Mopti : Retour au calme après les attaques terroristes coordonnées du 25 avril 2026

Mopti, 29 avril (AMAP) Le calme est revenu dans la ville de Mopti et environs, 72 heures après les attaques terroristes coordonnées, complexes qualifiés de barbares et lâches par toutes les personnes épris de paix, visant à déstabiliser notre pays, a constaté l’AMAP. Vigoureusement mis en déroute par les FAMa avec de nombreux terroristes neutralisés et de matériels détruits, les populations de Mopti ont magnifié dans les rues et les lieux de causerie cette prouesse en réaffirmant leur soutien indéfectible aux hommes engagés sur le théâtre et leur hiérarchie. Malgré l’émoi et la désolation qui s’est t’abattu sur les populations de la région avec l’annonce de la disparition du Ministre en charge de la Défense, le Général Sadio Camara, les populations de Mopti restent résolument engagées et déterminées pour la paix et la cohésion sociale. L’appel au calme et la sérénité du Gouverneur de la région, le Général de Brigade Daouda Dembélé et sa décision n° 2026-0143/GRM-CAB du 26 avril, portant instauration d’un couvre feu de 30 jours, sont bien observés et servent de boussole pour le renforcement de la résilience et une contribution aux efforts de guerre des uns et des autres. Les services, les commerces et les transports ont repris les activités de plus belle. Pour Amadou Diallo commerçant au marché de Sévaré, rien au monde ne nous déroutera du chemin tracé par nos autorités. Personne ne peu aimé le Mali plus que les maliens, tout ce qu’on fait croire est de l’utopie à indiquer le sexagénaire avec un ton de détermination avant d’inviter l’ensemble des Maliens à la vigilance et qu’au-delà du couvre feu que la police et la gendarmerie changent de posture au niveau des postes de contrôle et aux entrées des villes. Que tout les véhicules face objet d’une fouille et un contrôle minutieux. Dans le cadre du ratissage des lieux, des patrouilles d’envergure sont en cours pour dénicher les rescapés et les complices. Pour un agent évoluant dans le secteur des banques qui a gardé l’anonymat, souligne que seuls les guichets automatiques sont en service pour soulager les clients et que les banques de la place attendent la fin des opérations de ratissage et le redéploiement des FDS pour leur sécurisation. DC/KM (AMAP)
Sécurité : Tenue d’une réunion du Conseil supérieur de la Défense, ce mercredi sous la présidence du Chef de l’Etat

Bamako, 29 avril (AMAP) Le président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a présidé ce mercredi au Palais de Koulouba, une réunion du Conseil supérieur de la défense consacrée à la situation sécuritaire, au terme de laquelle des orientations ont été données pour renforcer le dispositif face aux menaces, a constaté l’AMAP. La rencontre, tenue en présence du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, des membres du gouvernement et de la hiérarchie militaire, a notamment porté sur les attaques terroristes coordonnées du 25 avril ayant coûté la vie au ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de corps d’armée Sadio Camara, ainsi qu’à plusieurs autres personnes. Une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes à l’ ouverture de la séance. Selon le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de division Daoud Aly Mohammedine, sept localités ont été visées par des attaques simultanées « bien planifiées » par les assaillants. Il a toutefois affirmé que « leurs objectifs n’ont pas été atteints comme ils le souhaitaient », ajoutant que les assaillants ont subi « un taux d’attrition très élevé » avec des pertes humaines et matérielles. Le ministre a salué l’engagement des forces armées et de sécurité, estimant que sans leur intervention, « les forces du mal allaient atteindre leurs objectifs ». Il a également indiqué que le chef suprême des armées a apprécié la situation et donné des instructions sur « les nouvelles dispositions à prendre ». « Nous sortons très rassurés du Conseil supérieur de la défense », a déclaré le Général Daoud Aly Mohammedine, affirmant que « la situation est sous contrôle sur l’ensemble du territoire national ». Avant de préciser que l’Etat-Major Général des Armées a réadapté son dispositif et le positionnement des unités pour prévenir toute nouvelle menace. Le responsable sécuritaire a aussi salué la contribution de la population en matière de renseignement, tout en appelant les citoyens à éviter « la psychose et la panique », à se référer aux canaux officiels d’information et à soutenir les Forces armées maliennes (FAMa) et les autorités. Le ministre a enfin présenté ses condoléances à la famille du défunt Général Sadio Camara. BD/OS(AMAP)
Gao : Démarrage des assises du Crocep de la région

Gao, 29 avril (AMAP) La salle de conférence du gouvernorat a abrité ce mercredi, les assises du Comité régional d’orientation de coordination et d’évaluation ( CROCEP)2026 de la région de Gao, sous la présidence du conseiller aux affaires administratives et juridiques du Chef de l’exécutif régional, Soumaila Sangaré. C’était en présence du président de la délégation spéciale du conseil régional de Gao, Amadou Sidi Touré et du directeur régional de la santé par intérim, Dr Issa Mahamane et du représentant du bureau-Unicef-Gao, Mahamane Dorienthié. L’objectif de la tenue des assises du Crocep est la vérification de l’état de mise en œuvre des recommandations du CROCEP 2025 ; l’examen minutieux des rapports d’activités 2025 des services de santé, du développement social et de l’économie solidaire et de la promotion de la femme de l’Enfant et de la famille des districts sanitaires, de l’hôpital et des trois directions régionales du secteur de santé ; l’analyse de la pertinence des activités retenues dans les plans opérationnels 2027 des structures et la validation des différents documents. Le conseiller aux affaires administrative et juridiques du gouverneur de la région de Gao, Soumaila Sangaré rappellera que le ministère en charge de la santé et du développement social, de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille ont élaboré un plan décennal de développement sanitaire et social (PRODESS) 2014-2023 pour renforcer le système socio-sanitaire et permettre une plus grande efficacité de programmation, une meilleure utilisation d’un cadre commun de planification, de suivi et d’évaluation des plans nationaux, régionaux et locaux. Il a été mis en œuvre, à travers deux programmes quinquennaux suivant l’approche sectorielle appelée programme de développement sanitaire et social. Un nouveau plan décennal 2026-2035 a été élaboré et le PRODESS 2026-2035 est en cours d’élaboration. Dans la région de Gao, le Prodess a enregistré des résultats encourageants, a dit, l’administrateur Sangaré . Qui a remercié le partenaire Unicef dont son appui financier a permis la tenue des assises du Crocep de la région de Gao. Parmi ces résultats, il est à retenir le processus de digitalisation de la santé communautaire au Mali ; le renforcement de la gouvernance dans la santé communautaire ; l’amélioration des conditions d’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement dans les établissements de santé ; le renforcement du partenariat public-privé en matière de santé ; le cofinancement des mutuelles de santé par l’Etat ; l’accompagnement des groupes cibles ( déplacés internes, femmes seules chargées de famille ; personnes démunies, enfants en situation difficile). AT/KM (AMAP)
Adaptation des cotonculteurs aux effets des changements climatiques: Le rôle incontournable des médias

Dans le cercle de M’pessoba, région de Koutiala, radios locales et ONG aident les producteurs à s’adapter aux dérèglements climatiques en diffusant Bamako, le 29 Avril (AMAP) – A M’pessoba, dans la Région de Koutiala, les changements climatiques commençaient à impacter les rendements des cotonculteurs et autres producteurs de céréales. Ceux-ci peinaient à produire une tonne à l’hectare là où d’autres atteignaient 5 tonne. La tendance est en train d’être inversée. Cela grâce aux campagnes d’information et de sensibilisation diffusées par des médias notamment les radios de proximité qui sont appuyés pour ce faire par des ONG et les services techniques de l’Etat. Aujourd’hui, l’adaptation au dérèglement climatique est plus qu’une réalité dans la contrée. En témoigne ces déclarations du paysan Aboubacar Dembélé qui illustrent une certaine prise de conscience. Agriculteur à Dempêla, village situé à environ une dizaine km de la ville de M’pessoba, il explique. «J’ai été convaincu de l’existence du changement climatique et de ses effets néfastes grâce aux émissions diffusées à la radio. Les stations locales, notamment celles proches de Koutiala, partagent régulièrement des messages d’information et de sensibilisation. J’ai alors commencé à observé ses manifestations: pluies rares et irrégulières, saison pluvieuse désordonnée… Cela perturbe fortement l’évolution de nos cultures», explique le paysan. Le spécialiste du changement climatique Ahmed Sékou Diallo, directeur exécutif de l’ONG AFAD, lui, a une explication plus scientifique. L’expert définit le changement climatique comme une modification durable du climat, amplifiée depuis le XIXe siècle par les activités humaines. Il précise: <<Ses conséquences incluent sécheresses, inondations, tempêtes et canicules.>> Toutes choses qui impactent indéniablement le rendement agricole à cause des effets sur les sols et les semences. Les terres sont de moins en moins fertiles, les pluies sont irrégulières voire rares, confirme Karim Dembélé. «Aujourd’hui, les rendements sont insuffisants. À cela s’ajoutent des difficultés liées aux intrants et aux herbicides dont la qualité et l’efficacité laissent à désirer», déplore le président des Coopératives de cotonculteurs de M’pessoba. Aussi constate-t-il une baisse drastique de la productivité. Par exemple, illustre le paysan, là où d’autres atteignent 5 tonnes par hectare, ici il est difficile d’atteindre une tonne. Tiézié Malle, agriculteur à Zandiela, dans le cercle de M’pessoba, abonde dans le sens. <<Nos terres sont devenues moins fertiles. Sans engrais chimiques ou organiques, il est difficile d’obtenir de bons rendements. Les pluies ont diminué et durent moins, réduisant la disponibilité de l’eau pour nos cultures», révèle-t-il. LE ROLE CENTRAL DES MEDIAS- Des solutions existent pourtant. Grâce à des émissions radiophoniques animées par des techniciens les producteurs sont de plus en plus informés, donc conscients des comportements nouveaux à adopter pour y faire face. Ces médias guident le choix des cultures ou des semences. Les informations reçues avant la période d’hivernage sont utilisées et appliquées à la règle à la grande satisfaction des cultivateurs. C’est ce que rapporte Têzanga Sogoba, producteur à Songuela. «Lors de la dernière campagne, j’ai changé mon plan de culture après avoir écouté un bulletin météorologique annonçant de fortes pluies. J’ai réduit la surface réservée à la culture du coton pour augmenter celle du riz. Cette décision a été salvatrice. Aujourd’hui, nous savons que l’agriculture ne peut plus se faire au hasard. Il nous faut des formations et des semences adaptées», reconnaît le paysan. En la matière, les radios locales jouent donc un rôle essentiel. Il s’agit de la diffusion d’informations sur les bonnes pratiques culturales, des programmes sur les prévisions météo visant à ajuster les dates de semis et le choix des variétés, des explications sur les prix d’achat du coton et le calendrier de paiement. S’y ajoutent la création par les radios de proximité d’espaces de dialogue permettant aux producteurs de partager leurs difficultés en vue de trouver les solutions appropriées. Selon Djibril Diallo, directeur de programmes mes de la radio communautaire Uyesu de Koutiala, «les messages diffusés par les médias touchent des milliers d’agriculteurs». Ils les aident, selon lui, à choisir des variétés adaptées, à planifier les semis et l’utilisation des fertilisants. Cela renforce leur résilience climatique et améliore les rendements, insiste-t-il. Pour sa part, l’ONG AFAD insiste sur la nécessité de réduire l’impact environnemental de la culture du coton, très consommatrice d’eau et génératrice de pollution. Elle propose des formations, l’introduction de semences améliorées, l’agro-écologie, l’agroforesterie et la lutte antiérosive. En la matière, <<les médias contribuent à diffuser la bonne information et à partager les bonnes pratiques jusque dans les zones les plus reculées». La Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) joue également sa partition. Son chef de production coton à Koutiala, Ebé-Konon Somboro, explique les stratégies développées par son service pour affronter la situation. <<Nous organisons des formations sur les effets du changement climatique et les bonnes pratiques agricoles. «Mais pour toucher nos 41.605 producteurs, nous nous appuyons sur les radios de proximité», explique le technicien. Au début de l’hivernage, étaie-t-il, nous diffusons des programmes expliquant le choix des semences adaptées à chaque localité. Trois variétés sont disponibles: NTA 93-15, NTA MS 334 et G440. Grâce aux médias, nous renforçons les capacités des producteurs et les préparons aux défis climatiques, conclut-t-il. MMD /CMT (AMAP)
FEMAFOOT : l’avis de recrutement d’un nouveau sélectionneur des Aigles lancé

Bamako, le 29 avril (AMAP) – La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a lancé un appel à candidatures pour le recrutement d’un nouveau sélectionneur national de l’équipe A masculine du Mali (ndl Les Aigles du Mali), a appris l’AMAP à travers un courrier rendu public par l’instance dirigeante du football malien. Dans le cadre de son projet de développement du football malien, la FEMAFOOT recherche un technicien chargé de concevoir et mettre en œuvre une stratégie sportive ambitieuse, d’assurer la sélection des joueurs, de préparer l’équipe pour les compétitions officielles et de promouvoir les valeurs de discipline, d’éthique et de patriotisme. Le candidat devra notamment être titulaire d’une licence d’entraîneur CAF Pro, UEFA Pro ou équivalent, justifier d’une expérience significative au haut niveau, avoir une bonne connaissance du football africain et international, ainsi qu’une expérience dans une phase finale de Coupe d’Afrique des Nations. Les objectifs assignés incluent la qualification du Mali aux grandes compétitions internationales et l’amélioration des performances historiques de la sélection. Les dossiers de candidature doivent être déposés ou transmis à la FEMAFOOT au plus tard le 10 mai 2026. Le processus prévoit une présélection sur dossier, des entretiens avec une commission technique et une validation finale par les instances fédérales. CMT (AMAP)
En fin de mission à la tête des Aigles du Mali : la FEMAFOOT remercie Tom Saintfiet

Bamako, le 29 Avril (AMAP) – La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a adressé un message de remerciement à Tom Saintfiet à l’occasion de la fin de sa mission comme sélectionneur de l’équipe nationale A du Mali, a appris l’Amap. Dans cette lettre signée par le président Mahazou dit Baba Cisset, l’instance dirigeante du football malien salue «un engagement constant», «un professionnalisme exemplaire» et «une détermination remarquable» du technicien durant son passage à la tête des Aigles. La FEMAFOOT souligne que Tom Saintfiet a contribué à maintenir la cohésion du groupe, à structurer le travail technique et à consolider les bases sportives de la sélection nationale. La fédération a également salué son sens des responsabilités, son esprit de collaboration avec les instances sportives et la qualité de ses relations avec les acteurs du football malien. Tout en lui souhaitant plein succès pour la suite de sa carrière, la FEMAFOOT affirme que le Mali lui restera reconnaissant. CMT (AMAP)
Office du Niger : des échanges engagés avec l’UEMOA pour la relance du projet hydroagricole de Touraba

Bamako, le 29 avril (AMAP) – Le Président Directeur général de l’Office du Niger, Dr Samba Bocary Tounkara, a rencontré mardi à Bamako une délégation de la Commission de l’UEMOA pour échanger sur la relance du projet hydroagricole de Touraba, initié en 2008, a appris l’AMAP. La délégation de l’UEMOA était conduite par son représentant résident, Roberto Alexandre Vieira, accompagné de son conseiller Sansan Kambré, tandis que le PDG de l’Office du Niger était assisté d’Issa Touré, chef du bureau de représentation à Bamako. Les discussions ont porté sur cette initiative visant à renforcer la sécurité alimentaire, lutter contre la pauvreté et le chômage dans l’espace communautaire. Le projet Touraba, lancé dans le cadre d’une convention signée le 24 avril 2008 entre le gouvernement du Mali et la Commission de l’UEMOA, prévoit la mise en valeur de 11.288 hectares, dont 2.174 hectares dans le casier de Touraba, situé dans la commune de Sokolo, cercle de Niono. D’un coût global estimé à près de 15 milliards de FCFA, il comprend des aménagements hydroagricoles, notamment des canaux d’irrigation et bassins, destinés à soutenir l’installation socio-économique des exploitants agricoles. Après plusieurs études, les travaux avaient été lancés en 2012. CMT (AMAP)
Mali : orages isolés attendus dans le sud et le centre, températures en hausse

Bamako, 29 avril (AMAP) Des orages isolés, parfois accompagnés de pluie, sont attendus dans l’après-midi et au cours de la nuit sur une grande partie des régions du sud et du centre du Mali, y compris le district de Bamako, selon le bulletin météorologique publié mercredi par l’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météo). Le bulletin indique qu’un ciel clair à peu nuageux prédominera sur la majeure partie du pays, tandis qu’un ciel couvert sera observé sur la bande sud et sud-est, de Sikasso à Ménaka. Les températures connaîtront une légère hausse par rapport à celles enregistrées la veille sur l’ensemble du territoire. « Des orages isolés, parfois accompagnés de pluie, sont attendus dans l’après-midi et au cours de la nuit dans une grande partie des régions du Sud et du Centre y compris le district de Bamako », précise Mali-Météo. Dans les principales villes, les températures maximales devraient atteindre 39°C à Kayes, Nioro, Tombouctou, Gao, Ménaka et Taoudéni, 38°C à Koulikoro, Ségou et Mopti, 36°C à Bougouni, Koutiala et Dioila, tandis que Sikasso enregistrera 32°C. À Bamako, les températures sont également marquées par une chaleur persistante, avec des vents faibles avoisinant 5 km/h. Mali-Météo appelle par ailleurs à la vigilance sur l’ensemble du territoire au cours des prochaines 24 heures, invitant les populations à « être très vigilantes » et « attentives » face aux conditions météorologiques annoncées. OS/KM(AMAP)
Actualité : Les Émirats arabes unis annoncent leur retrait de l’OPEP à compter du 1er mai 2026

Bamako, 29 avril (AMAP) Les Émirats arabes unis ont annoncé leur décision de se retirer de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), une mesure qui prendra effet à partir du 1er mai 2026, selon l’agence de presse étatique Emirates News Agency, mardi. Selon le rapport, cette décision s’inscrit dans « la vision stratégique et économique à long terme du pays » et accompagne le développement de son secteur énergétique. Elle vise également à adapter le positionnement du pays aux évolutions des marchés mondiaux de l’énergie. Le document précise en outre, que ce retrait « renforce l’engagement des Émirats arabes unis à assumer leur rôle de producteur responsable et fiable, tourné vers l’avenir des marchés mondiaux de l’énergie ». Cette annonce marque un tournant pour le pays, membre de l’OPEP depuis 1967, et intervient dans un contexte de transformation de son secteur énergétique et de redéfinition de ses priorités économiques. OS/KM(AMAP)
Discours à la Nation du Président de la Transition suite aux attaques du 25 avril 2026

Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Je m’adresse à vous en ce moment d’extrême gravité que traverse notre pays suite à des attaques terroristes, survenues le 25 avril 2026. Ces attaques complexes, coordonnées et simultanées, ont visé les localités de Bamako, Kati, Konna, Mopti, Gao et Kidal. Grâce à la promptitude et au professionnalisme des Forces armées et de Sécurité, un violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants dont l’objectif était d’installer un climat de violence généralisée dans les localités concernées. Grâce au sang-froid des hommes engagés et au maintien de la cohérence de la chaîne de commandement, le plan funeste de l’ennemi a été déjoué avec la neutralisation d’un nombre important d’assaillants. À l’heure où je vous parle, le dispositif est renforcé, la situation est maîtrisée et les opérations de ratissage, de recherche, d’exploitation du renseignement et de sécurisation se poursuivent. Maliennes, Maliens, En ces instants de douleur collective, ma première pensée va aux victimes et à leurs familles. Je m’incline devant la mémoire de nos compatriotes, civils et militaires, tombés sous les coups de la barbarie. J’adresse, au nom de la Nation tout entière, mes condoléances les plus attristées aux familles endeuillées et exprime ma compassion aux blessés. C’est avec une grande peine que je tiens à rendre un vibrant hommage à notre regretté Ministre d’État, ministre de la Défense nationale et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA dont la disparition constitue une perte immense pour la Nation malienne. Ce valeureux officier a servi le Mali avec loyauté, courage et dignité avec un sens élevé du devoir à un moment où notre pays est engagé dans une lutte acharnée contre le terrorisme. À sa famille, à ses proches, à ses collaborateurs, et à l’ensemble des forces de défense et de sécurité, j’adresse la compassion et la solidarité de la Nation. Son engagement restera gravé dans la mémoire collective, et son sacrifice nous oblige. Qu’Allah lui accorde sa grâce infinie ! Mes chers compatriotes, Ces attaques ne sont pas des faits isolés. Elles s’inscrivent dans un vaste plan de déstabilisation, conçu et exécuté par les groupes armés terroristes et les sponsors internes et externes qui leur fournissent du renseignement et des moyens logistiques. C’est le lieu de réaffirmer la ferme volonté du Mali de maintenir le cap de sa refondation. Notre peuple a fait un choix. Celui de la souveraineté et de la dignité qui symbolise la prise en main de son destin. Ce choix est l’expression d’une volonté nationale, affirmée et assumée. Il a un prix, et nous en sommes conscients. Bien que dure par sa nature, ce choix est le seul chemin qui vaille si nous voulons offrir à nos enfants un avenir libre, juste et prospère. Maliennes, Maliens, Les épreuves que nous traversons en ces temps difficiles ne sont en réalité que des embûches sur la voie noble qui mène à la prospérité. Nous devons garder à l’esprit que c’est dans l’épreuve qu’une nation doit conforter sa cohésion et son unité. Un sursaut national est aujourd’hui indispensable et nous devons, tous comme un seul homme, nous ériger contre la division et la fracture sociale Mes chers compatriotes, C’est plus que jamais le moment de faire confiance à vos Forces armées et de sécurité engagées dans une lutte complexe, contre le terrorisme. Les opérations se poursuivront jusqu’à la neutralisation complète des groupes impliqués et le rétablissement durable de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Je demande également à chaque citoyen, dans chaque quartier, dans chaque fraction et dans chaque village, de faire preuve de vigilance et de responsabilité. Appuyez nos services en transmettant, par les canaux officiels, toute information utile au renseignement et à la prévention. C’est pourquoi je vous exhorte aussi à ne pas céder aux rumeurs, aux messages d’affolement, ni aux manipulations. Par ces temps qui courent, la désinformation peut devenir une arme au service des terroristes. Le Mali a besoin de lucidité et non de panique. Je salue, en cette circonstance, la synergie d’action au sein de la Confédération des États du Sahel, dont la Force unifiée œuvre sans relâche à la pacification de notre espace. Je tiens également à reconnaître la qualité de la coopération avec nos partenaires stratégiques, notamment la Fédération de Russie. J’ai instruit le Gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer l’assistance aux victimes, soutenir les familles endeuillées et accompagner les blessés. La solidarité nationale ne doit pas être un vain mot. Elle doit être un geste, une présence, un soutien concret. Aucune violence, aucune intimidation, encore moins des tentatives désespérées de déstabilisation ne sauront inverser la marche de notre pays. La refondation se poursuivra. La souveraineté se consolidera. Notre peuple, debout et résilient comme jamais, triomphera de cette épreuve. Qu’Allah bénisse le Mali et protège les Maliens. Je vous remercie.

