Gao : Avec les difficultés d’approvisionnement, la tonne du ciment a atteint les 215 000fcfa dans la Cité des Askias

Gao, 29 août (AMAP) Les régions du Nord du Mali et en particulier, celle de Gao est confrontée à une rupture totale en ciment, a constaté l’AMAP.Depuis deux mois, la ville de Gao est plongée dans une crise sans précédent en approvisionnement du ciment, même si on y trouve une tonne sur le marché en provenance d’Algérie ça coûte excessivement très cher. Cette pénurie fait suite à la suspension d’exportation du ciment par les autorités nigériennes vers les régions du nord en particulier Gao, combinée à la tracasserie sur l’axe d’approvisionnement (Gao-Niger). Cependant, les régions du Nord et en particulier la cité des Askia sont pratiquement approvisionnées en ciment par les deux axes à savoir l’axe Gao -Niger et Gao-Algérie. Alors si le ravitaillement de l’un des axes s’arrête, ce qui joue complètement sur l’approvisionnement des régions du Nord Mali en denrées alimentaires et en ciment. Avant la suspension des autorités nigériennes sur l’exportation du ciment vers les régions du Nord-Mali, la ville de Gao était approvisionnée en ciment par l’axe, Gao-Algérie. Dès la mise en œuvre de la suspension de l’exportation du ciment vers les régions du Nord-Mali par les autorités nigériennes, l’axe Algérie-Gao, est resté la seule voie de ravitaillement en matière de construction pour toute la région de Gao. Malgré la situation des conflits armés, cet axe est devenu très hostile pour l’emprunter. C’est pourquoi, certains chauffeurs et même les transporteurs sur l’axe Algérie-Gao sont très retissants au risque de ne pas se faire tuer et ou perdre sa cargaison dans les incendies. Malgré le danger sur l’axe Algérie-Gao et les rançons, des camions continuent à approvisionner la région en alimentaires et en ciment dont la quantité est insignifiante. Les populations des régions du Nord –Mali en particulier Gao ont vite senti la pénurie du ciment parce qu’elle a provoqué un grand chômage dans le secteur des bâtiments et travaux publics et même chez les ouvriers déchargeurs du ciment. Le coût de transport, les rançons sur les check-points et le dédouanement du ciment en provenance d’Algérie sont très élevé pour les commerçants, il ne sera pas facile de vendre le tonnage à moins de 215 000fcfa a estimé, le commerçant, Albakaye Kounta. Selon lui, le prix de transport de tonnage du ciment de la frontière algérienne jusqu’à Gao coûte 50 000fcfa, les rançons de l’axe varient entre 100 000fca voire 150 000fcfa en plus du dédouanement qu’il a estimé à 570 000fcfa auxquels s’ajoutent 1 500fcfa, les frais de la décharge des dockers par tonnage. « C’était en 1980, j’ai ouvert ma première boutique à Gao, de cette date à nos jours, je n’ai jamais vu le ciment atteindre ce prix de 215 000fcfa au tonnage à Gao que cette année », a constaté, Albakaye. Houssène est un vendeur du ciment sur le marché de Certchila. Dans son magasin, il cède la tonne de ciment en provenance d’Algérie à 210 000fcfa et l’unité de 50 kg à 11 000fca. Pour l’opérateur économique, Habiboulaye Touré, la suspension de l’exportation du ciment du Niger vers le nord du Mali est due au fait que la quantité de ciment produite par le Niger est peu pour la consommation à l’intérieur du pays. « Actuellement, la cause principale de la rupture du ciment à Gao a été provoquée par le fait que le prix de transport du ciment au tonnage qui était à 17 500fcfa, a grimpé à 50 000fcfa alors qu’avec ce prix, en plus des faux frais sur l’axe Niger -Gao, aucun commerçant ne pourra vendre la tonne du ciment en bas de 215 000fcfa » a avancé, Habiboulaye. Ousmane Maiga est l’un des maçons très sollicité dans le secteur des bâtiments et travaux publics à Gao. Actuellement, il est dans le chômage total à cause de la rupture du ciment dans le nord du Mali et principalement à Gao. Il reconnaît qu’il sera très difficile pour particulier ou une entreprise de construction de payer la tonne de ciment à 215 000fcfa en plus de 5000fcfa par jour pour le maçon et 2500 fcfa par jour aussi pour chaque manœuvre. Le directeur régional du commerce, de la concurrence de Gao, Massa Coulibaly dira que pour gérer cette rupture du ciment, il faut que la région de Gao soit approvisionnée par la production locale en ciment. Pour faciliter l’acheminement du ciment du Niger vers les régions du Nord-Mali et en particulier celle de Gao, une délégation des opérateurs économiques de la région de Gao conduite par le premier-vice président de la délégation régionale de la chambre de commerce et d’industrie du Mali de Gao, Haroune Mahamar Touré, affectueusement appelé Haroun Bamba s’est rendue au cours de la semaine dernière chez l’exécutif régional de Gao, le Général de division, Moussa Moriba Traoré. Le Gouverneur de la région de Gao, le Général de division, Moussa Moriba Traoré, connu pour son engagement constant pour les besoins vitaux des populations de Gao, ne ménagera aucun effort pour atteindre à ses objectifs. Séance tenante, le gouverneur de région de Gao, avec son carnet d’adresses, a entamé des démarches par la voie de la diplomatie pour lever les verrous liés à la suspension de l’approvisionnement du ciment aux régions du Nord- Mali et en particulier à la région de Gao. AT/KM (AMAP)
Tominian : World Vision renforce les capacités entrepreneuriales de cinq jeunes de Koula

Tominian, 29 août (AMAP) L’ONG World Vision « programme de Duwa » a clôturé, ce samedi, une session de formation en leadership, entrepreneuriat et gestion d’entreprise au profit de cinq jeunes de la commune rurale de Koula, a constaté l’AMAP. La cérémonie de clôture s’est déroulée dans la salle de réunion du CAP de Tominian, sous la présidence du maire de la commune rurale de Koula, Rémi Coulibaly. C’était en présence du représentant de World Vision, Enoch Dembélé, du directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Tominian, Amadou Traoré, des formateurs et des bénéficiaires. Tenue du 24 au 29 août 2026 au Centre d’animation pédagogique de Tominian, cette session s’inscrit dans le cadre du projet de World Vision visant à offrir aux jeunes des opportunités socio-économiques dans un environnement paisible et protecteur. Elle avait pour objectif de renforcer les capacités des bénéficiaires afin de leur permettre de créer, démarrer et gérer efficacement leurs propres activités économiques. Les cinq jeunes bénéficiaires avaient déjà effectué quatre mois de pratique auprès d’artisans locaux dans différents corps de métiers, notamment la menuiserie métallique, la menuiserie bois, la coiffure et esthétique ainsi que la coupe et couture. La présente formation leur a permis de compléter leurs compétences techniques par des connaissances en entrepreneuriat, gestion financière, marketing, leadership et prise de décision. Au cours de la session, les participants ont été outillés sur plusieurs aspects de la gestion d’une entreprise, notamment la planification, l’organisation, le calcul des coûts, la fixation des prix, la tenue simplifiée des comptes, la gestion de la trésorerie, la communication et la fidélisation de la clientèle. Dans son intervention, le représentant de World Vision, Enoch Dembélé, a expliqué que cette initiative vise notamment à contribuer à la réduction de l’exode rural en accompagnant les jeunes dans leur installation à leur propre compte. Il a souligné que l’organisation entend, à travers la formation professionnelle et l’appui à la création d’activités économiques viables, favoriser l’autonomisation des jeunes. M. Dembélé a invité les bénéficiaires à mettre en pratique les connaissances acquises et à faire preuve de responsabilité dans la gestion de leurs futures entreprises. Il a également remercié les autorités et l’ensemble des invités pour leur présence à la cérémonie de clôture. Le directeur du CAP de Tominian, Amadou Traoré, a salué l’organisation de cette activité qu’il a appréciée à sa juste valeur. Il a rappelé l’importance accordée par l’État à la formation professionnelle et remercié World Vision pour avoir associé le CAP à cette initiative en faveur de la jeunesse. Selon lui, malgré les acquis, beaucoup reste encore à faire pour renforcer l’employabilité et l’autonomisation des jeunes. Prenant la parole au nom des formateurs, Abdoulaye Baba Traoré a invité les participants à faire preuve de courage, d’assiduité et d’engagement. Il les a conseillés de mettre en application les connaissances acquises afin de favoriser la réussite et la pérennisation de leurs projets. Une évaluation rapide des connaissances a également été effectuée en présence des officiels. Au nom des bénéficiaires, Madou Kané s’est dit satisfait de la formation reçue. Il a estimé que les connaissances acquises constituent un atout important pour leur avenir et permettront, selon lui, d’améliorer leurs conditions de vie. Pour sa part, le maire de la commune rurale de Koula, Rémi Coulibaly, a remercié World Vision et ses partenaires pour cette initiative en faveur des jeunes de sa commune. Il a réaffirmé l’engagement de la mairie à accompagner les bénéficiaires dans la mise en œuvre de leurs activités. ST/KM (AMAP)
Mali : des orages isolés annoncés dans plusieurs régions

Bamako, 29 août (AMAP) Des orages isolés accompagnés de pluies sont attendus en fin de journée ou durant la nuit dans l’ensemble du Mali, à l’exception de la région de Taoudéni, selon le bulletin météorologique de l’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météo). La visibilité devrait rester assez bonne sur l’ensemble du pays, mais pourrait être affectée par la poussière en suspension dans le nord des régions de Tombouctou, Gao, Kidal et Ménaka. Les températures devraient rester globalement stables par rapport aux valeurs enregistrées samedi. Les maximales atteindront notamment 46°C à Taoudéni, 42°C à Tombouctou, Gao et Ménaka, et 41°C à Kidal. À Bamako, Mali-Météo prévoit une température maximale de 33°C et une minimale de 22°C, avec des vents du sud-ouest à 10 km/h. L’Agence nationale de la météorologie appelle à la vigilance dans les zones concernées par les phénomènes annoncés au cours des prochaines 24 heures. « Vigilance sur le pays dans les prochaines 24 heures », indique Mali-Météo. OS/KM(AMAP)
Niger : le ministère de la Défense affirme avoir maîtrisé un mouvement d’humeur de soldats à Niamey

Bamako, 29 août (AMAP) Le ministère nigérien de la Défense a confirmé samedi qu’un mouvement de soldats survenu dans la nuit de vendredi à samedi à Niamey avait été maîtrisé par les Forces de défense et de sécurité (FDS), appelant la population à garder son calme et à vaquer à ses occupations. Dans un communiqué signé du ministre de la Défense nationale, le Général d’Armée Salifou Moudi, le ministère indique qu’« un groupe de soldats en rupture avec la discipline et le règlement militaire » avait entrepris de séquestrer certains de leurs camarades au sein de la base 101 de Niamey et d’effectuer des tirs sur des sites sensibles de la capitale. La prompte intervention des FDS a permis, selon le communiqué, de « circonscrire ce mouvement et de reprendre progressivement le contrôle de ces sites ». Des coups de feu et des tirs à l’arme lourde avaient été entendus durant la nuit, notamment aux environs de l’aéroport international Diori-Hamani et dans la zone du palais présidentiel, selon des sources sécuritaires citées dans les informations disponibles. Le ministère a assuré que la situation était sous contrôle et invité les populations à poursuivre normalement leurs activités. L’aéroport international Diori-Hamani avait déjà été visé à deux reprises en 2026, en janvier et en juin, lors d’attaques attribuées respectivement à l’État islamique et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), lié à Al-Qaïda, selon les éléments fournis. OS/KM(AMAP)
Algérie : 64 incendies toujours actifs, 12 morts et 54 blessés

Bamako, 29 août (AMAP) Soixante-quatre (64) incendies restaient actifs vendredi dans 10 wilayas algériennes, principalement à Jijel, après l’extinction de 110 des 174 incendies recensés au cours des dernières 24 heures, selon un communiqué de la Direction générale de la Protection civile. Jijel comptait 20 foyers toujours en cours, devant Skikda (14), El Tarf (10), Guelma (6), Annaba (5) et Béjaïa (4). Des incendies étaient également signalés à Bouira, Tébessa, Constantine et Mila. Les opérations d’extinction se poursuivent avec l’appui d’avions BE-200 de l’armée, d’avions AT-802 et d’hélicoptères Mi-26. Les interventions concernent notamment plusieurs communes de Jijel, ainsi que des zones de Skikda, El Tarf et Annaba. La vague d’incendies, déclenchée mercredi, a fait 12 morts et 54 blessés, dont six dans un état critique, selon le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud. Jeudi, le président Abdelmadjid Tebboune a décrété trois jours de deuil national en hommage aux victimes. Le Premier ministre Sifi Ghrieb s’est également rendu à Jijel pour suivre les opérations et s’enquérir de la situation des sinistrés. Les incendies interviennent dans un contexte de forte chaleur en Afrique du Nord. Les services météorologiques avaient annoncé des températures pouvant atteindre 49°C dans certaines régions. La Protection civile avait recensé près de 4.000 incendies entre le 1er mai et le 20 juillet, contre 1.501 sur la même période en 2025, soit une hausse d’environ 167 %. Les autorités algériennes indiquent maintenir une « mobilisation totale des moyens terrestres et aériens » pour protéger les vies et les biens. OS/KM(AMAP)
Sécurisation du pays : Les FAMa annoncent avoir frappé plusieurs regroupements terroristes à Tessalit et Koutiala

Bamako, 29 août (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, poursuivent leurs opérations permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, a annoncé l’État-Major général des Armées dans un communiqué. Selon la source, l’exploitation de renseignements précis a permis, le vendredi 28 août 2026, de détecter plusieurs points de regroupement de groupes armés terroristes dans la périphérie de la ville de Tessalit. Ces positions abritaient d’importants matériels de guerre, notamment des véhicules armés et des réserves de carburant. Elles ont été traitées avec succès, précise le communiqué. Dans le même temps, à environ 60 kilomètres à l’ouest de la ville de Koutiala, d’autres points de regroupement terroristes comprenant plusieurs chefs et disposant de matériels de guerre ont été repérés. Après analyse et évaluation de la situation, ces zones ont également été ciblées et frappées, indique l’État-Major général des Armées. Les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les secteurs concernés afin d’établir un bilan consolidé et de rechercher puis neutraliser toute menace résiduelle. L’État-Major général des Armées réaffirme, par ailleurs, la détermination des Forces armées maliennes à poursuivre, avec rigueur, professionnalisme et engagement, les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national. Il invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. MMD/KM (AMAP)
Industrie : À Natien, Cimaf renforce l’autonomie du Mali en ciment

Sikasso, 28 août 2026 (AMAP)– Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a effectué, du 27 au 29 août, une mission dans la région de Sikasso. La délégation s’est notamment rendue à Natien pour constater l’état d’avancement de la cimenterie de Ciments de l’Afrique (CIMAF), avant l’inauguration de l’antenne régionale de l’Agence pour la promotion des investissements au Mali (API-Mali) et une rencontre avec les opérateurs économiques. À Natien, le ministre, accompagné du ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de division Oumar Diarra, et des autorités régionales, a visité les installations de CIMAF. L’usine a démarré sa production le 23 mars dernier. Elle dispose actuellement d’une capacité d’un million de tonnes de ciment par an. Cette capacité devrait atteindre trois millions de tonnes à l’horizon 2027-2028. Selon Moussa Alassane Diallo, le Mali est passé de trois unités de production de ciment en 2021 à six en 2026, pour une capacité totale de 5,5 millions de tonnes. «Cette dynamique devrait permettre au Mali d’atteindre son autonomie en matière de production de ciment à partir de 2027», a-t-il déclaré. Les besoins nationaux sont estimés à environ six millions de tonnes par an. Le projet CIMAF de Natien représente un investissement d’environ 56 milliards de FCFA, dont 35 milliards pour la construction de l’usine et 21 milliards pour la logistique et le parc roulant. Il devrait générer quelque 250 emplois directs et près de 1.500 emplois indirects. Le ministre a également réaffirmé l’engagement des autorités à assurer la sécurité des unités industrielles. «Nous allons faire en sorte que la sécurité soit assurée sur l’ensemble de nos unités industrielles», a-t-il assuré. Le directeur de l’usine, Ousmane Diallo, a salué l’accompagnement des pouvoirs publics. «Nous ne pouvons pas continuer à importer pour consommer. Il faut que nous produisions», a-t-il souligné. À Sikasso, le ministre a ensuite inauguré l’antenne régionale de l’API-Mali. Cette structure doit rapprocher les services publics économiques des investisseurs et des porteurs de projets. Elle aura notamment pour mission de promouvoir les opportunités d’investissement, faciliter la création et la formalisation des entreprises et accompagner les investisseurs. La mission s’est achevée par une rencontre avec les commerçants et opérateurs économiques à la Chambre de commerce et d’industrie de Sikasso. Le ministre a salué leur mobilisation face aux difficultés liées à la crise des hydrocarbures et à la hausse des prix. Les acteurs économiques ont notamment soulevé la question de l’écoulement et de la commercialisation de la noix de karité. La délégation ministérielle a également présidé la Semaine régionale de la jeunesse. Elle a rendu une visite de courtoisie aux notabilités du vestibule de Sikasso. MFD/CMT (AMAP)
RDC : Tshisekedi fixe les orientations du futur Dialogue national

Bamako, 29 août (AMAP) Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi, a annoncé les principales orientations du futur Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, avec un processus devant partir des provinces et une exclusion des groupes armés en tant qu’acteurs politiques, a rapporté jeudi la Présidence congolaise. Dans une adresse à la Nation jeudi 27 août 2026, le chef de l’État a indiqué que ce dialogue vise à réunir les différentes composantes de la société congolaise autour des principaux défis du pays, notamment la situation sécuritaire dans l’Est, les divisions politiques et les difficultés socio-économiques. Selon les orientations présentées, les consultations devraient débuter dans les provinces avant de converger vers Kinshasa, afin de faire remonter les préoccupations des populations et des forces vives du pays. Sur la participation des groupes armés, Félix Tshisekedi a établi une distinction entre le dialogue politique national et les négociations destinées à mettre fin aux conflits armés. Il a notamment refusé que les mouvements ayant choisi la voie des armes puissent accéder au dialogue en qualité d’acteurs politiques. Le président congolais a également annoncé des mesures de confiance et de décrispation politique destinées à créer un climat favorable à la participation des différentes sensibilités politiques et sociales. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC et par l’existence de plusieurs processus diplomatiques, notamment à Doha et à Washington. Le futur dialogue devra ainsi s’articuler avec ces mécanismes afin de contribuer à la recherche de la paix et de la cohésion nationale. « L’inclusivité du dialogue ne saurait conduire à institutionnaliser la violence », souligne, en substance, l’orientation défendue par le chef de l’État, qui entend préserver le cadre institutionnel tout en favorisant une démarche nationale de concertation. OS/KM(AMAP)
Burkina Faso : 17 sociétés de transport sanctionnées pour des hausses tarifaires

Bamako, 29 août (AMAP) Dix-sept (17) sociétés de transport routier de personnes ont été sanctionnées financièrement par les autorités burkinabè pour avoir procédé à des augmentations unilatérales de leurs tarifs, selon un arrêté consulté par l’Agence de presse africaine (APA). Les pénalités infligées aux entreprises concernées vont de 1,05 million à 26,25 millions de FCFA, en fonction notamment des montants supplémentaires perçus à la suite des hausses tarifaires jugées irrégulières. Les sanctions concernent les compagnies ayant appliqué des augmentations à partir du 22 août 2026, sans autorisation préalable et en violation de la réglementation en vigueur. L’arrêté somme également les transporteurs concernés de revenir immédiatement aux tarifs appliqués avant le 21 août 2026. « Tout refus d’obtempérer » peut entraîner une suspension de l’activité de transport de voyageurs sur l’ensemble du territoire national. Les sociétés sanctionnées disposent d’un délai de 72 heures à compter du 31 août 2026 pour s’acquitter de leurs pénalités auprès du Trésor public. Tout retard de paiement entraînera une majoration de 10 % par jour de dépassement. Au-delà d’un mois sans règlement, la société défaillante pourra être suspendue de toute activité de transport de voyageurs sur l’ensemble du territoire national. OS/KM(AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du vendredi 28 août 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 28 août 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Société MINES DE KOBADA-S.A. Suite à l’attribution à la Société TOUBANI RESOURCES MALI-SARL, d’un permis d’exploitation d’or et des substances minérales du groupe 2, la Société MINES DE KOBADA-S.A. a été créée pour l’exploitation du gisement aurifère de Kobada, dans le Cercle de Kangaba, Région de Koulikoro. Pour une meilleure intégration du secteur minier à l’économie nationale, le Gouvernement a entrepris des réformes importantes qui ont abouti à l’adoption d’un Code minier et d’une loi relative au Contenu local en 2023. Dans le cadre de la mise en œuvre de ces réformes, les négociations menées avec les Sociétés TOUBANI RESOURCES MALI-SARL et MINES DE KOBADA-S.A. ont abouti à la signature d’un Protocole d’accord fixant les conditions de poursuite du projet minier de Kobada dans le respect des exigences du nouveau cadre légal. Conformément audit Protocole d’accord et aux dispositions du Code minier de 2023, la participation de l’Etat et des investisseurs nationaux au capital social de la Société MINES DE KOBADA-S.A. est fixée à 35% et composée : – d’une participation gratuite et non diluable de 10% ; – d’une participation supplémentaire en numéraire de 20% ; – d’une participation de 5% réservée aux investisseurs nationaux. Le projet de décret, adopté, fixe les modalités de cette participation et confie sa gestion à la Société du Patrimoine minier du Mali. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation ; b. un projet de décret déclarant Pupilles de l’Etat. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali afin d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités. En application des dispositions de cette loi, les projets de décret, adoptés, accordent le statut de Pupilles de la Nation à 247 enfants mineurs dont les pères ont été victimes d’attaques terroristes, d’embuscades ou d’explosions d’engins improvisés et celui de Pupilles de l’Etat à 13 enfants mineurs abandonnés sans substitut parental valable. Ces enfants bénéficieront selon leur statut : – de la prise en charge des frais d’actes médicaux et de soins ; – de la prise en charge des frais scolaires et d’apprentissage ; – de l’octroi d’une bourse entière de l’enseignement supérieur ; – de l’adoption ou du placement, le cas échéant, en institution spécialisée. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°2022-0401/PT-RM du 11 juillet 2022 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Palais des Pionniers. Le Palais des Pionniers est créé par la Loi n°2022-022 du 28 juin 2022 avec pour mission de promouvoir la formation, la recherche et les études dans le domaine de l’éducation pionnière. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°2022-0401/PT-RM du 11 juillet 2022. Dans son application, ce décret a révélé des insuffisances liées, entre autres, à la composition du Conseil d’Administration et au manque de précision de certaines attributions de la Direction générale. Le projet de décret, adopté, corrige ces insuffisances afin de renforcer la gouvernance et d’améliorer l’efficacité administrative du Palais des Pionniers. Sur le rapport du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre de Formation professionnelle AOUA KEITA. Le Centre de Formation professionnelle AOUA KEITA a été créé par l’Ordonnance n°99-037/P-RM du 23 septembre 1999, modifiée, avec pour mission principale de contribuer à la promotion sociale et économique de la femme et à la lutte contre la déperdition scolaire féminine. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°99-342/P-RM du 02 novembre 1999, modifié. Après plusieurs années d’application, ces textes ont révélé des insuffisances liées, entre autres, à l’inadéquation du cadre institutionnel au regard de l’évolution des missions et des activités du Centre. Pour pallier ces insuffisances, les missions de vérification et l’étude réalisée sur le cadre législatif et règlementaire du Centre ont recommandé sa restructuration afin de renforcer la gouvernance et l’efficacité de sa gestion. Les projets de texte, adoptés, créent, sous forme d’Etablissement public à Caractère scientifique et technologique, le Centre de Formation professionnelle AOUA KEITA avec pour mission d’assurer la formation professionnelle et le perfectionnement au profit des filles et des femmes non scolarisées ou déscolarisées. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de la 5ème Edition de la Semaine nationale de la Réconciliation, prévue du 15 au 21 septembre 2026. Cette 5ème Edition, placée sous le thème : « Education, culture et réconciliation : bâtir une citoyenneté résiliente pour une paix au sein de l’AES et de la sous-région », vise à valoriser l’éducation, la culture et la réconciliation comme des piliers indispensables à la construction d’une paix durable, à la préservation des valeurs positives de nos sociétés et au rétablissement de la confiance entre les communautés. L’Edition 2026 sera marquée par des conférences-débats sur la Paix et la Réconciliation nationale, des activités artistiques, culturelles, éducatives et sportives,

