Filiale centre de la CMDT : Une campagne agricole qui promet
Par Fatoumata M SIDIBÉ Bamako, 27 sept (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, a a rencontré les exploitants agricoles afin de suivre de près l’évolution de la campagne agricole 2024-2025, lors d’une visite, du 19 au 20 septembre dernier, dans la filiale Centre (Fana, Dioila et Baguinéda) de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT). Il était accompagné du Président directeur général (PDG) de la CMDT, Mamadou Moustapha Diarra, des présidents de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla et de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton, Yacouba Traoré. Première étape de ce périple de deux jours : le village de Kola, dans la Région de Dioïla, où le ministre et sa suite ont inspecté des parcelles de coton, de maïs, de sorgho et de mil. Les exploitants de la localité ont diverses préoccupations dont l’accès limité aux équipements et au crédit agricole, la mauvaise qualité de certains intrants et le manque de main-d’œuvre. S’y ajoute la cherté de l’aliment bétail. Malgré ces difficultés, le cultivateur Tièfolo Traoré est optimiste quant à l’issue de la campagne en cours. Il espère récolter environ 10 tonnes de coton cette année. Ces champs de coton, de maïs, de sorgho et de mil ont été visités par le ministre, à qui le cultivateur a fait part de l’efficacité des traitements recommandés contre les insectes. Il s’est également dit satisfait de l’approvisionnement en engrais. Selon l’administrateur général de la filiale Centre de la CMDT, Issa Sidibé, la campagne agricole 2024-2025 est placée sous le signe de la maîtrise des indicateurs de production après deux saisons difficiles. Il a rappelé les efforts de l’État qui a fixé un prix d’achat incitatif de 300 Fcfa par kilogramme (kg) de coton graine et maintenu la subvention des engrais minéraux à 14 840 Fcfa par sac de 50 kg. Un effort particulier a aussi été fait pour réduire le prix des engrais organiques. De plus, une collaboration renforcée entre la CMDT et les instituts de recherche a permis d’élaborer un programme de traitement adapté aux réalités locales, tout en relançant la production de semences de base. « Bien que les jassides soient présents, les perspectives de la campagne restent encourageantes avec un objectif de production de 96 600 tonnes de graine de coton pour notre filiale », a dit Issa Sidibé. Après Kola, la délégation s’est rendue à Gouana, à quelques kilomètres de Fana. La délégation y a visité des champs de coton, de maïs et de riz de Bah Diarra. Le ministre Daniel Siméon Kelema a été impressionné par la physionomie des cultures. Il a, toutefois, insisté sur l’importance d’améliorer les itinéraires techniques et de diversifier les cultures pour renforcer la sécurité alimentaire, nutritionnelle et accroître les revenus des producteurs agricoles Le ministre a, aussi, noté que la filiale Centre se porte bien en termes de production de coton. Néanmoins, il a appelé à la vigilance, « car la période est critique sur le plan phytosanitaire et pluviométrique en raison des conditions météorologiques exceptionnelles de cette année, avec des pluies intenses prévues jusqu’en novembre ». En outre, Daniel Siméon Kelema a encouragé les producteurs à surveiller leurs sols, à privilégier des cultures résistantes aux inondations et à envisager des systèmes d’irrigation. Il a appelé à la solidarité envers les victimes des récentes inondations. La dernière étape de la visite a été Baguinéda, dans la Région de Koulikoro, où la délégation a apprécié l’évolution de la campagne au niveau du périmètre irrigué de la localité. Riziculteur, Bakary Doumbia a cultivé 1,5 hectare et procède à une nouvelle technique de riziculture intensive qui facilite les travaux, en minimisant les besoins en eau et en engrais chimique. Cette méthode permet, également, de réduire les coûts de production, tout en augmentant la rentabilité à l’hectare. « Les riziculteurs utilisent deux systèmes, celui d’avant et une innovation qui est la riziculture intensive. En termes de revenus, le nouveau système apporte plus de rendement que le premier », a expliqué le ministre de l’Agriculture. Daniel Siméon Kelema a demandé à l’encadrement de s’y mettre pour la vulgarisation de cette nouvelle méthode auprès des producteurs. Par ailleurs, il a souligné la complémentarité entre les engrais organiques et minéraux. « Les engrais organiques sont bien pour la fertilisation du sol, mais les deux se complètent et nous veillons à ce que le travail soit correctement fait. L’Institut d’économie rurale (IER) est là pour voir les termes de dosage », a-t-il ajouté. Cette visite dans la filiale Centre a permis de constater l’état des cultures, notamment du coton, selon Mamadou Moustapha Diarra. Il s’est réjoui du fait que les producteurs appliquent correctement les recommandations techniques, telles que la gestion des ravageurs et l’utilisation du compost. « La surveillance attentive des champs de coton et l’application des traitements phytosanitaires dans les délais sont nécessaires pour assurer une récolte de qualité », a insisté le PDG de la CMDT. FMS/MD (AMAP)
Rentrée scolaire 2024-2025 : De nombreux établissements prêts pour la reprise des cours
Par Sidi Y. WAGUÉ Bamako, 27 sept (AMAP) La rentrée scolaire 2024-2025, au Mali, est prévue mardi prochain 1er octobre, ainsi que l’a confirmé le ministère de l’Éducation nationale, dans un communiqué en date du 24 septembre dernier. Comme pour couper court aux rumeurs sur un éventuel report, le communiqué rappelle, sans équivoque, à la communauté éducative, que la rentrée des classes est maintenue pour le 1er octobre prochain. Pour ce faire, le département en charge de l’Éducation multiplie les initiatives et les actions pour une meilleure rentrée scolaire. À cet effet, une leçon modèle intitulée : « Entreprenariat » sera dispensée dans différents établissements scolaires le jour de la rentrée des classes. Pour jauger le niveau de préparation de la reprise des cours, notre équipe de reportage s’est rendue dans quelques écoles. Au lycée privé «Cheikh Anta Diop» de Magnambougou, le proviseur, Thierno Aboubacar Tall, explique que son établissement démarrera l’année scolaire avec une centaine d’élèves repartis entre une classe de 10è année, deux classes de 11è et de 12è années pour huit enseignants. Les orientations des détenteurs du Diplôme d’études fondamentales (DEF) 2024 se font toujours attendre. Mais, l’établissement espère accueillir des élèves parmi les admis à cet examen qui met fin aux études fondamentales. Le même établissement dispose d’une école fondamentale qui s’apprête à recevoir 100 élèves pour 12 enseignants. Tout semble fin prêt aussi au Groupe scolaire «Aminata Diop» de Lafiabougou dont l’effectif est estimé à 4 500 élèves dont 2 302 filles. Ces apprenants seront encadrés par 95 enseignants. Dans cette école, qui comprend un cycle fondamental 1 et 2, le désherbage de la cour a été effectué. Le directeur-coordinateur de l’établissement, Ibrahim Wolomo, explique qu’une réunion préparatoire des responsables de l’établissement s’est tenue au cours de laquelle, il y a eu un débriefing avec les enseignants. Cap sur le lycée du « Centre culturel islamique » (LCCIH) d’Hamdallaye. Nonobstant de nombreuses difficultés financières, le LCCIH doit démarrer les cours avec moins de 200 élèves repartis dans 7 classes disponibles. Il y a deux classes de 10è commune, autant de 11è et trois classes de 12è année pour 21 enseignants. Cet établissement d’enseignement secondaire, après l’orientation des détenteurs du DEF, se retrouvera avec 120 élèves dans les 10è communes, à raison de 60 apprenants par classe. Le proviseur du LCCIH, Sidiki Koné, explique que le nettoyage des classes, le désherbage de la cour, l’affichage de la liste des élèves admis et des redoublants par classe ainsi que la réunion préparatoire ont été faits. Et d’ajouter que toutes les dispositions utiles ont été prises pour l’enseignement de la leçon modèle. SYW/MD (AMAP)
Enseignement privé catholique : Le SYNTEC projette une grève de 72 heures du 8 au 10 octobre
Bamako, 27 sept (AMAP) Le Syndicat national des travailleurs de l’enseignement privé catholique (SYNTEC) a déposé, le 13 septembre dernier, préavis de grève , du 8 au 10 octobre prochains, ont annoncé les syndicalistes qui réclament le paiement de leurs salaires d’août et de septembre 2024 mais, aussi, des allocations familiales, la prime de documentation, l’ouverture des droits à l’Assurance maladie obligatoire (AMO). « La mise à jour d’une formule de compensation des allocations familiales impayées par diocèse concerné, conformément aux termes du Protocole d’accord de février dernier et la cessation de toute forme de pression contraire à la liberté syndicale des militants et au Code du travail en vigueur » figurent aussi parmi les doléances. Le SYNTEC se réserve le droit de poursuivre avec un autre débrayage de 72 heures, allant du lundi 14 au vendredi 18 octobre 2024, si ses revendications ne sont pas satisfaites. Il n’exclut pas d’enchaîner une grève illimitée jusqu’à satisfaction de ses doléances. Selon le secrétaire aux revendications du SYNTEC, Mady Dembélé, « l’État a subventionné les salaires des enseignants de l’Enseignement catholique privé à hauteur de 80% jusqu’au 31 décembre prochain. » « En outre, ajoute-t-il, le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a annoncé la continuité de la subvention pour l’année scolaire 2024-2025. Ce qui signifie que la subvention de l’État est un droit acquis pour cette année scolaire. » Le syndicaliste explique ne pas comprendre que, « jusque-là, aucun enseignant n’ait reçu son salaire du mois d’août, encore moins de septembre. » Et le secrétaire aux revendications du SYNTEC de révéler que « l’État subventionne les salaires de cet ordre d’enseignement à hauteur de 80%. » « Ce montant est mis à la disposition de l’Église (employeur de l’enseignement catholique privé», poursuit-il, en pointant du doigt la gestion de l’Eglise. «Nous ne comprenons pas ce comportement de notre employeur», a-t-il déclaré, ajoutant que chaque assuré de l’enseignement privé catholique paie sa cotisation mensuelle, soit 3,6%, de son salaire à l’AMO et 3,06% pour l’Institut de prévoyance sociale (INPS) sur son salaire brut. «Ces sommes ne sont ni reversées à l’AMO ni à l’INPS et ne sont pas non plus retournées aux assurés. Nous nous sommes rendus compte que l’Église prélève sur nos salaires sans explication », accuse le syndicaliste. L’enseignement catholique privé compte plus de 1 000 enseignants repartis dans 138 écoles fondamentales catholiques pour 6 diocèses (Kayes, Bamako, Sikasso, Ségou, San et Mopti). La subvention de l’État de 80% est destinée uniquement à payer les enseignants en classe. Elle ne couvre pas ceux qui occupent des postes de responsabilité. Le reste des 20% (frais d’inscription des élèves et autres) est mobilisé par les responsables scolaires. SYW/MD (AMAP)
Environnement des affaires et financement des PME : Le Patronat malien consulte autour de ses solutions
Bamako, 27 sept (AMAP) Le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a rencontré, mercredi, les Partenaires techniques et financiers (PTF) et des chancelleries présents au Mali pour recueillir leurs avis et suggestions dans le cadre de l’élaboration de son plan d’actions pour la mandature 2022-2027. Les échanges dirigés, par le président du CNPM, Mossadeck Bally, avaient également, pour objectif de renforcer et de rationaliser l’écosystème des affaires et de contribuer à faire des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) des leaders dans leurs secteurs d’activité au Mali et dans la sous-région. Le bureau du CNPM qui, depuis son installation, a entamé ce travail, a constitué cinq groupes de travail chargés de faire un diagnostic et de proposer des solutions dans des domaines économiques spécifiques. Il s’agit de l’énergie, des infrastructures, des ressources humaines, du financement et de la fiscalité. Au terme des travaux, une restitution des conclusions a été initiée à l’endroit des différents départements ministériels, des chefs d’entreprises ainsi qu’au président de la Transition. C’est à l’issue de ces étapes que le CNPM a jugé nécessaire et pertinent de faire le même exercice à l’endroit des PTF. Parallèlement, le Patronat, conformément à sa vision stratégique de faire du secteur privé le moteur d’un développement socio-économique puissant et durable, a élaboré le Projet pour l’innovation et l’accélération de la transformation des entreprises au Mali (PIATE). Selon son président, ce Projet est un élément important de la démarche du Patronat et un modèle de partenariat qu’il espère multiplier et pérenniser. « En cela, a-t-il poursuivi, les PTF peuvent s’appuyer sur le CNPM, comme partenaire crédible dans le déploiement de leurs politiques de développement au Mali, notamment en ce qui concerne l’amélioration du climat des affaires et le développement des investissements productifs. » Mossadeck Bally a invité les participants à réfléchir à des alternatives de déploiement de leurs actions pour cette fin. «Ensemble, nous pouvons créer un environnement propice à l’investissement, l’innovation et la création d’emplois, tout en renforçant la compétitivité nationale», a-t-il déclaré. CINQ AXES STRATÉGIQUES– Présentant le PIATE, Dr Abdoulaye Touré, enseignant-chercheur, a indiqué que cette innovation s’inscrit en droite ligne de la nouvelle vision du CNPM et son plan d’action 2022-2027. Il est articulé autour de cinq axes stratégiques, à savoir la mise en place d’un Centre de formation d’appui aux écoles privées pouvant donner un appui complet aux PME, la restructuration des PME dans les chaînes de valeurs, l’amélioration de l’accès au financement et la promotion des produits Made in Mali. « Pour ce faire, a-t-il renchéri, le Projet ambitionne de s’attaquer aux différents goulots d’étranglement comme le faible accès au financement et la problématique de l’organisation professionnelle des acteurs privés. » Parlant des attentes, Dr Touré a dit que cette rencontre vise à mobiliser un financement nécessaire auprès des PTF pour le lancement du PIATE. À moyen terme, le CNPM souhaite mobiliser les financements et démarrer rapidement les activités. L’Economiste pays principal de la Banque africaine de développement (BAD) au Mali, Sie Tioye Antoine, a expliqué que la BAD « dispose de deux volets qui concernent le financement formel et les financements de plus en plus innovants pour accompagner les petites entreprises dans le cadre de la microfinance ». FC/MD (AMAP)
Les nouveaux préfets et sous-préfets de Ségou présentés aux forces vives de la Région
Ségou, 26 sept (AMAP) Les préfets et sous-préfets nouvellement nommés dans la Région de Ségou (Centre) ont été présentées aux forces vives de la Région, à la faveur d’une rencontre, jeudi, dans la salle de conférence du gouvernorat. Cette cérémonie était présidée par le gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré. C’était en présence notamment du préfet du Cercle de Ségou, Daouda Diarra, du maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra et des préfets et sous-préfets nouvellement nommés à la tête des nouvelles circonscriptions administratives de la Région. La rencontre visait non seulement à présenter aux forces vives de la Région les nouveaux Préfets et Sous-préfets, leurs nouveaux collaborateurs mais également à échanger avec eux sur des dispositions pratiques en vue faciliter leur installation et de définir le cadre de collaboration avec l’ensemble des acteurs de la région. Le chef de l’exécutif de la Région a rappelé que la réorganisation administrative intervenue au Mali en 2023, avec la création de nouvelles circonscriptions administratives, a reconfiguré la carte administrative du Mali en 19 Régions et 01 District, 159 Cercles et 474 Arrondissements. « La Région de Ségou a-t-il-expliqué s’est dotée de 06 nouveaux cercles que sont : Dioro, Markala, Farako, Nampala, Sokolo et Sarro s’ajoutant aux 05 anciens existants (Ségou, Bla, Baraouéli, Niono et Macina), complétant ainsi à 11 le nombre total de cercles. » De même, 11 nouveaux arrondissements ont été créés ou rattachés à la Région, portant à 35 le nombre total d’arrondissements. Il s’agit de Somasso, Dougouolo, Diedougou, Farakou-Massa, Beity Bimaya, Diguiciré, Dofofry, Diabaly, Boussin, Souleye et Dioura (nouvellement rattaché). « Depuis les mois de juillet et d’août 2024, les préfets et sous-préfets ont été nommés à la tête de ces nouvelles circonscriptions administratives, marquant ainsi l’opérationnalisation de celles-ci. Aujourd’hui, c’est avec beaucoup de satisfaction que nous constatons la prise de service de tous ces représentants de l’Etat dans leurs circonscriptions respectives malgré quelques difficultés » a-t-il-dit. Et de rappeler aux chefs de circonscription administrative leurs attributions définies par le Décret N°2015-067 du 13 février 2015, modifié, fixant les conditions de nomination et les attributions des chefs de circonscription administrative. « En effet, vous êtes les représentants légaux de l’Etat, de ce fait dépositaires de l’autorité de l’Etat dans vos circonscriptions administratives, vous avez en charge la conduite des actions de développement décidés par l’Etat et de la défense de ses intérêts », a-t-il-indiqué. « A ce titre, vous êtes tenus d’informer le Gouvernement sur la vie politique, économique, social et culturelle de vos circonscriptions administratives. La coordination et le contrôle des activités des services et organismes personnalisés de l’Etat font partie de vos missions », a-t-il-ajouté. Soulignant que la fourniture des documents périodiques (bulletins de renseignements quotidiens, revue mensuelle, Rapport politique trimestriel, rapport frontalier, etc.) leur incombe dans les délais requis. De même l’animation des différents cadres de concertation et les réunions des organes locaux institués par les textes réglementaires figurent parmi leurs tâches. Le gouverneur a dit, également, que durant l’exercice de leurs fonctions, les valeurs et principes d’égalité des usagers, de continuité et d’efficacité du service public doivent être le credo de ces nouveaux chefs de circonscription administrative. Il les a exhortés « au travail bien fait, à plus d’engagement, de responsabilité et de persévérance pour que chacune de leurs actions soit utile à la population qu’ils administrent et s’inscrive dans la défense des intérêts de l’Etat.» Et de réitérer sa disponibilité à les accompagner dans la réussite de leurs missions. Au cours de la rencontre les préfets et sous-préfets nouvellement nommés ont évoqué certaines difficultés, notamment la disponibilité de locaux et l’insécurité. Par rapport aux locaux, le gouverneur a assuré que lui et son cabinet sont à pied d’œuvre pour les mettre dans des conditions idoines de travail. ADS/MD (AMAP)
Mopti : 2,6 milliards de Fcfa pour lutter contre les effets des changements climatiques
Bamako, 26 sept (AMAP) Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a signé, mercredi avec l’ambassade des États-Unis au Mali à travers l’USAID, un accord de financement d’un montant de 4.404.718 de dollars américains (environ 2,6 milliards de Fcfa), pour lutter contre les effets néfastes des changements climatiques. Ce financement, qui intervient dans le cadre du projet « résilience climatique à Mopti », s’étendra sur la période de 2024 à 2027 et sera mis en œuvre par le PNUD, en étroite collaboration avec les services centraux et déconcentrés de l’État ainsi que les collectivités territoriales et les populations. À travers ce projet, plus de 5 000 personnes dans les communes rurales de Mopti (Centre) recevront les intrants agricoles nécessaires pour protéger leurs cultures contre les inondations et les sécheresses. Plus de 1 700 personnes auront accès à des ressources pour créer et renforcer leurs moyens de subsistance et 177 000 autres acquerront de nouvelles compétences et connaissances pour mieux se préparer aux catastrophes naturelles et s’en relever. Selon le Représentant résident du PNUD, Maleye Diop, la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques est une priorité au niveau mondial et pour chaque pays. « En effet, a-t-il ajouté, les pays du monde se sont engagés à Paris en 2015 à travers leurs Contributions déterminées au niveau national (CDN) afin de ralentir ces phénomènes. » Maleye Diop a rappelé qu’aujourd’hui, le PNUD est le principal fournisseur de services du système des Nations unies en matière d’adaptation au changement climatique, avec des projets actifs visant plus de 164 millions de personnes dans plus de 90 pays. Il a réaffirmé l’engagement de son organisation à accompagner le gouvernement malien et les communautés dans la prévention et la gestion des risques climatiques. Il a exprimé ses remerciements au gouvernement américain, à travers l’USAID, « pour son précieux soutien avec l’espoir de concrétiser d’autres collaborations dans des domaines prioritaires et d’intérêt commun. » Pour l’ambassadrice des États-Unis, Rachna Korhonen, « il est important de réfléchir à la façon d’aborder la gestion des catastrophes et l’aide humanitaire, tant à l’échelle mondiale qu’ici au Mali. » «Il est temps pour nous de réorienter notre attention pour passer de la réaction à la prévention, de l’intervention d’urgence à l’atténuation des risques, et de l’aide au renforcement de la résilience», a déclaré la diplomate. Elle a indiqué la nécessité d’accroître les investissements dans la réduction des risques de catastrophe, d’augmenter le financement des initiatives communautaires, de renforcer les systèmes d’alerte précoce et d’intégrer l’adaptation au changement climatique dans les plans de développement nationaux. Rachna Korhonen a indiqué que son pays reste le plus grand donateur d’aide humanitaire et de développement au Mali, avec plus de 128 millions de dollars (environ 70, 400 milliards de Fcfa) octroyés pour des activités humanitaires, depuis octobre 2022. AMK/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 25 septembre 2024
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 25 septembre 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°06-023 du 28 juin 2006 relative à la création et à l’administration des villages, fractions et quartiers. Les villages, fractions et quartiers sont des entités administratives de base qui sont régies par la Loi n°06-023 du 28 juin 2006. Aux termes des dispositions de cette loi, chaque village, fraction ou quartier est administré par un chef de village, de fraction ou de quartier assisté d’un conseil qu’il préside. Ce conseil est composé de membres désignés en Assemblée générale des chefs de famille ou leurs délégués. Le mandat du Conseil de village, de fraction ou de quartier est fixé à 05 ans. Toutefois, il est possible que les Conseillers sortants puissent être reconduits, conformément aux dispositions de la loi relative à la création et à l’administration des villages, fractions et quartiers. Le dernier renouvellement des Conseils de village, de fraction et de quartier a eu lieu en 2015. Malgré les différentes tentatives, il n’a pas été possible de procéder au renouvellement général des mandats eu égard au contexte sécuritaire et politique du pays. Cette situation est préjudiciable au fonctionnement normal des entités administratives de base et a une incidence négative sur la conduite de la procédure de nomination des chefs de village, de fraction et de quartier, dans laquelle les Conseillers interviennent à plusieurs niveaux. Le projet d’ordonnance, adopté, modifie la loi relative à la création et à l’administration des villages, fractions et quartiers et consacre la suppression du mandat des Conseillers de village, de fraction et de quartier et le remplacement de l’Assemblée générale par un système de désignation et de remplacement automatique, en conformité avec nos coutumes et traditions. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de l’Ordonnance n°05- 014/P-RM du 22 mars 2005, modifiée, portant statut du personnel du Cadre des Greffes et Secrétaires des Greffes et Parquets. Les greffiers sont des fonctionnaires chargés d’authentifier les actes judiciaires, d’assister les juges ainsi que les formations de jugement et de conserver les documents et registres qui témoignent de l’activité des juridictions. Ils constituent, avec les secrétaires des greffes et parquets, le personnel des greffes et parquets régi par l’Ordonnance n°05-014/P-RM du 22 mars 2005, modifiée, portant statut du personnel du cadre des greffes et secrétaires des greffes et parquets. Le projet d’ordonnance, adopté, vise à aligner le diplôme de recrutement des greffiers en Chef, Fonctionnaires de la catégorie A, sur celui de la Fonction publique, l’âge de recrutement et de départ à la retraite des greffiers en chef des greffiers et des secrétaires des greffes et parquets sur celui de la Fonction publique. Sur le rapport du ministre de l’Elevage et de la Pêche, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique du Centre de conservation, de multiplication et de diffusion du bétail ruminant endémique. Le Centre de Conservation, de Multiplication et de Diffusion du Bétail ruminant endémique de Madina Diassa a été créé par la Loi n°2013-027 du 09 juillet 2013 pour une durée de cinq ans avec pour mission l’amélioration de la production et de la productivité à travers la conservation, la multiplication, la diffusion et la promotion du bétail ruminant endémique. Au cours de son fonctionnement pendant la durée légale fixée, le Centre a enregistré des résultats encourageants et constitué un patrimoine important qu’il convient de pérenniser et de préserver. Les projets de texte sont adoptés dans ce cadre. Ils créent sous forme de service rattaché à durée indéterminée, le Centre de Conservation, de Multiplication et de Diffusion du Bétail ruminant endémique avec la même mission. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des ministres de la dissolution des Conseils communaux des Communes rurales de Konsiga (Région de Kayes), de Koula, de Baguinéda-camp et de Kambila (Région de Koulikoro). La dissolution du Conseil communal est prévue par la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des Collectivités territoriales. Aux termes de l’article 8 de la loi susvisée, « le Conseil communal peut être suspendu ou dissous. Dans tous les cas, le Conseil communal est admis préalablement à fournir des explications écrites, par l’entremise du Maire, au Représentant de l’Etat dans le Cercle…» Les Conseils communaux des Communes rurales de Konsiga (Région de Kayes), de Koula, de Baguineda-Camp et de Kambila (Région de Koulikoro) se caractérisent depuis un certain temps par des dysfonctionnements et des violations de la loi. Face à ces situations de fautes graves de gestion administrative, des demandes d’explication ont été adressées aux Conseils communaux concernés, conformément à la loi. Les dissolutions sont proposées à l’effet de mettre fin aux dérives constatées. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des ministres de la participation du Mali au XIème Forum Mondial du Développement Technologique « Technoprom-2024 » en Russie. Une Délégation malienne, conduite par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a participé du 24 au 30 août 2024, au XIème Forum Mondial du Développement Technologique « Technoprom-2024 », sous le thème : « Construire l’avenir ensemble, collaboration Russie-Afrique dans le domaine de la formation des cadres ». Pour marquer l’intérêt de notre pays à la coopération avec la Russie dans le sous-secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le
Douanes : De nouveaux locaux pour le bureau secondaire des douanes de Kourémalé
Envoyé spécial Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 26 sept (AMAP) Le nouveau bureau secondaire des douanes de Kourémalé, dans la Région de Koulikoro, dispose de nouveaux locaux inaugurés vendredi dernier par le ministre de l’Économie et des Finances. Le nouveau bâtiment a été construit à Nougani, village situé à huit kilomètres de Kourémalé, à la frontière avec la République de Guinée. Il comprend un immeuble R+1 équipé de toutes les commodités nécessaires et un logement d’astreinte pour le chef de bureau. Le tout entouré d’une clôture. D’autres projets similaires ont vu le jour dans différentes régions du Mali. À Gogui, dans la Région de Nioro, à la frontière avec la Mauritanie, un immeuble R+1 avec des commodités similaires a été construit pour abriter le bureau secondaire, auparavant installé dans des conteneurs. Dans la même Région, à Diéma (Ouest), les locaux de la Brigade mobile d’intervention ont également été modernisés, remplaçant les anciens conteneurs par un bâtiment digne de ce nom. De plus, une aire de dédouanement pour les poids lourds a été aménagée à Mahinamine, dans la Région de Kayes (Ouest). Le secrétaire général de la section syndicale des douanes du Mali, Yacouba Katilé, a adressé ses remerciements au ministre chargé de l’Économie pour l’écoute attentive et la diligence avec lesquelles son département œuvre en faveur de l’amélioration des conditions de travail des douaniers maliens. Il a assuré que les nouveaux locaux récemment inaugurés seront utilisés de manière optimale pour renforcer la performance des services douaniers et atteindre les objectifs fixés. Cependant, Yacouba Katilé a demandé un renforcement en véhicules pick-up tout-terrain pour permettre aux équipes de continuer à réaliser des performances exceptionnelles et de consolider les acquis. Pour le directeur général des douanes, l’inspecteur général Amadou Konaté, ce travail remarquable ne sera véritablement achevé que lorsque le site scanner prévu à Kourémalé sera opérationnel et que l’aire de dédouanement sera aménagée. À Gogui, l’inspecteur général Amadou Konaté a déclaré que la construction du nouveau bâtiment offre aux personnels douaniers un cadre de travail adapté et contribue à soigner l’image du pays à la frontière avec la Mauritanie. Concernant Diéma, il a souligné que malgré l’insécurité, cette ville constitue un carrefour important sur les axes Dakar-Bamako et Nouakchott-Bamako. Selon lui, la Brigade mobile qui a été construite, occupe une place stratégique dans le contrôle des marchandises et la lutte contre la fraude et la criminalité transfrontalière. Et s’agissant de Mahinamine, le directeur général des douanes a indiqué que l’aire de dédouanement met fin au calvaire des transporteurs et des agents des douanes. « Toutefois, a-t-il confié, la clôture de l’espace aménagé est attendue pour éviter la dégradation de l’ouvrage, du fait des facteurs d’érosion. » La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo, ainsi que d’autres personnalités civiles et militaires. Malgré les contraintes budgétaires que le Mali rencontre depuis 2020, l’État continue de soutenir les douanes en renforçant leurs capacités à travers des formations, l’appui à la mise en œuvre de réformes et des infrastructures adaptées. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’inauguration d’une série d’infrastructures financées par le budget de l’État, au profit du service des douanes. Après la coupure du ruban symbolique et la visite des locaux, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a rappelé que le Mali se trouve dans une situation « où nous comptons sur nos ressources et sur nos valeurs internes. » « La douane est l’un des éléments importants qui contribuent à ce que le Mali puisse respecter tous ses engagements internationaux, financer son développement et suivre la voie qu’il a tracée »,a-t-il dit. AG/MD (AMAP)
Koulouba : Une réunion extraordinaire pour réévaluer la menace terroriste
Bamako, 26 sept (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a présidé, lundi, à Koulouba, une réunion extraordinaire pour réévaluer la menace terroriste avec la hiérarchie militaire,. La rencontre, en présence du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, et de son collègue de la Sécurité et de la Protection civile, le général de brigade Daoud Aly Mohammedine, a regroupé autour du chef suprême des Armées, le chef d’état-major général des Armée, le général de division Oumar Diarra, les chefs d’état-major de l’Armée de terre, de l’Armée de l’air et de la Garde nationale. Il y avait, également, les directeurs des services des armés et de sécurité (Gendarmerie nationale, Police nationale, Génie militaire et Protection civile). Au terme de la réunion, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants a confié à la presse que celle-ci a permis de faire le point de l’évolution de la situation sécuritaire opérationnelle en lien, notamment, avec les récents évènements survenus à Bamako. «Cette rencontre a permis de faire un examen exhaustif du dispositif sécuritaire, de réévaluer la menace terroriste et de donner des orientations complémentaires», a-t-il précisé. Le colonel Camara a révélé que le président de la Transition a réaffirmé son soutien au dispositif opérationnel en cours face à la lutte contre le terrorisme. «Nous sortons satisfaits de la rencontre qui a permis de comprendre et de voir l’engagement des autorités politiques et militaires pour faire face à ce fléau», a indiqué le ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Il a lancé un appel aux populations de continuer à soutenir son Armée dont la mission est la sécurisation des personnes et de leurs biens. Le colonel Sadio Camara a rappelé que la lutte contre le terrorisme est une guerre d’usure qui a besoin du soutien de la population permettant aux Forces armées maliennes de gagner ce combat. «Bientôt le problème sera un lointain souvenir», a-t-il promis. Après avoir formulé des prières pour « le repos éternel de l’âme des victimes du terrorisme » et souhaité « prompt rétablissement aux blessés », le ministre chargé de la Défense a encouragé les soldats engagés sur le front. Il a, également, rassuré les otages et leurs parents que les autorités et la hiérarchie militaires sont en train de tout faire pour qu’ils puissent recouvrer la liberté et venir continuer la mission au sein de l’Armée. OD/MD (AMAP)
Digitalisation de la douane : Des scanners de pointe installés
Envoyé spécial Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 26 sept (AMAP) La direction générale des douanes maliennes a acquis et installé trois nouveaux scanners fixes pour un coût de 18 milliards de Fcfa (soit 6 milliards l’unité) à Diboli, Mahinamine (Région de Kayes, dans l’Ouest) et Sikasso (Sud). Ces équipements, dans le cadre de l’extension et la modernisation de son système de scanning, ont été inaugurés, jeudi dernier, dans la cour de la direction régionale des douanes de Sikasso (Sud), par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Ces nouvelles acquisitions sont le fruit d’un partenariat stratégique entre le Mali et des entreprises chinoises et russes. La partie chinoise a fourni les équipements tandis que la maintenance des installations sera assurée par le partenaire russe. Le scanner de type Portal présente une capacité d’inspection de 150 camions par heure, soit sept fois plus que les scanners mobiles actuellement en service dans notre pays. Il possède une qualité d’image radioscopique de très haute performance, la plus élevée du marché (+30% par rapport aux scanners existants). Cet équipement est également doté d’une lecture automatique des plaques minéralogiques, des numéros de conteneurs et du dessous des camions. Il offre une plus grande facilité et sécurité d’emploi, tout en étant extrêmement robuste face aux environnements hostiles (poussière, chaleur, humidité, vent, etc.) De plus, ce scanner est conforme aux normes internationales de radioprotection et répond aux recommandations de l’Organisation mondiale des douanes. Le nouveau dispositif a pour mission d’assurer la vérification documentaire préalable à l’importation, avant l’arrivée des marchandises sur notre territoire, suivie d’une analyse de risques. À leur arrivée aux frontières, les camions feront l’objet d’une vérification non intrusive grâce au scanning de leur contenu. Le porte-parole des partenaires, Li Xin, a souligné que le scanner est de dernière génération et le plus avancé. «Il nous a fallu près d’un an pour achever l’installation, la mise en service et la réception des trois scanners sur les trois sites bénéficiaires. Ils sont désormais prêts à être exploités», a-t-il déclaré. Il a également assuré que son équipe continuera à assister la douane malienne sur chaque site, afin de garantir le bon fonctionnement des scanners. Le directeur général des douanes a rappelé que pour mettre fin à plus de 30 ans de Programme de vérification des importations (PVI) confié à des sociétés privées étrangères, le Mali a résilié, en décembre 2017, le contrat du PVI avant embarquement, en vigueur depuis 1989. Ce programme a été remplacé par un nouveau concept baptisé Programme moderne de contrôle des importations (PMCI). Optant pour une transition progressive, une période transitoire de cinq ans a été instaurée dans le cadre du PMCI. Ainsi, le 3 janvier 2018, l’État a signé un contrat en mode BOT (Build-Operate-Transfer), c’est-à-dire transfert de compétences, pour la création d’un Centre d’expertise technique (CET), destiné à former les agents des douanes à la maîtrise des fonctions de classement tarifaire et d’évaluation douanière. Cependant, l’inspecteur général Amadou Konaté a reconnu qu’à la fin du contrat, et en dépit de sa prolongation jusqu’au 31 décembre 2023, tous les engagements n’ont pas été respectés. En outre, il a également annoncé que d’ici fin 2025, la direction des douanes prévoit de déployer un dispositif similaire à Kouremalé (corridor guinéen), Kadiana (corridor ivoirien) et Bénéna (corridor burkinabè). De plus, un poste d’inspection centralisé sera créé à Bamako pour améliorer l’efficacité de l’analyse des images radioscopiques capturées sur les points de frontière. Un centre de formation dédié aux métiers de l’inspection non intrusive sera également mis en place au sein de la Direction générale des douanes, afin de maintenir l’expertise en la matière en toute autonomie. Après la coupure du ruban symbolique et la remise des clés de six véhicules 4×4 au responsable du Centre d’expertise technique (CET), le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a déclaré à la presse que «ce Centre d’expertise contribuera énormément à la digitalisation des activités des douanes». Il a révélé que depuis 2020, les recettes douanières augmentent, régulièrement, de 10% chaque année, avec une progression record de 13% l’année dernière. Et d’ajouter qu’auparavant, le scanning était confié à une société privée, ce qui coûtait 15 milliards de Fcfa au budget de l’État. AG/MD (AMAP)

