Campagne agricole 2025 : Des objectifs ambitieux et des conditions prometteuses
Bamako, 26 juin (AMAP) Les objectifs de production du Mali sont fixés à 11,6 millions de tonnes de céréales sur 6,6 millions d’hectares par le ministère de l’Agriculture pour la campagne agricole en 2025 qui démarre dans un contexte jugé favorable à plus d’un titre, a appris, mercredi, l’AMAP de source officielle. Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, au cours d’une conférence de presse, dans les locaux du département, a fait l’état d’avancement de la campagne, en particulier sur le volet de la production végétale, à la date du 20 juin 2025. En présence du directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba, et du président de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton, Yacouba Traoré, les échanges avec le ministre de l’Agriculture ont porté sur la pluviométrie et la situation hydrologique, la mise en place des intrants agricoles subventionnés, l’évolution des emblavures, le paiement du coton graine, la situation phytosanitaire, les principales difficultés et les pistes de solutions. La souveraineté alimentaire reste le pilier central de la Politique de développement agricole (PDA). Dans ce cadre, le ministère élabore chaque année, en concertation avec les acteurs du secteur, un plan de campagne consolidé avec des objectifs harmonisés en matière de production céréalière, cotonnière, fruitière et maraîchère. Pour l’année 2025, le plan a été approuvé lors de la 15e session du Conseil supérieur de l’Agriculture, tenue le 6 mai dernier. Il prévoit une production de 11 696 721 tonnes de céréales et 682 000 tonnes de coton graine. Pour atteindre ces objectifs, plusieurs mesures sont prévues, notamment la mise à disposition d’intrants et d’équipements agricoles subventionnés, le contrôle de qualité des intrants, la protection phytosanitaire renforcée, le paiement du reliquat du coton graine aux producteurs et le maintien du prix d’achat du coton à 300 Fcfa le kilogramme. La subvention des intrants concerne cette année les engrais chimiques et organiques, les semences de maïs hybrides et le biostimulant Ovalis. Deux programmes majeurs soutiennent cet effort. Le Programme de développement de la productivité et de la diversification agricole des zones arides et semi-arides du Mali (PDAZAM) prévoit la mise en place de 10 500 tonnes d’urée, 6 000 tonnes de DAP (Di-amoniaque phosphate) et 5 043 tonnes de NPK pour un montant total de 9,83 milliards de Fcfa. À la date du 20 juin, 6 095 tonnes, soit 28,3 %, ont déjà été livrées. Le Programme d’urgence pour la production agricole de saison sèche et d’atténuation des effets de l’insécurité alimentaire (PUPSAN) prévoit, quant à lui, 1 335 tonnes d’urée, 200 tonnes de DAP et 684 tonnes de NPK pour un coût de 1,2 milliard de Fcfa. Pour accompagner cet effort, le gouvernement a inscrit 17,6 milliards de Fcfa dans la Loi de finances 2025 pour soutenir la subvention des intrants dans les zones hors coton. Pour les zones cotonnières, l’enveloppe s’élève à 35 milliards de Fcfa. « 21 453 tonnes d’engrais minéraux sont déjà acquises via un projet financé par la Banque mondiale. À cela s’ajoutent 1.335 tonnes attendues d’un autre programme et plus de 12.100 tonnes sur le budget national. Les livraisons sont en cours, et l’ensemble devrait être disponible au plus tard le 10 juillet », a annoncé le directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba. Concernant la pluviométrie, le ministre Kelema a indiqué que les pluies sont normales à excédentaires dans la plupart des zones agricoles, hormis le Centre, le Nord et certaines localités de l’Ouest (Kayes) où elles restent déficitaires. Comparées à la même période en 2024, les précipitations sont généralement supérieures, sauf dans des zones localisées comme Gao (Nord), Mopti (Centre) et le sud de Kayes (Ouest). Le niveau des eaux est aussi en progression, avec des niveaux supérieurs à ceux enregistrés l’an dernier à la même période. Les semis sont en cours, grâce aux pluies déjà enregistrées. Pour le riz, 49 280,5 hectares sont emblavés contre 47 760 ha en 2024, sur un objectif de 912 442 ha, soit un taux de réalisation de 5,4 %. Pour les céréales sèches (maïs, sorgho, mil, fonio), 307 663,75 ha sont emblavés contre 259 596 ha à la même période l’année dernière. Pour les légumineuses, 33 211,5 ha sont déjà semés sur les 535 782,65 ha prévus pour l’arachide et 3 530,75 ha sur les 494 173,98 ha pour le niébé. Le sésame enregistre 41 ha sur 104 829,15 ha prévus et le soja, 3 377 ha sur 37 512,5 ha attendus. Selon le ministre Kelema, la situation phytosanitaire reste calme. Parmi les difficultés, on note l’insécurité dans certaines zones de production, le retard dans l’approvisionnement en intrants dans le système coton et le retard dans le paiement du coton graine. Le ministre a toutefois assuré que des mesures sont en cours pour résoudre ces problèmes. « La campagne agricole 2025 se poursuit dans de bonnes conditions, avec une pluviométrie globalement favorable et des emblavures en progression comparée à 2024 », a-t-il résumé. Concernant la campagne cotonnière, le PDG de la Compagnie malienne de developpment des textiles (CMDT), Dr Kouloumégué Dembélé, s’est montré confiant. Il a indiqué que les emblavures prévues sont de 672 000 ha, dont 255 548 ha déjà réalisés, soit 38,03 %, un taux supérieur à celui de 2024 (28,90 % à la même date). Il a rappelé qu’en 2024, les semis avaient dû se poursuivre au-delà du 20 juillet en raison du retard pluviométrique. Sur la question du paiement du coton graine, il a signalé que 63,88 % des paiements ont été effectués, contre 63,38 % à la même date l’an dernier. Le paiement complet a été bouclé le 30 août 2024. Cette année, il espère clore les paiements dès la première semaine de juillet. Concernant la livraison des intrants, Dr Kouloumégué Dembélé a indiqué que le taux de livraison pour les engrais minéraux est de 43,23 % pour le complexe coton, 38,93 % pour le complexe céréales et 19,89 % pour l’urée. Des difficultés logistiques persistent, notamment liées à l’insécurité et aux restrictions de circulation des camions transportant les engrais, nécessitant des escortes. Ces
Bandiagara : Une trentaine de sous-projets soumis au Comité régional d’analyse des sous projets du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation au Sahel
Bandiagara, 26 juin (AMAP) Un total de 33 sous-projets dont 6 avec fiche, entrant dans les secteurs de l’éducation, de l’agriculture et du commerce ont été soumis à la deuxième session du Comité régional d’analyse des sous projets (CRAP), tenue, jeudi, à Bandiagara, dans le cadre du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation au Sahel (PCRSS), a constaté l’AMAP. Cette session analysera, aussi, 27 sous-projets simples d’hydraulique, tirés des Plans de développement communal (PDC) de Bandiagara, Dimbal Habé, Kani Bonzon, Koro, Kendié, Madougou, Wadouba et Youdiou. Le gouverneur de la Région de Bandiagara (Centre), le colonel major Olivier Diassana, qui a présidé la session, a, dans son discours d’ouverture, félicité les participants pour la tenue de la première session du CRAP le 12 juin 2025. Celle-ci s’est soldée par des résultats encourageants, présentés au Comité national de validation des sous-projets Pour cette deuxième session, il les a exhortés « à apporter leur expertise, en engageant des échanges fructueux afin d’améliorer les conditions de réalisation et d’exploitation des sous-projets au profit des communautés bénéficiaires. » Cette rencontre passe en revue ces deux catégories de sous-projets communautaires, en s’appuyant sur l’expertise des services techniques et la connaissance des sites par les bénéficiaires. Cette initiative, portée par le département chargé de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, est porteuse d’une stratégie nationale visant à renforcer la résilience des populations affectées par la crise, tout en luttant efficacement contre la pauvreté et le chômage. La spécificité de ce projet réside dans le fait que ce sont les communautés elles-mêmes qui sont placées au cœur de cette initiative.. Après les mots de bienvenue du 1er adjoint au maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Youssoufi Tembely, le chef de l’antenne régionale du PCRSS de Bandiagara, Mahamane Touré, a remercié les participants dont la présence « témoigne de l’importance qu’ils accordent à cette réunion. » OG/MD (AMAP)
La Grande muraille verte : Une 10 session du Conseil des ministres stratégique à Bamako
Bamako, 26 juin (AMAP) La 10è session ordinaire du Conseil des ministres de l’Agence panafricaine de la grande muraille verte (APGMV) tenue, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) revêt une importance stratégique, marquant une étape décisive pour adopter les principaux documents de planification et de gestion de l’Agence, a annoncé le premier ministre du Mali, le général de division Abdoulaye Maïga, qui a présidé l’ouverture des travaux. Cette session devra aussi apprécier l’état d’avancement du processus de recrutement du nouveau secrétaire exécutif et faire le point sur les contributions des États membres. À cela s’ajoutent l’examen de la nouvelle stratégie continentale de la Grande muraille verte (GMV), les discussions des modalités de construction du futur siège de l’Agence à Nouakchott (Mauritanie) et la préparation, dans les meilleures conditions, de la prochaine conférence des chefs d’État et de gouvernement, prévue ici même au Mali, à partir du 25 octobre 2025. Le Mali assure la présidence en exercice de cette initiative d’envergure continentale, fondée sur une vision partagée de résilience, de durabilité et de prospérité pour les territoires sahélo-sahariens. Elle vise à lutter contre la désertification, la dégradation des terres et la pauvreté à travers la création d’une ceinture verte de 8 000 km de long et 15 km de large, s’étendant du Sénégal à Djibouti. Le premier ministre malien a fait savoir que depuis sa création, l’APGMV incarne une ambition collective de restaurer les écosystèmes dégradés, renforcer la résilience des communautés rurales et construire une économie verte inclusive dans notre espace sahélien. Elle est l’engagement commun d’inverser le processus de dégradation des terres en vue d’atteindre la neutralité en termes de dégradation des terres. Selon le général de Division Abdoulaye Maïga, pour matérialiser cet engagement, les chefs d’État ont créé, le 17 juin 2010, à N’Djamena, au Tchad, cette Agence panafricaine sous l’égide de l’Union africaine (UA). Le chef du gouvernement a dit que le Mali, « conscient des responsabilités qui lui incombent, réaffirme son engagement à œuvrer pour une Grande Muraille Verte plus performante, plus inclusive et davantage orientée vers des résultats concrets, au bénéfice direct de nos populations. » Et d’ajouter qu’au delà des enjeux environnementaux, « cette initiative constitue un véritable corridor écologique et socio-économique en Afrique, une source d’inspiration mondiale pour d’autres initiatives de régénération écologique. » Il a, enfin, souhaité que cette session contribue de manière décisive à consolider les actions collectives, à affiner les visions stratégiques et à renforcer la coopération, dans l’intérêt supérieur des peuples. Pour le représentant des Partenaires techniques et financiers et représentant-résident du PNUD, Malaye Diop, les États africains subissent régulièrement les conséquences du changement climatiques, notamment la sécheresse, les inondations et autres dégâts naturels. « La Grande muraille verte lutte pour relever ces défis », a dit M. Diop. Il a salué le leadership des États africains qui se sont mobilisés pour cette initiative panafricaine et a réitéré « le dévouement des partenaires financiers à ne ménager aucun effort pour aider les pays membres de cette initiative. » De son côté, le ministre sénégalais de l’Environnement, Daouda Ngom, a expliqué que la Grande muraille verte n’est pas seulement une barrière contre la désertification, « mais une stratégie géopolitique économique, sociale et écologique pour l’Afrique. » Le ministre sénégalais a fait remarquer que la Grande muraille verte « est comme le levier de la souveraineté écologique et économique en reconnectant les territoires et en formant les nouvelles générations. » Il a remercié les autorités maliennes pour l’organisation de cette rencontre et réitéré l’engagement du gouvernement sénégalais à jouer pleinement son rôle dans la redynamisation de l’initiative Grande muraille verte. Quant à la ministre de l’Environnement de la Mauritanie, Mme Messoude Baham Mohamed Lagdhaf, elle a trouvé que l’initiative de la GMV est « l’expression d’une identité sahélo saharienne partagée symbolisant la résilience de nos peuples et la volonté commune de faire face ensemble aux défis de changement climatique, de la désertification et de la pauvreté. » « Elle incarne une ambition panafricaine profondément enracinée dans l’histoire, la géographie, l’aspiration légitime des communautés du Sahel », a dit la ministre de l’Environnement de la Mauritanie. Elle a expliqué que cette session intervient dans un contexte particulier, après la session extraordinaire tenue à Dakar, en février dernier, avec la participation active de tous les pays membres de l’Agence, des avancées notables ont été enregistrées. Elle a ajouté que la Mauritanie a fait de la lutte contre la désertification, la restauration des terres dégradées et l’adaptation au changement climatique, une priorité majeure du développement durable. À cet égard, l’initiative de la GMV constitue un levier stratégique, fondamental de la transformation du territoire, la promotion d’une économie verte inclusive et la prévention d’opportunité durable au bénéfice des populations. L’ouverture des travaux a noté la présence du ministre malien de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara et le secrétaire exécutif de l’APGMV, Dr. Brahim Said. NK/MD (AMAP)
Police de proximité : Validation du document de l’avant-projet
Bamako, 26 juin (AMAP) Les travaux de validation de l’avant-projet de cadre stratégique de la Police de proximité au Mali et son plan d’action 2025-2029 se tiennent, ce jeudi 26 juin, au gouvernorat du District de Bamako, sous la présidence du Commissariat à la réforme de la sécurité, a constaté l’AMAP. Selon le Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité, le général de division Abdoulaye Coulibaly, la rencontre aura comme finalité l’élaboration d’un outil indispensable de planification qui s’aligne sur les priorités du Programme d’action gouvernemental 2025-2026. « Cette stratégie vise à engager sur des bases consensuelles profonde réforme pour des besoins d’anticipation », a-t-il soutenu. Le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Olivier Tshibola Mukuma, a apprécié cette occasion ‘d’enrichir le contenu du document et de poser les fondations d’un dispositif national de Police de proximité au service des communautés.’ Cette session vise à examiner le document de l’avant-projet du cadre stratégique afin de recueillir les observations, les recommandations et contributions des Organisations de la société civile (OSC) et des Partenaires techniques et financiers. Et, surtout, de renforcer la compréhension partagée de la vision malienne des objectifs principaux et mécanismes de la Police de proximité. Il s’agit, aussi, de finaliser et de valider un document inclusif et consensuel pour une mise en oeuvre à l’échelle nationale. Le concept « Police de proximité » est une démarche visant à rapprocher pacifiquement les institutions de sécurité des populations, dans le cadre de la gestion intégrée des questions de sécurité. Plusieurs initiatives ont vu le jour pour rapprocher les citoyens des services de sécurité avec plus ou moins de succès. OD/MD (AMAP)
Mairie du district de Bamako : Le budget additionnel de la Délégation spéciale de la mairie du district de Bamako est de plus de soixante milliards
Bamako, 26 juin (AMAP) Le budget additionnel de la Délégation spéciale de la mairie du district de Bamako est arrêté, en recettes et en dépenses, à la somme de Soixante un milliards cinquante-sept millions cent vingt-six mille neuf cent soixante-sept Fcfa, a appris jeudi l’AMAP, de source officielle La 2ème vice-présidente de la Délégation spéciale, Mme Maiga Djeneba Sacko, qui intervenait devant la 2ème session ordinaire, au titre de l’année 2025, portant sur l’examen et adoption du budget additionnel et d’autres sujets marquant la vie de la collectivité, a précisé que ce budget qui est soumis à l’appréciation « doit être adopté au plus tard le 30 juin de l’exercice auquel il s’applique. » Mme Maiga Djeneba Sacko, qui a présidé l’ouverture des travaux, en présence de la quasi-totalité des membres, a rappelé que conformément aux dispositions de l’article 193 de la loi n°2023-004 du 13 mars 2023, portant Code des collectivités territoriales, le budget additionnel de la collectivité territoriale est établi en cours d’exercice, lorsque les résultats de l’exercice précédent sont connus. Ce budget « est destiné à réajuster les prévisions du budget primitif. Le budget additionnel est établi et voté dans les mêmes formes que le budget primitif. Le budget additionnel est un budget rectificatif du budget primitif qui se manifeste par, soit des compléments ou des réductions, soit par, des opérations nouvelles tant en recettes qu’en dépenses », a expliqué Mme Maiga. Elle a, aussi, ajouté que le budget additionnel, permet de réajuster les prévisions initiales en prenant en compte, dans le budget en cours, les décisions modificatives, les titres annulés ou admis en non-valeur, les mandats annulés ou atteints par la déchéance, le résultat du compte administratif. Mme Maiga a, aussi, indiqué qu’en ce début d’hivernage et, conformément aux instructions des autorités nationales, la collectivité a engagé l’opération de curage de caniveaux et des traversées sous chaussée. « Une opération qui contribuera à minimiser les dégâts liés aux inondations qui constituent une source d’insécurité pour les populations de la capitale », a-t-elle fait savoir. Elle a, ensuite rappelé les objectifs de la feuille de route que la Délégation spéciale s’est fixée, qui sont d’œuvrer pour l’assainissement et l’embellissement de la ville de Bamako ; d’instaurer la bonne gouvernance au sein de l’administration municipale et de rendre des services de meilleure qualité aux populations. ST/MD AMAP)
Jeux de l’AES : le Mali remporte le tournoi de judo
Bamako, 26 juin (AMAP) Le Mali a remporté le tournoi de judo des 1ers Jeux de l’Alliance des États du Sahel (JAES), jeudi 25 juin 2025, au Palais des sports Salamatou Maïga, en décrochant 2 médailles d’or et 3 médailles d’argent, a constaté l’AMAP. Les combattants maliens ont dominé la compétition réservée à la catégorie des seniors masculins (les -66 kg, -73kg, -81kg). Le Niger a terminé la compétition à la deuxième place avec 1 médaille d’or et 3 médailles de bronze alors que le Burkina Faso a complété avec 2 médailles de bronze. La finale de -66kg a tourné à l’avantage de Ismaël Allassane du Niger devant Daouda Dramé du Mali alors que Douga Théra a dominé son compatriote Moussa L. Coulibaly dans la finale de -73kg. Dans la dernière finale, Mahamadou Doucara a reéalisé un ippon à son compatriote Oumar Sangaré dans la finale de -81kg. LD/MD (AMAP)
En visite officielle en Russie : Assimi Goita compte sur le potentiel productif du Tatarstan pour booster la coopération économique
nvoyés spéciaux à Kazan Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Kazan, 25 juin (AMAP) Le président Tatar, le « Raïs » Roustam Minnikhanov Nurgaliyevich et le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta, ont eu un tête-à-tête, mercredi, à Kazan, capitale du Tatarstan (une des Républiques de la Fédération de Russie) où le chef de l’Etat malien est arrivé mercredi matin, dans le cadre de sa visite officielle, a constaté l’AMAP. Les deux dirigeants ont d’abord ce tête-à-tête au Kremlin local de Kazan, en présence du ministre malien de la Défense et des anciens Combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara et le vice-ministre de la Défense russe, Yunus-Bek Yevkurov, avant une réunion élargie aux deux délégations. Cette réunion bilatérale a permis aux parties de dévoiler les grandes lignes de leurs visions d’une coopération à bâtir au plus vite. « La coopération entre le Mali et le Tatarstan est timide », a noté le chef de l’Etat tatar. Les études sur cette République sont parlantes : le pays est très actif dans les exportations, avec plus de 160 pays partenaires commerciaux. Le Tatarstan couvre la région économique de la Volga, qui tient son nom de ce grand fleuve qui le traverse. Il fait partie des Régions les plus importantes et les plus développées de Russie sur le plan économique. « La moitié de la production tatare est exportée, a dit son président. Après une heure d’avion de Moscou, le président de la Transition au Mali est arrivé à Kazan pour ouvrir une nouvelle page de la coopération économique entre le Mali et la Fédération de Russie, avec l’ambition affichée de donner un contenu économique marqué à travers des actes forts. La renommée de la République du Tatarstan, un des moteurs économiques de la Fédération de Russie est fondée sur une expertise dans plusieurs domaines : la pétrochimie, la construction automobile et de l’aérien militaire, l’industrie minière, la machinerie agricole, etc. « Le monde entier connait les hélicoptères de marque Mi fabriqués chez nous, de même que les véhicules de transport Kamaz dont la marque a remporté des victoires mémorables au Rallye Paris Dakar », s’est réjoui le président Tatar, le «Raïs» Roustam Minnikhanov Nurgaliyevich, lui-même connu pour avoir été un pratiquant des courses automobiles, dans un passé lointain. PARTENARIAT MULTI-SECTEURS – « Nous avons une pleine conscience du potentiel de votre pays et nous entendons tisser une relation durable et bénéfique. Nous avons une idée claire de vos potentialités, de votre expertise. C’est pourquoi, je suis venu avec plusieurs ministres pour cette visite officielle auprès de la Fédération de Russie et, ici, auprès de votre État », a dit le chef de l’Etat malien s’adressant à son hôte. « Nous avons déjà un bon début avec l’implication de la compagnie Yadran dans la raffinerie. Nous souhaitons pousser ce partenariat dans plusieurs secteurs productifs dont vous avez un leadership avéré. Nous avons déjà engagé des discussions sur des projets dans les domaines du pétrole, de la filature de coton, des transports, des engrais, de la formation. Nous souhaitons ensemble concrétiser ces projets », a succinctement développé le Président Goïta, devant son hôte tatar et des membres de son gouvernement ainsi que des chefs de grands groupes industriels. Le président de la Transition au Mali s’est dit honoré de l’invitation de son homologue Vladimir Poutine pour la visite officielle en Fédération de Russie et de celle au Tatarstan. Il a également vivement salué les autorités tatares pour l’accueil chaleureux réservé à sa délégation. Le Tatarstan a une population à près de 53% musulmane. En tant que membres de la communauté islamique mondiale, le Mali et le Tatarstan se doivent de mener des actions communes. C’est à cela que le Raïs Roustam Minnikhanov Nurgaliyevich a, également, invité le général d’Armée Assimi Goïta, au cours de leurs entretiens. « Nous organisons le Forum Russie-Monde islamique depuis près de 16 ans. La dernière édition tenue l’an dernier a enregistré 96 pays et 22 participants. Nous serons heureux d’accueillir une délégation malienne l’an prochain, surtout que notre capitale, Kazan, est désignée capitale de la Culture islamique en 2026 », a-t-il dit. Il a, aussi, annoncé que le président Poutine l’a nommé président du Groupe stratégique Russie-Monde islamique, et qu’à ce titre, il invite le Mali à désigner un représentant au sein de l’équipe de travail. Une séquence importante de cette visite a été l’échange de documents d’accord entre le ministre malien des Mines, Amadou Keita et son homologue tatar, devant les deux présidents. Au cours de cette réception au Palais du Rais de Kazan, le Président de la Transition a pu échanger, dans l’enceinte de l’édifice, avec la majorité des 35 étudiants maliens installés dans cette République. Il les a encouragés à réussir leurs études pour venir contribuer à « transformer le Mali ». La ville de Kazan est familière des grands rendez-vous internationaux, comme le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qu’elle a abrité en 2024. Le programme du Président Assimi Goïta au Tatarstan se poursuit ce jeudi avec la visite de certaines unités industrielles et des audiences qu’il accordera à certains responsables du secteur économique. AS/MD (AMAP)
Le ministre Sadio Camara sur le partenariat militaire avec la Russie : « L’avenir est prometteur »
Envoyés spéciaux Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Moscou, 24 juin (AMAP) Le ministre Sadio Camara s’est félicité, lundi, à Moscou, que « le Mali se soit trouvé du bon côté de l’histoire avec le partenaire russe qui a toujours été une puissance d’équilibre. C’est pourquoi le Mali comprend aisément la guerre russo-ukrainienne. » Pour le général Sadio Camara, « il ne fait l’ombre d’aucun doute que cette coopération maliano-russe atteindra ses objectifs dans la guerre contre le terrorisme. » « Je peux rassurer les Maliens que ça se passe très bien. L’avenir est prometteur. Je laisse le soin aux Maliens de découvrir dans les jours, les semaines à venir, de faire le constat sur le terrain. » Le général Camara s’exprimait, avant la rencontre entre les deux chefs d’Etat, au ministère de la Défense russe où il a rencontré son homologue, André Beloosov. S’agissant plus particulièrement de la coopération militaire avec la Russie et de la teneur des discussions avec le partenaire russe, le ministre malien de la Défense a dit : « Nous avons parlé de la formation, de l’entrainement et surtout du transfert des technologies, car le président de la Transition nous a instruit de toujours prendre en compte le transfert des technologies dans nos négociations. L’acquisition de matériels a aussi été abordée. » « Je tiens à souligner que le fait que nous nous rencontrons régulièrement témoigne d’un intérêt mutuel et d’un développement dynamique dans les relations russo-maliennes dans le domaine de la Défense », a répondu le ministre Beloosov à son partenaire malien. « Nous constatons une volonté mutuelle des deux pays à renforcer la coopération globale, avant tout, dans le domaine militaire et militaro-technique. Le premier objectif dans notre partenariat, c’est d’avoir des résultats pratiques en matière de sécurité et de souveraineté », a-t-il confié. « Votre action contre la barbarie coloniale hier et contre le néocolonialisme aujourd’hui font que le peuple au Mali et du Sahel espère une résolution rapide et victorieuse dans l’opération militaire spéciale », a déclaré le général de corps d’armée Sadio Camara qui est dans la délégation présidentielle en visite officielle en Fédération de Russie depuis samedi 21 juin 2025. Le Président de la Transition, le 16 juin dernier, lors de la pose de la première pierre de la raffinerie d’or, il a indiqué que la coopération sécuritaire entre le Mali et la Russie est « verrouillée », du point de vue des deux Chefs d’Etat. L’économie s’impose dans cette visite officielle du Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, mais la coopération militaire, déjà bien ancrée, a aussi occupé largement les discussions bilatérales, autant au niveau des Chefs d’Etat que des ministres chargés de la Défense du Mali et de la Russie. AS/MD (AMAP)
Bamako : Clôture des États généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille
Bamako, 25 juin (AMAP) Les États généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille, qui a eu lieu, au gouvernorat du district de Bamako du 23, 24 et 25 juin 2025, se sont achevés, ce mercredi, sur plusieurs propositions et recommandations en faveur de l’amélioration des conditions de la femme, de l’enfant et de la famille. Pendant trois jours de concertations, les participants, repartis en cinq groupes de travail sur cinq axes et thématiques, ont travaillé sur la gouvernance le genre et l’autonomisation ; la protection et la promotion de l’enfant ; la promotion de la famille ; les violences faites aux femmes et aux filles ; et des questions transversales. Selon la directrice régionale de la Femme, de l’Enfant et de la Famille du district de Bamako, Mme Traoré Djelika Coulibaly, ces propositions et recommandations sont, entre autres, faire l’état des lieux des conditions de la protection de l’enfant ; le diagnostic de la participation de l’enfant et de l’autonomisation de la fille ; le cadre législatif et réglementaire, institutionnel, socio culturel et économique des violences basées sur le genre ; la problématique de la prise en charge des violences basées sur le genre, formuler des recommandations afin de garantir la mise en œuvre efficace des actions. « Durant 72 heures, par le concours d’éminents experts, des présidents et rapporteurs et à travers des discussions en travaux de groupes et en plénière, vous venez d’explorer les cinq axes ou thématiques des États Généraux en faisant un diagnostic minutieux des problèmes en lien avec la situation de la femme, de l’enfant et de la famille », a dit le gouverneur, Abdoulaye Coulibaly. « Les interventions enregistrées en séance plénière et en Groupes de travail ont permis de formuler un certain nombre de propositions spécifiques relatives à l’amélioration de la situation de la femme, de l’enfant et de la famille au Mali, d’une manière générale et dans le District de Bamako, en particulier », a ajouté le gouverneur qui a présidé la cérémonie de clôture de l’atelier. Sans doute, « ces trois jours de travaux n’ont pas été suffisants pour épuiser l’ensemble des sujets en débat, encore moins pour écouter tous les participants qui auraient souhaité apporter plus de contributions à ces assises », a relevé Abdoulaye Coulibaly. Il a assuré que le rapport de l’atelier, « qui a mis en évidence un grand nombre d’aspirations des femmes (…), sera transmis à qui de droit pour la phase nationale. » Étaient présent la présidente de la Commission nationale d’organisation, Mme Sina Demba, les représentants des structures techniques, des organisations de la Société civile, les autorités et légitimités traditionnelles, des sous-préfets du district de Bamako. ST/MD (AMAP)
Pouponnière de Niamana : Une entreprise solaire chinoise fait un don de kits de panneaux et alimentaires
Bamako,25 juin (AMAP) Le Centre d’accueil et de placement familial (CAPF) de Niamana, dans la Commune de Kalabancoro, a reçu des panneaux solaires et des kits alimentaires dont la cérémonie d’inauguration et de remise a eu lieu, ce mercredi, au sein de l’établissement, a constaté l’AMAP. « Ce don composé de 3 batteries lithium de 15 kwh, 66 panneaux de 450 w, 3 convertisseurs de 6 KWH et les accessoires, des kits alimentaires notamment du riz, de la pâte alimentaire, du lait contribuera à une amélioration de la prise en charge des pensionnaires et de renforcement des capacités énergétiques du CAPF », s’est réjoui, le secrétaire général du ministère en charge de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille Salif Tall. Il a précisé : « cette action rentre dans le cadre des œuvres au profit des bénéficiaires de la société Felicity Solar au Mali et de son partenaire Ennaye solar BTP.’ Pour sa part, le directeur du CAPF, Amadou Dembélé, a indiqué qu’à la date du 20 juin , le Centre « abrite 112 pensionnaires dont 49 garçons et 63 filles et 57 en situation de handicap dont 29 garçons et 28 filles » Il a rappelé que l’établissement « est un service public à caractère social. Il a pour mission l’accueil, l’entretien et le placement, jusqu’à l’âge de 5 ans, des enfants abandonnés ou de parents inconnus, des enfants sans soutien et ceux de mères malades mentales. » Quant au directeur de Felicity Solar, Xu Shemin, il aprécise que « c’est dans le but de donner une lueur d’espoir aux enfants démunis que nous avons choisi la Pouponnière. Par conséquent, nous nous réjouissons de voir que nous pouvons contribuer à améliorer la vie de certains qui seront des leaders de demains. » « Felicity Solar est une entreprise spécialisée dans la fabrication de matériels solaires dont le siège se trouve à Guangzhou, en Chine. Nous avons plus 50 succursales dans le monde », a conclu le directeur de l’entreprise. MMD/MD (AMAP)

