Hivernage 2026 : des pluies qui sèment le doute, les paysans changent de semis

Bamako, 20 août (AMAP) L’installation tardive et l’irrégularité des pluies perturbent la campagne agricole 2026 dans plusieurs localités du Mali. À Koutiala, Kita et Dioïla, des producteurs réduisent leurs superficies, changent de spéculations ou renoncent à certaines cultures. Les experts estiment toutefois qu’il est encore trop tôt pour tirer un bilan de la campagne, les pluies d’août et de septembre pouvant encore inverser la tendance. Dans la région de Koutiala, notamment à M’Pessoba, plusieurs producteurs ont modifié leurs choix culturaux. Le mil, le sorgho, l’arachide, le sésame et le haricot gagnent du terrain au détriment du coton et du maïs, plus exigeants en eau et en intrants. À Gouantiesso, dans le cercle de M’Pessoba, Karamogo Dembélé explique que le retard des pluies a contraint plusieurs paysans à revoir leurs plans. «Cette année, plusieurs paysans ont cultivé du mil ou encore de l’arachide à la place du coton et du maïs. La pluie est un peu régulière pour le moment. Nous espérons qu’elle se poursuivra pour nous permettre de faire une bonne campagne», témoigne-t-il. Le riz, qui exige une disponibilité suffisante en eau, reste en revanche une source d’inquiétude. À M’Pessoba, les difficultés sont également liées à la disponibilité tardive de certains intrants. Pour Lassina Sogoba, natif de Songuela, le début de la campagne a été marqué par «le manque d’intrants agricoles et la rareté des pluies». L’amélioration récente des précipitations nourrit néanmoins l’espoir. «Pour le moment, les pluies tombent abondamment. Ce que nous avons semé avance bien. Si la pluie continue à ce rythme, nous pourrons bénéficier d’un bon hivernage», espère-t-il. À Zamblala, dans la commune de Fakolo, Moïse Sagara redoute cependant une baisse des rendements. Il a réduit les superficies consacrées au coton et au maïs au profit du mil et du sorgho, jugés plus résistants au déficit hydrique. «Ce retard a un grave impact sur la récolte. L’irrégularité des pluies peut provoquer la famine et même pousser les jeunes à rejoindre les sites d’orpaillage», alerte-t-il. Dans la région de Kita, le même phénomène est observé. Karim Sogoba, originaire de Koutiala et installé dans la zone, n’a pas pu réaliser toutes les cultures prévues. «J’ai surtout fait du mil avec un peu de coton. Je n’ai pas semé de maïs parce que l’hivernage a débuté très tard et qu’ensuite les pluies sont devenues rares», explique-t-il. À quelques kilomètres de Kita, Seydou Coulibaly, cultivateur depuis plus de dix ans, décrit une campagne difficile. Le retard des intrants et l’insuffisance des pluies l’ont conduit à miser davantage sur l’arachide. «Le coton et le maïs posent problème au regard de la situation actuelle», estime-t-il. À Dioïla, les producteurs adoptent également des stratégies d’adaptation. À Korokoro, dans la commune de Zan Coulibaly, Mamadou Dembélé, qui exploite deux hectares et demi depuis 2020, a abandonné le maïs et l’arachide pour le haricot. «L’année passée, au mois d’août, les cultures étaient déjà bien avancées. Cette année, c’est seulement du haricot que j’ai pu semer, il y a à peine une semaine. Les pluies ne sont pas abondantes», déplore-t-il. D’autres producteurs ont préféré renoncer à la campagne. Commerçant à Bamako, Abdou Diarra explique avoir suspendu son activité agricole en raison de l’irrégularité des pluies, des difficultés d’accès aux intrants et de l’insécurité. Il espère néanmoins un retour à des conditions normales. Le mil et le sorgho privilégiés Pour le Dr Modibo Amadou Konaté, chercheur à l’Institut d’Économie Rurale (IER), à la station de Cinzana, la saison agricole s’est installée «timidement et de façon sporadique selon les sites». De Bamako à Koutiala et Sikasso, en passant par Dioïla, Ségou, Cinzana et Bla, les fluctuations des pluies ont entraîné des semis tardifs, des resemis et une forte disparité dans l’état des cultures. Selon lui, le coton et le maïs pourraient subir les conséquences de cette situation dans les zones méridionales si les pluies ne s’améliorent pas. En revanche, l’espoir reste permis pour les cultures plus résistantes, notamment dans les zones où le mil occupe une place importante. Le chercheur explique le changement de spéculations par les exigences en intrants. « Le mil et le sorgho s’adaptent mieux à l’irrégularité des pluies. Cela donne aux producteurs une fenêtre pour assurer d’abord la sécurité alimentaire », souligne-t-il. Le mil est particulièrement adapté aux conditions sèches. Il peut produire avec des cumuls pluviométriques compris entre 200 et 800 mm, alors que le maïs nécessite au moins 1.000 mm. Le sorgho, le fonio et l’arachide présentent également une meilleure capacité d’adaptation aux conditions de déficit hydrique. Mali-Météo appelle à la prudence Pour Amadou Diakité, chef du service des prévisions à Mali-Météo, l’irrégularité des pluies observée en août s’explique notamment par la forte variabilité spatiale des systèmes pluvieux et l’alternance entre épisodes pluvieux et séquences sèches. Une localité peut ainsi recevoir d’importantes quantités d’eau tandis qu’une autre, située à quelques dizaines de kilomètres, en reçoit beaucoup moins. Les prévisions saisonnières établies en avril 2026 ne faisaient d’ailleurs pas apparaître une situation uniforme. Elles prévoyaient des cumuls normaux à excédentaires dans certaines parties du Centre et de l’Est, tandis que l’Ouest était davantage exposé à des conditions normales à déficitaires. Mali-Météo rappelle surtout que le bilan d’une saison agricole ne dépend pas uniquement du cumul total des précipitations. Leur répartition dans le temps et dans l’espace est déterminante pour les cultures. Les producteurs sont ainsi invités à suivre l’humidité des sols et les prévisions à court terme afin d’adapter les opérations culturales. Les prochaines semaines seront particulièrement importantes pour les cultures déjà installées. Les pluies d’août et surtout leur régularité en septembre pourraient encore peser sur le remplissage des grains, la maturation des céréales et, in fine, les rendements de la campagne agricole 2026. MMD/CMT (AMAP)
Bougouni : la stratégie nationale de la biodiversité en cours de restitution

Bougouni, 20 août (AMAP) La Direction générale des Eaux et Forêts a organisé, jeudi à Bougouni, un atelier de restitution du rapport de la Stratégie nationale et du plan d’action pour la biodiversité (SPANB) 2025-2030. La rencontre, tenue dans la salle de réunion de l’ex-conseil de cercle, était présidée par le Directeur de cabinet du gouverneur de la région, Dramane Diakité, en présence des autorités administratives et politiques, a constaté l’AMAP. L’atelier visait à présenter le contenu et les principaux résultats du rapport, à examiner sa cohérence technique et la qualité des données, ainsi qu’à recueillir les observations et recommandations des participants. La révision de la stratégie s’inscrit dans l’engagement du Mali à aligner sa politique nationale sur le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. Au nom du Directeur général des Eaux et Forêts, le Colonel Mamadou Seydou Maïga a indiqué que la mise à jour de la SPANB nécessite une actualisation des connaissances sur l’état de la biodiversité au Mali et un alignement des objectifs et indicateurs sur le nouveau cadre mondial. Il a précisé que le document élaboré comporte 20 objectifs nationaux correspondant aux 23 cibles mondiales, à l’issue d’un processus participatif. Le Directeur de cabinet du gouverneur, Dramane Diakité, a souligné que la stratégie définit une vision à long terme pour préserver la diversité biologique du pays. Elle s’articule autour de la réduction des extinctions et de la dégradation des écosystèmes, de l’utilisation durable et de la restauration de la biodiversité dans les secteurs agricole et minier, ainsi que du partage équitable des avantages liés aux ressources génétiques et de la mobilisation des moyens nécessaires à la mise en œuvre. Le projet de mise à jour de la SPANB est conduit par le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable avec l’appui du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), dans le cadre du projet Global Biodiversity Framework-Early Action Support (GBF-EAS). Après le mot de bienvenue du directeur régional par intérim des Eaux et Forêts de Bougouni, le Commandant Moussa Fayenké, les travaux se sont poursuivis avec les échanges et contributions des participants. BHT/CMT (AMAP)
Ségou : inauguration du Vestibule des autorités et Légitimités traditionnelles

Ségou, 20 août (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, a inauguré ce jeudi, le Vestibule des autorités et légitimités traditionnelles de Ségou, en présence de son collègue chargé de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a constaté l’AMAP. Réalisée dans le cadre de la décision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, d’offrir à chaque région administrative du pays une «Maison des légitimités traditionnelles», l’infrastructure est située au quartier Bagadadji. Elle comprend notamment un vestibule, une salle de réunion, des bureaux, un foyer, deux logements de passage, un local technique, des toilettes, un forage équipé d’une pompe solaire, un château d’eau de 10 m³, ainsi que des aménagements extérieurs. Un véhicule Toyota 4×4 a également été remis aux autorités et légitimités traditionnelles de la région pour renforcer leurs capacités opérationnelles. Le coordinateur des chefs de quartiers et de villages de la région de Ségou, Oumar Barou Togora, a salué la réalisation de l’infrastructure, estimant qu’elle permettra aux autorités et légitimités traditionnelles de mieux contribuer à la construction nationale. Pour le Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, les autorités et légitimités traditionnelles constituent des acteurs majeurs de la gouvernance territoriale, de la cohésion sociale et de la prévention des conflits. Il a rappelé plusieurs mesures prises en leur faveur, notamment l’institutionnalisation de la Journée nationale des autorités et légitimités traditionnelles, célébrée le 11 novembre, ainsi que la mise en place d’un cadre permanent de concertation avec les représentants de l’État. Le ministre a souligné que la réalisation des vestibules traduit la volonté des pouvoirs publics de renforcer la reconnaissance institutionnelle et la valorisation du rôle des autorités et légitimités traditionnelles dans la société malienne. MS/CMT (AMAP)
Sécurité : Les FAMa neutralisent une vingtaine de terroristes dans les régions de San et de Bandiagara

Bamako, 20 août (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) , appuyées par leurs partenaires, ont conduit deux opérations aériennes de précision contre des regroupements terroristes dans les régions de San et de Bandiagara les 18 et 19 août 2026, dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, a appris jeudi l’AMAP de source sécuritaire. Le mardi 18 août, plusieurs points de regroupement de groupes armés terroristes abritant d’importants matériels de guerre ont été détectés et traités avec succès à environ 35 kilomètres au sud-ouest de San. Le mercredi 19 août, une surveillance prolongée a conduit à la localisation d’un refuge terroriste dans le secteur de Kilimpo, dans la région de Bandiagara. Après observation et évaluation de la situation, le repaire a été ciblé et frappé avec succès. Le bilan fait état d’une vingtaine de terroristes neutralisés et de plusieurs équipements détruits, dont des motos. Les opérations de surveillance se poursuivent dans les secteurs concernés pour évaluer les effets des frappes, établir un bilan consolidé et neutraliser toute menace résiduelle a assuré l’Etat Major des Armées. KD/KM (AMAP)
Retour volontaire : 162 migrants maliens accueillis à Bamako

Bamako, 20 août (AMAP) Cent soixante-deux (162) migrants maliens de retour volontaire, dont 125 hommes, 27 femmes, cinq garçons et cinq filles, ont été accueillis jeudi à l’aéroport international Modibo Keïat Sénou de Bamako par le ministère des Maliens Etablis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a constaté l’AMAP. Les migrants, de retour d’Algérie, seront hébergés pendant trois jours à la Maison des Maliens de l’Extérieur à Niamakoro, où ils bénéficieront d’une assistance, d’une écoute et d’une orientation, a indiqué le chef de cabinet du ministre, Sidi Mohamed Koné. « Nous venons ici les accueillir, leur remonter le moral au nom du gouvernement », a-t-il déclaré, précisant que l’ambassade du Mali en Algérie et l’OIM œuvrent à leur protection et à leur accompagnement jusqu’à leur retour. Plusieurs migrants ont évoqué les difficultés rencontrées, durant leur séjour en Algérie. Wali Fomba, qui travaillait dans le secteur de la construction depuis 2023, a expliqué avoir décidé de rentrer volontairement après des problèmes avec la police. Salah Yattara, qui y a travaillé pendant quatre ans, a fait état de faits de racisme, d’exploitation et de vols de salaires. Assetou Sidibé, de son côté, a indiqué avoir travaillé pendant quatre mois comme lavandière et technicienne de surface, avant de décider de rentrer en raison de la pénibilité du travail et de difficultés liées au logement. Le ministère dispose d’un programme de réinsertion et de réintégration destiné aux migrants de retour, a expliqué Sidi Mohamed Koné. Il a indiqué que plus de 200 jeunes avaient été réinsérés et réintégrés entre 2021 et 2025 sur le budget national, certains bénéficiaires ayant ensuite créé des activités et recruté d’autres migrants de retour. Les autorités espèrent que les personnes accueillies jeudi, pourront également bénéficier de ces dispositifs. OS/KM(AMAP)
Hydrocarbures : près de 1.400 citernes réceptionnées au Mali en deux semaines

Bamako, 20 août (AMAP)– Près de 1.400 citernes d’hydrocarbures ont été réceptionnées au Mali entre le 3 et le 16 août 2026, selon les données présentées ce jeudi lors de la 31e réunion de suivi de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, tenue à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), a annoncé un communiqué du ministère de l’Industrie et du Commerce. Du 3 au 9 août, 710 citernes, représentant 33,749 millions de litres, ont été réceptionnées par 37 opérateurs. Du 10 au 16 août, 720 citernes, pour un volume de 32,817 millions de litres, ont été acheminées par 34 opérateurs. Le dernier convoi comptait 230 citernes. La réunion, présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a relevé que les régions de l’intérieur sont globalement approvisionnées. Une rupture de gasoil persiste toutefois à Bandiagara et fait l’objet d’un suivi particulier. Les participants ont également examiné la hausse des cours internationaux des hydrocarbures, considérée comme un facteur nécessitant une anticipation et une adaptation constantes pour prévenir les ruptures d’approvisionnement. La sécurisation des axes par les Forces de défense et de sécurité contribue, par ailleurs, à améliorer l’acheminement des produits pétroliers. Les efforts se poursuivent notamment sur les corridors stratégiques, dont l’axe Bamako-Dakar, avec une implication accrue du Génie militaire dans l’amélioration et la sécurisation des voies. La réunion a enfin constaté une nette régression de la fraude sur les produits pétroliers, favorisant une meilleure maîtrise des flux. CMT (AMAP)
Tenenkou : un atelier pour renforcer la prévention des violences basées sur le genre

Tenenkou, 20 août (AMAP) Le deuxième adjoint au préfet du cercle de Tenenkou, le Commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, a présidé jeudi, au Centre de santé de référence (CSRef), la cérémonie d’ouverture d’un atelier de formation sur les approches transformatrices du genre, la prévention des violences basées sur le genre (VBG) et la transformation des violences pour la paix et la santé, a constaté l’AMAP. Organisée par le district sanitaire de Tenenkou avec l’appui du Centre Carter, à travers son projet «Paix par la santé», la session vise à renforcer les capacités des acteurs communautaires et sanitaires sur les questions de genre, de prévention des VBG et de transformation des violences. Elle entend également contribuer à la consolidation de la paix, de la cohésion sociale et de l’accès équitable aux services de santé dans les zones d’intervention du projet. Le médecin-chef du CSRef et point focal du Centre Carter, Dr Amadou Coulibaly, a indiqué que la formation permettra aux participants de mieux comprendre les notions de genre et de promouvoir des approches adaptées au contexte communautaire. Le deuxième adjoint au maire de la commune urbaine, Soumaïla Bocar Coulibaly, a salué la tenue de cette session et exhorté les participants à suivre attentivement les enseignements afin de devenir des relais efficaces auprès des communautés. Représentant le préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé a salué l’initiative et invité les participants à mettre les connaissances acquises au service des communautés. Il a également remercié le Centre Carter pour ses actions en faveur des populations du cercle, assurant que l’administration restera disponible pour accompagner les initiatives contribuant à l’amélioration des conditions de vie. Durant deux jours, une trentaine de participants, composés d’acteurs communautaires et de représentants des services techniques issus de plusieurs aires de santé du district, seront formés sur les concepts de genre, les approches transformatrices et la prévention des violences. Ils apprendront notamment à analyser les normes de genre et les rapports de pouvoir susceptibles d’alimenter les conflits et les VBG, à renforcer les mécanismes communautaires de prévention et d’orientation des victimes, ainsi qu’à promouvoir le leadership des jeunes et des femmes dans la consolidation de la paix. La formation est assurée par Boris Ghislain Kabré, instructeur à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye de Bamako. AS/CMT (AMAP)
Kolondièba : Atelier de restitution du plan quinquennal de la commune de Bougoula

Kolondièba 20 août (AMAP) Les autorités communales de Bougoula et leurs partenaires ont procédé à la restitution du plan quinquenal 2026-2030 de la commune de Bougoula, hier mercredi, a constaté l’AMAP. Présidée par le Maire de la commune de Bougoula, Diamatio Konaté, cette rencontre a regroupé le président du conseil communal, le représentant de la Société Tam_Sam international SARL, les chefs services locaux de la pêche de la promotion de la femme, du développement social, du génie rural, des productions et Industries Animales ,du service Vétérinaire, de la planification de la statistique de l’information, de l’aménagement du territoire et de la population et du correspondant local de la presse AMAP. Le maire de la commune rurale de Bougoula Diamatio Konaté , après les salutations d’usage du représentant du chef de village de Bougoula, a placé l’événement dans son contexte. Il s’agit de faire la restitution du plan quinquenal 2026_2030 du Programme de Développement Économique Social et Culturel (PDSEC) de la commune de Bougoula. Pour réussir cette projection, tous les acteurs de développement local étaient présents à savoir les partenaires au développement, les services déconcentrés de l’État, les représentants de la société civile, les représentants des cinq villages de la commune , la CAFO et la jeunesse. S’adressant à sa population, le Maire dira que cette rencontre vise à édifier tous les citoyens de la commune et les collaborateurs sur les activités menées, ce qui a été fait, ce qui reste à faire et de faire la programmation des réalisations de la commune dans 5 ans. Les facilitateurs Inza Samaké consultant de la Société Tam- Sam international SARL et le chef service local du plan et de la statistique, Souleymane Traoré ont édifié les participants, par une projection d’images, sur les activités et les réalisations de la commune de Bougoula, cercle de Fakola. Au cours des débats les participants venus très nombreux ont fait des contributions et posé des questions de compréhension sur tous les aspects de développement de la commune. Les axes stratégiques de développement ont été passés au peigne fin à savoir le développement agro-pastorale et sécurité alimentaire ; l’accès aux services sociaux de base Santé Éducation eau ; le désenclavement et développement des infrastructures ; la gestion durable de l’environnement et changement climatique ; la gouvernance locale et développement local. Le maire s’est dit satisfait de la richesse des débats et la participation massive de tous les acteurs. Cet exercice de recevabilité renforce la confiance entre les décideurs et les contribuables. Le coût de ce plan quinquennal est estimé à plus de 561millions de FCFA. NMK/KM (AMAP)
ORTM: Tenue de la 58ème session de son Conseil d’administration

Bamako, 20 août (AMAP) La cérémonie d’ouverture des travaux de la 58ème session d’administration de l’Office de Radio et Télévision du Mali (ORTM), se sont déroulés ce jeudi, sous la présidence du ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Illiène, dans la salle de Conférence de son département, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Directeur Général de l’ORTM, Yaya Konaté et des membres du Conseil d’administration. À l’ordre du jour figuraient, notamment, l’examen et l’adoption du procès-verbal de la 57è session ordinaire du conseil d’administration, l’examen de l’état d’exécution des recommandations issues de la 57è session ordinaire du conseil d’administration, et l’examen et l’adoption du rapport d’activités du 31 décembre 2025. La session a permis de faire le point sur la bonne marche de la structure qui est la mémoire audiovisuelle de notre pays (ORTM) et de dégager les priorités pour les prochaines années. Dans son discours d’ouverture des travaux, le président du conseil d’administration, le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a mis l’accent sur la nécessité d’une rupture managériale. Il a précisé que « le Conseil entend passer d’une culture de constats à une culture de résultats et de reddition de comptes ». Le ministre Alhamdou Ag Ilyène a rappelé que « l’examen du procès-verbal de la session précédente servira de test pour évaluer l’exécution des recommandations formulées, exiger des justifications sur les retards constatés et fixer des échéances fermes pour leur mise en œuvre ». Tout en saluant le travail accompli par les équipes de l’ORTM (journalistes, techniciens et agents administratifs) dans la couverture des événements majeurs du pays. Alhamdou Ag Ilyène a appelé à une exigence accrue de crédibilité et d’efficacité au service du public. L’exercice 2025 a enregistré un taux d’exécution budgétaire de 79 % , soit 10,96 milliards de F CFA dépensés sur une prévision annuelle de 13,83 milliards de F CFA. Situation au 31 mai 2026 : Les dépenses à la date du 31 mai 2026 se sont élevées à 5,08 milliards de F CFA sur une prévision de 13,49 milliards de F CFA, représentant un taux de réalisation de 38 % », a fait savoir le président du conseil d’administration. Selon lui, « face aux contraintes budgétaires, le Conseil a préconisé une rationalisation des charges, le développement de nouvelles recettes propres et une meilleure valorisation du patrimoine audiovisuel ». Le ministre a, par ailleurs, précisé, « l’accumulation des dettes fiscales et sociales a été qualifiée de risque majeur pour la stabilité de l’établissement. La mise en place d’un plan d’apurement réaliste et d’un mécanisme de suivi rigoureux a été vivement recommandée pour éviter la création de nouveaux arriérés ». « Pour maintenir son influence face à l’émergence des plateformes numériques, des réseaux sociaux et des contenus à la demande, l’ORTM est sommé d’accélérer sa transformation technologique », a-t-il dit. « Le Conseil appelle à une modernisation axée sur le développement de contenus digitaux dédiés, tout en préservant l’éthique professionnelle et l’identité nationale. Considérant le personnel comme la ressource la plus précieuse de l’office, un plan pluriannuel de formation continue a été préconisé. Ce programme devra couvrir des compétences clés telles que : L’intelligence artificielle et la production, numérique, la cybersécurité et la maintenance des équipements modernes, et le management, la gestion et l’éthique journalistique », a rappelé le patron du conseil d’administration de l’ORTM ». Enfin, s’inscrivant dans la dynamique de la Confédération des États du Sahel (AES), le Conseil a exhorté l’ORTM à intensifier sa coopération avec les médias publics du Burkina Faso et du Niger, ainsi qu’avec des initiatives telles que Tafouk TV et Radio Danté. L’objectif affiché est de bâtir un espace informationnel souverain, solidaire et autonome, capable de promouvoir les potentialités et les réalités culturelles et politiques des trois nations partenaires, a évoqué le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration. ST/KM (AMAP)
Golfe d’Aden : six hommes armés prennent le contrôle d’un pétrolier

Bamako, 20 août (AMAP) Six hommes armés ont pris ce jeudi le contrôle d’un pétrolier dans le golfe d’Aden, au large du Yémen, et l’ont détourné vers la Somalie, a indiqué l’agence britannique des opérations commerciales maritimes (UKMTO). « Nous avons reçu la confirmation que le pétrolier a été abordé par six personnes armées qui contrôlent désormais le navire et le redirigent vers la Somalie », a indiqué l’UKMTO sur le réseau social X. L’agence a précisé que les autorités enquêtaient sur l’incident et appelé les navires transitant dans la zone à faire preuve de prudence et à signaler toute activité suspecte. L’UKMTO avait auparavant indiqué qu’un pétrolier avait lancé un appel de détresse sur la fréquence VHF 16, signalant avoir été approché par un navire non autorisé alors qu’il naviguait vers l’ouest dans le golfe d’Aden. À 11h45 GMT, l’identité du pétrolier et sa localisation n’étaient pas connues et aucune organisation n’avait revendiqué l’incident. Les routes maritimes de la région, notamment en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, sont confrontées à des tensions accrues. Le groupe yéménite houthi avait annoncé en juillet une interdiction visant les navires liés à l’Arabie saoudite, tandis que Riyad a annoncé la formation d’une coalition maritime défensive destinée à protéger la liberté de navigation dans le détroit de Bab al-Mandab. La zone avait également connu une forte activité de piraterie au large de la Somalie entre 2008 et 2018, avant une baisse des incidents, puis une reprise à partir de la fin de 2023 dans un contexte de tensions sécuritaires régionales. OS/KM(AMAP)

