Le gouverneur de Dioïla inspecte le chantier du nouvel hôpital régional

Dioila, 5 fév (AMAP) – La gouverneure de la région de Dioïla, Mme Mariam Coulibaly, a effectué jeudi une visite d’inspection sur le site de construction du nouvel hôpital régional, afin de vérifier le démarrage effectif des travaux. Accompagnée de membres de son cabinet, du maire de Kaladoudougou, du préfet et de responsables techniques et sécuritaires, l’exécutif régional s’est rendu sur le chantier, actuellement en phase d’implantation. L’objectif de la visite était de s’assurer du lancement des opérations, dont la durée prévue est de douze mois. À l’issue de la visite, la gouverneure a demandé aux différents intervenants de tout mettre en œuvre pour respecter le calendrier établi. Selon le communiqué, « l’exécutif régional a demandé aux différents intervenants de tout faire afin d’être dans le délai. » L’entreprise en charge du projet a affirmé pouvoir respecter le délai d’exécution contractuel, un engagement qui a été apprécié par la délégation officielle. DF/OS(AMAP)

Un village malien finance son développement grâce à une gestion communautaire de l’orpaillage

Kangaba, 5 fév (AMAP) – Le village de Salamalé, dans la commune rurale de Kaniogo, a présenté mercredi aux autorités une ambulance médicalisée achetée pour plus de 18 millions de FCFA, a rapporté la préfecture. Cet achat s’inscrit dans une série d’initiatives de développement entièrement financées par les ressources locales, principalement issues de l’exploitation artisanale de l’or. Les fonds proviennent d’un système de gestion communautaire des sites d’orpaillage. Le conseil de village a nommé des « Tombolomas » chargés d’une gestion transparente, dont les revenus alimentent un fonds villageois exclusivement dédié au développement local. Investissements dans les infrastructures clés Avant cette acquisition, les habitants avaient déjà procédé à la réfection complète de l’école et du centre de santé communautaire (CSCOM), et construit une mosquée sur leurs propres fonds. En 2025, avec l’appui technique des services des routes, le village a également lancé la construction d’un réseau de 43 km de routes le reliant à ses hameaux, pour un coût estimé à plus de 300 millions de FCFA. Les travaux de terrassement sont achevés à 90%. Le préfet du cercle de Kangaba a salué ces initiatives, les jugeant conformes aux principes des autorités de la Transition. Il a déclaré : « Le préfet a salué les initiatives des populations de Salamalé, qui sont conformes aux principes des autorités de la transition. Il a invité les autres localités à s’inspirer des initiatives de Salamalé. » Le médecin-chef du Centre de Santé de Référence (CSREF) a pour sa part souligné l’impact sanitaire de l’ambulance, estimant qu’elle « va réduire considérablement le coût des transports et permettra une prise en charge rapide des patients référés. » SD/OS(AMAP)

Une campagne pour promouvoir les racines locales des droits de l’homme lancée à Kangaba

Kangaba, 5 févr (AMAP) – Une campagne nationale de sensibilisation sur les « origines endogènes des droits de l’homme » a été officiellement lancée jeudi à Kangaba, sous l’égide de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et des autorités locales. L’objectif de cette campagne est de favoriser « l’appropriation communautaire des droits de l’homme » en valorisant leurs fondements locaux. Elle vise spécifiquement à diffuser des messages validés auprès des communautés, à renforcer la compréhension des liens entre droits humains et valeurs socioculturelles, et à promouvoir l’adhésion des leaders traditionnels et religieux. « Les droits de l’homme ne sont pas une importation » Lors de la cérémonie d’ouverture présidée par le préfet du cercle, Abou Dao, la présidente par intérim de la CNDH, Me Aïssata Foune Timbély, a insisté sur l’enracinement historique de ces principes. Elle a déclaré : « Les droits de l’homme ne sont pas étrangers à nos sociétés. Ils ne sont pas une importation. Ils ne sont pas une greffe. Ils sont aussi, et profondément, enracinés dans notre histoire, nos traditions, nos valeurs et nos institutions sociales. » Elle a cité en exemple la Charte de Kurukanfuga de l’Empire du Mali, qu’elle a présentée comme un texte ancien portant sur « la protection des personnes, la cohésion communautaire et la dignité humaine ». Dans son discours, le préfet Abou Dao a réaffirmé l’engagement de l’État malien à promouvoir les droits fondamentaux, tout en soulignant que cette mission nécessitait « l’implication de tous ». Il a appelé à une attention particulière envers les personnes vulnérables, précisant : « La sensibilisation doit accorder une attention particulière à la protection des personnes vulnérables, notamment les femmes, les enfants, les personnes vivant avec un handicap, les personnes âgées et toutes les catégories exposées à la discrimination ou à l’exclusion. » La cérémonie a rassemblé des chefs traditionnels, des leaders religieux, des associations de femmes et de jeunesse, des élus locaux, des enseignants et des défenseurs des droits de l’homme. SD/OS(AMAP)

Des kits professionnels remis à 15 migrants de retour dans la région de Kayes

Kayes, 6 fév (AMAP) – Les autorités maliennes ont remis jeudi des kits d’insertion professionnelle à 15 jeunes migrants de retour dans la région de Kayes, dans le cadre d’une initiative visant à favoriser leur réintégration socio-économique. La cérémonie de remise, présidée par le gouverneur de la région, le général de brigade Moussa Soumaré, s’est tenue au Centre d’Accueil et d’Orientation des Migrants de Kayes. Une délégation du ministère des Maliens Établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, conduite par le colonel-major Adama Tounkara, était présente, aux côtés de représentants de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Les bénéficiaires, 14 commerçants et 1 tailleur, ont reçu des équipements pour démarrer une activité. S’adressant aux récipiendaires, le gouverneur Soumaré a souligné l’importance de cette assistance. Il a déclaré : « Votre assistance est capitale car, elle nous aide à prendre en charge les migrants de retour. » Il les a invités à bien entretenir et fructifier ces kits afin de « conforter l’Etat et ses partenaires dans leurs initiatives salutaires ». Un forage pour un village frontalier accueillant Lors de la même visite, les autorités ont officiellement remis les clés d’un nouveau forage au village de Khabou, situé près de la frontière avec la Mauritanie. Ce village est reconnu pour son rôle dans l’accueil des migrants expulsés. Selon la délégation, ce projet répond à une promesse du ministre Mossa Ag Attaher, visant à améliorer l’accès à l’eau pour les populations locales et les migrants hébergés. Cette mission gouvernementale s’inscrit dans le cadre des activités d’accueil et d’assistance aux migrants de retour. Un jeune bénéficiaire, Mamadou Konaté, 25 ans, de retour d’Algérie, a exprimé l’espoir que ces équipements lui permettraient de « mener une vie descente ». La tournée de la délégation doit se poursuivre vendredi par le lancement d’une nouvelle cohorte de formation. BMS/OS(AMAP)

Les forces armées maliennes annoncent la neutralisation de dizaines de combattants près de Nioro du Sahel

Nioro du Sahel, 5 fév (AMAP) – Les Forces Armées Maliennes (FAMA) ont annoncé avoir « totalement anéanti » un groupe de combattants présumés terroristes lors d’un accrochage dans la nuit du 4 au 5 février dans la zone ouest de Nioro du Sahel, faisant état de « plusieurs dizaines » d’adversaires neutralisés. Selon un communiqué militaire, une patrouille mixte, agissant sur renseignement et conduite par le commandant d’armes de Nioro, le lieutenant-colonel Siaka Koumaré, est tombée sur le groupe « lourdement armé ». Les affrontements ont duré environ trois heures. Le bilan avancé fait également état de la récupération d’une dizaine de motos, ainsi que de la saisie d’armes et de munitions. Le lieutenant-colonel Siaka Koumaré a salué l’opération et réaffirmé la détermination des forces armées. Il a déclaré : « Les FAMA sont déterminés à continuer cette offensive jusqu’à la destruction totale du terrorisme dans la localité. » Le commandant a également souligné que le moral des troupes était « très bon », évoquant l’acquisition de « nouveaux engins et de nouveaux matériels de guerre ». Il a rendu hommage aux autorités militaires et aux soldats tombés au combat. Le lieutenant-colonel Koumaré a appelé à la vigilance et invité les populations « à avoir confiance à leur armée »  dans le communiqué. Cette opération intervient dans le cadre des missions de sécurisation menées par les FAMA dans la région. MD/OS(AMAP)

La préfecture de Kati dissout une association pour « propos outrageants »

Bamako, 5 fév 2025 (AMAP) –Les autorités de la préfecture de Kati ont dissous l’association Alliance droits et devoirs (ADD), retirant son récépissé et mettant fin à son existence légale au motif que son président a tenu des « propos outrageants et dépourvus de la réalité ». La décision administrative N° 2026-005/P-CKTI, datée du 4 février 2025, vise directement les déclarations du président de l’ADD, Yacouba Kané. Sans préciser la teneur des propos, les autorités les jugent contraires à l’objet statutaire de l’association, les estimant dirigés « contre des Services publics et des Entreprises privées ». Le document officiel acte que le récépissé initial « est retiré dans toutes ses dispositions pour activités non conformes à ses statuts ». Dissolution et cessation immédiate Face à cette mesure, l’ancien bureau de l’association a immédiatement informé ses militants de la cessation de toutes ses activités et annoncé la suppression de ses instances de direction et de ses canaux de communication par « respect de l’autorité de l’Etat ». Dans un dernier message publié sur les réseaux sociaux, Yacouba Kané a rappelé la mission de l’organisation, déclarant : « L’ADD se donne pour mission d’utiliser la communication pour le changement social et comportemental, la dénonciation responsable des pratiques malsaines et la sensibilisation sur les droits et devoirs. » L’ADD, dont le siège était situé à Kalaban-coro dans la commune rurale du même nom, n’a désormais plus d’existence légale. KD/OS(AMAP)

Une semaine culturelle mianka se tient à Yorosso malgré le contexte sécuritaire

Yorosso, 5 fév 2026 (AMAP) – La quatrième édition de la Semaine nationale du Mamaala, célébrant la culture mianka, se tient actuellement à Yorosso sous le thème « Célébrons notre culture qui est un facteur de paix, de cohésion sociale et de développement durable ». Cet événement, organisé par le mouvement Ensemble pour le Mamaala (EPMA), rassemble pendant quatre jours la communauté Mamaala dans la région de Koutiala. Il se déroule dans un contexte sécuritaire national difficile, rendant notable sa tenue à Yorosso, localité située à plus de 500 kilomètres de la capitale Bamako. Le préfet de Yorosso, Djinè Moussa Diakité, a officiellement lancé les activités jeudi, en présence des responsables de l’EPMA et des autorités locales. Il a salué la mobilisation des forces de sécurité pour permettre cet événement. « La tenue de cette activité à Yorosso me donne tout l’honneur de remercier l’État malien et de montrer à la diaspora qu’il y a la sécurité dans mon cercle », a déclaré le préfet. Plusieurs centaines de participants, issus des 68 communes et 11 cercles ainsi que de la diaspora nationale, sont attendus. Pour le journaliste local Pierre Zonou, le choix de Yorosso est un signal fort. « Il serait inimaginable de penser à la tenue d’une telle activité, mais nous félicitons l’EPMA pour l’organisation de cette 4ᵉ édition à Yorosso », a-t-il estimé, ajoutant qu’aucun incident n’avait été enregistré depuis le début des festivités. Le programme inclut des prestations artistiques, des conférences-débats, des consultations médicales et des dons de médicaments. La communauté « Gana » est l’invitée d’honneur de cette édition. MMD/OS(AMAP)

L’USSGB annule et réorganise le test d’entrée à l’IUG pour 2025-2026

Bamako, 4 fév (AMAP) – L’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB) annule les résultats du test d’entrée à l’Institut Universitaire de Gestion (IUG) pour l’année universitaire 2025-2026 et organisera un nouveau test le dimanche 15 février 2026. Cette décision fait suite à l’annulation des résultats du premier test, dont les motifs ne sont pas précisés dans le communiqué. L’accès à l’IUG pour cette année académique est donc conditionné à la tenue de cette nouvelle épreuve. Le nouveau test se tiendra sur le campus universitaire de Badalabougou. Seuls les candidats initialement autorisés à se présenter par la Décision n°2025-00511/USSGB-R-SG du 31 octobre 2025 seront habilités à y participer. L’appel des candidats est fixé à 07 heures 30 minutes. Les autorités de l’université appellent les concernés à un strict respect des consignes. « Toutes les dispositions nécessaires seront prises pour le bon déroulement du test », a indiqué l’administration de l’USSGB. Pour tout renseignement complémentaire, les candidats peuvent contacter le Secrétariat de l’IUG au 76 45 31 09. AC/OS(AMAP)

Le Mali vise 1 450 milliards de FCFA sur le marché des titres publics en 2026

Bamako, 6 février 2026 – Le Mali prévoit de lever 1 450 milliards de francs CFA sur le marché régional des titres publics en 2026, selon le calendrier officiel d’émission présenté mardi par le ministre de l’Économie et des Finances. L’objectif pour l’année prochaine est réparti en quatre tranches trimestrielles : 340 milliards FCFA au T1, 400 milliards au T2, 430 milliards au T3 et 280 milliards au T4. Cette announce intervient alors que l’État a mobilisé 1 193 milliards de FCFA en 2025 via 34 émissions sur le marché, selon les chiffres officiels communiqués lors du lancement. Le marché régional de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) a connu une forte activité l’an dernier, avec un volume total d’émissions de 11 858 milliards de FCFA, en progression de 46%. Le directeur national du Trésor, Siaka Samaké, a indiqué que cette stratégie d’emprunt s’inscrivait dans le cadre d’une gestion prudente de la dette. « L’État du Mali a mobilisé 1 193 milliards de FCFA en 2025 à travers 34 émissions, tout en maintenant un encours de dette projeté à 43 % du PIB à fin 2026, en deçà de la norme communautaire de 70 % », a-t-il précisé. Le ministre Alousséni Sanou a rappelé que l’agence de notation Bloomfield avait maintenu la notation financière du Mali à A3 (court terme) et BBB (long terme), avec perspectives stables. Rôle clé des banques et perspectives régionales La présidente de l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers du Mali (APBEF-Mali), Aïssata Koné Sidibé, a souligné la contribution majeure du secteur bancaire national, qui a souscrit 58% (686 milliards FCFA) des titres émis par l’État en 2025. Elle a réaffirmé l’engagement des banques pour la stratégie 2026. Oulimata N’Diaye Diassé, directrice d’UMOA-Titres, a estimé les perspectives de financement pour le Mali en 2026 à 1 180 milliards de FCFA, un chiffre inférieur à l’objectif affiché par les autorités maliennes. Le ministre Sanou a lancé un appel pour « une participation accrue » des investisseurs afin d’atteindre l’objectif de 1 450 milliards. À l’issue de la cérémonie, les trois meilleurs investisseurs sur la dette souveraine malienne en 2025 ont été récompensés. La Banque de Développement du Mali (BDM-SA) est arrivée en tête, devant la Banque Malienne de Solidarité (BMS-SA) et la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA). AC/OS(AMAP)

Mali : le chef de l’État décrète 2026-2027 « Année de l’éducation et de la culture »

Bamako, 5 fév (AMAP) – Le président malien, le Général d’armée Assimi Goïta, a officiellement décrété jeudi que la période 2026-2027 serait l’ »Année de l’éducation et de la culture » au Mali, lors de la cérémonie de présentation des vœux du gouvernement au Palais de Koulouba. Cette annonce fait suite à une année 2025 dédiée à la culture, présentée comme ayant « ravivé l’âme de la Nation ». L’initiative vise désormais, selon les termes de la déclaration présidentielle, à « engager un effort national déterminé pour renforcer durablement notre école et investir dans le capital humain ». Cette décision est présentée comme une étape stratégique et un « tournant décisif » dans la marche vers le « Mali Kura » (Nouveau Mali). Son objectif ultime est l’émergence d’un « citoyen nouveau », défini comme « un Malien à la fois patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin de la Nation avec dignité et excellence ». Le projet repose sur une alliance entre « la modernité et la fidélité à notre identité ». Le gouvernement entend, à travers un « Programme national d’éducation aux valeurs », faire de la culture « une force de cohésion et de souveraineté ». En plaçant l’enseignement et les racines culturelles au centre de l’action publique, le Mali veut garantir que « sa quête de progrès reste ancrée dans son génie propre ». La réussite de ce chantier, selon la déclaration, exige « une mobilisation générale de l’État, des communautés éducatives, des familles et du secteur privé ». L’ambition est que les salles de classe et les centres de formation deviennent « les véritables laboratoires où s’écrit, dès aujourd’hui, le Mali de demain ». SS/OS(AMAP)