Maroc : une zone montagneuse suspectée d’être l’arrière base logistique d’une cellule terroriste liée à Daech (Enquête)
Rabat, 20fév (AMAP) Une zone montagneuse au Maroc est suspectée d’être utilisée comme l’arrière base de soutien logistique en armes et munitions destinées aux membres d’une cellule terroriste liée à l’organisation Daech, dans la région du Sahel, pour l’exécution de ses plans terroristes, rapporte, jeudi, Maghreb Arab Presse (MAP). Des recherches et investigations du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), dans le cadre de l’enquête en cours sur le démantèlement de cette cellule terroriste ont permis de recueillir des informations de terrain étayées par des données techniques, indique MAP. « L’expertise technique et la géolocalisation par satellite, effectuées à l’aide des coordonnées et des données géographiques saisies dans le cadre de l’enquête, ont permis de localiser la zone suspectée dans la province d’Errachidia, plus précisément sur la rive Est de Oued Guir à « Tal Mzil », dans la commune et Caïdat de Oued El Naam, dans la région de Boudenib, à la frontière Est du Royaume », indique un communiqué du Pôle DGSN-DGST cité par MAP. Les constatations sur le terrain et les opérations de ratissage géographique ont démontré que la zone suspecte se situe au pied d’une colline rocheuse, avec des accès difficiles non asphaltés, ce qui a nécessité la mobilisation et le déploiement d’équipements logistiques pour faciliter l’accès au site de l’intervention et effectuer les procédures d’inspection et les recherches préliminaires nécessaires. Les opérations de fouille et de ratissage, qui ont duré plus de trois heures, ont permis la découverte d’une cargaison d’armes et de munitions enfouies dans un lieu reculé au pied de la colline rocheuse, emballées dans des sacs en plastique et des journaux en papier édités au Mali, dont des hebdomadaires publiés le 27 janvier 2025. Les armes saisies dans le cadre de cette opération consistent en un Kalachnikov avec deux chargeurs de munitions, deux fusils, dix pistolets de différents calibres et une grande quantité de cartouches et de balles de différents calibres. Les armes et munitions saisies ont été mises sous scellé et inventoriées de manière détaillée en vue de les soumettre au Laboratoire national de la police scientifique pour les expertises balistiques et techniques nécessaires. Les investigations menées à ce stade de l’enquête montrent que les armes et le matériel saisis ont été fournis et envoyés par un dirigeant de l’organisation Daech au Sahel, responsable des relations extérieures, à travers des circuits et des canaux de trafic illégaux. Après avoir sécurisé le trafic des armes et munitions et assuré leur dissimulation dans cette arrière base de soutien logistique, le dirigeant de Daech a envoyé les coordonnées géographiques du lieu à l’équipe des « coordinateurs » au sein de la cellule terroriste démantelée mercredi, pour qu’ils s’y déplacent afin de les récupérer et commencer à les utiliser dans l’exécution de leurs projets terroristes. Parallèlement à ces opérations de terrain, les recherches et investigations qu’opère le BCIJ se poursuivent, sous la supervision du parquet compétent, pour révéler toutes les ramifications de cette cellule terroriste et identifier tous ses liens avec la branche africaine de l’organisation Daech au Sahel. MD (AMAP)
Rabat : Les défis de l’Afrique nécessitent une volonté politique partagée, selon le président de la Chambre des représentants du Royaume du Maroc
Rabat, 20 fév (MAP) Les défis et enjeux auxquels est confronté le continent africain nécessitent d’activer la volonté politique partagée de ses pays et de transformer les aspirations en politiques, projets et réalisations, a souligné, jeudi à Rabat, le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, rapporte Maghreb Arab Presse (MAP).. « L’incertitude qui règne dans l’ordre international, la propagation des égos nationalistes et des axes dans le monde et les aspirations de nos peuples à jouir de nos droits légitimes, en tant qu’Africains, à vivre dans la prospérité, requièrent que nous prenions notre destin en main afin de pouvoir dépasser les problématiques et les défis dont vous connaissez tous l’acuité », a affirmé M. Talbi Alami à l’ouverture du 2ème forum des Présidents des Commissions des Affaires étrangères des parlements africains. « En effet, l’extrémisme et le terrorisme se nourrissent des contextes de pauvreté, tandis que le séparatisme menace de fractionner les États. S’en accommoder constitue un danger pour le monde entier », a-t-il ajouté. Il a également fait observer que la force de l’État national africain est une nécessité historique, tout comme les partenariats avec les autres forces mondiales requièrent des positions unifiées, des économies fortes et l’ancrage et la consolidation des partenariats sud-sud dans le respect de la logique de gagnant-gagnant. « Il est toutefois regrettable qu’à toutes nos rencontres, nous sommes toujours amenés à débattre les mêmes défis et les crises auxquels notre continent est confronté et qui persistent depuis plusieurs années, malgré les réalisations accomplies dans différents domaines, particulièrement au niveau institutionnel et économique avec les espoirs que cela suscite pour une renaissance africaine réalisable pourvu que nous soyons capables de nous unir et de dépasser les obstacles qui nous obstruent », a-t-il, en revanche, relevé. M. Talbi Alami a, à cet égard, indiqué que les motifs de cet espoir sont le taux de croissance attendu de 4,3% dans le continent en 2025 et de plus de 5% dans 24 États africains et ce, « malgré les circonstances objectives et le contexte international inadapté ». Et de faire remarquer que « les résultats réalisés au niveau économique en Afrique et au niveau de la construction institutionnelle ne doivent pas occulter les défis énormes auxquels notre continent est confronté, ni les indicateurs économiques et environnementaux inquiétants qui sous-tendent une situation défavorable à la réalisation du décollage économique espéré et la cohésion sociale nécessaire à la stabilité’’. Dans ce sillage, il a souligné qu’au premier rang de ces défis, on trouve la multiplicité des conflits, notamment les conflits internes dans certains pays du continent. « En effet après que notre continent a réussi à dépasser le coût politique et stratégique de la guerre froide qui, du reste, n’était pas une guerre africaine, et à accomplir nombre de transitions politiques combinées à une construction institutionnelle prometteuse, les conflits menaçant la situation dans certains pays africains ont refait surface dans certains cas », a-t-il poursuivi. Ce défi, d’après M. Talbi Alami, « alimente et est, en même temps, alimenté parfois par les propensions du séparatisme et des tentatives de mettre en péril l’unité territoriale et l’intégrité des États », notant que « ces deux défis, malheureusement, convergent quelques fois et s’allient d’autres fois avec les phénomènes du terrorisme haineux et de l’extrémisme violent, compromettant la stabilité dans plusieurs régions ». Et de préciser que « le terrorisme et l’extrémisme violent ne portent pas atteinte seulement aux personnes, sèment la terreur et poussent les populations à l’exode, mais ils visent également à mettre en danger la stabilité, répandre le chaos, généraliser la situation de non-Etat et l’étendre au-delà de son contexte géographique et s’emparer des potentialités naturelles des nations ». Sur le plan économique, M. Talbi Alami a souligné que le continent africain rencontre les défis découlant des déséquilibres pour lesquels le continent paie un lourd tribut tels que la sécheresse, la désertification, l’érosion des sols et les inondations au moment où l’Afrique peine à tirer profit des fruits de l’industrialisation et de l’accumulation historique subséquente. « De ces défis naissent d’autres tels que la pauvreté, la malnutrition, la dépendance alimentaire, les migrations, l’exode et le déplacement massif des populations, mais aussi, et plus grave encore, des sentiments de frustrations et de désespoir qui ne permettent pas d’établir la confiance dans les institutions nationales que les élites africaines peinent à ancrer’’, a-t-il expliqué. Ceci, a-t-il dit, « ne doit en aucun cas occulter les signes de réussite et les édifications institutionnelles à l’échelle régionale et continentale ainsi que le succès de plusieurs pays africains à réaliser des transitions démocratiques véritables, en toute indépendance, de façon autonome et en comptant sur la participation et la mobilisation de leurs citoyens ». Abordant les atouts et les potentialités dont regorge l’Afrique, le président de la Chambre des représentants a souligné que notre continent « vit à l’heure de nombreuses dynamiques, aussi bien politiques qu’économiques, et qui comprennent le rôle grandissant du continent africain en tant que cadre d’action africaine conjointe et zone de libre-échange continentale africaine et les groupements économiques régionaux africains, qui constituent aussi un cadre de coopération et d’échanges économiques, à l’exception malheureusement d’un groupement nord-africain ». D’autres initiatives prometteuses et stratégiques sont proposées, y compris le processus des États africains atlantiques et celle visant à permettre aux pays du Sahel africain d’avoir accès à l’Océan atlantique, lancées par le Roi Mohammed VI, et qui viennent en fait compléter le projet de gazoduc Nigeria-Maroc, à travers 13 pays africains, a-t-il conclu. MD (AMAP)
Bourse nationale aux céréales : Les achats institutionnels en ligne de mire
Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 20 fév (AMAP) La 19ème édition de la Bourse nationale aux céréales se tient depuis jeudi jusqu’au 22 février au Centre Gabriel Cissé de Ségou (Centre) sous le thème « Les achats institutionnels facteurs d’amélioration de revenus des producteurs ». La Bourse des céréales vise à contribuer à la promotion et la valorisation des céréales produites localement. Il s’agit de concrétiser les options politiques, relatives au développement du secteur agricole, par la mise en place de cadres de partenariat et de promotion commerciale entre les agro-industriels d’une part et les opérateurs céréaliers d’autre part. Cette année la Bourse nationale aux céréales enregistre plus de 600 participants qui exposent les produits dans 42 stands. Il est attendu des offres de ventes assez importantes de mil, sorgho, maïs et riz malgré les difficultés enregistrées au cours de la campagne passée a précisé le Président de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla. Il a, par ailleurs, indiqué que de la première édition, en 2006, à présente, la Bourse nationale aux céréales ne cesse d’enregistrer des succès à travers la mobilisation des participants, l’augmentation du volume des produits présentés, le nombre de contrats signés et les chiffres d’affaires réalisés. Il a précisé que le nombre de contrats signés de 2006 à 2024, s’élève à 674 avec un chiffre d’affaires réalisés de 25 297 310 919 de Fcfa. Prenant la parole. le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, qui a coprésidé l’ouverture avec le ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire, Redwaoune Ag Mohamed Ali, a souligné l’importance de la bourse nationale aux céréales. Selon lui, elle « contribue substantiellement et de manière positive au renforcement des systèmes d’information sur les marchés agricoles, à l’amélioration du revenu des exploitants agricoles, au partage d’expériences entre les professionnels du secteur agricole et à la structuration des Organisations interprofessionnelles agricoles. » Et de dire que la bourse cadre parfaitement avec les aspirations des autorités, nationales relatives à la dynamisation du marché national, la fluidification des échanges et l’intégration sous-régionale des marchés agro-alimentaires. Si la précédente édition s’est traduite par la signature de 261 contrats, pour un montant de plus d’un milliard 70 millions de Fcfa, le ministre de l’Agriculture a indiqué que cette performance remarquable contraste avec un certain nombre de contraintes, d’ordre technique organisationnel et, notamment, le non-respect des procédures d’achat institutionnel de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) par certaines organisations professionnelles agricoles, le faible niveau de vulgarisation des achats contractualisés et l’insuffisance d’infrastructures de stockage et de conservation des produits Agricoles. Pour aplanir ces contraintes et parvenir à de bien meilleurs résultats à l’avenir, Daniel Siméon Kelema a souligné la nécessité de développer des synergies d’actions et renforcer la communication entre l’ensemble des acteurs concernés. Il a encouragé les exploitants Agricoles, les transformateurs et les consommateurs à participer pleinement à cet événement et surtout à profiter de nombreux avantages qu’il offre. Le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire avait réitéré l’année dernière son engagement en faveur des achats institutionnels. Il s’est réjoui d’annoncer cette année que, malgré les contraintes institutionnelles, un premier contrat de 3 500 tonnes de riz a été conclu avec l’interprofession riz pour un montant de plus d’un milliard de Fcfa. Il a affiché l’ambition d’aller plus loin l’année prochaine. Soulignant que son département travaille déjà avec les acteurs concernés pour lever l’ensemble des contraintes institutionnelles. ADS/MD (AMAP)
L’Afrique, pierre angulaire de la politique étrangère du Maroc, déclare Nasser Bourita (ministre des AE)
Rabat, 20 fév (AMAP) Le Maroc a fait du continent africain une pierre angulaire de sa politique étrangère, a affirmé, jeudi à Rabat, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, rapporte Maghreb Arab Presse (MAP). Intervenant à l’ouverture du 2e Forum des présidents des Commissions des Affaires étrangères des parlements africains, organisé sous le thème « Vers la mise en place de fondements durables pour la stabilité et la sécurité en Afrique », M. Bourita, cité par la MAP, a souligné que le Maroc est profondément convaincu d’une vision globale fondée sur la promotion de la paix, de la sécurité et du développement, le respect de l’intégrité territoriale des pays et des principes de bon voisinage, la non-ingérence dans leurs affaires internes et sur l’appel à ne pas abriter des groupes terroristes et séparatistes menaçant la stabilité de l’Afrique. Et d’ajouter que le Royaume du Maroc a toujours fait part de sa ferme conviction de la corrélation entre les éléments du nexus sécurité, paix et développement, et que l’approche purement sécuritaire, bien qu’elle soit obligatoire, est insuffisante à elle seule pour faire face aux défis complexes du continent, d’où la nécessité d’une vision globale intégrant les dimensions sociale et économique afin de garantir une paix et une prospérité durables. Cette ferme conviction du Maroc illustre « l’optimisme africain » caractérisant l’engagement africain global du Royaume, a-t-il précisé, soulignant que le Roi Mohammed VI croit profondément en l’Afrique. A cet égard, M. Bourita a souligné que le Maroc, qui fait confiance au potentiel de l’Afrique, y voit des opportunités « là où d’autres ne perçoivent que des problèmes », ajoutant que le Royaume chérifien « privilégie les solutions durables, même si elles sont difficiles et longues à mettre en œuvre ». « L’engagement du Maroc envers l’Afrique est un engagement pour le bien-être du continent et non pas de simples slogans creux », a-t-il poursuivi. « Dans ses discours, le Souverain insiste constamment sur l’audace, l’esprit d’initiative et le sens élevé de responsabilité », a relevé le ministre, affirmant que relever les défis internes et externes est tributaire « de notre capacité à conjuguer esprit d’initiative et flexibilité. » Il a cité, à cet effet, plusieurs exemples d’initiatives lancées par le Maroc à l’égard du continent africain, expliquant qu’en réponse au défi de l’aide au développement, le Roi Mohammed VI a décidé, en 2000, l’annulation de la dette des pays africains les moins avancés et la suppression totale des droits de douane sur leurs produits. M. ourita a rappelé également la tenue en 2016, sur initiative du Souverain, du Sommet Africain de l’Action et la création de trois commissions dédiées au climat, ainsi que l’Initiative « Triple A » visant à faire face au défi de la sécurité alimentaire, devenue aujourd’hui une référence en la matière. Afin de relever le défi du développement global, le ministre a mis en avant l’importance de l’Initiative Atlantique visant à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’Océan Atlantique, évoquant aussi l’initiative royale visant à faire face au défi de la sécurité énergétique, à travers le lancement par le Roi du Maroc et le président nigérian du projet du gazoduc Nigeria-Maroc. Il a mis en évidence l’un des principaux fondements de la politique africaine du Maroc, plaçant l’être humain au cœur de l’action africaine, affirmant que les visites royales effectuées par le Souverain dans divers pays du continent ont été une occasion de se rapprocher des populations, des dirigeants et des élites politiques, économiques, intellectuelles et culturelles, ainsi que de la réalité concrète de ces pays, des aspirations de leur jeunesse et des attentes de leurs divers acteurs. M. Bourita a relevé l’importance capitale accordée par le Maroc à la dimension humanitaire dans sa coopération avec les pays africains frères, assurant qu’il s’agit d’une coopération qui donne constamment la priorité à l’exécution de projets tangibles bénéfiques aux populations, notamment dans les secteurs de l’enseignement, de la santé, du développement et de l’habitat. Selon lui, l’engagement africain du Royaume est une illustration de sa forte appartenance au continent, du fait que la politique africaine du Maroc n’est pas une simple politique de voisinage. « L’Afrique n’est pas uniquement un voisinage du Royaume, mais plutôt une terre d’identité et d’appartenance géographique et historique », a-t-il dit. « En plaçant l’Afrique au cœur de la vision de sa politique étrangère, le Maroc se trouve ainsi dans sa position naturelle », a noté M. Bourita, ajoutant que tout ce qui concerne l’Afrique touche directement le Maroc. « Notre stabilité est directement liée à celle de notre continent et notre développement dépend de celui de l’Afrique », a-t-il affirmé. MD (AMAP)
Le 2ème Forum des présidents des Commissions des Affaires étrangères des parlements africains ouvre ses travaux à Rabat, au Maroc
Rabat, 20 fév (AMAP) Le deuxième Forum des présidents des Commissions des Affaires étrangères des parlements africains, avec la participation d’une quarantaine de pays africains, s’est ouverte, jeudi, à la Chambre des représentants, sous le thème « Vers la mise en place de fondements durables pour la stabilité et la sécurité en Afrique », rapporte Maghreb Arab Presse . « Organisée par la Chambre des représentants, cette édition, qui s’inscrit dans le cadre de la coopération et de la coordination des efforts des parlements africains afin de relever les défis auxquels le continent est confronté, reflète la volonté du Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, de renforcer la coopération et la solidarité à l’échelle africaine’, indique la même source. Le Forum sera l’occasion pour les participants de renforcer la coordination, le dialogue et la concertation entre les commissions des Affaires étrangères des parlements africains, sur les questions de la paix et de la sécurité, à travers deux axes principaux. Le premier axe porte sur « Médiation et coexistence : Construire une Afrique résiliente aux conflits », tandis que le second traite « L’Intégration économique et corridors de développement : une réponse aux défis de la paix en Afrique ». La Chambre des représentants a abrité, en juillet 2023, la première réunion des présidents des Commissions des Affaires étrangères des parlements africains sous le thème : « La coopération parlementaire africaine dans le contexte des défis actuels », sanctionnée par une Déclaration finale. Dans cette Déclaration, les participants ont souligné l’unité et l’intégration du continent africain et leur engagement en faveur de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États africains, ainsi que de la promotion de la coopération parlementaire africaine afin de promouvoir le développement durable et de relever les multiples défis mondiaux. MD (AMAP)
Théâtre : Mystère entre la Femme et l’Homme, une création artistique à découvrir lors de la rentrée littéraire 2025
Bamako, 20 fév (AMAP) Le danseur interprète malien Antoine Rolland Rached sera au rendez-vous de la 17ème édition de la rentrée littéraire dédiée à la jeunesse avec sa création « Mystère entre la Femme et l’Homme », créée vers fin 2023. « Mystère entre la Femme et l’Homme » est une pièce où le danseur Antoine Rolland Rached (porteur du projet) et la danseuse Elène Coulibaly décrivent les pratiques du mariage traditionnel. Ainsi que le lien entre mari et épouse, à travers leurs actions, difficultés, leurs passages des moments d’incompréhensions à la compréhension. Une véritable création artistique qui invite les spectateurs à la (ré)découverte des réalités du mariage en Afrique. Très heureux d’être mis à l’honneur dans cette 17ème édition de la rentrée littéraire au Mali, Antoine Rached que nous avons approché, accueille cet évènement comme « une opportunité précieuse qui permet de mettre en lumière ses talents et de partager sa vision artistique avec un public engagé. » Toute chose, selon lui, qui contribue à la richesse culturelle du Mali. « Pour un jeune artiste, ajoute-t-il, c’est aussi une occasion de se connecter à d’autres acteurs et de s’inscrire dans un mouvement collectif visant à faire avancer la scène artistique ; un moment de partage d’idées et de découvertes pour tous les participants. » Le public de la rentrée littéraire 2025 est invité à venir voir et comprendre à quel point la danse est plus qu’un moyen de divertissement. C’est un métier qui fait vivre et revivre chaque esprit à travers sa pratique, sa révélation, son éveil de conscience, sa mission de transmission de message sans pour autant offenser ou vexer. OS/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 19 février 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 19 février 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Paierie générale du Trésor. La Paierie générale du Trésor a été créée par l’Ordonnance n°02-032/P-RM du 04 mars 2002 avec pour mission l’exécution des dépenses ordonnancées et sans ordonnancement préalable de l’ordonnateur principal, des ordonnateurs secondaires ministériels du budget national, l’exécution des recettes et des dépenses des comptes spéciaux, la centralisation et l’intégration des opérations des postes comptables des Missions diplomatiques et Postes consulaires du Mali. Son organisation, les modalités de son fonctionnement et son cadre organique sont fixés respectivement par le Décret n°02-130/P-RM du 15 mars 2002 et le Décret n°02-236/P-RM du 10 mai 2002. Après plusieurs années d’application, ces textes ont révélé des insuffisances liées, notamment à l’évolution de l’environnement de l’administration publique et à la non prise en compte des innovations introduites par les normes communautaires et internationales en matière de comptabilité publique. Par ailleurs, l’étude diagnostique réalisée par le Ministère de l’Economie et des Finances courant 2022 a recommandé la réorganisation de la Paierie générale du Trésor par la création des Paieries spécialisées du Trésor auxquelles une partie de ses missions sera confiée en vue d’une déconcentration progressive de la fonction comptable et de son désengorgement. Les projets de texte, adoptés, créent sous forme de service rattaché à la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique la Paierie générale du Trésor avec pour mission d’exécuter les dépenses, au titre du budget de l’Etat, des budgets annexes et des comptes spéciaux du Trésor, des départements ministériels ou de tout autre démembrement de l’Etat, à l’exception de ceux dont l’exécution des dépenses est confiée à d’autres postes comptables supérieurs. L’adoption de ces textes permet également de prendre en compte les innovations apportées dans la gestion des finances publiques, suite aux réformes communautaires et internationales et les changements induits par l’érection de la Direction nationale du Trésor et de la Comptabilité publique en Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Recette générale des Finances. La Recette générale du District a été créée par l’Ordonnance n°02-033/P-RM du 04 mars 2002 avec pour mission l’exécution du budget régional du District de Bamako, des dépenses du budget national sur crédits délégués au District et des recettes du budget national. Son organisation, les modalités de son fonctionnement et son cadre organique sont fixés respectivement par le Décret n°02-129/P-RM du 15 mars 2002 et le Décret n°02-235/P-RM du 10 mai 2002. L’application de ces textes a révélé des insuffisances liées, notamment : – à l’engorgement de la Recette générale du District ; – à la surcharge de travail et le au cumul des fonctions du Receveur général du District qui est à la fois comptable assignataire du budget régional du District et de toutes les recettes du budget de l’Etat ; – à la non prise en compte de certaines innovations introduites dans la gestion des finances publiques. Pour faire face à ces insuffisances, l’étude diagnostique réalisée par le Ministère de l’Economie et des Finances en 2022, a recommandé la réorganisation de la Recette générale du District en deux entités distinctes dont une Recette générale des Finances dédiée uniquement à la gestion des recettes du budget général de l’Etat recouvrées par les administrations financières et les régies de recettes auprès des départements ministériels et une Trésorerie du District de Bamako investie de la mission d’exécution des dépenses des services régionaux et subrégionaux du District de Bamako. Les projets de texte, adoptés, créent sous forme de service rattaché à la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique la Recette générale des Finances avec pour mission d’exécuter les recettes du budget général de l’Etat dont elle est assignataire. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE – Chef de Cabinet : Madame Azahara WALLET INALBARAKA HAIDARA, Gestionnaire des Ressources humaines. – Chargés de mission : Monsieur Oufène AG BA ALY, Spécialiste de l’Information et de la Communication ; Monsieur Sékou Allaye BOLLY, Economiste ; Madame Fatma BINT ALI, Ingénieur en Télécommunications ; Madame Fadimata Walet MOHAMED, Technicien supérieur de la Santé ; Monsieur Nouhoum HAIDARA, Spécialiste en Marketing-Communication-Management. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Secrétaire général du Conseil malien des chargeurs : Monsieur Fousseynou SOUMANO, Inspecteur des Finances. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Chef de Cabinet : Monsieur Bourama TOURE, Ingénieur de la Statistique. – Chargés de mission : Monsieur Souahibou DIABY, Gestionnaire ; Monsieur Sékou Amadou N’DOURE, Economiste ; Monsieur Mahamadou Zibo MAIGA, Economiste ; Monsieur Sidiki Loki DIALLO, Economiste. – Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique : Monsieur Siaka SAMAKE, Inspecteur du Trésor. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Directeur général des Eaux et Forêts : Monsieur Amadou DIALLO, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des ministres de la dissolution du Conseil communal de la Commune urbaine de Tombouctou et des Conseils communaux des Communes rurales de Ber et de Gargando, Région de Tombouctou. La dissolution du Conseil communal est prévue par la Loi n°2023-004 du 13
Disparition de Souleymane Cissé : Clap de fin brutal
Bamako, 20 fév (AMAP) Le grand réalisateur malien, Souleymane Cissé, s’est éteint à Bamako, mercredi, dans l’après-midi des suites d’un malaise à l’âge de 84 ans, à seulement 72 heures de l’ouverture de la 29ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), au Burkina Faso, où il devrait présider le jury de la catégorie de long métrage de fiction. Souleymane Cissé, tête couronnée du cinéma malien et africain, venait de présenter dans la matinée au siège de l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique de l’Ouest (UCECAO) les différentes distinctions qu’il avait obtenues en Gambie, au Canada et aux Etats-Unis d’Amérique en 2023 et 2025. Souleymane Cissé est le premier réalisateur à soulever deux fois le grand prix de l’étalon du Yennenga du FESPACO et le premier Africain à monter sur le podium du Festival du cinéma de Cannes (France) avec le prix spécial du jury en 1987. Entre autres récompenses d’importance internationale, il a reçu, en 2011, le Grand Prix Hommage au 7è Festival international du film Black de Montréal. Ce prix lui était décerné. pour l’ensemble de son Œuvre, pour sa contribution exceptionnelle à l’industrie du cinéma en général et au secteur du cinéma indépendant et africain en particulier. Ce prix lui a été remis par le célèbre écrivain Dany Laferrière, qui a estimé à cette occasion que « Souleymane Cissé est un des témoins les plus raffinés et sensibles venant d’Afrique. Son esprit universel illumine notre époque. Et sa discrétion l’honore. » Ses films, Baara (Le Travail), et Finyé (Le Vent), tous deux récompensés par l’étalon de Yenenga au FESPACO seront mieux accueillis. Mais c’est Yeelen (La Lumière), Prix du Jury à Cannes en 1987, qui l’a révélé, enfin, au grand public et qui est étudié au Baccalauréat français 2011-2013 par la section cinéma et audiovisuel. Souleymane Cissé a été membre de plusieurs jurys dont celui de la sélection officielle du Festival de Cannes en 1983 et celui de la Cinéfondation du Festival de Cannes en 2006. Son film, Min Yè…, en 2009, a été présenté en sélection officielle au 62è Festival de Cannes en 2009. Le travail de Souleymane Cissé lui a permis d’être élevé au rang de Commandeur de l’Ordre National du Mali ; Officier de l’Ordre du Burkina Faso et Commandeur des Arts et des Lettres de France. Quand le réalisateur américain Martin Scorsese a découvert Yeelen, il le décrit comme l’une des plus belles expériences cinématographiques de sa vie. « Je n’avais pas réalisé qu’un si beau cinéma se faisait en Afrique. Notre culture devient plus riche en voyant ces films », a-t-il ajouté. Le 17 mai 2023, à Cannes lors de l’ouverture de la Quinzaine des cinéastes au cours du Festival de cinéma de cette ville française, que Souleymane Cissé avait reçu la Carrosse d’or, cette distinction de ses pairs cinéastes pour l’ensemble de ses œuvres cinématographiques. Il devient ainsi le 2è africain à être élevé à un tel niveau de reconnaissance après le sénégalais Sembène Ousmane. Il fait partie des rares cinéastes, titulaire de l’étalon du Yennenga a avoir son statut grandeur nature sur le « Boulevard du cinéma » en plein cœur de la capital burkinabé. Né le 21 avril 1940 à Bamako, Souleymane Cissé a fréquenté l’école fondamentale de Bozola, puis le lycée de Bamako. En 1964, il s’envola pour Moscou (ex-URSS) et l’Institut des hautes études supérieures de la cinématographie de Moscou (VGIK). Il est revenu au Mali en 1969 avec son diplôme de réalisateur en poche. Le Service ciné-matographique du ministère de l’Information du Mali (SCINFOMA) l’a récupéré comme cameraman-reporter. En l’absence d’une télévision nationale, le SCINFOMA filmait toute l’actualité officielle des autorités et faisait le tour du Mali pour des projections publiques. Ses films ont inspiré le monde entier par leur dimension internationale, il a donné ses lettres d’or au cinéma malien et africain. Le cinéaste nous a raconté récemment ceci : « Ma vie, c’est le cinéma, mon père est né en 1894, année de la création du cinéma, ma mère est née en 1900, année du cinéma moderne et moi-même je suis né en 1946, année de l’arrivée du cinéma en Afrique». Il a expliqué avoir compris dès sa tendre enfance que tout ce qu’il pouvait apporter à l’œuvre de construction nationale devait se faire à travers le 7è art. YD/MD (AMAP)
Ségou : Le nouveau gouverneur Soulaïmane Traoré rencontre les chefs de service et la Société civile
Ségou, 19 fév (AMAP) Le nouveau gouverneur de la Région de Ségou (Centre), le Commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, a reçu ce mercredi les chefs de service et les représentants des organisations de la Société civile, dans le cadre de ses prises de contact. En présence des membres de son cabinet, du préfet du Cercle de Ségou, Daouda Diarra, du premier vice-président du Conseil régional de Ségou, Yaya Bamba, du maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, le gouverneur a promis « de s’investir totalement dans (sa) mission, comme il l’a fait comme directeur général de la Police nationale du Mali. » Le Commissaire général de brigade de police a fait noter que la sécurité et l’ordre public seront au cœur de ses actions. Il a dit compter sur l’accompagnement des forces de sécurité, l’armée, la garde, la police, les douanes ainsi que la protection civile. Il a également invité les chefs de service à faire preuve d’un engagement, résolu au service des habitants de Ségou. Selon le gouverneur, une nouvelle page de l’histoire de Ségou s’ouvre. Et il lui revient, à lui et à la population de la ville « de l’écrire ensemble pour les générations actuelles et futures. » Il a annoncé une prochaine rencontre avec les différents responsables communaux et les chefs religieux « pour évaluer ensemble l’état de la situation, recevoir leurs recommandations et suggestions et établir ensemble, en confiance et en toute transparence une méthode de travail qui leur permettra d’être réactifs et efficaces, et dans le meilleur des cas, d’anticiper toute situation potentiellement conflictuelle. » Pour cela fait, il dit compter « sur la mobilisation de toutes les forces vives pour réussir. » « Il s’agit d’une œuvre et d’une action collective où chacun doit d’apporter sa pierre à la construction de l’édifice. Il nous faut, en effet, dans nos sociétés actuelles, développer un esprit de solidarité et de fraternité afin de surmonter les difficultés inhérentes au 21ème siècle » a-t-il-dit. Au cours de la rencontre, les différents intervenants ont assuré de leur accompagnement « à écrire cette nouvelle page de l’histoire de Ségou. » Au nom du Conseil communal, le maire Nouhoun Diarra a réitéré l’accompagnement de toute la population pour la réussite de la mission assignée au gouverneur. ADS/MD (AMAP)
Œuvres sociales : le président de la Transition au chevet des victimes de l’incendie du marché de Kati
Kati, 19 fév (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta, a répondu à l’appel de détresse des victimes de l’incendie du Marché de Kati, en remettant, mercredi, 150 sacs de riz, autant de mil, de sucre et de bidons d’huile de 20 litres aux autorités locales pour les sinistrés. C’est le conseiller spécial chargé des Œuvres sociales du président, Aguibou Dembélé qui a procédé à la remise de ce don aux victimes recensées au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée à la préfecture de Kati, en présence des autorités administratives, politiques et coutumières et des représentants du bureau en charge de la gestion du marché. Les bénéficiaires, la plupart en larmes, ont exprimé toute leur gratitude au préfet de Kati et aux autorités nationales pour leur accompagnement depuis le jour de l’incendie. « Les mots nous manquent pour exprimer notre sentiment aux autorités de Kati et au président Assimi Goïta. Ils viennent de nous soulager. Que Dieu les soulage et les récompense », a dit le porte-parole des bénéficiaires la main posée sur un sac de vivres. « Moi, j’ai perdu tout dans cet incendie : mes marchandises et une somme de 1 500 000 Fcfa qui était dans mon kiosque. Je suis tombée maladie mais grâce au soutien des autorités et de bonnes volontés, je suis parvenue à digérer la situation. Et si le président de la Transition décide de nous aider, aussi, vraiment, je suis très heureuse et comblée « , a déclaré Mme Fanta Diarra, commerçante de pâte d’arachide. Cet incendie, dont la cause reste, pour l’instant, inconnue, s’est produit dans la nuit du vendredi 7 février, aux environs de 2 heures du matin, Il n’a pas causé de perte en vie humaine mais a fait d’énormes dégâts matériels. Auparavant, le conseiller spécial du président chargé des Œuvres sociales et sa délégation ont remis une quantité de kits alimentaires aux veuves des militaires et paramilitaires, victimes de guerre à l’approche du mois de Ramadan. Au total 150 de ces familles ont bénéficié de ce don. Chaque famille a reçu 1 sac de riz de 50 kg, 1 sac de sucre, 1 sac de mil et 1 bidon d’huile de 20 litres. AK/MD (AMAP)

