1ère Session confédérale du Conseil des ministres de l’AES : Tout est fin prêt

Bamako, le 18 déc (AMAP) La réunion préparatoire des Hauts fonctionnaires de la Confédération des Etats du Sahel (AES), jeudi, a pris fin au Centre international de conférences de Bamako (CICB) et a permis de baliser le terrain pour la première session confédérale du Conseil des ministres de la Confédération AES, a constaté l’AMAP. Les hauts fonctionnaires ont approuvé le rapport sur la feuille de route de l’an I de la Confédération AES, « aussi bien dans la forme que dans le fond. » Les documents juridiques ont aussi été examinés. Ces textes seront soumis à l’adoption de la première session confédérale du Conseil des ministres de la Confédération AES devant se tenir les 20 et 21 de ce mois de décembre à Bamako. Cette rencontre, également de haut niveau, précédera la deuxième session du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération AES.  Laquelle qui doit se tenir les 22 et 23 décembre dans la capitale malienne. OD/MD (AMAP)

Comptes extérieurs du Mali : Un déficit de 7,3 milliards de Fcfa, selon le directeur national de la BCEAO

Bamako, 18 déc (AMAP) « La balance commerciale des biens du Mali a dégagé un déficit de 7,3 milliards de Fcfa, en amélioration de 38 milliards de Fcfa comparativement à l’année précédente », a révélé, jeudi, à Bamako, le directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Baréma Bocoum. M. Bocoum, qui intervenait lors de la 18ᵉ Journée de diffusion des comptes extérieurs du Mali, sous le thème : « Les échanges extérieurs du Mali : défis et opportunités», a présenté les principaux agrégats de la balance des paiements du pays pour l’année 2024. Il a indiqué que les exportations de biens ont enregistré une baisse de 108,7 milliards de Fcfa, soit un recul de 3,2 % par rapport à 2023, une évolution principalement imputable à la diminution des ventes extérieures d’or non monétaire. En revanche, a-t-il souligné, les exportations d’animaux vivants ont progressé de 18,7 % sur la même période. S’agissant des importations, le patron de la BCEAO a relevé que les importations Free on Board (FOB) ont augmenté de 33,8 milliards de Fcfa, correspondant à une hausse de 4,2 % par rapport à 2023. Cette progression s’explique notamment par l’évolution des volumes importés, dans un contexte de repli des cours internationaux. Ainsi, pour Baréma Bocoum, cette édition vise à examiner l’évolution de la balance des paiements et de la position extérieure globale du Mali au titre de l’année 2024. « Ces indicateurs constituent des outils stratégiques pour apprécier la situation extérieure de notre économie, analyser les flux financiers et orienter les politiques publiques », a-t-il dit. À l’ouverture des travaux, qu’il a présidée, le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Abdoulaye Traoré, a indiqué, pour sa part, que cette édition visait à examiner l’évolution de la balance des paiements et de la position extérieure globale du Mali au titre de l’année 2024. Selon lui, « ces indicateurs constituent des outils stratégiques d’analyse permettant d’apprécier la situation extérieure de l’économie nationale, d’analyser les flux financiers et d’orienter efficacement les politiques publiques. » Poursuivant son propos, le secrétaire général du ministère en charge des finances a précisé que les échanges porteront également sur les estimations pour l’année 2025 ainsi que sur les perspectives pour 2026, « afin de mieux anticiper les opportunités et les défis auxquels l’économie malienne pourrait être confrontée. AC/MD (AMAP)  

Approvisionnement en hydrocarbures : Le Centre de coordination et de gestion des crises rassure les populations

Bamako, 18 déc (AMAP) Le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) a annoncé, jeudi, un léger ralentissement de l’approvisionnement du Mali en hydrocarbure,s au cours de la période du 8 au 14 décembre 2025, en raison d’opérations stratégiques menées sur certains axes routiers. « Cette situation a temporairement perturbé le ravitaillement des stations-services et occasionné, par endroits, des files d’attente », précise le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes dans un communiqué. Le CECOGEC a, toutefois, rassuré que les convois réguliers ont repris cette semaine grâce à la détermination des Forces armées et de sécurité. Près de 350 citernes ont, ainsi, été réceptionnées au Bureau des produits pétroliers des Douanes, permettant la poursuite normale de l’approvisionnement du pays en carburant. « Des dispositions urgentes sont en cours pour ravitailler le maximum de stations-services » tandis que le CECOGEC « invite les populations au calme et à ne pas céder à la panique. ». indique la structure. Le Centre a, par ailleurs, adressé ses félicitations aux Forces armées maliennes (FAMa) pour leur engagement, salué la bravoure des chauffeurs et de leurs apprentis, ainsi que l’esprit patriotique des opérateurs pétroliers. OS/MD (AMAP)

Kati : Zanga Dao constate l’avancement du recensement de la matière imposable et des équipements marchands

Kati, 16 déc (AMAP) L’agent chargé d’expédier les affaires courantes de la Commune urbaine de Kati, Zanga Dao, a effectué, mardi, une visite de terrain pour s’enquérir du déroulement du recensement de la matière imposable et des équipements marchands, initié par la mairie afin de mieux maîtriser l’assiette fiscale locale. La visite a débuté au centre de coordination du processus, installé à l’ex-Conseil de cercle de Kati, où M. Dao, accompagné de ses collaborateurs et des responsables du cabinet de conseil Sabela, a échangé avec les équipes en charge de l’opération et visité la salle de coordination. Satisfait du dispositif mis en place, il a félicité le cabinet Sabela et les agents recenseurs pour la qualité du travail accompli. La délégation s’est ensuite rendue sur le terrain dans le quartier de Kati Kôkô, où elle a suivi une équipe de recensement lors d’une opération menée au sein d’une famille à Kôkô Plateau. Au terme de la visite, M. Zanga Dao a salué l’adhésion des populations, notamment des chefs de familles et des commerçants, et a souligné l’importance de cette opération pour la mobilisation des ressources locales. Il a indiqué que la commune entend disposer, à l’issue des travaux, d’une base de données fiable de la matière imposable et des équipements marchands. Selon les responsables, il s’agit de la première opération de recensement fiscal de cette ampleur menée dans la commune urbaine de Kati depuis 1992. Pour sa mise en œuvre, le cabinet Sabela a recruté, formé et déployé 80 agents, dont des superviseurs et des recenseurs, répartis dans les 13 quartiers de la ville. ALK/OS/MD (AMAP)

Burkina Faso : la fréquence 94.0 FM ex-RFI attribuée à la Radio de l’AES (Site Burkina24)

Bamako, 17 déc (AMAP) Le Conseil supérieur de la Communication (CSC) du Burkina Faso a attribué la fréquence 94.0 FM à la Radio « Daandé Liptako », anciennement exploitée par Radio France Internationale (RFI), suspendue depuis trois ans, rapporte le site Burkina24. « La convention d’octroi de cette fréquence a été signée mercredi à Ouagadougou par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Karamogo Jean Marie Traoré, et le président du CSC, Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo », indique le site. Selon le chef de la diplomatie burkinabè,cité par Burkina24, « cette attribution constitue une étape logique après la création récente de la Radio du Sahel, dénommée Radio « Daandé Liptako ». Il a salué l’engagement du ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, pour son accompagnement dans la mise en œuvre de cette initiative. Le ministre a indiqué que l’octroi de cette fréquence « vise à renforcer l’espace médiatique national à travers une radio appelée à produire un narratif en phase avec le contexte de la Confédération des États du Sahel (AES), face à des discours jugés hostiles à la cohésion sociale et à la paix. » OS/MD (AMAP)

Fin du Symposium sur l’accroissement des opportunités d’emploi au Mali : Anticipation et intégration dans les projets d’investissement public et privé

Bamako, le 17 déc (AMAP) Le Symposium national sur l’accroissement des opportunités d’emploi au Mali a clos ses travaux, mercredi, après-midi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB, en formulant une quinzaine de recommandations sur le développement des capacités d’anticipation et d’intégration de l’emploi dans les projets et programmes d’investissement public et privé ainsi que les chaines de planification stratégique. Après trois journées d’échanges, de réflexions et de propositions, les acteurs  de l’emploi et de la formation professionnelle ont posé dégagé des orientations claires pour répondre durablement au défi de l’emploi au Mali dont l’élaboration de diagnostics actualisés et co-construits de l’écosystème emploi-formation au  niveau sectoriel, régional et communal. Le ministre de l’Entreprenariat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, qui a présidé la clôture, entend aussi « transformer les solutions innovantes en véritables leviers d’emplois, stimuler l’offre de compétences à partir des besoins réels du marché du travail et co-construire des  référentiels et curricula de formation pour les métiers émergents et porteur ». Ce, en facilitant l’accès des jeunes et des femmes aux actifs productifs au niveau territorial ou communal. Oumou Sall Seck a indiqué que ce symposium a servi d’espace « pour des convergences entre expertise académique et réalité du terrain. » Selon Mme Sall, le Mali a besoin de compétences opérationnelles mobilisables et non de diplômés sans perspectives. « A ce égard, a-t-elle ajouté, la réforme de la formation professionnelle doit être accélérée avec un accent sur les filières porteuses telles que l’agro-industrie, le numérique, les énergies renouvelables et les métiers de l’artisanat modernisés. » « L’entrepreneuriat est l’axe stratégique majeur de notre Politique de l’emploi. Il nous faut, donc, un véritable changement de paradigme en passant de la culture du chercheur d’emploi à celle du créateur d’emplois» a-t-elle affirmé. Et de souligner que son département a mis en évidence l’impératif de la formalisation de l’économie, la prédominance du secteur informel et l’accès limité à la protection sociale. « Nous sortons de ce symposium avec une feuille de route claire et un calendrier d’actions précis. L’urgence est à l’action. Chaque institution et partenaire est donc appelé à intégrer l’objectif de l’emploi au cœur de ses interventions », a conclu le ministre. BT/MD (AMAP)

Clôture des travaux du CCMEX : Des points essentiels liés à la gouvernance migratoire dégagés

Bamako, 17 déc (AMAP) Le Cadre de concertation avec les Maliens établis à l’extérieur (CCMEX) a clos ses travaux, mercredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) et a permis d’aborder, « avec méthode et rigueur, plusieurs points essentiels liés à la gouvernance migratoire », a déclaré le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, qui a présidé la cérémonie de clôture. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur a précisé que les travaux ont porté sur la présentation du Cadre de concertation aux différents acteurs concernés, en mettant l’accent sur ses objectifs, ses principes de fonctionnement ainsi que sur les attentes du gouvernement à l’égard de ce mécanisme. Selon lui, « cette étape était indispensable pour assurer une appropriation collective du CCMEX et jeter les bases d’une collaboration efficace et durable. » Mossa Ag Attaher a, aussi, indiqué que les discussions ont permis d’examiner les critères de participation des associations et organisations des Maliens établis à l’Extérieur aux activités du Cadre. À cet effet, il a souligné la nécessité de garantir une participation représentative, transparente et équitable, fondée sur des critères objectifs et partagés, afin de renforcer la crédibilité et la légitimité du dispositif. Il a relevé que cette session a offert une tribune d’expression privilégiée aux Maliens établis à l’Extérieur, leur permettant « de partager leurs principales préoccupations. Le ministre a cité, entre autres, les questions relatives à la protection consulaire, à l’insertion socio-économique, à la mobilité ainsi qu’à l’investissement productif. Enfin, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a fait savoir que les échanges ont permis de définir un agenda prévisionnel des prochaines rencontres du Cadre de concertation, tout en identifiant des propositions et recommandations concrètes qui seront soumises à la prochaine réunion du Comité de pilotage. AC/MD (AMAP)

Réunion avec le comité local de réinstallation du projet minier de Kobada de la société Toubani Ressources

Kangaba, 16 déc (AMAP) Les acteurs du projet minier de Kobada, ont rencontré, mardi, dans la salle de conférence du Cercle de Kangaba, le comité local de réinstallation du projet pour des échanges qui ont abouti à la présentation et à l’adoption de la matrice d’évaluation des prix ou matrice de compensation. Les échanges avec les représentants du projet minier de Kobada de la société Toubani Ressources et son bureau d’études ABCOM représentant le groupement Insuco-ABCOM pour l’étude d’impact environnementale du projet ont porté sur la validation du compte rendu de la réunion précédente. Mais, aussi, sur le cadre réglementaire, la conclusion des rendez-vous avec les services techniques des 11 et 12 décembre 2025 et la méthodologie de calcul des compensations, entre autres. En amont de cette réunion, les experts de la Toubani Ressources et les services techniques ont réalisé un travail pour harmoniser les prix, en respectant les données de l’Arrêté de 2014 et à la satisfaction des victimes de l’installation de la société minière. Ces efforts ont abouti à l’élaboration de la matrice de compensation et d’un plan d’action de réinstallation (PAR). La société minière Toubani Ressources a ainsi bouclé les deux étapes pour prétendre au permis environnemental : l’étude d’impact environnemental et l’élaboration du plan d’action de réinstallation. Les membres du comité local de réinstallation ont recommandé à la société minière de respecter les données du PAR. Ces derniers se sont appropriés le projet et ont déclaré avoir « cédé (leurs) terres pour le développement local et national. » Le comité est présidé par le préfet du Cercle. Il est composé des représentants de l’administration publique (préfet, services techniques), les Organisations de la société civile (jeunesse, femmes, chefferie traditionnelle). SD/MD (AMAP)

Digitalisation des actes et procédures : La Direction générale des collectivités territoriales forme et sensibilise les acteurs locaux

Bamako, le 16 déc (AMAP) Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, à travers la Direction générale des Collectivités territoriales (DGCT), organise, au profit de 150 acteurs locaux s venus de l’intérieur, une session d’information et de sensibilisation en matière de digitalisation des actes et procédures des collectivités territoriales, qui s’est ouverte ce jeudi, au Centre de formation des collectivités territoriales, a constaté l’AMAP. Cette série de sessions, qui se tiennent les 17, 18 et 19 décembre, dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance des collectivités territoriales, est organisée en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Ces formations, qui seront animées par des experts de l’Agence des technologies, de l’information et de la communication (AGETIC) et de la Direction générale des collectivités territoriales, contribuent à la modernisation de l’administration publique et l’efficacité des services offerts aux populations par les collectivités territoriales. Selon le Conseiller technique du ministère chargé de l’Administration territoriales, Abdoulaye Mahamane, qui a présidé l’ouverture des travaux, en présence du Directeur général adjoint de la DGCT, Aly Issa, la digitalisation s’avère être un processus de matérialisation des actes et procédures administratifs et contribue à une plus grande transparence dans l’action administrative et renforce la confiance du public à l’égard des élus locaux. « La digitalisation vise, également, à lutter contre la fraude, la corruption, le népotisme, la falsification de documents administratifs, tout en améliorant l’accessibilité des citoyens aux services publics », a-t-il soutenu. Ces sessions contribueront à la promotion de la digitalisation et son introduction dans la gestion des collectivités territoriales. OD/MD (AMAP)

Mandiakuy : le So’0, tissu emblématique de la culture Bwa

Par Jérémie DEMBELE Mandiakuy . 17 déc (AMAP) Le SO’O pagne traditionnel est bien plus qu’un simple vêtement en pays bwa. Riche en couleurs, témoignage de la diversité et de la beauté de la communauté bwa, dans le Centre du Mali. ‎La beauté d’un tissu, c’est à partir de ses couleurs, ce qui s’applique exactement au So’o. Toutes les couleurs et les designs de ce pagne ont une signification. Les artistes chanteurs, slameurs, dramaturges bwa font la promotion de ce tissu orignal. Tout Bwa arbore avec fierté ses couleurs traditionnelles et culturelles. Le So’o est confectionné par les griots bwa. Le travail de la confection est exécuté avec précision et des détails spécifique dans un atelier de bois qui n’a rien d’extraordinaire. La confection est totalement traditionnelle. Le griot Daouwo Robert Diarra de Tionkuy, dans la Commune rurale de Mandiakuy, qui nous a reçu dans son atelier, dit avoir tout appris de son défunt grand père. Aujourd’hui, il reçoit des commandes du pagne traditionnel, qui traverse des frontières, de partout au Mali, du Burkina Faso voisin et, même, de la diaspora malienne. Selon lui, le So’o est un pagne qui, autrefois, marquait la différence entre femmes mariées, fiancées ou célibataires. Daouwo est inquiet pour l’avenir du métier de tisserand qui ne nourrit plus, aujourd’hui, son homme. « Le mode vestimentaire a changé », estime-t-il. Mais l’artisan espère voir, après la décision du président de la Transition, décrétant 2025, année de la Culture, une hausse considérable des commandes. ‎JD/MD (AMAP) ‎