Mali : des orages et de fortes pluies annoncés dans plusieurs régions

Bamako, 2 septembre (AMAP) Des orages accompagnés de pluies et de vents forts sont en cours dans plusieurs régions du Mali et devraient se poursuivre au cours de la nuit, selon un flash météorologique publié mercredi par l’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météo). Les régions concernées sont notamment Taoudéni, Douentza, Mopti, San, Ségou, Nara, Dioïla, Koulikoro et Bougouni, ainsi que le District de Bamako. Des quantités importantes de pluie sont attendues par endroits. Mali-Météo appelle les populations à la « prudence et à la vigilance » face à ces conditions météorologiques. OS/KM (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 02 septembre 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 2 septembre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société YIYUAN MINES SARL, puis cédé à la Société HONGDA LIUJIU SARL à Ourounia, Cercle de Bougouni ; un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société A.NA.DI.S SARL à Dézébéla, Cercle de Sikasso ; un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société L’HORIZON SARL à FaladièNord, Cercle de Kangaba ; un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société L’HORIZON SARL à LibertaSud, Cercle de Kéniéba. Le Gouvernement a attribué en 2019, 2021 et 2022, des permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 aux Sociétés minières YIYUAN MINES SARL, A.NA.DI.S SARL et L’HORIZON SARL. La Société YIYUAN MINES SARL a cédé, en 2021, son permis de recherche à la Société HONGDA LIUJIU SARL. Ces permis de recherche ont été affectés par la suspension du renouvellement des titres miniers intervenue entre décembre 2022 et mars 2025. Au regard des travaux de recherche entrepris sur les périmètres concernés ayant mis en évidence plusieurs anomalies qui justifient la poursuite des activités de recherche, lesdites sociétés minières ont sollicité le premier renouvellement de leurs permis de recherche, conformément au Code minier. Les projets de décret, adoptés, permettront aux sociétés concernées de poursuivre les travaux de recherche pendant une période supplémentaire de 3 ans, renouvelable une fois. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Secrétaire Agent comptable à l’Ambassade du Mali à Paris (France) : Monsieur Oumar DOUMBIA, Inspecteur des Finances. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Chef de Cabinet : Monsieur Mamadou GUINDO, Juriste. – Chargés de mission : Capitaine Mamady FOFANA ; Madame Fadima KAMARA, Juriste ; Monsieur Modibo DOUMBIA, Médecin ; Monsieur Almouzer Alkamissa YATTARA, Journaliste. – Inspecteur en Chef adjoint à l’Inspection de la Santé : Monsieur Charles SANOGO, Inspecteur des Finances. – Inspecteur à l’Inspection de la Santé : Madame Fadima TALL, Médecin, pharmacien et odontostomatologue. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Conseiller technique : Monsieur Mahamoudou ALMOUSTAPHA, Inspecteur des Services économiques. – Directeur général de l’Office de Développement rural de Sélingué : Monsieur Boureïma YOUSSOUF, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural. – Directeur général de l’Office du Périmètre irrigué de Baguinéda : Monsieur Adama DAOU, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Inspecteur en Chef à l’Inspection de l’Environnement et de l’Assainissement : Monsieur Drissa TRAORE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. – Inspecteur en Chef adjoint à l’Inspection de l’Environnement et de l’Assainissement : Monsieur Moussa SIDIBE, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres : de la participation du Mali à la 8ème Réunion du Comité régional de l’Alliance solaire internationale pour l’Afrique, tenue du 25 au 27 août 2026, à Victoria Falls au Zimbabwe. Cette réunion a constitué une plateforme pour stimuler les investissements dans l’Energie solaire, renforcer les capacités institutionnelles et accélérer la transition énergétique vers un avenir durable et sûr pour l’Afrique. Au cours des échanges, le ministre de l’Energie et de l’Eau a salué la collaboration avec l’Alliance et a insisté sur la nécessité d’une appropriation accrue des initiatives par les Etats membres afin d’en maximiser l’impact. Il a également rappelé que la valorisation progressive du potentiel considérable en énergies renouvelables constitue une orientation stratégique pour répondre à une demande énergétique croissante et réduire la forte dépendance du pays aux énergies fossiles. de l’organisation de la 8 ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Autorité du Bassin de la Volta, prévue du 12 au 16 octobre 2026, à Bamako. Cette 8ème Session, qui sera précédée de la réunion des experts, adoptera les recommandations et résolutions nécessaires au bon fonctionnement de l’Institution. L’Edition 2026, qui constitue une étape majeure dans la vie institutionnelle de l’Autorité du Bassin de la Volta, permettra aux Etats membres de renforcer leur coopération autour de la gestion concertée des ressources en eau et de consolider les bases d’un développement durable et harmonieux de cet espace partagé. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali au Forum confédéral de la Jeunesse et du Volontariat de l’AES, tenu du 27 au 30 août 2026, à Ouagadougou au Burkina Faso. Ce forum a enregistré la participation des ministres chargés de la Jeunesse des pays membres de la Confédération des Etats du Sahel et réuni plus de 600 jeunes et encadreurs de jeunesse autour des thématiques relatives, entre autres : – aux valeurs et idéaux propres à l’espace confédéral ; – au rôle et à la place des jeunes dans l’affirmation de la souveraineté des Etats de la Confédération AES ; – aux politiques, stratégies et initiatives de promotion de la Jeunesse en cours dans les pays de la Confédération. Il a également été marqué par la signature de plusieurs instruments de coopération, parmi lesquels : – le Mémorandum d’entente du Forum confédéral de la Jeunesse et du Volontariat des

Route de Gouana : La boue rouge, les eaux stagnantes et les nids-de-poule rendent la circulation pénible

Bamako, 2 septembre (AMAP) Pendant la saison des pluies, circuler à Gouana est un véritable calvaire en raison de l’état fortement dégradé de la route qui dessert la zone. Après les averses, certains passages de cette artère vitale pour ce village et ses localités environnantes, se transforment en véritables pièges pour les usagers  Situé à environ 15 kilomètres de Bamako, le village de Gouana est implanté sur la rive droite du fleuve Niger, dans la périphérie sud de la capitale. Il est délimité par l’aéroport international Président Modibo Keïta-Senou, les localités de Missala, Garantiguibougou et Kabala. Dès l’entrée de Gouana, les habitués et les résidents savent à quoi s’en tenir en terme de voie praticable. Pour les nouveaux usagers, en revanche, la découverte peut rapidement tourner au piège. La route, déjà fortement trempée par le passage des pluies, et scotchée par les multiples nids-de-poule et les dégradations, devient particulièrement difficile à pratiquer à mesure que l’on avance. Après les averses, certains passages se transforment en véritables pièges pour les usagers. C’est notamment le cas de certains endroits à l’entrée de Gouana, entre les principaux points de commerce et au-delà du marché. La boue rouge, les eaux stagnantes et les nids-de-poule rendent la circulation particulièrement pénible et obligent automobilistes et motocyclistes à rouler avec une extrême prudence. En ce dimanche, au lendemain d’une pluie, nous circulons sur la voie avec beaucoup de peine. Il faut parfois contourner une flaque, rechercher le passage le moins boueux ou éviter un trou suffisamment profond pour se frayer un chemin. Les motocyclistes avancent avec prudence pour éviter les trous et les zones boueuses. Mais, tous ne parviennent pas à éviter les pièges de la chaussée. Un jeune homme, à moto, glisse. Il se relève avec difficulté, puis, sans s’attarder, reprend son chemin avec ses vêtements désormais couverts de boue. Pendant l’hivernage, emprunter cet axe devient un véritable parcours du combattant pour les populations. Cette voie qui traverse Gouana ne dessert toutefois pas uniquement cette localité. Elle constitue une route essentielle pour plusieurs quartiers et localités environnantes situés en dehors de la zone aéroportuaire, notamment Missala, Missalabougou et Zougoumè. Leurs résidents l’empruntent quotidiennement pour rejoindre leurs lieux de travail, les établissements scolaires, les marchés et les autres services de la capitale. En saison sèche la voie est marquée par la poussière et de nombreux nids-de-poule. Avec les pluies, elle se détériore davantage. L’eau s’accumule dans les creux, tandis que le banco et les matériaux déposés sur la chaussée se transforment en boue. Pour les usagers, chaque déplacement devient alors une épreuve. Peur de sortir après la pluie Aïssata Cissé, résidente à Missala, dénonce une situation devenue difficile à supporter. « La route de Gouana reste la principale voie d’accès à notre localité. Nous souffrons énormément à cause de son état. Les difficultés existent toute l’année, mais elles deviennent particulièrement pénibles pendant l’hivernage. Mon véhicule tombe régulièrement en panne. J’ai notamment des problèmes de tuyauterie et, à chaque réparation, je dois dépenser entre 2000 et 3000 Fcfa pour faire souder le tuyau. Et comme j’emprunte cette route du lundi au vendredi, je suis obligée de passer au lavage chaque jour. Chaque lavage me coûte 1000 Fcfa. Puisque nous avons construit nos maisons dans cette zone, nous ne pouvons pas simplement les abandonner et aller vivre ailleurs », déplore la fonctionnaire. Même constat chez Kaya Diallo, un autre usager de la route. « Cela fait plus de dix ans que nous vivons cette situation. Son état actuel complique considérablement notre quotidien. Certains ont apporté du banco pour améliorer la praticabilité de la voie. Malheureusement, cette initiative a davantage aggravé la situation. Avec les précipitations, le banco s’est transformé en une épaisse couche de boue, rendant la circulation extrêmement difficile. Ici des gens glissent à longueur de journée et s’affaissent comme des pastèques sur la voie. On peut imaginer l’inconfort que cette situation provoque avec son lot de frustrations et de railleries. Il faut une solution définitive », estime-t-il. Cette dégradation n’est pas sans conséquence sur les activités économiques des habitants. Ayouba Sangaré, qui emprunte régulièrement cette route depuis 2016, fait part de sa frustration. « Je suis un habitué de cette route. Je travaille au marché Dibida et j’ai également une boutique à Missala. Nous sommes nombreux à l’emprunter : fonctionnaires de l’État, élèves, étudiants et commerçants. Certains viennent de Missala, mais aussi de Kouralé, Senou, Kabé, Banankoroni, Touréla et Sanankoroba. La situation est devenue intenable. Nous payons des taxes et des impôts, mais dès que les pluies tombent, nous avons peur de sortir pour nous rendre en ville ou aller travailler, tant la route est dégradée », explique-t-il. Pour les commerçants, les difficultés d’accès ont également des répercussions sur le transport et l’approvisionnement. « Nous aimerions acheter certains équipements et marchandises pour nos commerces, mais les difficultés d’accès à la zone nous découragent. Les transporteurs refusent parfois de s’y rendre ou nous imposent des tarifs élevés. Les produits deviennent alors plus chers. Au final, nous sommes obligés d’augmenter nos prix ou de renoncer à certaines marchandises », poursuit-il. Des efforts communautaires à bout de souffle Face à la dégradation de la voie, les populations ne sont pas restées les bras croisés. L’association des résidents de Missala-Sapeurs a entrepris plusieurs actions pour améliorer, autant que possible, la circulation sur cette voie. Mais ces initiatives, financées par les habitants eux-mêmes, ressemblent désormais à un travail de Sisyphe. « Nous avons mis la main à la poche pour réaliser certains travaux. Chaque année, nous mobilisons des ressources pour apporter du banco. La mairie de Kalabancoro et le Gouvernorat de Koulikoro sont au courant. Nous avons également fait intervenir la mairie, qui met parfois un engin de terrassement à notre disposition pour damer la terre », explique le président de l’association Abdoul Hamid Maïga. Selon lui la mobilisation commence à s’essouffler : « Ces dernières années, la population commence à se décourager. Les gens n’en peuvent plus. Cette année, nous voulions encore faire quelque chose, mais nous n’avions plus les moyens. Pourtant, c’est

Égypte : une mission égypto-chinoise découvre des vestiges près du temple de Sekhmet

Bamako, 2 septembre (AMAP) Une mission archéologique égypto-chinoise a découvert un ensemble de vestiges et de pièces archéologiques sur le site du temple de Sekhmet à Mit Rahina, dans la province de Gizeh, à l’ouest du Caire, a annoncé dimanche le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités. Ces découvertes apportent de nouveaux éléments sur l’utilisation et l’occupation des environs du temple au cours de différentes périodes de l’histoire de l’Égypte ancienne, selon le ministère. La mission, menée conjointement par le Conseil suprême des antiquités d’Égypte et le Musée de Shanghai, a notamment mis au jour un complexe résidentiel à proximité du temple, ainsi que des blocs de pierre, des fragments de statues et des poteries. Les archéologues ont également découvert une structure en calcaire qui aurait servi à la production de vin. Certains artefacts en pierre remontent au Nouvel Empire, période comprise entre 1550 et 1069 avant notre ère. Le ministre égyptien du Tourisme et des Antiquités, Sherif Fathy, a salué cette coopération archéologique entre l’Égypte et la Chine, soulignant que les deux pays sont « les foyers de deux civilisations anciennes aux riches patrimoines culturels ». Le codirecteur chinois de la mission et directeur adjoint du Musée de Shanghai, Chen Jie, a indiqué que les deux parties poursuivront, au cours des prochains trimestres, les prospections de surface et les fouilles archéologiques du temple et de ses environs. Ces travaux visent notamment à préciser l’organisation architecturale du site, son processus de construction, son histoire d’utilisation ainsi que les transformations du paysage et l’évolution de la civilisation dans la région de Memphis. Selon M. Chen, le Musée de Shanghai et le Conseil suprême des antiquités souhaitent également mettre en place un système de coopération à long terme couvrant les fouilles, la recherche, la conservation, l’exposition et la valorisation du patrimoine archéologique, ainsi que les échanges scientifiques entre les deux pays. Le temple de Sekhmet a été découvert fortuitement en 1959. Il faisait partie du grand temple de Ptah, principal complexe religieux de l’ancienne Memphis. Fondée vers 3100 avant notre ère, Memphis fut la capitale de l’Égypte durant l’Ancien Empire et est demeurée pendant des siècles un important centre religieux et culturel. OS(AMAP)

Népal-Chine : le bilan des inondations et glissements de terrain dépasse 1.000 morts

Bamako, 2 septembre (AMAP)  Le bilan des inondations soudaines et des glissements de terrain survenus dans la région frontalière entre le Népal et la Chine s’est élevé à 1.019 morts, selon les données officielles communiquées mardi par les autorités des deux pays, une semaine après la catastrophe. L’Autorité nationale népalaise de réduction et de gestion des risques de catastrophe a fait état de 84 décès supplémentaires, portant à 1.003 le nombre de morts enregistrés du côté népalais. Quelque 3.916 personnes, dont 583 étrangers, restent portées disparues. Parmi elles figurent 639 employés affectés à des centrales hydroélectriques. Du côté chinois, les autorités ont confirmé 16 décès et poursuivaient les recherches pour retrouver 546 personnes portées disparues, dont 261 étrangers. Au total, 4.462 personnes, parmi lesquelles 844 étrangers, restent recherchées dans les deux pays. La catastrophe s’est produite le 26 août après la fracturation d’un glacier du mont Langtang Lirung, au Népal, à environ 5.200 mètres d’altitude. L’avalanche de glace et de roches qui en a résulté s’est transformée en une importante coulée de débris, dévastant plusieurs vallées de la zone frontalière. Au Népal, les districts de Rasuwa, Nuwakot, Dhading et Kavre ainsi que la vallée de Katmandou ont été touchés. Côté chinois, le poste-frontière de Gyirong, dans le sud-ouest du Tibet, a également été enseveli sous les débris. La majorité des étrangers portés disparus sont de nationalité indienne. Les données communiquées par les deux pays font état de 275 ressortissants indiens et de 100 ressortissants chinois parmi les personnes recherchées. Face à l’augmentation du nombre de corps retrouvés, le Népal a demandé notamment des équipements frigorifiques, des kits de tests ADN, des technologies de télédétection et des drones pour cartographier les zones sinistrées. La Chine, la Corée du Sud et l’Inde ont dépêché des équipes pour participer aux opérations de recherche et de secours. OS/KM(AMAP)

Togo : Faure Gnassingbé appelle à un multilatéralisme rénové face à la multipolarité

Bamako, 2 septembre (AMAP) Le président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a appelé mardi à faire de la multipolarité une nouvelle force du multilatéralisme, lors du 26e sommet élargi de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS+), à Bichkek, selon une communication de la présidence togolaise. Face à la recomposition des équilibres internationaux et à l’émergence de nouveaux centres de puissance, M. Gnassingbé a plaidé pour une multipolarité offrant davantage de choix aux nations, sans favoriser de nouvelles divisions. « La multipolarité doit nous donner davantage de choix et non créer de nouvelles divisions », a-t-il déclaré. Le dirigeant togolais a également appelé à une réforme du système des Nations unies afin de l’adapter à un monde multipolaire. Selon lui, l’ONU demeure indispensable, mais doit évoluer pour renforcer la crédibilité des règles internationales et mieux représenter les différentes régions du monde, notamment l’Afrique. « Lorsque l’Afrique reste insuffisamment représentée, nous ne pouvons pas parler d’un ordre mondial pleinement juste », a-t-il estimé, appelant notamment à une meilleure articulation entre l’ONU, l’Union africaine, l’OCS et les autres organisations régionales. Sur le plan économique, M. Gnassingbé a souligné que la transformation de l’ordre international devait également permettre aux pays du Sud de mieux financer leur développement, valoriser leurs ressources et créer davantage de valeur localement. Il a ainsi préconisé une diversification des partenariats autour des investissements productifs, des infrastructures et du transfert de technologies. L’OCS+ réunit les Etats membres de l’Organisation de coopération de Shanghai, leurs partenaires de dialogue et les pays invités autour des questions liées à la gouvernance mondiale. L’édition de cette année a notamment réuni les dirigeants de la Chine, de la Russie, de la Biélorussie, de l’Inde, du Pakistan, de l’Iran, du Kazakhstan, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan, ainsi que plusieurs pays partenaires et invités. OS/KM(AMAP)

Kangaba : fonctionnement des communes et textes de gouvernance adoptés par la Transition au menu

Kangaba, 02 septembre (AMAP) La mairie de la commune rurale de Minidian a abrité le mardi 1er septembre 2026, les travaux de la campagne de présentation et de dissémination des synoptiques sur les mécanismes de fonctionnement des communes et sur les principaux textes de gouvernance adoptés par la Transition, a constaté l’AMAP. Organisée par l’Association Démocratie 101 à travers son projet J-CAT (Jeunesse : Citoyenneté Active pour une Transition Apaisée), l’objectif général de cette campagne de dissémination des réformes est de mieux outiller les citoyens notamment les jeunes, femmes et personnes vivant avec un handicap sur le contenu et les enjeux des principales réformes engagées par les autorités de la Transition pour la refondation de l’Etat. A l’ouverture des travaux, le représentant de l’Association 101 monsieur Alidji Bocoum a placé la rencontre dans son contexte. En effet, en 2020, les autorités de la Transition ont lancé un vaste chantier de reformes politique et institutionnelle visant à refonder l’Etat. Pour réussir ces reformes, il est d’une impérieuse nécessité qu’elles soient incluses, participatives et surtout assimilées par l’ensemble des couches sociales notamment les jeunes, les femmes, les personnes vivant avec un handicap et les légitimités traditionnelles. C’est dans ce contexte que l’Association 101 a initié le projet J-CAT(Jeunesse : Citoyenneté Active pour une Transition Apaisée) dont le Slogan est « Jeunesse moteur du changement », avec l’appui financier de l’Ambassade du Danemark à travers le Fonds d’Appui aux Moteurs du Chat (FAMOC). Ce projet selon M. Bocoum répondra dans ses zones d’intervention à l’insuffisance de formation, d’information et d’implication des jeunes hommes et femmes et des personnes vivant avec un handicap dans la gouvernance locale. Aussi, la mise en œuvre de ce projet permettra et contribuera à une transition apaisée et inclusive ainsi qu’à l’amélioration et l’engagement citoyen et civique des jeunes, femmes et personnes vivant avec un handicap dans la gestion de leurs communautés. Par conséquent, il convient toujours selon le représentant de l’Association 101, que les membres du vivier formés puissent mettre en pratique les connaissances acquises en informant et sensibilisant leurs pairs sur les différentes réformes majeures entreprises par les autorités de la Transition dans le cadre de la refondation de l’Etat. C’est ce qui explique l’organisation de la présente campagne de présentation et de dissémination des synoptiques sur les mécanismes de fonctionnement des communes partenaires du projet et sur les principaux textes de gouvernance adoptés par la Transition, y compris la stratégie nationale de Refondation et la réorganisation territoriale dans les localités concernées par le projet J-CAT. Au cours des travaux, les participants avec l’appui du facilitateur ont échangé sur engtre autres, la réorganisation territoriale, la décentralisation et la déconcentration, les  réformes institutionnelles et politiques et le rôle que la jeunesse doit jouer dans ces réformes. Au terme des échanges très participatifs, les participants sont unanimes que les travaux ont permis une large vulgarisation des synoptiques sur le fonctionnement des communes et les textes majeurs de la Transition notamment le cadre stratégique de la Refondation de l’Etat 2022 – 2023, la stratégie nationale de lutte contre la corruption et la nouvelle réorganisation territoriale. En guise de conseils pour la jeunesse, il a été cité le patriotisme, le dévouement, l’esprit de sacrifice et de solidarité, la lutte contre la drogue et l’alcool, le civisme et la protection du bien public. A l’issue de la réunion, les participants ont recommandé la multiplication de telles rencontres dans d’autres communes. SD/KM (AMAP)

Sénégal : accord entre le FMI et Dakar sur un programme de 2,2 milliards de dollars

Bamako, 2 septembre (AMAP) Le Fonds monétaire international (FMI) et les autorités sénégalaises sont parvenus à un accord au niveau des services sur un nouveau programme de 36 mois au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), d’un montant d’environ 2,2 milliards de dollars, a annoncé mardi l’institution. Le financement, équivalant à 1.537,1 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 475 % de la quote-part du Sénégal, doit encore être approuvé par la direction et le Conseil d’administration du FMI. Il doit accompagner les réformes économiques et financières prévues pour 2026-2029. Le programme vise notamment à restaurer la viabilité des finances publiques, à renforcer la mobilisation des recettes, à maîtriser les dépenses et à améliorer la gestion de la dette, tout en préservant les dépenses sociales. Dakar prévoit également de renforcer la supervision des entreprises publiques et les mécanismes de protection sociale. L’approbation du programme reste soumise à plusieurs conditions, notamment la mise en œuvre de mesures correctrices liées au précédent cas de « communication d’informations erronées » et l’obtention des assurances de financement nécessaires auprès des partenaires du Sénégal. Le FMI souligne, par ailleurs, la résilience de l’économie sénégalaise, avec une croissance de 6,7 % en 2025, portée notamment par la production pétrolière. La croissance hors hydrocarbures s’est établie à 2,2 % avant de rebondir à 4,7 % au premier trimestre 2026, tandis que l’inflation s’est située à 1,4 %. Le Sénégal prévoit notamment d’adopter en 2027 une stratégie de recettes à moyen terme et a annoncé son intention de solliciter un traitement de sa dette. Pour rappel, la mission du FMI s’est déroulée à Dakar du 19 août au 1er septembre 2026. OS/KM(AMAP)

Guinée-Bissau : le projet de nouvelle Constitution approuvé par référendum

Bamako, 2 septembre (AMAP) Les électeurs bissau-guinéens ont approuvé à 70 % le projet de nouvelle Constitution renforçant les pouvoirs du président de la République, selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale et rapportés par la BBC. Le texte prévoit notamment que le président puisse nommer et révoquer le Premier ministre et les membres du gouvernement, créer ou supprimer des ministères et dissoudre le Parlement en cas de grave crise politique. La participation au scrutin de dimanche est estimée à près de 60 %. La réforme modifie ainsi l’équilibre du système semi-présidentiel bissau-guinéen en renforçant la fonction présidentielle au détriment du Premier ministre. Les autorités militaires à l’origine du référendum estiment que l’ancien dispositif, dans lequel le Parlement désignait le Premier ministre issu de la majorité parlementaire, avait contribué à l’instabilité politique. Le principal parti d’opposition, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), a boycotté le scrutin, dénonçant l’absence de garanties politiques et institutionnelles suffisantes. Il a notamment mis en garde contre une concentration excessive des pouvoirs à la présidence. L’analyste régional Paul Ejime a contesté la portée du résultat, estimant que la réforme visait à transformer le président en « empereur ». Il a appelé la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à intervenir et à faire respecter ses règles concernant les modifications constitutionnelles avant une élection. La réforme intervient après la prise de pouvoir de l’armée en novembre 2025, à la suite d’une élection présidentielle contestée au cours de laquelle le président Umaro Sissoco Embaló et le candidat d’opposition Fernando Dias avaient tous deux revendiqué la victoire. La Guinée-Bissau, indépendante du Portugal depuis 1974, a connu au moins neuf tentatives ou coups d’Etat réussis. OS/KM(AMAP)

San : le déficit pluviométrique met la contre-saison maraîchère sous pression

San, 2 septembre 2026 (AMAP)– La contre-saison maraîchère s’ouvre dans la région de San dans un contexte de déficit pluviométrique marqué. Les cumuls enregistrés depuis le 1er mai 2026 sont en baisse dans plusieurs localités par rapport aux deux dernières années. À San, les précipitations cumulées atteignent 244,9 mm, contre 455,8 mm en 2025 et 602,9 mm en 2024. Kimparana affiche 239 mm, contre 482 mm en 2025, tandis que Fangasso enregistre 242,5 mm, contre 634 mm l’année dernière. Les cumuls s’établissent à 400,5 mm à Tominian, 370,5 mm à Yangasso, 346 mm à Sy et 418 mm à Mandiakuy, le niveau le plus élevé relevé dans la région. Face à cette situation, la Direction régionale de l’Agriculture appelle les producteurs et productrices à privilégier les pratiques permettant une utilisation rationnelle de l’eau afin de préserver les cultures maraîchères. Elle sollicite, par ailleurs, l’appui des projets et programmes pour améliorer l’accès à l’eau et aux équipements d’irrigation, aux intrants et au matériel agricole, renforcer les capacités techniques des producteurs et faciliter la commercialisation des récoltes. La maîtrise de l’eau constitue ainsi un enjeu majeur pour maintenir la production maraîchère et renforcer la résilience des exploitations agricoles dans la région. NC/CMT (AMAP)