Confédération des États du Sahel (AES) : La BCID-AES inaugurée, en marge de la 2ème session du collège des chefs d’État
Bamako, 23 déc (AMAP) Le général d’Armée Assimi Goïta, et ses homologues du Niger, le General d’armée Abdourahmane Tiani et du Burkina Faso le Capitaine Ibrahim Traoré ont inauguré, ce mardi 23 décembre 2025 à Bmako, la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), en marge de la 2ème session du collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES). Avec un capital initial de 500 milliards de Fcfa, la BCID-AES a pour mission de mobiliser des ressources financières à grande échelle en vue de soutenir le développement des infrastructures essentielles notamment dans les secteurs de l’énergie, le transport, l’agriculture et les technologies. Le capital social de la BCID-AES a déjà été validé par le Conseil des Gouverneurs, composé des trois ministres en charge des Finances du Mali, Alousseni Sanou, du Burkina Faso, Dr Aboubakar Nacanabo, et le Premier ministre nigérien et Ministre des Finances, Ali Lamine Zeine. Une partie de ce capital est déjà libérée par les États fondateurs, et un prélèvement confédéral contribuera à l’alimenter durablement. La nomination des dirigeants de la banque constitue la prochaine étape. Une fois les organes en place, la BCID-AES pourra lever des financements additionnels pour amplifier sa capacité d’investissement. La banque confédérale pourra également financer des projets portés par des entreprises, à condition qu’ils soient proposés par l’un des États membres. Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’Etat, Président de la Confédération des États du Sahel (AES), a reçu le 11 décembre 2025 une déléga tion ministérielle de haut niveau reunie à Bamako finaliser l’opérationnalisation de la BCID-AES. Au cours de cette audience, la délégation a présenté au Chef de l’État les résultats des travaux techniques menés, ces derniers mois, et a obtenu les orientations finales pour lancer officiellement la nouvelle institution financière. Selon le ministre burkinabè Aboubakar Nacanabo, porte-parole de la délégation, les travaux ont aboutià une étape structurante : « Ce matin, nous avons travaillé à valider les statuts de la banque. Nous avons procédé à la signature des statuts, ce qui marque la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement ». Cette validation ouvre la voie à la phase opérationnelle. La BCID-AES se veut un levier essentiel de financement au service des projets structurants, de l’intégration sahélienne et de la souveraineté économique des trois États. Décrite comme un instrument stratégique, la future banque aura vocation à mobiliser des ressources souveraines et à financer des projets hautement prioritaires tels que les infrastructures routières et le désenclavement, l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’énergie et les interconnexions régionales, ainsi que l’appui aux projets privés adossés aux priorités nationales. Le ministre burkinabè a saisi l’occasion pour expliquer l’impact attendu de cette banque. « Grâce à cette banque, nous allons pouvoir réaliser des projets structurants… au profit de nos populations. Les orientations étaient claires : des projets impactants, qui nous permettent de rester sur la ligne de la souveraineté tracée par nos trois Chefs d’État », a-t-il déclaré. L’audience a permis, selon les ministres, d’obtenir des orientations précises du président de la Confédération, le général d’Armée Assimi Goïta sur la vocation stratégique de la BCID-AES. L’institution devra servir « de bras financier à l’intégration sahélienne et accompagner les projets destinés à renforcer la souveraineté des trois pays, tant sur les plans économiques qu’infrastructurel ». « Toutes les actions que nous menons, ce sont des actions pour les populations », a précisé le Ministre burkinabè. L’inauguration de la Banque, ce mardi, marque ainsi une avancée manifeste dans le processus de réalisation des actions prioritaires du Pilier « Développement » de l’AES. BBC/MD (AMAP)
2ème Sommet de l’AES à Bamako : Les chefs d’Etat de la Confédération inaugurent la Télévision AES
Bamako, 23 dec (AMAP) Le président de la Transition au Mali, président de la Confédération des États du Sahel, le Général d’armée Assimi Goïta et ses homologues, le Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina-Faso et le Général d’armée Abdourhamane Tiani du Niger, ont inauguré, ce mardi 23 décembre, la Télévision AES installée dans la zone aéroportuaire de Bamako. Juste après l’inauguration, les trois Chefs d’Etat de l´AES ont participé à la toute première émission de la télévision. L’hymne national de la Confédération a ouvert le programme. Deux éditoriaux ont été le menu de ce programme initial animée par le coordinateur général de la chaine, Salif Sanogo. L’un portant sur l’impact de la télévision AES sur la jeunesse et l’autre sur l’importance de l’information et de la communication dans la reconquête de la souveraineté des pays de la Confédération. Il convient de souligner que la télévision AES est composée notamment d’un studio JT, des salles de digitalisation, de montages, de maquillage, de débat, de rédaction et d’attente La ceremonie s’est déroulée en présence du Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, du Président du Conseil national de Transition (CNT) et des ministres chargés de la Communication de l´AES, dont celui de la Communication, de l´Économie numérique et de la Modernisation de l´Administration du Mali, Alhamdou Ag Iliyène. A la suite de cette première inauguration, les chefs d’etat ont vont couper le ruban symbolique de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement des États du Sahel (BCID-AES), marquant ainsi une étape décisive dans le développement économique de la Confédération BD/MD (AMAP)
2e Sommet de l´AES : Le président burkinabè Ibrahim Traoré accueilli par son homologue malien le Général d’armée Assimi Goïta
Bamako, 23 déc (AMAP) Le chef d´Etat du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. est arrivé, ce mardi 23 décembre à Bamako, où il a été accueilli par son homologue malien, président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), le général d’Armée Assimi Goïta, à l’aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou. L’avion du chef d’État burkinabè a attéri, aux environs de 7 heures 35 minutes, a l’aéroport de Bamako où l’attendait sur le tarmac le chef de l’Etat du Mali, entouré du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le général de Corps d’armée Malick Diaw, des membres du gouvernement des pays de l´AES ainsi que ceux du corps diplomatique accrédité au Mali. Les deux personnalités ont ensuite salué le drapeau pendant l’excution des hymnes nationaux de leur pays et celui de la Confédération AES sous un chapiteau. Les Présidents Goïta et Traoré ont également passé en revue des troupes avant de s’installer au pavillon présidentiel de l’aéroport. Ce déplacement du président burkinabè s’inscrit dans le cadre de la 2ème session du collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel qui se tient ce mardi 23 décembre à Bamako. L’arrivée dans la capitale malienne, du président du Faso, était prévue initialement, lund. Le capitaine Traoré, le président de la Transition au Mali, le général d’Armée Assimi Goïta, et leur homologue nigérien, le général d’Armée Abdourhamane Tiani, accueilli hier a Bamako, participeront, à la 2ème session du collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) qui s’ouvre ce mardi 22 décembre 2025. BD/MD (AMAP
Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Les troupes de Nara et Sikasso séduisent le public
Envoyés speciaux Amadou SOW Oumar DIOP Tombouctou, 22 déc (AMAP Les Régions de Nara et Sikasso ont respecté la tradition en présentant, chacune, quatre disciplines devant le jury. C’était devant le gouverneur de Nara, le Général de brigade Amara Doumbia et de celui de Sikasso, Mme Kanté Marie claire Dembélé ainsi que plusieurs autres chefs exécutifs régionaux. A 19 heures déjà, le terrain était pris en asseau par la population malgré le froid. Le premier passage a été marqué par la troupe de Nara a débuté avec son ensemble instrumental. Intitulé : « Dow ka di ma mi na ». C’est une composition musicale qui parle de l’ingratitude et de malhonnête des individus qui se servent des citoyens pour se hisser au sommet. Il s’agit également d’attirer l’attention sur le comportement indigne de certaines autorités administratives et des légitimités traditionnelles, à l’égard des citoyens. Il a été suivi de la pièce de théâtre qui parle d’un conflit de génération. C’est l’histoire d’une jeune dame, versée dans la prostitution après avoir refusée plusieurs demandes de mariage au profit de la recherche d’un emploi à la fonction publique. La pièce dénonce le népotisme et la corruption au niveau de la fonction publique et réclame justice. Dans le dernier tableau, c’est une sollicitation des autorités pour réserver une carrière publique ou prive à des excellents. Contrairement aux autres régions, Nara a monté plusieurs tableaux qui peut attirer l’attention du jury. Ensuite vient le solo de chant en Soninké, titré, donnons-nous les mains. A travers son solo, la troupe lancé un appel de rassemblement, de cohésion et d’une paix durable entre les maliens et les peuples des pays de l’Alliance des États du sahel. Ainsi, la danse traditionnelle s’installe avec son titre ‘’Jidin mu’’, une cérémonie organisée lors du mariage des jeunes filles. C’est la danse des mères, lorsque les mariées sont d’une même famille, la cérémonie se déroule en un premier temps dans la cour familiale, puis se termine sur une place publique en présence des membres de la famille. Si elles sont des familles différentes, après leur honneur, elles se retrouvent sur la place publique pour célébrer le mariage. La région de Sikasso monte sur scène après pour présenter ses disciplines. « La grande retrouvaille Culturelle », est le titre de son solo de chant. C’est une chanson incitatrice lors de lla fête traditionnelle. Elle permet aux communautés des différentes contrées de se retrouver, de communier, de sympathiser et partager autour de ce qui les unis à savoir notre la Culture dans sa diversité. C’est aussi un message d’avertissement à tous ceux qui ambitionnent de s’en prendre au patrimoine culturel. Et d’inviter la communauté à sauvegarder et défendre nos valeurs. La danse Traditionnelle appelée le Kôri, est une danse de Ganadougou. Elle a une valeur protectrice du village à travers l’accomplissement des rituels. Elle exhorte la jeunesse à embrasser la bravoure, la résilience, l’endurance et le courage, face à toutes les épreuves qui jalonnent leur chemin. C’est un mouvement qui a la valeur d’une école, l’initiation se fait entre 10 et 15 ans, durant une période de 3 mois dans les bois sacrés. Les cérémonies d’initiation se font chaque sept (7) ans. La Pièce de théâtre intitulé « le Kokélé », une présentation qui parle de la paix et la réconciliation autour des valeurs endogènes et du respect des symboles de l’État. La pièce acclame le retour aux valeurs traditionnelles et sociétales. L’accent est mis sur le Djeliba, artisan infatigable de la paix et de la cohésion sociale au niveau de la société. Des relations comme « Sinakunya, Balimaya, Nimogoninya, Siguiniogonya », sont aussi évoquées dans la pièce comme facteur de paix et d’insister sur la sécurisation du pays. L’Ensemble Instrumental, titré les germes de l’espoir, invite à la résilience. C’est une chanson qui fait référence aux racines d’un arbre abattu et qui continue de résister à travers ses racines. Cette pièce s’inspire de nos valeurs pour consolider l’union sacrée et une lueur d’espoir pour la communauté. L’après-midi avait été meublé par les orchestres de Nioro et Gao dans la salle Ali Farka Touré. Les troupes de Ménaka et Kidal sont attendues ce mardi dans la soirée pour leurs prestations. AS/OD/MD (AMAP)
Ouélessébougou : Réunion d’information et de sensibilisation sur la loi domaniale et foncière
Ouélessébougou, 22 déc (AMAP) Une rencontre d’information, de sensibilisation et d’échange sur la loi domaniale et foncière, qui s’inscrit dans le cadre de la transition entre l’ancien texte et le nouveau, s’est tenue, lundi, dans la salle de réunion du Centre féminin de formation et d’appui au développement rural (CFADR) de Ouélessébougou. L’objectif est d’informer et de sensibiliser l’ensemble des parties prenantes, en particulier les autorités locales en charge de l’application des textes et les citoyens, sur les dispositions, les changements et les implications pratiques de la nouvelle loi domaniale et foncière. L’événement a réuni les représentants de la Direction nationale de l’urbanisme et l’habitat, les autorités administratives, judiciaires et communales, ainsi que les acteurs locaux concernés par les questions foncières . Le préfet Moussa A. Sagara, après son mot de bienvenue, a dit que cette réunion est une initiative des autorités nationales, à travers le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, pour vulgariser le contenu des nouveaux textes qui régissent, désormais, le monde foncier sur toute l’étendue du territoire national. Il a invité l’assistance à plus d’assiduité, compte tenu du l’importance de l’ordre du jour. Pour Charles Diarra, Chargé du contentieux à la Direction nationale de l’Urbanisme et l’habitat, « la question foncière, de nos jours, est transversale et occupe un pourcentage important dans les affaires pendantes devant les tribunaux. » « Une situation qui demande l’implication commune de tous les acteurs locaux », a-t-il déclaré. Selon lui, il s’agit de garantir une compréhension commune et uniforme du nouveau cadre juridique pour en faciliter la mise en œuvre effective sur le terrain. Dans son exposé, il a noté quelques facteurs qui expliquent des litiges fonciers, notamment, la croissance démographique, le non-respect des textes en vigueur, les facteurs liés aux comportements des personnes. Il a expliqué les innovations, présenté les nouvelles règles, procédures et concepts introduits par la réforme en vigueur depuis l’année 2021, en clarifiant les ruptures et les continuités avec l’ancien système. S’agissant des documents de propriété foncière, M. Diarra a insisté sur le titre foncier comme étant le seul document autorisant, la propriété d’une terre ou habitation, reconnu par la nouvelle loi domaniale. En réactions aux dispositions de la nouvelle loi, plusieurs intervenants ont demandé les procédures du changement des anciens documents en conformité avec le nouveau texte. La présence des représentants de la Direction nationale de l’Urbanisme et l’Habitat, des autorités administratives, judiciaires et des autorités communales a donné à cette réunion un caractère opérationnel et d’aborder les questions techniques, légales et de gouvernance locale, assurant ainsi une approche coordonnée pour une transition réussie. AC/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Kayes et Bougouni à l’épreuve
Envoyés spéciaux Amadou SOW Youssouf DOUMBIA Oumar DIOP (Photos) Tombouctou, 22 déc (AMAP) Après deux nuits de compétitions, les troupes de Kayes et Bougouni étaient devant le jury, dimanche, au terrain municipal de Tombouctou. C’est la troupe de Kayes qui a ouvert la soirée avec son Ensemble instrumental sur le thème de la paix. C’est un appel pour un Mali reconcilié et uni autour d’un intérêt commun. Elle est suivie de la pièce de théâtre, intitulée, « La recherche de la pitance. » A travers cette présentation, la Région de Kayes dénonce l’incivisme, l’arrêt du train et la malhonnêteté de certaines personnes. C’est le récit d’une société en perte de références au profit de la recherche du pain quotidien. La pièce alerte sur le non-paiement des taxes et les pratiques frauduleuses comme la vente des armes et des matériels volés. Son solo, chanté en langue Khassonké est un « Hommage aux pupilles de la Nation. » C’est l’histoire d’une jeune femme mariée, qui a perdu son mari, à peine quelques années de leur union au cours d’une violente bataille contre les terroristes. Cette composition musicale évoque le devenir d’un petit garçon du jeune couple. Ainsi, la perte brutale de l’époux a déstabilisé la femme qui a reçu le choc, très dur à supporter. Elle sera conseillée par une autre femme, sage. Et, enfin, la chanson rend hommage aux autorités nationales pour leur soutien aux pupilles de la Nation et salue les efforts des mères des pupilles pour leur rôle après la disparation de leurs époux. Ainsi, plusieurs spectateurs estiment que le solo de chant Kayes peut bien influencer le jury et se classer parmi les meilleurs de la Biennale de Tombouctou. Il a été suivi de la danse traditionnelle, intitulée « le Worso », une danse traditionnelle du milieu soninké composée de trois rythmes à savoir le Worso, le Tinguinta et le « Lemunu Légué »] Le « Worso » est une danse traditionnelle populaire qui met en scène quelques hommes de castes. Le « Tinguinta » est populaire et exécuté par tout le monde y compris les nobles et les hommes de castes. Le « Lemunu Légué » est une danse des jeunes. Ce rythme est populaire et ouvert à tout le monde (jeunes, adultes, nobles, hommes de caste, captifs). La deuxième prestation de la soirée a été la troupe de Bougouni qui a débuté avec son solo de chant intitulé : « Le cri de l’oiseau orphelin. » Ce Solo de chant chanté en douceur rappelle la mort et pourquoi faut-il en avoir peur ? Il rend hommage aux présidents indépendantistes des pays de la Confédération des États du Sahel et les invite à s’unir davantage pour bâtir un Sahel fort et uni. La danse traditionnelle monte en deuxième position, titrée ;« Fiileni » ou la calebasse. C ’est une danse originaire du Wassoulou et execuée exclusivement par les jeunes filles, caractérisée par le maniement de la calebasse comme instrument de rythme et de grâce. C’est également une forme d’expression culturelle qui affirme l’identité culturelle de la jeune fille du Wassoulou. Elle symbolise la maturité et la solidarité féminine, et tient une place particulière dans le patrimoine culturel de Wassoulou. La pièce du théâtre intitulée « Socle de la vie de notre village », met en évidence les bases d’une société, notamment les éléments indispensables pour la survie d’un village. Elle a été suivie de l’ensemble instrumental qui porte sur la paix et la cohésion sociale. Avant cette soirée, les orchestres de Dioila et Mopti ont presté devant le jury dans la salle Ali Farka Touré. Le programme de lundi prévoit le passage des Régions de Nara et Sikasso. AS/YD/MD (AMAP)
CAN 2025 : les Aigles du Mali se font piéger par les Chipolopolo zambiens
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Seïbou S. KAMISSOKO Djènèba BAGAYOKO Aliou SISSOKO (Photos) Casablanca, 22 déc (AMAP) Les Aigles du Mali n’ont u faire mieux, lundi, qu’un match nul (1-1) contre les Chipolopolos. au terme du premier match des deux formations disputé dans le groupe, au complexe sportif Mohammed V, après la victoire du Maroc face aux Comores (2-0), dimanche en ouverture de la CAN 2025 dans le même groupe A. Le capitaine Aliou Dieng et ses coéquipiers ont, pourtant, fait le plus difficile en ouvrant le score, grâce à Lassine Sinayoko (62è min). Les Aigles se sont faits rattrapés sur le gong, en encaissant un but dans le temps additionnel de Patson Daka, l’arme fatale de la Zambie (90è min +3). C’est la première grosse surprise dans cette CAN puisque le Mali était le grand favori de ce match. Le sélectionneur national, Tom Saintfiet, et ses hommes nourriront des regrets. Cette rencontre était largement à leur portée mais l’équipe a craqué au mauvais moment, incapable de tenir les quatre minutes de temps additionnel. Les Aigles auraient pu et dû marquer un deuxième but pour se mettre à l’abri mais ils ne l’ont pas fait et peuvent s’en mordre les doigts. L’équipe a manqué l’occasion de prendre ses trois premiers points dans la compétition et de rejoindre le Maroc en tête du groupe, en attendant leur duel de vendredi, à Rabat. Dans l’ensemble, les Aigles ont dominé les Chipolopolo, très agressifs et solides en défense. Les Aigles ont obtenu 53% de possession de balle contre 47% pour la Zambie, 13 tirs dont 5 cadrés contre 4 tirs dont 2 cadrés pour les Zambiens. C’est 6 corners pour le Mali contre 5 pour la Zambie. Dès le début de la rencontre, le Mali s’installe dans le camp des Chipolopolo. Le bloc malien est assez haut avec El Bilal Touré à la pointe, Kamory Doumbia en soutien à l’avant-centre, Lassine Sinayoko à droit et Nene Dorgelès à gauche. Au milieu de terrain, il y avait Aliou Dieng et Mamadou Sangaré alors que Woyo Coulibaly (arrière droit), Mamadou Fofana, Abdoulaye Diaby et Amadou Danté (arrière gauche) étaient en défense tandis que Djigui Diarra gardait les buts. Les Aigles exercent le pressing dans le camp de la Zambie. La sélection malienne s Aigles ont plus d’opportunité de marquer, à l’image des frappes de Nene Dorgelès qui passent tout près du poteau gauche du gardien zambien, Willard Mwanza (6è min) et de Lassine Sinayoko captée par le gardien des Chipolopolo (15è min). Dans un complexe Mohammed V à moitié vide, les supporters scandent Mali, Mali, Mali. A la 37è min, nouvelle occasion pour le Mali. Lassine Sinayoko centre en retrait vers Nene Dorgelès, qui est fauché par Mathews Banda au niveau de la jambe gauche. Sur les ralentis, le Zambien touche clairement la jambe de l’ailier des Aigles. Les supporters scandent « pénalty » dans les tribunes, obligeant l’arbitre Somalien Omar Abdulkadir Artan à recourir à la vidéo, avant de confirmer le penalty. El Bilal Touré pose le ballon et tire mais le gardien Willard Mwanza se détend sur sa gauche pour sortir le cuir frappé à ras de terre. Le Mali a finalement débloqué le tableau d’affichage après l’heure de jeu. Sur un corner joué rapidement, Lassine Sinayoko allume à bout portant le gardien Willard Mwanza (1-0) à la 62è min. Le Mali est donc libéré, mais la tentative de Kamory Doumbia aux abords de la surface passe à côté (64è min). Ensuite, Djigui Diarra sauve le Mali en captant le retourné acrobatique de Dominic Chanda (73è min) alors que Lassine Sinayoko était à deux doigts de doubler la mise, sa frappe enroulée effleure le poteau gauche du portier zambien (84è min). Menés au score, les Zambiens restent toujours dans le match et leurs efforts seront récompensés dans le temps additionnel. Sur l’une des vraies occasions de la Zambie, Patson Daka profite d’un mauvais alignement de la défense malienne pour se défaire du marquage et marquer d’une tête plongeante (90è min +3). Les Aigles sont désormais obligés d’obtenir, au moins le nul contre le Maroc, lors de leur prochaine sortie, prévue ce vendredi, à Rabat, avant le match contre les Comores, au compte de la 3è journée, lundi 29 décembre. « Je suis un peu fâché parce que je n’aime pas perdre des points comme ça. Il nous reste deux matches pour aller au deuxième tour. On a créé un petit problème pour nous parce qu’on a seulement un point et on veut trois points. Mais, on va faire tout pour rester dans le tournoi. Je pense qu’on a bien joué. On a eu de bonnes actions, mais on n’a pu marquer ce deuxième but. Ce match-là, avec un but de dernier moment, c’est comme une défaite. Moi, je ne suis pas content. Je suis déçu », a déclaré le sélectionneur des Aigles, après la rencontre. Tom Sainfiet a, également, salué les efforts des supporters maliens. « J’ai vu beaucoup de drapeaux en vert, or et rouge. Et c’est vraiment dommage. On joue pour les supporters », a ajouté le technicien belge. « Nous n’avons pas bien démarré le tournoi. Nous avons relâché dans les derrières minutes. Nous allons corriger les erreurs et essayer de nous racheter contre le Maroc en s’imposant à Rabat. Nous allons tout donner lors de la prochaine sortie », a déclaré le milieu de terrain Mahamadou Doumbia, entrée en cours de jeu. De son côté, l’arrière droit, Woyo Coulibaly a déclaré : « Chaque match à sa réalité. Malgré l’effort du groupe, nous avons été rattrapés par la Zambie. Mais, nous allons nous racheter pour le match contre le Maroc ». Le milieu de terrain Amadou Haïdara reste optimiste. « C’est vrai qu’on ne devrait pas perdre ces trois points. Mais, je pense qu’il n’y a pas de panique à faire. Nous avons deux matches et je pense que le billet pour les huitièmes de finale est toujours à notre portée », a estimé le milieu de terrain des Aigles.
Dialyse à Ségou : La gratuité des soins se heurte aux limites budgétaires
Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 22 déc (AMAP) La santé, dit-on, est la couronne du bien-portant que seuls les malades peuvent voir. Les patients sous dialyse ont fait leur ce proverbe qui, dès lors, prend tout son sens à l’Unité de dialyse de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou (Centre). Reliés aux machines dans la salle exigüe de l’unité dialyse, certains dorment à point, d’autres observent silencieusement leur environnement. Leur santé, désormais fragile, ils ressentent combien elle reste le bien le plus précieux. F.N, allongée sur son lit de dialyse observe avec patience la machine qui filtre son sang. Elle n’a plus le choix : sans la dialyse, ses reins ne fonctionnent plus. L’adolescente de 16 ans et sa sœur cadette, 14 ans, viennent de Macina pour suivre les soins. Elles sont contraintes de faire cet exercice vital deux fois par semaine. « C’est l’année dernière après la fête de Tabaski, que je suis tombée malade. Cela a trouvé que ma sœur cadette était déjà sous dialyse. Bien avant la maladie, j’avais abandonné l’école mais ma sœur, elle, a dû abandonner l’école à cause de la maladie », confie F.N, innocente. Non loin d’elle, A. Koné relié à la machine par des tubulures garde une main immobilisée entourée de fils qui assurent la circulation du sang vers l’appareil. « La dialyse est indispensable pour nous maintenant. Sans quoi, on ne peut survivre en aucun cas », confie-t-il. L’enseignant semble avoir le moral. L’épreuve de la maladie n’a, en rien, altéré la clarté de sa voix, son dynamisme ni son éloquence pédagogique. « Je fais la navette entre Koutiala et Ségou, deux fois dans la semaine, pour suivre mes séances de dialyse. C’est en avril 2023 que je les ai débutées à l’hôpital du point G, avant de faire le transfert vers Ségou », nous explique-t-il. Koné, stoïque, assure que la séance de quatre heure, ne lui cause aucun désagrément. La joie, pour lui, est d’en bénéficier. Cependant, il déplore la disponibilité continu de kits. « Quand j’ai été transféré ici, l’ unité fonctionnait bien. Mais, au fil du temps, il y a eu des ruptures de kits. Nous avons dû payer certaines séances nous-mêmes », déplore-t-il. Il ajoute que tout récemment, les dialysés ont bénéficié de trois séances gratuites. Toutefois ces kits sont désormais épuisés. « On attend une autre occasion. Sans cela nous serons obligés de quémander auprès des parents ou de bonne volonté. On n’a pas d’autres solutions. La dialyse, ce sont des charges lourdes », indique-t-il, en lançant un cri de cœur aux hautes autorités nationales pour leur prise en charge. A côté de lui, M. Barry un résident de Fobogo ne va pas par le dos de la cuillère : « Sans la dialyse, c’est le calvaire. », dit-il. « C’est en décembre 2024 que j’ai été placé sous dialyse. Je ne pouvais marcher ni travailler. Sans les séances, je perds l’appétit, je suis incapable de boire, ou d’uriner. Je passe des nuits noires. Mes pieds et mes chevilles gonflent », a-t-il expliqué. Joignant sa voix à celle de Koné, il plaide pour une aide de l’Etat et des bonnes volontés. « La plupart d’entre nous ne travaille plus à cause de la maladie. C’est compliqué pour nous maintenant ». lance-t-il. Outre les problèmes d’approvisionnement en kits, les patients sous dialyse de la Région de Ségou font face à de nombreuses difficultés : absence d’accompagnants, problème de logement, déplacements compliqués, achat de nourriture de la rue, manque de donneur de sang pour certains. La majorité souffre d’anémie chronique et peine à réaliser les bilans de routine, faute de moyen. Les patients nécessitant une fistule artério-veineuse (FAV) doivent être référés à Bamako pour bénéficier de cet acte médical, faute de chirurgien vasculaire sur place. La dialyse est un traitement artificiel qui remplace la fonction des reins lorsqu’ils ne filtrent plus correctement le sang. Elle élimine les déchets et l’excès de liquide du corps. Conscient de son importance vitale, l’Etat, à travers le ministère de la Santé et du Développement social, consent, depuis quelques années, d’énormes efforts pour assurer la prise en charge. Dans cette dynamique l’Unité de dialyse de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou a été inaugurée en décembre 2019, avec 5 générateurs, afin de rapprocher ces soins des patients de la région. Les séances de dialyse ont débuté à Ségou avec 9 patients transférés de Bamako suivis de 3 nouveaux dialysés de Ségou soit un total de 12 patients dialysés en 2019. Du 1er janvier au 17 décembre 2025, 132 nouveaux dialysés ont été enregistrés dans la région. Leur prise en charge est assurée par deux médecins néphrologues, un infirmier spécialisé en néphrologie et un nombre insuffisant d’infirmiers. Présentement, sur les dix générateurs de dialyse fournis par le ministère de la Santé et du Développement social, avec l’appui de la Société du Pari mutuel urbain (PMU), huit sont fonctionnels. Cependant, nous confie un agent, « cette unité n’a pas été construite à cet effet ». Exiguë, elle occupe l’ancien bloc opératoire contigu aux urgences et ne dispose pas de service d’hospitalisation pour les malades. Ce qui limite le confort des patients et du personnel. Les problèmes d’approvisionnement en kits de dialyse, le nombre limité de personnel de bureaux, l’insuffisance de la subvention de l’État, le manque de formation continue du personnel restent les principaux défis. Malgré ces difficultés, le chef de Service néphrologie et hémodialyse de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou, Jacques Coulibaly, confie que l’unité poursuit son activité et offre un accès vital à la dialyse pour les patients de la région. Cependant, il sollicite la construction d’un centre de néphrologie et de dialyse avec hospitalisation « pour une meilleure prise en charge des patients ». « Le nombre de malade augmente de facon graduelle. Nous avons, en moyenne, 65 patients qui viennent de façon régulière. L’unité actuelle n’est pas adaptée pour les accueillir. La salle est restreinte », explique-t-il. Pour prévenir l’insuffisance rénale, le néphrologue insiste sur l’importance de la sensibilisation et du dépistage précoce des maladies comme l’hypertension artérielle et le diabète, principales causes de cette pathologie. Pour le travail de terrain,
2ème Sommet de l’AES : Report de l’arrivée du chef de l’Etat du Burkina Faso (Urgent)
Bamako, 22 déc (AMAP) L’arrivée à Bamako du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’Etat du Burkina faso attendu initialement, aujourd’hui lundi, dans la capitale malienne, est reportée à demain mardi, a appris l’AMAP de source officielle. Le capitaine Traoré, qui attendu à l’aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou, par son homologue malien, le Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, participera, avec son homologue nigérien, accueilli dans la matinée par leur hôte malien, à la 2ème session du collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) qui s’ouvre ce lundi 22 décembre 2025. MD (AMAP)
Les FAMa détruisent des bases terroristes dans les régions de Sikasso (Sud) et Tombouctou (Nord), selon l’état-major général des Armées.
Bamako, 22 déc (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont détruit des bases de Groupes armés terroristes (GAT), le dimanche 21 décembre 2025, a annoncé, lundi, l’état-major général des Armées, dans un communiqué. « Ces opérations ont porté sur des sites situés à proximité sud de Tièrè et au sud de la forêt de Boukarila, dans la Région de Sikasso, ainsi qu’une frappe chirurgicale sur une base terroriste dissimulée sous des couverts végétaux à 16 km au nord-est de Foita, dans la région de Tombouctou », précise la source militaire. L’état-major général des Armées assure que « les FAMa demeurent vigilantes et ne laisseront aucun répit aux groupes armés terroristes dans leur dessein funeste de terroriser les paisibles populations. » OS/MD (AMAP)

