Fourniture d’électricité : EDM-SA annonce l’amélioration de la desserte (Directeur général)

Bamako, 07 mar (AMAP) La Société Énergie du Mali (EDM-SA), pendant le mois de Ramadan qui se profile, diminuera significativement la durée des coupures de l’életricité et communiquera un plan détaillé de délestage pour permettre aux usagers de mieux s’organiser, a annoncé, jeudi, à Bamako, son directeur général, Abdoulaye Djibril Diallo. Lors d’une conférence de presse, M. Diallo a annoncé une batterie de mesures portant sur la disponibilité du combustible pour la production du courant électrique durant le Ramadan. « En perspective, le gouvernement est à pied d’œuvre pour la réalisation de projets structurants qui permettront d’augmenter la proportion des énergies renouvelables dans le mix énergétique », a-t-il dit. Depuis janvier dernier, l’État a mobilisé 42 millions de litres, dont 28 millions seront disponibles pour la couverture du mois de Ramadan. Des dispositions sont également  prises pour la disponibilité du parc de production, des postes et lignes de transport. « Pour réduire les temps de coupures sur incident, des équipes de veille et de dépannage seront mobilisées], a ajouté le directeur général d’EDM-SA. Selon Abdoulaye Djibril Diallo, la couverture optimale de la pointe 2024 dépendra essentiellement de l’approvisionnement en combustible. Il s’agit de mettre à la disposition des centrales thermiques 21 citernes de fuel et 18 citernes de gasoil tous les jours. « Pour assurer la demande en énergie sur toute l’année sans interruption, il faudrait pratiquement 500 millions de litres de combustible, ce qui correspond à 11.000 citernes de 45.000 litres, pour un coût total de 309 milliards de Fcfa. Le chiffre d’affaires d’EDM-SA prévu cette année est de l’ordre de 275 milliards de Fcfa », a-t-il révélé. Parlant de l’état des lieux de la crise énergétique au Mali, M. Diallo a déploré le fait que celle-ci a des causes profondes et se déroule actuellement dans un contexte d’aggravation. La crise énergétique au Mali est consécutive à l’augmentation des besoins en électricité, au manque d’investissements, à la croissance de la part du thermique dans le mix énergétique. « Depuis deux décennies que je suis à EDM, nous fournissons une croissance constante de 10% par an. Cela signifie concrètement, que tous les sept ans l’activité de l’EDM-SA double. En 2002, le besoin en énergie électrique était de l’ordre de 600 millions de kWh, aujourd’hui nous sommes à un sommet vertigineux de 3,200 milliards de kWh », a-t-il précisé. Le directeur général a aussi evoqué le coût élevé de la production du thermique par rapport à l’hydroélectrique et qui est tributaire des cours mondiaux du combustible, la baisse de la production hydroélectrique à cause de la faible pluviométrie. S’y ajoutent l’augmentation du prix du carburant sur le marché mondial, la rupture de l’équilibre tarifaire, le fort endettement de la société et l’insécurité. S’agissant des perspectives à court et moyen termes, après le mois de Ramadan, le directeur général a évoqué, entre autres, le renforcement des capacités afin de compter davantage sur les propres forces et talents de la Société énergie du Mali, la réalisation des projets structurants de production, de transport et de distribution, l’inversion de l’évolution du mix énergétique par la mobilisation des énergies renouvelables, notamment le solaire, l’hydroélectricité et l’éolienne. Outre la révision de la politique tarifaire afin de rétablir l’équilibre financier du secteur et permettre son expansion, il est prévu l’extension de la desserte pour un plus grand accès à l’électricité au Mali, la poursuite des efforts engagés à court terme. Autres perspectives à court et moyen termes, la restructuration de la dette bancaire, l’amélioration de la gouvernance, la diminution des charges, la revalorisation et la mobilisation de l’expertise locale, la digitalisation des services. BBC/MD (AMAP)

Le Niger s’apprête à livrer 150 millions de litres de carburant à EDM-SA

Bamako, 07 mar (AMAP) La ministre de l’Énergie et de l’Eau, Mme Bintou Camara, a effectué, mercredi, une visite de travail de 24 heures à Niamey, au Niger, afin d’examiner avec les autorités nigériennes, le projet de contrat commercial entre la Société nigérienne du pétrole (SONIDEP) et la Société Énergie du Mali (EDM) pour la fourniture de 150 millions de litres de gasoil, a annoncé le mimsitere de l’Energie et de l’Eau (MEE). Dans un texte parvenu à l’AMAP, la même source indique que les échanges ont porté aussi sur les modalités pratiques de cette opération, notamment les aspects logistiques, administratifs et sécuritaires (définition des modalités pratiques d’acheminement des stocks jusqu’à Bamako, notamment les problèmes de logistiques de transport, les problèmes sécuritaires le long des corridors, les lourdeurs administratives et douanières.) La réunion technique d’examen du projet de contrat commercial s’est déroulée dans les locaux de la Sonidep où Mme Bintou Camara, accompagnée de responsables sécuritaires de notre pays, du directeur général d’EDM-SA, Abdoulaye Djibril Diallo, et du Président directeur général de l’Office malien des produits pétroliers (OMPP), Modibo Gouro Diall, a eu un échange avec le ministre nigérien du Pétrole, Mahaman Moustapha Bako Barké, accompagné de sa collègue chargée de l’Énergie, Mme Haoua Amadou. Le ministre Mahaman Moustapha Bako Barké a précisé que le but est de matérialiser la solidarité fraternelle entre nos pays. Et que « le Niger mettra tout en œuvre pour la réussite de l’opération. Mme Bintou Camara a remercié les autorités nigériennes pour l’hospitalité fraternelle avant de rappeler les objectifs de cette mission : l’examen du contrat commercial par les directeurs présents. Elle a ainsi sollicité l’implication des autorités du Niger pour lever des contraintes afin de favoriser un approvisionnement correct de EDM-SA en carburant. La réunion technique a permis aux dirigeants de la SONIDEP, d’EDM-SA et de l’Omap de finaliser un contrat type qui sera soumis à l’analyse du service juridique et du Conseil d’administration d’EDM avant sa signature très prochaine. En outre, les responsables sécuritaires maliens ont eu des discutions directes et franches avec les autorités nigériennes pour la mise en place d’un mécanisme de suivi et de sécurisation approprié de l’opération. À la fin de la réunion, les ministres ont rendu une visite de courtoisie au Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zéine qui a salué cette démarche qui, selon lui, cadre parfaitement avec les orientations stratégiques des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel. Il a réaffirmé son engagement personnel et celui de l’ensemble du gouvernement nigérien à accompagner cette opération pour sa réussite. Mme Bintou Camara a transmis au chef du gouvernement nigérien les salutations fraternelles du Premier ministre malien, Dr Choguel Kokalla Maïga. Elle a surtout remercié les autorités nigériennes pour la célérité qui caractérise le traitement de cette opération de fourniture du carburant à EDM-SA. Rappelant les difficultés qui ont marqué la première opération, elle s’est réjouie des dispositions prises par les autorités nigériennes pour l’acheminement rapide des cargaisons vers le Mali. La visite de mercredi fait suite à la participation de la ministre malienne de l’Énergie et de l’Eau, à Niamey, du 16 au 18 février 2024, à la réunion des ministres chargés de l’Énergie de l’Alliance des États du Sahel (AES) élargie au Tchad et au Togo. Cette rencontre avait pour but de mettre en place un mécanisme adéquat et pérenne de fourniture de gasoil à partir du Niger. C’est en cette occasion, que Mme Bintou Camara a négocié avec son homologue du Niger la fourniture de 150 millions de litres de gasoil à EDM-SA pour favoriser la stabilisation de la fourniture de l’électricité pendant la période de forte demande qui débute. Les parties malienne et nigérienne ont échangé sur l’organisation pratique de cette opération notamment sa planification, les modalités de paiement, les modalités de livraison, la mobilisation des moyens logistiques (citernes de transport), la mise en place de modalités administratives et douanières souples pour favoriser la fluidité du corridor et la mise en place du dispositif sécuritaire adéquat et adapté pour la sécurisation des convois le long des différents corridors. Un protocole d’accord définissant les contours de l’opération a conduit à l’élaboration du contrat commercial qui vient d’être finalisé entre la SONIDEP et EDM-SA. MD (AMAP)

Gingembre, Tamarin, Kinkéliba : Des prix acceptables

Par Ana Coulibaly & Fatoumata Koné Ségou, 05 mar (AMAP) Le gingembre, le tamarin, le citron et le kinkéliba sont également très prisés pendant le mois de ramadan. Utilisés pour la rupture du jeûne, le gingembre, le tamarin, le citron rentrent dans la préparation de la traditionnelle bouillie. Certains transforment également ces produits en jus. Quant au Kinkéliba, Originaire d’Afrique de l’Ouest, elle utilisée en infusion pendant la rupture. L’utilisation de ces quatre denrées n’est point fortuite pour les Maliens si l’on mesure leurs valeurs nutritives. Le gingembre est connu pour sa valeur culinaire mais, également, pour soulager différents maux comme le rhumatisme, la fatigue, les nausées, le rhume et les maux de tête et surtout pour les problèmes digestifs. Quant au tamarin, il est riche en anti-oxydant en anti-cholestérol, protège le foie et anti-diabétique. Le kinkéliba aide à traiter les troubles de la digestion et aussi les problèmes de constipation tout comme les épisodes de diarrhée aiguë. Le citron est notamment connu pour sa teneur en vitamines C et sa capacité à favoriser une bonne digestion grâce à sa concentration en acide citrique. Dans les trois grands marchés quotidiens de Ségou, le grand marché du centre commercial, le marché de Médine et le marché du château, les prix semblent abordables par rapport aux années précédentes si l’on se fie aux confidences de différents vendeurs et consommateurs. Au marché hebdomadaire de Ségou « Ségou ntènè » le kilo du gingembre varie entre 400 et 450 Fcfa. Le kinkéliba est cédé entre 500 et 1 000 Fcfa le seau, selon que le produit soit nouveau ou ancien. Le prix du tamarin varie entre 600 à 650 Fcfa le kilo. Au marché de Médine comme au marché dit « château » les prix sont les mêmes. Le tamarin est vendu entre 750 et 800 Fcfa le kilo. Le gingembre à 400 Fcfa, le kinkéliba à 500 Fcfa le seau. Assan Camara, vendeuse de jus de gingembre et de tamarin pendant le mois de Ramadan indique qu’elle trouve son compte « Pour le moment, les prix sont abordables par rapport à l’année précédente. Nous prions qu’ils restent stables », a-t-elle indiqué avant de confier que pour éviter une surprise désagréable, elle a préféré faire son stock dès maintenant. Il faut signaler que le citron se fait rare sur les trois marchés. Six petits citrons sont cédé à 200 Fcfa, huit à 500 Fcfa. Ce nouveau climat affecte beaucoup les vendeurs ainsi que les consommateurs. « J’utilise beaucoup le citron pendant le mois de Ramadan. Je le préfère dans la bouillie plus que le tamarin. Depuis plusieurs jours, le produit est devenu introuvable sur le marché. Quelques vendeuses qui le proposent vendent très cher. Nous espérons que la donne change d’ici le Ramadan » espère Mariam Kassogué. AC/FK (AMAP)  

Sikasso : Des mesures contre la flambée des prix

Sikasso, 07 mar (AMAP) « Le marché de Sikasso est suffisamment approvisionné en produits de première nécessité. Il n’y aura pas de flambée, ni de rupture pendant le Ramadan », a affirmé le directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence, Sékou Bougadar Fofana. « Cette année, nous avons déjà fermé trois boutiques pour non-respect du prix plafond du sucre. Les clés seront remises à leurs propriétaires après la fête de Ramadan », a indiqué le directeur. « Dans ces magasins, poursuit-il, les produits seront vendus uniquement en détails et en-dessous des prix indicatifs plafonds. » « La décision sera prise à Bamako. Au moment opportun, on nous enverra les noms des opérateurs économiques retenus », a-t-il expliqué. Sékou Bougadra Fofana a invité les commerçants au respect des prix indicatifs plafonds et les consommateurs à dénoncer les cas de non-respect de ces prix à chaque fois qu’ils en sont victimes. Il est revenu sur les prix indicatifs plafonds des denrées de première nécessité. Le prix carreau-usine du sucre local de 50 kg est de 26 250 Fcfa, le prix des commerçants grossistes du sac de 50 kg du sucre local est de 28 250 Fcfa, celui du sucre importé 30 500 Fcfa, le sac de 50 kg des demi-grossistes coûte 28 750 Fcfa, celui du sucre importé est de 31 000 Fcfa. Le prix détaillant du sucre local est de 600 Fcfa le kilo et celui du sucre importé 650 Fcfa. En ce qui concerne le litre de l’huile locale, Fofana affirme que celui-ci est vendu en dessous du prix indicatif plafond. Quant au lait, il ne fait pas partie des prix indicatifs plafonds fixés par l’État cette année. Le mois béni de Ramadan ou encore le mois des grandes dépenses pour les fidèles musulmans approche à grand pas. Ce mois est surtout celui de forte consommation des produits de première nécessité comme le sucre, l’huile importée ou locale, le lait… Certains commerçants sans scrupule n’hésitent pas à entretenir la spéculation autour de ces produits. Or, l’État a fixé des prix indicatifs plafonds et pris des dispositions pour réduire les dépenses de la population. Notre équipe de reportage a rencontré quelques acteurs concernés, mais aussi des consommateurs ainsi que la direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence. Youssouf Maïga, commerçant détaillant au quartier Wayerma II, affirme que la situation est tenable, car il arrive à tirer son épingle du jeu tout en respectant les prix indicatifs plafonds fixés par l’État. Notre interlocuteur cède le kilogramme du sucre local à 600 Fcfa et celui du sucre importé à 650 Fcfa. Quant aux consommateurs, Mme Diallo Alimata Berthé et Oumar Konta, ils estiment que les prix des différents produits de première nécessité sont abordables. « Sincèrement, cette année les prix ne sont pas aussi élevés. On souhaite que la situation demeure ainsi jusqu’à la fin du mois de Ramadan », a dit Mme Diallo. MFD/MD (AMAP)

Burkina, Mali, Niger : Bientôt une force armée conjointe contre le terrorisme

Niamey, 07 mar (ANP) Les chefs d’État-major de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ont décidé, mercredi, à Niamey, de la création d’une force conjointe qui sera opérationnelle dans un plus bref délai. Cette annonce, au terme de leur première réunion dans la capitale nigérienne, a été faite par le chef d’État-major des Armées du Niger, le général de Brigade Moussa Salaou Barmou lors de la clôture des assises. Dans cette intervention, le chef d’Etat-major des Armées du Niger a indiqué qu’ils sont parvenus à élaborer « un concept opérationnel permettant d’atteindre les objectifs en matière de défense et de sécurité assignés par les plus hautes autorités des Etats de l’Alliance ». Le général de Brigade, Moussa Salaou Barmou s’est réjoui qu’«après les échanges riches et fructueux, les différents points inscrits à l’ordre du jour ont été discutés et que les délibérations de hautes factures traduisent la qualité des échanges et surtout de l’intérêt que nous portons tous aux questions de sécurité et de défense sur toute l’étendue du territoire de l’AES ». D’après le chef d’État-major des Armées du Niger, ils ont saisi l’opportunité de cette rencontre de Niamey pour faire le point de la situation sécuritaire prévalant dans l’AES qui est dégradée « mais qui est en phase d’être maitrisée avec le nouveau dynamisme observé dans la conduite des opérations au niveau des trois pays de l’Alliance » Il a souligné que les trois pays sont convaincus « qu’avec les efforts conjugués (…) nous parviendrons à créer les conditions d’une sécurité partagée, un objectif au centre des préoccupations de nos Etats et de nos vaillantes populations en quête de paix et de stabilité ». «Ainsi, nous sommes arrivés à concevoir une force conjointe des pays de l’AES qui sera opérationnelle dans un plus bref délai pour prendre les défis sécuritaires dans notre espace », a annoncé le Chef d’État-major des Armées du Niger. L’Alliance des Etats du Sahel (AES), créée en septembre 2023, est un pacte de défense mutuelle conclu entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, rappelle-t-on. (ANP)

FINAGRI 2024 : Les défis et perspectives de la promotion du genre dans les chaînes de valeur agricoles en ligne de mire

Ségou, 07 mar (AMAP) La 10ème édition du Salon du financement de l’griculture (FINAGRI 2024) se tient, depuis mercredi, à Ségou (Centre) à la Chambre de Commerce et d’Industrie de la ville, sous le thème «Défis et perspectives de la promotion du genre dans les chaînes de valeur agricoles, pour une meilleure inclusion financière à travers le financement des projets individuels, EAF et MPME ».. La rencontre qui prend fin le 08 mars 2024 est organisée par le réseau AgriVision Sahel, réseau dédié à l’inclusion financière rurale, au développement de l’Agribusiness et de l’entreprenariat Agricole au Mali, en partenariat avec le Conseil Régional de Ségou, la BNDA, l’Office du Niger, l’Office Riz de Ségou, la GIZ, LUXDEV, MEREF, Projet Inclusif, SENE Yiriwa, SUGU Yiriwa, les institutions de financement, Mali FolkeCenter, le Réseau des Femmes Opératrices Economiques de Ségou, les Organisations Professionnelles Paysannes et les Collectivités locales. Placée sous le co-parrainage des Ministres de l’économie et des finances ; de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche ; de la Promotion de Femme, de l’Enfant et de la Famille ; de l’Entreprenariat National, de l’Emploi et de la Formation professionnelle et de l’industrie et du Commerce, l’édition 2024. Le FINAGRI 2024 c’est : la galerie marchande, des conférences-débat, des rencontres B2B où les acteurs du monde agricole (Producteur, Transformateur, distributeur, négociant), les projets et programmes de développement axés sur l’Agriculture, les porteurs de projets et les institutions de financement ont l’occasion de se retrouver autour des questions brûlantes de financement Agricole Le Salon du financement de l’Agriculture, qui s’inscrit en droite ligne de la mise en œuvre  d’un axe phare d’intervention du réseau Agri Vision Sahel à savoir « Accès aux services financiers adaptés », est devenu une tradition. Le coordinateur de AgriVision Sahel, Oudou Bengaly, a fait remarquer que la tenue des éditions successives est la preuve tangible de sa pertinence, de son efficacité. Il a souligné qu’en dépit de l’importante potentialité agro-sylvo-pastorale et halieutique, le Mali n’arrive pas encore à couvrir régulièrement la totalité de ses besoins alimentaires et ce, pour atteindre un niveau de souveraineté alimentaire durable. Aussi, il est urgent de créer des espaces propices aux réflexions pour mieux appréhender la problématique dans toutes ses dimensions et explorer des pistes pour faciliter l’accès des petits producteurs au financement. « Afin d’améliorer davantage les performances de l’agriculture, une des alternatives serait sa mutation vers l’Agrobusiness et ce, pour promouvoir et renforcer les chaînes de valeur inclusives orientées vers le développement durable, liant but avec profit et à la création de valeur partagée pour les besoins de consommation des populations urbaines de plus en plus nombreuses et exigeantes » a-t-il dit. Oudou Bengaly a rendu un grand hommage aux acteurs des chaînes de valeur agricole (Productrices, producteurs, transformatrice transformateurs, commerçants, commerçantes), qui en dépit du caractère peu clément du climat, se battent au quotidien pour donner les performances souhaitées au secteur de l’agriculture. Sans oublier les accompagnateurs du processus d’intermédiation financière. Soulignant l’importance des activités du salon pour l’économie du Mali en général, et celle de la Région de Ségou en particulier, le conseiller aux affaires juridique du gouverneur, Mohamed Aboubacrine Ag Mohamed Aly, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette 10ème édition, a indiqué que la rencontre offre un cadre idoine de rencontre entre les acteurs de la filière agricole du Mali, et les partenaires financiers, ainsi que les organisations de Développement axées sur l’Agriculture. « Le Développement de toute Nation est lié au développement de ses systèmes de marchés pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, favorisant ainsi une croissance économique, sociale et durable. Cela passe par la valorisation du secteur privé à travers le financement des projets agricoles pour un entreprenariat agricole inclusif. C’est pourquoi la migration de l’agriculture familiale vers le développement de l’Entreprenariat agricole, pour une Agriculture durable et inclusive est une forte ambition du Gouvernement du Mali en vue de faciliter l’émergence des PME compétitives dans toutes ses filières » a-t-il dit. Le ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, qui a visité les différents stands a estimé que la FINAGRI est une initiative à soutenir et à encourager pour pouvoir mettre la jeunesse au cœur du développement agricole. « Le monde agricole ne peut pas être financé uniquement par l’État. Il y a des propositions de services agricoles qui sont effectués par les particuliers à travers leurs réseaux et que nous constatons qui font des effets non seulement pour l’organisation des jeunes et le soutien aux différents projets mais, aussi, à leurs entreprises. Je crois que c’est de cela dont nous avons besoin présentement » a-t-il dit. Le ministre Dembélé a aussi indiqué que les activités parallèles d’accompagnement du secteur agricole peuvent être portées par la jeunesse aujourd’hui. « C’est des opportunités qu’on doit mettre en œuvre, exploiter, renforcer et encourager pour que notre jeunesse puisse vraiment s’impliquer davantage et profiter de ce qu’ils savent faire pour pouvoir appuyer notre agriculture » a-t-il dit, mettant l’accent sur l’intelligence artificiel. De son côté, le président du Conseil régional, Siaka Dembélé, qui a salué la tenue de cette rencontre, a souligné que le thème est en droite ligne de la vision du Conseil régional de depuis plusieurs années, sur le genre dans les chaînes de valeur agricoles et le développement de la Région de Ségou. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence, également, de la présidente des femmes rurales Mme Diaw Kadiatou Tall. ADS/MD (AMAP)

Mali : Le gouvernement dissout la CMAS de l’imam Mahmoud Dicko (Conseil des ministres)

Bamako, 06 mar (AMAP) Le gouvernement de la Transition au Mali a mis fin aux activités de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko en abrégé (CMAS), annonce le communiqué du mercredi 6 mars 2024 Conseil des ministres. Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, cité par le communiqué, « a informé le Conseil des ministres de la dissolution de l’Association dénommée Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko». Il est reproché à l’association dissoute de s’être transformée depuis un certain temps, en un «organe politique de déstabilisation et de menace pour la sécurité publique ». Toute chose « à l’antipode des objectifs initiaux du regroupement tels que stipulés dans ses statuts et règlements », justifie le communiqué du Conseil des ministres. La dissolution des associations par le Conseil des ministres est prévue et réglée par les dispositions de la Loi n°04-038 du 05 août 2004 relative aux associations. La CMAS est une association de droit malien créée suivant le récépissé de déclaration d’association n°0035/MATD-DGAT du 05 décembre 2019. Elle avait pour objectif d’œuvrer pour la stabilité et la paix sociale. « Mais force est de constater depuis un certain temps, que le regroupement s’adonne à des activités contraires à ses objectifs et à son statut », dénonce le Conseil des ministres. Il en veut pour preuve « la sortie médiatique de son coordinateur général, le 07 octobre 2023, suite à l’annonce du léger report de l’élection présidentielle. » Mais, aussi, par « la tenue de propos de dénigrement des autorités de la Transition sur une chaîne de télévision privée ». À tous ces griefs, viennent s’ajouter des comportements (de son leader) « qui s’assimilent clairement à des activités subversives susceptibles de troubler l’ordre public, notamment à travers ses récentes visites à l’extérieur et ses rencontres officielles avec des personnalités de puissances étrangères sur des questions d’intérêt national sans l’autorisation des autorités du Mali », fustige le communiqué. En plus, il est reproché à la CMAS, de la délivrance de son récépissé à nos jours, de n’avoir jamais déposé ses rapports d’activités, ni informé l’Administration des changements et modifications intervenus en son sein. « Une situation qui est également contraire aux dispositions de la loi relative aux associations. AT/MD (AMAP)

Sucre, datte et lait en poudre : les consommateurs plaident pour une baisse des prix

Par Fatoumata Doumbia Ségou, 05 mar (AMAP) Fruit comestible du palmier dattier, la datte est très consommée au mois de ramadan pour sa valeur nutritionnelle et son importance en islam. Elle contient en effet des glucides, des fibres, des protéines, des minéraux (potassium, magnésium, fer…) et des vitamines (A, B, C…) A Ségou, Cité des Balanzans, le produit est vendu dans les trois principaux marchés, (Médine, Château et marché hebdomadaire) entre 900 et 1000 Francs CFA. En ce qui concerne les dattes importées en assiette, plusieurs commerçants ont confié attendre la veille du mois pour apporter le produit afin d’éviter des pertes. En ce qui concerne le sucre, c’est le local qui domine le marché. Le sucre importé se fait rare. Le local est cédé entre 28 000 et 28 500 Fcfa, le sac de 50 kg. Celui importé est vendu à 30 000 Fcfa. Certains commerçants fustigent déjà : « j’ai décidé de ne pas vendre le sac de sucre cette année car c’est cher. En plus de cela, il n’y a pas de bénéfice. Je me limite à le vendre en détail entre 600 à 650 francs CFA », indique Djiré, un commerçant de la place. Une ménagère, Ana Coulibaly, que nous avons rencontrée dans sa boutique soutient, pourtant, que le prix au détail a diminué. « Il y a quelques mois, avec 5 000 Fcfa on ne pouvait acheter que 5 kg de sucre mais, actuellement, avec le même montant, on peut avoir 8 kg de sucre. Nous remercions Dieu pour cette baisse légère du prix du sucre même si nous voudrions que les commerçants revoient les prix en cette veille du ramadan », a-t-elle dit. Quant au lait en poudre, également prisé pendant le mois sacré, son prix reste élevé selon les consommateurs. Un kilo de lait en poudre est vendu à 2 500 Fcfa et 2 600 Fcfa. Dans les trois marchés les plus fréquentés, le prix du sac de 5 kg varie entre 14 500 et 15 000 Fcfa. Le lait en sachet de 400g varie entre 1 400 et 2 400 Fcfa. La boite du lait Nido est cédé à 3 250, 6 500 et 18 000 Fcfa la petite, moyenne et grande boîte. Une consommatrice confie qu’elle a arrêté d’acheter du lait depuis plusieurs mois. « Le kilo de lait en poudre est cher. Ce n’est pas pour nous les pauvres. C’est pourquoi je l’ai enlevé de mon alimentation », confie-t-elle. Boubacar Traoré, un chef de famille, sollicite les autorités en vue d’une diminution des prix qu’il trouve trop élevés. « Mes enfants aiment beaucoup le lait et les dattes. Pendant le Ramadan, la consommation est forte dans ma famille. Je trouve que les prix sont assez élevés cette année. Nous souhaitons que les autorités prennent des mesures pour alléger nos dépenses pendant le mois de ramadan ». FD/MD (AMAP)  

Panier de la ménagère : A Ségou, les ménagères ne se plaignent pas

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 05 mar (AMAP) Les marchés les plus fréquentés a Ségou, dans le Centre du Mali, sont suffisamment approvisionnés et les ménagères estiment qu’elles n’auront pas assez de difficultés au cours du mois de Ramadan pour concocter les savoureux plats dont les jeûneurs raffolent A l’instar de la communauté musulmane, le Mali observera, dans quelques jours, le mois de Ramadan, le neuvième mois du calendrier musulman. Tout comme l’année précédente ce mois de pénitence va se dérouler dans un contexte socio-économique difficile marquée par une longue crise sécuritaire. Toute chose qui inquiète les fidèles musulmans dont les dépenses se démultiplient pendant ce mois. Il est aussi avéré que les prix flambent pendant le mois de ramadan par le comportement peu catholique de certains commerçants qui profitent de l’occasion pour faire de la spéculation, face à la forte demande des produits. Pour s’imprégner de l’état du marché, notre équipe de reportage a sillonné les trois principaux marchés de la capitale des balanzans, Ségou. Il s’agit du marché dit Château, le marché de Médine et le marché hebdomadaire, communément appelé « Ndènè Sugu ». Constat : ces différents marchés sont suffisamment approvisionnés en produits rentrant dans le panier de la ménagère. Les ménagères n’auront pas assez de difficultés, cette année, à Ségou.  Le mois tombe sur une période caractérisée par l’abondance de plusieurs produits sur le marché comme l’oignon, l’échalote, le gombo, la carotte, la tomate, le haricot vert entre autres. Du coup, beaucoup prix ont baissé pour le bonheur des ménagères. « Cette année on n’a pas trop à s’inquiéter pour le Ramadan en ce qui concerne le panier de la ménagère. Le Ramadan coïncide avec la récolte de plusieurs produits. Actuellement sur le marché plusieurs légumes sont abordables. Nous espérons que les commerçants ne feront pas de spéculation face à la forte demande pendant le mois de Ramadan », a dit une ménagère, Aïssatou Doumbia, que nous avons rencontré au marché de Médine. Pas seulement elle, plusieurs ménagères interviewées ont toutes confié que les produits sont moins chers. A Ségou, dans les trois marchés cités plus haut, les prix sont presque les mêmes. L’échalote est cédée entre 250, 300 Fcfa, l’oignon, entre 200 et 250 Fcfa le kilogramme. La pomme de terre locale est cédée entre 200 et 400 Fcfa le kilo, selon la taille. L’importée qui se fait rare sur le marché. Le prix varie entre 800 et 900 Fcfa. Au moment du passage de notre équipe de reportage, le prix de la viande restait inchangé. Le kilo de ce produit incontournable dans l’alimentation du Malien était cédé à 3 300 Fcfa sans os et 2 750 Fcfa avec os dans les trois marchés. L’huile rouge est cédée entre 14 500 et 15 000 Fcfa, le bidon de 20 litres et 15 500 l’huile blanc. Au détail, l’huile blanc est vendue à 800 Fcfa et le l’huile local entre 700 et 750 Fcfa. Le bidon de 5 litres est vendu à 5 000 Fcfa. ADS/MD (AMAP)                             .

Tominian : Renforcement des capacités des Comités de Gestion Scolaire

Tominian, 3 mars (AMAP) Un atelier de renforcement des capacités des membres des Comités de Gestion Scolaire (CGS) des communes de Timissa et Lanfiala a été organisé vendredi, dans la salle de réunion de la mairie de la commune rurale de Tominian, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture de la rencontre a été présidée par le Directeur du Centre d’Animation Pédagogique CAP de Tominian Niamory Keïta, en présence des représentants de l’ONG ADRA Narcisse Keïta et Benoît Dembélé. Etaient également présents le président et 6 autres membres des CGS des 2 communes ci-dessus citées. L’objectif de l’atelier était de renforcer les capacités des membres du Comité pour une gestion saine et durable des infrastructures scolaires dont ils ont la responsabilité de façon spécifique à savoir connaître l’effectif et la composition des Hommes des communautés et les postes de chaque membre des comités, former les membres du comité sur le fonctionnement du CGS, le rôle du CGS dans la gestion de l’eau, l’hygiène et l’assainissement dans l’espace scolaire et mettre à leur disposition des outils pour la gestion. Selon les responsables de ladite ONG, Adventist Developement Relief Agency – ADRA (Agence Adventiste d’Aide de Développement) est une organisation non gouvernementale mondiale, présente dans plus de 140 pays, dont la mission est de travailler pour créer un changement positif et juste à travers le renforcement du partenariat et une action responsable. ADRA Mali met en œuvre dans le Cercle de Tominian et les communes de Fangasso, Koula, Lanfiala, Timissa et Tominian le projet BMZ NEUXS intitulé « Promouvoir la coexistence pacifique et renforcer la résilience en améliorant la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables ( déplacés internes et communautés d’accueil) dans le centre du Mali et le centre Nord du Burkina Faso (BMZ NEUXS BEFA Mali), BFA Mali » pour une période de 47 mois (de décembre 2022 à octobre 2026) sur financement du ministère Fédéral Allemand de la Coopération Economique et du Développement (BMZ). Dans un second temps, il est prévu la planification, la construction et la réhabilitation de manière fonctionnelle et participative dans les communes du projet, les infrastructures sociales de base (eaux, éducation, santé et pastorale) Au terme des travaux de réhabilitation de 5 salles de classe à Lanfiala et Timissa et la construction de 3 salles de classe à Pakan-Bobo dans la Commune rurale de Lanfiala, la mission du Comité de Gestion Scolaire en charge de la gestion de ces ouvrages scolaires est terminée. ST/KM (AMAP)