Pépiniéristes :  C’est le client qui manque le plus !

Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 22 août (AMAP) Au Mali, l’hivernage est traditionnellement une période propice à la plantation d’arbres. Il n’y a pas si longtemps, les pépiniéristes en profitaient pour faire leur chiffre d’affaires. La donne a changé ces dernières années. La clientèle se fait rare pendant la saison des pluies. Situé à Faladié, en Commune VI du district de Bamako, sur l’avenue de l’OUA (UA), la voie principale reliant le centre-ville à la Tour de l’Afrique, un petit jardin de pépinières ressemble à une forêt verdoyante. Les plantes luxuriantes attirent le regard et l’atmosphère y est agréable. Il est 14h36, un lundi du mois d’août 2025. Une moto tricycle est garée à l’entrée du jardin. Deux jeunes, accompagnés du propriétaire, Bourama Coulibaly, chargent l’engin avec des plants de henné africain. C’est le seul client de la matinée ! « C’est un client fidèle qui achète des plants chaque hivernage. D’habitude, il prend jusqu’à 4 000 pieds mais, aujourd’hui, il a acheté seulement1 000 », explique M. Coulibaly, sans s’étendre sur le sujet. Dans le jardin, les plants sont soigneusement alignés sous des arbres ou à ciel ouvert, répartis entre différents pépiniéristes. On y trouve des manguiers, des orangers, des goyaviers, des pots de fleurs et bien d’autres espèces. Mais l’activité est au ralenti. Certains s’occupent à remplir des pots avec de la terre enrichie au fumier, tandis que d’autres, sous des hangars, lisent des journaux de pari hippique ou discutent de l’actualité, de la politique à la culture, souvent sans arguments convaincants. Un homme d’un certain âge, confortablement installé sur une chaise, refuse de répondre à nos questions. « Vous avez de l’argent ? On ne parlera plus à ceux qui viennent exploiter nos propos pour en faire du commerce. Vous dites que vous êtes journalistes, mais en réalité, vous êtes des enquêteurs pour des projets », lance-t-il avec méfiance. Un autre pépiniériste, sous couvert d’anonymat, explique : « Cet homme n’est pas un producteur formel. Il profite de l’arrivée des clients pour proposer ses services, d’où sa crainte de perdre sa place. » Ce jardin, un espace géré par l’État, est dédié à la production et à la vente de plantes. Habituellement, l’hivernage attire propriétaires de champs, particuliers et ONG. Cependant, depuis quatre ans, les ventes chutent, selon les producteurs. Ils attribuent cette baisse à la conjoncture économique du pays. « L’hivernage, c’est notre haute saison. Nous produisons pour répondre à la demande mais, ces dernières années, la différence entre saison sèche et pluvieuse est quasi inexistante », déplore Aboubacar Sidiki Compaoré, pépiniériste et musicien. « En dehors de la musique, j’ai choisi ce métier, car il peut rapporter plus que l’art », ajoute-t-il. Bakary Diarra, originaire de Kolokani, dans la région de Koulikoro, partage ce constat : « Pas de ventes. Nous sommes en août mais les clients ne viennent pas. L’hivernage est notre seule période pour booster notre chiffre d’affaires. La situation économique touche tous les secteurs. » Pour dynamiser leur activité, les pépiniéristes des six communes de Bamako ont créé une coopérative. Facourou Keita, 56 ans, président de la coopérative de la Commune VI, travaille dans ce secteur depuis plus de trente ans. « J’ai tout connu dans la production et la vente de plantes. C’est un métier que j’aime. Protéger l’environnement en plantant des arbres est une passion », confie-t-il, vêtu d’un t-shirt vert et d’un pantalon noir. Assis face à trois de ses cinq ouvriers – les deux autres étant partis aux champs faute de clients –, il déplore le manque de formations pour les pépiniéristes. « Nos efforts ne portent pas leurs fruits. L’État devrait valoriser ce secteur, car le développement d’un pays passe aussi par l’environnement », insiste-t-il, appelant à des programmes de renforcement des capacités. En deux heures sur place, un seul client, M’Famoussa Diawara, est venu acheter 20 plants de manguiers, d’orangers et de goyaviers. « Les prix sont plus élevés cette année par rapport aux années précédentes », note-t-il. Il suggère que l’État régule les prix et subventionne certaines plantes pour les rendre plus accessibles. Cette rareté de la clientèle chez les pépiniéristes, en cette période d’hivernage, peut s’expliquer par diverses raisons. En tout cas, c’est ce que nous dit Markatié Daou, journaliste, qui s’intéresse aux questions de la protection de l’environnement. « Cette année les pluies ont pris du retard ou elles tombent de façon irrégulière. La deuxième raison : la situation économique du pays qui a une répercussion sur les ménages », avance-t-il. Il ajoute que « beaucoup d’ONG, qui finançaient les campagnes de reboisement, sont en situation de crise financière ou ont quitté le Mali. La situation sécuritaire joue, également, sur la campagne. Certains sites à reboiser sont infestés d’éléments armés. » Quant à Papa Namory Traoré, ingénieur en environnement et santé publique, il estime que la plupart des agriculteurs n’achètent plus les pépinières. « Ils travaillent en réseau maintenant. Ils forment des coopératives qui leur permettent dacheter des plantes entre eux », précise-t-il. « Je ne suis pas spécialiste du domaine mais, je crois que c’est l’offre et la demande. Il se peut aussi que d’autres paramètres viennent s’ajouter, comme la vie chère », argumente le spécialiste de l’environnement. M. Traoré conclut : « J’ai des arbres fruitiers dans mon champ. Je suis, aussi, dans des réseaux et coopératives agricoles. Dans ma coopérative, nous sommes plus de mille personnes à travers tout le Mali. » MMD/MD (AMAP)

Macina : une cinquantaine de pinasses, en provenance de zones sous embargo de groupes armés terroristes, s’approvisionnent

Macina, 19 août (AMAP) Un convoi de plus de 50 pinasses est arrivé, entre le 17 et le 18 août 2025, à Macina (Centre), par ce seul moyen de transport en période de hautes eaux, en provenance de Komara, Diafarabé, Nouh Bozo, localités sous embargo de groupes armés terroristes, a constaté l’AMAP sur place. Ce type de convoi est la seule possibilité pour les populations sous embargo de se ravitailler  en denrées alimentaires et produits de premières nécessité (mil, riz, maïs, sucre, sel, condiments etc.) pour deux ou trois mois de provisions. Ces déplacements sont rendus possibles grâce aux forces de défense et de sécurité que les populations bénéficiaires remercient et félicitent Ces populations déprimées, sous le poids de l’embargo, lancent un cri de cœur aux autorités maliennes afin de mettre fin à leurs souffrances. Sans vivres, condiments et autres denrées de première nécessité, elles sont privées de cultures hivernales, laissant présager, déjà, des jours difficiles sans nourriture. Le retour du convoi est prévu sous escorte militaire quand les embarcations auront fini de charger leurs achats de provision Méfiants, ces compatriotes des deux cercles Macina et Tenenkou (Centre), en proie  à l’insécurité, n’ont voulu aucun contact avec la presse. DG/MD (AMAP)

Koulouba : Le Premier ministre burkinabé reçu par le président Assimi Goïta

Bamako 21 août (AMAP) Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, en visite de travail et d’amitié de quatre jours, a été reçu en audience, jeudi 21 août 2025, dans l’après-midi, par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta au palais de Koulouba. M. Ouédraogo était accompagné d’une forte délégation composée des ministres burkinabè chargés des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré et de la Défense, le général de brigade Célestin Simporé et bien d’autres personnalités. C’était en présence de son homologue malien le général de Division Abdoulaye Maïga et des membres du cabinet présidentiel. A la fin de l’entrevue, le Chef du gouvernement burkinabè a indiqué avoir transmis les salutations fraternelles du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré « à son homologue frère et aîné malien », le général d’armée Assimi Goïta. Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo a, également, remercié le président Goïta d’avoir associé le Burkina Faso à la célébration de la 2e édition de la Journée nationale de la Brigade citoyenne (BC), qu’il a qualifié de « grand moment d’exaltation du sursaut de la jeunesse. » « Les échanges ont, aussi, permis au visiteur de marque de faire le point de son séjour au Mali, au chef de l’Etat. Outre cette 2è édition de la BC, la rencontre a servi aux deux personnalités d’aborder plusieurs sujets d’intérêt commun et de faire un tour l’horizon des grands défis du moment. Le Premier ministre burkinabè s’est réjoui d’avoir bénéficié « des sages conseils et des précieuses orientations du président Assimi Goïta afin de poursuivre la dynamique actuelle et surtout de travailler à son amplification. » « Le président de la Transition nous a engagé à garder toujours à l’esprit le bien-être des populations, avec en bonne place, cette jeunesse qui est le fer de lance du combat mené aujourd’hui au sein de l’espace confédéré, afin de nous affranchir d’un certain nombre de dominations, d’assumer le destin du Sahel dans son ensemble », a déclaré le visiteur. Il a ajouté : « Surtout d’ouvrir des perspectives heureuses pour les populations basées sur l’exploitation des richesses du Sahel pour les peuples du Sahel et mettre fin à cette exploitation et à ces injustices que les peuples du Sahel ont vécues jusqu’à aujourd’hui. AT/MD (AMAP)

Maroc : La FM6SS réussit la reprogrammation de cellules sanguines en cellules souches pluripotentes induites (Officiel)

Rabat, 21 août (AMAP) La Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé (FM6SS) a annoncé avoir réussi, pour la première fois au Maroc, la reprogrammation de cellules sanguines périphériques humaines (PBMCs), en cellules souches pluripotentes induites (iPS), marquant ainsi une avancée scientifique majeure et historique, rapporte jeudi l’Agence Maghreb Arab Presse (MAP). Cette avancée stratégique ouvre la voie à la création d’une plateforme nationale de reprogrammation et de différenciation cellulaire, au service de la recherche biomédicale, de la médecine personnalisée et des thérapies innovantes, précise la Fondation dans un communiqué. « Cette réussite confirme la vocation de notre Fondation à faire du Maroc un pôle de référence en recherche et innovation médicale, au service des grands enjeux de santé publique », indique le directeur du Centre Mohammed VI de la Recherche et de l’Innovation, cité par la même source. Les cellules iPS, issues d’un simple prélèvement sanguin, possèdent deux propriétés remarquables, à savoir la capacité de se différencier en n’importe quel type cellulaire de l’organisme et la faculté de se multiplier indéfiniment. Ces atouts en font un outil révolutionnaire pour modéliser des maladies humaines à partir des cellules d’un patient, tester l’efficacité et la sécurité de nouveaux médicaments dans des conditions proches de la réalité physiologique, développer des thérapies régénératives pour réparer des tissus vitaux (cœur, cerveau, foie, poumons), et concevoir de nouvelles approches d’immunothérapie contre les cancers, précise-t-on de même source. À l’international, les cellules iPS font déjà l’objet d’essais cliniques prometteurs pour le traitement de maladies dégénératives, de troubles de la rétine ou de certaines pathologies sanguines. Avec cette réussite, actuellement en phase de validation et de caractérisation scientifique, la Fondation place le Maroc au rang d’acteur pionnier dans les biotechnologies et la médecine régénérative. MD (AMAP)

Séance de travail entre les PM du Mali et du Burkina Faso sur les questions bilatérales et régionales

Bamako, 21 août (AMAP) Les Premiers ministres du Mali et du Burkina Faso, le général de Division Abdoulaye Maïga et Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, ont tenu ce jeudi, à Bamako, une séance de travail axée sur les questions bilatérales ainsi que sur la situation régionale et internationale. Cette rencontre s’est déroulée en marge de la 2ème édition de la Brigade citoyenne du Mali, placée sous le thème : « Deux ans de citoyenneté : Bâtir une Brigade citoyenne plus forte, plus proche des communautés ». Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo est arrivé mardi, à Bamako, pour une visite d’amitié et de travail de quatre jours, à l’invitation de son homologue malien, le général de Division Abdoulaye Maïga. « Cette marche inexorable que nous avons entamée sous le leadership éclairé des pères fondateurs de la Confédération de l’AES demeure le cadre idéal vers la stabilisation et le développement de nos peuples », a affirmé le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, en ouverture de la rencontre. La réunion a été l’occasion pour les deux délégations de faire le point sur les acquis de la Confédération des États du Sahel (AES), créée en 2023 et regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Selon le chef du gouvernement malien, l’AES s’est déjà illustrée à travers des actions concrètes en matière de paix, de sécurité et de développement socio-économique. Il a réitéré l’engagement du Mali à poursuivre la mise en œuvre de la feuille de route adoptée le 8 mars 2025, portant notamment sur la défense et la sécurité, la diplomatie, le développement et la communication. Pour sa part, le Premier ministre burkinabè a salué l’esprit de mobilisation citoyenne observé à Bamako dans le cadre de la Brigade citoyenne. « C’est avec beaucoup de plaisir et d’enthousiasme que nous avons constaté cette initiative qui montre que chacun peut contribuer, par sa force de travail et son expertise, à la transformation de nos sociétés », a déclaré Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo. Il a insisté sur le caractère pédagogique de ces initiatives locales, qui permettent aux populations de prendre conscience de leur rôle dans la construction de leurs quartiers, de leurs villes et de leurs pays. La séance de travail entre les deux Premiers ministres a, également, permis d’aborder les défis communs auxquels fait face la région sahélienne, notamment la lutte contre le terrorisme, la sécurité alimentaire et le développement durable. Les deux chefs de gouvernement ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération entre Bamako et Ouagadougou dans le cadre confédéral de l’AES mais, aussi, dans la relation bilatérale historique qui lie leurs deux peuples. À l’issue de cette rencontre, les deux chefs de gouvernement se sont rendus à la Maison des Aînés de Magnambougou, où ils ont participé au lancement des travaux de construction d’une route pavée de 5 km dans le quartier de Djanéguéla. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de la Brigade citoyenne visant à mobiliser les populations autour d’actions concrètes de développement local. OS/MD (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 20 aout 2025

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –    adopté un projet de texte ; –    procédé à des nominations ; –    et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Agriculture, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du Programme national d’Irrigation de Proximité, Phase II et son Plan d’actions 2025-2029. Le Conseil des Ministres, en sa session du 21 mai 2025, a pris acte d’une communication écrite relative au Programme national d’Irrigation de Proximité, Phase II et son Plan d’actions 2025-2029. L’objectif visé par ce programme est de consolider les acquis de la 1ère Phase et de permettre à la population rurale d’exploiter le potentiel de l’irrigation de proximité pour contribuer à l’augmentation des revenus et à la sécurité alimentaire. Le projet de décret, adopté, consacre l’approbation formelle de la Phase II du Programme national d’Irrigation de Proximité et ouvre la voie à sa mise en œuvre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE –    Contrôleur général adjoint des Services publics : Monsieur Karim FOMBA, Inspecteur des Services économiques. AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE –    Chargé de mission : Monsieur Alassane Ag Mohamed ACHEICK, Spécialiste en Gestion de Projet. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE –    Ambassadeur du Mali à Kigali (République du Rwanda) : Général de Brigade Boubacar DIALLO. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE –    Directeur général de l’Ecole Normale Supérieure de Bamako : Monsieur Bérédougou KONE, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU –    Directeur général de l’Autorité pour l’Aménagement de Taoussa : Monsieur Isac GOITA, Ingénieur de l’Industrie et des Mines. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE –    Secrétaire général : Monsieur Garantigui TRAORE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE –    Conseiller technique : Monsieur Sidi DIALLO, Ingénieur informaticien. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES RELIGIEUSES, DU CULTE ET DES COUTUMES –    Chef de Cabinet : Monsieur Cheick Oumar TRAORE, Administrateur civil. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1.    Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres de l’organisation du Forum national sur la Justice. Dans le cadre du renouveau du service public de la Justice, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme envisage d’organiser un Forum national sur la Justice en vue d’échanger sur les problèmes fondamentaux du secteur de la Justice et de proposer des pistes de solutions pour bâtir une Justice plus efficace, moderne, intègre, respectueuse des Droits de l’Homme et répondant aux aspirations de la population. Ce forum a pour objectifs : –    de définir et de partager une vision commune du service public de la Justice ; –    d’établir une synergie d’action entre les différents acteurs de la Justice ; –    d’amener les acteurs de la justice à offrir un service de Justice efficace et transparent ; –    d’encourager la prise en compte par les acteurs de la Justice des enjeux liés à la Confédération des Etats du Sahel. Il se déroulera en deux phases : –    une phase régionale à Bamako, Kayes et Mopti du 25 au 30 septembre 2025 ; –    une phase nationale à Bamako du 30 au 31 octobre 2025. 2.    Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de l’atelier sur la stratégie de redynamisation de la recherche dans l’espace CAMES. Dans le cadre de la mise en œuvre de son Plan stratégique de Développement 2024-2028, le CAMES ambitionne d’insuffler une nouvelle dynamique à la recherche scientifique en l’érigeant en levier structurant du développement socio-économique des Etats membres. C’est dans ce cadre que le CAMES organise à Bamako, du 19 au 23 janvier 2026, l’atelier fondateur aux fins de poser les bases opérationnelles de cette dynamique stratégique. Le choix de Bamako pour l’organisation dudit atelier apparaît des plus pertinents au regard du rôle moteur et du dynamisme de notre pays en matière de recherche dans l’espace CAMES. 3.    Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres de la mission interministérielle effectuée en République de Guinée du 12 au 15 août 2025. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, à la tête d’une forte délégation a pris part à une rencontre bilatérale de haut niveau, consacrée à la libre circulation des personnes et des biens et à la coopération transfrontalière en matière sécuritaire. A l’issue des échanges, un Communiqué conjoint a été signé le 14 août 2025, assorti de recommandations, notamment : –    le renforcement des comités nationaux de facilitation du transport et du transit ; –    la mutualisation des efforts le long du corridor Conakry-Bamako ; –    l’organisation d’opérations conjointes de lutte contre la criminalité transnationale ; –    l’interconnexion des systèmes douaniers ; –    la mise en œuvre du Protocole sur la transhumance inter-Etats ; –    la création de commissions mixtes de règlement rapide des différends communautaires. En marge des travaux, la délégation malienne a été reçue en audience par le Premier ministre, les ministres chargés des Affaires étrangères et de la Justice de la République de Guinée. La mission a également rencontré la communauté malienne établie en Guinée qui a réaffirmé son attachement à la Patrie et remis une contribution financière à l’effort de guerre. 4.    Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à

12e Conférence des ministres de l’Observatoire des fonctions publiques africaines : Les experts balisent le terrain

Bamako, le 21 août (AMAP) Des experts des 26 pays membres de l’Observatoire des fonctions publiques africaines (OFPA), ont entamé, ce jeudi 21 août, à Bamako, au Mali, deux jours de travaux portant, entre autres, sur l’examen et l’adoption du compte-rendu de la 11e session, du budget 2025, 2026, l’examen et l’analyse des rapports financiers du secrétaire exécutif, a constaté l’AMAP. Cette rencontre des experts précède la 12ème Conférence des ministres de l’OFPA, le 23 août 2025, que le Mali accueille pour la première fois. Le ministre malien du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoum Coulibaly, a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux  des experts. L’OFPA, une institution régionale créée le 05 novembre 1991, à Cotonou (Bénin) regroupant 26 pays dont le Mali, a pour mission essentielle « de participer aux réflexions sur l’évolution du rôle de l’Etat face aux défis du respect de la gouvernance, de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits de l’Homme ainsi que la modernisation de l’Etat et de  l’Administration, dans le respect de la souveraineté des Etats. » A cet effet, l’OFPA est chargé, entre autres, « de collecter, traiter, diffuser les informations sur l’état des Fonctions publiques africaines et constituer des banques de données et un fonds humanitaire, d’identifier les problèmes communs aux Fonctions publiques africaines et proposer des solutions adaptées », a rappelé Fassoum Coulibaly. C’est en 2018, lors de la 11ème Conférence des ministres, tenue à Cotonou au (Bénin), que la présidence de l’OFPA a été confiée au Mali. Selon le ministre du Travail, la présente Conférence « vise à débattre des difficultés que traverse l’institution, les défis à relever afin de lui donner une nouvelle impulsion. » « Elle permettra aux pays membres de donner un nouvel élan à l’institution afin qu’elle joue son rôle avant-gardiste pour des Fonctions publiques plus productives », a-t-il indiqué, avant de souligner que cette rencontre sera « un cadre d’échanges pour chaque pays membre de décliner ses priorités dans les domaines d’intervention afin de trouver des solutions idoines aux difficultés qu’il rencontre. » OD/MD (AMAP)  

Club UNESCO : 19e édition du champ chantier international de reboisement et d’échange culturelle à Kita

Kita, 19 août (AMAP) Le club UNESCO a célébré la 19e édition du champ chantier international de reboisement et d’échange culturelle, lundi, à Kita (Ouest), a constaté l’AMAP. Placé sous le thème : « Les jeunes des clubs pour L’UNESCO pour l’action climatique », cette édition a été marquée par une plantation d’arbre et un rassemblement à la Place de l’indépendance. Mahamadou Hama Maiga représentant le gouverneur de la Région, a présidé cette activité, qui selon Mme Dicko Oumou Dicko du Club UNESCO de Bamako « a pour vocation la coordination de la coopération internationale en matière d’éducation, sciences, culture et communication. » Les programmes de l’UNESCO, selon Diallo Kadidia Maiga de l’UNESCO Bamako et Bana Moussa Bakhaga, chargé de mission au ministère de l’Education nationale, contribuent à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) définis dans l’Agenda 2030 adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en 2015. Pour le représentant du gouverneur, Mamadou Hama Maiga, cette sortie sur Kita « honore la Région ». « Elle ajoute, a-t-il dit, une plusvalue à l’engagement des populations en faveur des efforts pour l’atteinte des Objectifs de développement durable. » La plantation d’arbres dans l’enceinte de la mairie de la Commune urbaine de Kita a été l’un des points saillants de la journée. MFK/MD (AMAP)        

Mopti : Célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire

Mopti, 19 août (AMAP) Les acteurs humanitaires dans la Région de Mopti (Centre) ont célébré, mardi,  la Journée mondiale de l’aide humanitaire, en communion avec les autorités administratives, politiques, les populations et les personnes déplacées interne. Des activités ont été organisées, avec en première ligne, une conférence-débat au Centre Jean Bosco de Sévaré et un match de football qui a opposé l’équipe des humanitaires à celle de la presse locale. Placé cette année sous le thème : « Agir pour l’humanité », la Journée mondiale de l’aide humanitaire célébrée le 19 août de chaque année est mis à profit pour rendre hommage aux travailleurs humanitaires qui, parfois, au péril de leur vie, apportent secours et protection aux populations les plus vulnérables. La cérémonie officielle de lancement des activités de l’édition 2025 dans la Région de Mopti, sous la présidence du conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur, Ousmane Diallo, s’est déroulée en présence des représentants des ONG partenaires de la Région évoluant dans l’humanitaire, les élus, de nombreux déplacées interne et des familles d’accueil. « Au Mali, il est enregistré en 2024, 58 cas de violence contre les humanitaires dont 7 ont été enlevés ou détenus contre leur volonté. De janvier à juillet 2025, cinq travailleurs humanitaires ont été enlevés. Le plus marquant des incidents qui ont ciblé les humanitaires s’est soldé par la mort de deux agents alors qu’ils transportaient des vivres destinés à des personnes déplacées internes », a indiqué le chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) à Mopti, Sylvain Batianga Kinzi. Il a rappelé que la célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire est un moment de rappel « de notre engagement commun à défendre les principes humanitaires de neutralité, d’impartialité, d’indépendance et d’humanité, balises pour toutes les interventions au profit des personnes victimes des crises anthropiques et des catastrophes naturelles. » Selon le responsable d’OCHA, en 2025 le plan de réponse humanitaire au Mali prévoit d’assister 4,7 millions de personnes en besoin sur les 6,4 millions humanitaire vulnérables identifiées dont la proportion la plus importante de trouve dans la région de Mopti. Au regard de cette situation, il a invité les acteurs humanitaires « à poursuivre et intensifier les efforts. » Il a, aussi, au nom d’OCHA et de l’ensemble de la communauté humanitaire, réaffirmé leur « engagement à rester aux côtés des populations de Mopti et du Mali, avec la même détermination, la même humanité et la même solidarité. » Le conseiller du gouverneur, Ousmane Diallo, a salué » la grandiose mobilisation des acteurs humanitaires de la Région pour cette heureuse circonstance. » Il a rassuré les différents intervenants que les autorités administratives et politiques de la Région « ne ménageront aucun effort pour accompagner les humanitaires dans leur exaltante mission. » A la suite des interventions place, une conférence a eu lieu au cours de laquelle d’importantes thématiques ont été développées. Le Comité international de la croix rouge (CICR) a animé le thème : « La protection des civils pendant les conflits », le Forum des ONG internationales au Mali (FONGIM), dont le représentant, Abdramane Kaou Diallo, a développé « le concept de la redevabilité dans l’action humanitaire » et le modul, « Protection des femmes et des enfants en temps de crise » a été présenté par le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA). DC/MD (AMAP)

Bafoulabé : des femmes se forment à la médiation pour une paix durable.


Bafoulabé, 20 août (AMAP) Des femmes médiatrices de Bafoulabé, dans l’Ouest du Mali, ont bénéficié d’une formation de deux jours, les 19 et 20 août 2025, afin de les outiller en techniques de médiation et de consolidation de la paix., a constaté l’AMAP sur place. La formation, dans la salle de la mairie de Bafoulabé, sous la présidence du préfet, Siaka Souleymane Sanogo, est assurée par le projet PACINDHA, soutenu par la coopération Italienne, à travers ONU-Femmes. L’atelier s’inscrivaIt dans le cadre du Projet d’appui au renforcement de la résilience, la participation et la protection des femmes et des filles dans les zones frontalières entre le Mali et le Sénégal. Cette formation qui a réuni les autorités administratives, les services techniques concernés, les élus communaux de Bafoulabé et de Mahina, des femmes médiatrices de Bafoulabé et de Mahina et les hommes de média a visé spécifiquement à renforcer les capacités des femmes dans la technique de négociation de la paix, de la médiation et la prévention des conflits dans le Cercle de Bafoulabé, à promouvoir la consolidation de la paix et la coexistence pacifique entre les communautés. Dans les prises de paroles, le maire de la Commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucouré, s’est réjoui de la tenue de cet atelier car selon lui, « celui qui a renforcé les capacités d’une femme aura renforcé les capacités de toute une nation. » C’est pourquoi il a exprimé sa satisfaction à l’endroit du projet et de ses partenaires pour leur intervention dans sa commune. Il a invité les bénéficiaires à une large restitution pour une meilleure compréhension des causes, la genèse des conflits. Selon la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) locale, Kama Sakiliba, la formation a été bénéfique. « Nous sommes les premières touchées par les conflits, mais nous pouvons, aussi, être des actrices dans la consolidation de la paix. Nous allons, désormais, travailler ensemble pour créer un environnement plus sûr et plus juste pour tous », a-t-elle laissé entendre. Pour sa part, le représentant du projet PACINDHA, Youssouf Traoré, a dit que l’atelier valait « son pesant d’or » pour vaincre les maux dont « les braves femmes du Cercle de Bafoulabé sont victimes. » Enfin, M. Traoré a exhorté les participantes à faire preuve d’impartialité pour atteindre l’objectif visé. Le préfet du Cercle, Siaka Souleymane Sanogo a exprimé sa gratitude au projet PACINDHA pour son intervention dans le renforcement des capacités des femmes du Cercle de Bafoulabé. Il a invité les femmes « à se battre pour la cause », car selon lui, « l’absence de paix se traduit par une incapacité à vivre ensemble. » Cette formation des femmes médiatrices à Bafoulabé est attendue pour être un pas important vers une paix durable et une société plus juste. En donnant aux femmes les outils et les connaissances nécessaires, « il est possible de construire des communautés plus fortes, plus résilientes et plus pacifiques.» BM/MD (AMAP) |