À Diéma, le correspondant de l’AMAP honoré parmi une centaine d’acteurs locaux

Diéma, 7 fév (AMAP) – Le Conseil communal de la jeunesse de Diéma a remis samedi des attestations de reconnaissance à une centaine de personnes, issues des secteurs public et privé, parmi lesquelles le correspondant local de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), Ouka Ba. L’événement, qui a rassemblé une foule importante dans la salle des spectacles et était présidé par le préfet, visait à honorer des citoyens qualifiés de « bons patriotes » pour leurs contributions au bien-être communautaire et à stimuler davantage d’efforts. Le président du Conseil, Aboubakary Diombana, a expliqué la démarche et profité de la tribune pour lancer un appel aux autorités nationales. Il a déclaré : « J’exhorte les plus hautes Autorités du pays, à créer plus d’emplois et d’opportunités pour les jeunes afin de freiner, du moins de réduire drastiquement le flux migratoire, qui occasionne la fuite des bras valides dans le Kaarta. » Les autorités locales présentes, dont le préfet Hamadou Yacouba Diallo et un représentant du maire, ont salué cette initiative et réitéré leur soutien au Conseil de la jeunesse. Le préfet a lui-même reçu une attestation et a invité l’organe à « s’assumer véritablement » et à se mettre « à l’écoute des sages ». OB/OS(AMAP)
Le Mali et ses partenaires lancent de nouveaux programmes de réintégration pour les migrants de retour à Kayes

Kayes, 8 fév (AMAP) – Une délégation du ministère des Maliens Établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine a effectué une visite de quatre jours dans la région de Kayes, remettant des kits de réinsertion à des migrants de retour et lançant une nouvelle formation, dans le cadre d’une politique visant à créer des alternatives locales à la migration irrégulière. La mission, conduite par le colonel-major Adama Tounkara du 5 au 8 février, a officiellement remis jeudi des kits professionnels à 15 jeunes migrants de retour, dont 14 commerçants et 1 tailleur, et les clés d’un forage au village de Khabou-Gadiaga pour son accueil des migrants expulsés de Mauritanie. Vendredi, les autorités ont lancé une nouvelle cohorte de 45 bénéficiaires pour des formations en énergies renouvelables et agriculture durable à l’Atelier École de Kayes. Une représentante de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a déclaré que ce lancement constituait « le troisième pilier d’une dynamique commune visant à renforcer l’autonomisation des jeunes, proposer des alternatives viables à la migration irrégulière et soutenir les efforts nationaux d’insertion professionnelle des jeunes ». La délégation a rappelé l’ampleur des flux. Depuis 2022, plus de 23 000 Maliens sont rentrés volontairement via un programme soutenu par l’Union européenne et l’OIM, et plus de 13 900 migrants (dont 2 180 femmes) ont bénéficié de programmes de réintégration axés sur l’accompagnement psychosocial et l’entrepreneuriat. Le gouverneur de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a exhorté les bénéficiaires à tirer profit de cette aide, affirmant : « Il faut faire fructifier les dons et soyez des modèles pour ouvrir la voie à d’autres opportunités. » La mission s’est également conclue par la relance du Cadre de concertation de Kayes sur la migration, où les participants ont évoqué des défis persistants comme le manque de moyens financiers et de suivi des jeunes formés. BMS/OS(AMAP)
Quatre hommes armés arrêtés après des coups de feu à Sincina, dans la région de Koutiala

Koutiala, 7 fév (AMAP) – Quatre hommes armés de pistolets ont été arrêtés vendredi par la police à Sincina, dans la région de Koutiala, après avoir ouvert le feu sur une villa, a appris l’AMAP auprès des services de sécurité. Les faits se sont produits vers 13 heures dans cette commune rurale. Les éléments du commissariat de Koutiala ont réussi à interpeller les suspects peu après l’incident. Contacté ce samedi matin pour plus de détails, le commissaire Attacher s’est refusé à tout commentaire. Il a déclaré : « [Le commissaire] ne donne pas d’information parce que pour lui les enquêtes sont en cours. » Les motivations de cette attaque à l’arme à feu et l’identité des interpellés n’ont donc pas été communiquées par les autorités policières à ce stade de l’enquête. ID/OS(AMAP)
Le tronçon Gao-Sévaré au Mali, un axe vital rongé par l’insécurité et la dégradation

Gao, 7 fév (AMAP) – Emprunter la route nationale 16 (RN16) entre Gao et Sévaré, axe vital reliant le nord et le sud du Mali, est devenu une épreuve périlleuse en raison d’une insécurité extrême et d’une dégradation avancée de la chaussée, selon le témoignage de voyageurs. Le trajet, qui peut désormais durer jusqu’à quatre jours au lieu de deux, expose les usagers à des risques constants. La portion Gao-Gossi-Hombori est particulièrement redoutée, où les voyageurs sont régulièrement victimes de rackets et de violences de la part d’éléments armés. Racket systématique et violence Les passagers sont fréquemment contraints de payer pour poursuivre leur route. « Les voyageurs sont régulièrement victimes de rackets, de violences physiques et de menaces armées. À plusieurs points de cette portion, ils sont contraints de verser une rançon pour continuer leur route », indique un témoignage. Les montants extorqués varieraient entre 5 000 et 15 000 francs CFA par personne. Dans les cas les plus graves, les individus sont entièrement dépouillés de leurs biens, battus, et parfois blessés par des tirs d’intimidation. Au danger sécuritaire s’ajoute l’état catastrophique de la seule route goudronnée de la région, dont le revêtement a disparu par endroits, obligeant à des déviations risquées. Dans les localités traversées comme Gossi, Hombori ou Douentza, les populations, décrites comme démoralisées, survivent dans un isolement partiel, compensant l’absence de réseau mobile par des connexions Wi-Fi payantes. Malgré ce chaos, le rôle des chauffeurs est salué pour leur sérénité, leur connaissance du terrain et leur capacité à éviter le pire, permettant à une forme de vie et de résilience de persister le long de cet axe. MHM/OS(AMAP)
Le gouverneur de Dioïla inspecte le chantier du nouvel hôpital régional

Dioila, 5 fév (AMAP) – La gouverneure de la région de Dioïla, Mme Mariam Coulibaly, a effectué jeudi une visite d’inspection sur le site de construction du nouvel hôpital régional, afin de vérifier le démarrage effectif des travaux. Accompagnée de membres de son cabinet, du maire de Kaladoudougou, du préfet et de responsables techniques et sécuritaires, l’exécutif régional s’est rendu sur le chantier, actuellement en phase d’implantation. L’objectif de la visite était de s’assurer du lancement des opérations, dont la durée prévue est de douze mois. À l’issue de la visite, la gouverneure a demandé aux différents intervenants de tout mettre en œuvre pour respecter le calendrier établi. Selon le communiqué, « l’exécutif régional a demandé aux différents intervenants de tout faire afin d’être dans le délai. » L’entreprise en charge du projet a affirmé pouvoir respecter le délai d’exécution contractuel, un engagement qui a été apprécié par la délégation officielle. DF/OS(AMAP)
Un village malien finance son développement grâce à une gestion communautaire de l’orpaillage

Kangaba, 5 fév (AMAP) – Le village de Salamalé, dans la commune rurale de Kaniogo, a présenté mercredi aux autorités une ambulance médicalisée achetée pour plus de 18 millions de FCFA, a rapporté la préfecture. Cet achat s’inscrit dans une série d’initiatives de développement entièrement financées par les ressources locales, principalement issues de l’exploitation artisanale de l’or. Les fonds proviennent d’un système de gestion communautaire des sites d’orpaillage. Le conseil de village a nommé des « Tombolomas » chargés d’une gestion transparente, dont les revenus alimentent un fonds villageois exclusivement dédié au développement local. Investissements dans les infrastructures clés Avant cette acquisition, les habitants avaient déjà procédé à la réfection complète de l’école et du centre de santé communautaire (CSCOM), et construit une mosquée sur leurs propres fonds. En 2025, avec l’appui technique des services des routes, le village a également lancé la construction d’un réseau de 43 km de routes le reliant à ses hameaux, pour un coût estimé à plus de 300 millions de FCFA. Les travaux de terrassement sont achevés à 90%. Le préfet du cercle de Kangaba a salué ces initiatives, les jugeant conformes aux principes des autorités de la Transition. Il a déclaré : « Le préfet a salué les initiatives des populations de Salamalé, qui sont conformes aux principes des autorités de la transition. Il a invité les autres localités à s’inspirer des initiatives de Salamalé. » Le médecin-chef du Centre de Santé de Référence (CSREF) a pour sa part souligné l’impact sanitaire de l’ambulance, estimant qu’elle « va réduire considérablement le coût des transports et permettra une prise en charge rapide des patients référés. » SD/OS(AMAP)
Une campagne pour promouvoir les racines locales des droits de l’homme lancée à Kangaba

Kangaba, 5 févr (AMAP) – Une campagne nationale de sensibilisation sur les « origines endogènes des droits de l’homme » a été officiellement lancée jeudi à Kangaba, sous l’égide de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et des autorités locales. L’objectif de cette campagne est de favoriser « l’appropriation communautaire des droits de l’homme » en valorisant leurs fondements locaux. Elle vise spécifiquement à diffuser des messages validés auprès des communautés, à renforcer la compréhension des liens entre droits humains et valeurs socioculturelles, et à promouvoir l’adhésion des leaders traditionnels et religieux. « Les droits de l’homme ne sont pas une importation » Lors de la cérémonie d’ouverture présidée par le préfet du cercle, Abou Dao, la présidente par intérim de la CNDH, Me Aïssata Foune Timbély, a insisté sur l’enracinement historique de ces principes. Elle a déclaré : « Les droits de l’homme ne sont pas étrangers à nos sociétés. Ils ne sont pas une importation. Ils ne sont pas une greffe. Ils sont aussi, et profondément, enracinés dans notre histoire, nos traditions, nos valeurs et nos institutions sociales. » Elle a cité en exemple la Charte de Kurukanfuga de l’Empire du Mali, qu’elle a présentée comme un texte ancien portant sur « la protection des personnes, la cohésion communautaire et la dignité humaine ». Dans son discours, le préfet Abou Dao a réaffirmé l’engagement de l’État malien à promouvoir les droits fondamentaux, tout en soulignant que cette mission nécessitait « l’implication de tous ». Il a appelé à une attention particulière envers les personnes vulnérables, précisant : « La sensibilisation doit accorder une attention particulière à la protection des personnes vulnérables, notamment les femmes, les enfants, les personnes vivant avec un handicap, les personnes âgées et toutes les catégories exposées à la discrimination ou à l’exclusion. » La cérémonie a rassemblé des chefs traditionnels, des leaders religieux, des associations de femmes et de jeunesse, des élus locaux, des enseignants et des défenseurs des droits de l’homme. SD/OS(AMAP)
Des kits professionnels remis à 15 migrants de retour dans la région de Kayes

Kayes, 6 fév (AMAP) – Les autorités maliennes ont remis jeudi des kits d’insertion professionnelle à 15 jeunes migrants de retour dans la région de Kayes, dans le cadre d’une initiative visant à favoriser leur réintégration socio-économique. La cérémonie de remise, présidée par le gouverneur de la région, le général de brigade Moussa Soumaré, s’est tenue au Centre d’Accueil et d’Orientation des Migrants de Kayes. Une délégation du ministère des Maliens Établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, conduite par le colonel-major Adama Tounkara, était présente, aux côtés de représentants de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Les bénéficiaires, 14 commerçants et 1 tailleur, ont reçu des équipements pour démarrer une activité. S’adressant aux récipiendaires, le gouverneur Soumaré a souligné l’importance de cette assistance. Il a déclaré : « Votre assistance est capitale car, elle nous aide à prendre en charge les migrants de retour. » Il les a invités à bien entretenir et fructifier ces kits afin de « conforter l’Etat et ses partenaires dans leurs initiatives salutaires ». Un forage pour un village frontalier accueillant Lors de la même visite, les autorités ont officiellement remis les clés d’un nouveau forage au village de Khabou, situé près de la frontière avec la Mauritanie. Ce village est reconnu pour son rôle dans l’accueil des migrants expulsés. Selon la délégation, ce projet répond à une promesse du ministre Mossa Ag Attaher, visant à améliorer l’accès à l’eau pour les populations locales et les migrants hébergés. Cette mission gouvernementale s’inscrit dans le cadre des activités d’accueil et d’assistance aux migrants de retour. Un jeune bénéficiaire, Mamadou Konaté, 25 ans, de retour d’Algérie, a exprimé l’espoir que ces équipements lui permettraient de « mener une vie descente ». La tournée de la délégation doit se poursuivre vendredi par le lancement d’une nouvelle cohorte de formation. BMS/OS(AMAP)
Les forces armées maliennes annoncent la neutralisation de dizaines de combattants près de Nioro du Sahel

Nioro du Sahel, 5 fév (AMAP) – Les Forces Armées Maliennes (FAMA) ont annoncé avoir « totalement anéanti » un groupe de combattants présumés terroristes lors d’un accrochage dans la nuit du 4 au 5 février dans la zone ouest de Nioro du Sahel, faisant état de « plusieurs dizaines » d’adversaires neutralisés. Selon un communiqué militaire, une patrouille mixte, agissant sur renseignement et conduite par le commandant d’armes de Nioro, le lieutenant-colonel Siaka Koumaré, est tombée sur le groupe « lourdement armé ». Les affrontements ont duré environ trois heures. Le bilan avancé fait également état de la récupération d’une dizaine de motos, ainsi que de la saisie d’armes et de munitions. Le lieutenant-colonel Siaka Koumaré a salué l’opération et réaffirmé la détermination des forces armées. Il a déclaré : « Les FAMA sont déterminés à continuer cette offensive jusqu’à la destruction totale du terrorisme dans la localité. » Le commandant a également souligné que le moral des troupes était « très bon », évoquant l’acquisition de « nouveaux engins et de nouveaux matériels de guerre ». Il a rendu hommage aux autorités militaires et aux soldats tombés au combat. Le lieutenant-colonel Koumaré a appelé à la vigilance et invité les populations « à avoir confiance à leur armée » dans le communiqué. Cette opération intervient dans le cadre des missions de sécurisation menées par les FAMA dans la région. MD/OS(AMAP)
Une semaine culturelle mianka se tient à Yorosso malgré le contexte sécuritaire

Yorosso, 5 fév 2026 (AMAP) – La quatrième édition de la Semaine nationale du Mamaala, célébrant la culture mianka, se tient actuellement à Yorosso sous le thème « Célébrons notre culture qui est un facteur de paix, de cohésion sociale et de développement durable ». Cet événement, organisé par le mouvement Ensemble pour le Mamaala (EPMA), rassemble pendant quatre jours la communauté Mamaala dans la région de Koutiala. Il se déroule dans un contexte sécuritaire national difficile, rendant notable sa tenue à Yorosso, localité située à plus de 500 kilomètres de la capitale Bamako. Le préfet de Yorosso, Djinè Moussa Diakité, a officiellement lancé les activités jeudi, en présence des responsables de l’EPMA et des autorités locales. Il a salué la mobilisation des forces de sécurité pour permettre cet événement. « La tenue de cette activité à Yorosso me donne tout l’honneur de remercier l’État malien et de montrer à la diaspora qu’il y a la sécurité dans mon cercle », a déclaré le préfet. Plusieurs centaines de participants, issus des 68 communes et 11 cercles ainsi que de la diaspora nationale, sont attendus. Pour le journaliste local Pierre Zonou, le choix de Yorosso est un signal fort. « Il serait inimaginable de penser à la tenue d’une telle activité, mais nous félicitons l’EPMA pour l’organisation de cette 4ᵉ édition à Yorosso », a-t-il estimé, ajoutant qu’aucun incident n’avait été enregistré depuis le début des festivités. Le programme inclut des prestations artistiques, des conférences-débats, des consultations médicales et des dons de médicaments. La communauté « Gana » est l’invitée d’honneur de cette édition. MMD/OS(AMAP)

