANAV) dans la zone de Gourma Rharous faisant plusieurs morts et blessés. La multiplication des attaques par les terroristes, en complicité avec des groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation, a pour but de créer la psychose au sein des populations. À Gao, certains habitants sont toujours sous le choc après l’attaque du camp Firhroun considéré comme le plus grand et le plus sécurisé dans le Nord du Mali. Il n’y pas longtemps, l’endroit servait de base aussi pour la Force française Barkhane et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Pour mieux renforcer la sécurité dans la Région, le gouverneur de Gao, le général de brigade Moussa Moriba Traoré, a pris de nouvelles mesures comme l’interdiction de circulation des véhicules non immatriculés, des véhicules Land Cruiser et des véhicules teintés entre les villes, villages, hameaux et campement dans la Région de Gao. Seuls les véhicules et autres engins des forces de défense et de sécurité sont autorisés. En plus, un couvre-feu a été instauré dans la Cité des Askia de 20 heures à 6 heures du matin, « à compter du 10 septembre 2023 jusqu’à nouvel ordre. » Ces mesures sont destinées à rassurer les populations de la Région de Gao. Pour Bossou Touré, cadre d’un service administratif à Gao, les mesures sécuritaires prises par le gouverneur « sont salutaires et permettront », selon lui, « de démasquer des personnes mal intentionnées. » Mieux, notre interlocuteur suggère qu’il faut aussi interdire la circulation de tous les pick-up dans la ville de Gao. Il tient pour responsable la CMA qui a décidé « de se retirer du processus pour la paix pour reprendre les hostilités avec ses complices terroristes. » Le retraité Mahamane Maiga a servi à la direction régionale des transports de Kidal. Pour faire face aux agressions des ennemis de la paix, il demande aux forces de défense et de sécurité « de redoubler de vigilance et, surtout, de rester sur le qui-vive pour parer à toute éventualité. » « Si l’Armée riposte vigoureusement aux attaques terroristes comme ça a été récemment le cas avec les attaques du bateau Tombouctou, des camps de Bamba et de Gao », Mahamane Maiga pense qu’elle devrait surtout être agressive dans l’anticipation. Cela pour minimiser les dégâts en termes de vies humaines. «Un Malien qu’il soit civil ou militaire qui meurt sous les balles des terroristes est un mort de trop», dit-il. L’opérateur économique Albouhari Maiga partage le même avis. À l’en croire, on pouvait éviter l’attaque du bateau Tombouctou « si la menace des groupes armés avait été prise au sérieux par les autorités militaires et administratives. » «Il y a aussi un point à ne pas négliger. C’est que les éléments des forces de défense et de sécurité qui escortent les bateaux, ne doivent pas être à l’intérieur de ces bateaux, mais plutôt dans des petits bateaux militaires bien équipés et adaptés», préconise-t-il. AT/MD (AMAP)
Regain de tension dans le Nord du Mali : la coalition des terroristes et des indépendantistes à l’œuvre
Par Madiba KEITA Bamako, 11 sept (AMAP) À la lumière des récents événements, il est bien clair que la nébuleuse des ennemis de la paix est à la manœuvre pour installer un climat de terreur au Mali. Mais son dessein funeste se heurte à la détermination de l’Armée à assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national. Les Maliens s’interrogent sur le regain de tension dans le Nord du pays. En l’espace de 48 heures (jeudi et vendredi derniers), plusieurs civils et militaires ont perdu la vie dans des attaques terroristes contre le bateau Tombouctou de la Comapggnie malienne de navigation (COMANAV) dans le secteur de Rharous, le camp des Forces armées maliennes (FAMa) à Bamba et celui de Gao (tous dans le Nord), situé dans la zone aéroportuaire de la ville, attaqué par des véhicules remplis d’explosifs. Un deuil national de trois jours a été décrété par le président de la Transition au lendemain de la double attaque du jeudi revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam (GSIM) et dont le bilan provisoire est de 49 civils et 15 militaires tués. Ce bilan pourrait évoluer compte tenu de l’état grave de certains blessés transportés à l’hôpital de Gao par l’Armée. Il faut rappeler que les FAMa ont vigoureusement riposté à ces attaques coordonnées en neutralisant une cinquantaine d’assaillants. Le procureur du Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée a ouvert, vendredi, une enquête sur ces faits criminels. Cet enchainement des événements démontre que la situation sécuritaire au Mali connait une évolution inquiétante. Elle prend même une allure dramatique. Avec le terrible drame du bateau Tombouctou jeudi dernier, le monde entier a été abasourdi par la cruauté des auteurs de cette attaque terroriste qui a vise l’embarcation long-courrier de la COMANAV qui relie Koulikoro à Gao. en période de crue du fleuve Niger. Des dizaines de civils ont péri dans cette attaque qui n’a pas encore révélé tous ses secrets. La simultanéité des attaques contre le bateau et contre le camp militaire de Bamba met davantage en lumière une collusion déjà de notoriété publique entre les hordes terroristes et les groupes indépendantistes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Avant le drame du bateau, les groupes terroristes avaient annoncé leur volonté de soumettre la ville de Tombouctou à un blocus. Ils tentent, sans y parvenir, de couper les voies d’approvisionnement de la Cité mystérieuse. Avec le dessein funeste d’affamer la population civile en la privant des biens de consommation importés. Ces actions de désespoir ont débuté quand ils ont été chassés de la localité de Ber par les FAMa qui ont pris possession du camp des Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations uies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). La présence de l’Armée à Ber prive l’alliance nébuleuse des terroristes et des indépendantistes de sources importantes de revenus. Grâce au racket sur le commerce des marchandises, ils recevaient beaucoup d’argent pour renflouer leurs caisses. Plusieurs observateurs estiment que cette recrudescence de la violence dans le Septentrion malien n’est pas sans danger pour l’Accord pour la paix et la réconciliation. Le gouvernement a tendu la main aux groupes signataires en leur demandant de revenir à la table de négociation. Mais la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), fidèle à sa logique indépendantiste et guerrière, semble avoir opté pour la reprise des hostilités. La participation de ses troupes à l’attaque contre le camp de Bamba est un secret de polichinelle. SANCTUAIRE TERRORISTE – L’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus de pourparlers à Alger (Algérie), a été signé à Bamako en mai et juin 2015 devant de nombreux dirigeants du monde entier. Huit ans après, l’Accord n’a pu être appliqué à hauteur de souhait à cause, notamment de certains obstacles ayant trait à la révision de la Constitution. Curieusement, la CMA a décidé de boycotter le processus d’élaboration de la nouvelle Constitution jugeant que certaines de ses préoccupations n’ont pas été prises en compte en lien avec la mise en œuvre de l’Accord. Depuis l’adoption de la nouvelle Constitution par referendum, en juin dernier, la CMA a pris ses distances. L’absence de dialogue entre le gouvernement et la CMA a presque rendu caduc l’Accord pour la paix et la réconciliation. Pourtant, les autorités de la Transition ont fourni beaucoup d’efforts pour renouer les fils du dialogue. Des tractations ont été menées discrètement pour amener les indépendantistes à s’inscrire dans la logique de l’unité de la Nation malienne et à jouer pleinement le rôle qui leur revient dans la construction nationale. En vain ! Les groupes de la CMA n’ont jamais abandonné leur volonté étriquée et sectaire de soustraire une partie du territoire du reste du Mali. Malgré la signature de l’Accord, ils n’ont jamais fait la moindre concession à l’unité nationale. Leur communication faisait invariablement la distinction entre la prétendue Azawad et le reste du Mali. Dès lors, le retrait de la MINUSMA vient exacerber une tension déjà savamment entretenue depuis longtemps. Les ennemis de la paix ont fait de l’installation de l’Armée à Ber un casus belli. Alors que cela est prévu dans les accords entre l’ONU et le gouvernement dans le cadre du retrait de la MINUSMA. C’est en vertu de ces accords que l’Armée s’apprête à prendre possession des emprises de la MINUSMA à Aguelhok, Tessalit et Kidal (Nord). Une perspective qui crée des soucis au sein de la nébuleuse ayant fait du Nord du Mali un sanctuaire propice à tous les trafics et un repaire commode pour les chefs terroristes. À la lumière des récents événements, il est bien clair que terroristes et indépendantistes ont davantage resserré leurs rangs pour combattre les Forces armées maliennes. Comme ce fut le cas en 2012. Ils ont en commun la volonté de déstabiliser le Mali en entretenant l’insécurité sur le territoire national. Cette fois-ci, la coalition entre les terroristes et les indépendantistes trouvera sur son chemin une Armée malienne bien
Tianjin : Dans la mouvance du 15e anniversaire du développement et de la construction de l’éco-ville
Par Aminata Dindi SISSOKO Envoyée spéciale Beijing, 11 sept (AMAP) Située sur les rives du fleuve Jiyun et de la mer de Bohai, l’éco-ville sino-singapourienne de Tianjin est un projet de coopération majeur entre les gouvernements de la Chine et de Singapour. Il s’agit de la première éco-ville au monde développée dans le cadre d’une collaboration intergouvernementale. Dans la mouvance du 15ème anniversaire de développement et de construction, les hauts responsables de cette ville ont animé, mercredi, dans l’après-midi, une conférence de presse au Musée national maritime. La rencontre a regroupé, outre les médias locaux, les journalistes en séjour en Chine dans le cadre de la phase2 du programme 2023 du Centre International de communication de la presse chinoise (CIPCC). La conférence était animée par le Président du comité administratif de l’Eco ville Chine-Singapour de Tianjin, Wang Guoliang et les vice-présidents Yang Yong et Wang Rui. Important projet de coopération entre les gouvernements chinois et singapourien, l’éco-ville dont la construction a débuté le 28 septembre 2008, possède naturellement un caractère ouvert et inclusif. La Chine et Singapour travaillent ensemble, se concentrant sur des industries telles que les technologies vertes et à faible émission de carbone, les technologies intelligentes, le tourisme culturel, les produits biopharmaceutiques et les services de transport portuaire, et introduisant des projets de haute qualité de Singapour. Faisant le bilan, le Président du comité administratif de l’Eco ville Chine-Singapour de Tianjin, Wang Guoliang, a souligné qu’au cours des quinze dernières années, grâce aux efforts conjoints de la Chine et de Singapour, l’éco-ville est devenue un foyer prospère et durable sur l’ancienne friche saline, incarnant la transition d’une « ville écologique » à une « ville dynamique », d’une « ville planifiée » à une « ville gérée », et d’une « cité-jardin » à une « ville adaptée à la vie, au travail, au tourisme et aux loisirs ». Il a indiqué que cette transition a établi une nouvelle référence pour le développement intégré du port, de l’industrie et de la ville. « Aussi, a-t-il-dit l’éco-ville a fermement établi un système de valeurs écologiques consistant à respecter la nature, à suivre ses voies et à la protéger afin de promouvoir la réduction des émissions de carbone, de réduire la pollution, d’étendre le développement vert et de poursuivre la croissance économique. » « Après 15 ans de développement et de construction, la zone bâtie s’étend sur 22 kilomètres carrés, la zone verte sur 11 millions de mètres carrés et la proportion d’eaux littorales d’excellente qualité atteint 100 %, ce qui lui a valu le titre de base nationale d’innovation pratique pour la transformation des montagnes luxuriantes et des eaux claires en or et en argent, ainsi que le titre de cas exemplaire de « belle baie » » s’est-il réjoui. Par ailleurs, a rappelé Wang Guoliang, l’éco-ville a réussi à équilibrer la relation dialectique entre la préservation de l’environnement et la croissance économique. Elle mené la mise en œuvre d’un projet pilote à Tianjin pour valoriser les produits écologiques, tout en explorant et en exploitant activement les sources d’énergie renouvelables telles que l’énergie solaire, géothermique et éolienne. « L’intensité de ses émissions de carbone par unité de PIB atteint le niveau impressionnant de 145,3 tonnes de CO2 par million de dollars américains, dépassant ainsi les normes internationales » s’est-il félicité. L’éco-ville a construit la ville intelligente à énergie zéro carbone et encouragé l’utilisation de bâtiments préfabriqués et passifs. Elle s’est également fermement engagée dans la voie de la construction d’un système industriel moderne, ce qui a donné naissance à des pôles industriels dominants tels que les services de technologie intelligente, le tourisme culturel et de santé, ainsi que la construction et le développement écologiques. « Le nombre d’entités commerciales a dépassé les 28 000 et la proportion des recettes fiscales industrielles a atteint 76 % ». « Tout au long de son parcours, a-t-il dit, l’éco-ville n’a cessé de progresser, de dessiner de nouveaux plans et de donner l’exemple en tant que pionnière. « À l’aube d’une nouvelle étape historique, la Chine et Singapour soutiendront conjointement la construction de l’éco-ville en tant que zone de premier plan pour une économie verte et à faibles émissions de carbone. Des efforts seront déployés pour renforcer l’introduction de ressources industrielles de haute qualité et créer une version améliorée de la coopération Chine-Singapour qui définisse la direction et le modèle pour un développement futur de haute qualité ». a-t-il-fait annoncé. Wang Guoliang a ajouté qu’au cours de la prochaine phase, l’éco-cité continuera d’accélérer la construction d’une ville verte et écologique, d’une ville intelligente et innovante, d’une ville coopérative et ouverte, et d’une ville dynamique et heureuse, propice à la vie, au travail, au tourisme et aux loisirs. Elle permettra à la coopération Chine-Singapour de franchir de nouvelles frontières et d’atteindre de nouveaux sommets, en vue de devenir un modèle international de développement durable dans la nouvelle ère. En prélude à cette conférence de presse, les hommes et femmes de médias ont visité le centre d’opération de l’éco-ville intelligente sino-singapourienne, la bibliothèque de l’éco-ville et l’exposition du 15 ème anniversaire, le musée national maritime de la Chine. La visite du parc « Tianjin Fantawild adventure » a mis fin aux activités de cette journée. ADS/MD (AMAP)
Tianjin : Le carrefour terrestre et maritime de « la Ceinture et la Route »
Par Aminata Dindi SISSOKO Envoyée spéciale Beijing, 11 sept (AMAP) Tianjin, la plus grande ville côtière ouverte dans le Nord de la Chine, est l’une des quatre municipalités relevant directement du gouvernement central. Il s’étend sur près de 12 000 kilomètres carrés et compte une population de 13,63 millions d’habitants. Avec plus de 600 ans d’histoire ancrée dans son système de transport fluvial et son ouverture commerciale, Tianjin a la particularité d’être le berceau de l’industrie chinoise moderne et un phare de la Chine moderne dans son ensemble. C’est dans cette ville que des journalistes de la phase2 du programme 2023 du Centre International de communication de la presse chinoise (CIPCC) ont séjourné du 4 au 7 septembre dernier. Arrivés aux environs de 11h30 à Tianjin, les hommes de médias ont abord visité le temple de Dule. Ils ont, également, pu constater les réalisations faites dans le cadre du développement des nouvelles campagnes socialistes dans le village de Xijingyu et visité le musée géographique. Tianjin ne regorge pas que de sites attractifs. Dans le domaine de l’économie, la ville abrite le port Tianjin et la China national offshore oil engineering Co, Ltd. (Société nationale chinoise d’ingénierie pétrolière offshore) qui jouent des rôles importants dans la construction conjointe de « la Ceinture et la Route ». C’est pourquoi leur visite a été inscrite dans l’agenda des journalistes qui ont été suffisamment éclairés à travers des différentes présentations et visites guidées. Le port de Tianjin est le port artificiel en eau profonde de la plus haute qualité au monde, avec un quai de 300 000 tonnes et une profondeur de chenal de -22 mètres. Il peut entretenir des relations maritimes et commerciales avec plus de 800 ports dans plus de 200 pays et régions du monde. En tant que ressource stratégique essentielle de la Chine, le port de Tianjin est non seulement la porte d’entrée maritime de Pékin, Tianjin, Hebei et des trois régions septentrionales mais, aussi, le port le plus proche de la nouvelle zone de Xiong’an. Il est le carrefour terrestre et maritime de « la Ceinture et la Route » et joue un rôle important dans le développement coordonné de Pékin, Tianjin et Hebei, dans la construction conjointe de la ceinture et de la route, dans le déblocage de la circulation intérieure et dans la promotion de la double circulation intérieure et internationale. Le deuxième terminal à conteneurs dont les journalistes ont visité est un front de mer aux sept couleurs visibles à la fois de la terre et de la mer. Le terminal s’étend sur 1 100 mètres le long du rivage, couvre 750 000 mètres carrés et comprend trois postes d’amarrage pouvant transporter chacun jusqu’à 200 000 tonnes et une capacité nominale de 2,5 millions d’EVP. Le rivage est équipé d’un total de 12 grues à quai unique de couleur cyan, tandis que la zone centrale présente 42 grues à portique et 92 robots de transport horizontal ART, tous de couleurs différentes. Quant à la Offshore Oil Engineering Co. dont le siège se trouve dans la nouvelle zone de Binhai, à Tianjin, elle est une société cotée en bourse contrôlée par China National Offshore Oil Corporation. C’est la seule grande entreprise de construction en Chine qui peut gérer la planification, l’achat, la construction, l’installation, les essais et l’entretien des projets d’exploitation du pétrole et du gaz et aussi du gaz naturel liquéfié, de l’énergie éolienne en mer, du raffinage et des projets chimiques. Elle est également l’une des entreprises les plus importantes et les plus compétitives de la région Asie-Pacifique dans le domaine des projets pétroliers et gaziers offshore. Ses activités s’étendent à plus de 20 pays et régions. L’entreprise dispose d’importantes bases de production pour l’ingénierie offshore notamment à Tanggu, dans la ville de Tianjin, à Qingdao, dans la province de Shandong, à Zhuhai, dans la province de Guangdong. Ses capacités d’installation offshore et de pose de conduites sont parmi les meilleures d’Asie. Selon ses responsables, après plus de 40 ans de croissance et de progrès, l’entreprise s’est fixée pour objectif de « créer une société d’ingénierie exceptionnelle avec une identité chinoise distincte et de se concentrer uniquement sur le développement de la capacité EPCI, avec la conception comme principal moteur, et l’amélioration du leadership opérationnel et technologique comme fondement ». La société se donne également pour objectif de progresser dans trois secteurs potentiels l’internationalisation, l’ingénierie en eaux profondes et la nouvelle industrialisation. En plus de ces sociétés, les journalistes ont visité le groupe alimentaire Haihe et l’entreprise « China Africa TEDA investment CO ». ADS/MD (AMAP)
Ateliers Luban : Pour renforcer les talents techniques le long de la ceinture et la route
ParAminata Dindi SISSOKO Envoyée spéciale Beijing, 11 sept (AMAP) La visite du musée de l’expérience de construction de l’atelier Luban était également inscrite à l’agenda des journalistes en séjour à Tianjin la semaine dernière. L’atelier Luban, un programme de formation professionnelle chinois, est une initiative mise en œuvre par la ville de Tianjin, dans le cadre de la ceinture et la route. Il vise à former des ouvriers hautement qualifiés, professionnels et innovants dans le monde entier. S’inspirant de l’esprit artisanal de Lu Ban, un célèbre charpentier, il partage avec d’autres pays les modèles d’enseignement professionnel et les compétences professionnelles de la Chine et forme des talents locaux compétitifs. Il favorise la coopération entre les écoles chinoises et les établissements d’enseignement étrangers, les entreprises et les gouvernements, ouvrant ainsi une nouvelle voie de développement caractérisée par une contribution conjointe et des avantages partagés. Selon le directeur du Centre International de communication de la presse chinoise (CIPCC), Yu Lei, il existe 21 ateliers luban dans le monde dont 12 en Afrique. Le premier atelier Luban au monde a été fondé en Thaïlande en 2016. « Le Mali figure parmi les pays africains qui disposent d’un atelier Luban. L’Atelier Luban du Mali est le quatrième ouvert en Afrique en 2019 » a-t-il dit. Selon le site de l’Université des Sciences des techniques et des Technologies de Bamako (USTTB), l’atelier Luban du Mali est le fruit de l’accord de coopération signé le 15 octobre 2019 entre les Universités des Sciences des techniques et des Technologies de Bamako (USTTB) et des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB) et l’Ecole Supérieur Professionnelle de Médecine de Tianjin, l’Ecole Secondaire Professionnelle Hongxing de Tianjin, en Chine. Il constitue un projet de coopération internationale en matière de formation professionnelle soutenu par la municipalité chinoise de Tianjin. Situé au centre Universitaire de Kabala, ce projet a pour but d’améliorer la formation académique des meilleurs talents techniques et de soutenir l’économie locale par le biais de la formation professionnelle. Il se veut également un cadre de promotion de la collaboration scientifique sino-malienne par la mise en place de programmes de formation et de recherche communes, une intégration harmonieuse de la médecine traditionnelle chinoises et de la médecine traditionnelle malienne et les développements de nouveau produits, en valorisant les plantes médicinales maliennes. Au cours de cette visite, les journalistes ont suffisamment appris sur les ateliers Luban. En effet, Lu Ban, également connu sous le nom de Gongshu Ban, est un célèbre charpentier et inventeur qui a vécu à la fin de la Période des Royaumes combattants de printemps et d’automne. Il est né dans une famille de charpentiers de l’État de Lu et a commencé à apprendre le travail du bois dès son plus jeune âge. Au cours de sa vie, il inventa et perfectionna de nombreux outils de menuiserie, comme la scie et l’équerre. L’atelier Luban, porte le nom de ce maître chinois exceptionnel. A la suite de l’entretien avec les hauts responsables du musée de l’expérience de construction de l’atelier Luban, les hommes de médias ont également pu visiter l’université de technologie et d’éducation de Tianjin, les cinq avenues et le musée d’art numérique de Tianjin. ADS/MD (AMAP)
Mali : Cap sur la deuxième phase du retrait de la MINUSMA
Bamako, 08 sept (AMAP) La seconde phase du retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA de la mission onusienne du Mali était, jeudi, principalement au centre d’une réunion du Comité de pilotage (niveau ministériel) de la mise en œuvre de la résolution 2690 du Conseil de sécurité des Nations unies. L’objet essentiel de cette réunion interministérielle, qui s’est tenue au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, était de faire le bilan de la première phase du processus, de pouvoir apprécier les résultats qui ont été atteints mais, aussi, d’identifier les difficultés et de dégager les perspectives. Sur ce dernier registre, il s’agissait précisément de regarder ensemble comment passer à la seconde phase du retrait qui verra aussi le Mali prendre possession des camps restants d’ici la fin du mois de décembre prochain. Elle a, aussi, examiné un projet d’accord entre le gouvernement et la MINUSMA qui doit être la boussole du processus de transfert des camps, des matériels et des sites. Elle intervient après la première phase du processus, qui prend fin au 31 décembre prochain et qui a vu, notamment, la rétrocession à l’Armée malienne des camps de Ménaka, d’Ogossagou (Région de Bandiagara, Centre), de Ber et de Goundam dans la Région de Tombouctou (Nord). «Nous avons reçu les rapports de nos équipes d’experts par rapport au bilan de cette première phase dont nous pouvons nous féliciter des résultats qui étaient fixés au début», a dit le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, au terme de la rencontre. Le premier point de cette phase concernait surtout le transfert des camps, qui s’est effectué sans grandes difficultés malgré quelques incidents autour du camp de Ber, dans la Région de Tombouctou (Nord) « Mais, dans l’ensemble, le processus s’est bien passé. Les Forces de défense et de sécurité se sont montrées à la hauteur et ont pris possession de ces camps pour pouvoir continuer à jouer leur rôle régalien de protection des personnes et des biens », s’est félicité le chef de la diplomatie malienne. ATTENUER L’IMPACT– Dans cette première phase, qui a pris fin en août dernier, il y a eu également des rotations de contingents militaires et civils. Le ministre Diop a signalé, à ce propos, que cet aspect est aussi à un niveau appréciable. «Nous avons pu constater des avancées sur ce point, y compris la sortie du personnel international civil, qui travaillait au niveau de la MINUSMA», a-t-il déclaré. A ce sujet, le ministre en charge des Affaires étrangères a dit que l’un des éléments essentiels était la mise en place, par le gouvernement, d’une stratégie d’atténuation de l’impact socioéconomique du retrait de la mission onusienne. Ce, afin de pouvoir aider nos compatriotes dans des localités qui sont concernées. « Il y a un consultant qui a été recruté et une stratégie est en cours d’élaboration. Les ministres ont pris possession de cette stratégie, examiné et entériné les termes de référence», a expliqué M. Diop. Il a, en outre, annoncé qu’une délégation ministérielle se rendra dans les zones d’opération de la MINUSMA pour pouvoir rencontrer tous les acteurs, y compris les personnes qui travaillaient avec cette mission. Cela, pour pouvoir « les sensibiliser, les écouter et prendre en charge leurs préoccupations dans le cadre de cette stratégie dont le gouvernement attend, avec intérêt la mise en œuvre ». Mais, aussi, le plan d’actions qui ne va pas seulement regarder la question de l’emploi des personnes qui travaillaient pour la Mission onusienne, mais s’intéressera, également, à toutes les opportunités qui peuvent être créées. Ce, « afin de venir en soutien à ces localités, aux citoyens, aux entreprises et autres qui sont affectés du fait de retrait de la MINUSMA », a détaillé Abdoulaye Diop. La réunion interministérielle a également examiné un projet d’accord qui doit être conclu entre le gouvernement et la MINUSMA. Le ministre Diop a précisé que cet accord-cadre doit gouverner tout le processus de transfert des camps, des matériels et des sites. Notant des avancées dans le processus, le gouvernement a affiché sa volonté de continuer le travail et le dialogue avec ses interlocuteurs de la mission des Nations unies « pour le bon déroulement du retrait ». Pour rappel, dès le lendemain de l’adoption de la Résolution 2690, le gouvernement malien a mis en place le Comité de pilotage pour pouvoir prendre les décisions et superviser l’ensemble de ce processus. BD/MD (AMAP)
Drame du bateau « Tombouctou » : Un rescapé témoigne
Gourma Rharous, 08 sept (AMAP) Le bateau « Tombouctou », un des long-courriers de la COMANAV (Compagnie Malienne de Navigation) qui relie Koulikoro à Gao a été la cible d’une attaque, jeudi 8 septembre, dans la Commune de Banikane, entre les villages de Chambou et Egayane, dans le Cercle de Gourma Rharous. De nombreux morts et blessés sont à déplorer. Du bateau qui a pris feu, il ne reste plusque les structures calcinés et la coque complètement immergée. A.T, est un rescapé de ce terrible drame. Les yeux hagards, encore sous le choc, il explique : » le bateau a commencé à essuyer les premiers tirs des assaillants à 10 heures et 20 minutes. La riposte des militaires à bord, chargés de l’escorte, a été prompte et vigoureuse. Ce qui a calmé l’ardeur des assaillants au cours de ces premiers échanges de tirs. Les agresseurs se sont déplacés, quelques encablures plus loin, pour se cacher dans une petite forêt d’eucalyptus située sur une dune surplombant le fleuve à un endroit qui forme un petit col ». Notre interlocuteur s’arrête de parler, la voix étreinte par l’émotion et balbutie finalement : « C’est là qu’un déluge de feu s’est abattu sur le bateau, mêlant crépitement d’armes légères et grondements assourdissants de roquettes. Malgré la riposte de l’escorte, le bateau est fortement , de la proue à la poupe, provoquant un immense incendie qui s’est élevé jusqu’aux deux étages supérieurs. » Selon toujours A.T, plus que les blessés et morts provoqués par balles, c’est le mouvement de foule qui suit les tirs qui a le plus fait de victimes. Les passagers désespérés se sont jetés à l’eau qui est profonde à cet endroit, dans un instinct de survie fatal à beaucoup d’entre eux dont le commissaire du bateau et plusieurs membres d’équipage. La même source indique qu’après l’accalmie, plus de soixante corps ont été repêchés quelques instants après. Le bilan demeure cependant encore inconnu car de nombreux corps n’ont, jusque-là, pas été retrouvés, malgré les recherches qui continuent. Selon une source hospitalière, juste après le drame, une vingtaine de blessés ont été héliportés sur Gao (Nord), pour leur prise en charge à l’hôpital régional. MG/MD (AMAP)
Camp de Gao : Riposte vigoureuse des forces loyalistes à une attaque terroriste
Gao, 8 septembre (AMAP) Les Forces de Défense et de Sécurité ont riposté vigoureusement, ce vendredi 08 septembre 2023, à une attaque Kamikaze et complexe qui a visé le camp militaire de Gao, situé dans la zone aéroportuaire de la ville, a appris l’AMAP de source militaire. La même source déclare que la riposte et les évaluations sont en cours. Pour l’instant, aucun bilan officiel n’est disponible. Pour rappel, deux autres attaques terroristes perpétrées jeudi contre la Bateau « Tombouctou » et le Poste de Bamba, avaient fait 49 morts civils et 15 soldats ainsi que de nombreux dégâts matériels. Le Gouvernement de Transition a, pour sa part, réitéré son engagement sans faille à éradiquer le terrorisme, sous toutes ses formes et à poursuivre la réalisation des objectifs de la Transition, seule voie salvatrice de Refondation de notre patrie. KM (AMAP)
Mali : 49 civils et 15 militaires tués, des blessés, ainsi que des dégâts matériels dans deux attaques terroristes
Bamako, 8 septembre (AMAP) Quarante-neuf (49) civils et 15 militaires ont été tués, plusieurs autres blessés et de nombreux matériels dans deux attaques perpétrées contre le bateau « Tombouctou » et le poste de Bamba, au Nord du pays, a appris l’AMAP de source officielle. Le Gouvernement de Transition a le profond regret d’informer l’opinion que ce jeudi 07 septembre 2023, le Bateau « TOMBOUCTOU » et la position des Forces Armées Maliennes (FAMa) de Bamba, dans la Région de Gao, ont fait l’objet d’attaques revendiquées par les terroristes du « Groupe de Soutien à l’islam et aux Musulmans » précise le communiqué de l’exécutif datant du 7 septembre 2023. Qui précise que le bilan provisoire fait état de 49 civils et 15 militaires tués, des blessés, ainsi que des dégâts matériels sur le bateau. Le document officiel déclare que « des dispositions immédiates ont été prises pour évacuer tous les passagers, les blessés et sécuriser les lieux, qui font toujours l’objet de ratissage et de surveillance ». « En cette douloureuse circonstance, SE le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta, le Gouvernement et le peuple malien présentent leurs condoléances les plus émues, aux familles des personnes décédées et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés » révèle le Communiqué. Le document officiel note que « le Gouvernement de Transition réitère son engagement sans faille à éradiquer le terrorisme, sous toutes ses formes et à poursuivre la réalisation des objectifs de la Transition, seule voie salvatrice de Refondation de notre patrie. « Ces attaquent illustrent, une fois de plus, la barbarie et la lâcheté des terroristes qui fuient l’offensive des FAMAS et s’attaquent à des objectifs civils vulnérables » affirment les autorités qui ont formulé le vœu « Que Dieu bénisse le Mali et préserve les Maliens ». KM (AMAP)

