Région de Kayes : Les populations subissent de plein fouet les effets des inondations
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 17 oct (AMAP) On peut se risquer à affirmer que la pluviométrie de cette année est plus qu’exceptionnelle. Les quantités de pluies reçues ça et là ont affecté les populations qui ont subi de plein fouet les ravages des inondations causées par les torrents et les averses tombés dans le pays. Tous les barrages ont enregistré leur trop plein obligeant leur gestionnaire, dans le but de sécuriser l’ouvrage, à procéder à des lâchers d’eau. Le niveau de l’eau était de 928 mm à 8h le jeudi 10 octobre 2024 à Kayes (Ouest) et les localités environnantes. Le lendemain, elle a atteint la côte d’alerte de 948 mm à midi et 959 à 18h. Le niveau est passé à 1.004 le samedi 12 octobre. Le niveau du Bafing à Manantali (en amont du barrage) était de 208,46 mm le 11 octobre 2024 à 8h. À la même date de l’année dernière, il était estimé à 204,21 mm. La côte normale de la retenue de Manantali est de 208,05 mm et la côte exceptionnelle de 211 mm. La Cité des rails et d’autres localités riveraines du fleuve Sénégal et ses affluents offrent un véritable spectacle de désolation ces temps-ci. Les populations de Kayes et ses environs subissent les conséquences des inondations survenues dans la nuit du jeudi 10 au vendredi 11 octobre 2024 suite aux lâchers d’eau du barrage de Manantali. Ces inondations ont touché 1 244 personnes et 136 ménages dans les Cercles de Diamou, Kayes et Bafoulabé. Selon les constats de la direction régionale du Développement social et de l’économie solidaire que dirige Amadou Bocoum, il n’y a heureusement pas eu de pertes en vie humaine mais, la cité a enregistré plusieurs personnes sans-abris et subi d’énormes dégâts matériels. La situation est très critique à Kayes Légal-Ségou, un quartier qui s’étend jusqu’aux bordures du fleuve Sénégal. Ici, beaucoup de maisons sont bâties sur le flanc de la côte qui sépare le fleuve de la ville. D’autres se trouvent dans des bas-fonds ou dans des mares. Nul doute que ces habitations et leurs occupants sont sur le fil du rasoir à tous les cas de débordement du lit du fleuve ou d’inondation. Les caniveaux qui existent dans ce quartier populaire depuis belle lurette, ne peuvent pas contenir la forte pression de l’eau de ruissellement. Par conséquent, les riverains assistent impuissants à l’envahissement de leurs cours, maisons et rues par les flots. Dans les situations d’inondations, la circulation devient difficile, voire impossible dans ces zones. Certains sinistrés sont obligés de garer leurs engins quelque part afin de se rendre à pied ou par les moyens du bord à leurs habitations inondées. Certaines structures étaient inaccessibles à cause de l’inondation des rues, des cours et bâtiments. C’était le cas à l’Institut de formation professionnelle-tertiaire (IFP-T) et au groupe scolaire de Kayes Légal-Ségou. Par ailleurs, l’accès à la direction régionale des Eaux et Forêts est difficile à cause des flaques d’eau stagnantes qui bloquent une partie de la voie. À côté du groupe scolaire de Kayes Légal-Ségou, des membres d’une famille ont établi leur « grin » devant leur portail. Ils s’exposent ainsi à des risques d’accidents, à cause de l’étroitesse des rues. Lamine Sylla, chauffeur de son état, est le propriétaire d’une maison inondée. Il explique que les eaux provenant du caniveau ont détruit un pan du mur pour pénétrer dans sa concession et ont provoqué l’effondrement de quatre de ses chambres. LA PIROGUE POUR SE DÉPLACER – À la sortie de la ville, précisément sur la route internationale menant vers le Sénégal, beaucoup de concessions ont été affectées par le débordement de l’eau du marigot qui sépare les villages de Kamankolé/Danfagabougou et Diyalla (Commune de Liberté Dembaya). À Kayes N’Di (rive droite du fleuve), Sidya et Soutoucoulé (Commune rurale de Khouloum), certaines maisons, magasins et étals sont construits aux bordures du fleuve, surtout au niveau du pont submersible. À Soutoucoulé aussi, les maisons se dressent sur des côtes, de part et d’autre du marigot et aux abords du fleuve. Ce village de la Commune de Khouloum, tout comme celui de Kegnou (Commune rurale de Hawa Dembaya) sont menacés d’éboulement. Ici, comme dans d’autres parties de la cité des rails, certains habitants ne dorment que d’un œil par crainte de voir leurs maisons inondées à nouveau. « Nous sommes devenus des Bozos. Nous nous déplaçons à l’aide des pirogues. Il y a de l’eau partout », déplorent certains habitants vivant dans des zones frontalières du Sénégal et de la Mauritanie. Les espaces maraîchers qui jalonnent les bordures du lit du fleuve ont été engloutis par les eaux, donnant des soucis aux maraîchers et à d’autres personnes qui y mènent des activités commerciales. Dans la Commune urbaine de Kayes, la montée d’eau du fleuve a contraint certaines personnes à abandonner leurs maisons pour trouver refuge ailleurs. Ici, ce sont les riverains des caniveaux qui ont surtout senti les inondations car, une bonne partie de l’eau du fleuve a transité par ces ouvrages d’assainissement. À la périphérie de Kayes, Sidya (Commune rurale de Khouloum) a enregistré 152 sinistrés et 21 ménages touchés. Toujours dans cette commune, les statistiques font état de 148 personnes et de 20 ménages touchés à Soutoucoulé. Dans le Cercle de Diamou, la situation est très critique à Modikane, village de la Commune rurale de Logo Sabouciré. L’eau provenant du fleuve Sénégal a débordé jusque dans les concessions, touchant 365 personnes réparties entre 36 ménages. Non loin de ce village situé à environ une trentaine de kilomètres de Kayes, se trouve celui de Bankane qui compte 195 personnes et 20 ménages affectés. À Bafoulabé où le Bafing et le Bakoye se retrouvent pour former le fleuve Sénégal, les sinistrés sont estimés à 36 personnes réparties entre 7 ménages dans le quartier Wassoulou de la Commune de Bafoulabé. Cette liste n’est pas exhaustive si l’on sait que certaines localités du Cercle d’Ambidédi (frontière Mali-Sénégal) sont souvent victimes d’inondations. Toutefois, le directeur régional de l’hydraulique de Kayes, Drissa Sidibé,
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 16 octobre 2024
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif au contrôle et à la surveillance des travaux d’aménagement en 2×2 voies de la section Bamako-Koulouba-Kati de la RR9, de la bretelle d’accès au Point G, de 7 km de voiries à Kati et de la section Rond-Point GMS- SAME-Kati. Le marché relatif au contrôle et à la surveillance des travaux d’aménagement en 2×2 voies de la section Bamako-Koulouba-Kati de 11,481 km de la RR9, de la bretelle d’accès au Point G de 1,7 km, de 7 km de voiries à Kati et de la section Rond-Point GMS-SAME-Kati de 9,3 km est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement GTAH/GOPA pour un montant de 1 milliard 810 millions 887 mille francs CFA, toutes taxes comprises et un délai d’exécution de 38 mois. La réalisation desdits travaux conformément aux normes préconisées contribuera à améliorer les conditions de transport des personnes et de leurs biens et à fluidifier le trafic routier entre Bamako et Kati. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des ministres a adopté : un projet de décret portant attribution d’un permis d’exploitation de grande mine d’or à la société LGC EXPLORATION MALI-SARL à Korali-Sud, Cercle de Sadiola, Région de Kayes. Le permis d’exploitation de petite mine attribué à la société LGC EXPLORATION MALI-SARL par Arrêté n°2022-1013/MMEE-SG du 15 avril 2022, a été cédé à la suite de négociations avec le groupe Allied Gold à la SEMOS-SA. Au regard des modifications intervenues dans les paramètres établis par les études de faisabilité et de l’importance des ressources minérales dans le périmètre, l’Etat du Mali, le groupe Allied Gold et SEMOS-SA ont convenu, à travers un protocole d’accord, d’exploiter cette petite mine dans un schéma de grande mine. Cette exploitation se fera dans le cadre d’un traitement par péage conformément aux dispositions du Code minier de 2023. La nouvelle société d’exploitation, à créer à cet effet, sera détenue à 35% par l’Etat du Mali dont 5% réservés aux privés nationaux. Elle contribuera au financement du fonds de développement communautaire à hauteur de 0,75% du chiffre d’affaires trimestriel. Le projet de décret, adopté, attribue le permis d’exploitation de grande mine d’or à la société LGC EXPLORATION MALI SARL à Korali-Sud, Cercle de Sadiola, Région de Kayes pour une durée maximale de 05 ans. La mise en œuvre du projet permettra de créer des emplois au niveau local, de contribuer au développement communautaire et de minimiser l’impact environnemental grâce à une empreinte opérationnelle réduite. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 attribué à la société BARIS TRAVAUX-SARL à Bakolobi, Cercle de Kéniéba, cédé à la société MALICAN EXPLORATION-SARL. Le permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 attribué à la société BARIS TRAVAUX-SARL à Bakolobi a été cédé à la société MALICAN EXPLORATION SARL par Arrêté n°2022-0999/MMEE-SG du 14 avril 2022. Après la cession, les travaux entrepris par la société ont permis de mettre en évidence des zones prometteuses nécessitant leur poursuite et l’extension de la durée du permis de recherche. Le projet de décret, adopté, renouvelle le permis de recherche cédé à la société MALICAN EXPLORATION-SARL pour une durée de 03 ans. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 attribué à la société B2GOLD MALI RESOURCES- SARL à Menankoto-Sud, Cercle de Kéniéba. Par Arrêté n°2021-5932/MMEE-SG du 31 décembre 2021, un permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 a été attribué à la société B2GOLD MALI RESOURCES-SARL à Menankoto-Sud dans le Cercle de Kéniéba. Les travaux entrepris par la société ont permis de mettre en évidence, sur le périmètre, des zones prometteuses nécessitant leur poursuite et l’extension de la durée du permis de recherche. Le projet de décret, adopté, renouvelle le permis de recherche attribué à la société B2GOLD MALI RESOURCES-SARL pour une durée de 03 ans. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – au grade de Général d’Armée à titre exceptionnel : Colonel Assimi GOITA de l’Armée de Terre. – au grade de Général de Corps d’Armée à titre exceptionnel : Colonel Malick DIAW de l’Armée de Terre ; Colonel Sadio CAMARA de la Garde nationale du Mali ; Colonel-major Ismaël WAGUE de l’Armée de l’Air ; Colonel Modibo KONE de la Garde nationale du Mali. – Au grade de Général de Division à titre exceptionnel : Colonel Abdoulaye MAIGA de la Direction Générale de la Gendarmerie nationale. – Au grade de Général de Division : Général de Brigade Daoud Aly MOHAMMEDINE de l’Armée de Terre ; Général de Brigade Abdrahamane BABY de l’Armée de Terre ; Général de Brigade Abdoulaye CISSE de l’Armée de Terre ; Général de Brigade Moussa Moriba TRAORE de la Direction des Transmissions, des Télécommunications et de l’Informatique des Armées ; Général de Brigade Keba SANGARE de l’Armée de Terre. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Chargé de mission : Monsieur Diarra DIAKITE, Journaliste-Réalisateur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Directeur de la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur de l’Education : Souleymane ALIOU, Professeur de l’Enseignement secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION Inspecteurs à l’Inspection des Domaines et des Affaires foncières : Madame Fanta Soumangourou KANTE, Administrateur civil ; Monsieur Kassoum DIAKITE, Professeur de l’Enseignement AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé
Koulouba : Les orientations du président Goïta à deux nouveaux ambassadeurs du Mali
Bamako, 16 oct (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu en audience, mardi, au palais de Koulouba, les nouveaux ambassadeurs du Mali au Rwanda, Mamary Camara, et au Nigeria, Cheick Oumar Coulibaly. Les deux représentants diplomatiques ont reçu les orientations du Chef de l’Etat qui vont dans le sens de la consolidation de nos relations économiques, diplomatiques et géopolitiques avec les pays dans leur juridiction : le Rwanda et le Nigeria. Mais, aussi, en faveur de nos compatriotes qui y sont établis. Les deux représentants diplomatiques du Mali auprès de ces pays se sont dit bien outillés après l’audience qui leur a été accordée par le chef de l’État. L’ambassadeur Mamary Camara a été le premier à être reçu par le chef de l’État. Au terme de la rencontre, il a remercié le président de la Transition pour sa confiance. Il a indiqué que le colonel Assimi Goïta lui a donné des instructions permettant de renforcer et développer davantage les bonnes relations de coopération qui lient notre pays et la République sœur du Rwanda. « Il m’a demandé de prendre soin de nos ressortissants au Rwanda, de travailler dans le cadre de la Confédération des États du Sahel avec les pays frères », a-t-il relevé. Le nouvel ambassadeur Malien au Rwanda a promis de travailler dans les domaines de la sécurité, de la défense et de l’économie tout en initiant des partages d’expériences sur le plan technologique. Le Rwanda étant un pays avancé dans ce domaine. L’ambassadeur du Mali auprès de la République fédérale du Nigeria était lui aussi venu prendre conseils auprès chef de l’État, tout en lui exprimant sa reconnaissance pour la confiance placée en lui. Cheick Oumar Coulibaly s’est dit réconforté et enrichi par les conseils du chef de l’État et par sa lecture des relations internationales, des enjeux sous-régionaux et géopolitiques. Le diplomate a confié que le président de la Transition lui a fait un tableau des attentes du Mali aux plans international et diplomatique. « Il m’a donné des orientations fermes de manière à faire en sorte que le Mali puisse davantage affirmer son narratif par rapport à sa situation, à raffermir les relations de coopération économique avec le Nigéria », a expliqué Cheick Oumar Coulibaly. Le diplomate a, également, fait savoir que le colonel Assimi Goïta s’est montré très attentif à la situation de nos compatriotes établis à l’extérieur. OD/MD (AMAP)
Le Syndicat national de l’information, de l’informatique, de la presse et de l’industrie du livre : Des préoccupations sur le tapis
Bamako, 16 oct (AMAP) Le Syndicat national de l’information, de l’informatique, de la presse et de l’industrie du livre (SNIPIL) a tenu, mardi, au Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM), une conférence de presse afin d’expliquer les difficultés rencontrées par les travailleurs, notamment les contractuels des différentes entreprises dont les syndicats sont regroupés au sein du SNIPIL. Il s’agit de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), l’Agence nationale de communication pour le développement (ANCD), l’Office de radio télévision du Mali (ORTM), la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD-SA), l’Agence des technologies de l’information et de la communication (AGETIC), de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP). Et également les comités syndicaux de la direction des finances et du matériel (DFM) du ministère en charge de la Communication, du CNCM et de Graphique industrie. Le secrétaire général du SNIPIL, Bassaro Haïdara, qui a animée la conférence a expliqué, d’entrée de jeu, les difficultés du secteur. « Le secteur de la presse, de l’informatique et de l’industrie souffrent le martyre », a dénoncé le secrétaire général de l’organisation syndicale. Il a aussi rappelé que depuis quelques années, de nombreux travailleurs contractuels de ces différentes structures sont injustement privés de leurs droits à l’Assurance maladie obligatoire (AMO) alors qu’on effectue un prélèvement à la source sur leurs salaires. Selon lui, ces montants ne sont pas malheureusement reversés à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). De ce fait, les contractuels de ces structures voient leurs droits AMO fermés et ne bénéficient pas non plus des allocations familiales dans ces conditions. Le conférencier a également évoqué d’autres préoccupations des travailleurs liées à la crise énergétique, au retard dans le paiement des salaires dont les répercussions peuvent être ressenties au niveau des banques pour les travailleurs endettés, le manque criard de matériel de travail et de moyens roulants. OS/MD (AMAP)
Sécurité au Mali : La situation reste sous le contrôle de l’Armée (DIRPA)
Bamako, 15 oct (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont fait face à plusieurs attaques en septembre dernier et ont neutralisé 27 terroristes et interpelé une soixantaine d’autres et leurs complices, a déclaré, lundi, le patron de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA), le colonel-major Souleymane Dembélé. Lors de sa traditionnelle conférence de presse mensuelle, le colonel-major a indiqué que « la situation sécuritaire de septembre a été marquée par 13 attaques directes, 9 incidents d’Engins explosifs improvisés (EEl), des embuscades et des exactions sur les populations civiles. » En dépit de ces incidents, « la situation reste sous le contrôle des FAMa qui gardent l’initiative sur le terrain. » Le plus grave de ces évènements malheureux a été la double attaque terroriste du 17 septembre dernier contre l’École de gendarmerie de Faladiè et la partie nord-est de l’aéroport international président Modibo Keita-Sénou. « La riposte vigoureuse des FAMa contre ces attaques a permis de neutraliser 27 terroristes et d’interpeler une soixantaine d’autres et leurs complices », a dit l’officier. Dans son exposé, le directeur de la DIRPA a fait le point de la situation sécuritaire, en fournissant certains détails des opérations exécutées. Il a, aussi, analysé la situation sécuritaire globale avant de faire le résumé des activités du ministère en charge de Défense, dans les états-majors généraux ainsi qu’au niveau de la Force conjointe de la Confédération des États du Sahel. Il ressort de l’analyse de la situation que les Groupes armés terroristes (GAT) entendent mettre à profit la période de l’hivernage marquée par des inondations rendant difficile le déplacement des troupes, surtout avec les engins lourds. Cela, dans le but de renverser la tendance et reprendre l’initiative sur le terrain face aux FAMa, pour étendre leurs zones d’action. À ce sujet, le colonel-major Dembélé a évoqué certaines appréhensions de militaires face à des mouvements de personnes qui ont convergé vers Bamako pour diverses raisons. « Malgré tout, la dextérité et la vive réaction de nos Forces ont permis de vite circonscrire la situation », a assuré l’officier supérieur. Il a, ensuite, déploré «la perte de quelques éléments FAMa lors de ces attaques et de nombreux blessés qui sont tous rétablis aujourd’hui ». Ainsi, du 1er au 30 septembre dernier, les attaques terroristes contre les populations civiles et l’armés ont concerné les localités, entre autres, de Cinzana-gare, Léré, Matomo, Tonka, Bandiagara, Nampala, Moussa Wèrè, Mourdiah, Dogofri, Timissa, Youwarou. Mais aussi, Dirakala, Kationa, Pel-kandia, Songo, Antaba, Wessembougou-peulh dans le théâtre Centre. Sur les théâtres Sud et Est, outre les attaques contre l’École de gendarmerie de Faladié et l’aéroport de Bamako, les actions terroristes ont ciblé les localités de Monzombougou, Dioumara et de Koima (Région de Gao). En réponse aux questions des journalistes, le conférencier a indiqué que la situation dans la Région de Kidal (Nord) est toujours sous le contrôle des FAMa. Il a indiqué que les unités de l’Armée ont aussi mené, du 29 septembre au 9 octobre, une mission de routine dans la localité de Tinzawatène (Nord, vers á la frontière avec l’Algérie). « Cette opération a permis de récupérer les corps de nos éléments tombés lors de l’embuscade de la coalition terroriste, en juillet dernier, qui ont été inhumés avec tous les honneurs », a-t-il dit AT/MD (AMAP)
Les marchés de Bamako dans un sale état
Par Siguéta Salimata DEMBÉLÉ Bamako, 15 oct (AMAP) Légumes pourries jetées à même le sol, sacs plastiques, boue, eau stagnante… C’est dans ce mélange nauséabond que des commerçants de certains marchés passent leurs journées. Et que les clients doivent affronter pour s’approvisionner en denrées alimentaires. De nombreuses plaintes se font entendre dans des marchés de la capitale malienne, Bamako, depuis le début de l’hivernage. Au marché Sougouni coura, selon les usagers, il n’y existe pas d’initiatives concrètes en matière d’assainissement. Les marchands sont alors souvent contraints d’étaler leurs marchandises au milieu des ordures. « La gestion des déchets en cette période d’hivernage constitue un défi majeur », dit Awa Diarra, vendeuse de légumes. D’après elle, les marchands sont obligés de payer eux-mêmes les éboueurs pour faire évacuer les ordures. «Nous cotisons quotidiennement 100 Fcfa chacun pour l’évacuation des déchets. Ma voisine, elle seule, dépense souvent 15 000 Fcfa pour avoir des tricyclistes afin de se débarrasser des siennes», fait-elle savoir. Et cette situation dure depuis une décennie. Même réalité au marché de Kabalabougou. Ici, vendeuses et ménagères déplorent l’insalubrité du marché. Interrogée, Kadiatou Kéïta, vendeuse de légumes frais, affirme que les conditions du marché se sont détériorées au cours des dernières années. Pour faire face à la situation, nos interlocuteurs invitent les autorités à prendre des dispositions pouvant garantir l’assainissement des marchés pendant les saisons pluviales prochaines. «Tous ces déchets que vous voyez ne proviennent pas du marché. 50% de ces déchets viennent des ménages riverains. Cela crée des tensions», regrette Mme Cissé, assise devant sa boutique. Soutenant les propos de nos précédentes interlocutrices, Abdoulaye Cissé, président du Collectif national des marchés du Mali (CNAM-Mali), confirme qu’il y a plusieurs années que l’insalubrité persiste dans les marchés. Se prononçant particulièrement sur le cas du marché Sougouni coura, où il a sa boutique, il déplore le manque de dépotoirs. Ce qui explique le fait que les commerçant collectent individuellement leurs déchets et payent aux éboueurs jusqu’à 2 000 Fcfa pour les faire ramasser. «L’assainissement des marchés ne fait pas, en principe, partie de notre mission. Mais avec la situation actuelle des marchés, nous faisons ce que nous pouvons», ajoute-t-il. Le président de l’Association «Sugu Dieya Ton», Moussa Traoré Bill, soutient également que pendant l’hivernage, de nombreuses activités sont menées au niveau des marchés pour l’assainissement et la protection de l’environnement des marchés de Bamako. Son regroupement organise régulièrement des campagnes de nettoyage en collaboration avec les commerçants et les collectivités locales. « Ces campagnes, poursuit-il, incluent le ramassage des ordures, la désinfection des lieux de vente et la sensibilisation des commerçants et des clients aux bonnes pratiques d’hygiène et de gestion des déchets. « Nous fournissons également des équipements comme des poubelles et des kits de nettoyage pour faciliter l’entretien quotidien des marchés », précise notre interlocuteur. SSD/MD (AMAP)
La Haute administration et les forces armées et de sécurité s’approprient le PNEV
Bamako, 14 oct (AMAP) Une session d’appropriation du Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV), s’est tenue, vendredi dernier, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) destinée à la Haute administration publique, aux Forces armées et de sécurité, aux autorités administratives indépendantes et aux collectivités territoriales, des entités auxquelles la Constitution a réservé une place très importante. Ce Programme a pour objectif général d’instituer un nouveau système d’éducation civique, morale et patriotique basé sur le respect des valeurs et la bonne gestion des affaires publiques. Il vise la formation d’un « autre modèle de citoyen, pétri de qualités remarquables de bâtisseur .» Lors de l’ouverture des travaux présidée par le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, en présence de plusieurs collègues à leur tête, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, a rappelé la nécessité de cette rencontre. Selon Ibrahim Ikassa Maïga, la vocation du PNEV est d’outiller le citoyen malien « tout au long de sa vie, du foyer familial au cadre communautaire jusqu’au niveau de l’État et dans la vie active, en l’éduquant au respect des valeurs socio-culturelles et à la bonne gestion des affaires publiques. » Il a ajouté qu’il s’agit de contribuer « à forger une société plus forte, plus unie et plus fière de ses racines pour mieux se projeter dans l’avenir. » Le ministre Maïga a assuré que les pertinentes contributions formulées au cours de la rencontre feront l’objet d’une attention particulière dans le cadre de la mise en œuvre des activités inscrites au plan d’actions du PNEV 2024-2028. À sa suite, des experts de la Mission d’appui à la refondation de l’État (MARE), comme Pr Ibrahima N’Diaye et Alhousseini Bretaudeau, ont largement expliqué la vision, les objectifs et les axes stratégiques du Programme. Ils ont rappelé les valeurs d’Hommes, de République et de système ainsi que les modes de transmission de ces valeurs. Ils ont, également, souligné quelques principes « de nos valeurs, notamment la dignité, le patriotisme et le courage. » Pendant les échanges, de nombreuses propositions ont été formulées dans le sens de l’amélioration du PNEV. On retient, entre autres, le programme éducatif, la formation dans le secteur de la pharmacopée, la justice, la vérité, la salubrité et le civisme. En réponse, le chef de la MARE, ancien ministre chargé de la Refondation de l’État Mamadou Mohamed Coulibaly, a surtout invité à la nécessaire lecture du document pour se l’approprier. Cela pour dire que l’acquisition du Dans son discours de clôture des travaux, le chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga, a soutenu « la nécessité de renforcer l’éducation aux valeurs à tous les niveaux, de rétablir l’autorité parentale, la culture citoyenne et de promouvoir les idéaux de panafricanisme. » Toute chose qui, selon lui, mettra en évidence, la nécessité de la synergie d’action « entre l’ensemble des couches de la Nation en vue de réussir la réappropriation de nos valeurs positives pour un Mali nouveau, refondé avec un nouveau type de citoyen. » « Les actions et les discours doivent prendre en compte les trois principes directeurs de l’action publique, notamment le respect de la souveraineté de l’État, les choix souverains du peuple malien et la défense de ses intérêts en tout lieu et à tout moment », a-t-il signalé. S’adressant aux experts, le chef de l’Administration malienne a fait remarquer que le PNEV doit être un bréviaire pour tous les cadres supérieurs de notre pays. SS/MD (AMAP)
Mois du consommer local : c’est parti pour la 5è édition
Bamako, 14 oct (AMAP) Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a lancé, jeudi, dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), les travaux de la 5è édition du Mois du consommer local, sous le slogan : « Valorisons et consommons nos produits locaux. » Cette édition est placée sous le thème «Consommer local, un levier de développement industriel, de compétitivité et de résilience des économies de l’UEMOA» Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, « le mois du consommer local est une occasion pour faire la promotion des petites, moyennes et grandes industries afin d’assurer la transformation de la redistribution de revenus (qui n’est) pas seulement une urgence, mais une exigence. » Il a invité les uns et les autres à donner la priorité au produit local, voire en compétition avec un produit importé, venant d’une zone hors UEMOA. Il a invité les opératrices et opérateurs économiques à travailler davantage en termes de quantité et en mettant plus l’accent sur la qualité de nos produits locaux alimentaires et artisanaux. Le ministre Diallo a affirmé que « Dans le cadre de la matérialisation de cette vision (celle des autorités), nous avons relancé les activités de la Compagnie malienne des textiles (COMATEX) et de l’Usine malienne des produits pharmaceutiques (UMPP) en 2023. » « Les projets structurants en cours, notamment la réalisation de deux usines de filatures CMDT à Koutiala et Bamako, participent de cette vision stratégique », a-t-il ajouté. Pour sa part, le représentant résident de la Commission de l’UEMOA, Mamadou Moustapha Barro, au Mali a indiqué que « l’initiative, Mois du consommer local, est une des réponses de la promotion des échanges intra-communautaires à travers la production, la transformation et la consommation des biens et service au sein de l’Union. » Il a rappelé que l’édition 2024 se tient dans un contexte international marqué par des crises sécuritaire, économique et socio-politique. « Dans ce contexte, a-t-il poursuivi, notre espace communautaire reste résilient. » «Le résultat des travaux de l’assurance multilatérale de l’UEMOA de juin 2024 indique que l’activité économique au sein de l’Union fait montre d’une résilience remarquable face aux nombreux chocs. Le taux de croissance de l’Union a été 5,3% en 2023», a fait savoir le représentant résident. Pour 2024, a-t-il expliqué, les perspectives économiques se situent à 7% en lien avec le haut dynamisme dans les différents secteurs d’activités. Le ministre malien en charge du Commerce était accompagné de son collègue de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo. C’était en présence du président de la CCIM, Madiou Simpara Cet évènement a été initié par la CCIM et la Commission de l’UEMOA pour booster la production, la consommation et la commercialisation des produits locaux. La cérémonie a été marquée par la visite des stands. FC/MD (AMAP
Montée du niveau du fleuve Niger : Des dégâts et des désagréments
Bamako, 14 oct (AMAP) « On a prié pour qu’il pleuve abondamment cette année. Faut-il faire la même chose pour que ça s’arrête ?», s’interroge Modibo Koné. Ce jeune cadre de l’administration, habitant de la Cité de 320 logements de Kati Sicoro, a lancé cette phrase lorsqu’il a vu jeudi matin de gros nuages se former dans le ciel. Mais quelques minutes plus tard, ces nuages se sont dissipés laissant place au dame soleil. Ça a été ainsi un ouf de soulagement pour Modibo Koné et d’autres chefs de famille qui s’apprêtaient à regagner leurs services dans le centre-ville de Bamako. Nous sommes au mois d’octobre et la pluie continue de s’abattre en grande quantité causant des dégâts énormes dans nos villes et campagnes. À Bamako, les eaux pluvieuses ont envahi plusieurs quartiers. Particulièrement les zones riveraines du fleuve Niger où la montée historique du niveau de l’eau est très spectaculaire. La situation est encore pire à Kalabancoro sicoro (Commune rurale de Kalabancoro), où l’eau du fleuve a débordé transformant certaines rues en marre. Ici, plusieurs habitants n’ont pas eu d’autre choix que de fuir, laissant leurs domiciles dans l’eau. Ceux qui sont restés au péril de leur vie se déplacent avec des pirogues. Un spectacle désolant qui fait froid dans le dos. Se déplacer aujourd’hui à Kalabancoro sicoro est devenu un parcours du combattant. Les résidents qui ne veulent pas attendre les petites embarcations, essayent de nager ou de marcher sur les murs des habitations. Chapelet autour du cou, Aminata Dienta, vient de descendre d’une pirogue. Elle raconte que sa maison a été engloutie par l’eau. «Au début, l’eau du fleuve montait dans les rues avant de se retirer. Mais à partir du 25 septembre, les eaux ont commencé à inonder nos maisons en détruisant nos vivres et nos meubles », dit-elle, avant de signaler que sa famille a décidé de chercher une maison en location dans un autre quartier loin des zones inondables. L’Académie d’enseignement (AE) de Kalabancoro n’a pas non plus été épargnée par les eaux de pluie. «Nous avons presque tout perdu. On s’inquiète beaucoup pour la rentrée des classes cette année», dit un agent qui a requis l’anonymat. Kassim Coulibaly, un jeune piroguier, est très actif dans le transport de ses voisins du quartier. « Mon service est payant. Mais quand ce sont des connaissances, je prends ce qu’elles me donnent volontairement », avoue le jeune homme équipé d’une pagaie. Il indique que le secteur a souffert en 2018 des inondations de maisons par les eaux du fleuve. « Cette année, reconnait-il, le phénomène a empiré. » À Kalabancoro plateau également, des habitations proches du fleuve sont aujourd’hui presque vides. De belles villas et des bâtiments en étage se trouvent dans l’eau. Bandiougou Traoré, un habitant du quartier, vit à une centaine de mètres du fleuve. Il affirme que la crue est à l’origine des déplacements forcés des résidants. L’enseignant explique que certains sinistrés et leurs biens ont pu être évacués par des pirogues. À Kalabancoro sicoro et Kalabancoro plateau, plusieurs habitants ont abandonné leurs maisons dans l’eau. Cet endroit de Kalabancoro plateau est devenu un secteur fantôme. La situation est aggravée par les coupures d’électricité. «Nous qui sommes restés, nous vivons dans l’eau et dans l’obscurité totale», déplore Bandiougou Traoré qui espère que l’eau du fleuve se retire vite pour que ses voisins puissent regagner leurs maisons. D’après les spécialistes de l’hydraulique, la montée des eaux est spéculaire de Bamako à Sofara en passant par Beleny Kegny à San, Banankoro, Ké-Macina et Mopti, provoquant des débordements et des inondations. Et que les seuils d’alerte de 1967 sont atteints et même dépassés. Donc, la vigilance doit être de mise de la part des populations riveraines du fleuve Niger. MD/MD (AMAP)
Affaire d’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires : Report sine die pour complément d’informations
Bamako, 10 oct (AMAP) Le procès de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, après une suspension lundi dernier, a repris mercredi, avant d’être renvoyé sine die, quelques heures après pour « complément d’informations », À la demande du parquet, les juges ont ordonné le renvoi de l’affaire devant la Chambre civile d’instruction de la Cour suprême pour l’audition d’anciens Premiers ministres Prenant la parole, le contentieux de l’État a soulevé des exceptions par rapport à l’audition de certaines personnes pour la manifestation de la vérité, notamment les anciens Premiers ministres Oumar Tatam Ly et Moussa Mara, le ministre délégué du Budget d’alors, Madani Touré, l’ancien ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé de la Promotion des Investissements et de l’Initiative privée, Moustapha Ben Barka et l’homme d’affaires français Marc Gaffajolli. Le ministère public a appuyé le contentieux de l’Etat, estimant que même l’ancien président de la République, feu Ibrahima Boubacar Keïta (IBK) devait être entendu dans cette affaire, s’il n’était pas décédé, Le parquet a ensuite demandé le renvoi du dossier pour une autre session pour complément d’informations. « Il y a des zones d’ombre dans la procédure. Nous estimons qu’il y a encore des personnes à entendre. Il faut que celles-ci soient là pour asseoir certaines vérités. Ordonnez un complément d’informations, conformément à l’article 285 du Code pénal », a-t-il requis. Les avocats de la défense sont pas du tout de cet avis du procureur général Kokè Coulibaly. S’alignant sur une même ligne de défense, ils ont sollicité la Cour de ne pas suivre l’avocat général dans sa démarche. « C’est un manque de courage de sa part, il n’a pu rien démontrer », a lancé l’un des conseils. Et un autre d’ajouter que l’intervention du parquet et celle du contentieux démontrent qu’ils n’ont rien contre leurs clients. Ajoutant que le ministère public est en difficulté et devrait être courageux en renonçant à la poursuite. Pour les avocats de la défense, le dossier est vide et cela a été compris par tous après deux semaines de débats et que son renvoi est impossible à moins qu’un acquittement ne soit prononcé. Le parquet est revenu à la charge en expliquant clairement la nécessité de l’audition de certaines personnes. « C’est déterminant pour la manifestation de la vérité ». Après cette joute verbale entre les parties, la Cour s’est retirée pour statuer sur la question. Elle est revenue pour suivre le ministère public dans sa logique, en ordonnant le renvoi de l’affaire devant la chambre civile d’instruction de la Cour suprême pour « complément d’informations » pour entendre les anciens Premiers ministres Ly et Mara et le ministre délégué du budget à l’époque Madani Touré, ainsi que pour produire les factures des contrats du protocole Guo-Star au niveau du budget. Lorsque le président de la Cour, Bamassa Sissoko, a annoncé le renvoi du procès, la salle s’est immédiatement vidée. Et les inculpés présents n’ont pas caché leur mécontentement face à cette décision. Les mis en cause doivent attendre encore pour connaître leur sort. En attendant, seul Mahamadou Camara qui a obtenu une libération sous caution rentre chez lui. Quant aux autres accusés, ils retournent tous en détention. Leurs conseils entendent user des voies de droit pour demander la liberté provisoire avant la reprise du procès. Selon l’avocat de Mme Bouaré Fily Sissoko, Me Dianguina Tounkara, sa cliente avait demandé en vain auprès de la même chambre l’audition de ces personnalités. « On a ignoré cette demande de l’ancienne ministre chargée des Finances, mais la même requête a été réitérée au cours des débats », a déclaré Me Tounkara, tout en précisant que la Cour n’a pas pu statuer sur le sort de leurs clients détenus, mais sur le renvoi demandé par le parquet. TC/MD (AMAP)

