Le Mali vise 1 450 milliards de FCFA sur le marché des titres publics en 2026

Bamako, 6 février 2026 – Le Mali prévoit de lever 1 450 milliards de francs CFA sur le marché régional des titres publics en 2026, selon le calendrier officiel d’émission présenté mardi par le ministre de l’Économie et des Finances. L’objectif pour l’année prochaine est réparti en quatre tranches trimestrielles : 340 milliards FCFA au T1, 400 milliards au T2, 430 milliards au T3 et 280 milliards au T4. Cette announce intervient alors que l’État a mobilisé 1 193 milliards de FCFA en 2025 via 34 émissions sur le marché, selon les chiffres officiels communiqués lors du lancement. Le marché régional de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) a connu une forte activité l’an dernier, avec un volume total d’émissions de 11 858 milliards de FCFA, en progression de 46%. Le directeur national du Trésor, Siaka Samaké, a indiqué que cette stratégie d’emprunt s’inscrivait dans le cadre d’une gestion prudente de la dette. « L’État du Mali a mobilisé 1 193 milliards de FCFA en 2025 à travers 34 émissions, tout en maintenant un encours de dette projeté à 43 % du PIB à fin 2026, en deçà de la norme communautaire de 70 % », a-t-il précisé. Le ministre Alousséni Sanou a rappelé que l’agence de notation Bloomfield avait maintenu la notation financière du Mali à A3 (court terme) et BBB (long terme), avec perspectives stables. Rôle clé des banques et perspectives régionales La présidente de l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers du Mali (APBEF-Mali), Aïssata Koné Sidibé, a souligné la contribution majeure du secteur bancaire national, qui a souscrit 58% (686 milliards FCFA) des titres émis par l’État en 2025. Elle a réaffirmé l’engagement des banques pour la stratégie 2026. Oulimata N’Diaye Diassé, directrice d’UMOA-Titres, a estimé les perspectives de financement pour le Mali en 2026 à 1 180 milliards de FCFA, un chiffre inférieur à l’objectif affiché par les autorités maliennes. Le ministre Sanou a lancé un appel pour « une participation accrue » des investisseurs afin d’atteindre l’objectif de 1 450 milliards. À l’issue de la cérémonie, les trois meilleurs investisseurs sur la dette souveraine malienne en 2025 ont été récompensés. La Banque de Développement du Mali (BDM-SA) est arrivée en tête, devant la Banque Malienne de Solidarité (BMS-SA) et la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA). AC/OS(AMAP)

Mali : le chef de l’État décrète 2026-2027 « Année de l’éducation et de la culture »

Bamako, 5 fév (AMAP) – Le président malien, le Général d’armée Assimi Goïta, a officiellement décrété jeudi que la période 2026-2027 serait l’ »Année de l’éducation et de la culture » au Mali, lors de la cérémonie de présentation des vœux du gouvernement au Palais de Koulouba. Cette annonce fait suite à une année 2025 dédiée à la culture, présentée comme ayant « ravivé l’âme de la Nation ». L’initiative vise désormais, selon les termes de la déclaration présidentielle, à « engager un effort national déterminé pour renforcer durablement notre école et investir dans le capital humain ». Cette décision est présentée comme une étape stratégique et un « tournant décisif » dans la marche vers le « Mali Kura » (Nouveau Mali). Son objectif ultime est l’émergence d’un « citoyen nouveau », défini comme « un Malien à la fois patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin de la Nation avec dignité et excellence ». Le projet repose sur une alliance entre « la modernité et la fidélité à notre identité ». Le gouvernement entend, à travers un « Programme national d’éducation aux valeurs », faire de la culture « une force de cohésion et de souveraineté ». En plaçant l’enseignement et les racines culturelles au centre de l’action publique, le Mali veut garantir que « sa quête de progrès reste ancrée dans son génie propre ». La réussite de ce chantier, selon la déclaration, exige « une mobilisation générale de l’État, des communautés éducatives, des familles et du secteur privé ». L’ambition est que les salles de classe et les centres de formation deviennent « les véritables laboratoires où s’écrit, dès aujourd’hui, le Mali de demain ». SS/OS(AMAP)

Mali et UE : Première session du Comité de pilotage de la cellule technique de coopération

Bamako, 5 fév (AMAP) – Le Mali a tenu la première réunion du comité chargé de superviser sa nouvelle structure nationale de gestion des programmes européens, affirmant vouloir renforcer son leadership dans la coopération avec l’Union européenne. Le Comité de pilotage du projet de la Cellule technique pour la coopération avec l’Union européenne (CTC-UE) s’est réuni pour la première fois mercredi au ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, sous la présidence du ministre Abdoulaye Diop. Cette session intervient dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement malien pour adapter son architecture opérationnelle au nouvel instrument financier européen « NDICI » (voisinage, développement et coopération internationale), mis en place en 2022. En réponse à ce nouveau cadre, le Mali a créé la CTC-UE en septembre 2024, financée sur son budget national. L’objectif déclaré est de permettre une « appropriation nationale » des mécanismes de gestion des programmes européens, une orientation présentée comme découlant de la politique de reprise en main de la souveraineté nationale impulsée par le président de la Transition, le Général Assimi Goïta. PILOTAGE ET ARBITRAGE NATIONAUX Selon le communiqué, la mission centrale de la CTC-UE est de « contribuer à la poursuite des projets et programmes en cours et à maximiser l’efficience, l’efficacité, l’impact et la visibilité » de l’aide européenne. Le ministre Diop a précisé que cette cellule vise à consolider les capacités de son ministère pour assurer un pilotage et un arbitrage nationaux à toutes les étapes du cycle des projets financés par l’UE. Abdoulaye Diop a lié cette mesure à la posture diplomatique actuelle du Mali. « Cette mesure, en soi, prouve à suffisance l’engagement du Mali à maintenir, voire renforcer sa coopération avec les partenaires qui le souhaitent et qui respectent les principes constitutionnels de l’action publique, énoncés par le Chef de l’Etat », a-t-il déclaré. La tenue de cette première session du Comité de pilotage marque ainsi une étape opérationnelle dans la mise en œuvre de la nouvelle approche malienne visant à affirmer un contrôle étatique renforcé sur les projets de coopération avec Bruxelles. OD/OS(AMAP)

Mali : Lancement du plan humanitaire 2026

Bamako, 05 fév (AMAP) « En 2026, le Plan de réponse Humanitaire vise à assister 3,8 millions de personnes et requiert une enveloppe financière de 577,9 millions de dollars », a annoncé la Coordinatrice résidente des Nations unies au Mali, Hanaa Singer-Hamdy, lors du lancement officiel du plan humanitaire 2026 au Mali, jeudi à Bamako, a constaté l’AMAP. « En 2025, malgré un contexte difficile, un accès humanitaire de plus en plus contraint et un financement insuffisant, l’action collective des partenaires a en effet permis d’apporter une assistance vitale à 1,8 million de personnes au Mali » a dit Coordinatrice résidente des Nations unies. « Toutefois, les défis restent immenses. Aujourd’hui encore, plus de 415 000 personnes sont déplacées, majoritairement des femmes et des enfants, alors que les crises sécuritaires, climatiques et sanitaires continuent d’affecter des millions de personnes », a poursuivi, Hanaa Singer-Hamdy. « Pour cette année, comme par le passé, notre priorité reste claire : sauver des vies, garantir l’accès aux services essentiels, préserver la dignité des populations et renforcer progressivement leur résilience », a-t-elle assuré. « Mais au-delà de l’urgence, notre ambition commune devrait être d’accompagner progressivement le Mali vers des solutions durables, en renforçant les passerelles entre l’aide humanitaire, le relèvement et le développement », a ajouté la responsable onusienne. « L’objectif n’est pas de maintenir une assistance permanente, mais bien d’aider les communautés à retrouver leur autonomie et de développer des perspectives d’avenir », a insisté e la coordinatrice résidente du système des Nations unies au Mali. Lucien Simba, chef de bureau par intérim du Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (OCHA) a ajouté : « Face à la baisse des financements et à l’augmentation des besoins, un recentrage géographique et stratégique a été opéré : 97 cercles sur les 159 que compte le pays, représentant la vaste majorité des personnes ciblées, seront considérés. » « Comparé à 2025, le montant requis, le nombre de personnes dans le besoin et le nombre de personnes ciblées ont connu des baisses de plus de 20 %. Ces baisses résultent d’un recentrage méthodologique et ne signifient nullement une amélioration de la situation humanitaire au Mali. En 2025, le Mali a été financé à 21 % sur une enveloppe de 771 millions USD, le plus faible taux de financement de ces dix dernières années », a souligné le chef de bureau par intérim de OCHA. Pour sa part, le ministre de la Santé et du Développement durable, Assa Badiallo Touré, a félicité la bonne collaboration entre son département, les acteurs humanitaires et les agences du système des Nations unies. ST/MD (AMAP)  

Atelier sur la régulation de la presse et des réseaux sociaux

Bamako, 5 fév (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a organisé, ce jeudi, à Bamako, une journée d’échanges entre le pôle national de lutte contre la cybercriminalité et les organisations professionnelles des médias sur la régulation de la presse et les réseaux, a constaté sur place l’AMAP. La rencontre a pour but de partager des expériences et pratiques pour renforcer la collaboration, la dissémination des textes législatifs et réglementaires ainsi que la formation continue. Cette journée d’échanges entre les différents acteurs de l’espace médiatique, fait suite aux rencontres bilatérales entre, d’une part, la HAC et l’Association des éditeurs de la presse privée (ASSEP) et, d’autre part, entre la HAC et le procureur du pôle de lutte contre la cybercriminalité. Elle a été initiée pour trouver une solution à l’arrêt momentané de la délivrance de la carte de presse. Selon le président de la HAC, Gaoussou Coulibaly, l’enjeu de cette journée va au-delà des partages d’idées. Elle vise « aussi à trouver ensemble des solutions aux problèmes et difficultés ponctuels que rencontrent les médias. » Il a ajouté que « l’espace médiatique, les réseaux sociaux et les plateformes en ligne ne peuvent être des zones de non-droit.  M. Coulibaly, soutient, cependant, que leur régulation est une nécessité pour lutter contre la désinformation, les discours de haine et de violence ainsi que les manipulations. Il a indiqué que les professionnels des médias doivent prôner un journalisme responsable et éthique, qui ne confond pas l’investigation avec la déstabilisation. « Aussi bien le régulateur que la justice s’appuient essentiellement sur les lois et règlement pour assurer un fonctionnement correct des medias » a expliqué Gaoussou Coulibaly. Le procureur du pôle national de lutte contre la cybercriminalité, Dr Adama Coulibaly, a, de son côté salué la tenue de cet atelier, qu’il juge nécessaire et opportun. Selon lui la HAC, les organes de presse et le pôle de cybercriminalité « poursuivent les mêmes objectifs et ont la même ambition. » Ajoutant qu’au cœur des discussions figurent la problématique de la régulation de la presse et des médias sociaux, « une responsabilité qui concerne directement l’ensemble des acteurs. Toute société démocratique repose sur des règles, selon le magistrat qui a insisté sur « la nécessité d’exercer les libertés d’expression et d’opinion dans le respect du cadre légal, en tenant compte des limites à ne pas franchir. » Le président de l’Union des radios et télévisions-libres du Mali (URTEL), Mamadou Bocoum, qui a participé al rencontre, a  indiqué que cette journée d’échange vise à mettre la lumière sur un certain nombre de questions essentielles, notamment les textes régissant la presse et ceux sur lesquels s’appuie le procureur. Selon lui, il ne s’agit pas d’un conflit de lois, mais plutôt d’une application sélective des textes, « Il y a une façon de faire comme si l’on oubliait la loi spéciale qui régit la presse, notamment la loi 046 relative au régime de la presse et aux délits de presse », a-t-il affirmé. A travers cette rencontre selon Mamadou Bocoum les acteurs attendent une clarification des compétences du procureur, leurs limites, ainsi que les dispositions prévues par la loi 046 en ce qui concerne les medias. BT/MD (AMAP)

Tenenkou : Réunion sur l’approvisionnement alimentaire et la stabilité des prix à l’approche du Ramadan

 Tenenkou, 5 fev (AMAP) – Le mercredi 4 février 2026, une réunion s’est tenue dans la salle Weltare de la préfecture du cercle de Tenenkou, présidée par le capitaine Boubacar Sissoko, deuxième adjoint au préfet représentant le préfet, en présence du deuxième adjoint au maire Soumaïla Bocar Coulibaly, de représentants des services techniques, des forces de défense et de sécurité, ainsi que des associations d’éleveurs, commerçants, bouchers, pêcheurs, transporteurs et organisations de la société civile. Le deuxième adjoint au maire a salué l’initiative, estimant qu’elle arrivait « à point nommé » pour aborder les préoccupations majeures des consommateurs. Le capitaine Boubacar Sissoko s’est également félicité de cette rencontre tenue à quelques semaines du Ramadan et a invité les acteurs à conjuguer leurs efforts « afin de soulager les préoccupations des populations en rendant les produits alimentaires plus accessibles à toutes les bourses ». Il a enfin appelé chacun au sens de la responsabilité. Les échanges ont permis un tour d’horizon de la situation. Selon l’association des commerçants, les marchés de Tenenkou sont bien approvisionnés en denrées de première nécessité et aucune pénurie n’est prévue dans les prochaines semaines. Cependant, les frais de transport élevés, liés aux difficultés d’approvisionnement en carburant, ont entraîné une hausse des prix de certains produits. Les prix des céréales et denrées de base ont toutefois fortement baissé par rapport à l’année précédente : le sac de 100 kg de riz non décortiqué est passé de 20 000 FCFA à 15 000 FCFA, le sac de 100 kg de mil suit la même tendance, et le bidon de 20 litres d’huile se vend aujourd’hui à 16 500 FCFA. L’essence est à 3 000 FCFA et le gasoil à 2 000 FCFA. En revanche, le secteur de la viande connaît de fortes tensions. Le kilogramme de viande est actuellement à 2 500 FCFA, mais les bouchers ont lancé un cri d’alarme face à la baisse drastique du cheptel sur les marchés à bétail, aggravée par la fermeture de plusieurs marchés dont celui de Niono. Tenenkou et Diondiori restent les seuls marchés ouverts dans la zone, provoquant un afflux massif d’acheteurs extérieurs aux moyens importants et une spéculation intense. Le prix du bœuf oscille désormais entre 300 000 et 600 000 FCFA, un niveau jugé « inimaginable il y a quelques années ». Les bouchers souhaitent porter le kilogramme de viande à 3 000 FCFA pour compenser ces coûts. Des concertations sont prévues dans les prochains jours entre bouchers et coopératives d’éleveurs, ainsi qu’entre transporteurs et commerçants, afin de trouver des solutions pour améliorer le panier de la ménagère. La réunion intervient dans un contexte de vigilance accrue sur la sécurité alimentaire et la stabilité des prix à l’approche du mois de Ramadan, période de forte demande en denrées de base et en viande dans le cercle de Tenenkou, situé dans la région de Mopti. AS/OS(AMAP)

Mali : Le verdict du Procès du marché d’armement « Paramount-Embraer » :attendu vendredi

Bamako, 4 févr (AMAP) Le verdict du procès du marché d’armement « Paramount-Embraer » sera prononcé vendredi 06 février 2026, devant la chambre criminelle spécialisée de la Cour d’appel de Bamako, a annoncé, ce mercredi, e président de la juridiction, le magistrat Samba Tamboura, au terme de la 24e journée d ;audience Lundi, les avocats de la défense ont continué leurs plaidoiries, devant la chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier. Me Moussa Maiga,  l’avocat du colonel major Bougadaly Bah, a, dans sa plaidoirie, indiqué qu’ « après l’intervention du procureur, on ne sait pas  pourquoi (son) client  est poursuivi » Selon lui, « tout au long des débats on n’a pas réussir à établir l’éléments matériels et intentionnels. » « Si le contrat n’a pas   respecté les procédures administratives, il faut engager les sanctions disciplinaires et non la responsabilité pénale », a précisé le conseil du colonel-major  Bougadaly Bah.  Il soutient qu’« aucun acte de complicité ne peut être engagé contre » son client. « Car, a-t-il indiqué, il n’y a pas eu d’infraction non seulement par mon client mais, aussi, les autres accusés ». L’avocat de l’accusé Bougadaly Bah a demandé l’acquittement « pur et simple » de son client et des autres accusés. « Acceptez-vous que cet homme soit condamné alors qu’il n’est responsable de rien. », s’est interrogé Me Ichiaka Traoré qui défend l’accusé, le colonel-major Mamadou Namballa Traoré. Se disant convaincu de la justesse des magistrats membres de la chambre, l’avocat a plaidé que les accusés Tiéna Coulibaly et le colonel Mamadou  Namballa Traoré soient déclarés « non coupables. » Pour Me Mamadou Bobo Diallo, avocat de général  Moustapha Drabo « notre justice va mal, notre justice a peur. » « C combien de justiciable souffert à cause des décisions de justice inapproprié ? », s’est interrogé l’avocat Mamadou Bobo Diallo, lors de son intervention de plaidoirie. Plaidant en faveur de son client, l’accusé Moustapha Drabo, il a expliqué qu’« est ce que coûte à notre justice d’orienter la politique ? » L’avocat Diallo a invité les magistrats de se rappeler de leur serment. Et, vous êtes protégé par la loi. »  Selon lui, dans cette affaire « aucun l’élément  matériel n’est établit. Tout est faut. Vous avez besoin des preuves réelles, palpables et il n’y a pas », a expliqué Me Diallo. Il a demandé au jury de déclarer l’innocence des accusés et de leur acquitter tout simplement, a souligné Me Mamadou Bobo Diallo. Au procureur, il lui a demandé d’aider les juges la chambre criminelle à abandonner les charges contre les accusés. « Pensez la vie après le palais de la justice », a-t-il conclut. Lors de sa réplique, mercredi, Issa Aliou Maiga, représentant du contentieux de l’Etat a expliqué que dans l’exécution des deux contrats, « les textes règlementaires ont été violés ». Il a réclamé « le remboursement d’un préjudice de plus de 18 milliards de Fcfa, dont 11 milliards pour le contrat Paramount et plus de 7 milliards de Fcfa pour le contrat Embraer ». Il a précisé que « la Direction générale du contentieux de l’Etat est dans son rôle de défendre les intérêts de l’Etat ». « Nous ne visons personne. Nous tous, ici, sommes là pour la recherche de la vérité », a également précisé le représentant du contentieux de l’Etat. De son côté, le ministère public, représenté par Mohamedine Ag Houssa, a demandé de maintenir les accusés dans les liens de l’accusation. Il a requis « la réclusion criminelle à perpétuité contre les accusés en fuite » et « dix ans de réclusion criminelle à l’encontre des accusés présents ». « C’est notre devoir de dire de faire attention devant les décisions que vous vous apprêtez à prendre. L’émotion a sa place dans ce procès M. le président, mesdames et messieurs les conseillers de la chambre criminelle », a dit, dans sa dernière observation, Me Malick Coulibaly de la défense. Me Dianguina Tounkara a demandé à la chambre criminelle d’appliquer et de dire le droit « en acquittant » son client, le colonel-major Nouhoum Dabitao. « Le doute n’a pas sa place en matière pénale. Si vous avez un doute, acquittez tous les accusés ici présents », a renchérit Me Abdoulaye Touré. ST/MD (AMAP)

Un homme tué dans un meurtre passionnel à Kayes, le couple interpellé

KAYES, 5 fév (AMAP) – Un homme a été poignardé à mort lundi dans la chambre conjugale de son amante à Soutoucoulé, un quartier de Kayes N’Di, à la suite d’un piège tendu par le mari après des soupçons d’adultère de longue date. Le suspect, D.D., et son épouse, A., ont été interpellés par la police du 2ème arrondissement de Kayes après que D.D. a infligé quatre coups de couteau à l’amant de sa femme, D.S., provoquant son décès. Le drame s’est produit dans la nuit du 2 février 2026, au domicile conjugal du couple marié depuis 17 ans. L’époux, qui travaille dans un village distant de 115 km, avait concocté un stratagème pour confirmer ses soupçons d’infidélité, entretenus depuis trois ans selon des voisins. Il a annoncé à son épouse une date de retour à Kayes, mais est arrivé en avance dans la nuit pour la surprendre. Après avoir découvert une moto inconnue dans sa cour et entendu des voix dans sa chambre, D.D. a engagé une vive altercation avec son épouse. L’amant, présent dans la pièce, est alors intervenu. « L’amant tenta de défendre la pauvre dame, en prenant son mari à travers le caftan de son boubou. Après s’être fait trimballer, D.D. parvient à reprendre l’équilibre, se sert de son couteau et assène 4 coups à son agresseur, dont le décès sera constaté à l’hôpital », rapporte l’AMAP sur place. Les éléments du commissariat de police de Kayes N’Di, dirigé par le commissaire Mamoutou Koné, ont procédé à l’interpellation du couple pour les besoins de l’enquête. Les circonstances précises de l’intervention de l’amant, cherchant à défendre sa maîtresse ou à s’enfuir, restent à déterminer. BMS/OS(AMAP)

La FENAME entame son congrès pour renforcer le dialogue social dans les secteurs minier et énergétique

BAMAKO,  4 fév (AMAP) – La principale fédération syndicale du secteur des mines et de l’énergie au Mali a ouvert son congrès ordinaire mercredi, avec pour objectif d’affirmer son rôle dans la recherche d’un dialogue social durable face aux défis du secteur. La Fédération Nationale des Mines et de l’Énergie (FENAME) tient son 3ème Congrès ordinaire les 4 et 5 février à Bamako, sur le thème « un dialogue social fort pour un secteur minier et énergétique durable ». Ce rassemblement vise à transformer l’unité syndicale en un « pouvoir syndical effectif », selon son secrétaire général. Le congrès se déroule dans un contexte sectoriel tendu, marqué par des difficultés opérationnelles et financières sur des sites majeurs comme le complexe Loulo-Gounkoto, et des menaces pesant sur les mines de Nampala et Morila. Il intervient également pendant la finalisation de la relecture de la convention collective du secteur et un processus d’assainissement des finances. Moussa Coulibaly, secrétaire général de la FENAME, a déclaré que l’objectif était de « capitaliser les acquis, et transformer l’unité syndicale en un pouvoir syndical effectif, capable d’influencer durablement les politiques publiques, surtout de défendre fermement les droits économiques et sociaux ». La représentante de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM), Mme Guindo Nassoum Traoré, a salué un thème en phase avec « la vision des autorités de notre pays ». Elle a exprimé l’espoir que le congrès « sorte des résolutions à hauteur de nos responsabilités et de notre ambition pour une justice sociale partagée ». Un conseiller technique du ministre de la Fonction publique, Seydou Diallo, a rappelé aux congressistes l’importance du respect des textes pour la stabilité de leurs institutions. Il a évoqué le « Pacte de stabilité » par lequel les syndicats se sont engagés à encourager une plateforme syndicale unique et à éviter les créations de nouvelles organisations suite à des échecs lors de congrès. Les délégués participant à ce congrès sont venus de l’intérieur du pays et du district de Bamako. OD/OS(AMAP)

L’armée malienne annonce une frappe aérienne contre des « terroristes » près de la frontière mauritanienne

BAMAKO, 3 fév (AMAP) – Les Forces armées maliennes (FAMa) affirment avoir mené lundi une frappe aérienne de précision près de la frontière avec la Mauritanie, neutralisant « plusieurs » individus présentés comme des terroristes et détruisant leurs véhicules. Dans un communiqué publié mardi, l’état-major des armées a indiqué que cette opération s’était déroulée « dans le cadre de la surveillance du territoire » le 2 février à Foïla, localité frontalière. Selon les détails fournis par les FAMa, « un travail de reconnaissance a permis de détecter une dizaine de suspects regroupés autour de trois véhicules pick-up camouflés ». Le communiqué précise : « Après filature, ce regroupement terroristes a été frappé avec précision. » L’armée affirme que « des vecteurs aériens des FAMa ont neutralisé plusieurs [individus] et détruit des véhicules ». L’état-major général a assuré que « les opérations de recherche et de neutralisation se poursuivent sur l’ensemble du territoire national ». Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué sur l’identité des cibles ou d’éventuels dégâts collatéraux. Cette annonce intervient dans un contexte sécuritaire tendu au Mali, où les forces armées mènent régulièrement des opérations contre des groupes armés jihadistes actifs dans les régions centrales et frontalières. MMD/OS (AMAP)