Autorisations aurifères : Le vice-président des opérations de B2Gold sollicite l’appui du Premier ministre malien
Bamako, 23 juil (AMAP) Le vice-président des opérations de B2Gold, Bill Lytle, a sollicité l’appui du chef du gouvernement malien, Abdoulaye Maïga, pour l’obtention des autorisations liées au projet souterrain et régional de la mine d’or de Fekola, a appris l’AMAP, mercredi, sur la page Facebook de la Primature. M. Lyte, reçu en audience par le Premier ministre Maïga, le méme jour, à la Primature, en présence du ministre des Mines, Amadou Keïta, a eu des échanges avec son hôte sur « des questions opérationnelles et administratives. » « Il s’agissait de présenter au Premier ministre les réalisations de la société, qui entretient jusqu’à présent un partenariat fructueux avec le Mali », indique la même source. Le vice-président des opérations de la compagnie minière canadienne est venu solliciter l’appui du chef du gouvernement pour également « la mise en place d’une ferme solaire pour une meilleure optimisation de la production. » Ces autorisations permettront à B2Gold de créer 2.000 nouveaux emplois. Le Premier ministre, dans sa réponse, a assuré que « le ministre chargé des Mines est à pied d’œuvre afin d’engager toutes les démarches nécessaires pour garantir à la fois les intérêts du peuple malien et ceux des investisseurs. » Le général de division Abdoulaye Maïga a remercié la délégation pour la franche collaboration et réaffirmé la volonté du gouvernement « de mettre fin à l’exploitation anarchique et dégradante de l’or au Mali. » Le canadien B2Gold exploite Fekola, la 2e plus grande mine d’or du Mali, Il détient le projet souterrain de la mine de Fekola à 80 % contre 20 % par l’Etat du Mali et le projet Fekola régional. Le complexe Fekola comprend la mine de Fekola (permis de Médinandi abritant les carrières de Fekola et de Cardinal et la mine souterraine de Fekola) et Fekola Régional (zone Anaconda (permis de Bantako, Ménankoto et Bakolobi) et le permis de Dandoko, qui est située à environ 20 kilomètres de la mine de Fekola. MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 23 juillet 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 23 juillet 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte; – procédé à des nominations; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement du Projet d’amélioration de la connectivité et de la résilience des infrastructures routières, signé à Bamako, le 21 juillet 2025, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de développement. Par cet Accord de financement, l’Association internationale de développement octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 133 milliards 356 millions 58 mille 100 francs CFA pour le financement du Projet d’amélioration de la connectivité et de la résilience des infrastructures routières. La réalisation du projet, objet du présent financement, permettra d’améliorer la connectivité résiliente au climat des corridors routiers prioritaires du Mali à travers, entre autres, la construction de la route Sandaré-Diéma, la réhabilitation de salles de classe, de centres de santé, l’amélioration de 200 km de routes rurales dans les zones couvertes par le projet et la conduite d’études techniques pour la réhabilitation du tronçon Douentza-Gao. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Inspecteurs à l’Inspection des Services diplomatiques et consulaires : – Monsieur Modibo TRAORE, Conseiller des Affaires étrangères – Madame Fatoumata POUDIOUGO, Inspecteur du Trésor. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des ministres de la participation du Mali à la 2ème Réunion extraordinaire du Comité ministériel du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest, tenue le 19 juillet 2025, à Accra, au Ghana. Cette 2ème Réunion qui a connu la participation de 15 pays dont le Mali avait à l’ordre du jour, l’examen du Mémorandum sur l’adoption du calendrier du 3ème cycle des évaluations mutuelles et du Mémorandum sur la requête d’adhésion du Burkina-Faso, du Mali et du Niger. Après échanges, le Conseil ministériel a approuvé le Mémorandum d’adhésion des 3 pays de la Confédération des Etats du Sahel et recommandé leur admission au Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest, comme pays africains non-membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, à l’instar de l’Union des Comores et Sao Tomé et Principe. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des ministres de la tenue de la 3ème Conférence des Nations unies sur les Pays en développement sans littoral, du 05 au 08 août 2025, à Awaza, en Turkménistan. Cette conférence, placée sous le thème : « Favoriser le progrès par le biais de partenariats », a pour objectifs : – de procéder à un examen de la mise en œuvre du Programme d’Actions de Vienne en faveur des pays en développement sans littoral pour la décennie 2014-2024 ; – d’adopter un nouveau cadre de soutien international afin de répondre aux besoins spécifiques desdits pays ; – de définir un plan d’exécution du nouveau Programme d’Actions adopté le 24 décembre 2024, par l’Assemblée générale des Nations unies. La participation du Mali à cette conférence sera l’occasion de présenter aux partenaires au développement ainsi qu’au secteur privé, les opportunités d’investissement dans les domaines des Transports, des Infrastructures, du Commerce et de l’Energie afin de susciter leur accompagnement dans le cadre du nouveau Programme d’Actions en faveur des pays en développement sans littoral. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des ministres de la participation du Mali à la réunion des ministres chargés de la Promotion de la Femme et du Genre de la Confédération des Etats du Sahel, tenue du 13 au 18 juillet 2025, à Niamey, au Niger. La réunion s’inscrivait dans le cadre de la Déclaration de Bamako des ministres chargés de la Promotion de la Femme et du Genre de la Confédération des Etats du Sahel, signée le 1er août 2024 et de l’opérationnalisation du pilier «Développement» du Traité portant création de la Confédération. Les travaux ont porté sur l’analyse des progrès et des défis, le partage d’expériences et de bonnes pratiques en matière d’égalité du genre et d’autonomisation des femmes et des filles dans chaque pays de la Confédération, l’élaboration de la Déclaration de Niamey sur la mise en place d’un Cadre de concertation des ministres chargés de la Promotion de la Femme et du Genre et d’une Plateforme régionale des Organisations des Femmes de la Confédération des Etats du Sahel. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a informé le Conseil des ministres de la participation du Mali à l’Expo universelle Osaka 2025 au Japon. Le thème central de cette édition est : «Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain». Chaque exposition s’articule autour d’un thème qui lui est propre et vise à impacter le progrès humain de façon durable. L’objectif de la participation du Mali est de promouvoir l’offre de biens et services maliens à travers les réunions et rendez-vous d’affaires prévus. Par ailleurs, la participation du Mali à cette exposition sera l’occasion de renforcer les liens de coopération avec le Japon et les autres pays participants, en vue d’explorer de nouveaux modes de coopération économique. 5. Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population a informé le Conseil des ministres de l’organisation de la 1ère Edition du Salon malien de l’architecture et de la construction «SAMAC 2025», prévue du 31 juillet au
Stratégie nationale de lutte contre la corruption : Une session de vulgarisation organisée à Ségou
Ségou, 23 juil (AMAP) Une session de vulgarisation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) et son plan d’actions 2023-2027, a commencé mercredi, à Ségou, sous la présidence du conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur, Aboubacrine Ag Mohamed Aly, a constaté l’AMAP sur place. La lutte contre la corruption et la délinquance financière est devenue une réalité grâce à l’engagement des Autorités de la Transition, accompagnées en cela par les Organisations de la Société civile, du Secteur privé ainsi que les braves populations. Dans le but d’éradiquer ce fléau, il est apparu utile d’élaborer une Stratégie nationale de lutte contre la corruption, assortie d’un plan d’actions quinquennal, conformément au Plan d’actions du gouvernement, dont l’Axe 4 est dédié à la Promotion de la bonne gouvernance et à l’adoption d’un Pacte de stabilité sociale. C’est dans ce cadre que le gouvernement sous l’impulsion du président de la Transition, a approuvé, le 21 septembre 2023, la Stratégie nationale de lutte contre la corruption et son Plan d’actions 2023-2027. En vue d’afficher davantage la volonté des autorités d’endiguer le phénomène, le dispositif institutionnel de coordination et de suivi-évaluation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption vient d’être institué suivant le Décret n°2025-0324/PM-RM du 07 mai 2025. Afin de réussir la mise en œuvre de cet important instrument juridique, le ministère de la Refondation de l’Etat a initié une série de sessions de partage et d’appropriation à l’intention de ceux qui sont en charge de son application, en l’occurrence les cadres de l’Administration publique, les Organisations de la société civile, du secteur privé, les autorités coutumières, les représentants des confessions religieuses. Cette session de Ségou intervient après celle de Bougouni et de Koulikoro. Elle vise une bonne appropriation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption et son Plan d’actions 2023-2027, par les participants. Le représentant du gouverneur a souligné que le processus engagé pour la refondation de l’État est irréversible. « Un des piliers de cette refondation est assurément la lutte contre la délinquance financière sous toutes ses formes, soutenue par la culture d’une conscience citoyenne face aux biens publics », a-t-il dit. Il a notamment salué l’accompagnement des Partenaires techniques et financiers (PTF), notamment le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). A sa suite, le Premier vice-Président du Conseil régional, Yaya Bamba, a souligné que la corruption, un fléau persistant, est un phénomène complexe aux causes multiples, entraînant des conséquences graves sur le développement économique et social. Elle entrave la croissance économique en dissuadant les investissements, en augmentant les coûts des affaires et en détournant les ressources publiques. Pour lutter efficacement contre ce fléau, il a indiqué que des solutions telles que le renforcement de la gouvernance, la transparence, et l’implication de la société civile sont nécessaires. Yaya Bamba a salué et réitéré leur soutien à cette initiative et invité tous les acteurs au développement « à une synergie en vue de lutter efficacement contre ce fléau qui gangrène notre société. » Au cours de la session, le représentant du ministère en charge de la Refondation de l’Etat, Dr Aboubacar Konaté, a présenté la vision de la SNLCC qui se fonde sur quatre axes stratégiques, à savoir gouvernance et réformes, prévention des faits de corruption, répression et réparation et communication. Il a précisé que ses axes ont été décliné en 4 objectifs spécifiques, 17 objectifs opérationnels, 36 résultats et 82 actions. Dans sa présentation, Dr Konaté s’est notamment appesanti sur quelques causes de la corruption, le cadre institutionnel de pilotage de la SNLCC et le schéma de financement. DM/MD (AMAP)
Première édition de la Plateforme nationale de dialogue sur les actions anticipatoires : Vers un cadre inclusif de réduction des risques au Mali
Bamako, le 23 juil (AMAP) Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a accueilli, mercredi, la première édition de la Plateforme nationale de dialogue sur les Actions anticipatoires au Mali organisée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) sur le thème : « Institutionnaliser l’action anticipatoire au Mali : vers un cadre national durable et inclusif », a constaté l’AMAP. « Nous sommes convaincus que cette plateforme nationale deviendra un véritable espace de dialogue, d’échanges et de synergies entre les acteurs nationaux mais, aussi, avec les pays de la sous-région, dont plusieurs sociétés nationales sont représentées ici aujourd’hui », a déclaré la représentante de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), Dorien Dolman. Toujours selon elle, les Actions anticipatives « constituent aujourd’hui une réponse concrète et innovante permettant de réduire les impacts des catastrophes avant même qu’elles ne surviennent, tout en renforçant durablement la résilience des communautés vulnérables. » Selon le secrétaire général de la Croix-Rouge, Nouhoum Maïga, « l’organisation de cette plateforme constitue un moment charnière dans l’histoire de l’action humanitaire anticipatoire. » En effet, la tenue de cette première plateforme de dialogue nationale, co-organisée avec la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes (PNRRC) à travers la Direction générale de la protection civile (DGPC), est l’aboutissement de plusieurs années d’expérimentations, d’apprentissage et de coordination. Elle marque, ainsi, la volonté commune de poser les bases d’un cadre national durable, inclusif et institutionnalisé de l’action anticipatoire. De son côté, la cheffe du Anticipation Hub, Alessandra Gilota, a félicité l’organisation de cette première plateforme nationale de dialogue sur l’action anticipative au Mali. Selon elle, ces dernières années, il a été constaté que ces événements nationaux constituent une étape importante dans le processus d’intégration des actions anticipatives dans les plans et systèmes nationaux de gestion des catastrophes. En outre, ils permettent à de nombreux groupes d’acteurs praticiens, ministères, chercheurs d’échanger sur les défis spécifiques auxquels le pays est confronté et de définir la voie à suivre. Pour le représentant du directeur général de la Protection civile, Cheick Fantamady Koné, cet événement constitue un jalon important pour la communauté de l’Action anticipative au Mali. Ce dialogue doit, donc, être l’occasion de consolider les acquis, d’identifier les défis, de mutualiser les expériences et de formuler des recommandations concrètes pour une mise à l’échelle réussie des Actions anticipatoires au Mali. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de la représentante de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), Dorien Dolman, du secrétaire général de la Croix-Rouge, Nouhoum Maïga, ainsi que de la cheffe de l’Anticipation Hub, Alessandra Gilota, et du représentant du directeur général de la Protection civile, Cheick Fantamady Koné. AC/MD (AMAP)
Kadiolo : Présence de groupe djihadistes dans le nouveau Cercle de Loulouni (Sud) selon des sources locales
Kadiolo, 22 juil (AMAP) Près de 100 à 500 « djihadistes » ont été aperçus, mardi, dans le village de Nimbougou, dans le Cercle de Loulouni (Sud) où ils ont immédiatement rassemblé à la mosquée les populations pour un entretien, a appris l’AMAP de sources locales. Ils ont dit que leur « cible n’est pas la population, mais les autorités (administration, armée). » Ils ont, aussi, menacé la population de représailles si elle informait les autorités de leur présence dans le secteur. Après le village de Nimbougou, ils se sont dirigés vers la frontière avec le Burkina Faso. Aujourd’hui, la menace est réelle dans les Cercles de Kadiolo et de Loulouni, où, depuis plus de trois ans, des hommes armés font des mouvements dans ce même secteur mais personne ne dénonce à cause des représailles qu’ils ont faites dans d’autres parties du pays, selon nos sources. D’après les informations, une patrouille de l’Armée est déjà dans le secteur. NIO/MD (AMAP)
Développement durable : Recueil des contributions et préoccupations des acteurs de Ségou
Ségou, 23 juil (AMAP) L’atelier régional de consultation publique sur le rapport d’évaluation du plan d’actions 2019-2023 et la proposition d’un plan d’actions 2025-2029 de la Politique nationale de protection de l’environnement (PNPE) se tient dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou, du 22 au 24 juillet, L’objectif principal de cette rencontre est de contribuer à la prise en compte des préoccupations des acteurs régionaux et nationaux. Le Mali « est confronté à des défis environnementaux majeurs exacerbés par la pression démographique, la variabilité et le changement climatique, la dégradation des ressources naturelles et la faiblesse des capacités institutionnelles », a fait savoir le directeur général de l’Agence de l’environnement et du développement durable, Zantigui Boua Koné, Selon lui, ces contraintes ont un impact direct sur les moyens de subsistance des populations, la sécurité alimentaire, la cohésion sociale et la stabilité du pays. « Face à ces enjeux, le Mali s’est doté depuis 1998 d’une Politique nationale de protection de l’environnement, un cadre de référence pour la gestion durable de l’environnement. La mise en œuvre de cette politique s’est traduite par plusieurs plans d’actions successifs», a-t-il précisé. Le directeur général de l’AEDD a dit que cette concertation vise un double objectif. D’abord, tirer les leçons de la mise en œuvre du plan d’actions 2029-2023, en identifiant les acquis, les insuffisances, les contraintes et les opportunités. Ensuite, collecter les contributions et les préoccupations des parties prenantes locales pour enrichir la proposition du nouveau plan d’actions 2025-2029, afin qu’il soit inclusif, réaliste tout en répondant aux priorités de développement durable des régions. Pour sa part, le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Boureïma Ongoïba, qui a présidé l’ouverture des travaux, a salué l’organisation de cet atelier. « Cette consultation publique revêt une importance toute particulière. Elle nous offre l’opportunité d‘associer toutes les parties prenantes (administrations, élus, communautés locales, jeunes, femmes, organisations paysannes et société civile) à la réflexion sur l’avenir environnemental de notre territoire », a révélé M. Ongoïba. Il a insisté sur le fait que cet exercice doit permettre de traduire les aspirations profondes de nos populations en matière de gestion durable des ressources naturelles, d’adaptation aux changements climatiques, de préservation de la biodiversité, de lutte contre la désertification et de promotion d’un cadre de vie sain. Il avait à ses côtés, outre le directeur général de l’AEDD, le représentant du maire de la Commune urbaine de Ségou, Yacouba Tamboura, et la coordinatrice de l’unité d’appui régional du Projet de restauration des terres dégradées (PRTD- Mali) à Ségou, Mme Aminata Bamby Konaté. MS/MD (AMAP)
Phase locale de la Biennale artistique et culturelle : Ségou, unie autour de la culture
Ségou, 23 juil (AMAP) La phase locale de la Biennale artistique et culturelle, « Tombouctou 2025 » s’est ouverte, lundi, à Ségou (Centre), dans une atmosphère solennelle et festive, dans la prestigieuse salle Tientiguiba Danté, sous la présidence du préfet du cercle de Ségou, Daouda Diarra. En cette occasion, le directeur régional de la culture de Ségou Adama Traoré a félicité les membres de la commission d’organisation et toute la population de Ségou pour leur mobilisation exemplaire. Il a précisé que les troupes de toutes les communes du Cercle de Ségou se produiront, durant cinq jours, à travers des pièces de théâtre, danses traditionnelles, des solos de chant et ensembles instrumentaux « pour magnifier l’unité nationale, faire barrière à la division, lancer des messages de portée éducative mais, surtout, toucher du doigt les maux qui rongent notre société. » Placée sous le signe de l’année de la Culture décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, à travers le projet « Culture Mali 2025 », la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 a pour objectif global de faire de la culture un levier de transformation sociale et économique repositionnant le Mali comme une référence culturelle mondiale, tout en revitalisant son patrimoine culturel dans une dynamique de renaissance culturelle. Culture Mali 2025 permettra, notamment, de mettre en avant les territoires, les talents, les savoirs locaux pour stimuler un nouvel âge d’or de la culture malienne, de renforcer la promotion et la revitalisation du patrimoine culturel, matériel et immatériel en lien avec les légitimités traditionnelles, de promouvoir la renaissance culturelle, de mobiliser l’ensemble des acteurs, aussi bien de l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, pour faire rayonner à nouveau le Mali sur la scène internationale. Dans cette perceptive, le préfet Diarra, dans son discours a, tout d’abord, adressé ses remerciements aux autorités de la Transition pour l’initiative de faire participer le niveau local. Il a, ensuite, salué l’engagement collectif qui a permis l’organisation de ce rendez-vous local, en dépit des aléas d’une année singulièrement difficile. « Cette phase locale est le fruit d’un travail collectif, d’une passion partagée et d’une volonté de mettre en lumière la richesse et la diversité de notre scène artistique », a-t-il dit. Le préfet Diarra a insisté sur l’importance de la Biennale, un espace de rencontre et de dialogue : « C’est l’occasion de découvrir de nouveaux talents, d’échanger avec des professionnels du monde de l’art et de partager nos impressions et nos émotions avec le public. Nous sommes convaincus que cette manifestation culturelle contribuera à renforcer les liens entre les artistes, les acteurs culturels et le public, et à susciter un intérêt renouvelé pour la création artistique » a-t-il dit. Daouda Diarra a remercié les artistes, les maires, les partenaires et les bénévoles qui ont rendu possible la réalisation de cette phase locale. Dans son allocution de bienvenue, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, a souligné que la Biennale « bien plus qu’un événement est un espace d’expression identitaire, une vitrine du génie créatif de la jeunesse. » « La Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 renoue, dans son parcours, avec la phase locale auparavant appelée Semaine locale, moment que nous gardons en souvenir et qui contribue, au-delà de son caractère d’émulation festive entre les communes, à promouvoir la paix et la cohésion sociale dans notre Cercle connu pour sa notoriété dans le domaine de l’art et de la culture », a-t-il dit. Il a salué le leadership managérial et l’engagement du préfet du Cercle de Ségou, également président de la Commission d’organisation, et exhorté les collectivités territoriales « à accompagner, soutenir et encourager cette dynamique, afin que Ségou continue de jouer son rôle de capitale culturelle du Mali. » ADS/MD (AMAP)
Office de protection des végétaux : Premier atelier national d’évaluation des capacités phytosanitaires du Mali
Bamako, 22 juillet (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siémon Kéléma, a présidé, ce mardi 22 juillet, les travaux de l’atelier national d’évaluation des capacités phytosanitaires de l’Office de protection des végétaux (OPV) dont l’objectif est de procéder au renforcement des capacités techniques et opérationnelles des structures du secteur du Développement rural. Selon le directeur général de l’OPV, Halidou Mohomodou, cet atelier est un premier du genre dont le processus est constitué de trois ateliers nationaux » pour faire le diagnostic, planifier des actions afin de lever les insuffisances et évaluer l’ensemble du processus et adopter les documents finaux qui vont en sortir. Le ministre de l’Agriculture a indiqué que « la santé des végétaux et du sol est essentielle pour la sécurité alimentaire, le commerce international et la biodiversité ». M. Kéléma a rappelé que « la Loi d’orientation agricole prône la politique de développement des productions végétales au Mali dont l’objet est d’accroitre la production et la productivité par la modernisation des exploitations agricoles, en fonction des systèmes de production et des potentialités agro écologiques des différentes zones ». « Cette politique est axée sur l’intensification, la diversification, la maîtrise de l’eau, la gestion durable de la fertilité des sols et l’approvisionnement correct et régulier du marché », a dit le ministre. « Les organismes nuisibles aux végétaux, a-t-il dit, ont des impacts dévastateurs sur les cultures, entraînant des pertes économiques et des problèmes de sécurité alimentaire. La protection des végétaux est, donc, un enjeu majeur pour le développement durable. » « Il est important d’améliorer continuellement notre système phytosanitaire afin de prévenir l’introduction et la propagation de nuisibles des cultures », a fait savoir le ministre Kéléma. « L’évaluation des capacités phytosanitaires est un outil essentiel pour aider les pays à identifier leurs forces et leurs faiblesses en matière de protection des végétaux », a expliqué Daniel Siémon Kéléma. Selon lui, « cette évaluation permet de bien cerner les systèmes de surveillance, de contrôle, de diagnostic et de lutte contre les organismes nuisibles ». « Ce processus d’évaluation est composé de plusieurs phases, avec un large éventail d’avantages, pour aider le pays à évaluer ses capacités phytosanitaires. Et, va permettre à l’OPV de mettre en œuvre un plan souverain sur la manière dont il souhaite combler les lacunes identifiées pour améliorer la sécurité alimentaire et le commerce international de nos végétaux et produits végétaux », a fait savoir le ministre de l’Agriculture. Le représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et de l’agriculture (FAO), Adama Yaya Diarra, a exprimé sa satisfaction à l’endroit des autorités du Mali, en particulier le ministère de l’Agriculture, « pour leur engagement soutenu en faveur du renforcement du système phytosanitaire du Mali ainsi que pour l’organisation de cet atelier d’importance stratégique. » ST/MD (AMAP)
Forces armées maliennes : 900 nouvelles recrues en formation commune de base au camp militaire de Bougouni
Bougouni, 22 juil (AMAP) Quelque 900 nouvelles recrues sont entrées en Formation commune de base, mardi, au camp militaire de Bougouni (Sud) qui accueille, pour la première fois, un centre de formation, a constaté l’AMAP La formation, qui débute ce 22 juillet 2025, dure 6 mois dont 3 en phase Centre d’instruction (CI) et 3 autres en phase professionnelle. Les nouvelles recrues regroupées au stade Sakoro Mery Diakité de Bougouni, tôt ce mardi matin comptent pour l’Armée de terre, la Gendarmerie, la Garde nationale et le Génie militaire. Elles sont venues de Bamako, Sikasso, Koutiala et Bougouni pour leur formation de commune de base au camp militaire de Bougouni. Ces recrutements pour les Forces armées maliennes (FAMa) répondent à une volonté des autorités de renforcer les forces pour faire face aux défis sécuritaires. BHT/MD (AMAP) .
Mali : Remise officielle de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation
Bamako, 22 juil (AMAP) Le projet final de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation a été officiellement remis, ce mardi 22 juillet, au Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, lors d’une cérémonie au Centre international de conférences de Bamako (CICB) « La cérémonie de remise officielle du projet final de la Charte a été un moment crucial, mais pas le dernier dans l’appropriation nationale du processus de paix et de réconciliation », a déclaré Ousmane Issoufi Maiga, président du Comité de pilotage du dialogue inter-malien. Initié en février 2024 au palais de la présidence Koulouba, le processus a mobilisé les forces vives du Mali à travers le pays et sur les cinq continents, impliquant missions diplomatiques, gouvernements régionaux et universités. Le Centre international de Conférences de Bamako (CICB), proposé pour être renommé Centre international de la Paix, a été un lieu clé de ces consultations. Le document, fruit de mois de recherches, débats et introspections sur l’histoire et la culture maliennes, comporte 16 titres, 39 chapitres et 106 articles. « La Charte est présentée comme incarnant « une vision d’un Mali souverain, réconcilié et tolérant, reposant sur des principes démocratiques, l’État de droit, la justice sociale et la bonne gouvernance. » Elle promeut des valeurs comme le dialogue, le pardon, la solidarité, l’hospitalité et le patriotisme, tout en prônant des mécanismes endogènes de résolution des conflits. « La première phrase du préambule de la Charte souligne la fierté du peuple malien d’être l’héritier d’une histoire millénaire », a fait noter M. Maiga. Le président de la Transition, Assimi Goita, a souligné « la volonté d’aller vers une nation réconciliée et tournée vers le développement ». Il a salué la contribution des forces de défense et de sécurité dans la stabilisation du pays, face aux défis géopolitiques et aux menaces contre la souveraineté. La Charte vise à renforcer la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le vivre-ensemble, tout en promouvant une jeunesse consciente et engagée. Malgré les défis politiques, économiques, sociaux et environnementaux, ce document aspire à guider le Mali vers une société juste, équitable et débarrassée des discriminations. Une profonde gratitude a été exprimée aux équipes ayant contribué à sa rédaction, pour leur expertise et leur persévérance. « Des décisions courageuses au sommet de l’État et des sacrifices à tous les niveaux seront nécessaires pour sa mise en œuvre », a dit M. Maiga. La Charte se veut un socle pour les politiques publiques et un guide pour les institutions, les autorités traditionnelles, la société civile et chaque citoyen, dans la quête d’un Mali uni et apaisé. OS/MD (AMAP)

