Agences de presse de l’Union de la coopération islamique : Table ronde sur le soutien des médias à l’action humanitaire
Envoyé spécial Moussa DIARRA Djeddah (UNA-AMAP) – L’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique (UNA) a tenu une table ronde, samedi 26 octobre 2024, à Djeddah, qui a recommandé de promouvoir les échanges de contenu sur l’actualité humanitaire entre les agences de presse et les médias en général. La table ronde, à laquelle ont participé des directeurs d’agences de presse dont l’AMAP et des experts en travail humanitaire international, a notamment demandé de renforcer la coordination, le partenariat et les canaux de communication entre les médias et les institutions de secours internationales. En plus, d’approfondir le concept de « communication pour le développement » dans les médias pour servir le progrès global de la société. Les participants ont, également, recommandé de concentrer la couverture médiatique sur les histoires humanitaires et la nature individuelle des crises humanitaires, loin du langage des statistiques qui peuvent réduire la souffrance humaine en nombre. Il faut, tout aussi, travailler à renforcer les capacités des professionnels travaillant dans le domaine de la communication humanitaire, en plus de se méfier de la désinformation dans les médias humanitaires et de chercher à la corriger pour s’assurer que les personnes dans le besoin reçoivent des informations correctes sur l’aide et d’autres questions humanitaires. Placé sous le thème « Vers les médias humanitaires : Le rôle de la presse dans le soutien au travail humanitaire et la mise en lumière des efforts de secours », la table ronde a été organisée en marge de la « Conférence ministérielle de haut niveau des donateurs sur la crise humanitaire au Sahel et au lac Tchad », qui s’est tenue, le même jour, au siège de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à Djeddah. Cette conférence, elle-même, était organisée conjointement par le Centre d’aide et de secours humanitaires du roi Salman (KSrelief) et l’OCI, en coopération avec le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). S’adressant aux participants, le directeur général de l’UNA, M. Mohammed bin Abd Rabbo Al-Yami, a souligné que les « médias » sont l’un des principaux éléments de la réponse aux crises humanitaires. Selon lui, « les travailleurs humanitaires parient sur le ‘pouvoir des médias’ et leur influence pour mettre en évidence les situations humanitaires et encourager leurs activités d’aide et de secours. » Al-Yami a ajouté que les médias font face à certains défis pour jouer ce rôle, y compris dans le cadre de programmes spéciaux face aux crises. Ainsi « certaines crises sont visibles tandis que d’autres sont ignorées, sans critères clairs, au point que la notion de ‘crises oubliées’ est devenue populaire, en référence aux crises hors du champ des médias, malgré les tragédies et les difficultés qu’elles impliquent. » Il a appelé à renforcer le partenariat entre les institutions et organisations humanitaires et à ouvrir des canaux de communication directs pour coordonner la couverture médiatique des efforts des organisations humanitaires et de leurs initiatives. Al-Yami a loué les efforts du KSrelief dans ce domaine, soulignant que ses « diverses initiatives humanitaires, à travers le monde, sont toujours accompagnées d’opérations médiatique et de communication des plus professionnelles », dans le but de mettre « en évidence le rôle de premier plan du Royaume d’Arabie saoudite et de son sage leadership pour tendre la main à ceux dans le besoin, quelles que soient leurs appartenances religieuse et ethnique. » Pour sa part, le porte-parole officiel du KSrelief, le Dr Samer bin Abdullah Al-Jutili, a expliqué, dans son intervention, le concept de « communication pour le développement », « approche de communication participative centrée sur l’atteinte des résultats souhaités » et qui cherche « à tirer le meilleur parti de l’impact et de la durabilité des initiatives de développement. » Il a ajouté que ce concept, « qui est central dans le rôle de soutien des médias au travail humanitaire, se concentre sur la ‘communication persuasive’, cherchant à influencer la société avec ses organisations et ses individus, afin de parvenir à un développement communautaire global. » Abordant le processus de planification de la communication pour le développement, Al-Jatili a fait noter que ce processus comprend plusieurs axes, « y compris l’identification des parties prenantes, la construction du plan de communication, en plus de la formation de groupes de travail et la création de groupes de discussion, le développement de la coopération et des partenariats locaux. » Il a exhorté les praticiens à adopter « la communication pour le développement pour couvrir l’impact de manière professionnelle tout en se concentrant sur les histoires humaines. » À son tour, le directeur exécutif de l’Agence de presse des Émirats (WAM), le Dr Jamal bin Nasser Al-Suwaider, a appelé au lancement d’initiatives dans le cadre de l’UNA « pour améliorer les efforts conjoints des agences de presse membres dans le domaine des questions humanitaires et mettre en évidence les efforts des pays de l’OCI à cet égard. » Au cours de son intervention, le directeur de l’Agence nationale de presse du Mali, Moussa Diarra, a abordé des aspects du travail des agences de presse dans le domaine des médias humanitaires, indiquant que « les agences pourraient contribuer à sensibiliser et à mobiliser un soutien financier et des dons pour atténuer les crises humanitaires, ainsi qu’à donner des alertes précoces. » Le directeur de l’Agence de presse de Djibouti, le Dr Abdul Razzaq Ali Diranah, a souligné le rôle central des médias dans l’amélioration de la participation de la communauté dans la gestion des crises humanitaires. Son homologue, le directeur général de l’Agence de presse camerounaise (CAP), Baba Wamé, a passé en revue un aspect de l’utilisation des médias au Cameroun et en Afrique de l’Ouest pour la couverture des crises humanitaires dans la région, notant que ce « traitement a joué un rôle important dans l’atténuation de ces crises. » Pour sa part, le directeur adjoint de l’Agence de presse pakistanaise, Iqbal Madthar, a souligné la nécessité pour les médias de renforcer leur coopération avec les organisations internationales de secours, indiquant qu’ « en travaillant en étroite collaboration avec des institutions telles que le KSrelief, nous pouvons nous assurer en tant que médias que notre couverture est non seulement précise,
Régions du Sahel et du lac Tchad : L’Arabie saoudite accueille une conférence des donateurs pour soutenir les déplacées et les réfugiés
Envoyé spécial Moussa DIARRA Djeddah, 25 octobre (AMAP) Le Royaume d’Arabie saoudite accueille, le 26 octobre 2024, une conférence ministérielle de haut niveau des donateurs, avec le soutien de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), visant à faire face à la crise humanitaire aiguë qui touche le Nigéria, le Niger, le Tchad, le Cameroun, le Burkina Faso et le Mali. Organisée conjointement par le Centre d’aide et de secours humanitaires du roi Salman (KSrelief) et l’OCI, en coopération avec le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), elle « vise à mobiliser des ressources et à coordonner les efforts pour fournir une assistance essentielle pour fournir une aide urgente à environ 33 millions de personnes dans le besoin, dont 11 millions de personnes qui ont été déplacées, de sauver des vies, de protéger les civils et de promouvoir les efforts visant à aider les personnes touchées à sortir de la crise. » Elle vise, tout aussi, à insister sur la nécessité d’une aide humanitaire immédiate, de la protection des civils et du soutien aux initiatives ciblant les personnes déplacées et les réfugiés. La conférence mettra l’accent sur les plans de réponse humanitaire coordonnés par l’ONU (HRP). D’autres objectifs clés comprennent la sensibilisation à la crise multiforme et à la manière d’y faire face ; établir des partenariats solides pour promouvoir une réponse humanitaire efficace et un soutien accru aux solutions à long terme. La conférence se tiendra au siège de l’OCI à Djeddah, saoudite les principaux conférenciers seront le superviseur général du KSrelief, Dr Abdullah Al Rabeeah, le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique, Hissein Ibrahim Taha,. et la Secrétaire générale adjointe par intérim aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d’urgence de l’ONU, Mme Joyce Msuya.Cette conférence représente une opportunité cruciale pour la communauté internationale de s’unir et de répondre aux défis multiformes auxquels sont confrontées les Régions du Sahel et du lac Tchad, aux prises avec l’instabilité, les difficultés économiques et les crises environnementales.Les Nations Unies estiment a près de 33 millions, les personnes qui ont besoin d’aide humanitaire et de protection dans la Région. Parmi-celles-ci, environ 11 millions de déplacées à l’intérieur du pays et de réfugiés dans le Sahel et autour du lac Tchad. Les pays du Sahel et du bassin du lac Tchad sont confrontés à une crise multiforme depuis plus d’une décennie. Ces régions sont confrontées à des défis importants qui entraînent une instabilité sociale et économique continue et une perturbation des moyens de subsistance. En outre, l’assèchement du lac Tchad, une bouée de sauvetage pour des millions de personnes, a aggravé la situation humanitaire, nécessitant une intervention urgente. MD (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du mercredi 23 octobre 2024
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 23 octobre 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : a. des projets de texte portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Caisse des Dépôts et Consignations du Mali. La Caisse des Dépôts et Consignations du Mali a été créée par la Loi n°63-77/AN-RM du 27 décembre 1963. De sa création à nos jours, une petite portion de ses attributions est exercée par une Section de l’Agence Comptable Centrale du Trésor qui n’est pas compétente pour exercer toutes les attributions dévolues à la Caisse des Dépôts et Consignations. Face à la nécessité de disposer de ressources financières abondantes et peu onéreuses, il est important d’explorer d’autres sources de financement à long terme pour des projets productifs. Les Caisses des Dépôts et Consignations jouent un rôle unique dans la communauté de l’investissement financier à long terme du fait de leur mode opératoire, qui consiste à gérer l’épargne réglementée qui leur est confiée par les Etats pour la transformer en investissements dans des secteurs d’intérêt public comme les infrastructures, les entreprises, le logement, le financement des PME/PMI, le financement des besoins des Collectivités territoriales. Les projets de texte, adoptés, créent la Caisse des Dépôts et Consignations du Mali avec pour mission la réception, l’administration et la conservation pendant tout le temps nécessaire et dans les circonstances légalement et administrativement prévues, les sommes qu’il importe de protéger, à raison soit de leur origine, soit d’un litige, d’un état d’indécision ou d’une affectation dont elles sont l’objet. b. un projet de décret fixant le régime des marchés publics relatifs aux mesures d’urgence en réponse à la crise liée aux inondations. A la suite des pluies diluviennes qui se sont abattues sur toute l’étendue du territoire national occasionnant des sinistres de tous ordres, le Gouvernement a déclaré l’état de catastrophe national par le Décret n°2024-0485/PM-RM du 23 août 2024. La gestion de ces sinistres a révélé une faible capacité matérielle des structures d’intervention et d’assainissement, des difficultés liées à l’évacuation des eaux et l’existence des risques sanitaires qui nécessitent une prise en charge urgente. Dans ce contexte, le Gouvernement a adopté un plan d’actions pour la gestion des inondations assorti des besoins prioritaires immédiats et à moyen terme. La mise en œuvre dudit plan recommande un recours à des procédures spécifiques allégées en matière de passation, de conclusion et d’approbation des marchés. Le projet de décret est adopté dans ce cadre. 2. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du contrat relatif à la cession des actions de la Société d’exploitation des Mines d’or de Yatela SA. La Société des Mines de Yatela a été créée en 2000 pour l’exploitation du gisement d’or du même nom. Le capital de la société était détenu à 80% par Sadiola Exploration Limited (Sadex), filiale du groupe sud-africain Anglogold-Ashanti Limited et du groupe canadien Iamgold Corporation et à 20% par l’Etat du Mali. En 2013, l’exploitation de la Mine de Yatela a subi l’influence négative de la baisse soudaine du cours de l’or, laquelle a entrainé l’arrêt des activités de la Mine en 2016 alors que les réserves ne sont pas totalement épuisées. Afin d’éviter la fermeture de la Mine et de sauvegarder les emplois, l’Etat a proposé à la Sadex de racheter la totalité de ses actions dans le capital de Yatela SA. Au terme des négociations, l’Etat du Mali et la Sadex ont conclu, le 14 février 2019, un contrat de cession d’actions. Le projet de décret, adopté, consacre la cession à l’Etat du Mali des 80% des actions détenues par Sadex dans le capital de Yatela SA et la mise à disposition du montant destiné à couvrir les coûts des travaux de réhabilitation et de fermeture du site minier et ceux des projets sociaux et communautaires restant à financer après la prise d’effet de la cession. 3. Sur le rapport du ministre de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence Nationale des Energies Renouvelables et des Bioénergies. Notre pays est engagé depuis plus d’une quarantaine d’années dans une politique volontariste de mise en valeur des ressources d’énergies renouvelables localement disponibles. C’est dans le cadre de la mise en œuvre de cette politique que l’Agence Nationale de Développement des Biocarburants et l’Agence des Energies Renouvelables du Mali ont été créées avec pour missions respectives de promouvoir les biocarburants/bioénergies et l’utilisation à grande échelle des énergies renouvelables sur toute l’étendue du territoire national. En vue de la rationalisation des ressources et des structures dédiées au sous-secteur des énergies renouvelables et pour une meilleure coordination des activités de développement des énergies renouvelables et des bioénergies, il est apparu nécessaire de fusionner l’Agence Nationale de Développement des Biocarburants et l’Agence des Energies Renouvelables du Mali. Les projets de texte, adoptés, créent l’Agence Nationale des Energies Renouvelables et des Bioénergies avec pour mission de mener des recherches pour le développement et l’utilisation à grande échelle des énergies renouvelables et des bioénergies. 4. Sur le rapport du ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du cahier des charges pour l’octroi à la SOTELMA SA, d’une licence d’établissement et d’exploitation de réseaux et services de télécommunications fixe et mobile de 2ème, 3ème, 4ème générations, des services de transmission de données et des services de télécommunications internationales au Mali. La SOTELMA, Opérateur historique de télécommunications, est une société
Innovation Technologique : Le Groupe Yiriimex sa lance un projet pilote de production de Biocombustibles
L’énergie de cuisson est une énergie primordiale pour les industries, les artisans, les ménages et la population en général. L’accès de la population aux sources d’énergie de cuisson doit être assuré afin de garantir une sécurité alimentaire, sanitaire, économique et sociale au Mali dans un contexte où 80% des besoins en énergie dépendent de l’exploitation des ressources naturelles. De ce fait, quel rôle pourrait jouer la transformation de résidus agricoles et déchets forestiers en biocombustibles pour assurer l’approvisionnement en bois d’énergie, réduire la surexploitation de nos forêts et contribuer à l’autonomisation des femmes ? C’est à cette question que le projet pilote du Groupe Yiriimex-SA de 25 920 tonnes par an de production de biocombustibles répond par une proposition basée autour de la transformation de bambou et autres résidus agricoles et déchets forestiers. Il s’agit notamment de contribuer au développement durable du pays, à travers la fourniture des services énergétiques accessibles au plus grand nombre de la population au moindre coût et favorisant la promotion des activités socioéconomiques surtout des celles de femmes rurales. Ce projet pilote contribue à la mise en œuvre de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) révisée du Mali (2021) soumis à la Convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui prévoit pour le Mali la réduction d’ici 2030, 39% les émissions provenant des forêts et de 31% des émissions du secteur de l’énergie. Il s’agit de réduire d’au moins 25% la perte annuelle de superficie forestière, soit environ 125 000 hectares, dans le but d’augmenter la production agricole et de préserver les écosystèmes avec une amélioration nette de la couverture végétale de 10%. Il contribue également aux objectifs de l’adaptation de la CDN révisée en renforçant la résilience des populations. I. OBJECTIF DU PROJET Le présent projet pilote de Bamako a pour objectif l’implantation d’une unité de production de biocombustibles d’une capacité 25 930 tonnes par an en briquettes et granulés biocombustibles en une année ainsi que la diffusion de 2 000 00 Mille technologies résilientes de cuisson propre auprès de femmes ménagères d’ici 2030 Les objectifs spécifiques sont entre autres : Contribuer à la valorisation des déchets ménagers, résidus agricoles et forestiers disponibles ; Installer une Unité de production des biocombustibles en briquettes, granulés et charbon bio ; Contribuer à la fourniture d’une énergie alternative au bois-énergie et charbon de bois au Mali ; aux biocombustibles) pour faire face aux effets néfastes des changements climatiques ; Contribuer à réduire la déforestation et la désertification au Mali ; Protéger l’écosystème et la biodiversité au Mali ; Améliorer la pollution domiciliaire pour réduire maladies pulmonaires obstructives chroniques ; Diminuer la pénibilité du travail des femmes en améliorant l’accès à un faible coût aux combustibles propres moins polluants pour les ménages et industries ; Contribuer à l’amélioration des conditions de vie des femmes et enfants victimes des maladies causées par la fumée et la flamme des bois énergie. II. LES ACTIVITES DU PROJET Les activités du projet se déclinent comme suit : Le renforcement de capacité des communautés vulnérable des femmes, des moyens de subsistance, des décideurs auprès des organisations paysannes bénéficiaires du projet ; L’installation de centres de collecte et de prétraitement des résidus agricoles et forestiers pour assurer l’approvionnement en matière première des Unités de production ; L’installation d’une Unité de production de biocombustibles pour satisfaire la demande urbaine et rurale en énergie de cuisson propre des industries, des ménages, des restaurants, des cantines et autres consommateurs de bois énergie ; La création des 500 « Boutiques Energies » pour la diffusion des technologies vertes résilientes pour la cuisson propre auprès des ménages, des industries, restaurants entre autres. III. LES IMPACTS DU PROJET Les impacts environnementaux de la valorisation de 29 400 tonnes de déchets agricoles en année 1 de ce projet se résume comme suit : La production de 25 920 tonnes de biocombustibles dont 20 736 tonnes en briquettes, 1 296 tonnes en granulés et 1 361 tonnes de biocharbon issus de la carbonisation de 3 888 tonnes de biocombustibles ; La préservation de 1 555 hectares de forêts par an ; Evite l’émission de 33 696 tonnes de CO2 par an causées par la consommation de bois énergies et carburant fossiles par les industries ; Evite l’utilisation de 4 147 tonnes de charbon de bois par an ; Permet la création de 103 nouveaux emplois ; Plus de 500 PME/PMI et MPE/MPMI seront touchées. IV. LES ZONES D’INTERVENTION DU PROJET Le Groupe Yiriimex-SA prévoit d’installer dans les zones à grand potentiel de biomasse des Centres de prétraitement dans les localités suivantes : Kita, Bougouni, Ségou, Ouéléssebougou et Fana. V. ETAT D’EXECUTION DU PROJET Actuellement, pour la mise en œuvre du projet pilote de Bamako Groupe Yiriimex-SA a réalisation d’énormes d’investissements. Notamment : L’installation d’unité de production de briquettes pour un montant Cent Cinquante Millions 1(50 000 000) de FCFA ; L’achat de Deux Millie (2 000) de technologies de cuisson propre pour une valeur Soixante Millions (60 000 000) de FCFA qui sont en stock en attendant la production des granulés pour leur diffusion auprès de la population ; La mise à disposition du projet GEDEFOR d’un stock de 20 tonnes de briquettes L’installation d’un four à granulé pour la production de savon au Centre de Bollé à Bamako. Par ailleurs, Le Groupe a noué des conventions de fourniture des résidus agricoles avec les interprofessions coton, maïs et riz pour assurer la disponibilité de la matière première. Aussi, sur le marché de la consommation des produits de biocombustibles, le Groupe YiriimexSA a formalisé une convention de fourniture avec la Fédération Nationale des Producteurs d’Huile et d’Aliment Bétail (FENAPHAB) pour prendre en charge les besoins énergétiques des huileries du Mali. Une autre convention a été faite avec Fédération Syndicale des Boulangeries et Pâtisseries du Mali (PSBPM) pour fournir les boulangeries en biocombustibles en substitution de bois-énergie. Toutes ces conventions ont été faite avec l’implication de la Direction Nationale de l’Industrie (DNI). VI. LES PARTENAIRES DU GROUPE YIRIIMEX-SA Pour la réalisation de ce projet le
AMAP : le nouveau DG, Alassane Souleymane, prend fonction
Bamako, 22 oct (AMAP) La passation de service entre le nouveau directeur général de l’Agence malienne de Presse et de Publicité (AMAP), Alassane Souleymane, et son prédécesseur Bréhima Touré, a eu lieu lundi, dans les locaux de l’AMAP. Le nouveau directeur et le partant ont, d’abord, procédé à la signature des documents se rapportant à la gestion de l’AMAP. Ensuite, Bréhima Touré a exprimé un sentiment de satisfaction et d’émotion d’avoir dirigé cette structure pendant presque cinq ans. Il s’est dit heureux que son successeur soit une personne de la famille et très connu dans le monde de la presse. « C’est un professionnel aguerri qui vient de prendre les rênes de l’entreprise. Et l’Agence est un organe principal de la communication publique qui doit être dirigée par un professionnel dont les compétences sont avérées », selon le directeur sortant. S’adressant à son successeur, Bréhima Touré a évoqué les défis auxquels la presse écrite est confrontée, notamment la « dictature de la vidéo ». Dans ce contexte, la presse écrite doit se réinventer pour continuer à vivre. « Il faut quelqu’un qui est prêt physiquement et moralement, mais, aussi, être pétri de compétences et d’imaginations pour affronter les nombreux défis auxquels est confrontée la presse écrite dans notre pays », a déclaré l’ancien directeur. Bréhima Touré a aussi remercié l’ensemble des travailleurs de l’AMAP pour la bonne collaboration qui lui a permis d’être à la hauteur de sa mission. Et d’exprimer son soutien indéfectible à son successeur. Le nouveau directeur, conscient des défis qui l’attendent, se considère comme un homme en mission des autorités du pays, car l’AMAP est une structure stratégique pour l’État en matière d’information. « Aujourd’hui, a relevé Alassane Souleymane, la presse écrite traditionnelle s’interroge par rapport à son avenir à l’heure de la vidéo et des nouveaux médias. L’Essor qui est le produit principal de l’AMAP ne fait pas exception à la règle. » Le nouveau DG promet de travailler avec les hommes et les femmes de l’AMAP pour répondre aux enjeux de la presse écrite, de la publicité et des aspirations de la population en matière d’information et de communication. Il s’est dit heureux de succéder à un journaliste chevronné et amoureux de l’écriture qui a contribué au rayonnement du Mali à travers ses écrits. Le nouveau directeur de l’AMAP est diplômé de la 29è promotion du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) de Dakar. Il est détenteur d’un Diplôme supérieur de journalisme, d’une maîtrise en communication et d’une maîtrise en anglais. Alassane Souleymane a été rédacteur en chef de la radio nationale et directeur de la radio Chaine 2 de l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM). Il a travaillé, pendant de nombreuses années, à la télévision nationale dans divers desks en tant que reporter et présentateur. Si Alassane Souleymane n’est âgé que de 50 ans, force est d’admettre que sa carrière professionnelle est déjà très riche. Le nouveau DG de l’AMAP a notamment été conseiller technique à la Primature, chargé de mission au ministère de l’Administration territoriale, chargé d’études à la Cellule d’information gouvernementale du Mali (Cigma), rapporteur au bureau du Haut représentant du président de la République pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, membre du Comité de pilotage du Dialogue inter-Maliens, membre de la Commission de rédaction de l’avant-projet de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Grand passionné de sport, Alassane Souleymane a également présidé aux destinées de la Commission Médias de la Fédération malienne de football (Femafoot) pendant plusieurs années. Jusqu’à sa nomination au poste de directeur général de l’Amap, le 21 août dernier, Alassane Souleymane était conseiller à la communication du directeur général de la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD SA). Depuis 2012, Alassane Souleymane est dans le secteur de communication institutionnelle. Il donne des cours de journalisme à l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC) de Bamako et à la faculté des Sciences sociales et des organisations de l’université de Ségou. Il a aussi été premier président de l’Amicale des anciens étudiants et stagiaires du Cesti (AMACESTI). AMK/MD (AMAP)
Confédération AES : Rencontre à Bamako des Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Burkina Faso, du Mali et du Niger
Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 22 oct (AMAP) La rencontre des ministres chargés de l’Industrie et du Commerce et des représentants du secteur privé de la Confédération des États du Sahel (AES), qui a eu lieu samedi à Bamako, avait pour objectif de discuter et réfléchir ensemble sur les actions et propositions concrètes visant à assurer l’opérationnalisation effective des engagements pris par nos dirigeants pour le développement des activités économiques dans l’espace commun. Cette réunion dont la cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des résolutions du 1er Sommet des chefs d’État de l’AES, tenu à Niamey le 6 juillet 2024. Sur la base des travaux des experts, cette rencontre a permis d’examiner et d’adopter une déclaration dite de « Bamako », portant sur des thèmes tels que le développement industriel, la compétitivité du secteur privé au sein de la Confédération, l’amélioration du climat des affaires, l’attractivité des investissements étrangers directs, ainsi que la facilitation et l’augmentation des échanges commerciaux intra-AES. En outre, la rencontre de Bamako aura permis aux Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture des trois pays de l’AES de créer un cadre de travail, d’échange et de collaboration à travers la signature d’un accord-cadre de coopération. Par la signature de ce document, selon le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, les présidents des Chambres vont rentrer définitivement dans l’histoire de l’intégration économique de l’espace AES. « Ensemble, gouvernements et secteur privé souverainistes, débarrassés de l’emprise du retour à l’ordre ancien, nous allons apporter les réponses les mieux adaptées aux principaux défis pour rendre irréversible la démarche AES et faire de notre espace un pôle de croissance et de compétitivité », a-t-il déclaré. Il a estimé que des réformes structurelles doivent être menées pour apporter des réponses aux différents défis, comme la réalisation d’infrastructures de base, l’amélioration du climat des affaires et la transition écologique et climatique. Le ministre Diallo a également souligné que les mesures à mettre en œuvre devront viser à améliorer l’environnement institutionnel, réglementaire, fiscal et juridique, tout en renforçant l’encadrement technique, la formation et le suivi des acteurs et d’organiser mieux la commercialisation et les débouchés des produits. Le ministre de l’Industrie et du Commerce du Niger, Seydou Asman, a, pour sa part, exprimé sa conviction que cette rencontre conduira à la création d’une Fédération des organisations patronales et d’une Union des Chambres de commerce de la Confédération de l’AES. Ainsi, ces structures vont impulser de nouvelles perspectives, de nouvelles pratiques, mais aussi de nouveaux mécanismes d’échange, de travail et de solidarité. De son côté, le ministre chargé de l’Industrie et du Commerce du Burkina Faso, Serges G Poda. a dit que cette rencontre témoigne de l’engagement renouvelé des trois pays à explorer de nouvelles voies de collaboration et en privilégiant la synergie d’actions dans les secteurs clés de leurs économies «Nous sommes fiers des progrès enregistrés et des innovations qui sont en cours dans divers domaines. Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour exploiter pleinement le potentiel de notre économie », a déclaré Serges G Poda. « Si nous avons tenu, c’est grâce à Dieu, aux opérateurs économiques… Ils ont fait vibrer la fibre patriotique en mettant de côté leur instinct d’homme d’affaires pour faire vivre nos économies, en assurant l’approvisionnement correct de nos pays en produits de première nécessité », a déclaré le Premier ministre du Mali, Dr Choguel Kokalla Maïga. Avec plus de 70 millions d’habitants en 2022 et un taux de croissance inférieur à 6 % selon les statistiques de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), le chef du gouvernement estime que la confédération AES doit constituer une force économique, diplomatique et militaire dans la sous-région. Il a émis le vœu qui les documents qui seront adoptés au cours de cette rencontre, permettent « à l’AES de prendre toute sa place dans le concert des nations. » AG/MD (AMAP)
Caravane scolaire du Mouvement An-Biko : Remise de kits scolaires aux élèves dans plusieurs localités du pays
Bamako, 22 octobre (AMAP) Le Mouvement An Biko a, au cours de la semaine dernière, procédé à la remise de kits scolaires et organisé de caravane scolaire dans plusieurs localités du pays notamment à Kadiolo, Zegoua, Kita entre autres. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la caravane scolaire. Une action qui vise à fournir aux élèves les ressources nécessaires pour leur scolarité, comme des cahiers, des stylos et d’autres fournitures essentielles. Plusieurs responsables locaux et membres de la communauté de ces localités bénéficiaires ont apprécié ces gestes du mouvement An-Biko dont l’administration scolaire de Kadiolo et de Zegoua qui ont salué cette initiative, exprimant leur gratitude envers le Mouvement An Biko pour leur contribution significative à l’amélioration des conditions d’apprentissage des élèves. Le dimanche dernier, la coordination régionale du mouvement An-Biko de Kita a procédé à la distribution de 100 kits scolaires. La population de Kita a exprimé sa grande satisfaction et a remercié chaleureusement An Biko, ainsi que sa présidente et sa vice-présidente. Auparavant, dans le cadre du lancement de la campagne nationale de lutte contre le cancer du sein et du col d’utérus dénommée « octobre rose », 3e édition. Le Groupe Touly’s a offert des kits scolaires aux enfants des personnes atteintes de ladite maladie. Cette initiative des responsables de Goupe Touly’s vise à alléger la charge financière des familles touchées par la maladie et à soutenir l’éducation des jeunes concernés. Siné S. TRAORE
Ségou : Forum national sur la coopération civilo-militaire dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent
Ségou, 18 oct (AMAP) Le ministre des Affaires Religieuses, du Culte et des Coutumes, Dr Mahamadou Koné a présidé, vendredi, dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou, l’ouverture des travaux du forum national sur la coopération civile et militaire pour la lutte contre l’extrémisme violent. La cérémonie s’est tenue en présence du gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré, du secrétaire permanent de la Politique nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme (PNLEVT), Zoubeïrou Diallo, du préfet du Cercle, Daouda Diarra et du 1er adjoint au maire de la commune urbaine de Ségou, Aboubacar Sow. On notait également la présence des leaders religieux et des forces de défense et de sécurité. Ce forum qui se déroule du 18 au 19 octobre, est placé sous le thème : « Renforcer la coopération civile et militaire pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent. » Situant le forum dans son contexte, le secrétaire permanent de la Politique nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme a déclaré qu’il vise à renforcer la coopération entre les forces vives de la nation et les forces de défense et de sécurité dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme. Il s’agit spécifiquement d’identifier les nouvelles menaces et stratégies pour contrer la propagation des idéologies et actions des groupes terroristes, de déterminer le rôle de chaque acteur de la chaîne dans la lutte contre ces fléaux, de renforcer la coopération et la coordination entre les acteurs nationaux impliqués, a expliqué Zoubeïrou Diallo. Face à ces maux qui fragilisent davantage notre Etat, le secrétaire permanent du PNLEVT a évoqué la nécessité de privilégier une approche transversale malgré la solution purement militaire qui est, certes, fondamentale mais insuffisante. Pour ce faire, Zoubeïrou Diallo pense qu’il faut encourager la coopération civilo-militaire pour renforcer la résilience, promouvoir le développement et l’accès aux services publics. Quant au ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, il a mis l’accent sur le rôle central de l’échange de renseignements entre acteurs civils et militaires dans la lutte contre le terrorisme. À ce propos, le Dr Mahamadou Koné a exhorté les leaders religieux de mettre à profit ces deux jours de travaux afin de mieux sensibiliser les populations sur l’importance de fournir des informations fiables aux militaires pour gagner des batailles et asseoir la paix dans notre paix. MS/MD (AMAP)
Koulouba : Le président Goïta reçoit l’Envoyé spécial du chef de l’État sénégalais pour le Sahel
Bamako, 18 oct (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a reçu, jeudi, au palais de Koulouba, l’Envoyé spécial du chef de l’État sénégalais pour le Sahel, Pr Abdoulaye Bathily, porteur d’un message de fraternité et de solidarité du président Bassirou Diomaye Faye à son homologue malien. Cette visite du Pr Bathily, dans cette période d’épreuve pour le Mali marquée par des attaques terroristes, s’inscrit également dans le cadre du raffermissement des relations entre les deux pays et dans l’espace régional. Au terme de la rencontre, le Pr Abdoulaye Bathily a rappelé que « le Sénégal et le Mali sont deux peuples en un. » Selon lui, « il n’y a pas une seule communauté au Sénégal qui n’est pas liée à une autre au Mali et vice-versa. » « L’histoire millénaire et centenaire nous a unis et la géographie nous impose de rester ensemble », a déclaré l’Envoyé spécial du président sénégalais pour le Sahel. D’après lui, le président Bassirou Diomaye Faye a exprimé la volonté de son pays avec le Mali, « de chercher toutes les voies appropriées pour consolider les perspectives de l’unité régionale et africaine sur la base des intérêts de nos peuples qui y aspirent. » « Il y a des problèmes au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en tant qu’organisation, mais les peuples veulent continuer à vivre ensemble, à forger leur destin ensemble et à bâtir un avenir commun de progrès et de prospérité », a souligné Pr Abdoulaye Bathily. Avant d’ajouter : « Nous sommes dans la recherche de cette voie. » Appréciant la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), l’ancien ministre sénégalais a, tout de même, appelé à rester avec l’ensemble, allusion faite à la CEDEAO. « Ce qu’on peut faire à deux, trois ou quatre, il faut le faire mais ce qu’on peut faire aussi avec l’ensemble, il faut explorer les voies pour continuer à le faire et même à le faire mieux », a-t-il exhorté. Pour l’émissaire du président sénégalais, il s’agit de faire en sorte que toutes nos initiatives concourent à raffermir non seulement les relations entre les États mais, aussi, à créer les conditions pour l’épanouissement des citoyens dans chacun de ces pays sur les plans économique et culturel. « Nos opérateurs économiques ont besoin d’un espace ouvert pour mener leurs activités », a-t-il expliqué. L’Envoyé spécial du président sénégalais pour le Sahel s’est, aussi, réjoui que le président Goïta ait exprimé cette « volonté du Mali d’aller de l’avant dans le raffermissement des liens dans l’intérêt des peuples de la Région. » Le président de la Transition a, également, reçu l’ambassadeur de Chine au Mali, Chen Zhihong. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi des accords signés par le Mlai avec ses partenaires chinois à l’occasion du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) tenu en septembre dernier. Parmi ces accords, l’on peut citer, entre autres, celui avec la société Norinco portant sur l’acquisition de nouveaux équipements militaires, le Mémorandum d’entente entre la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD) et Huawei Mali pour accélérer le projet « Mali numérique ». Le chef de l’État s’est, enfin, entretenu avec une délégation de la 2è édition du Forum africain des personnes de petite taille, conduite par Mme Kadiatou Barry non moins présidente de l’Association malienne des personnes de petite taille (AMPPT). Mme Kadiatou Barry et sa délégation étaient venues rendre compte au chef de l’État des travaux de leur rencontre qui prend fin ce vendredi, à Bamako. À sa sortie d’audience, la présidente de l’AMPPT a indiqué avoir demandé au président Goïta d’être leur interlocuteur auprès de ses homologues des pays invités pour parler de la situation des personnes de petite taille. BD/MD (AMAP)
CEDEAO : Ouattara appelle à accélérer l’adoption de l’Eco
Bamako, 17 oct (AMAP) Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a appelé à accélérer la mise en place de l’Eco, la future monnaie unique de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), rapporte l’Agence Ecofin. Lors d’un discours prononcé, vendredi dernier à l’occasion du lancement d’un partenariat stratégique avec le Ghana, il a exprimé le souhait de voir cette monnaie commune circuler au plus tard en 2026. Cette déclaration intervient alors que la CEDEAO avait initialement fixé l’année 2027 comme échéance pour l’adoption effective de l’Eco. Cependant, les récentes évolutions économiques et politiques au sein de la Région, notamment le redressement du Nigeria, première économie de la zone, ont relancé le débat sur l’accélération de ce projet. La Côte d’Ivoire, qui souhaite se conformer aux critères de convergence dès 2025, se positionne comme un fer de lance de cette dynamique. Toutefois, la réalisation de cet objectif ambitieux reste conditionnée à une harmonisation des positions de tous les États membres, notamment en ce qui concerne les critères de convergence et les réformes économiques à mettre en œuvre. En effet, si le Nigeria et la Côte d’Ivoire sont prêts à franchir le pas, d’autres pays de la CEDEAO, comme la Gambie, le Libéria sont confrontés à des défis économiques et institutionnels plus importants. La récente sortie du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO ajoute une couche de complexité supplémentaire à ce dossier. MD (AMAP)

