Gao : Tenue de la 1ère session de la chambre criminelle

 Gao, 5 octobre (AMAP) La première session de l’audience inaugurale de la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Gao s’est ouverte ce lundi, 5 octobre 2026 sous la présidence du gouverneur de la région de Gao, le Général de division, Moussa Moriba Traoré, en présence du directeur national de l’administration de la justice, Djibrilla Maiga, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture a eu lieu dans la grande salle de conférence du gouvernorat de Gao en présence des membres de la chambre criminelle du TGI de Gao notamment le  Procureurde la République près du tribunal de Grande instance de Gao, Mahamadou Coulibaly, du président du tribunal de Grande instance de Gao, Gaoussou Sanogo et du représentant du bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Mamadou  Camara. Cette session inaugurale de la chambre criminelle du TIG de Gao jugera 18 dossiers  inscrits au rôle dont 9 affaires criminelles, 2 affaires d’assassinat, 1 affaire de meurtre, 2 affaires de coups mortels, 1 affaire de viol et 3 affaires de pédophilie. Cette session de la chambre criminelle dont la derrière date des années 1994 a enregistré la présence de plusieurs personnalités administratives, coutumières de la région dont les représentants des ordres professionnels de la justice, des officiers et agents de police judiciaire, les greffiers et secrétaires de greffes. Le procureur de la République près du TGI de Gao, Mahamadou Coulibaly, dans sa présentation réquisitoire dira que cette audience s’inscrit parfaitement à l’évolution de notre appareil judiciaire. Selon lui depuis plusieurs décennies les affaires criminelles étaient jugées par les cours d’assises mais avec des reformes intervenues au cours de l’année 2024 ce qui a profondément révolutionné notre juridiction. Pour lui, cette reforme a permis de rapprocher la justice des justiciables. Le directeur national de l’administration de la justice, Djibrilla Maiga indiquera que cette session inaugurale de la chambre criminelle du TIG de Gao est très symbolique car  depuis les reformes constitutionnelles sur le code pénal et le code de la procédure pénale de 2023, c’est la première fois qu’une session de la chambre criminelle se tient dans la région de Gao. Il a aussi rappelé que les chambres criminelles ont remplacées les cours d’assises et chaque année les cours d’assises se tiennent. Selon lui, avec cette reforme, la justice se rapproche des justiciables en même temps les coûts de la justice seront réduits. Selon lui, auparavant un citoyen de Gao est obligé d’aller à la cour d’appel de Mopti pour juger ses affaires et cela peut prendre quatre ans avec les différents reports. « Cette fois-ci avec les reformes, chaque six mois, le tribunal de grande instance de Gao peut organiser les audiences de la chambre criminelle pour juger les affaires. Avant un détenu peut faire trois ans voire quatre sans être jugé donc, il est très important de rapprocher la justice aux citoyens et de donner confiance aux citoyens et cela respecte le droit de la défense et du citoyen tout court. Maintenant tous les citoyens auront la chance d’assister à une audience criminelle » a précisé le directeur national de l’administration de la justice, Djibrilla Maiga. Les audiences de la chambre criminelle se poursuivent dans la salle d’audience du tribunal de grande instance de Gao. AT/KM (AMAP)

Macina : révision annuelle des listes électorales

Macina, 5 octobre (AMAP) Les travaux de la révision annuelle des listes électorales ont officiellement commencé dans le cercle de Macina le 1er Octobre, comme partout au Mali, a constaté l’AMAP. Son lancement a eu lieu en présence des acteurs chargés de la révision, des membres des autorités indépendantes de gestion des élections (AIGE). Pour la commune de Macina, elle a débuté dans un bureau de la préfecture. Toutes les communes du cercle ont reçu les documents et le travail consiste à actualiser la liste électorale en procédant aux nouvelles inscriptions, aux radiations, aux transferts. Pour la mobilisation, les autorités locales sont invitées à jouer leurs rôles pour sa réussite. La durée de cette révision est de 3 mois jusqu’en fin Décembre 2026.  DG/KM (AMAP)  

Macina : Rencontre entre Médecins sans Frontières et les Autorités locales sur la situation des PDI

Macina, 5 octobre (AMAP) Une rencontre entre Médecin sans Frontières et les autorités locales, s’est déroulée ce lundi à Macina, sous la présidence de l’adjoint du maire, Mamadou Almamy Tangara, a constaté l’AMAP. C’était en présence de l’une des adjointes du maire, Oumou Ballo et du Chef de service du développement local et de l’économie solidaire par intérim, Moussa Kiré. L’objectif de la rencontre est de s’enquérir des besoins et préoccupations des populations déplacées internes (P.D.I), suite aux attaques perpétrées contre les villages de Kelle, Souleye, Touara. Après les formalités d’accueil, le porte -parole de la mission, M. Keita a évoqué l’objectif de la visite des membres de sa structure. A noter que médecin sans frontières (MSF) évolue déjà dans le domaine sanitaire au Centre de santé de référence (C.S.Ref) et au centre de santé communautaire (CSCOM) de Macina. Aujourd’hui après les attaques terroristes perpétrées ayant causé de nombreux déplacements vers Macina, médecin sans frontières veut avoir des détails sur les populations déplacées internes (PDI), connaître leur nombre, leurs sites, les partenaires ayant apporté leurs assistances et sur quoi ont porté leurs assistances, autant de questions pour mieux orienter leurs assistantes. Enfin MSF envisage dans le temps la présence d’une équipe mobile à Macina pendant 3 mois. Le maire adjoint Mamadou Almamy Tangara s’est réjoui de leurs déclarations. Dans son intervention, il a donné des précisions sur les assistances apportées par les communautés, les services techniques et les personnes de bonne volonté. Quant au chef service de développement local et de l’économie solidaire par intérim, Moussa Kire, il a précisé les aspects réglementaires pour bénéficier l’assistance humanitaire et donné des détails sur le nombre de P.I enregistré depuis Janvier 2026 jusqu’à maintenant, les assistances apportées compte tenu de l’absence de partenaires, les besoins sont toujours là. La rencontre a pris fin par la détermination des besoins et préoccupations urgentes à savoir la prise en charge médicale des PDI, des besoins d’habillement surtout en période hivernale, des besoins en kits alimentaires, des besoins en point d’eau, de l’hygiène, un appui psycho-social et des besoins en tentes pour les écoles en surcharge. DG/KM (AMAP)

Tenenkou : des concertations locales pour la modernisation des filières élevage, pêche et aquaculture

Tenenkou, 5 octobre (AMAP) Les concertations locales des États généraux de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture ont démarré lundi à Tenenkou, sous la présidence du deuxième adjoint au préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, a constaté l’AMAP. La rencontre, tenue dans la salle de réunion du Centre de santé de référence (CSRef) de Tenenkou, a réuni le deuxième adjoint au maire de la commune urbaine, Soumaïla Bocar Coulibaly, des élus locaux, des représentants des services techniques, des forces de défense et de sécurité ainsi que des organisations professionnelles paysannes. Ces concertations visent à établir un état des lieux des secteurs de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture, à identifier les progrès réalisés, les faiblesses et les contraintes structurelles qui entravent leur développement. Elles doivent également permettre de formuler des recommandations réalistes, durables et résilientes en vue de la modernisation des filières. Dans son discours d’ouverture, le représentant du chef de l’exécutif local a souligné que cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale de réflexion sur le développement durable de ces secteurs, essentiels à l’économie et à la sécurité alimentaire. Il a appelé les participants à approfondir les échanges afin de dégager une vision partagée du développement durable et compétitif du sous-secteur pour les vingt prochaines années. Durant deux jours, les participants procéderont au diagnostic de la situation locale, identifieront les principaux défis, les potentialités insuffisamment valorisées et les réformes prioritaires, tout en recensant les investissements structurants nécessaires. Ils formuleront, à l’issue des travaux, des recommandations pour améliorer les performances de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture dans la région. AS/CMT (AMAP)

Dioïla : le gouverneur rend visite aux parents de quadruplés

Dioïla, 5 octobre (AMAP) Le gouverneur de la Région de Dioïla, le Général de division Kèba Sangaré, a rendu visite, lundi, au Centre de santé de référence (CSRéf) de Dioïla, au couple Fousseyni Sidibé et Safiatou Konaté, qui a donné naissance à des quadruplés, une fille et trois garçons, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2026, vers 22 heures. Au nom des autorités du Mali, le gouverneur a remis aux parents des sacs de riz, des couches pour enfants et une enveloppe. Il a salué les efforts du personnel sanitaire ayant contribué à la prise en charge de la mère et des nouveau-nés, avant de formuler des vœux de santé, de longévité et de bonheur pour les enfants. Âgée d’une trentaine d’années, Safiatou Konaté est à sa quatrième maternité. Le père des quadruplés, Fousseyni Sidibé, a indiqué que l’un des garçons portera le nom du Général d’armée Assimi Goïta et un autre celui du gouverneur de Dioïla, le Général de division Kèba Sangaré. Selon lui, ce choix vise à reconnaître les valeurs et l’engagement de ces deux personnalités aux côtés des populations. Avant cette visite, le gouverneur avait présidé la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs au gouvernorat de Dioïla, conformément aux orientations des plus hautes autorités du pays. La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du cabinet du gouverneur, des directeurs régionaux ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité. Cette montée des couleurs vise à renforcer l’esprit patriotique et le sentiment d’appartenance nationale. DF/CMT  (AMAP)

Macina : Une forte pluie arrose plusieurs localités du cercle

Macina, 5 octobre (AMAP) Une forte pluie s’est abattue dans le cercle de Macina, ce matin dans les environs de 2H du matin, mettant ainsi fin aux inquiétudes des paysans qui avaient perdu tout espoir pour une bonne campagne agricole, a constaté l’AMAP. Selon les techniciens, cette pluviométrie affiche les 23 mm. Cette pluie vient à un moment où les plantes ont le plus besoin surtout à ce stade de la reproduction, de l’épiaison.  L’espoir renaît sur une récolte à hauteur de souhait et selon les prévisions météorologiques, il n’y a plus à s’inquiéter. DG /KM (AMAP)

Bougouni : Tenue de la 22ᵉ Convention locale 2026 de la Jeune Chambre Internationale JCI

Bougouni, 5 octobre (AMAP) La salle de réunion de la préfecture de Bougouni a abrité le samedi 3 octobre 2026, une convention locale de la Jeune Chambre Internationale JCI Bougouni du mandat 2026, sous la présidence du premier adjoint au préfet, Makan Bougoudogo, a constaté l’AMAP. C’était en présence des autorités administratives et politiques, du vice-président Exécutif National, le sénateur Issa Fily Konaté assigné aux Zones 2 et 3, de plusieurs anciens Sénateurs et Past-Présidents de la JCI Bougouni, des légitimités traditionnelles et des associations de jeunes. Cette convention locale de la JCI locale Bougouni n’est pas seulement une rencontre statutaire, mais un moment important de la vie de cette organisation juvénile de Bougouni créée il y’a plus de deux décennies au sein du réseau de la Jeune Chambre Internationale (JCI) au Mali. Derrière un bilan de ces 77% de réalisations de cette 22ᵉ Convention Locale, il y a surtout des femmes et des hommes qui ont accepté de servir, d’identifier les difficultés rencontrer et de tirer les enseignements nécessaires et surtout de définir de nouvelles orientations pour les années à venir Des réalisations témoignent de leur volonté de contribuer au développement de notre communauté à travers les domaines qui font la richesse du mouvement à savoir le leadership, la citoyenneté active, l’entrepreneuriat, la formation, la solidarité, l’environnement, la cohésion sociale et le développement de la jeunesse. Dans son intervention, le Président de la JCI locale Bougouni Amidou Samaké a résumé le mandat 2026 en un seul mot à savoir : Engagement qui  nous a permis de donner de de notre temps, votre énergie, de nos compétences et parfois même nos propres ressources en répondant présents malgré les contraintes professionnelles son cher VPE, qui a porté une grande partie de la charge opérationnelle de ce mandat. Cela au vu des conseils, encouragements et toute sa disponibilité qui ont contribué à nous aider à avancer. Toute chose qui nous permet d’adressons une mention particulière au Conseil Régional de la Jeunesse et au Conseil Communal de la Jeunesse de Bougouni pour leur disponibilité et leur collaboration constante. Pour le vice-président Exécutif National, le sénateur Issa Fily Konaté assigné aux Zones 2 et 3, le leadership consiste à avoir le courage de servir et de donner le meilleur de soi-même afin que les autres puissent aller plus loin. Pour cela poursuit-il, la JCI Bougouni a fait ici à Bougouni exactement ce que le Président National Mahamadou Sidibé et tout le Comité Directeur National attendent en nous notamment mettre le mandat National en chair et en os dans nos communautés. Il a ensuite adressé ses sincères remerciements aux autorités administratives, politiques, religieuses et coutumières, dont le soutien constant et la confiance renouvelée honorent et renforcent l’action des organisations locales de la Jeune Chambre Internationale Mali. L’autre temps fort de cette convention a été l’intronisation des nouveaux membres de la JCI locale Bougouni avec le rappelle de leurs missions assignées de véritables gardiens de la vision et des valeurs de la JCI. Ils sont les piliers des organisations locales, dont le dynamisme, la solidarité et le sens du service incarnent chaque jour la mission de la Jeune Chambre. Après des conseils adressés aux nouveaux membres, le Sénateur Mahamoudou Touré, haut patron du mandat 2026 de la JCI locale Bougouni, promoteur et PDG de la société Générale Solaire Distribution a offert neuf (9) lampes solaires à la Police Nationale de Bougouni pour l’accompagner dans sa mission régalienne. Elles ont été réceptionnées par le premier adjoint au préfet pour leur mise à disposition. Dans son discours au nom du préfet, son premier adjoint Makan Bougoudogo a rappelé que la Jeune Chambre est une organisation qui offre à la jeunesse un cadre d’apprentissage, de formation et d’exercice du leadership. Ainsi à travers ses différentes activités, elle permet aux jeunes de développer leur compétence, de prendre des responsabilités et de contribuer activement au développement de leur communauté. C’est fort de tout cela que la tenue régulière de cette convention témoigne de la vitalité de leur organisation et de leur attachement aux principes de responsabilité et de continuité. « Le développement de notre pays repose en grande partie sur une jeunesse consciente, responsable, formée et capable de prendre des initiatives. Votre engagement au sein de la JCI constitue une véritable école de leadership. Les compétences que vous y développer peuvent être mises au service de votre communauté, de vos familles, de vos professions et plus largement de la Nation. L’administration territoriale reste attentive aux initiatives des organisations de jeunesse qui contribuent à la sensibilisation citoyenne, à l’éducation, à la protection de l’environnement, à la promotion de la paix, à la solidarité et au développement. » dixit, le premier adjoint au préfet. Il a enfin souhaité que cette convention soit un moment de dialogue constructif, de cohésion et de transmission entre les générations de membre. BHT/KM (AMAP)

Vente de pastèque à Bamako : un commerce juteux confronté aux défis de production et de conservation

Bamako, 4 octobre (AMAP) Il est environ 9 heures, ce dimanche 4 octobre 2026, au petit marché de la pastèque de Yirimadio, en Commune VI du district de Bamako. Dès les premières heures de la matinée, l’endroit est déjà animé. Des camions et tricycles, chargés de pastèques arrivent et repartent, tandis que grossistes, détaillants et vendeurs ambulants se disputent les clients. Dans les allées, les fruits aux formes et aux calibres variés s’entassent à même le sol. Ici, chacun cherche à tirer son épingle du jeu. Les grossistes négocient avec les producteurs, les détaillants choisissent les fruits destinés à leurs étals et les petits vendeurs chargent leurs pousse-pousse pour sillonner les quartiers de la capitale. Très prisée par une grande partie de la population, particulièrement en période de chaleur, la pastèque est aujourd’hui présente dans plusieurs marchés et quartiers de Bamako. Derrière ce commerce, se trouve toute une chaîne d’acteurs, des producteurs aux vendeurs ambulants, en passant par les transporteurs et les grossistes. Une culture confrontée au manque de pluie et aux difficultés d’accès aux intrants Producteur et grossiste de pastèques, Makan Traoré connaît bien les réalités de cette activité. Selon lui, la rareté des pluies constitue l’une des principales difficultés rencontrées cette année par les producteurs, à laquelle s’ajoutent les problèmes d’accès aux intrants agricoles. « Cette année, la première difficulté rencontrée dans la culture de la pastèque, c’est la rareté des pluies. Ensuite, il y a les problèmes liés à l’acquisition des intrants. Sans les engrais chimiques, ce fruit ne peut pas bien se développer », explique-t-il. Le producteur indique que le prix des engrais représente une charge importante pour les exploitants. « Nous avons payé le sac d’engrais à plus de 35 000 FCFA, voire davantage », précise-t-il. Pour Makan Traoré, la culture de la pastèque contribue de manière importante aux revenus des producteurs et à l’économie locale. Il estime que, dans certaines zones, cette activité procure des revenus qui poussent des agriculteurs à délaisser progressivement certaines cultures traditionnelles. « Ce que la culture de la pastèque apporte, beaucoup de spéculation ne l’apportent pas de nos jours dans certaines localités du pays et sa production est plus simple. Nous avons introduit sa culture chez d’autres paysans qui, aujourd’hui, souhaitent abandonner certaines cultures qu’ils pratiquaient auparavant », souligne-t-il. Des pertes importantes après la récolte Si la production de la pastèque constitue une source de revenus pour de nombreux acteurs, sa commercialisation reste confrontée à un problème majeur à savoir la conservation du fruit. Une partie importante de la production se détériore avant même d’atteindre les consommateurs. À Yirimadio, certaines pastèques restent plusieurs heures, voire plusieurs jours, exposées au soleil, dans des conditions peu favorables à leur conservation. Makan Traoré déplore notamment les difficultés de transport depuis les zones de production. « Elle est cultivée dans des zones où l’acheminement est difficile. Les conditions sont compliquées pour l’acheminer jusqu’à Bamako. C’est ce qui explique parfois la cherté du produit », fait-il savoir. Favoriser la transformation du fruit Pour réduire les pertes et mieux valoriser la production, il appelle les pouvoirs publics à favoriser la transformation du fruit. « L’État doit mettre en place une usine de transformation pour encourager les producteurs de pastèque », propose-t-il. Cette question de la conservation préoccupe également Aboubacar Doumbia, grossiste en pastèques depuis plus de trente ans. Il constate que le produit, autrefois principalement acheminé de Ségou, provient désormais de plusieurs localités du pays. « Au début, il y avait beaucoup de difficultés, mais actuellement les choses s’améliorent. Aujourd’hui, la pastèque provient de presque toutes les localités du pays. Avant, elle venait surtout de Ségou », explique-t-il. Variation des prix et souvent des pertes considérables Sur le marché de Yirimadio, les prix de gros varient actuellement, selon le calibre et la qualité, entre 850, 1 250 et 1 500 FCFA. Mais derrière ces transactions, les pertes sont parfois considérables. « Même ce matin, nous avons déchargé un petit camion dans lequel il y avait plus de trois chargements de moto-tricycles de pastèques devenues inconsommables. On perd beaucoup de pastèques », regrette le grossiste. Ces pertes ont des conséquences directes sur les revenus des commerçants. Les fruits abîmés ou pourris doivent être retirés de la vente, alors que leur achat, leur transport et leur manutention ont déjà été payés. Le transport, un autre facteur de la hausse des prix Pour Yacouba Wari, producteur de pastèques à Baraouli, les difficultés ne s’arrêtent pas à la conservation. La commercialisation est également devenue plus compliquée. « J’apporte de la pastèque à Bamako, mais actuellement, il y a des difficultés dans la vente. Nous sommes parfois obligés de vendre à des prix très bas, qui ne nous permettent pas de réaliser suffisamment de bénéfices », explique-t-il. Le producteur met également en cause l’augmentation du coût du transport. « Avant, un camion de dix tonnes faisait le voyage pour 100 000 à 150 000 FCFA. Aujourd’hui, le même camion coûte entre 400 000 et 500 000 FCFA. Cela a forcément un impact sur le prix payé par les consommateurs », affirme-t-il. Ainsi, entre le coût des intrants, le transport, les pertes liées à la conservation et les difficultés de commercialisation, le prix final de la pastèque est soumis à plusieurs facteurs. Des détaillants qui tentent de préserver leur marge Au bout de la chaîne, les détaillants doivent également composer avec ces contraintes. Assitan Sacko, vendeuse de pastèques depuis plus de vingt ans, quitte quotidiennement Sugunicoura pour venir s’approvisionner au marché de Yirimadio. « Nous sommes des détaillants. Sur chaque pastèque, nous gagnons environ 250 FCFA. Lorsque nous achetons une pastèque à 1 250 FCFA, nous la revendons à 1 500 FCFA », explique-t-elle. À cette marge s’ajoutent les frais de transport. « Le transport de Yirimadio à Sugunicoura nous coûte 50 FCFA », précise la commerçante. Le pousse-pousse, dernier maillon de la chaîne Dans les quartiers de Bamako, la pastèque arrive ensuite au consommateur grâce à une multitude de petits vendeurs ambulants. Yacouba Traoré, originaire de la région de

Koulikoro : La CANAM sensibilise les entreprises et les structures publiques à l’AMO et au RAMU

Koulikoro, 4 octobre (AMAP) Une équipe de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM) a séjourné dans la région de Koulikoro du 21 au 25 septembre 2026, dans le cadre de la campagne périodique d’affiliation et de contrôle d’immatriculation auprès des entreprises publiques et privées au titre du premier semestre 2026, a appris l’AMAP de la CANAM. La mission comprenait des agents de la Direction de l’Appui aux Organismes Gestionnaires Délégués, de la Direction de l’Organisation et du Contrôle de la Qualité des Soins, ainsi que du Service Communication et Relations Publiques. L’objectif  des rencontres était de rappeler l’importance de l’immatriculation à l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) et en expliquer concrètement les avantages. Les membres de la délégation ont rencontré les responsables et les agents de plusieurs structures  à savoir la mairie de la commune urbaine, des centres de santé, l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) et des unités industrielles. Partout, Les équipes de la CANAM ont également consacré un temps d’échange au Régime d’Assurance Maladie Universel (RAMU), une ambition nationale qui vise à étendre la protection sanitaire à l’ensemble de la population. Les interlocuteurs ont ainsi pu comprendre comment l’AMO s’inscrit dans cette dynamique et pourquoi l’immatriculation de chaque travailleur contribue à bâtir une couverture maladie pour tous. Ces échanges ont permis d’édifier les participants sur les obligations de l’employeur, les droits des assurés et de leurs ayants droit, ainsi que sur les modalités pratiques de l’affiliation. Les agents de la CANAM ont répondu aux préoccupations soulevées sur place, dissipant des zones d’ombre et corrigeant certaines idées reçues sur le fonctionnement du régime. Enfin, sur ce déplacement, un constat s’impose notamment l’adhésion progressive avec l’information. En allant au plus près des employeurs et des travailleurs, la CANAM réaffirme son engagement en faveur d’une couverture maladie accessible à tous et d’un système solidaire, au service de la santé des Maliennes et des Maliens. KM (AMAP)

Koutiala : des positions de groupes armés terroristes ciblées et frappées par les FAMa

Bamako, 04 octobre (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont ciblé et frappé, samedi 3 octobre 2026, plusieurs points de retranchement de groupes armés terroristes, situés à environ 40 kilomètres au sud de Koutiala, indique un communiqué de l’État-Major Général des Armées. Selon la même source, l’exploitation de renseignements précis a permis de localiser plusieurs positions abritant des groupes armés terroristes ainsi que des matériels de guerre, notamment de nombreux véhicules armés. Après confirmation des informations recueillies et évaluation de la situation, les positions identifiées ont été ciblées et frappées avec précision, précise le communiqué. L’État-Major Général des Armées indique que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans le secteur afin d’évaluer les effets des frappes, d’établir un bilan consolidé et de rechercher puis neutraliser toute menace résiduelle. L’État-Major Général des Armées réaffirme, par ailleurs, la détermination des FAMa à poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national avec « rigueur, professionnalisme et engagement ». Il invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. MMD/KM (AMAP)