Suspension de l’exportation des mangues vers l’Union européenne : Des experts en quête de solutions
Bamako, 1er sept (AMAP) L’Office de protection des végétaux (OPV) organise, ce lundi, dans ses locaux, un atelier d’évaluation du système national de contrôle et certification des mangues destinées à l’exportation vers l’Union européenne (UE), a constaté l’AMAP. L’objectif de cette rencontre technique, en partenariat avec le Comité de liaison entrepreneuriat-agriculture-développement (COLEAD), est de permettre aux experts et acteurs de la filière mangue « de procéder à un diagnostic minutieux du système national de contrôle et de certification »,. « Cette mesure de suspension est intervenue à la suite de la hausse continue des interceptions liées aux mouches des fruits et ce, depuis la campagne 2022, remettant ainsi en cause la fiabilité du dispositif national de contrôle et de certification », a rappelé le conseiller technique au ministère en charge de l’Agriculture, Dr Mouhamed B. Diarra. Il a expliqué qu’ « elle met en évidence l’urgence d’une réponse nationale concertée à la hauteur des anomalies constatées. Ce qui permet. non seulement de préserver la compétitive dans la filière mais, aussi, convaincre les autorités européennes à reconsidérer leur position, en restaurant rapidement cette forme de confiance entre les parties. » M. Diarra a fait savoir que « la quintessence des exportations maliennes de mangues est destinée au marché européen. Mais, cette année, la direction générale de la Santé de la Commission de l’UE a suspendu temporairement les exportations de mangues, en provenance du Mali ». « Nous sommes là dans le cadre d’une situation particulière qui n’est pas vraiment plaisante. Parce qu’elle fait suite à la suspension de la possibilité pour le Mali d’exporter ses mangues vers l’Union européenne. Nous allons continuer à accompagner le Mali à trouver des pistes de solutions », a promis le coordinateur du Comité entrepreneuriat-développement (COLEAD), Gnissa Victor Boro. Quant au directeur général de l’OPV, Halidou Mohomodou, il a conclu que « cette rencontre va définir l’avenir de l’exportation de nos mangues vers l’Union européenne. » Il a adressé des remerciements au « COLEAD et tous les autres partenaires, pour l’appui, depuis l’annonce de la suspension de nos mangues vers l’Union européenne. » La cérémonie d’ouverture, présidée par le conseiller technique Dr Mouhamed B. Diarra, a enregistré la présence d’experts et d’acteurs de la filière mangue. Les travaux se poursuivent pendant trois jours. MMD/MD (AMAP)
Ministère de la Sécurité et de la Protection civile : Désormais une salle de sport et d’archives opérationnelles
Bamako, le 1er septembre (AMAP) Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine, a inauguré, ce lundi 1er septembre, la salle de sport polyvalent et celle de la documentation et d’archivage du ministére, a constaté l’AMAP. Selon le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Daoud Aly Mohammedine, l’inauguration de ces deux infrastructures, équipées et réalisées sur fonds propres, procède « d’une volonté affirmée de créer les conditions les meilleures d’épanouissement physique et intellectuelle de notre personnel, aux fins de décupler sa productivité et son efficacité perspective mémorielle. » La salle des sports polyvalent est un lieu de vie incontournable, un lieu de brassage de convivialité « Il n’y a pas meilleur endroit pour servir d’exutoire à notre stress quotidien, pour faire le plein d’énergie indispensable à la bonne exécution de notre mission spécifique et, enfin, un lieu de brassage et de convivialité qui transcende toutes les barrières psychologiques inhérente au monde du travail », a-t-il dit appréciant la salle de sport. S’agissant de l’Unité de documentation et d’archivage, le ministre en charge de la Sécurité a rappelé qu’elle est « le lieu qui stocke, conserve et transmet notre travail intellectuel. » « Elle est le témoignage éloquent de notre passage ici-bas, au service d’une administration mais, toujours, de la Nation, à l’effet de permettre à nous-mêmes d’abord, puis à ceux qui vont nous succéder, d’accéder avec aisance et plaisir aux informations et aux richesses intellectuelles de première main que nous-mêmes et d’autres contemporains avons produites », a indiqué le général Daoud Aly Mohammediine. OD/MD (AMAP)
Mopti : Organisation de la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle
Mopti, 30 août (AMAP) La Commission régionale d’organisation de la Biennale a tenu sa première réunion de prise de contact et d’information, vendredi dernier, dans la salle de conférence du gouvernorat, sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur de Mopti (Centre), Mamadou Seydou Diarra, a constaté l’AMAP. Après l’organisation réussie de la phase locale dans la Région de Mopti, es autorités administratives et politiques de la région sont engagées à relever le défi de la phase régionale qui vise à soutenir la recherche et la création dans le domaine artistique et culturel et la détection de jeunes talents artistique et culturel, pour préparer la phase nationale. Dans son intervention de cadrage, M. Diarra, en présence du directeur régional de la culture de Mopti, Moussa Guindo. après avoir félicité les membres pour le choix porté sur eux pour cette mission, a expliqué le rôle et la responsabilité de chacun dans le processus. Il a rappelé que la Biennale artistique et culturelle et les différentes étapes d’organisation sont des occasions de « sursaut patriotique pour plus d’implication dans la construction et la consolidation de la 4ème République et. surtout. dans le processus de développement endogène et d’appropriation des valeurs et principes qui guident l’action publique au Mali. » Ces phases visent, aussi, « la sauvegarde de l’identité culturelle nationale d’où la nécessité d’une implication collective de tous a-t-il indiqué. Le directeur régional de la culture, Moussa Guindo a fait le point des préparatifs de la phase régionale qui se déroulera du 16 au 20 septembre à Mopti. Selon le responsable technique, le règlement intérieur des compétitions est élaboré, la proposition de nomination des membres du jury est à l’adoption et l’identification des structures d’acceuil des troupes effectué. Les questions de l’assistance sur la participation des quatre nouveaux cercles (Sofara, Konna Korientzé et Toguéré-Coumbé) qui n’ont pas pu organiser de phase locale et celles de compréhension ont été répondues. Des rencontres de restitution sur la repartition des tâches et le suivi du chronogramme sont planifiés pour éviter au maximum les disfonctionnements. Le Mali est dans le processus de l’organisation de la Biennale artistique et culturelle de 2025 à Tombouctou, dans le cadre de l’année de la Culture décretée par le president de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Cet espace national, qui favorise l’émergence d’une culture de paix et de citoyenneté, de cohésion sociale et d’unité nationale, se déroule en trois phases : locale, régionale et nationale mettant en compétition les formations artistiques, les artistes et créateurs des Communes, des Cercles et des Régions. DC/MD (AMAP)
Nioro du Sahel : Abandon des Mutilations génitales féminines et des mariages d’enfants
Nioro, 31 août (AMAP) Six communautés villageoises des Communes de Yéréré et de Gutéma, dans le Cercle de Nioro du Sahel (Ouest), ont signé, jeudi, une déclaration publique d’abandon des Mutilations génitales féminines (MGF) et les mariages précoces d’enfants, a constaté l’AMAP sur place . A travers cette signature, quatre ans après d’activités d’information et de sensibilisation menées par l’Association pour le progrès et la défense des droits des femmes (APDF) et son partenaire technique et financier UNICEF les communautés de ces localités s’engagent, aussi, à servir de relais auprès des autres pour mettre fin à ces pratiques ancestrales qui constituent une atteinte aux droits des femmes. Dans son discours d’ouverture de la cérémonie, la présidente de l’APDF, Mme Diawara Bintou Coulibaly a exprimé sa profonde gratitude aux partenaires de la défense des droits des femmes et renouvelé sa confiance à l’UNICEF. Elle s’est fait l’écho du besoin de continuer à recevoir l’appui de l’UNICEF pour la mise en œuvre des plans d’actions nationaux, allant dans le sens de la promotion de l’abandon des Violences basées sur le genre (VBG), particulièrement les MGF et les mariages d’enfants. Le chef de Zone UNICEF de Kayes, Dr Hamadoun Bah, adressé ses remerciements à l’APDF qui « a travaillé étroitement » avec les secteurs de la santé, de l’éducation, de la justice, du développement social ; de la sécurité, des collectivités et des communautés à la base, avec l’appui du service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille pour atteindre les objectifs. Malgré les efforts consentis par les organisations et associations de défense des droits des femmes et des enfants, les taux de prévalence des MGF et des mariages d’enfants restent élevés dans certaines localités du Mali dont la Région de Nioro. Un sketch sur les conséquences des violences faites aux femmes et la remise d’une importante quantité de kits de saponification aux groupements de femmes des localités concernées ont mis fin à cette journée de signature de convention à Nioro. MD/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 : Koulikoro se prépare
Koulikoro 29 août (AMAP) La Commission d’organisation de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, s’est réunie, vendredi, afin de faire la revue de l’édition précédente et de se fixer des objectifs pour l’échéance à venir, a constaté l’AMAP à Koulikoro. Sous la présidence du gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo, cette rencontre sur les préparatifs a été une occasion pour la commission d’organisation de faire le point de la situation des phases locales et d’échanger sur l’organisation de la phase régionale le mois de septembre. Les participants ont largement discuté des initiatives en vue pour une participation. Comme le gouverneur de la région, ils ont insisté sur la nécessité de coordonner les actions pour le bon déroulement de l’événement. Le chef de l’exécutif régional a remercié les membres de la commission d’organisation pour leur détermination et leur engagement afin d’éviter le scénario de l’édition 2023, à Mopti (Centre,) lors de laquelle la Région de Koulikoro n’a remporté aucun trophée. Le colonel Lamine Kapory Sanogo a énuméré les efforts déployés par le gouvernorat pour « redynamiser à plusieurs niveaux » afin que sa région soit à la hauteur de l’événement. Il a exhorté les membres de la commission d’organisation et l’ensemble des populations de la région « à redoubler d’efforts pour que la Biennale 2025 soit une vraie réussite pour la région. » Il a appelé les Koulikorois « à l’action et à rester déterminés pour porter haut les couleurs de la Région lors de cette compétition à dimension nationale. » Les participants ont salué l’engagement de l’exécutif régional pour faire de cette rencontre culturelle à Tombouctou, une occasion d’honorer toute la Région de Koulikoro. Ils ont promis au gouverneur de faire tout leur possible « pour que la deuxième Région puisse revenir sur la scène culturelle au Mali. » Cette réunion a permis de répartir les tâches, en précisant les rôles et les responsabilités de chacun dans une synergie d’actions afin d’honorer la Région de Koulikoro. ALD/MD (AMAP)
Plus de 300 jeunes diplômés sans emploi formés aux techniques de recherche et conservation d’emploi
Bamako, 30 août (AMAP) Plus de 300 jeunes diplômés ont participé à une journée de formation sur « Les techniques de recherche et conservation d’emploi », samedi, 30 aout 2025, dans l’amphithéâtre Thierno Bah de la Bibliothèque nationale. Organisé par le Conseil national de la jeunesse (CNJ) du Mali et initié par l’Entreprise de gestion immobilière et foncier du Mali (EGIF-Mali), en partenariat avec le Cabinet consulting leader RH-Sarl, cette formation a regroupé des participants de Kati, Kalabancoro, de N’Gabakoro et du district de Bamako. Cheick Oumar Camara, diplômé en Management et Marketing, un des participants, s’est réjoui de l’initiative. « Au cours de cette formation, j’ai appris beaucoup d’aspects sur les techniques de recherche d’emploi. Des explications des formateurs j’ai appris qu’il faut d’abord élaborer un bon Curriculum vital (CV), une très bonne lettre de motivation et, après avoir déposé son dossier, il faut le suivre. » « Les formateurs ont expliqué que pour garder son emploi, il faut être ponctuel, si possible avoir des idées qui vont dans le sens de l’amélioration de l’entreprise, agréable, avoir l’esprit d’équipe et suivre des formations de recyclage et continues», a ajouté M. Camara. Dialia Sogodogo, diplômée en Droit, une autre participante, a remercié le président du CNJ-Mali pour l’initiative. « C’est une formation qui a été à la hauteur de nos attentes. On sait, maintenant, comment utiliser les techniques de recherche d’emploi », a-t-elle dit. Selon le président du CNJ-Mali, Sory Ibrahim Cissé, cette formation rentre dans le cadre de la responsabilité sociétale desentreprises et est destinée aux jeunes diplômés en quête d’emploi afin de renforcer leurs capacités en « techniques de recherche et conservation d’emploi. » « Nous reconnaissons, aujourd’hui, les efforts fournis et consentis par l’Etat en matière d’employabilité. Nous disons qu’à travers la responsabilité sociale des entreprises, celles-ci doivent accompagner les organisations de base, au niveau local, régional et national », a-t-il affirmé. « C’est la raison pour laquelle, nous avons lancé ce programmer avec nos partenaires, notamment, EGIF-Mali, pour inciter d’autres entreprises à travailler avec les organisations de jeunes », a dit M. Cissé. Selon lui, les entreprises doivent accompagner la communauté. « Et, dans la communauté aujourd’hui, la couche majoritaire est constituée de la jeunesse », a ajouté le président du CNJ-Mali. « Aujourd’hui, la formation c’est le développement. Si vous êtes bien formé, votre succès est assuré. Vous pouvez même vous auto-employer », a expliqué Pr Ahmed Touré, un des formateurs. Il a, ajouté que cette initiative va permettre à la jeunesse malienne de se mettre au niveau mondial, « en apprenant, en acceptant d’apprendre. » ST/MD (AMAP)
Sikasso : 2e session ordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement au titre de 2025
Sikasso, 29 août (AMAP) La 2ème session ordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD), s’est tenue, jeudi, sous la présidence de la gouverneure de la Région de Sikasso, Mme Kanté Marie Claire Dembélé. La session visait, notamment. à consolider l’approche participative et inclusive voulue par le gouvernement et la collectivité régionale. Il s’agissait, également, de partager le rapport semestriel sur la gestion administrative et financière des collectivités territoriales, d’évaluer l’état d’exécution des projets d’investissement gérés par l’Agence nationale d’investissement des collectivités (ANICT) et de faire le point de la campagne agricole 2025 de la région. « Cette rencontre est l’illustration parfaite de la volonté des plus hautes autorités de notre pays de renforcer la planification, la cohérence et la synergie dans la mise en œuvre des actions de développement », a affirmé la gouverneure de la région. Elle a précisé que c’est le décret n° 2023-0407/PT-RM du 04 août 2023, complété par l’arrêté n°2023-3031/MATD-SG du 10 octobre 2023, qui a institué les comités régionaux, locaux et d’arrondissement d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement, assortis d’un calendrier de sessions ordinaires. Ces organes, selon elle, constituent désormais des instruments stratégiques de concertation et de suivi des politiques publiques de développement au niveau local et régional. Mme Kanté Marie Claire Dembélé a rappelé quelques missions fondamentales du CROCSAD. Il s’agit de la facilitation de la synergie des interventions entre les acteurs publics, privés et de la société civile ; l’orientation, la coordination et l’évaluation de la mise en œuvre des programmes de développement des collectivités territoriales ainsi que la formulation des recommandations pour améliorer l’efficacité des actions de développement. La cheffe de l’exécutif régional a, enfin, invité les participants à mener des réflexions franches et constructives sur les défis et perspectives du développement régional. De son côté, le directeur régional de l’agriculture Alkassoum Barka a indiqué que « cette année, les pluies ont été très précoces et mal réparties dans l’espaces et dans le temps. Ce qui a entrainé quelques difficultés au démarrage de la campagne. » Toutefois, il a précisé qu’à partir de la troisième décade du mois de juillet, la quantité des pluies s’est normalisée, avec un cumul pluviométrique d’une quantité de 731 mm en 48 jours contre 721mm en 52 jours pour 2024. Malgré la hausse du prix et les difficultés d’approvisionnement de certains intrants sur le marché, Alkassoum Barka a estimé que « si la pluviométrie reste inchangée jusqu’en octobre, on a bon espoir de faire de très bonnes récoltes. » Il a invité les producteurs à la résilience car la situation est difficile. Auparavant le représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso, Abdrahamane Sidibé, avait souhaité la bienvenue aux invités avant de saluer « l’implication sans faille des plus hautes autorités » à l’activité. La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence du président du Conseil régional de Sikasso Yaya Bamba, du préfet de Sikasso Amadou Gassambé et du représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso Abdrahamane Sidibé. Y étaient, également, présents, les autorités politiques, religieuses et coutumières, la société civile ainsi que les chefs services techniques régionaux. AD/MFD/MD (AMAP)
San : Faso Baro Kènè ouvre la jeunesse sur notre culture et notre société
San, 29 août (AMAP) L’étape de San de l’espace citoyen ‘Faso Baro Kènè’ s’est déroulé, vendredi, 29 août 2025, à la Maison des jeunes, entre 09 et 12 heures, sous le thème : « Fasiya ni Bôkolo pour un Maliden Kura », a constaté l’AMAP sur place. Ces débats de culture et de société interviennent, dans les régions du Mali, dans le cadre de l’année de la Culture décrétée par le président de la Transition, le général Assimi Goïta,, visant à offrir à la jeunesse une culture du Mali Kura et à lui donner les valeurs sociétales, Ils sont organisés par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Selon les organisateurs, ce cadre d’échanges « met en lumière nos valeurs, nos traditions et les perspectives du Mali nouveau, dans une dynamique de vitalisation culturelle de nos terroirs. » Présidée par le gouverneur de la Région de San, le colonel-major Ousmane Sangaré, la session a été animée par Bourama Soumano et de Fadiala Keïta, communicateurs traditionnels , Aziz Traoré, leader d’opinion et modérée par Adama Jean Dembélé. Selon le gouverneur de San, le colonel-major Ousmane Sangaré, le thème « vise à façonner un nouveau type de citoyen malien ( Maliden Kura) fondé sur des qualités de bâtisseur. » « Aujourd’hui, a-t-il souligné, l’évolution du monde avec les Nouvelles technologies et l’influence grandissante d’éléments exogènes d’autres sociétés provoquent l’effritement graduel de nos valeurs sociétales, avec une influence négative sur l’éducation des enfants et des adolescents dans notre pays. » Selon lui, « le Mali est riche de sa diversité, tant sur les plans culturel, religieux que politique. Cependant, force est de constater qu’aujourd’hui, cette diversité est instrumentalisée avec son corollaire d’atteintes à l’unité nationale, à la cohésion sociale et à la paix. » Le chef de l’exécutif régional a affirmé que « la société malienne, historiquement, est fortement hiérarchisée et codifiée autour des valeurs sociétales basées sur nos traditions. » « Ces valeurs, a-t-il rappelé, peuvent être transversales à l’ensemble des groupes spécifiques. Elles constituent un socle régissant les rapports et comportement entre maliens, y compris les voies et moyens de gestion des conflits. » « Malheureusement, pense-t-il, le constat général qui se dégage est une méconnaissance criarde de ces valeurs et des déficits accrus dans leur mode de transmission mais, aussi, le manque d’orientation et de repère basé sur nos valeurs sociétales, le déficit de communication entre les parents et les enfants ou tout simplement l’effritement de l’autorité parentale, l’insuffisance dans l’encadrement et l’apprentissage à la base et la quasi disparition de l’éducation collective dans notre société. Dans son exposé, Bourama Soumano, griot et communicateur traditionnel, a fait remarquer qu’il n’est pas à San « parce qu’il maîtrise la parole mais, parce que, tout simplement, la patrie exige à ce que chacun fasse son devoir dans sa construction. » Pour lui, s’acquitter convenablement de ce devoir ne peut aller sans aimer sa culture. Il a focalisé son intervention sur la culture de la société, les origines des peuls et les ethnies avec lesquels ils ont cohabité . Fadiala Dembélé, lui aussi, griot et communicateur traditionnel, a, surtout, développé certains aspects de la culture bwa, bambara, markadialan et minianka qui peuplent la Région de San. Quant à Aziz Traoré, leader d’opinion, il a fait ressortir l’importance de l’apprentissage de nos langues nationales, lesquelles « constituent le socle de la culture. » Il a pris l’exemple du Japon, de la Chine et de la Corée du Sud, qui se sont développés en promouvant leurs langues. Le directeur national de l’artisanat, Daha Niasse, a abondé dans le même sens que le gouverneur de San mais a, surtout, insisté sur l’immatriculation des artisans au régime d’assurance volontaire de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). Ce régime leur ouvre droit à l’Assurance maladie obligatoire (AMO), aux allocations familiales et à la pension de retraite. Le maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, en passant par le chef du village de San, Elhadj Fousseiny Traoré et le président du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECIOTRAD), Lassine Kouyaté, ont, tour à tour, apprécié l’organisation de cet espace d’échanges et fait des bénédictions pour la paix et le vivre ensemble au Mali. L’évènement a regroupé les autorités administratives et politiques régionales, locales et communales, les directeurs nationaux de l’artisanat, du tourisme et de l’hôtellerie, les directeurs régionaux et subrégionaux des services techniques déconcentrés de l’État et assimilés, les autorités coutumières, les leaders d’opinion, les représentants des associations de jeunes et de femmes, les chefs de villages et ou de quartiers. Il y avait, également, les représentants de la presse ainsi que la troupe de Térékoungo, qui a émerveillé les participants par ses chants et danses traditionnels. NC/MD (AMAP)
Bafoulabé : L’après-match de football tourne au drame
Bafoulabé, 29 août (AMAP) Le match de football qui a opposé le club Avenir à Wassolon, mercredi, 27 août 2025, a dégénéré en bataille rangée impliquant des footballeurs d’Avenir et des militaires, après une dispute entre deux joueurs, a appris l’AMAP. Selon les témoignages recueillis, les faits se sont produits après le coup de sifflet final après la dispute entre Seydou Sagara dit Messi, militaire de son état, et latéral de Wassolon, et Mahamadou Dicko, latéral du club Avenir. A la fin de la partie, sur la victoire de Wassolon, Seydou Sagara dit Messi, militaire en détachement, évoluant au club Wassolon aurait encouragé son adversaire Mahamadou Dicko d’Avenir, en lui tapant sur son épaule pour lui dire » Petit du courage ». Selon des témoins, Mahamadou n’aurait pas apprécié ce geste le prenant pour un affront. C’est ainsi qu’il s’est retourné pour donner un coup de poing a son adversaire. Une réponse physique perçue, aussi, comme un affront, à en croire toujours les témoins. La suite s’est vite transformée en un chaos généralisé. D’autres joueurs, supporters et l’entraîneur du club seraient intervenus pour séparer les protagonistes, Cette tentative de l’entraîneur adjoint, Abou Fanguédou et du joueur Abdoul Karim Camara a dégénéré. Selon l’entraîneur adjoint Fanguédou, c’était avec un autre militaire, mais ils ont été séparés par les spectateurs avant d’en venir aux mains. Aux environs de 21 heures, une dizaine de militaires, n’ayant pas pu mettre la main sur leur protagoniste, Mahamadou Dicko, s’en ont pris au joueur Abdoul Karim Camara de l’Avenir. Ils l’auraient ont battu à coup de bâtons, , lui laissant des zébrures sur le dos, devant la maison du procureur. Ce dernier aurait, aussi, intervenu sans succès, avant de finalement informer la gendarmerie. La victime a été admise au Centre de santé de référence (CSRéf) de Bafoulabé pour recevoir des soins sur instruction de la gendarmerie, puis, évacué à Kayes pour des contrôles Ce cas de violence, impliquant des militaires en détachement et qualifié d’«abus de pouvoir » par la population a semé le désarroi au sein de la population. Les habitants se sont réunis, en assemblée, jeudi, 28 août 2025, afin d’organiser une rencontre d’information et d’échanges qui s’est tenue, vendredi 29 août 2025, au Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC) de Bafoulabé, sous la présidence du préfet, Siaka Souleymane Sanogo, en présence de la présidente de la société civile locale, Salama Sakiliba, des autorités coutumières, du 1er adjoint au maire, Cheick Sissoko et des Forces armées et de sécurité. Il s’est agi, globalement, d’exposer aux autorités locales le contenu d’un mémorandum de la population qui demande « justice pour la victime, un changement de comportement des militaires pour la quiétude des familles riveraines et qu’un tel incident ne se reproduit plus. » Le préfet Siaka Souleymane Sanogo s’est réjoui de la tenue de cette rencontre qui, selon lui, permettra « de se comprendre afin d’éviter le pire. » Le chef de l’exécutif local dit avoir pris bonne note et que la justice fera son travail. Les autorités locales ont rendu une visite à la famille de la victime à la fin de la rencontre. BM/MD (AMAP)
Conférence de presse du Médiateur de la République sur le bilan 2023-2024
Bamako, 29 août (AMAP) Le Médiateur de la République, Mme Sanogo Aminata Mallé, a présenté les rapports annuels 2023 et 2024, lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’institution a constaté l’AMAP. Mme Sanogo a indiqué qu’au cours de l’année 2023, le nombre de réclamations enregistrées s’élève à 6 074 usagers, contre 11 693 usagers en 2024. Quant aux interpellations, elles étaient de 599 en 2023 contre 554 en 2024. Selon Mme le Médiateur, « les principales requêtes portent sur la gestion domaniale et foncière, les difficultés d’accès aux documents administratifs, notamment pour les Maliens de la diaspora et l’inexécution des décisions de justice. » Ainsi que le non-paiement des factures des prestataires de l’État et les problèmes liés aux sites d’orpaillage qui utilisent des produits chimiques nocifs pour l’environnement et la santé. Le Médiateur a, également, rappelé que son service « oriente les plaignants vers les départements compétents. ? En 2024, un plus grand nombre de dossiers a été enregistré, ce qui s’explique « notamment par l’organisation d’une journée porte ouverte et la présence de délégués dans les régions, renforçant la visibilité et la proximité de l’institution auprès des citoyens. « AC/MD (AMAP)

