Kangaba : les forces de l’ordre intensifient la lutte contre le dragage illégal
Kangaba, 08 avr (AMAP) Les forces de l’ordre ont saisi des dragues le long de la Route nationale (RN 24, au cours d’opérations qui se poursuivent actuellement, à la suite de la décision interdisant toute activité de dragage dans le cercle de Kangaba (Ouest), a constaté l’AMAP. « Conformément à la loi, les dragues saisies sont remises à la justice », a déclaré un responsable des forces de l’ordre impliqué dans l’opération. Ces interventions mobilisent des éléments de la police et de la gendarmerie, composés d’unités spécialement déployées pour faire respecter l’interdiction. Cependant, la situation reste tendue. Une mission conjointe de l’Agence du bassin du fleuve Niger (ABFN) et du service local de la pêche a été stoppée par des propriétaires de dragues en colère. « Malgré la présence d’une vingtaine d’éléments des forces de l’ordre, nous avons dû interrompre la mission pour éviter des affrontements », a expliqué un membre de la délégation. SD/OS/MD (AMAP)
Conseil national de Transition : une session d’avril sous le signe de la refondation et de l’unité
Bamako, 7 avr (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) du Mali a commencé, lundi, sa session ordinaire d’avril à Bamako, en présence du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, des membres du gouvernement, d’ambassadeurs et de nombreuses personnalités, annonce la Cellule Communication du CNT. Conformément à l’article 107 de la Constitution, cette session, limitée à 90 jours, s’ouvre dans un contexte de défis mais aussi de progrès. Avec 39 textes à examiner, dont 27 nouveaux, les travaux s’annoncent intenses. Le président a conclu en citant Nelson Mandela, lançant un appel à la mobilisation collective avant de déclarer la session ouverte. L’intersession a été marquée par des ateliers sur la loi organique des finances, la Charte nationale pour la paix et la lutte contre la pollution plastique, renforçant les capacités des parlementaires. Sur la scène internationale, le CNT a assisté à l’investiture de Nicolás Maduro au Vénézuela, à la 69e session de la Commission de la femme à New York et au forum de Rabat, où le membre du CNT, Aboubacar Sidiki Koné, a été élu 1er vice-président. À l’interne, l’adoption du Règlement administratif, du Règlement financier et, pour la première fois, d’un Règlement intérieur du personnel, vise à moderniser l’institution. Dans son discours, le président du CNT a réaffirmé le rôle clé de l’institution dans la Transition et appelé à l’unité pour un « Mali Kura » prospère. « La Transition est un combat générationnel porté par le peuple malien », a déclaré le président du CNT, saluant les avancées comme l’amélioration de la fourniture d’électricité grâce aux taxes sur les services téléphoniques. La Confédération des États du Sahel (AES), unissant Mali, Burkina Faso et Niger, a été qualifiée de « réalité porteuse d’espoir ». « Le passeport commun, la Banque confédérale dotée de 500 milliards de Fcfa et la sortie de la Francophonie sont des pas décisifs », a souligné le président. Il a dénoncé l’Algérie pour la destruction d’un drone malien à Tin-Zaouatène le 31 mars 2025, un acte perçu comme « un soutien au terrorisme international ». Sur le plan sécuritaire, le CNT a salué la fermeture de sites d’orpaillage dangereux et le lancement du processus Désarmement, démobbilisation réinsertion (DDR), tandis que la solidarité envers la diaspora malienne et le peuple palestinien a été réaffirmée. En écho à l’« Année de la Culture » décrétée pour 2025 par le président Goïta, le « sinankouya » et la solidarité ont été mis en avant comme remparts contre la division. OS/MD (AMAP)
Réunion du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes
Bamako, 7 avr (AMAP) Le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes a examiné, ce lundi 7 avril 2025, sous la présidence du Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, l’état d’avancement du Plan d’actions visant à libérer les servitudes et les lits des marigots dans le district de Bamako, un dispositif destiné à limiter les risques d’inondation et de pollution dans la capitale, rapporte le service de la Primature. « La balle est dans notre camp. Le chef de l’État nous a ouvert la voie. Je souhaite que ce comité soit celui de l’anticipation. Nous devons faire le maximum avant l’hivernage », a déclaré le Premier ministre en clôture de la réunion, exhortant les membres à s’impliquer pleinement dans la mise en œuvre des mesures décidées. Au cœur des discussions, les travaux des sous-commissions ont porté sur des priorités clés : la sensibilisation des populations, la libération des servitudes des collecteurs naturels, l’accompagnement et l’indemnisation des personnes affectées. Des actions communautaires, incluant des rencontres avec les notabilités des zones concernées, sont également prévues. Concernant les collecteurs de Missabougou, des études ont mis en lumière des infrastructures défectueuses, pour lesquelles des solutions ont été proposées. La réunion a aussi abordé des problématiques spécifiques, comme les inondations à Bla (Centre), le contournement du pont de Woyowayanko et de Kassaro pour relancer le trafic ferroviaire, ainsi que le curage et l’aménagement des caniveaux à Bamako, dans une optique de prévention durable. En parallèle, des réformes contre la pollution et les nuisances ont été évoquées, avec des sessions de formation, des campagnes de vulgarisation et un encadrement renforcé. Dans le secteur éducatif, des efforts d’anticipation ont été soulignés pour assurer une rentrée scolaire 2025-2026 sans perturbations. Le Premier ministre a félicité les sous-commissions pour leurs avancées, tout en insistant sur la nécessité d’une mobilisation collective face aux défis à venir. OS/MD (AMAP)
Prévisions météo hebdomadaires : Entre soleil ardent et pluies localisées
Bamako, 7 avr (AMAP) La semaine du 07 au 13 avril 2025 s’annonce majoritairement ensoleillée sur l’ensemble du Mali, selon les prévisions de l’Agence Mali-Météo publiées lundi. « Le ciel sera clair à peu nuageux, mais la visibilité restera réduite par la poussière en suspension », a indiqué un responsable de la Cellule Communication du Ministère des Transports et des Infrastructures (MTI), précisant les grandes tendances climatiques à venir. La chaleur restera intense avec une hausse continue des températures. « Les maximales oscilleront entre 37°C et 47°C, avec des pics attendus à Kayes (Ouest), Gao, Menaka (Nord) et Nara (Nord-Ouest) », a détaillé l’Agence. Les minimales, quant à elles, varieront entre 19°C et 28°C, les valeurs les plus basses étant prévues dans la région de Kidal (Nord). Une bonne nouvelle vient nuancer ce tableau : des pluies sont attendues dans certaines zones entre mardi et jeudi. « Des averses concerneront le District de Bamako ainsi que les régions de Sikasso, Bougouni (Sud), Kita (Ouest) Dioila et Koulikoro », a annoncé Mali-Météo, offrant un répit bienvenu face à la canicule ambiante. Ces prévisions appellent à la vigilance, notamment dans les zones de forte chaleur, tandis que les pluies localisées pourraient soulager les populations des régions concernées. OS/MD (AMAP)
Mali-Royaume d’Espagne : Vers le renforcement de la coopération à travers la formation
Bamako, 7 avr (AMAP) Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Pr Bouréma Kansaye, a reçu, ce lundi 7 avril 2025, l’ambassadeur du Royaume d’Espagne au Mali, Son Excellence Antonio Guillén Hidalgo, pour une audience visant à renforcer la coopération bilatérale, avec un accent particulier sur la formation et les échanges éducatifs, rapporte le service de presse. du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) « Il y a plusieurs Maliens en Espagne qui rencontrent des problèmes d’insertion, souvent parce qu’ils n’ont pas appris la langue du pays d’accueil », a déclaré l’ambassadeur espagnol, soulignant la nécessité de programmes certifiés en langue espagnole au Mali cité par la memme source. Il a également exprimé le souhait de son pays d’ouvrir un centre de certification sous l’égide de l’Institut Cervantes à Bamako, tout en plaidant pour davantage de bourses d’études. Le diplomate espagnol a loué la conduite exemplaire des Maliens en Espagne, affirmant qu’elle « est en parfaite harmonie avec celle du peuple du Royaume d’Espagne ». Il a insisté sur le renforcement des liens déjà solides entre les deux nations. En réponse, le ministre Kansaye a salué la qualité de cette coopération. « C’est pendant les périodes de difficultés que l’on reconnaît ses vrais amis », a-t-il affirmé, rappelant que « les liens entre nos deux pays sont bons et datent de très longtemps ». Il a qualifié l’initiative du centre de certification de « très salutaire », ciblant des structures maliennes prêtes à y contribuer. Le ministre a également mis en avant l’importance des échanges universitaires, notamment la mobilité des enseignants et des étudiants. « Je suis disponible pour soutenir toute initiative respectant les trois principes guidant l’action publique au Mali », a-t-il conclu, réaffirmant son engagement à entretenir les acquis de cette relation bilatérale. OS/MD (AMAP)
L’Algérie réfute les accusations du Mali et dénonce une violation répétée de son espace aérien
Bamako, 07 avr (AMAP) L’Algérie a fermement rejeté, lundi, les accusations maliennes et de et la Confédération des États du Sahel (AES) mettant en cause son armée dans la destruction, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, d’un drone malien, selon un communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères à Alger. « Ces allégations mensongères traduisent une tentative vaine de faire de l’Algérie un bouc émissaire face à l’échec manifeste d’un projet putschiste », déclare le ministère des Affaires étrangères dans son communiqué dans lequel Alger exprime sa « grande consternation » face à ces déclarations jugées « malveillantes. » L’incident au cœur de la discorde concerne la destruction d’un aéronef sans pilote malien par les Forces algériennes de défense aérienne du territoire. « À minuit huit minutes, le drone viole notre espace aérien sur 1,6 km, s’éloigne, puis revient avec une trajectoire offensive », précise le communiqué. Qualifiées de « manœuvres d’hostilité caractérisée », ces actions entraînent l’ordre de destruction du drone, confirme le ministère de la Défense Nationale. « Ce n’est pas une première », insiste Alger. Deux violations similaires sont signalées les 27 août et 29 décembre 2024. « Toutes les données, y compris les images radar, sont disponibles dans nos archives », ajoute le gouvernement algérien, qui rejette les accusations maliennes et dénonce « une junte cherchant à masquer ses revers politiques, économiques et sécuritaires. » Le ministère algérien en charge des Affaires étrangères fustige également l’alignement du Niger et du Burkina Faso sur la position malienne. « Nous condamnons avec une extrême fermeté ce langage outrancier et injustifié », dit le communiqué. En réponse, l’Algérie rappelle ses ambassadeurs au Mali et au Niger pour consultations et diffère la prise de fonction de son nouvel ambassadeur au Burkina Faso. OS/MD (AMAP)
Le Mali ferme son espace aérien aux avions en provenance ou à destination de l’Algérie (Communiqué)
Bamako, 07 avr (AMAP) – Le ministère malien des Transports et des Infrastructures a annoncé, ce lundi 07 avril 2025, la fermeture « immédiate de l’espace aérien malien à tous les aéronefs civils et militaires en provenance ou à destination de l’Algérie », selon un communiqué officiel dont l’AMAP reçu copie. « En raison de la persistance du régime algérien à parrainer le terrorisme international et en guise de réciprocité, l’espace aérien national est fermé à tous les aéronefs en partance ou à destination de l’Algérie à compter de ce lundi 07 avril 2025, et ce, jusqu’à nouvel ordre », a déclaré la ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, dans le communiqué. Cette décision intervient en réaction à la fermeture de l’espace aérien algérien aux avions maliens, communiquée plus tôt dans la journée par le ministère algérien de la Défense annoncée par voie de presse. La ministre qui dit avoir appris la mesure algérienne « par voie de presse, aoute savoir compter « sur la bonne compréhension de tous », appelant « à l’adhésion des populations et des partenaires » à cette décision. OS/MD (AMAP)
Destruction d’un drone des Forces armées maliennes : Le ministre des Affaires étrangères a protesté vivement devant l’ambassadeur d’Algérie au Mali
Bamako, 07 avr (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop, a protesté vivement, lundi, contre la destruction d’un drone des Forces armées maliennes par l’Algérie et dénoncé une collusion avec les groupes terroristes, devant l’ambassadeur d’Algérie, Kamel Retieb, convoqué au ministère des Affaires étrangères à Bamako « Il est incompréhensible que le gouvernement algérien ait pris la décision extrême de détruire un drone d’un pays voisin, souvent appelé ‘frère’, alors que cet appareil est resté à tout moment dans l’espace aérien malien », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec la télévision nationale. La destruction d’un drone des Forces armées et de sécurité maliennes par un tir algérien, survenu dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, a été qualifié d’ « acte hostile » par le gouvernement malien, dans un communiqué lu, lundi, à la télévision nationale par Le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Brigade Daoud Aly Mohammedine. Au nom des autorités maliennes, le ministre Diop a exprimé une « vive protestation » contre cette agression. Le ministre a déploré « l’attitude belliqueuse de l’Algérie, » soulignant que « là où le peuple malien attendait légitimement de la solidarité, en raison de l’engagement historique du Mali pour l’indépendance du peuple algérien, les autorités actuelles (de l’Algérie) ont choisi la voie de la belligérance ». Il a ajouté que cet acte confirme « une nouvelle fois la collusion entre le régime algérien et les groupes terroristes qui reçoivent asile, protection et soutien de l’Algérie. » Selon le M. Diop, la destruction de ce drone, qui effectuait une mission ordinaire de surveillance du territoire malien, « compromet les efforts de lutte contre le terrorisme dans la région. » « Cette attitude agressive ouvre la voie à l’instabilité et à la violence au Sahel, alors que les États de la Confédération AES sont résolument engagés dans la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes », a-t-il averti. Face à cet incident jugé « d’une extrême gravité », il a réitéré la « ferme condamnation » du Mali, déplorant que cette action ait entravé la neutralisation de terroristes de haut rang. « Cela démontre, hélas, la voie conflictuelle choisie par les autorités algériennes, malgré les mesures de confiance et d’apaisement longtemps privilégiées par le Mali », a-t-il regretté. En conclusion, Abdoulaye Diop a réaffirmé la détermination du gouvernement de la Transition à intensifier la lutte contre le terrorisme et l’insécurité. « Pour la paix et la sécurité au Mali et dans l’espace AES, nous poursuivrons sans relâche notre engagement », a-t-il assuré. OS/MD (AMAP)
Ouélessébougou : le prix du kilogramme de viande est désormais fixé à 2 500 Fcfa
Ouélessébougou, 07 avril (AMAP) Le préfet de Ouélessébougou, Moussa Sagara, et le Syndicat local des bouchers ont tenu une importante réunion, ce lundi 7 avril 2025, à la préfecture, qui a décidé de fixer, de commun accord, le prix du kilogramme de la viande à 2 500 Fcfa. La rencontre, qui a considéré ce prix de la viande sur les marchés comme « convenable », tenant en compte lde a situation actuelle des populations, a également vu la participation de plusieurs personnes, dont le représentant du chef de village et du maire, la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), le président de la jeunesse et les acteurs du commerce. Au cours des échanges, le chef de l’exécutif local, a tout d’abord remercié les bouchers pour la qualité des viandes distribuées sur les marchés locaux, lors de la fête de l’Eïd El Fitr. Selon son constat, expliquant les raisons de cette hausse légère du prix de la viande, il a évoqué quelques difficultés, notamment l’augmentation du prix des animaux et de l’aliment bétail. Sagara a aussi invité ses interlocuteurs « au respect strict du nouveau prix », en mettant un accent particulier sur la vente d’une bonne qualité de viande aux populations. Pour leur part, les représentants des bouchers, ont salué la bonne collaboration avec les autorités, appelant la population à comprendre le contexte dans lequel ils ont sollicité cette augmentation. A la suite, le représentant du chef de village, Daba Samaké, a apprécié la démarche du représentant de l’Etat, plaçant l’intérêt « de la population au cœur de (ses) préoccupations. » S’adressant aux vendeurs de viande, M. Samaké, a loué leur patriotisme pour avoir stabilisé le prix, durant le ramadan passé, tout en les invitant « au respect du nouveau prix convenu. » Pour conclure, il a assuré de l’adhésion de la chefferie aux résultats de cette rencontre. AC/MD (AMAP)
Enseignement supérieur : Le CEN-SNESUP maintient son mot d’ordre de grève de 144 heures
Bamako, 7 avr (AMAP) Le Comité exécutif national du Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (CEN-SNESUP), à travers un communiqué rendu public, samedi 5 avril, a annoncé le maintien de sa grève de 144 heures, prévue du lundi 7 au samedi 12 avril prochain, conformément à son préavis déposé le 20 mars dernier. Dans ce préavis, le CEN-SNESUP exige « le paiement immédiat des arriérés d’heures supplémentaires et des tâches liées aux examens, en particulier pour les enseignants non permanents, qui jouent un rôle essentiel dans les activités pédagogiques et de recherche au sein des Institutions d’enseignement supérieur (IES). » En outre, le CEN-SNESUP déplore l’absence de toute tentative de conciliation de la part du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, malgré les opportunités données au gouvernement pour trouver une solution. Dans la même veine, il regrette la non mise en place d’une commission de dialogue. Le syndicat juge, également, « insuffisants les paiements symboliques faits jusqu’ici, sans calendrier précis », estimant qu’ils « créent une injustice entre les différentes IES et participent au désengagement croissant du personnel non permanent. » En conséquence, le CEN-SNESUP « appelle l’ensemble de ses militants à observer strictement ce mot d’ordre de grève, qui sera automatiquement renouvelable jusqu’à la satisfaction des revendications. » MS/MD (AMAP)

