Bougouni : L’aviation des Forces armées maliennes frappe deux bases terroristes lors d’une mission d’appui aérien (Communiqué)

Bamako, le 16 déc (AMAP) « Plusieurs terroristes ont été neutralisés et d’importants matériels détruits », a indiqué l’état-major général des Armées dans un communiqué publié ce mardi 16 décembre 2025. « L’intervention s’est déroulée dans le cadre d’une mission d’appui aérien au profit d’un convoi de carburant sur l’axe Kadiana–Kolondiéba–Bougouni », ajoute le communiqué. Selon la même source, les frappes ont visé deux bases des Groupes armés terroristes (GAT) dissimulées en forêt, dont l’une à l’est de Kolondiéba et l’autre au sud-est de Wakoro, dans la région de Bougoun (Sud)i. L’état-major général des Armées s’est félicité de la proactivité des forces engagées et les a encouragées « à poursuivre leurs efforts sur l’ensemble du territoire national. » OS/MD (AMAP)

COFOR-Mali : Remise d’attestations aux 100 jeunes formés en aviculture et pisciculture

Bamako, 16 déc (AMAP) La Coalition des forces juvéniles pour le renouveau au Mali (Cofor-Mali) en partenariat avec l’Agence nationale pour l’Eemploi (ANPE), a initié la formation de 100 jeunes en aviculture et apiculture au terme de laquelle, ses responsables ont procédé, ce mardi, après midi, à la remise d’attestations aux bénéficiaires, qui a lieu à la Maison des jeunes de Bamako. « Nous adressons nos sincères remerciements à la Cofor-Mali et à l’ANPE pour leur engagement en faveur du développement de la pisciculture et aviculture au Mali », a dit Mamoutou Coulibaly, au nom des bénéficiaires de la formation. Il a souligné qu’à « travers ce partenariat, nombreux jeunes et femmes ont bénéficié du renforcement de leurs compétences et capacités dans ces deux secteurs porteurs, qui représentent, aujourd’hui, une réelle opportunité de création d’emplois et de revenus durables. »  « Grâce à l’accompagnement technique et institutionnel reçu, a-t-il précisé, les bénéficiaires sont mieux préparés à développer des activités. » Il a également indiqué que « cette initiative contribue à la sécurité alimentaire et à la réduction du chômage.  Et M. Coulibaly de saluer « la vision et le professionnalisme des équipes de la Cofor-Mali et de l’ANPE dont l’appui a permis de valoriser les ressources locales et le savoir-faire national », avant d’encourager la poursuite et l’extension de ce programme. La présidente du Cofor-Mali, Mme Zeinab Evelyne Jacques s’est réjouie de voir ces 100 jeunes hommes et femmes formés en aviculture et en pisciculture, grâce au partenariat entre son organisation et l’ANPE. En s’adressant aux bénéficiaires de ces deux sessions de formations, Mme Zeinab Evelyne Jacques a précisé : « Ces attestations que vous recevez ne sont pas de simples documents, mais la reconnaissance de compétences techniques, de savoir-faire pratiques et d’une volonté d’aller de l’avant. » Elle a rappelé que « l’aviculture et la pisciculture constituent des secteurs porteurs, essentiels à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois et au développement local. » « En choisissant ces filières, vous avez fait le choix de l’entrepreneuriat, de la résilience et de la contribution active au développement de notre pays », a précisé la présidente du Cofor-Mali. « À la Cofor-Mali, nous restons convaincus que la jeunesse, lorsqu’elle est formée, accompagnée et encadrée, devient une véritable force de transformation sociale et économique. C’est pourquoi, nous continuerons à initier et à soutenir des programmes de formation adaptés aux réalités du terrain », a-t-elle assuré. Mme Zeinab Evelyne Jacques réaffirmé l’engagement de la Cofor-Mali, « à poursuivre cette dynamique, en étroite collaboration » avec l’ANPE et l’ensemble des autorités et partenaires qui soutiennent la Cofor-Mali depuis sa création. Le directeur général adjoint de l’ANPE, Moussa Djourté a, au nom du ministre de l’Emploi, de l’Entrepreneuriat national et de la Formation professionnelle et le directeur général de l’ANPE, expliqué qu’au bout de deux sessions de formation, les apprenants ont appris les différentes techniques en aviculture et en pisciculture. « Je crois, sans doute, que vous êtes dans les meilleures conditions pour mener à bien vos projets, car la formation est la base de l’entrepreneuriat, ensuite le financement », a dit M. Djourté. Selon lui, « sans connaissance aucune activité, aussi rentable qu’elle puisse être, est vouée à l’échec et elle est la première aide que les jeunes sollicitent aujourd’hui », a également dit le directeur général adjoint de l’ANPE. « En partenariat avec la Cofor-Mali, Nous avons initié un programme d’accompagnement clé des demandeurs d’emploi, majoritairement jeunes et, cela, par le fait que la jeunesse est le socle de l’économie du Mali », a-t-il souligné. Avant d’encourager la Cofor-Mali à multiplier ces initiatives au profit de la jeunesse. ST/MD (AMAP)    

Sikasso : Démarrage lundi de la 1ère session de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance

Sikasso, 15 déc (AMAP) La 1ère session de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Sikasso (Sud) a démarré lundi 15 décembre et se poursuivra jusqu’au vendredi 19 décembre 2025 pour juger cinq dossiers dont un cas de meurtre et quatre d’agression sexuelle (viols et pédophilies). Selon le procureur de la République près le TGI de Sikasso, Moussa N’Tji Coulibaly, c’est compte tenu des inconvénients de la lourdeur procédurale aux niveaux des sessions d’Assises, le coût élevé de ces sessions, la lenteur dans le traitement des dossiers criminels… que les pouvoirs publics ont adopté le nouveau schéma consacrant les chambres criminelles. Le Code de procédure pénal a été adopté en 2024 à travers la loi n°2024-0028 du 13 décembre. Cette loi a été adoptée par le Conseil national de Transition (CNT) en sa séance du 31 octobre 2024. Selon M. Coulibaly, c’est à travers la lettre circulaire du 2 septembre 2025 que le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux a instruit tous les chefs de juridictions et de parquet aux niveaux des tribunaux de grande instance de mettre en place leurs chambres criminelles au plus tard le 1er novembre 2025. « La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Sikasso a été mise en place, nous sommes les premières à tenir notre audience », a-t-il souligné. S’agissant de la 1ère session de la Chambre criminelle du TGI de Sikasso, le procureur a dit que c’est après le passage des dossiers concernés au stade de l’instruction préparatoire qu’ils ont été introduits dans le circuit judiciaire de Sikasso courant 2025. Il a indiqué, que pour cette audience, les dossiers concernent les cercles de Sikasso, notamment Danderesso, Niéna, Kignan, Kadiolo et Loulouni. Selon lui, c’est sur instruction de la hiérarchie (Bamako) que le TGI de Sikasso peut se prononcer sur les dossiers des cercles de Kolondièba (Kadiana), Yanfolila et de Bougouni. Du point de vue du procureur de la République, la suite de la session de la Chambre criminelle, « c’est le jugement idoine. » « Les non coupables seront acquittés et les coupables seront condamnés. Ils purgeront leurs peines à Sikasso sauf en cas de transfert de la part de l’Administration pénitentiaire l’éducation surveillée », a-t-il expliqué. Ainsi, certains condamnés peuvent être transférés dans d’autres localités relevant du ressort de la Direction régionale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée de Sikasso. A un niveau supérieur, d’autres condamnés peuvent aussi être transférés à Bamako ou Kenieroba pour des raisons de sûreté. « Tout compte fait, les décisions peuvent être sujettes à l’appel. On peut interjeter l’appel contre les décisions qui seront prises par le Tribunal de grande instance statuant en matière criminelle », a-t-il précisé et de renchérir que cela n’était pas possible avec la Cour d’assise. Se prononçant sur les avantages de la chambre criminelle pour les accusés, Moussa N’Tji Coulibaly a dit que c’est une juridiction permanente et fixe, contrairement à la Cour d’assise qui se tenait auparavant. Cette dernière est une juridiction non permanente. Elle tenait, au minimum, deux sessions par an, en raison d’une session par semestre. Le magistrat a notamment évoqué la saisine de la Cour d’appel de Bamako par les parties, le principe du double degré de juridiction dont bénéficient les décisions rendues en matière criminelle, la réduction du coût des sessions de la chambre criminelle pour l’Etat, la suppression des assesseurs de la formation de la chambre criminelle et le rapprochement de la justice aux justiciables. Par ailleurs, le procureur Moussa N’Tji Coulibaly a sollicité, d’une part la hiérarchie judiciaire pour étoffer leur effectif et, d’autre part, la population à faire preuve de respect de nos lois. MFD/MD (AMAP)

Programme de développement intégré des ressources animales et aquacole au Mali : Session du Comité de pilotage

Bamako, le 16 déc (AMAP) Le Programme de développement intégré des ressources animales et aquacole au Mali (PDIRAAM) phase 2 dont l’objectif est d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle grâce à la production avicole et aquacole des petits exploitants, a tenu ce mardi la 3e session de son Comité d’orientation et de pilotage des volets aviculture et aquaculture. Le programme veut aussi accroitre l’autonomisation économique des petits producteurs du Sahel occidental du Mali, en ciblant les femmes et les jeunes petits producteurs. Au cours des travaux, dont l’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche Madi Matené Keïta, en présence du coordinateur du PDIRAAM, Sory Ibrahim Sidibé et de nombreux invités, les administrateurs ont examiné le procès-verbal de la dernière session du Comité de pilotage, Ils ont fait l’état de mise en œuvre des recommandations, ainsi que le bilan du rapport 2025 et le plan de travail 2026 et son budget afin de proposer des recommandations. Le Plan de travail et du budget annuel (PTBA) 2026 du PDIRAAM est de 5 642 645 030 Fcfa dont  2 330 958 100 Fcfa, pour les réalisations physiques,  1 669 313 430, Fcfa pour les conventions, les renforcements de capacité et autres  et 1 642 370 500 Fcfa  pour la micro finance, le fonctionnement, le suivi-évaluation, etc. Selon le coordinateur Sory Ibrahim Sidibé, au Mali, les sous-secteurs de l’élevage et de la pêche, y compris l’aquaculture, « constituent un maillon clé de l’économie nationale » et sont pratiqués par plus de 85% de la population. Il a ajouté que le cheptel national est estimé à plus de 14 millions de bovins, 58 millions de petits ruminants 63 millions de volailles. La production halieutique du Mali, selon M. Sidibé, s’élève à 120 000 tonnes par an, y compris l’aquaculture dont la production est en plein essor économique, ces dernières années. « En matière de création de richesse et d’exportations nationales, l’élevage arrive en troisième position après l’or et le coton. Le sous-secteur de l’élevage et de la pêche sont la source de revenu d’environ 30% de la population et contribue à environ 19% du Produit interieur brut (PIB) national ». a précisé le coordinateur. Quant au secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche, il a dit que l’objectif du PDIRAAM « sera atteint, grâce à l’amélioration de la résilience des systèmes avicoles et piscicoles, à l’augmentation de la productivité des systèmes avicoles et aquacole, ainsi qu’à un accès accru et une consommation équitable d’une alimentation nutritive. » A terme, selon Madi Matené Keita, « le financement doit permettre de produire 15 000 tonnes de poisson par an, 424 689 022 œufs et 15 490 tonnes de viande de poulet par an, au bénéfice de 2 000 000 de personnes vivant dans les exploitations agricoles familiales. En outre, le projet cible directement 120 000 personnes dont 60% de femmes et 20% de jeunes. A rappeler que le PDIRAAM-2 qui est prévu pour une durée de 5 ans, est cofinancé par le gouvernement du Mali et la Banque islamique de développement (BID) pour un montant de plus de 15 milliards 300 millions de Fcfa, pour appuyer le développement des chaînes de valeur avicole et aquacole. BT/MD (AMAP)  

CCMEX : Un nouvel espace de dialogue entre l’État et les Maliens établis à l’Extérieur

Bamako 16 déc (AMAP) Le Cadre de concertation avec les Maliens établis à l’Extérieur (CCMEX) s’est tenu ce mardi au Centre international de conférences de Bamako (CICB) au cours d’une cérémonie dont l’ouverture a été présidée par le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher. Intervenant à cette occasion, le président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME), Habib Sylla, a indiqué que le CCMEX « ne constitue nullement une rupture avec le passé mais, plutôt, l’aboutissement logique et l’approfondissement des acquis existants. Selon lui, ce cadre vient offrir un espace structuré de dialogue, de coordination et de prévention des conflits entre l’État, le HCME, les associations des Maliens établis à l’Extérieur, les organisations de migrants sœurs et l’ensemble des acteurs impliqués dans la gouvernance migratoire. « A travers ce mécanisme, a-t-il poursuivi, il s’agit notamment de renforcer la cohésion et l’unité des Maliens établis à l’Extérieur, de prévenir les incompréhensions et les conflits, de faire remonter de manière structurée les préoccupations majeures des compatriotes, de mutualiser les efforts et les moyens, ainsi que de consolider la participation effective de la diaspora au développement national. » Il a assuré que le HCME, « fidèle à sa mission historique, assumera pleinement son rôle de partenaire institutionnel de l’État, de facilitateur et de garant de l’unité. » À cet égard, M. Sylla a appelé les Maliens établis à l’Extérieur à la responsabilité collective, à la discipline associative et à l’esprit de dépassement. A son tour, le ministre Mossa Ag Attaher a rappelé que, depuis des siècles, la migration fait partie intégrante de l’identité collective du Mali. Il a souligné qu’ « aujourd’hui, la diaspora malienne, estimée à plusieurs millions de personnes et présente dans plus de 77 pays, constitue une force vitale et un prolongement vivant du Mali au-delà de ses frontières. » À ce titre, il a salué l’action remarquable des compatriotes établis à l’extérieur, qui se distinguent par leur sens du travail, de la solidarité et leur attachement indéfectible à la patrie. Enfin, le ministre a mis en exergue la contribution financière, économique, sociale et culturelle majeure de la diaspora au développement du pays, réaffirmant « l’engagement des autorités à renforcer la concertation et le dialogue » à travers le CCMEX, en vue d’une meilleure prise en compte des préoccupations des Maliens de l’Extérieur. AC/MD (AMAP)  

Le ministre de l’éducation nationale en visite au lycée Askia Mohamed

Bamako, 16 déc (AMAP) Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savane, accompagné d’une forte délégation, s’est rendu, ce mardi, au lycée Askia Mohamed de Bamako, afin de s’enquérir de l’état de l’établissement et des conditions de travail des enseignants, a constaté l’AMAP. « J’ai décidé de visiter certains établissements scolaires du Mali. Nous avons commencé par le lycée Askia Mohamed pour constater concrètement ce qui se passe dans ces établissements. Le lycée Askia a besoin d’une touche de peinture. Les carreaux, les toilettes et les murs seront revus », a annoncé le ministre de l’Éducation. Après une visite guidée des salles de classe, le ministre en charge de l’Éducation, a rencontré les enseignants et le personnel de l’administration du lycée. Au cours de cette rencontre, le Amadou Sy Savane, a prodigué des conseils aux enseignants. « L’enseignant doit être un exemple pour ses apprenants. Vous devez préparer correctement vos leçons, être ponctuels et rigoureux. Pour le bon fonctionnement des activités de l’école, il faut collaborer avec l’administration », a suggéré M. Sy Savane. Prenant la parole, au nom des enseignants, Aldiouma Dama, professeur de Lettres dans l’établissement, a d’abord remercié le ministre pour ses conseils avant de le rassurer quant à leur engagement. « Nous allons faire de notre mieux pour relever les défis, mais nous aurons également besoin de l’accompagnement des autorités », a-t-il dit « Aujourd’hui, le monde est en pleine mutation vers le numérique. Nous avons besoin de matériels adéquats pour faire notre travail. Il s’agit précisément d’ordinateurs et bien d’autres équipements », a plaidé le porte-parole des enseignants. Sur ces questions, le ministre a donné des assurances. Il a précisé que « l’État est dans la même dynamique pour doter les écoles en matériels ». Quant au proviseur du lycée Askia, Mohamed, Aboubacar Issa Sanogo, il  s’rst réjoui de cette visite. « Nous sommes très ravis de cette visite du ministre de l’Éducation dans notre établissement. Il a prodigué beaucoup de conseils à l’endroit des enseignants », a souligné le proviseur. MMD/MD (AMAP)

Coalition de lutte contre la corruption : Session d’information des structures impliquées

Bamako, 15 déc (AMAP) La Coalition de lutte contre la corruption (CLC) organise à Bamako, du 15 au 17 décembre 2025, une session pour informer les structures de lutte contre la corruption sur les outils et méthodes de monitoring des Organisations de la société civile (OSC), a constaté AMAP. Il s’agit, aussi, « d’outiller les participants en techniques de documentation et de rapportage des cas de corruption, d’identifier les bonnes pratiques et les défis dans le traitement et le suivi des dénonciations et établir un cadre de collaboration renforcé entre la société civile, les médias, le secteur privé et les institutions publiques. Dans son discours d’ouverture de la session, la représentante de la vice-présidente de la CLC, Mme Mariam Sogodogo, a précisé que « cette rencontre, qui est consacrée au suivi des cas de dénonciation et au partage des derniers rapports des structures nationales de lutte contre la corruption, s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite-Phase 2 (LUCCEI-2) » Le projet est financé par le Royaume des Pays-Bas et l’ambassade royale du Danemark au Mali, et mis en œuvre par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Coalition des organisations de la société civile de Lutte contre la Corruption et la Pauvreté (COSCLCCP). » « Elle (la session) témoigne de notre engagement commun à renforcer la transparence, la redevabilité et la gouvernance au Mali. Car, la corruption reste un frein majeur au développement économique et social. Elle affaiblit nos institutions, détourne les ressources publiques et creuse les inégalités », a-t-elle dit. « Face à ce fléau, les Organisations de la société civile, les médias, le secteur privé et les structures publiques de lutte contre la corruption ont un rôle complémentaire et essentiel à jouer », a fait savoir Mme Sogodogo. Elle a souligné que « la veille citoyenne et la dénonciation des cas de corruption est un gage de plus de transparence inclusive et efficace pour la réduction durable des pratiques corruptibles. » « C’est dans ce cadre qu’entre juillet 2023 et juin 2024, plus de 1 200 alertes de corruption ont été documentées par les points focaux de la COSCLCCP via la plateforme citoyenne Kenekanko », a indiqué Mariam Sogodogo. Pour elle, « ces signalements, transmis aux services compétents, n’ont malheureusement pas toujours reçu les suites escomptées », a-t-elle regretté. « Ce constat souligne l’impérieuse nécessité de renforcer nos mécanismes de suivi, d’améliorer la coordination entre les acteurs et de restaurer la confiance des citoyens », a proposé Mme Sogodogo. Avant d’encourager les participants à prendre part activement aux débats, partager les expériences et proposer des solutions innovantes. Le représentant du PNUD et chef du LUCCEI, Olivier Tshibola, a rappelé que « la corruption demeure l’un des principaux obstacles au développement durable, à la confiance des citoyens dans les institutions et à l’efficacité des politiques publiques. » « Elle affecte particulièrement les plus vulnérables et fragilise la cohésion sociale », a-t-il dit. Pour M. Tshibola, « face à ce défi, il est impératif de renforcer les mécanismes de prévention, de détection et de traitement des actes de corruption, en mettant à profit les innovations technologiques et la participation citoyenne. » « C’est dans cette dynamique que s’inscrit Kenekanko, une plateforme numérique conçue pour faciliter la dénonciation des faits de corruption », a-t-il fait remarquer. « Au-delà de la dénonciation, Kenekanko représente un outil stratégique de suivi, d’analyse des signalements, permettant aux acteurs concernés d’améliorer la coordination, la traçabilité et l’efficacité des réponses apportées », a précisé Olivier Tshibola. Il a expliqué que cette session « vise précisément à mieux comprendre le fonctionnement des mécanismes de dénonciation, à clarifier les rôles et responsabilité de chaque catégorie d’acteurs, et à renforcer la collaboration entre les structures de lutte contre la corruption, les médias, le secteur privé et les organisations de la société civile. » ST/MD (AMAP)    

Bilan du BAMEX’25 et perspectives de l’édition 2026

Bamako, 15 déc (AMAP) Une rencontre de débriefing de la première édition du Salon d’exposition de la défense et de la sécurité de Bamako (BAMEX’25) s’est tenue, ce lundi, dans au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Présidant la cérémonie, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a indiqué que cette rencontre visait « à évaluer les acquis de la première édition du BAMEX et à recentrer les échanges autour de l’agenda diplomatique du Mali, en perspective de la prochaine session du Salon international de la défense et de la sécurité. » À ce propos, il a annoncé que, dans un souci de prévisibilité et de programmation budgétaire, le Mali envisage l’organisation de la deuxième édition du BAMEX en novembre 2026. Selon lui, cette anticipation permettra d’engager dès à présent les préparatifs et d’élargir la base des partenariats, tout en capitalisant sur le succès enregistré lors de la première édition. Intervenant à son tour, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, a souligné que l’édition 2026 s’annonce « plus ambitieuse, plus ouverte et plus inclusive, dans un contexte mondial marqué par des défis sécuritaires de plus en plus complexes. » Il a précisé que la volonté qui sous-tend le BAMEX’26, au-delà de la seule exposition technologique, « est d’offrir au continent africain et à ses partenaires une véritable tribune d’échanges sur les défis communs liés à la défense, à la sécurité, au terrorisme, aux trafics illicites et aux menaces transnationales. » Pour conclure, le ministre de la Sécurité a insisté sur l’importance de faire du BAMEX « un espace de coopération et de synergies, capable de répondre, de manière collective et coordonnée, aux enjeux sécuritaires du monde contemporain. » Mme Dembélé Juliette Sanon, ambassadeur du Burkina Faso au Mali, a salué l’initiative, estimant que ce genre de rencontre « permet de mettre tous les acteurs au même niveau d’information. » AC/MD (AMAP)

Bamako : Un symposium national pour analyser le cadre de l’emploi et de l’employabilité

Bamako, 15 déc (AMAP) Un symposium national, regroupant plus de cent cinquante acteurs et visant à analyser le cadre de l’emploi et de l’employabilité afin d’identifier les défis structurels et conjoncturels du marché de l’emploi au Mali, s’est ouvert, ce lundi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Ce symposium de trois jours, sous le thème : « Accroissement des opportunités d’emploi au Mali : Une approche intégrée par la gouvernance locale, la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et l’innovation », se veut un cadre de réflexion, de dialogue et de propositions concrètes. Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation, Oumou Sall Seck, a indiqué que le thème choisi « est en parfaite cohérence avec la Politique nationale de l’emploi, la Stratégie nationale pour l’émergence 2024-2033 ainsi que les priorités de la Transition. » Selon le ministre en charge de l’Emploi, « les stratégies convergent vers un objectif central : faire de l’emploi décent et productif un moteur de transformation économique et sociale. » Ajoutant qu’ « il ne saurait y avoir d’emploi durable sans compétences solides et adaptées. » Pour ce faire, le ministre en charge de l’emploi dira que la formation professionnelle demeure un axe structurant de son département.  L’entreprenariat, quant à lui,  constitue un levier majeur de création d’emplois. Dans cette perspective, renseigne-t-elle, l’Etat œuvre à bâtir un écosystème favorable à l’initiative privée et à l’innovation. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, représentant le Premier ministre, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a expliqué que ce symposium permettra « à tous les acteurs concernés par la question de l’emploi et la formation professionnelle, de réfléchir aux stratégies opérationnelles à mettre en place au niveau local, régional et national dans le but d’améliorer les résultats des politiques publiques. » Il s’agit notamment de la Politique nationale de l’emploi, de la Politique nationale de la formation professionnelle, de la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat et des schémas directeurs régionaux. Le ministre en charge de la Justice a révélé que le taux de sous-emploi a atteint 30% de la population active et le secteur éducatif présente encore des inadéquations avec les besoins réels du marché du travail et le taux de chômage des jeunes des 15 à 24 ans est de 13,6%   contre 10% dans la tranche d’âge de 15 à 35%. Les mêmes études indiquent qu’a environ 30% de cette population n’a ni emploi ni éducation ni formation. Au-delà de ces chiffres, les défis majeurs demeurent. « Il s’agit, selon lui, du poids du secteur informel, la croissance démographique, les insuffisances en matière de protection sociale, l’exode rural ainsi que le manque d’accès aux ressources et aux services d’accompagnement. BT/MD (AMAP)

Diamou : le préfet Mamadou Coulibaly à l’écoute des préoccupations de la jeunesse

Diamou, 14 déc (AMAP) Le préfet du Cercle de Diamou (Ouest), Mamadou Coulibaly, a rencontré, samedi, la jeunesse locale pour des échanges sur ses préoccupations et la recherche de réponses durables aux défis auxquels elle fait face, a constaté l’AMAP sur place.Les jeunes ont exprimé leurs attentes, notamment en matière d’emploi, de formation et d’insertion socioprofessionnelle. Des échanges, il ressort que la question de l’emploi demeure la principale préoccupation, au cœur des revendications de la jeunesse. S’exprimant au nom de ses camarades, le président de la jeunesse communale, Cheick Hamala Diakité, a salué l’initiative du préfet. Il a rappelé les nombreuses démarches entreprises auprès de la Société d’exploitation des mines d’or de Sadiola (SEMOS SA) et de l’administration du barrage de Gouina pour des quotas d’emplois au profit des jeunes de Diamou, « restées jusqu’ici sans suite ». Une situation que le president de la jeunesse a jugée « préoccupante », d’autant plus que le barrage est implanté sur le territoire communal et que Diamou relève de la zone d’intervention de la SEMOS. Le maire de la Commune de Diamou, Habibou Diakité, a apporté plusieurs éclaircissements sur les démarches entreprises ainsi que sur les efforts déployés par la municipalité pour l’insertion professionnelle des jeunes. Prenant la parole, le préfet Mamadou Coulibaly a salué « la maturité et le sens de responsabilité des jeunes. » Il les a invités « à faire preuve de patience et à revendiquer leurs droits dans le strict respect de la légalité. » Il a également encouragé l’organisation en associations et coopératives, condition essentielle pour accéder aux formations et aux financements, en collaboration avec les services techniques compétents tels que l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ). Pour sa part, le coordinateur de la jeunesse, Sékou Camara, a proposé plusieurs pistes de solutions, notamment la relance de l’Intercommunalité entre les Communes de Diamou, Hawa Dembaya, Logo et Sadiola ainsi que le développement de formations en entrepreneuriat afin de renforcer l’employabilité des jeunes. Le chef de village de Diamou a, de son côté, félicité l’initiative et souhaité sa pérennisation. Il a exhorté les jeunes à s’engager davantage dans la formation, le développement communautaire et la lutte contre les stupéfiants. À l’issue des échanges, les jeunes ont salué l’initiative du préfet et espèrent des actions concrètes rapides. Cette rencontre illustre la volonté des autorités locales de maintenir un dialogue permanent avec la jeunesse, acteur clé du développement de Diamou. Plusieurs autres acteurs institutionnels et communautaires dont le sous-préfet, le chef de village de Tematessou, le chef du service local de la jeunesse, les responsables et représentants des jeunes des Communes de Diamou et de Logo, ainsi que des représentants de la presse, dans le cadre de la sensibilisation des jeunes pour la cohésion et la stabilité, étaient également présents à cette séance ATB/MD (AMAP)