Le président Assimi Goïta est arrivé à Kazan, en République du Tatarstan
Envoyés spéciaux à Kazan Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Kazan, 25 juin (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, est arrivé ce mercredi matin à Kazan, capitale du Tatarstan, une des Républiques de la Fédération de Russie. Le général d’armée Assimi Goita a été accueilli, à sa descente d’avion, par le vice-ministre de la Défense russe, les autorités régionales tartares et de la ville de Kazan. Cette étape est la suite de la visite officielle qu’effectue le Chef de l’Etat en Fédération de Russie du 22 au 26 juin, sur invitation de son homologue russe Vladimir Poutine. Plusieurs visites d’entreprises, des rencontres bilatérales avec les autorités régionales sont au programme à Kazan. Au départ de Moscou, le président de la Transition a eu droit aux honneurs militaires et civiles de la part des autorités fédérales russes. AS/MD (AMAP)
Visite d’échanges à la DGCT : Les élèves fonctionnaires de l’ENA renforcent leurs compétences en planification régionale
Bamako, 25 juin (AMAP) Douze élèves fonctionnaires de la 7e promotion de l’École nationale d’Administration (ENA), du corps des planificateurs, ont effectué une visite d’échanges à la Direction générale des collectivités territoriales (DGCT) ce mercredi 25 juin à Bamako, dans le cadre de leur formation en aménagement du territoire et planification régionale. « Cette expérience nous donne l’occasion de partager avec les élèves fonctionnaires, que nous considérons comme la relève pour assurer la continuité de l’État », a déclaré Abdrhamane Cissé, directeur général des collectivités territoriales. Organisée sous la conduite du colonel Major Dramane Diarra, chargé du module « Aménagement du territoire et planification régionale et locale », cette visite vise à renforcer les connaissances des élèves en matière de développement régional et local. « La DGCT est le creuset de la problématique de la planification régionale et locale au Mali. Les élèves apprennent ici tout le processus de planification, de l’élaboration des outils à leur suivi-évaluation », a expliqué le formateur. La DGCT, structure clé dans la décentralisation et la planification, accueille chaque année les promotions de l’ENA pour des échanges pratiques. Les élèves ont ainsi pu confronter leurs connaissances théoriques aux réalités du terrain. « Nous sommes ici pour allier la pratique à la théorie et comprendre la place de la planification dans le développement du pays », a souligné Yacouba Sogoré, représentant des élèves. Le directeur général de la DGCT a insisté sur l’importance de transmettre des valeurs telles que la connaissance, le respect, le dévouement et la loyauté envers l’État. « Nous créons des ponts avec ces élèves pour perpétuer une administration performante au service des populations », a-t-il ajouté. Créée en 2006, l’ENA forme des fonctionnaires de catégorie A pour les administrations de l’État et des collectivités territoriales, tout en menant des recherches en sciences administratives et en management public. Cette sixième édition des rencontres avec la DGCT illustre l’engagement des deux institutions à former une administration moderne et efficace. OS/MD (AMAP)
Tenenkou : Echanges sur les préparatifs de la Biennale artistique et culturelle 2025
Tenenkou, 25 juin (AMAP) Une rencontre d’échanges sur la Semaine artistique et culturelle, en prélude à la Biennale prévue en décembre prochain, s’est tenue, mercredi, à la préfecture du Cercle de Tenenkou, sous la présidence du deuxième adjoint au préfet, le sous-préfet de l’arrondissement central, le capitaine Boubacar Sissoko, représentant le préfet. Dans son intervention, le deuxième adjoint au préfet, a salué l’organisation de cette rencontre qui vise à se pencher sur les préparatifs de la biennale artistique de 2025 au niveau local. Il a rappelé qu’en cette année 2025, dédiée à la culture décrétée par les plus autorités nationales, « il est important que le Cercle de Tenenkou puisse relever le pari de l’organisation », et que cette biennale artistique « est l’occasion de mettre en lumière l’immense trésor culturel du Maassina qui mérite d’être connu et préservé pour les générations futures. » Il a aussi mentionné que cette Biennale artistique et culturelle est une opportunité de renforcer la cohésion sociale entre tous les jeunes du cercle de Tenenkou, gage d’un développement durable. Il a, enfin, invité les leaders communautaires à s’investir pleinement pour que Tenenkou gagne le défi de l’organisation, avant de rappeler que l’administration restera toujours disposée à accompagner toutes les actions qui concourent à la promotion de nos valeurs culturelles. Au cours des échanges, les participants ont abordé les questions de l’organisation, les modalités de participation et la sécurité de l’évènement. Les leaders communautaires, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et le Conseil communal de la jeunesse ont tous salué cette initiative et réaffirmé leur engagement pour la réussite de la Biennale. A partir du mois de juillet prochain, les différentes troupes artistiques de Tenenkou feront vibrer les populations de Tenenkou, autour de notre riche culture. Ont pris part à cette rencontre le secrétaire général de la Commune urbaine de Tenenkou, le représentant du service local de la jeunesse, les chefs de quartiers de Tenenkou, les représentants des Forces de defense et de securité (FDS), le président du Conseil communal de la jeunesse et la représentante de la CAFO. AS/MD (AMAP)
Le Président Assimi Goïta à la communauté malienne de Russie : «Ayez un mental d’acier, prenez des risques»
Envoyés spéciaux Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Moscou, 24 juin (AMAP) « La dynamique de l’AES repose sur la jeunesse. Ce combat est celui de la jeunesse. N’ayez pas peur de l’adversité, de vous battre. Il faut défendre votre nation. Si vous avez peur de prendre des risques, d’affronter votre destin, il vaut mieux abandonner le combat. Ayez un mental d’acier. Si vous avez peur, autant mourir de suite », a lancé, mardi, à Moscou, Le Chef de l’État malien, le Général d’Armée Assimi Goïta à la jeunesse malienne et de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Le président de la Transition, en visite officielle en Fédération de Russie, depuis samedi 21 juin 2025, a rencontré, dans la capitale russe, la communauté malienne vivant dans ce pays, composée, en grande partie, de travailleurs résidents, d’étudiants et de stagiaires civils et militaires. La rencontre a été un instant fort de géopolitique. Assimi Goïta est revenu sur les péripéties de l’occupation des régions dans le Nord du Mali, de l’arrivée des forces étrangères et du processus de leur retrait, à la suite de la rectification de la Transition. « Le Mali et l’AES mènent un combat intense mais qu’il faut parachever, même si c’est avec les générations futures. Il y aura des moments de turbulences comme quand on est dans un avion, mais la sérénité finit par arriver à travers la confiance en soi », a conseillé le Chef de l’État. MESSAGES AUX JEUNES DE L’AES – « Le combat actuel n’est pas le combat des seuls Goïta, Traoré ou Tiani », a-t-il dit, avant d’indiquer : « C’est le combat de tous, de vous les jeunes et, s’il le faut, des générations à venir. L’ancien ordre néocolonialiste est révolu. Aujourd’hui, si un dirigeant d’un autre État me prend pour son sous-préfet, je le traiterai de la sorte à mon tour. » « Je vous invite à ne pas céder à la désinformation. Aujourd’hui, l’ennemi use de tous les moyens et n’est pas près de baisser les bras. Sa dernière trouvaille, c’est de chercher à nous diviser et de semer la désinformation. Nous sommes résolus de continuer notre chemin pour libérer nos pays », a dit le général Goïta. « La création de la force unifiée de l’AES est une des actions fortes. Nous nous passons des lourdeurs administratives du passé, dans la prise de décisions, à travers un mécanisme de communication efficient entre Chefs d’État, entre responsables politiques et militaires qui coordonnent leurs actions sur les territoires des trois États », a-t-il poursuivi. Le président de la Transition a demandé à l’assistance de continuer à croire en la force de l’AES qui met progressivement ses organes et autres instruments juridiques et institutionnels en place. C’est le cas du passeport, de la charte graphique, du drapeau, de l’hymne, de l’agence d’exécution, de la banque d’investissement et de développement. « L’AES est une réalité aujourd’hui qui entend sortir nos pays d’un système servile. Nous allons déconstruire ce système », a conclu le Chef de l’État qui a fait des bénédictions pour ses compatriotes, pour le Mali et l’AES. Cette prise de parole du président de la Transition a été le moment tant attendu marqué, d’entrée, par le choix du chef de l’Etat de s’exprimer en langue nationale. Le général d’Armée, très heureux d’être en face de ses compatriotes dans cette partie du monde, a fait une analyse très réaliste de la situation du Mali, de l’AES et des relations entre le Mali et la Fédération de Russie. Sur ce dernier volet, il a remercié son homologue Vladimir Poutine pour l’invitation à effectuer cette visite officielle. « C’est là, dit-il, la preuve de la grande qualité de la relation entre les deux pays et, surtout, de la sincérité du partenariat. Il s’est dit convaincu qu’avec la Fédération de la Russie, le Mali atteindra ses objectifs stratégiques dans les domaines ciblés de commun accord. « Avec la Russie, nous sous soutenons mutuellement dans les instances internationales. Nous avons déjà des acquis dans le domaine des céréales, de l’agriculture, des mines, de l’industrie, des hydrocarbures. Nous allons vers les partenariats qui, non seulement permettent de développer un secteur donné mais, aussi, nous garantissent un transfert de compétences et de technologies. C’est cela l’avantage du partenariat avec la Fédération de Russie qui nous écoute et nous respecte dans nos choix », a-t-il expliqué. « C’est cela que nous demandons à tous les Etats qui veulent se mettre avec nous », a-t-il dit à une assistance très attentive. Une attention portée sur chaque mot prononcé par le chef de l’État du Mali, par ailleurs président de l’AES et qui a, dans son viseur, un après-midi à Moscou, la jeunesse malienne et confédéral. AMBIANCE DE RETROUVAILLES – Dans les couloirs et halls de l’hôtel Président, au cœur de la capitale russe, les étudiants, les plus jeunes des Maliens établis dans ce pays ami, étaient heureux d’être au contact du Président de la Transition et des ministres membres de la délégation. Ces derniers ont été longuement sollicités pour des photos et des échanges. Une ambiance de retrouvailles chaleureuses et fraternelles déjà dans la salle qui a accueilli la rencontre avec le Président de la Transition, Assimi Goïta et qui certainement restera longtemps gravée dans la mémoire des participants venus de la diaspora malienne vivant en Russie. Personnel de l’ambassade et parents, travailleurs résidents, étudiants, stagiaires civils et militaires et quelques citoyens des deux autres pays membres de l’AES, Burkina Fao et Niger, personne ne voulait se le faire conter. L’Hymne national entonné par toute la salle suffisait à annoncer une belle rencontre entre citoyens d’un même pays, d’un même espace. L’ambassadeur du Mali, Seydou Kamissoko a rappelé l’harmonie et l’esprit patriotique qui anime les 1 500 citoyens maliens de la Fédération de Russie, bien intégrés et qui respectent les lois du pays, sauf quelques aventuriers qui tentent d’entrer en Europe centrale, en passant par les Balkans. Il a salué les actions du gouvernement, sous le leadership du président Goïta, dans les domaines de la défense,
Presse : La HAC et la Maison de la Presse réfléchissent sur la mise en place d’un organe d’autorégulation des médias
Bamako, le 25 juin (AMAP) Les travaux des journées d’échange sur la relance de l’autorégulation et les perspectives de la régulation des médias au Mali, organisées par la Haute Autorité de la Communication en partenariat avec la Maison de la Presse, ont débuté ce mercredi à Bamako, a constaté l’AMAP. Le but de ces échanges est la promotion des normes éthiques et la garantie de la qualité des informations, tout en protégeant la liberté d’expression et l’indépendance des médias. Il s’agit, à travers à cet atelier, d’approfondir la réflexion sur les enjeux liés à l’autorégulation et définir les stratégies permettant de mettre en place un système dynamique d’autorégulation des médias dans notre pays. L’objectif principal consiste à accompagner le processus de relance de l’autorégulation et les perspectives de corrélation des médias au Mali. La rencontre permettra, entre autres, la présentation des modèles d’autorégulation dans le secteur des médias; l’état des lieux pour identifier les défis spécifiques liés au contexte; le partage d’expériences en matière d’autorégulation ; l’identification des pistes de coopération efficace entre les instances de régulation et d’autorégulation; la proposition des recommandations pour une mise en œuvre effective de l’autorégulation. Les échanges des deux jours vont s’étendre aussi sur la présentation du Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (du Sénégal et du Bénin). Il est également prévu d’échanger sur les expériences et les bonnes pratiques, les enjeux, défis et perspectives de l’autorégulation au Mali. Par la suite, les participants travailleront en groupes pour l’élaboration d’une feuille de route pour la suite du processus de relance de l’autorégulation et les perspectives de corrélation des médias. Des experts, venus du Sénégal et du Bénin partageront leurs expériences avec des confrères Maliens. Selon le représentant du Président de la Maison de la presse, Daouda Konaté, il ne s’agit pas de restreindre la liberté de la presse, bien au contraire. «Il s’agit de garantir un espace d’expression libre mais responsable, où les journalistes et les professionnels des médias s’engagent volontairement à respecter des principes déontologique, à corriger les dérives », a-t-il soutenu. L’Ambassdrice des Pays-Bas, partenaire financier à travers l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (IDEA International), Mme Caecilia Wijgers, a salué l’initiative « d’autant plus importante qu’elle est la réponse à un besoin exprimé». Ajoutant que leur accompagnement vise à soutenir l’autorégulation des médias au Mali. Pour le Président de la HAC, Gaoussou Coulibaly, «c’est de créer un tribunal des pairs, capable de régulier sans réprimer, d’accompagner sans censurer pour un professionnalisme journalistique garanti». Il a noté que les défis sont nombreux et urgent : « la désinformation s’infiltre partout, les discours de haine se banalisent, les règles de protection des sources et de vérification des faits sont trop souvent négligées». C’est pourquoi, depuis sa deuxième mandature, la HAC a inscrit l’autorégulation des médias dans son agenda prioritaire. OD/KM (AMAP)
Jeux de l’AES : Taekwondo, le Niger sur la plus haute marche du podium
Bamako, 24 juin (AMAP) Le tournoi de taekwondo des 1ers Jeux de l’Alliance des Etats du Sahel s’est déroulé, ce mardi 24 juin 2025, au Palais des sports Salamatou Maïga de Bamako. La compétition, réservée aux juniors, a regroupe 15 combattants qui se sont affrontés dans 5 catégories : -55kg et -63 kg chez les Garçons, -44kg, -49kg, -55kg pour les Filles. L’on peut dire que le Niger a été le grand vainqueur de ce tournoi. Les Nigériens ont récolté 3 médailles d’or, 1 médaille d’argent et autant de bronze. La deuxième place est revenu au Burkina Faso (2 médailles d’or et 3 de bronze) alors que le Mali a complété le podium (4 médailles d’or et 1 médaille de bronze). Les médailles d’or du Niger sont l’œuvre de Samira Soumana (-44kg, victorieuse de Mariam Diallo du Mali), de Housseina Zada (-55kg, victorieuse de Mariam Dembélé du Mali) et de Abdoul Aziz Issifi (-55kg, vainqueur d’Aboubacar Cissé du Mali). Mariam Doumbia qui a battu Saran Koné du Mali dans la catégorie de -55kg et Sibiri Moumouni Sanou (-63kg) ont remporté les deux médailles d’or du Burkina Faso. Présents à quatre finales, les athlètes maliens ont tous perdu leurs combats et se contentés des places d’honneur. LD/MD (AMAP)
Migration : Restitution et évaluation du projet « Enfants et Jeunes sur les routes migratoires en Afrique de l’Ouest et du Nord
Bamako, 24 juin (AMAP) Les responsables du projet « Enfants et Jeunes sur les Routes migratoires en Afrique de l’Ouest et du Nord » (EJM), ont organisé, mardi 24 juin 2025, à Bamako, un atelier de trois jours (24 au 26) pour partager des résultats de la phase I. Le projet est mis en œuvre par le Consortium Helvetas-Terre des hommes, en collaboration avec les ministères de la Santé et du développement social, de l’Éducation nationale, de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, de la Formation professionnelle, de l’Emploi et de l’Entrepreneuriat national. Selon le délégué général adjoint de la Délégation générale des Maliens de l’extérieur, Boubacar N’diaye, la mise place de ce projet d’accompagnement protecteur pour les enfants et jeunes en mobilité intervient dans le district de Bamako, Kouremalé, Sikasso, Zégoua et Heremakono. « Plus de 2 000 enfants et jeunes en mobilité de nationalités différentes y compris les enfants et jeunes de parents déplacés internes et des réfugiés ont pu être identifiés et ont bénéficié de mesures protectrices. Plus de 245 enfants et jeunes en mobilité, dont 60% de filles, ont été scolarisés à Bamako, Sikasso, Hérémakono et Zégoua », a-t-il dit. 213 jeunes en mobilité ont été formés dans divers corps de métiers, avec environ 50% d’entre eux actuellement en activité après leur formation. Plus de 200 acteurs de protection, d’éducation et d’insertion formés sur la mobilité et ses implications, la gestion de projets sensibles au conflit et l’approche accompagnement protecteur des enfants et jeunes en mobilité. « Ces résultats ont été obtenus grâce aux efforts conjugués de plusieurs acteurs et actrices d’organisations et structures partenaires », a souligné M. N’diaye. « Cet atelier nous offre l’opportunité de discuter des acquis et des éléments d’apprentissage de la phase I et identifier des priorités et axes stratégiques d’intervention pour la phase II. Les résultats de cet atelier sont essentiels pour une deuxième phase », a souligné le délégué général adjoint de la délégation générale des maliens de l’extérieur. Le gouvernement suisse a financé ce projet régional « Enfants et Jeunes sur les Routes Migratoires d’Afrique de l’Ouest et du Nord », pour renforcer de manière pérenne les systèmes nationaux et régionaux de protection, d’éducation et d’insertion socioéconomique et faciliter l’accès des enfants et jeunes en mobilité. Boubacar N’diaye a salué « le soutien généreux » du gouvernement suisse qui, à travers le Bureau de coopération suisse au Mali, appuie cette restitution et toutes les interventions du projet ayant contribué à protéger et accompagner les enfants et jeunes en mobilité de 2021 à nos jours. Marie Louise Fiaux Niada, du Bureau coopération suisse au Mali, chargée de la protection et des migrations, a précisé que le programme de EJM, a été mis en œuvre depuis 2022 dans cinq pays à savoir : le Mali, la Guinée, le Niger, le Maroc et la Tunisie, avec pour ambition de garantir aux enfants et jeunes en mobilité un accès effectif à leurs droits fondamentaux. Le directeur de pays Helvetas, Célestin Démbélé et des représentants des zones d’intervention du projet (district de Bamako, Kouremalé, Sikasso, Zégoua, Heremakono) prennent part à cet atelier. ST/MD (AMAP)
Des ONG internationales échangent avec journalistes et influenceurs à Bamako
Bamako, 24 juin (AMAP) Le Forum des ONG internationales au Mali (FONGIM) a organisé, ce mardi, un cadre d’échange dans un restaurant de Bamako avec des journalistes et influenceurs, afin de renforcer la visibilité des actions menées sur le terrain au profit des populations vulnérables, a constaté l’AMAP. « Nous voulons mettre en lumière ce que nous faisons auprès des populations vulnérables. Je pense que ce sont les journalistes et influenceurs qui peuvent nous aider dans ce combat » a dit le président du FONGIM, Mamadou Diop. Le FONGIM regroupe 110 ONG internationales qui accompagnent les efforts des communautés dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et de la gouvernance. Son président a, également, précisé que les ONG interviennent avec l’autorisation du gouvernement. « Tout ce que nous faisons vise à contribuer à soulager les personnes dans le besoin. Nous mobilisons des fonds auprès des bailleurs pour venir en aide à nos concitoyens» a-t-il ajouté. De son côté, la vice-présidente du FONGIM, Fanta Koné, a mis en avant l’impact des interventions. « En 2024, plus de 4 millions de personnes ont été touchées à travers 695 projets réalisés et plus de 5 000 emplois créés », a révélé Mme Koné. Elle a ajouté que « le FONGIM reste fortement présent dans les zones les plus vulnérables, malgré les défis sécuritaires. » « Avec et pour le Mali, c’est une communauté engagée, des actions concrètes et un avenir plus solidaire », a-t-elle indiqué. Au cours des échanges, certains participants ont souligné que les ONG internationales doivent améliorer leurs stratégies de communication afin de toucher un public plus large et de mieux faire connaître leur impact. Pour sa part, l’influenceur Djimé Kanté a reconnu que cette rencontre a été bénéfique. « Aujourd’hui, je me rends compte que je me trompais totalement sur ces ONG. J’ai compris que, dans les coins les plus reculés du pays, des gens ont accès à l’eau potable grâce aux actions du Forum des ONG internationales » a-t-il dit. MMD/MD (AMAP)
Chambre consulaire de l’UEMOA : La 2e réunion du Bureau se tient à Bamako
Bamako, le 24 juin (AMAP) Le Bureau de la Chambre consulaire régionale de l’Union économique et monétaire ouest africaine (CCR-UEMOA) tient, du 24 au 25 juin à Bamako, sa 2e réunion, dans le cadre d’une dynamique d’évaluation, de coordination stratégique et de réajustement, en lien avec les grandes priorités collectivement fixées, a constaté l’AMAP sur place. Les participants examineront, au cours de la rencontre, l’état de mise en oeuvre des décisions et recommandations issues de la première réunion du Bureau de l’année 2025. Il s’agira d’identifier les avancées significatives, mais aussi les difficultés rencontrées, afin d’en tirer les enseignements nécessaires pour améliorer son efficacité. « Nous passerons à l’examen et à l’adoption des conclusions et recommandations issues des travaux de nos Commissions techniques qui jouent un rôle fondamental dans la réflexion stratégique de notre institution » a annoncé la présidente de la CCR-UEMOA, Mme Héléna Nosolini Embalo. Selon elle, les analyses et propositions constituent les bases techniques sur lesquelles reposent, « nos grandes orientations ». Mme Embalo a ajouté que le point sur la situation financière au 31 mai 2025 ainsi que l’examen du rapport d’exécution des activités planifiées seront au menu des travaux. « Nous porterons également une attention particulière à l’examen et à la validation des fichiers de projets élaborées par le groupement de cabinets d’études, que nous avons mandaté dans le cadre de notre stratégie de mobilisation de ressources », a-t-elle indiqué. Les participants porteront, aussi, leur attention sur le point d’étude sur l’état des lieux du secteur informel dans les États membres et au niveau sous-régional. « Il s’agit là d’un enjeu majeur qui porte sur la structuration, la validation et l’intégration de l’économie informelle qui est une nécessité pour bâtir une économie plus inclusive, plus résiliente et plus productive », a précisé la présidente de la CCR-UEMOA. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Madiou Simpara, s’est réjoui de la tenue de la rencontre dans notre pays. De son côté, le secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce, Adama Yoro Sidibé, a invité la CCR-UEMOA, en plus de sa participation aux réflexions sur le processus d’intégration économique de la sous-régionale, à s’impliquer de plus en plus dans les actions et projets concourant à renforcer les capacités des acteurs économiques afin qu’ils soient capables de faire face à la mondialisation. Surtout avec l’entrée en vigueur de la Zone de libre échange continental africaine (ZLECAF). OD/MD (AMAP)
Mali : L’Union malienne des aveugles sollicite un soutien accru à l’inclusion des personnes handicapées
Bamako, 24 juin (AMAP) L’Union malienne des aveugles (UMAV) a plaidé, mardi, lors d’une audience avec le Premier ministre, le général Abdoulaye Maïga pour un accompagnement renforcé du gouvernement afin de surmonter ses défis, a constaté l’AMAP. « Nous souhaitons compter sur l’État pour aider les personnes handicapées à vivre de la sueur de leur front », notamment l’écoulement de 107 millions de Fcfa de craies invendues et l’accès à du matériels didactique, a déclaré Hadji Barry, président de l’UMAV, à sa sortie d’audience. M. Barry a souligné les difficultés financières aggravées par le retrait de partenaires internationaux, tout en saluant les efforts des autorités, notamment du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Fondée en 1972, l’UMAV gère un internat de 450 élèves à l’Institut des jeunes aveugles, créé en 1975, et soutient l’emploi de 67 ouvriers via la Société de production des aveugles du Mali (SOPRAM), créée en 1988 par l’UMAV et qui fabrique de la craie et des serpillières. Le Premier ministre Maïga a promis d’échanger avec les ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour faciliter l’écoulement des produits. « Je vais m’assurer que des solutions pratiques soient trouvées pour les 107 millions de craies », a-t-il assuré, tout en reconnaissant les tensions de trésorerie actuelles. Il a également annoncé un appui pour le matériel didactique, en coordination avec la ministre de la Santé, le colonel Assa Badiallo Touré. La ministre Touré a insisté sur l’amélioration de la qualité des craies pour répondre aux besoins des écoles et a évoqué l’organisation prochaine d’Assises nationales du développement social pour actualiser les politiques inclusives. Drissa Diarra, de la Fédération nationale des personnes handicapées, a appelé à la mise en œuvre effective de la Convention relative aux droits des personnes handicapées et à un soutien pour les festivals culturels, soulignant le rôle de l’UMAV comme référence en Afrique subsaharienne. L’UMAV a également sollicité un appui pour participer au Sommet mondial sur la cécité à São Paulo, en septembre 2025, afin de valoriser les efforts maliens en faveur de l’inclusion. OS/MD (AMAP)

