URGENT: un incendie en cours dans la ville de Mopti (Centre)
Bamako, 20 mar (AMAP) Un incendie s’est déclaré il y a quelques minutes dans la ville de Mopti, dans le Centre du Mali), précisément au centre commercial, au niveau de la station Pagou1 ,près de la représenattaion de la Compagnie malienne de textiles (COMATEX), selon des témoins.
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 19 mars 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 19 mars 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Direction du Sport Militaire. La Direction du sport militaire a été créée par la Loi n°10-024 du 1er juillet 2010 avec pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre la politique en matière d’activités physiques et sportives au sein des Forces Armées et de Services. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°10-366/P-RM du 12 juillet 2010. L’application de ces textes a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de texte, adoptés, apportent entre autres, les innovations suivantes : – la réorganisation de la Direction du Sport Militaire ; – la scission de la Sous-direction Administration du personnel et finance en Sous-direction des Ressources humaines et en Service Administratif et Financier ; – la création d’un Service de Médecine du Sport ; – la création d’un Organe sportif des Forces Armées et de Sécurité ; – la création des Bureaux régionaux de Sport des Armées et des Bureaux de Sport des Ecoles Militaires et des Centres d’Instruction. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif à la construction de la nouvelle gare routière avec ses espaces et services commerciaux de la Commune rurale de Diéma, Région de Nioro. Le marché relatif à la construction de la nouvelle gare routière de la Commune rurale de Diéma est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise Commerce Général Fodé COULIBALY pour un montant de 1 milliard 242 millions 180 mille 369 francs CFA Hors Taxes et un délai d’exécution de 300 jours. L’exécution de ce marché, qui entre dans le cadre de la mise œuvre du Projet de Développement Communal et de Décentralisation, permettra de doter la Commune rurale de Diéma d’une gare routière moderne. Le Décret n°2017-0199/P-RM du 06 mars 2017 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, prévoit la création des Services régionaux et subrégionaux du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence. Le projet de décret, adopté, consacre la création desdits Services et permettra entre autres : – de rapprocher davantage les services déconcentrés du commerce, de la consommation et de la concurrence aux usagers ; – de faciliter l’organisation du commerce et le suivi des marchés ; – de veiller à l’application de la réglementation en matière de commerce, de concurrence et de protection du consommateur. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des ministres a adopté un projet décret portant création des Services régionaux et subrégionaux de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Haut Fonctionnaire de Défense auprès du Ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé l’Instruction civique et de la Construction citoyenne : Contrôleur général major de Police Sékou Nama COULIBALY. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Commissaire Adjoint à la Réforme du Secteur de la Sécurité : Commissaire général de Brigade de Police Moussa AG INFAHI. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Directeur général de l’Agence nationale des énergies renouvelables et des bioénergies : Monsieur Abdoulaye KAYA, Spécialiste en Management des Organisations. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Chargés de mission : Capitaine Mamady FOFANA ; Madame Fadima KAMARA, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Chargés de mission : Monsieur Boubacar Diadié SANGHO, Juriste ; Madame Oury KAMISSOKO, Gestionnaire de Projets ; Madame Massira TOURE, Gestionnaire ; Madame Aissata MAIGA, Ingénieur Financier ; Monsieur Mamadou BERTHE, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS ETABLIS A L’EXTERIEUR ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE – Secrétaire général : Madame TANGARA Néma GUINDO, Maître de Conférences. – Conseillers techniques : Monsieur Djibril DANSOKO, Conseiller des Affaires étrangères ; Monsieur Boulaye KEITA, Maître-Assistant. – Chargés de mission : Madame Korotimi Féfé KONE, Gestionnaire des Ressources humaines ; Monsieur Alher Ag ALHAMISSE, Spécialiste en Logistique et Transport. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Chef de Cabinet : Monsieur Bacoroba COULIBALY, Comptable. – Chargés de mission : Monsieur Sambou Jules SISSOKO, Journaliste-Réalisateur ; Monsieur Zoumana DIARRA dit TOGOLA, Agronome ; Monsieur Alkaya AMADOU, Professeur de l’Enseignement secondaire ; Monsieur Ousmane CONDE, Spécialiste en Commerce International et Logistique. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME – Conseiller technique : Monsieur Abdoulaye DIOMBANA, Administrateur des Arts et de la Culture. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a pris acte d’une communication écrite relative aux rapports des études portant sur le répertoire des politiques publiques au Mali et l’analyse de leur cohérence. Pour permettre au système national de planification du développement de relever les défis de la connaissance, de l’appropriation et de la cohérence des politiques publiques, le Ministère de l’Economie et des Finances, à travers le Centre d’Etudes et de Renforcement des Capacités d’Analyse et de Plaidoyer, a réalisé deux études complémentaires sur le Répertoire des politiques publiques au
Kolokani : Remise officielle des premières cartes biométriques sécurisées
Kolokani, 19 mar (AMAP) Le préfet du Cercle de Kolokani (Ouest), Alou Diarra a procédé, ce mercredi, à la remise officielle des premières cartes biométriques sécurisées établies au Commissariat de police de la ville, a constaté l’AMAP sur place. Cette remise en présence de adjoints du préfet, du maire de la Commune rurale de Kolokani, du représentant de la chefferie, de la présidente de la CAFO, du président du Conseil communal de la jeunesse, intervient après la réception du matériel de production des cartes biométriques sécurisées par le même commissariat, le 26 janvier dernier. Les premiers bénéficiaires, Fatou Daou, Hawa Diarra et Amadou Traoré, tout comme les invités et le préfet ont exprimé leur joie. Ils ont exprimé leur satisfaction au Commissaire Divisionnaire Mahamadou Traoré dit Dou et ses hommes « pour tout ce qu’ils font pour le développement de Kolokani. » Cette remise concerne les citoyens ayant fait l’enrôlement biométrique et dont les pièces d’identité biométriques ont été soit perdues, soit endommagées ou encore ceux qui n’ont jamais eu leur carte biométrique mais détiennent les pièces requises. Les intéressés doivent se munir de l’une des pièces suivantes : la carte NINA, le passeport biométrique, la fiche descriptive individuelle avec photo, la carte d’électeur biométrique ou la carte AMO sur laquelle figure le numéro NINA de l’intéressé. Les frais s’élèvent à 5 000 Fcfa. Le paiement est électronique et se fait sur place au commissariat, par mobile money avec le téléphone. AK/MD (AMAP)
Les syndicats des pharmaciens d’officine et des laboratoires d’analyses lèvent le préavis de suspension des services AMO (Communiqué)
Bamako, 19 mar (AMAP) Les syndicats des pharmaciens d’officine (SYNAPPO) et des laboratoires d’analyses biomédicales privés (SYNAPHARM) ont annoncé, mercredi, dans un communiqué daté du 19 mars 2025, la levée de leur préavis de suspension des prestations de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) dans les pharmacies et les laboratoires conventionnés à travers le Mali. Cette décision intervient après une commission paritaire d’urgence tenue le vendredi 14 mars 2025 et les jours suivants. Les syndicats saluent « le soutien massif des pharmaciens au préavis transmis au ministre de la Santé et du Développement social », qui prévoyait une suspension des services AMO, « en raison des retards de remboursement des factures échues » par la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM). « Nous partageons pleinement les difficultés liées à l’approvisionnement, aux retards de remboursement par la CANAM et au respect des engagements contractés auprès des grossistes répartiteurs », précisent les syndicats dans leur communiqué. La levée du préavis, effective à compter de ce mercredi 19 mars 2025, repose sur plusieurs éléments : « le niveau actuel du remboursement des factures échues », « les dispositions annoncées par la CANAM et les Organismes de gestion déléguée (OGD) », ainsi que « l’engagement des plus hautes autorités à procéder, dans un bref délai, au remboursement de toutes les factures AMO échues ». Les syndicats soulignent également « l’intérêt supérieur de la population » comme facteur clé dans leur décision. Malgré cette désescalade, le SYNAPPO et le SYNAPHARM exhortent la CANAM et les OGD à redoubler d’efforts pour assurer « le remboursement effectif des factures AMO en respectant les délais conventionnels », « la tenue régulière des commissions paritaires » et « l’examen et la résolution des préoccupations liées aux services AMO ». Parmi les problèmes persistants figurent « le contrôle de droit des assurés AMO » et « les nombreux rejets injustifiés de fiches de soins », qui continuent de peser sur les professionnels. Cette reprise marque le retour temporaire à la normale, tout en maintenant une pression sur les autorités pour des améliorations structurelles. OS/MD (AMAP)
Retrait de la Confédération des États du Sahel (AES) de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)
Bamako, 19 mar (AMAP) Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES), composée du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ont annoncé, dans un communiqué de presse conjoint daté du 18 mars 2025, le retrait de leurs pays de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Le communiqué souligne le rôle historique de ces nations au sein de la Francophonie. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, « mus par les idéaux de rapprochement des peuples par la coopération multilatérale fondée sur la promotion de la diversité linguistique et culturelle et le dialogue des civilisations, ont participé activement, en qualité de membres fondateurs, au Sommet de Niamey qui a donné naissance, le 20 mars 1970, à l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) ». Cette dernière est devenue l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF) en 1998, puis l’OIF en 2005. « Pendant les 55 années d’existence de la Francophonie, ces trois pays qui forment aujourd’hui la Confédération des États du Sahel (AES), ont contribué inlassablement, et de manière significative, à la construction et au renforcement de cette organisation », ajoute le texte. Cependant, les ministres dénoncent un changement d’attitude de l’OIF depuis les transitions politiques dans leurs pays respectifs. « Depuis l’avènement de la transition au Mali, au Burkina puis au Niger, l’OIF, au lieu d’accompagner ces pays dans la réalisation des aspirations légitimes de leurs peuples, conformément à ses objectifs de paix, de coopération et de solidarité, s’est illustrée par l’application sélective de sanctions sur la base de considérations géopolitiques et le mépris pour leur souveraineté », déplore le communiqué, qui accuse l’organisation de s’être transformée en « un instrument politique téléguidé ». En réponse à cette situation, les chefs d’État de l’AES ( le capitaine Ibrahim Traoré, le général d’Armée Assimi Goïta et le général de Brigade Abdourahamane Tiani) « ont décidé en toute souveraineté, du retrait des États membres de la Confédération AES de l’Organisation internationale de la Francophonie », indique le texte. Cette décision, conforme à l’article 10 de la Charte de l’OIF, a déjà été officiellement notifiée par les trois pays. Ce retrait reflète, selon le communiqué, la détermination des leaders de l’AES à rester « fidèles aux aspirations profondes de leurs peuples et résolus à défendre leurs intérêts légitimes ». Signé à Ouagadougou, Bamako et Niamey, ce document marque un tournant dans les relations entre la Confédération des États du Sahel et l’OIF. OS/MD (AMAP)
Koro/Bandiagara : Restrictions sur le flux des camions-citernes de carburant
Koro/Bandiagara, 19 mar (AMAP) La Région de Bandiagara et les cercles de Koro et Bankass, dans le Centre du Mali, font l’objet de restrictions du transport de carburant par décision des autorités d’arrêter momentanément le flux des citernes de carburant vers destinations, qui reçoivent plusieurs citernes dans la semaine, en attendant de voir clair dans la vente du carburant,, a constaté l’AMAP Les stations-services de Koro, font ainsi face, depuis trois jours, à une difficulté d’approvisionnement en essence à la suite de cette décision, qui, selon une source locale, de est destinée à comprendre la ou les destinations du carburant transporté par ces nombreuses citernes Concernant ces restrictions sur le transport du carburant, le gouverneur de la Région de Bandiagara, le colonel-major Olivier Diassana, a, pour sa part, expliqué qu’ « il ne s’agit nullement d’une mesure arbitraire, mais plutôt d’une stratégie de lutte contre le terrorisme qui affecte gravement la Région. » Intervenant, mardi, devant les légitimités traditionnelles et religieuses dans le cadre de la sensibilisation sur les taxes sur les recharges téléphoniques et les transferts monétaires, ainsi que les mesures de sécurité visant à limiter l’afflux massif du carburant dans la région, le gouverneur a mis « en garde contre toute forme de complicité avec les groupes armés » et a appelé les populations à faire preuve de vigilance et de collaboration avec les forces de sécurité. » A Koro, à la suite de la difficulté d’approvisionnement en carburant, presque toutes les stations-services de la ville, une quinzaine, ont déclaré être en rupture de stocks d’essence, provoquant une pénurie dans la ville. De cette situation a fait le lit d’un business de vente de carburant pour les petits revendeurs et les revendeurs de circonstance, qui pratiquent des prix variant de 1 500 Fcfa à 2 500 Fcfa le litre par endroits. Le samedi, jour de foire de Koro, de nombreux forains, se sont retrouvés bloqués dans la ville, faute de carburant. Les spéculateurs en ont profité pour vendre le litre à des prix exorbitants. Après avoir examiné la situation, le Conseil communal de la jeunesse de Koro, dirigé par Ousmane Edem Niangaly et les forces vives de Koro, ont publié un communiqué « pour attirer l’attention des promoteurs et des revendeurs de carburant sur la hausse abusive des prix du carburant dans la ville. » « Une augmentation de prix qui vient alourdir davantage le coût de la vie et considéré comme un acte criminel contre une population éprouvée par les effets de la crise sécuritaire », selon les termes du communiqué. Par ailleurs, le communiqué signé par le chef de village de Koro, les président du Conseil communal de la jeunesse, de la société civile, de la Chambre locale de commerce, des transporteurs routiers et la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), précise que « toute personne qui se permettra de vendre de l’essence à un prix supérieur au prix officiel, sera interpellée et traduite devant les autorités compétentes. » Un comité de veille a été mis en place pour sillonner la ville, dans le but de vérifier les prix du litre d’essence auprès des revendeurs. Quant au gouverneur de Bandiagara , lors de sa rencontre et sur le sujet de la taxation des recharges téléphoniques et des transferts monétaires, il expliqué que la mesure s’inscrit « dans une dynamique de souveraineté économique, telle que voulue par les plus hautes autorités du pays. » Il a insisté sur le caractère civique de cette contribution, soulignant qu’elle participera au développement socioéconomique de la nation. En conclusion, cette rencontre a permis un échange constructif entre les autorités régionales et les représentants des légitimités traditionnelles et religieuses qui ont réitéré leur engagement à soutenir ces initiatives. Le Gouverneur a appelé à une prise de conscience collective pour assurer la stabilité et le développement de la région de Bandiagara. MN/OG/MD (AMAP)
Le poste de sécurité de Nionsombougou attaqué par de présumés terroristes.
Kati, 19 mar (AMAP) Des hommes armés non identifiés ont attaqué, dans la nuit du lundi à mardi aux environs de 3 heures du matin, le poste de sécurité de Nionsombougou, dans le Cercle de Kolokani (Ouest), à une cinquantaine de km de Kati, sur l’axe vers Kayes, faisant un civil légèrement blessé, des véhicules et des motos calcinés, a appris l’AMAP mardi. Aucune perte en vie humaine ni de blessé grave n’est à déplorer. Les gendarmes en poste sont tous sortis indemnes. Selon nos informations, aux environs de 3h17 minutes, les Forces de défense et de sécurité du poste de contrôle et les civils ont été surpris par des tirs nourris d’armes. Les gendarmes très prompts ont mis en déroute les présumés terroristes. Selon des témoins sur place, les assaillant étaient au nombre 6 hommes à bord d’un véhicule mais qu’ils avaient garé dans la forêt et de marcher à pas feutrés pour surprendre les gendarmes. A 200 mètres du poste. Ils se sont mis à tirer les yeux fermés. C’est ainsi qu’ils ont pu mettre le feu à quelques engins, blessé légèrement un civil de passage, avant de fuir devant la puissance de feu des gendarmes qui venaient juste de commencer leur garde, quelques heures avant. Informé, le Commandant de brigade (CB) de Kolokani à déployer des renforts pour traquer les assaillants, qui, selon des témoins, se sont dirigés vers la forêt du Baoulé, sur la route de Kita (Ouest). Tôt mardi matin, aux environs de 6 h le sous-préfet de Nionsombougou, accompagné d’une forte délégation composée du maire de la Commune rurale de Nionsombougou, Chacka Coulibaly, et le chef de la Brigade de gendarmerie de Kolokani, s’est rendu sur les lieux pour constater et apporter le soutien des autorités politiques et militaires. A plusieurs reprises, des hommes armés ont attaqué ce poste de sécurité situé sur l’axe en direction de Kayes, dans l’Ouest du Mali. AK/MD (AMAP)
Niafunké : Le préfet en guerre contre le désordre foncier
Par Sékou A. Maiga Niafunké, 18 mar (AMAP) Modibo Kane Togo, préfet de Niafunké depuis août 2024, s’attaque aux constructions anarchiques dans la ville et fait respecter la loi. Des déguerpissements sont prévus pour le bonheur des Niafunkois. Après une prise de contact avec les autorités locales, mairie, chefs coutumiers, notabilités et chefs religieux, M. le préfet s’est donné le temps de connaitre la ville et ses structures étatiques. Les locaux de la préfecture de Niafunké sont, à la limite, un parc à animaux en divagation, puisque la grande cour du cercle est sans portes ni portail. Au bout d’un mois, elle a changé de visage, Le cercle est devenu vitrine et symbole de l’Etat à Niafunké. Tout a été réorganisé portes, fenêtres, portail, bureaux et même les horaires de travail. Aujourd’hui, il est difficile d’avoir accès à la Préfecture sans se soumettre à un contrôle. Pourtant, hier seulement, c’était un passage pour les forains qui regagnaient le fleuve Niger en fin de journée et les vendeuses de poissons qui ravitaillent le marché. Des arbres et des fleurs ont été plantés et l’enceinte du cercle n’est plus ouvert aux quatre vents. En clair, le Cercle de Niafunké a changé de visage et l’on comprend que la maison a un occupant et un chef qui la dirige. Les heures de travail pour les agents de l’Etat sont respectées. Lors des réunions de prise de contact, le préfet a insisté sur la communication, la vraie, entre collaborateurs et, surtout, la transparence dans la gestion des affaires de l’Etat. Tous les services techniques déconcentrés de l’Etat sont visités, parfois par surprise. A Niafunké depuis 2013 régnait comme une anarchie et un libre-service dans le foncier. Des contestations et conflits fonciers qui ont poussé plusieurs dizaines de personnes à se faire justice elles-mêmes et ou à occuper, sans titre ni aucun autre document, des terrains et des bâtiments qui, parfois, appartiennent à l’Etat. Dans la ville, des bâtiments entiers appartenant à l’État sont vendus, d’autres occupés illégalement, pire mis en bail et les frais de location sont collectés par des personnes privées, au vu et au su de tout le monde, impunément. Ici, on peut aisément constater que des cimetières ne sont pas épargnées par la furie spéculative. Ils sont morcelés et vendus et des mosquées qui naissent comme des champignons hivernaux à chaque bout de rue. Cette semaine, la construction d’une mosquée attenant à un cimetière, toujours en service, a été stoppée par le préfet, lors d’un enterrement puisque ses fondations sont dans le cimetière et les normes techniques ne sont pas respectées. COMME DANS LA JUNGLE – Devant les écoles, tout autour de la mairie partout, ce sont des constructions et occupations illicites. On se croirait dans une jungle. Pourtant avant 2012, Niafunké respirait la propreté et la liberté, sur fond d’espoir de voir cette ville devenir un chef-lieu de région sur la base de ses nombreux atouts tels que son architecture. Il n’est pas rare de constater qu’agent du domaine, propriétaire de terrain, vendeurs et acheteurs se liguent contre l’Etat. Des morcèlements sans aucune base juridique, ni aucun respect des normes menaçant parfois les habitations de la vieille ville de Niafunké car des digues de ceinture de la ville sont obstruées, surtout en période d’hivernage. Des constructions anarchiques sur les voies principales de la ville, devant des bâtiments publics, parfois tout autour des bâtiments sensibles tels que le Centre de santé, la Poste, les écoles, la Place de l’indépendance, en face de la mairie…Des constructions anarchiques sur les voies principales de la ville, devant des bâtiments publics, parfois tout autour des bâtiments sensibles tels que le Centre de santé, la Poste, les écoles, la Place de l’indépendance, en face de la mairie… Pourtant le schéma d’urbanisation de la ville existe depuis 2002 mais est piétiné et des terrains morcelés, vendus parfois avec la complicité de certains responsables. Les cas les plus flagrants sont les constructions anarchiques tout autour du marché principal et, singulièrement, des boutiques en banco et en ciment derrière l’ancienne Société malienne d’importation et d’exportation (SOMIEX) et l’Eglise de Niafunké, obstruant plus de la moitié de cette rue, à l’ouest du marché. COLERE DU PREFET – Après s’être informé sur qui détient et celui qui a livré l’autorisation d’occuper cette zone du marché, les enquêtes ont édifié le préfet sur l’ampleur de l’inextricable arnaque à ciel ouvert. Modibo Kane Togo s’est rendu, en personne, sur le site du marché et a commencé à sillonner toute la ville de Niafunké. Constat ? La situation est chaotique, dramatique, que de désordre partout dans les rues de Niafunké ! Des boutiques, magasins, kiosques installés un peu partout et n’importe comment dans la ville, sans aucune autorisation ni normes, parfois devant des édifices de l’Etat comme le Centre de santé communautaire (CSCom), le groupe scolaire Hamadoun Sankaré, la mairie…en toute illégalité. Tous doivent, dans les jours á venir, déguerpir. Le cas le plus consternant est celui des boutiques contiguës à l’ancienne SOMIEX, à l’ouest du marché ou, pour les anciens de Niafunké, l’ex-terrain de football du marché. La seule et unique voix bitumée de la ville est aussi obstruée parfois par des kiosques et boutiques construits sur les canaux de drainage des eaux de pluies. Des personnes construisent des maisons dans les rues et d’autres, ferment les caniveaux avec des dalles et construisent dessus. Quand certains ont transformé les caniveaux en fosses septiques ou eaux usées et déchets sont directement déversés dégageant des odeurs nauséabondes dans beaucoup de quartiers. Pire, certaines personnes n’hésitent pas à déverser leurs ordures et déchets dans les caniveaux drainés directement au fleuve Niger. Après un premier délai de deux mois décidés par les commerçants eux-mêmes pour quitter mais qu’ils n’ont pas respecté, le préfet a ordonné la démolition pure et simple de ces installations, souvent avec ses propres moyens permettant, ainsi, au marché de respirer. Le préfet Togo, après avoir rencontré la mairie, les chefs coutumiers et traditionnels, sans pouvoir situer les responsabilités face au drame foncier, a décidé de
Région de Dioïla : Mme le Gouverneur explique et sensibilise les populations sur les nouvelles taxes de soutien
Dioïla, 18 mars (AMAP) Le Gouverneur de la région de Doïla, Mme Mariam Coulibaly a présidé ce mardi, dans sa circonscription administrative, une rencontre dont le but est d’expliquer et de sensibiliser les populations sur les nouvelles taxes sur les télécommunications et les paiements mobiles, instituées par le Gouvernement pour participer au développement de notre pays, a constaté l’AMAP. Etaient présents les administrateurs civils, les élus locaux, les leaders religieux, les femmes, les jeunes, les forces de défense et de sécurité, les directeurs régionaux, la Cafo, les femmes rurales et les médias. Cette rencontre de sensibilisation et d’information a été organisée par les autorités régionales de la localité avec le soutien de AMATA Mali Gnèta . A l’entame de la rencontre, le maire de Kaladougou a invité les participants à accorder une attention particulière au sujet qui relève de la vie de la nation. Le conférencier du jour, le professeur Nouhoun Diarra dans son exposé sur le sujet a laissé entendre que le patriotisme doit être largement cultivé chez tout un chacun afin de comprendre leur rôle dans la construction d’une nation. « Il n’y a pas de nation forte sans un peuple engagé derrière ses dirigeants. Beaucoup d’efforts ont été faits du sommet de l’État jusqu’aux populations afin de permettre au Mali de se hisser dans le Géron des pays émergents » a-t-il conclu. Au terme de son exposé, les intervenants ont tous insisté sur le bien- fondé de ces nouvelles mesures qui n’ont d’autres buts d’assurer au peuple malien sa souveraineté sur tous les plans en évitant la main tendue. Les participants à la rencontre se sont dits largement édifiés et ont également promis de faire une bonne restitution à la base. Le président de l’Alliance AMATA Mali Gnèta, Badra Aliou Sangaré a, dans son intervention évoqué tous les efforts déployés et les sacrifices consentis par le président de la transition, chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goita à travers ses œuvres sociales. Il a soutenu, d’autre part que le premier ministre, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation a également emboîté les pas du président en renonçant à une partie de ses fonds. Enfin, M. Sangaré Il a fait comprendre que l’indépendance économique de notre pays est liée à votre niveau de patriotisme. Avant de déclarer que « le départ des soit disant partenaires a été salué par tous et le constat après leur départ est que le pays se stabilise ; alors ne trahissons pas la confiance des dirigeants maliens » a-t-il conclu. Le procureur de Diola, Sarafilou Coulibaly a, pour ce qui le concerne, fait savoir qu’au regard des années passées, la contribution des populations pour assurer l’indépendance d’une nation ne devrait poser de problème pour les bons patriotes. « Après la prise en main de notre destin, tous les maliens doivent s’armer de l’esprit de sacrifice et de patriotisme. Ces prélèvements sur les télécommunications et retraits mobiles contribuent à soutenir l’État malien dans sa dynamique de préserver l’honneur et la dignité du Mali aux yeux du monde » a signalé le procureur. La Cheffe de l’exécutif régional a, pour sa part, expliqué aux participants le bien fondé du paiement de ces taxes qui n’est pas seulement propre au Mali. « Toutes les grandes nations développées sont passées par là » a-t-elle soutenu. Coulibaly Mariam Coulibaly d’ajouter que la prise de nos destins en main nous oblige à être les artisans de notre propre développement et refuser la main tendue qui fait de nous des esclaves. DF/KM (AMAP)
Le Mali annonce son retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)
Bamako, 18 mar (AMAP) Le gouvernement du Mali a annoncé, officiellement, mardi, son retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale adressé à son homologue français, pays hôte du siège de l’organisation. « En vertu de l’article 10 de la Charte de la Francophonie du 23 novembre 2005, le gouvernement malien a donc acté son retrait de l’organisation », dit le communiqué. Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre le Mali et certaines institutions internationales perçues comme alignées sur les intérêts français. Dans ce communiqué, le Mali rappelle son rôle de membre fondateur de l’Agence de Coopération culturelle et technique (ACCT), devenue l’OIF, et souligne sa « contribution significative à la construction et au renforcement de cette organisation. » Le pays affirme avoir démontré à plusieurs reprises son attachement aux valeurs et idéaux de la Francophonie. Cependant, Bamako reproche à l’OIF « de ne pas avoir soutenu les aspirations légitimes » de son peuple depuis le début de la transition politique. Le gouvernement malien « dénonce une application sélective des sanctions et un mépris pour la souveraineté nationale, des agissements jugés incompatibles avec les principes constitutionnels maliens, notamment la souveraineté de l’État et la défense des intérêts du peuple. » Le gouvernement du Niger a, aussi annoncé, par une note verbale datée du 7 mars 2025 sa « décision souveraine » de se retirer de l’OIF. Cette décision, prise par les autorités de Niamey, marque une rupture avec l’organisation qui regroupe les pays ayant le français en partage. L’Organisation internationale de la Francophonie, créée en 1970 à Niamey, au Niger est un regroupement de 93 pays ayant le français en partage. Elle met en œuvre une coopération politique, éducative, économique et culturelle entre les États membres. OS/MD (AMAP)

