À Sougoubougou : Au rythme des travaux champêtres collectifs
Par Moussa M. DEMBELE Envoyé spécial Bamako, 15 oct (AMAP) Le trajet Bamako-Zantiguila prend plus d’une heure. Les bus, assurant la liaison entre la capitale et Ségou (Centre) ou d’autres localités dans cette partie centrale et septentrionale du Mali, ne respectent pas toujours le code de la route. Dépassements dans les virages, notamment au niveau de la forêt classée de Zantiguila, vitesse extrême… sont fréquents, Ce jeudi 21 août, ce n’est pas une odyssée matinale mais, un court voyage. En cette saison d’hivernage, la nature est splendide. La chaleur moins accablante. Le soleil plus doux quand notre équipe de reportage s’est rendue à Sougoubougou, un hameau situé du village de Korokoro, Commune de Zan Coulibaly, Cercle de Fana. Les fortes pluies enregistrées début août ont rendu les pistes difficilement praticables. À moins de 200 mètres, nous rencontrons un groupe de jeunes cultivateurs dans un champ de sorgho. Cette année, les céréales se portent bien. Le seul champ de coton visible dans les environs progresse lentement. Ils sont au total 19 gaillards engagés et motivés. L’ambiance est conviviale, empreinte de joie et d’esprit d’équipe. Depuis 6 heures du matin, ils travaillent dans le champ de Balla Coulibaly. Âgés de 16 à 29 ans, les jeunes sont dirigés par Moussa Coulibaly, le plus âgé. Ce travail collectif, transmis de génération en génération, vise à s’entraider pendant l’hivernage. La prestation coûte 10 000 Fcfa par jour. La recette des travaux est destinée à financer les festivités du 22 septembre qui marquent aussi la fin des travaux champêtres. C’est ainsi que les ressortissants de Sougoubougou commémorent l’indépendance. La solidarité pour une célébration grandiose du 22 septembre, fête de l’indépendance du Mali ! En début d’hivernage, la liste des travaux est établie, afin de tirer au sort les bénéficiaires qui recevront le groupe dans leur exploitation, l’une après l’autre. Cette année, ce sont 14 familles, qui figurent sur la liste. Ce jeudi marque la septième intervention pour une recette (à mi-chemin) de 70 000 Fcfa. C’est le propriétaire du champ, qui offre les deux repas de la journée (petit-déjeuner et déjeuner des travailleurs). Vêtu d’un pantalon coupé au genou et d’un t-shirt marron, Moussa Coulibaly, chef du groupe, âgé de 29 ans, explique les règles du jeu. « Depuis 6 heures, nous sommes ici. Celui qui ne respecte pas cet horaire est sanctionné. Il doit offrir des bonbons au groupe », dit-il, la daba sur l’épaule, avant d’ordonner à son équipe d’aller prendre le petit-déjeuner. M. Coulibaly ajoute qu’ils ont hérité ce travail de leurs aînés. « Aujourd’hui, c’est notre tour de respecter la tradition. Nous travaillons pour 10 000 Fcfa par jour, pour les ressortissants du village. Ceux qui sont d’ailleurs, qui nous sollicitent, doivent payer entre 40 000 et 50 000 Fcfa par jour », affirme-t-il. Le village compte deux groupes de jeunes : ceux de 16 à 30 ans, et ceux de moins de 16 ans. La nuit du 22 septembre, chaque clan célèbre à sa manière. Trois jours de festivités et de partage. Tongasse Coulibaly, membre du groupe, âgé de plus de 20 ans, explique que l’initiative vise à s’entraider pendant l’hivernage mais, aussi, à renforcer la cohésion et la paix entre les jeunes dans le village. Il précise que derrière cette idée, il y a la célébration de l’indépendance du Mali, « une date inoubliable pour tout Malien. » N’tchi Coulibaly, 25 ans, souligne l’importance de leurs interventions pendant l’hivernage. « À chaque passage chez quelqu’un, nous finissons par cultiver ses champs. Le paiement est symbolique. Ce qui compte, c’est le travail », précise-t-il. Après les travaux collectifs, c’est tout le village qui est mobilisé pour célébrer le 22 septembre. « Et le jour de la fête, c’est la joie totale dans tout le village. Dans l’avenir, nous espérons qu’une ONG pourra nous soutenir dans d’autres projets », dit-il, insistant sur l’union de leur groupe. Au départ, c’était des activités collectives organisées entre les membres du petit groupe de maisons. Une compétition entre les jeunes, était organisée dans le but de prouver leur bravoure dans les champs. Chaque génération formait un groupe. L’objectif était de développer le village et unir ses ressortissants. « Nous avons toujours voulu organiser des fêtes à la fin de nos travaux champêtres. Avant, ce n’était pas le 22 septembre mais, plutôt, la fête de nos instruments de musique traditionnels. Tout le monde se retrouvait à la place du village pour célébrer la fin de l’hivernage », a rappelé, Djamako Coulibaly, chef du hameau de Sougoubougou, âgé plus de 80 ans. Aux premiers jours de l’indépendance, le 22 septembre était célébré dans les chefs-lieux. C’était une grande rencontre culturelle pour commémorer cette date historique. Chaque village montrait son savoir-faire. « Nous fêtions le 22 septembre à Fana. C’était sur l’invitation du commandant. Chaque village apportait ses instruments de musique. Des concours de danse, de course de vélos, des matchs de football étaient organisés. C’est un rendez-vous exceptionnel entre tous les habitants du cercle », se souvient Djamako Coulibaly. Au fil du temps, la célébration a pris une autre forme. Plus de rencontre au chef-lieu d’arrondissement. Chaque localité célèbre en sa manière. Si d’autres font des cotisations, la population de Sougoubougou a opté pour des travaux champêtres collectifs. « Ce sont les jeunes qui ont eu l’idée de mettre en place cette activité collective. À la fin des travaux, c’est la fête du 22 septembre. Et je trouve que l’initiative est bonne parce qu’elle permet de renforcer les liens sociaux », se réjouit Zan Coulibaly, 60 ans révolus. Aujourd’hui, beaucoup estiment que l’idée mérite un soutien pour sa pérennisation. Demba Coulibaly, âgé de 46 ans, constate qu’avec son époque, il y a une différence, non seulement au niveau du travail mais, aussi, dans la célébration d’hier et aujourd’hui. « L’idée de cohésion demeure toujours, sinon des jeunes d’aujourd’hui fournissent peu d’efforts dans les champs. Même pour la célébration, ils n’impliquent pas assez les personnes âgées comme nous le faisions », conclut-t-il. MMD/MD (AMAP)
Kangaba: Rappel de l’interdiction du dragage dans le lit du fleuve Niger (Communiqué du préfet)
Kangaba, 14 oct (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba (Ouest), Abou Dao a publié, lundi 13 octobre 2025, un communiqué officiel, rappelant aux populations du Cercle ,l’interdiction du dragage dans le lit du fleuve Niger, a appris l’AMAP. Le texte du préfet, sur la base de l’article 62 du Code minier du Mali, interdit la fabrication, et le transport des dragues sur toute l’étendue du Cercle de Kangaba. Le communiqué rappelle, également, « l’interdiction d’entrée, dans tout le ressort du Cercle de Kangaba, des machines pelleteuses, des bulldozers, Caterpillar sans documents dûment délivrés par les services compétents. » Le communiqué officiel du préfet du cercle de Kangaba indique, aussi, la fin de la période de suspension de l’orpaillage artisanal qui s’étendait du 15 juin au 30 septembre 2025. Le préfet Dao précise dans que « ces mesures ont pour but principal de préserver non seulement des vies humaines et les espèces aquatiques mais, aussi, l’environnement et prévenir les conflits communautaires. » SD/MD (AMAP)
Programme décennal de développement de l’éducation : Clôture de l’atelier d’élaboration de livrets pédagogiques des classes de 1e et 2e année
Ouélessébougou, 13 oct (AMAP) L’atelier d’élaboration et de validation des livrets pédagogiques destinés aux premières classes du fondamental s’est bouclé, ce lundi, dans la salle de réunion du Centre féminin de formation et d’appui au développement rural (CFADR) de Ouélessébougou. Lancé en septembre, par la Direction nationale de la pédagogie (DNP) avec l’appui technique et financier du Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous au Mali (MIQRA), l’objectif principal de cette intense session de travail était de concevoir et de valider des livrets de lecture et de mathématiques, en français et en bamanankan, pour les élèves de la 1ère et de la 2ème année. S’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre du Programme décennal de développement de l’éducation (PRODEC 2), l’atelier avait réuni une palette d’acteurs clés du système éducatif malien dont des conseillers pédagogiques, des enseignants-chercheurs, des maîtres d’écoles expérimentés et des experts. Pendant un mois, ils ont mis en commun leur expertise pour produire des supports qui tiennent compte du contexte culturel local et des meilleures pratiques en matière de pédagogie. La cérémonie de clôture, présidée par le préfet de Ouélessébougou, Moussa A. Sagara , s’est déroulée en présence des autorités éducatives dont le Directeur national adjoint de la pédagogie, des représentants du projet MIQRA, ainsi que de tous les participants et partenaires techniques et financiers impliqués. Dans son discours de clôture, le préfet Sagara a salué l’engagement et le travail acharné des participants. Selon lui, leur assiduité et leur participation « sans réserve » aux travaux de cet atelier, « témoigne de l’importance » qu’ils accordent « aux manuels scolaires pour un apprentissage de qualité au niveau de l’enseignement de base » « En dotant nos classes de base de ces livrets essentiels, vous posez une pierre angulaire pour l’avenir de notre nation », a-t-il déclaré, avant de réitérer la gratitude des autorités à l’endroit du projet MIQRA pour son soutien constant des collectivités territoriales et tous les partenaires « qui accompagnent au quotidien, le gouvernement dans la promotion de l’éducation et l’amélioration de la qualité de l’enseignement. » Pour sa part, le Directeur national adjoint de la pédagogie, Mamadou Sanogo, a au nom du ministre de l’Education nationale et celui du Directeur national de la pédagogie, adresse des remerciements au projet MIQRA, pour tous leur accompagnement. Dr. Amidou Namapara, représentant la Directrice du projet MIQRA a réaffirmé l’engagement constant de son organisation aux côtés des autorités maliennes pour promouvoir un accès équitable à une éducation inclusive et de qualité, gage d’un développement durable. Les participants ont, quant à eux, exprimé leur satisfaction quant à la richesse des échanges et la qualité de la collaborative lors des travaux. Ils ont également souligné l’importance de l’utilisation des langues nationales, comme le bamanankan, pour faciliter la compréhension et l’alphabétisation des enfants. AC/MD (AMAP)
Kangaba: Début timide des opérations de révision annuelle des listes électorales
Kangaba, 11 oct (AMAP) La révision annuelle des listes électorales se déroulera du 1er au 10 octobre 2025 les commissions administratives installées dans les huit communes du Cercle de Kangaba (Ouest), annonce une décision des sous-préfets de l’arrondissement central de Kangaba et de l’arrondissement de Naréna. Cette décision stipule que les commissions procéderont « du 1er octobre au 31 décembre 2025, à la radiation et au transfert des électeurs conformément au chronogramme des délais légaux et aux procédures applicables aux opérations de révision annuelle des listes électorales. » Les commissions administratives sont composées de quatre membres et sont présidées par les secrétaires généraux des communes. Les décisions des sous-préfets précisent, également, que les commissions administratives « siégeront dans les locaux des mairies (de leurs) communes respectives pendant toute la durée des opérations de révision ordinaire des listes électorales. Après 10 jours de travaux, l’affluence est très timide à Kangaba, chef-lieu de la Commune rurale de Minidian. Seulement 21 transferts dont 15 hommes et 06 femmes, 00 radiation et 00 validation ont été enregistrés. Un membre de la commission a dit que dans ces localités, « les gens ne sont pas habitués à prendre des certificats de décès. » « Cette attitude va beaucoup jouer sur les radiations » a-il ajouté. SD/MD (AMAP)
Journées nationales du patrimoine culturel à Sikasso : Le maaya et le danbe aux cœurs des échanges
Sikasso, 11 oct (AMAP) Les Journées nationales du patrimoine culturel, édition 2025. « Place et rôle du maaya et du danbé dans la formation et l’éducation du maliden kura », se sont tenues, vendredi, à Sikasso, à la Chambre de commerce et d’industrie a constaté l’AMAP sur place. « Sikasso est la capitale culturelle et créative du Mali aujourd’hui », a déclaré le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, qui a présidé la rencontre. Il a indiqué que cette journée « est celle de l’appropriation et de l’éducation à nos valeurs ancestrales et a souligné qu’il y’a beaucoup de disfonctionnement dans nos sociétés. Il s’agit notamment « de la perte de nos repères et de nos valeurs. » Il a rappelé qu’auparavant, c’est le « Danbé et le maaya » qui régissaient tout en tant que « lien intégral entre l’individu et la communauté. » « Aujourd’hui, c’est le patrimoine culturel qui permet de nous identifier et de nous unir », a-t- il affirmé. Et de poursuivre : « les arts et la culture sont les moteurs qui permettent d’identifier et d’exprimer notre identité. » S’agissant de la prise en compte du « maaya et du danbé » dans le programme scolaire, le ministre a dit que le président de la Transition les a instruits « de travailler ensemble afin de mettre en place des curricula qui seront introduits très prochainement dans toutes les écoles. » Sur le contexte, le ministre, présence des membres de son cabinet, de la gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, du président du Conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba, et du préfet du Cercle de Sikasso, Amadou Gassambé, a fait savoir que cette conférence-débat a été intégrée aux activités du Festival triangle du balafon, pour lui donner un cachet particulier » car Sikasso est une ville historique importante. » « L’innovation de ce festival est qu’il a été couplé avec ces journées du patrimoine culturel », a-t-il conclu. Pour sa part, la gouverneure, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a invité les jeunes à suivre la conférence-débat avec intérêt. « La thématique de cette conférence fera l’objet d’une interrogation dans les classes », a-t-elle souligné. Pour ce faire, la cheffe de l’exécutif régional a affirmé qu’elle suivra de près, avec le directeur de l’Académie d’enseignement de Sikasso. Ceci, selon elle, permettra aux élèves du lycée public 3 de relayer l’information. De son côté, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Abdramane Sidibé, a souligné l’importance de la conférence, précisant que « nous devons retourner à la source. » Les thématiques des conférenciers étaient relatifs à la signification du « maaya et du danbé », la transmission des connaissances et des savoirs- faire, les valeurs culturelles identitaires, la technologie de l’information, la méconnaissance des valeurs culturelles. Les préoccupations de l’assistance ont porté sur l’impact de la toxicomanie sur le « maaya et le danbé », la signification du Mali, la violation des valeurs du « maaya et du danbé… » Etaient aussi présents, les chefs de services régionaux, les responsables des forces de défense et de sécurité, les acteurs de la culture ainsi que les élèves du lycée public 3 MFD/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 8 octobre 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 8 octobre 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. 2 AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret fixant le prix du carnet de passeport et des timbres y afférents. En vue d’assurer la libre circulation des personnes, des biens et des services dans le contexte sécuritaire du Sahel, les Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel ont décidé de l’harmonisation des documents de voyage dans l’Espace confédéral. Ainsi, un document de voyage de la Confédération des Etats du Sahel dénommé « e-passeport AES » a été adopté le 18 avril 2025, avec des spécifications techniques harmonisées. Le « e-passeport AES » est conforme aux normes de l’Organisation de l’Avion civile internationale en matière de document de voyage et respecte la protection des données à caractère personnel. Le projet de décret, adopté, fixe le prix du carnet de passeport et des timbres y afférents pour le service ordinaire standard à 45 000 francs CFA et pour le service optionnel prémium à 90 000 francs CFA, consacrant ainsi une diminution des prix actuels respectivement de 10 000 et de 20 000 francs CFA. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation en République du Mali. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali en vue d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités. En application des dispositions de cette loi, le projet de décret, adopté, accorde le statut de Pupilles de la Nation à 326 enfants qui bénéficieront entre autres : – de la prise en charge des frais d’actes médicaux et de soins ; – de la prise en charge des frais scolaires et d’apprentissage ; – de l’octroi d’une bourse entière de l’enseignement supérieur ; – du placement, le cas échéant, en institution spécialisée. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la rentrée solennelle des cours et tribunaux du Burkina Faso, au titre de l’année judiciaire 2025-2026, le 1er octobre 2025. Cette rentrée solennelle était placée sous le thème : « Renforcement des relations entre la Justice et les justiciables : gage de cohésion sociale, de bonne gouvernance et de développement ». Ce thème a été traité, dans ses différentes dimensions, par le Rapporteur de la Commission scientifique, le Procureur Général de la Cour des Comptes, le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Burkina Faso et le Président de l’audience. En marge de cette cérémonie, les Gardes des Sceaux du Niger et du Mali, accompagnés de leur homologue du Burkina Faso, ont été reçus en audience par le Président du Faso, Chef de l’Etat. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres de la 45ème Edition de la Journée mondiale de l’Alimentation au Mali, couplée à la Journée internationale de la Femme rurale, le 15 octobre 2025. 3 Cette 45ème Edition est placée sous le thème : « Main dans la main pour des aliments et un avenir meilleurs ». A l’instar des années précédentes, la célébration de la Journée mondiale de l’Alimentation sera couplée à celle de la Journée internationale de la Femme rurale, célébrée le 15 octobre de chaque année, afin de promouvoir l’appel à l’action commune, à travers des manifestations et des activités de sensibilisation. 3. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des Ministres de la célébration de la 14ème Edition de la Journée internationale de la Fille, Edition 2025, le 11 octobre 2025. Cette 14 ème Edition est placée, au plan international, sous le thème : « La fille que je suis, le changement que je mène : les filles en première ligne de la crise ». La célébration de cette Journée vise à contribuer au renforcement de l’environnement protecteur des filles. A cette occasion, plusieurs activités sont prévues, dont : – l’organisation d’un « Take Over » par une fille ; – l’organisation d’émissions radiophoniques et télévisuelles ; – l’organisation d’une campagne digitale sur la Journée. Le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 14ème Edition des Universités africaines de la Communication de Ouagadougou, du 1er au 3 octobre 2025, à Ouagadougou au Burkina Faso. Les Universités africaines de la Communication de Ouagadougou constituent un forum panafricain de référence rassemblant chaque année des décideurs politiques, des professionnels des médias, des experts en communication et des universitaires du continent. Cette 14ème Edition, placée sous le thème : « Influence du contexte géopolitique sur la communication et le développement en Afrique », a enregistré la participation des ministres chargés de la Communication des pays de la Confédération des Etats du Sahel et de plusieurs universitaires des pays de la Sous-région ainsi que de la Diaspora africaine. La participation du ministre à cette rencontre a permis de porter la voix du Mali et de partager la vision des Autorités en matière d’information, de communication et de formation professionnelle. En marge du forum, le ministre a coprésidé avec ses homologues du Burkina Faso et du Niger la cérémonie de signature d’un protocole de partenariat et d’accords bilatéraux entre les Agences de presse des trois pays. 4 5. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie
Mali : Arrêt de la fourniture de l’électricité à Macina (Centre)
Macina, 8 oct (AMAP) La ville de Macina, dans le Centre du Mali, connait une pénurie d’essence généralisée obligeant les motocyclistes à réduire leurs mouvements et atteint Energie du Mali (EDM) qui a arrêté, lundi, la fourniture de l’électricité dans la ville, a constaté sur place l’AMAP. La fourniture de l’électricité, qui était de 15 heures par jour (de 18 à 10 heures) a chuté ces quatre derniers jours à 11 heures, le lendemain matin (soit de 19 à 6 heures, puis à l’arrêt total ce 7 octobre 2025, à 2 h du matin, plongeant ainsi la ville dans le noir. DG/MD (AMAP)
Protection du patrimoine culturel au Sahel : Bamako abrite un séminaire international
Bamako, 7 oct (AMAP) L’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), organise un séminaire international de trois jours sur « Protection du patrimoine culturel au Sahel, enjeux, défis et perspectives », pendant lequel des experts, universitaires, diplomates et autres acteurs de la culture, discuterons sur la thématique, a constaté l’AMAP. Selon les organisateurs, l’objectif de cette rencontre culturelle, en partenariat avec l’ambassade d’Allemagne au Mali « vise à comprendre les enjeux actuels, favoriser le partage d’expériences et renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la gestion du patrimoine culturel, en vue d’assurer une protection effective. » « Préserver le patrimoine, c’est sauvegarder l’âme de nos peuples. Garantir la résilience de nos sociétés et contribuer à la sécurité et la souveraineté de nos nations. La protection du patrimoine n’est ni un luxe ni une préoccupation marginale, elle est un impératif stratégique pour notre stabilité, unité sociale et la dignité profonde de nos peuples », a déclaré le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes, Mamani Nassiré. Et de préciser que « le thème retenu pour ce séminaire s’inscrit pleinement dans la vision portée par les autorités de la confédération des Etats du Sahel (AES), en faveur de la préservation de notre héritage commun. Le Sahel est un carrefour de civilisation, riche d’un héritage plurimillénaire façonné par les échanges, les savoirs et les cultures. » Au Mali, les manuscrits anciens de Tombouctou, les manuscrits de la falaise de Bandiagara, les tombeaux des Askias à Gao sont les témoins de la splendeur des civilisations sahéliennes. « Ces trésors ne sont pas de simples témoins du passé, ils constituent les balises pour l’avenir des reflets profonds de nos identités collectives et les fondements de notre cohésion sociale », a dit M. Nassiré. « Et, pourtant, il se trouve, aujourd’hui, que ces patrimoines sont exposés à des menaces multiples, qui dépassent largement le seul domaine culturel », a déploré le ministre délégué, représentant du Premier ministre. Il a ajouté, également : « Notre patrimoine culturel est un engagement universel porteur de sens, et transcende les frontières, les générations et les différences. Les menaces qui pèsent sur le patrimoine au Sahel dépassent les frontières nationales et appellent une réponse commune. Le Sahel doit s’inscrire dans cette dynamique mondiale, en renforçant les cadres de coopération régionale pour identifier les menaces. » Quant au représentant de l’ambassadeur d’Allemagne au Mali, Julius Kleindienst, il a affirmé que la culture est identitaire, elle forge le sentiment d’appartenance. « Elle nourrit la fierté et le lien social. Elle porte en elle une force de paix car, elle rappelle à chaque communauté ce qu’elle partage avec les autres : une histoire, une humanité, un avenir commun », a dit M. Kleindienst. « Dans cette perspective, protéger le patrimoine culturel, c’est contribuer directement à la stabilité du Sahel et à la cohésion de ses sociétés », a estimé le 1er secrétaire de l’ambassade d’Allemagne au Mali. Le ministre délégué auprès du Premier ministre, Mamani Nassiré, qui a présidé l’ouverture, était accompagné par ses collègues en charge de la Culture, Mamou Daffé, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kansaye, de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Foumba, ainsi que du directeur général de l’EMM-ABB, le colonel-major Souleymane Sangaré. MMD/MD (AMAP)
Medias : Ce qu’attendent les autorités de l’AES des agences de presse nationales
Envoyé spécial Moussa DIARRA Ouagadougou, 3 oct (AMAP) « Dans les mois à venir, l’opérationnalisation de vos recommandations devra être une priorité. Nous attendons avec un grand intérêt le plan d’action que vous aurez à adopter, car il sera la boussole de notre cheminement commun :, a déclaré, jeudi, à Ouagadougou, le ministre burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. « Cette rencontre constitue le point de départ d’une aventure collective, porteuse d’espérance pour les générations actuelles et futures », a insisté sur « ce point essentiel », M. Ouédraogo qui s’exprimait á la clôture de la réunion des Agences nationales de presse des pays membres de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) qui ont mis en place, dans la capitale burkinabè, un cadre visant à renforcer la coopération médiatique au sein de l’espace confédéral. Lord de cette rencontre, en marge de la 14ᵉ édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), et transmettant les attentes des autorités par rapport à cette plateforme mise en place par l’Agence d’information du Burkina (AIB), l‘Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et l’Agence nigérienne de presse (ANP), M. Ouédraogo a indiqué qu’à travers la coopération éditoriale et technique ainsi scellée, « nous posons les jalons d’une transformation profonde de nos agences de presse. » Cette mutation devra permettre de renforcer la production de contenus fiables, diversifiés et adaptés aux besoins de nos populations, moderniser nos outils et plateformes pour répondre aux exigences du numérique et de l’instantanéité de l’information, développer des programmes de formation continue au profit de nos journalistes et techniciens et bâtir un réseau pana-sahélien d’échanges et de solidarité professionnelle. Analysant le contexte, de bataille de l’information « devenue un enjeu vital » dans un monde « qui vit aujourd’hui une recomposition géopolitique et médiatique sans précédent », le ministre burkinabè a déclaré : « Nous sommes confrontés à une désinformation massive, souvent orchestrée de l’extérieur, qui vise à déstabiliser nos sociétés et à affaiblir notre cohésion. » « Face à cette menace, nous n’avons d’autre choix que de rester unis, solidaires et déterminés », a-t-il ajouté, citant le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré : « Tant que nous ne contrôlerons pas notre information, d’autres parleront à notre place et définiront notre image. La bataille médiatique est une bataille de souveraineté. » Au nom de ses homologues du Mali, Alhamdou Ag Ilyene et du Niger Adji Ali Salatou, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a relevé « l’engagement, le professionnalisme et la vision » des participants à la réunion. Il a assuré « que les plus hautes autorités de nos pays suivront avec une attention particulière les fruits de cette rencontre historique de Ouagadougou. » « Que la flamme allumée ici, à Ouagadougou, continue de briller et d’éclairer notre marche commune. Qu’elle guide nos pas vers une information plus fiable, plus responsable et véritablement souveraine, au service exclusif des peuples du Sahel », a-t-il dit, clôturant les travaux et en guise de viatique pour ce voyage de reconquête de l’indépendance médiatique et de la souveraineté informationnelle de notre espace. Lors de cette rencontre de Ouagadougou (UACO), les directeurs généraux de l’AIB, Séraphine Somé Milogo, de l’AMAP, Alassane Souleymane et de l’ANP, Dalatou Malam Maman, ont signé un accord de partenariat qui définit « les mécanismes de mutualisation des ressources techniques et humaines pour une couverture médiatique concertée de l’actualité de l’espace AES » Les directeurs généraux des agences nationales, ont également signé des accords de coopération bilatérale d’une part entre l’AIB et l’AMAP, d’autre part entre l’AIB et l’ANP, « afin de renforcer l’échange d’informations, de contenus et d’expertises. » Les participants ont réaffirmé « leur volonté commune de contribuer à la souveraineté informationnelle de l’espace AES, en garantissant une information crédible, équilibrée et adaptée aux réalités de leurs peuples » Ils ont exprimé leur détermination à faire des plaidoyers pour la création d’une Union confédérale des Agences de presse dans la perspective de la mise en place d’une Agence Confédérale. Ils se sont, aussi, engagés « à lutter contre la désinformation et les manipulations médiatiques qui fragilisent la cohésion sociale et la stabilité de la sous-région à participer à la défense des intérêts nationaux et communautaires ainsi qu’à la protection de la souveraineté des Etats de l’AES Ils se sont dit déterminés à faire de cette plateforme de coopération, un outil exemplaire et durable, « ouverte aux partenariats stratégiques sincères et mutuellement bénéfiques. » MD (AMAP)
AES : A Bamako, les présidents Goïta et Tiani font le tour d’horizon des avancées
Bamako, 30 sept (AMAP) Après un tête-à-tête, les deux dirigeants ont eu, mardi 30 septembre, une séance de travail élargie aux délégations des deux parties s’articulant autour des trois volets (défense, diplomatie et développement) de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Le Président de la République du Niger, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, accompagné d’une forte délégation dont son ministre d’État, ministre de la Défense, le Général Salifou Mody, a effectué, ce mardi à Bamako, une visite d’amitié et de travail. Au terme de la rencontre, le chef d’État du Niger a édifié la presse par rapport aux entretiens et aux conclusions de leurs travaux qui ont porté sur les trois volets essentiels que repose la Confédération. A savoir défense-sécurité, diplomatie et développement. Pour ces trois volets, les dirigeants des trois pays de la Confédération AES se rencontraient à travers leurs structures intermédiaires. Soit par les experts, soit par les ministres pour de temps en temps évaluer la distance parcourir et les objectifs atteints ou à atteindre. « C’est dans ce cadre que je suis présentement à Bamako pour essayer de faire le tour d’horizon avec mon frère le Général d’armée Assimi Goïta», a précisé le Général d’armée Abdourahamane Tiani. Selon l’hôtel du jour, ce tour d’horizon inclue les trois domaines susmentionnés. Il reviendra sur leur volonté de créer et consolider nos forces unifiées dont l’état-major est déjà opérationnel. « Les bataillons sont constitués et seront opérationnels, si l’on peut dire déjà opérationnels puisqu’ils le d’ailleurs à travers des opérations bilatérales ou multilatérales que nous avons conduit ou eu à conduire, soit avec le Mali, soit avec le Burkina Faso les trois pays ensemble », a souligné le chef d’État du Niger. Et de soutenir qu’ils veulent aller plus loin raison pour laquelle l’état-major, dont le siège à Niamey, est actuellement en formation pour que tous les problèmes de défense et sécurité soient pris en charge par cette force unifiée. S’agissant de la diplomatie, le Président du Niger a apprécié le fait que les représentants des trois pays de l’AES gardent la même position et prennent les décisions que cela soit aux Nations unies ou dans toute autre rencontre d’intérêt. « C’est la volonté de notre Confédération et c’est en ce sens que les ministres travaillent nuit et jour », a-t-il salué. Pour le volet du développement, le Général d’armée Abdourahamane Tiani a confirmé la création de la Banque confédérale d’investissements et de développement, sans pourtant entré dans les détails. « Puisque, a-t-il annoncé, bientôt nous allons nous retrouver, une fois de plus, à Bamako pour déterminer avec précision le contour du fonctionnement de cette banque. » « Mais sachez que, déjà, tout est prêt, fin prêt, qu’il s’agisse du siège, ou des autres structures d’accompagnement, tout est connu d’avance, mais sera précisé, Inchallah à la prochainement rencontre ici à Bamako », a informé le Général d’armée Tiani. Indiquant qu’il y a d’autres domaines dans le cadre du développement, pour le moment restés secrets, passés en revue et qui seront divulgués au terme de la prochaine rencontre. Le Président de du Niger, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, a salué et remercié les vaillants peuples du Sahel qui ont pris l’ascendant de conduire la révolution. « Le succès est au bout chemin avec le peuple comme guide », a-t-il lancé. OD/MD (AMAP)

