Mali : Remise officielle de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation

Bamako, 22 juil  (AMAP) Le projet final de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation a été officiellement remis, ce mardi 22 juillet, au Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, lors d’une cérémonie au Centre international de conférences de Bamako (CICB) « La cérémonie de remise officielle du projet final de la Charte a été un moment crucial, mais pas le dernier dans l’appropriation nationale du processus de paix et de réconciliation », a déclaré Ousmane Issoufi Maiga, président du Comité de pilotage du dialogue inter-malien. Initié en février 2024 au palais de la présidence Koulouba, le processus a mobilisé les forces vives du Mali à travers le pays et sur les cinq continents, impliquant missions diplomatiques, gouvernements régionaux et universités. Le Centre international de Conférences de Bamako (CICB), proposé pour être renommé Centre international de la Paix, a été un lieu clé de ces consultations. Le document, fruit de mois de recherches, débats et introspections sur l’histoire et la culture maliennes, comporte 16 titres, 39 chapitres et 106 articles. « La Charte est présentée comme incarnant « une vision d’un Mali souverain, réconcilié et tolérant, reposant sur des principes démocratiques, l’État de droit, la justice sociale et la bonne gouvernance. » Elle promeut des valeurs comme le dialogue, le pardon, la solidarité, l’hospitalité et le patriotisme, tout en prônant des mécanismes endogènes de résolution des conflits. « La première phrase du préambule de la Charte souligne la fierté du peuple malien d’être l’héritier d’une histoire millénaire », a fait noter M. Maiga. Le président de la Transition, Assimi Goita, a souligné « la volonté d’aller vers une nation réconciliée et tournée vers le développement ». Il a salué la contribution des forces de défense et de sécurité dans la stabilisation du pays, face aux défis géopolitiques et aux menaces contre la souveraineté. La Charte vise à renforcer la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le vivre-ensemble, tout en promouvant une jeunesse consciente et engagée. Malgré les défis politiques, économiques, sociaux et environnementaux, ce document aspire à guider le Mali vers une société juste, équitable et débarrassée des discriminations. Une profonde gratitude a été exprimée aux équipes ayant contribué à sa rédaction, pour leur expertise et leur persévérance. « Des décisions courageuses au sommet de l’État et des sacrifices à tous les niveaux seront nécessaires pour sa mise en œuvre », a dit M. Maiga. La Charte se veut un socle pour les politiques publiques et un guide pour les institutions, les autorités traditionnelles, la société civile et chaque citoyen, dans la quête d’un Mali uni et apaisé. OS/MD (AMAP)  

Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel 2 : Visite de réalisations concrètes dans la Région de Ségou

Ségou, 21 juil (AMAP) Une mission de communication du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), financé par le gouvernement du Mali et la Banque mondiale et dont la première phase a été mise en œuvre de 2016 à 2021, a effectué une visite de terrain, du 19 juillet au 20 juillet 2025, dans la région de Ségou (Centre), dans le cadre des activités de sa deuxième phase en cours. L’objectif de cette mission était de constater certaines réalisations du projet à Touna. dans les cercles de Bla, Konobougou et Baraouli. Première étape de cette visite, samedi, à Touna, dans le Cercle Bla où elle a pu visiter l’aire d’abattage. L’infrastructure réalisée dans le cadre du projet comprend un hangar d’abattage, un bureau, deux latrines, un forage équipé, un couloir d’attente et une fosse pour la saisie. Au cours de cette visite. Les bénéficiaires ont exprimé toute leur reconnaissance au projet : « Nous remercions le PRAPS ainsi que la Banque mondiale pour cette réalisation. Avant sa construction, nous rencontrions d’énormes difficultés pour abattre nos bêtes. Cela se faisait de manière désordonnée, à travers la ville avec des conséquences néfastes sur notre santé et celle de la population. Aujourd’hui, tout cela est derrière nous », a dit Youssouf Dembélé. Il a souligné que cette infrastructure va, non seulement, améliorer les conditions de travail des bouchers, mais aussi impacter positivement la santé publique. Au nom des bénéficiaires, M. Dembélé s’est engagé à faire bon usage de l’investissement et à veiller à son entretien. Il a invité le projet à étendre ce type de réalisation à d’autres localités et sollicité son appui pour l’écoulement des peaux d’animaux. Le coordinateur régional du PRAPS, Bourama Sidibé, a exhorté les bénéficiaires « à ne plus procéder à des abattages anarchiques dans la ville, à s’approprier pleinement cette infrastructure et à veiller scrupuleusement à son entretien. » Après cette étape, la mission s’est rendue, dimanche, à Tigui, village situé dans la Commune rurale de Konobougou où le PRAPS a réalisé un parc de vaccination. Ici, les bénéficiaires ont attiré l’attention de la mission sur le besoin d’amélioration de certaines réalisations, notamment du bureau servant d’abri pour les vaccins et les toilettes. La délégation a poursuivi sa visite à Konobougou où elle a pu observer l’étal de boucherie réalisé au marché par le projet, ainsi qu’un magasin de stockage d’aliment bétail. Soumaila Dicko, le chef des bouchers a exprimé sa satisfaction : « Avant, la place dédiée aux bouchers était insalubre et non couverte. Grâce au projet, l’étal a été construit et, aujourd’hui, l’endroit est propre et attire plus de clientèle. » Toutefois, il a souligné la nécessité de construire une chambre froide afin de mieux conserver la viande. La mission a pris fin à Baroueli où elle a pu visiter le secteur vétérinaire. Le bâtiment réalisé par le PRAPS est composé de deux bureaux, des toilettes, une salle de conférence et un magasin. Au nom du gouverneur, le conseiller aux Affaires économiques a remercié le PRAPS pour ses appuis multiformes, ainsi que la Banque mondiale, partenaire clé du projet. Il a invité les bénéficiaires à prendre soin des infrastructures comme s’il s’agissait d’investissements personnels. Le Directeur régional des Productions et des Industries Animales et coordonnateur régional des activités du PRAPS, quant à lui, a remercié le ministère de l’Élevage et la Pêche, à travers le PRAPS, pour l’ensemble des réalisations concrètes effectuées dans la Région de Ségou qui ont permis de booster les productions animales et la santé animale. « Le projet PRAPS nous a enlevé une grosse épine du pied en tant que service technique » a-t-il dit. Pour cette deuxième phase, démarrée en janvier 2022 pour une durée de six ans, Bourama Sidibé a précisé qu’à ce jour, 180 femmes et jeunes ont bénéficié de financement pour leurs Activités génératrices de revenu (AGR) à hauteur de 45 millions de Fcfa. Quelque 85 femmes et jeunes ont reçu un appui pour l’acquisition de kits dans les domaines de la production laitière, de l’embouche, de l’aquaculture et de la cuniculture, dans le cadre de la formation professionnelle. Le PRAPS appuie les campagnes de vaccination et a mis en place des mesures de prévention contre les Violences basées sur le genre (VBG), l’Exploitation et les abus aexuels (EAS), en signant des codes de conduite clairs et en définissant des mécanismes de gestion des plaintes. Il a aussi appuyé la Direction régionale des Productions et des Industries animales (DRPIA) dans l’acquisition de matériel informatique et bureautique, le renforcement des compétences des agents de communication, ainsi que l’utilisation des outils de sélection de sous-projets innovants, de collecte de données sur les marchés à bétail, de cartographie et de télédétection. Selon le Coordinateur régional, des activités d’ingénierie sociale, menées avec les acteurs locaux, ont permis d’identifier et valider plusieurs sites d’infrastructures pastorales dans la région, notamment un système d’hydraulique pastoral amélioré à Niono et Bla, la réhabilitation du marché à bétail de Touna, la réalisation d’une aire d’abattage à Touna, la construction d’un étal de boucherie à Konobougou, la construction de magasins d’aliment bétail à Konobougou et à Soignebougou, la construction de parcs de vaccination à Bla, Tigui et Kokry, la réalisation de mini-Système d’hydraulique pastoral amélioré (SHPA) à Niono, Sofolo et Sofolosso, la mise en valeur de 100 ha de bourgoutière à Ndola, 300 ha à Molodo Centre, la création d’un périmètre à Siratiguibougou, dans le Cercle de Niono. Il a précisé qu’à ce jour, toutes ces infrastructures ont fait l’objet de réceptions provisoires. La mission était composée outre le conseiller aux Affaires économiques du gouverneur de la Région de Ségou, Yamadou Keïta, et du Directeur régional des Productions et des Industries animales de la région de région également coordinateur régional des activités du PRAPS, mais aussi du représentant de la Cellule de communication du PRAPS-2 Yaya Diarra, de l’assistant Suivi évaluation du projet, Sékou Traoré,  et des représentants des services techniques partenaires de mise en œuvre du PRAPS-2-Mali dans la région. Pour rappel, le PRAPS est placé sous la tutelle du ministère

Ségou City Tour : des circuits touristiques pour découvrir le patrimoine local

Ségou, 21 juil (AMAP) Les activités de la 3ème édition de « Ségou City Tour 2025 » ont démarré, ce weekend, à la place de l’Independence de Ségou pour six circuits touristiques conçus afin de permettre aux visiteurs de découvrir le riche patrimoine de Ségou a constaté l’AMAP. L’itinéraires passera par le village historique de Sékoro, ancienne capitale du royaume Bamanan, le centre N’Domo, le village artisanal, la Comatex, l’usine M3, les 12 pavillons de l’Office du Niger, la carrière de Pelengana, le cimetière colonial, le barrage de Markala, le musée du centre Kôrè, les monuments dédiés au Roi de Ségou et à Yoro Barry ainsi que la visite aux trésors humains vivants (Yamoussa Coulibaly et Soumana Kané). Prenant la parole, le maire Nouhoum Diarra a déclaré que cette initiative, dont la présente édition se tiendra, chaque week-end, du 19 juillet au 28 septembre, vise à promouvoir la destination touristique de la région déjà très dynamique grâce aux efforts conjugués des différents acteurs. Selon Nouhoun Diarra, Ségou City Tour au-delà de son aspect touristique, représente une vitrine vivante de notre identité, un hommage à notre patrimoine historique et une opportunité économique pour nos jeunes entrepreneurs. Quant au préfet du Cercle de Ségou, Daouda Diarra, qui a procédé, au lancement, en présence du directeur régional du tourisme et de l’hôtellerie, Gaoussou Fofana, et de plusieurs personnalités, il a dit que l’objectif principal de Ségou City Tour est d’améliorer la fréquentation des sites et attraits touristiques de la ville. « Ce programme entend accompagner les agences de voyages dans la promotion et la commercialisation des circuits de visites sur les sites et attraits touristiques du Mali, d’améliorer l’accès à l’information sur les possibilités de visites et de découvertes des sites », a fait savoir Daouda Diarra. Parmi les personnes ciblées par cette activité, il a cité les jeunes scolaires et universitaires, les enfants en situation de handicap ou issus de milieux défavorisés, déscolarisés et ceux de nationalité étrangère ou dont les parents sont originaires du Mali. En plus de ces deux catégories, le programme est ouvert à d’autres segments comme les salariés des secteurs public et privé, la clientèle d’affaires en séjour à Bamako et à l’intérieur du pays ainsi que la diaspora. Par ailleurs, il a souligné que le programme City tour repose sur les 3 axes majeurs du projet Culture Mali 2025 qui vise à revitaliser la culture des territoires, valoriser et promouvoir le patrimoine culturel et l’image de marque du Mali. AP/MD (AMAP)

Démarrage des examens des écoles de santé à Bamako : 10 000 candidats dans la course

Bamako, 21 juillet (AMAP) – Le ministre de la Santé et du Développement Social, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, et son collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kansaye, ont donné, ce lundi, le coup d’envoi des examens des écoles de santé au Centre Abdoulaye Diarra de Sebenikoro, indique un communiqué du département de tutelle. « Le domaine de la santé est une priorité nationale », a déclaré le Professeur Kansaye, soulignant la nécessité de former des professionnels compétents pour améliorer l’accès aux soins. Cette année, 10 000 candidats dont 7 729 au niveau supérieur, participent à ces examens. Les deux ministres ont ouvert les enveloppes des sujets, prodigué des conseils et encouragé les candidats. « Les élèves sont sereins, le corps professoral est mobilisé, c’est encourageant », s’est félicitée le médecin-colonel Touré, qui s’est montrée confiante dans le bon déroulement des épreuves et des corrections. La tenue de ces est présentée comme une indication de l’engagement du gouvernement à développer le capital humain dans le secteur sanitaire. Le médecin-colonel Touré a insisté sur « l’importance cruciale de disposer de ressources humaines qualifiées », notamment a travers les concours et recrutements à la Fonction publique. Avant de quitter le centre, les ministres ont visité des salles d’examen et échangé avec les candidats et les encadreurs, marquant ainsi le début de cette session cruciale pour l’avenir de la santé au Mali. OS/MD

Mopti : Clôture de la 4e cohorte du programme « A l’école de la citoyenneté »

Mopti, le 21 juil (AMAP) La session de formation de la 4e cohorte du programme « A l’école de la citoyenneté » à Mopti ont connu leur épilogue, dimanche par une cérémonie de clôture présidée par le directeur de cabinet du gouverneur, Mamadou Seydou Diarra, a constaté l’AMAP. Dix jours durant ce programme initié par le ministère de la Jeunesse, des Sports, de la Construction citoyenne et de l’Instruction civique, qui vise à inculquer et développer chez les jeunes l’esprit patriotique en vue d’en faire des bâtisseurs et des défenseurs de la nation, a regroupé 200 jeunes des Régions de Bandiagara, Mopti et Douentza (Centre). Les jeunes participants se sont familiarisés avec plusieurs concepts en lien avec la citoyenneté, le civisme et la connaissance de la patrie mère à laquelle nous devons tout. Après le démarrage des activités, le directeur de cabinet du gouverneur, Mamadou Seydou Diarra, accompagné du conseiller aux Affaires administratives et juridiques, Abdoulaye Daga Théra, président du Comité régional d’exécution du programme a rendu visite aux participants le jeudi 17 juillet. C’était en présence du représentant du préfet de Mopti, Mahamadou Sissoko, de Madani Ozias Keita, Kalba Guindo et Baba Bele Wangara respectivement directeur régional de la jeunesse et des sports de Mopti, Bandiagara et de Douentza. En cette occasion, le représentant du gouverneur a fait d’une pierre deux coups. Il a sacrifié à la tradition d’ouvrir officiellement la cérémonie et d’animer le panel sur les actions phares du gouvernorat dans la refondation de l’Etat. « Notre pays, le Mali est à la croisée des chemins. Nous avons résolument pris un chemin qui ne plaît pas à tout le monde. Mais, c’est le chemin salutaire pour la nation malienne », a déclaré le directeur de cabinet. Il a, aussi ,souligné  que la nouvelle marche d’aller à la souveraineté, l’indépendance totale du Mali sur tous les plans ne peut se faire sans la Jeunesse, pilier du développement et garante de l’avenir. M. Diarra a invité les jeunes à avoir conscience de leur rôle prépondérant dans l’avènement du Mali Kura de nos rêves. Il a salué l’initiative des autorités nationales, sous le leadership du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, pour la mise en place de ce programme d’éducation civique de la jeunesse dans le but de former une relève consciente pour affronter les défis et les transformer en opportunités. Il a invité les participants à véhiculer les connaissances acquises pour que toute la jeunesse des trois Régions s’en approprie pour un éveil collectif de conscience en milieu jeunes. DC/MD (AMAP)

Kolondièba : Une femme tue son mari à coups de pilons sur la tête

Kolondièba, 20 juil (AMAP) La ville de Kolondièba (Sud) s’est réveillée dans la consternation avec les nouvelles de la mort d’un homme tué sauvagement, à coups de pilon sur la tête, par sa première femme, samedi 19 juillet. Vers 5 heures du matin, la victime Y.B, plus de la quarantaine, a été froidement abattu par sa première épouse, dans la nuit du 18 au 19 juillet, surpris dans son sommeil, sa femme M.D Après son forfait, la meurtrière présumée a soigneusement caché son arme dans la broussaille, à 50 mètres du domicile, lieu du crime. Informés, les éléments du Commissariat de police de Kolondièba se sont rendus dans la famille, au quartier central. Constat : Y B gisait dans son sang, la tête écrasée. Il est mort sur le coup. L’arme du crime a été retrouvée mais la criminelle présumée a disparu. Elle ne sera retrouvée par la police que vers 23 h, à Kôkô, un autre quartier de Kolondièba. Après la police, elle a été remise à la justice. Auparavant, une délégation, composée du 1er adjoint au maire, Moussa S. Koné, des policiers et des éléments de la protection civile, s’est rendue au domicile du défunt pour constater les faits. La nouvelle s’est répandue à travers la ville comme une traînée de poudre mettant la cité dans l’émoi. Le défunt étant de la Région de Ségou (Centre), on a attendu l’arrivée de ses parents pour l’accompagner en sa dernière demeure, samedi à 17 heures. Une foule nombreuse de parents, de collaborateurs, d’amis et de voisins étaient présents pour le dernier adieu. Le défunt avait fait fortune dans l’orpaillage. Il laisse derrière lui deux épouses et plusieurs enfants. NK/MD (AMAP)

Goundam : Organisation de la semaine locale artistique et culturelle du 24 au 27 juillet 2025

Goundam, 20 juil (AMAP) Les six Communes du Cercle de Goundam (Nord) ont pris part à une réunion pour une organisation parfaite et une bonne réussite de la Semaine locale artistique et culturelle, du 24 au 27 juillet 2025, en prélude à la Biennale artistique et culturelle, en septembre prochain à Tombouctou, a constaté l’AMAP. Le préfet Kabaou Dolo, avait adressé une première correspondance, il ya près de trois mois aux Commune urbaine de Goundam, la Commune rurale du Télé, la Commune rurale de Kanèye, la Commune rurale d’Essakane, la Commune rurale de Douekiré et la Commune Rurale de Kanèye Doukouria avec pour objet la tenue de la semaine locale artistique et culturelle qui prépare la Biennale artistique et culturelle A l’issue des échanges et propositions, des Commissions ont été mises en place pour une parfaite coordination de l’activité. Il s’agit des Commission technique, Commission des finances, Commission accueil, hébergement et organisation matérielle, Commission communication et sensibilisation et Communication Santé, Hygiène et Assainissement. Chacune de ces commissions s’est déjà mise à la tâche après la rencontre. Il faut noter la solidarité autour de la preparation de kevenement, à travers des contributions de plusieurs cadres et ressortissants du Cercle Le programme prévoit deux nuits de prestations. Trois Communes rivaliseront par nuit à travers différentes disciplines notamment le choeur, la danse traditionnelle, le solo de chant, le ballet, la pièce de théâtre, l’ensemble instrumental. Compte tenu de la situation sécuritaire, la Commission s’est proposée de fixer le début des compétitions de 16 heures à 22 heures ou de 19 h à minuit. Ces propositions qui sont en discussion par la grande Commission d’organisation. Actuellement toutes les Communes sont en pleine répétition pour remporter la couronne de la meilleure troupe à l’issue de la compétition. AAT/MD (AMAP)  

Bamako : une exposition photo célèbre la richesse culturelle du Mali

Bamako, 19 juillet (AMAP) Une exposition photographique mettant en lumière la diversité culturelle et le patrimoine du Mali a été inaugurée ce samedi 19 juillet au musée du district de Bamako, dans le cadre du Bamako City Tour. « C’est l’exposition du Mali selon les photographes, permettant aux visiteurs de découvrir les patrimoines culturels, touristiques et traditionnels de toutes les régions du pays », a déclaré Ousmane Traoré, photographe et membre du collectif à l’origine de l’événement. « Cette exposition vise à réunir les photographes pour parler du Mali dans sa diversité culturelle à travers les photos », a expliqué Daniel Oron, photographe et réalisateur. Organisée par le Collectif des photographes du Mali, en collaboration avec Mali Tourisme, cette première initiative du genre réunit 23 photographes ayant exposé une soixantaine d’œuvres. Ces clichés, capturés à travers différentes régions, offrent un panorama visuel des monuments historiques, des traditions et des paysages maliens. « On a exposé des photos de toutes les régions pour que les gens, après le circuit touristique de Bamako, puissent venir ici et découvrir le Mali », a dit M. Traoré. « Vous retrouvez ici tout ce qui est en rapport avec le Mali, ses gens, ses lieux historiques », a souligné Aboubacrine Hashimi Haidara, étudiant et photographe membre du collectif. L’exposition, ouverte gratuitement au public jusqu’au 19 septembre, s’inscrit dans l’année de la Culture décrétée par les autorités maliennes. Soutenue par le ministère de la Culture, la Maison africaine de la photographie et Mali Tourisme, elle vise à promouvoir l’identité culturelle malienne. « Ces œuvres donnent un sens à notre identité et promeuvent une image positive du Mali », a souligné Sidi Keïta, directeur général de l’Agence de promotion touristique du Mali. Bien que les photos exposées ne soient pas à vendre, les photographes proposent des tirages sur demande. M. Traoré a noté toutefois des défis financiers : « Si on avait plus de moyens, d’autres photographes auraient pu participer. » Cette initiative, portée par de jeunes talents et appuyée par des aînés, ambitionne de se prolonger dans d’autres régions du Mali avec de nouvelles thématiques. OS/MD (AMAP)

Célébration de la Journée internationale du don de sang à Tenenkou

Tenenkou, 19 juil (AMAP) L’Association des donneurs volontaires de Sang du cercle de Tenenkou (ADVSCT) et l’Association MSF (ASSO) de Tenenkou (Centre) ont organisé, ce samedi 19 juillet 2025, une journée de don de sang, marquant la célébration de la Journée internationale du don de sang prévue chaque 14 juin L’objectif principal de cette journée est de sensibiliser le public sur l’importance du don de sang et de plasma et de mobiliser les gouvernants et les partenaires pour soutenir les programmes nationaux de transfusion sanguine. Le thème retenu, cette année 2025 est : « Donnez du Sang, Donnez de l’espoir : ensemble sauvons des vies. » Au cours de la cérémonie présidée par le 2e adjoint au préfet du Cercle de Tenenkou, le capitaine Boubacar Sissoko, au Centre de santé de référence (CSRéf) de la ville, le secrétaire général de la mairie, Hamsala Modibo Cissé, représentant le maire de la Commune urbaine, a salué les organisateurs pour cette initiative « très louable » Il a réaffirmé toute sa « disponibilité à l’accompagner pour le bien-être des populations » et a invité « les leaders communautaires à se mobiliser afin de relayer le bon message concernant le don de sang. » Le président de l’ADVSCT, Dr Broulaye Diarra, s’est réjoui de l’organisation de cette journée avant de rappeler que la création de l’Association des donneurs bénévoles de sang dans le Cercle de Tenenkou découle de plusieurs constats dont « la réticence des populations à faire le don de sang, la pénurie régulière de poches de sang au niveau des structures de santé, le nombre élevé de référence évacuation dû au manque de sang et le taux élevé de mortalité materno-infantile due au manque de sang. » Il a rappelé qu’entre janvier et juin 2024, l’ADVSCT a collecté 374 poches de sang au bénéfice du CSREF de Tenenkou. A l’approche du pic du paludisme dans le district sanitaire, seulement 29 poches de sang sont actuellement disponibles. Il a ainsi sonné l’alerte afin de faire face à d’éventuels besoins. Le 2e adjoint au préfet, prenant la parole, s’est aussi félicité de l’organisation de cette journée de don de sang. Il a salué l’Association des donneurs bénévoles de sang du cercle de Tenenkou et Asso MSF « pour cette initiative hautement salutaire et patriotique. » Il a invité l’ensemble les participants à s’investir davantage afin de résoudre cette épineuse question du manque de sang dans les structures de santé du Cercle de Tenenkou avant de rappeler que l’administration restera toujours disposée à accompagner « toutes les actions qui concourent à l’amélioration de la santé et du bien-être des populations. » Cette journée de don sang, un moment d’encouragement et de remerciement aux donneurs de sang, a été l’occasion de saluer les éléments des Forces armees et de securité (FAMa) basés à Tenenkou et les membres de l’Association Ançardine pour les nombreuses poches de sang mise à la disposition du CSRéf de Tenenkou. Après les différentes interventions, place à la sensibilisation des communautés sur la grande rue jouxtant le CSRéf afin de relever le déficit de communication sur le don de sang . Pour les organisateurs cette campagne de sensibilisation va permettre de promouvoir une culture du don de sang auprès des jeunes et du grand public, d’élargir la base des donneurs de sang tout en la rendant pérenne. A la fin de cette journée, selon les organisateurs 68 poches de sang ont été collectées au laboratoire du CSRéf de Tenenkou. Dans l’après-midi, un match de football a opposé l’équipe de la jeunesse à celle de MSF. Cette rencontre visait à renforcer la cohésion sociale et donner un cachet particulier à l’évènement. Il faut rappeler que l’ADVSCT a été créée le 16 août 2016 par des jeunes de Tenenkou. Elle est apolitique et non lucrative. Elle compte une soixantaine d’adhérents et est ouverte à toute personne partageant les mêmes idéaux. Ont également pris part à cette cérémonie, les représentants des Forces de défense et de sécurité, des services techniques, des leaders communautaires, des organisations de la Société civile, des ONG partenaires et une foule d’anonymes. (AMAP)

San : Le Syndicat de l’éducation catholique expose les difficultés de l’enseignement catholique du Mali

San, 19 juil (AMAP) Le Syndicat des travailleurs de l’enseignement catholique (SYNTEC), a donné, ce samedi 19 juillet 2025, à l’école Babou Dioni de San, une conférence de presse pour partager avec les autorités, les acteurs et partenaires de l’Education ainsi que les travailleurs de l’enseignement privé catholique, les difficultés que traverse l’enseignement catholique du Mali, a constaté l’AMAP à San. Selon le secrétaire général du comité diocésain de San, Nathanaël Kamaté, le SYNTEC « a violemment subi la décision de licenciement, par l’employeur, de tout le personnel enseignant suite à la suppression de la subvention de 80% de l’État pour la prise en charge des salariés. » « Dans cette précarité, les enseignants de façon unanime, selon M. Kamaté, lancent un cri de cœur aux autorités compétentes pour leur redéploiement exceptionnel dans la fonction publique. » « Cela permettrait de sauver les acquis syndicaux, les emplois et même les familles », a-t-il dit. Cette rencontre marque le début d’une campagne d’information et de sensibilisation beaucoup plus large. D’autres activités similaires, selon le secrétaire général du comité diocésain, « seront organisées afin de toucher tous les acteurs impliqués dans la résolution des problèmes auxquels les travailleurs de l’enseignement privé catholique sont confrontés. » Sur des pancartes brandies au cours de la conférence de presse, on pouvait lire : « Protégez nos familles, protégez nos acquis, protégez nos emplois « ; « Au nom du Mali et pour le Mali, sauvez les soldats de la craie » ; « Emplois = dignité, prière de sauvegarder nos acquis » ; « Redéployer, c’est investir » ; « Licencier, c’est détruire » C’était en présence des représentants, notamment, du Syndicat national des enseignants du Mali (SNEM), du Syndicat national des travailleurs de l’Éducation du Mali ( SYNATEM), de la Centrale syndicale des travailleurs du Mali (CSTM). Ainsi que le Commissaire de Police de la ville de San, les enseignants du public et du privé catholique et les représentants des organes de presse. NC/MD (AMAP)