Insertion professionnelle et renforcement de la résilience des jeunes en milieu rural : Lancement d’un projet
Bamako, 24 déc (AMAP) Le Projet contribution à l’insertion professionnelle et au renforcement de la résilience des jeunes en milieu rural au Mali (CIJR), qui concerne les Régions de Sikasso, Koutiala et Bougouni (Sud), a été lancé, mercredi, par le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a constaté AMAP. « Je me réjouis de présider, aujourd’hui, le lancement de ce projet structurant, financé par le gouvernement du Mali à hauteur de 2,5 milliards de fcfa pour une durée de cinq ans », a précisé Oumou Sall Seck, qui s’exprimait, dans la salle de réunion de son département, en présence des représentants des gouverneurs des régions et entrepreneurs locaux bénéficiaires du projet. « Il permettra la création d’au moins 300 nouveaux emplois et l’amélioration de la qualité de 600 emplois existants, au bénéfice des jeunes femmes et hommes (dont la vision du président de la Transition est de faire le pilier central de la refondation pour bâtir un Mali souverain, stable et prospère) des régions de Sikasso, Koutiala et Bougouni », a précisé le ministre de l’Etreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Oumou Sall Seck a expliqué que « ce projet s’inscrit dans la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033, qui fait du secteur agro-sylvo-pastoral, de la diversification agricole et de l’emploi des jeunes des priorités nationales. » « Son lancement, aujourd’hui, marque ainsi l’aboutissement d’un processus exigeant et mûrement réfléchi, au service d’un objectif majeur : offrir aux jeunes ruraux des opportunités réelles d’insertion professionnelle, de résilience économique et de dignité », a évoqué le ministre Oumou Sall Seck. Selon elle, « les résultats attendus contribueront à renforcer les compétences productives des jeunes ruraux, à améliorer leur insertion dans les chaînes de valeur agricoles et à accroître leur compétitivité sur les marchés national et international. » « Il contribue également à la Vision, Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma, portée par les hautes autorités du pays, visant l’indépendance économique et financière et l’émergence d’un Mali apaisé et prospère. » Le ministre a rappelé que « ce programme, conçu dès 2021, a nécessité un important travail de maturation institutionnelle, de consolidation technique et d’alignement stratégique afin de garantir sa pleine efficacité et sa durabilité. » « Grâce à la volonté politique affirmée du général d’armée, Assimi Goïta, president de la Transition », a-t-elle dit. Elle a réaffirmé l’engagement total de toute l’équipe de son département « à accompagner le Coordinateur du projet, Bakary Sangaré, pour la mise en œuvre », tout en lui instruisant de s’atteler à apporter aux bénéficiaires l’acquisition de compétences, de savoir-faire et d’opportunités économiques durables. ST/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Ménaka et Kidal défendent la paix et la réconciliation
Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar DIOP Tombouctou, le 25 déc (AMAP) « Dans une atmosphère de fête, les troupes de Ménaka et Kidal ont présenté mardi dernier leurs disciplines devant le jury », rapportent nos envoyés spéciaux. Les disciplines en compétition étaient l’ensemble instrumental, le solo de chant, la pièce de théâtre et la danse traditionnelle. Auparavant, les orchestres régionaux de Tombouctou et Douentza avaient déjà concouru dans la salle Ali Farka Touré. Quelques heures plus tard, les festivaliers se sont retrouvés au terrain municipal de Tombouctou pour assister aux prestations des deux régions. C’est Ménaka, la dixième région administrative du Mali, qui a ouvert la soirée avec son ensemble instrumental intitulé « La cohésion sociale et le vivre-ensemble ». Cette composition lance un appel vibrant pour que la paix reprenne sa place dans chaque région, afin de restaurer la cohésion sociale et le vivre-ensemble qui ont toujours caractérisé le Mali. Elle a été suivie de la pièce de théâtre « Le silence des cimetières », qui dénonce la mauvaise gouvernance et les conditions de vie difficiles des enseignants. Elle évoque également le rôle des politiques et de l’Armée dans la reconstruction du pays.La danse traditionnelle « Ekanzam » a ensuite traité la culture comme facteur de paix et de cohésion sociale. À travers les pas de danse, les artistes expliquent que la paix et la cohésion sociale tirent leurs racines de la valorisation et de la préservation du patrimoine culturel. Le passage de Ménaka s’est achevé avec le solo de chant « La refondation du Mali en relation avec l’Alliance des États du Sahel ». Cette chanson met en lumière les sacrifices consentis par les Forces armées maliennes dans la refondation de l’État et plaide pour la paix et la réconciliation au sein des pays de l’AES. La troupe de Kidal a ensuite pris le relais. Elle a débuté par son ensemble instrumental consacré à la réconciliation, fondée sur nos valeurs culturelles et démocratiques. À travers cette création, Kidal lance un appel à tous les frères et sœurs à se donner la main pour retrouver le vivre-ensemble dans une paix durable. Le solo de chant, intitulé « Alhafiat » (qui signifie « la paix »), désigne un état de calme et de tranquillité, l’absence de troubles. Il célèbre la paix comme un idéal social et politique. La pièce de théâtre « Le chant du Tendé » se déroule dans une région récemment sortie d’un conflit armé. Elle retrace le parcours d’un village meurtri par la guerre et montre qu’à travers l’art, la musique et la danse, il est possible de guérir les blessures et d’avancer vers la réconciliation. Le Tendé est un instrument fédérateur utilisé chez les Touaregs et par la communauté Songhoy. La soirée s’est clôturée avec la danse traditionnelle « Cehim », une danse du terroir exécutée par les femmes à l’occasion des fêtes religieuses (Ramadan, Tabaski, Maouloud), des mariages et des baptêmes. Enfin, les troupes de Taoudéni et Koulikoro sont programmées ce mercredi 24 décembre au stade municipal de Tombouctou. AS/OS/MD
Le Sommet de la Confédération des États du Sahel confie au capitaine Ibrahim Traoré la présidence tournante (Communiqué final)
Bamako, 23 déc (AMAP) La 2ème session ordinaire du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) a désigné, mardi, le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, pour assurer la présidence tournante de la Confédération pour un mandat d’un an, a annoncé le ministre Malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, qui a lu le communiqué final du Sommet. En acceptant cette charge, le capitaine Traoré a rendu un hommage appuyé au leadership du Général d’armée Assimi Goïta et a promis de placer son mandat « sous le signe de la continuité et de la consolidation des acquis de la Feuille de route de l’An II. » Au cours de cette session, le chefs d’Etat de la confédération ont discuté de la situation politique, économique et sécuritaire de l’espace confédéral. Ils ont entériné les conclusions du Conseil des ministres tenu les jours précédents, saluant « les avancées majeures de l’An 1 de la Confédération. » Cette première étape a permis de forger une identité institutionnelle forte, marquée par l’adoption d’un logo, d’un drapeau, d’un hymne, ainsi que par le lancement imminent d’une Banque d’investissement, d’une radio et d’une télévision communes. « Pour faciliter l’intégration, le Collège a également instruit l’accélération de la baisse des tarifs de communication entre les trois États », selon le communiqué final. Sur le plan structurel, le sommet a été marqué par l’adoption de quatre protocoles additionnels. Ces instruments juridiques portent sur la défense et la sécurité, la coordination diplomatique, le développement économique et les sessions confédérales des Parlements. « Ces textes visent à établir une architecture institutionnelle solide pour transformer, à terme, la Confédération en une Fédération des trois États », indique-t-on. Abordant le contexte sécuritaire, les Chefs d’État « ont fermement condamné les tentatives de déstabilisation orchestrées par des groupes terroristes soutenus par des sponsors étatiques étrangers. » Ils se sont réjouis de la solidarité sans faille entre les membres de l’AES et des succès opérationnels de la Force Unifiée (FU-AES), « qui a réduit drastiquement les capacités de nuisance des groupes armés ». Face au « terrorisme médiatique et judiciaire », le Collège des chefs d’Etat a instruit les ministres « de renforcer la communication officielle et la coopération judiciaire pour protéger la souveraineté des États sur leurs ressources naturelles. » Sur le front diplomatique et économique, l’AES « s’affirme, désormais, comme une entité géopolitique incontournable. » Le Collège a salué la coordination des votes dans les instances internationales et l’implication croissante de la diaspora. Le financement des projets structurants sera désormais soutenu par le Prélèvement confédéral (PC-AES) et la nouvelle Banque confédérale pour le l’investissement et le développement (BCID-AES), « garantissant une souveraineté financière face aux partenaires extérieurs. » Concernant la CEDEAO, le Collège annonce avoir « pris acte des négociations en cours, réitérant son esprit constructif tout en plaçant l’intérêt des populations au sommet de ses priorités. » Tenue ce 23 décembre 2025 à Bamako, ce sommet a été présidée par le général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition du Mali, en compagnie de ses homologues, le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, et le général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République du Niger. En clôturant les travaux, le général d’Armée Assimi Goïta a remercié ses pairs pour leur soutien constant. Les Présidents Traoré et Tiani ont, à leur tour, exprimé leur gratitude envers le peuple malien pour l’accueil fraternel. La prochaine session du Collège des chefs d’Etat se tiendra « à une date qui sera fixée par voie diplomatique », marquant ainsi une nouvelle étape vers l’intégration totale des peuples du Sahel. SS/MD (AMAP)
Sommet AES à Bamako : Le Chef de l’Etat du Burkina Faso prévient d’un « hiver noir » en Afruqy-ue de l’Ouest comparable au « Printemps arabe »
Bamako, 23 déc (AMAP) Le Chef de l’Etat du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a brandi, mardi à Bamako, la menace d’un « hiver noir » qui vient comme « le Printemps arabe », dans un discours grave et engagé, à l’ouverture du 2è sommet des Chefs d’Etat de la Confédération des États du Sahel (AES), dans la salle Djeli Baba Sissoko du Centre international de conférences de Bamako (CICB), S’exprimant en présence de l’hôte du sommet, le général Assimi Goita du Mali et du président du Niger, le général d’Armée Abdourahamane Tiani, le capitaine Traoré, a présenté une Afrique de l’Ouest confrontée à un péril qu’il a qualifié d’«hiver noir », « L’hiver noir arrive, il sera très froid, sanglant et meurtrier », a-t-il prévenu, « Une période à venir marquée par des conflits, des divisions internes et des tentatives de déstabilisation orchestrées de l’extérieur », a-t-il ajouté. Se référant au « Printemps arabe », il a rappelé les conséquences dramatiques de ce bouleversement géopolitique et a exhorté les Africains à tirer les leçons de l’Histoire « pour éviter des scénarios similaires » Selon lui, la création de la Confédération de l’AES « vise précisément à préparer la Région à ce défi : unir les peuples, construire des protections symboliques et concrètes et créer des mécanismes de résistance face aux menaces extérieures et intérieures. » Le capitaine Traoré a insisté sur « la nécessité de renforcer l’unité africaine, de résister aux manipulations et à la haine entre communautés et de protéger les populations contre les influences destructrices. » « L’AES vaincra, l’AES grandira », a-t-il lancé, appelant à la sérénité et à la résilience collective. dans un message qu’il a voulu clair : « se préparer à l’hiver noir, c’est s’unir, renforcer la solidarité et agir ensemble pour garantir la paix, la sécurité et le développement durable de la sous-région. » Le ton de ce sommet a été donné, la veille lundi, par la mobilisation populaire des Maliens en accueillant le Président du Niger, le général d’Armée Abdourahamane Tiani. Ce mardi 23 décembre, le president du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré a foulé, à son tour, le sol du Mali. A leur arrivée, les hôtes ont eu droit à un bain de foule témoignant la chaleur humaine et l’hospitalité légendaire des Maliens. Au pas de course, les trois chefs d’ETat de l’AES ont procédé successivement à l’inauguration de la télévision AES et de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES). Avant de se retrouver au CICB pour lancer les travaux de ce 2è sommet. Pour sa part, le Président Abdourahamane Tiani a, plutôt, mis l’accent sur le contexte de la création de la Confédération le 6 juillet à Niamey. Le Général d’Armée Tiani a indiqué que « la sécurité précède le développement. » Il a salué le Président sortant de la Confédération, son homologue malien, pour « les résultats tangibles » obtenus en 17 mois de mise en œuvre de la feuille de route de la Confédération. Quant au général d’armée, Assimi Goïta, il a évoqué le bilan des trois piliers de l’AES en matière de défense etde sécurité, de diplomatie et de développement. du Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. NK/MD (AMAP)
Bamako, cœur battant de l’AES : Dans les coulisses d’un sommet historique
Par Souleymane SIDIBÉ Bamako, 23 déc (AMAP) Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a vibré, ce mardi 23 décembre 2025, au rythme de la deuxième session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES). Plus qu’une simple rencontre diplomatique, l’événement s’est révélé être une démonstration de force, d’organisation et de ferveur patriotique. Dès les abords du CICB, le ton est donné. Un dispositif sécuritaire impressionnant, composé des Forces spéciales, de la Police et de la Protection civile, ceinture l’édifice. Rien n’est laissé au hasard : fouilles minutieuses, détecteurs de métaux et vigilance accrue. « Zéro incident enregistré », confie avec satisfaction un haut gradé de la police, soulignant que la sécurité est à la hauteur des enjeux de ce sommet historique. Des ambulances de l’hôpital Golden Life et de la Protection civile restent en alerte, prêtes à intervenir. Dans la cour du CICB, un spectacle haut en couleur. Les drapeaux du Burkina Faso, du Mali, du Niger et de la Confédération AES flottent de concert, portés par un vent qui semble souffler un air de renouveau sur la capitale malienne. Les portraits géants des trois présidents, en harmonie parfaite, accueillent les délégations. Sous les arbres, l’effervescence est palpable : chauffeurs, militaires et accompagnateurs attendent dans une atmosphère calme et sereine. À mesure que l’heure approche, l’affluence grandit. Les bus déversent un flot continu de participants. Dans les couloirs, l’inquiétude de ne pas trouver de place grandit : la salle de conférence est déjà comble. Les escaliers sont pris d’assaut par une foule hétéroclite (civils, militaires, jeunes et femmes) tous venus pour être témoin de l’histoire. Parmi eux, Omar Belem et Tapsoba Adama, membres de l’Unité pour l’avenir (UPA) issus de la communauté burkinabè, ne cachent pas leur émotion : « On se sent libérés. Nous sommes fiers des décisions prises pour que l’Africain retrouve sa dignité et son autosuffisance alimentaire », confient-ils. Mascotte à l’effigie du Président Ibrahim Traoré en main, ils rappellent l’engagement de leur association pour le soutien aux veuves et orphelins des soldats tombés au front. L’ambiance monte d’un cran avec l’entrée de l’Ensemble instrumental national du Mali. Vêtus de somptueux bazins blancs, les musiciens font résonner des sonorités africaines ancestrales et des chants patriotiques, rappelant le chemin parcouru depuis les indépendances. À 11h45, l’apothéose : l’entrée des trois Chefs d’État déclenche une explosion de joie. « On est fiers de vous ! », lance un jeune dans la foule, tandis que le slogan « AES, puissance magnifique ! » électrise la salle. Avant les discours officiels, une projection de film a retracé les avancées majeures de la Confédération : la création de la Force unifiée (FU-AES), la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCI-AES), le lancement du passeport biométrique et de la carte d’identité communs, ainsi que les projets de médias AES (radio, télé, agence de presse). Ce sommet de Bamako n’a pas seulement été une réunion de travail sur les trois piliers (Défense, Développement, Diplomatie), il est la preuve par l’image que l’intégration sahélienne est désormais une réalité vécue et portée par les peuples. SS/MD (AMAP)
Le président burkinabè au 2e sommet des Chefs d’État de l’AES à Bamako (Communiqué)
Bamako, 23 déc (AMAP) Le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, Chef de l’État, participe, ce mardi à Bamako, au deuxième Sommet du Collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), annonce une source officielle burkinabè à l’AMAP. Dans un communiqué, la Direction de la communication de la Présidence du Burkina Faso, cette rencontre de haut niveau qui réunit le capitaine Ibrahim Traoré et ses homologues du Mali et du Niger, évaluera le rapport de mise en œuvre de la feuille de route de l’an I de la création de la Confédération AES. Lors des travaux, précise la même source, plusieurs autres rapports sectoriels seront examinés et adoptés. Des décisions majeures devraient également être prises en vue de la consolidation des acquis institutionnels, politiques et stratégiques de la Confédération. Le Collège des Chefs d’État de l’AES se penchera également sur les grands défis auxquels fait face l’organisation régionale, notamment en matière de sécurité, de développement et de coopération régionale. En marge du sommet, le Président du Faso aura des échanges avec la communauté burkinabè vivant au Mali, « dans une dynamique de dialogue et de renforcement des liens avec ses compatriotes établis à l’extérieur. » Le capitaine Ibrahim Traoré, est arrivé, ce mardi 23 décembre à Bamako, où il a été accueilli par son homologue malien, président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), le général d’Armée Assimi Goïta, à l’aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou. L’avion du chef d’État burkinabè a atteri, aux environs de 7 heures 35 minutes, à l’aéroport de Bamako où l’attendait sur le tarmac le chef de l’Etat du Mali, entouré du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le général de Corps d’armée Malick Diaw, des membres de gouvernement des pays de l´AES ainsi que ceux du corps diplomatique accrédité au Mali. OS/AC/MD (AMAP)
Confédération des États du Sahel (AES) : La BCID-AES inaugurée, en marge de la 2ème session du collège des chefs d’État
Bamako, 23 déc (AMAP) Le général d’Armée Assimi Goïta, et ses homologues du Niger, le General d’armée Abdourahmane Tiani et du Burkina Faso le Capitaine Ibrahim Traoré ont inauguré, ce mardi 23 décembre 2025 à Bmako, la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), en marge de la 2ème session du collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES). Avec un capital initial de 500 milliards de Fcfa, la BCID-AES a pour mission de mobiliser des ressources financières à grande échelle en vue de soutenir le développement des infrastructures essentielles notamment dans les secteurs de l’énergie, le transport, l’agriculture et les technologies. Le capital social de la BCID-AES a déjà été validé par le Conseil des Gouverneurs, composé des trois ministres en charge des Finances du Mali, Alousseni Sanou, du Burkina Faso, Dr Aboubakar Nacanabo, et le Premier ministre nigérien et Ministre des Finances, Ali Lamine Zeine. Une partie de ce capital est déjà libérée par les États fondateurs, et un prélèvement confédéral contribuera à l’alimenter durablement. La nomination des dirigeants de la banque constitue la prochaine étape. Une fois les organes en place, la BCID-AES pourra lever des financements additionnels pour amplifier sa capacité d’investissement. La banque confédérale pourra également financer des projets portés par des entreprises, à condition qu’ils soient proposés par l’un des États membres. Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’Etat, Président de la Confédération des États du Sahel (AES), a reçu le 11 décembre 2025 une déléga tion ministérielle de haut niveau reunie à Bamako finaliser l’opérationnalisation de la BCID-AES. Au cours de cette audience, la délégation a présenté au Chef de l’État les résultats des travaux techniques menés, ces derniers mois, et a obtenu les orientations finales pour lancer officiellement la nouvelle institution financière. Selon le ministre burkinabè Aboubakar Nacanabo, porte-parole de la délégation, les travaux ont aboutià une étape structurante : « Ce matin, nous avons travaillé à valider les statuts de la banque. Nous avons procédé à la signature des statuts, ce qui marque la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement ». Cette validation ouvre la voie à la phase opérationnelle. La BCID-AES se veut un levier essentiel de financement au service des projets structurants, de l’intégration sahélienne et de la souveraineté économique des trois États. Décrite comme un instrument stratégique, la future banque aura vocation à mobiliser des ressources souveraines et à financer des projets hautement prioritaires tels que les infrastructures routières et le désenclavement, l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’énergie et les interconnexions régionales, ainsi que l’appui aux projets privés adossés aux priorités nationales. Le ministre burkinabè a saisi l’occasion pour expliquer l’impact attendu de cette banque. « Grâce à cette banque, nous allons pouvoir réaliser des projets structurants… au profit de nos populations. Les orientations étaient claires : des projets impactants, qui nous permettent de rester sur la ligne de la souveraineté tracée par nos trois Chefs d’État », a-t-il déclaré. L’audience a permis, selon les ministres, d’obtenir des orientations précises du président de la Confédération, le général d’Armée Assimi Goïta sur la vocation stratégique de la BCID-AES. L’institution devra servir « de bras financier à l’intégration sahélienne et accompagner les projets destinés à renforcer la souveraineté des trois pays, tant sur les plans économiques qu’infrastructurel ». « Toutes les actions que nous menons, ce sont des actions pour les populations », a précisé le Ministre burkinabè. L’inauguration de la Banque, ce mardi, marque ainsi une avancée manifeste dans le processus de réalisation des actions prioritaires du Pilier « Développement » de l’AES. BBC/MD (AMAP)
2ème Sommet de l’AES à Bamako : Les chefs d’Etat de la Confédération inaugurent la Télévision AES
Bamako, 23 dec (AMAP) Le président de la Transition au Mali, président de la Confédération des États du Sahel, le Général d’armée Assimi Goïta et ses homologues, le Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina-Faso et le Général d’armée Abdourhamane Tiani du Niger, ont inauguré, ce mardi 23 décembre, la Télévision AES installée dans la zone aéroportuaire de Bamako. Juste après l’inauguration, les trois Chefs d’Etat de l´AES ont participé à la toute première émission de la télévision. L’hymne national de la Confédération a ouvert le programme. Deux éditoriaux ont été le menu de ce programme initial animée par le coordinateur général de la chaine, Salif Sanogo. L’un portant sur l’impact de la télévision AES sur la jeunesse et l’autre sur l’importance de l’information et de la communication dans la reconquête de la souveraineté des pays de la Confédération. Il convient de souligner que la télévision AES est composée notamment d’un studio JT, des salles de digitalisation, de montages, de maquillage, de débat, de rédaction et d’attente La ceremonie s’est déroulée en présence du Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, du Président du Conseil national de Transition (CNT) et des ministres chargés de la Communication de l´AES, dont celui de la Communication, de l´Économie numérique et de la Modernisation de l´Administration du Mali, Alhamdou Ag Iliyène. A la suite de cette première inauguration, les chefs d’etat ont vont couper le ruban symbolique de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement des États du Sahel (BCID-AES), marquant ainsi une étape décisive dans le développement économique de la Confédération BD/MD (AMAP)
2e Sommet de l´AES : Le président burkinabè Ibrahim Traoré accueilli par son homologue malien le Général d’armée Assimi Goïta
Bamako, 23 déc (AMAP) Le chef d´Etat du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. est arrivé, ce mardi 23 décembre à Bamako, où il a été accueilli par son homologue malien, président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), le général d’Armée Assimi Goïta, à l’aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou. L’avion du chef d’État burkinabè a attéri, aux environs de 7 heures 35 minutes, a l’aéroport de Bamako où l’attendait sur le tarmac le chef de l’Etat du Mali, entouré du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le général de Corps d’armée Malick Diaw, des membres du gouvernement des pays de l´AES ainsi que ceux du corps diplomatique accrédité au Mali. Les deux personnalités ont ensuite salué le drapeau pendant l’excution des hymnes nationaux de leur pays et celui de la Confédération AES sous un chapiteau. Les Présidents Goïta et Traoré ont également passé en revue des troupes avant de s’installer au pavillon présidentiel de l’aéroport. Ce déplacement du président burkinabè s’inscrit dans le cadre de la 2ème session du collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel qui se tient ce mardi 23 décembre à Bamako. L’arrivée dans la capitale malienne, du président du Faso, était prévue initialement, lund. Le capitaine Traoré, le président de la Transition au Mali, le général d’Armée Assimi Goïta, et leur homologue nigérien, le général d’Armée Abdourhamane Tiani, accueilli hier a Bamako, participeront, à la 2ème session du collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) qui s’ouvre ce mardi 22 décembre 2025. BD/MD (AMAP
Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Les troupes de Nara et Sikasso séduisent le public
Envoyés speciaux Amadou SOW Oumar DIOP Tombouctou, 22 déc (AMAP Les Régions de Nara et Sikasso ont respecté la tradition en présentant, chacune, quatre disciplines devant le jury. C’était devant le gouverneur de Nara, le Général de brigade Amara Doumbia et de celui de Sikasso, Mme Kanté Marie claire Dembélé ainsi que plusieurs autres chefs exécutifs régionaux. A 19 heures déjà, le terrain était pris en asseau par la population malgré le froid. Le premier passage a été marqué par la troupe de Nara a débuté avec son ensemble instrumental. Intitulé : « Dow ka di ma mi na ». C’est une composition musicale qui parle de l’ingratitude et de malhonnête des individus qui se servent des citoyens pour se hisser au sommet. Il s’agit également d’attirer l’attention sur le comportement indigne de certaines autorités administratives et des légitimités traditionnelles, à l’égard des citoyens. Il a été suivi de la pièce de théâtre qui parle d’un conflit de génération. C’est l’histoire d’une jeune dame, versée dans la prostitution après avoir refusée plusieurs demandes de mariage au profit de la recherche d’un emploi à la fonction publique. La pièce dénonce le népotisme et la corruption au niveau de la fonction publique et réclame justice. Dans le dernier tableau, c’est une sollicitation des autorités pour réserver une carrière publique ou prive à des excellents. Contrairement aux autres régions, Nara a monté plusieurs tableaux qui peut attirer l’attention du jury. Ensuite vient le solo de chant en Soninké, titré, donnons-nous les mains. A travers son solo, la troupe lancé un appel de rassemblement, de cohésion et d’une paix durable entre les maliens et les peuples des pays de l’Alliance des États du sahel. Ainsi, la danse traditionnelle s’installe avec son titre ‘’Jidin mu’’, une cérémonie organisée lors du mariage des jeunes filles. C’est la danse des mères, lorsque les mariées sont d’une même famille, la cérémonie se déroule en un premier temps dans la cour familiale, puis se termine sur une place publique en présence des membres de la famille. Si elles sont des familles différentes, après leur honneur, elles se retrouvent sur la place publique pour célébrer le mariage. La région de Sikasso monte sur scène après pour présenter ses disciplines. « La grande retrouvaille Culturelle », est le titre de son solo de chant. C’est une chanson incitatrice lors de lla fête traditionnelle. Elle permet aux communautés des différentes contrées de se retrouver, de communier, de sympathiser et partager autour de ce qui les unis à savoir notre la Culture dans sa diversité. C’est aussi un message d’avertissement à tous ceux qui ambitionnent de s’en prendre au patrimoine culturel. Et d’inviter la communauté à sauvegarder et défendre nos valeurs. La danse Traditionnelle appelée le Kôri, est une danse de Ganadougou. Elle a une valeur protectrice du village à travers l’accomplissement des rituels. Elle exhorte la jeunesse à embrasser la bravoure, la résilience, l’endurance et le courage, face à toutes les épreuves qui jalonnent leur chemin. C’est un mouvement qui a la valeur d’une école, l’initiation se fait entre 10 et 15 ans, durant une période de 3 mois dans les bois sacrés. Les cérémonies d’initiation se font chaque sept (7) ans. La Pièce de théâtre intitulé « le Kokélé », une présentation qui parle de la paix et la réconciliation autour des valeurs endogènes et du respect des symboles de l’État. La pièce acclame le retour aux valeurs traditionnelles et sociétales. L’accent est mis sur le Djeliba, artisan infatigable de la paix et de la cohésion sociale au niveau de la société. Des relations comme « Sinakunya, Balimaya, Nimogoninya, Siguiniogonya », sont aussi évoquées dans la pièce comme facteur de paix et d’insister sur la sécurisation du pays. L’Ensemble Instrumental, titré les germes de l’espoir, invite à la résilience. C’est une chanson qui fait référence aux racines d’un arbre abattu et qui continue de résister à travers ses racines. Cette pièce s’inspire de nos valeurs pour consolider l’union sacrée et une lueur d’espoir pour la communauté. L’après-midi avait été meublé par les orchestres de Nioro et Gao dans la salle Ali Farka Touré. Les troupes de Ménaka et Kidal sont attendues ce mardi dans la soirée pour leurs prestations. AS/OD/MD (AMAP)

