Education : Une session d’appropriation de la réforme de la formation initiale des enseignants dans les IFM à Kangaba
Kangaba, 17 nov (AMAP) Les travaux de la session d’appropriation de la réforme de la formation initiale des enseignants dans les Instituts de formation des maîtres (IFM), option Bac +3 ans, se sont tenus, du jeudi 13 au samedi 15 novembre 2025 à Kangaba. L’objectif général de cette session est de partager le document cadre et le plan opérationnel de la réforme de la formation initiale des enseignants dans les IFM du Mali option Bac+3 ans. Organisée par le ministère de l’Education nationale avec le soutien financier de l’UNESCO, cette activité, présidée par le conseiller technique du ministre, Augustin Poudiougo, entre dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de développement de l’éducation (PRODEC-2) qui s’étalera de 2019 à 2028. La réforme Bac+3 ans est une orientation du PRODEC-2. Celle-ci est contenue dans son programme intitulé « Amélioration de la formation initiale des enseignants » qui vise quatre objectifs spécifiques, Il s’agit de redéfinir le profil d’entrée et de sortie pour les écoles de formation initiale des enseignants, de renforcer les écoles de formation des enseignants en terme de contenus de formation et de compétences professionnelles du corps enseignant et d’encadrement, de mettre en cohérence les programmes d’enseignement des écoles de formation des enseignants avec ceux de l’enseignement fondamental et de l’enseignement secondaire et de renforcer les capacités des formateurs des centres virtuels dans les écoles de formation des enseignants à l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (TIC). Pour mettre en œuvre cette orientation, le ministère de l’education nationale (MEN) a élaboré le document cadre pour l’opérationnalisation de la réforme avec l’appui de l’UNESCO à travers le projet « Amélioration de l’enseignement dans la Région du Sahel ». La mise en œuvre réussie de cette réforme n’est possible que lorsqu’elle est portée et comprise par l’ensemble des acteurs. D’où l’organisation de cette première session d’appropriation par les acteurs de la Région de Koulikoro (services déconcentrés de l’Education et écoles de formation d’enseignements). La finalité recherchée, d’ici 2030, est de faire passer le pourcentage de nouveaux entrants avec niveau Bac dans les IFM, de 28,8% en 2015 à 100% dès 2025 pour l’option généraliste (préscolaire et fondamental) et de 42,4% en 2015 à 100% des 2025 pour l’option spécialisation avec polyvalence (fondamental second cycle) et de faire passer la durée de la formation de deux à trois ans pour le niveau Bac. Les participants sont venus du MEN, des Académies d’enseignement, des IFM et des Centres d’animation pédagogique (CAP) de la Région de Koulikoro. SD/MD (AMAP)
Dioila : Le maire de N’garadougou, Souleymane Dagno, libre, après sept jours de captivité
Dioila, 17 nov (AMAP) Le maire de la Commune rurale de N’garadougou, Souleymane Dagno, enlevé par des hommes armés, a été libéré, vendredi, après sept jours de captivité, a appris l’AMAP de source proche de sa famille. Le maire de N’garadougou a été enlevé, depuis samedi 8 novembre 2025, avec son chauffeur et son enfant vers 9 heures 30 mn, à bord d’un véhicule, à 200 mètres de la Commune rurale de Wacoro, qui est à 23 km de la capitale régionale, Dioila. M. Dagno, un élu local et cultivateur de son état, se rendait à la foire hebdomadaire de Béléko pour acheter des bœufs, Cette zone est réputée un lieu de passage des hommes armés depuis le mois de juin 2025. Le maire aurait rebroussé chemin à cause d’une panne du bac de Sorokoro. C’est sur le chemin du retour qu’il a été arrêté par les hommes armés et conduit vers une destination inconnue. Informé, les autorités sécuritaires ont organisė des recherches, sans succès. Du côté de sa famille où nous nous sommes rendus, aucune information ne nous avait été donnée concernant son enlèvement. La ville fut alors inondée de toutes sortes d’informations contradictoires. C’est seulement le vendredi soir, 15 novembre 2025, que nous avons pu joindre le maire qui nous a confirmé sa libération sans toutes fois répondre à nos questions sur les conditions de cette libération. Pour l’instant, Souleymane Dagnon, son enfant, le chauffeur et un quatrième passager sont en famille. Ils sont rentrés avec le véhicule. La question sécuritaire dans la Région de Doïla est au centre de tous les débats et causeries Dimanche 16 novembre 2025, le maire de Wacoro, Lassana Traoré nous a également confirmé le passage de deux véhicules 4×4, à bord duquel se trouvaient des hommes armés, sur la piste qui traverse une partie de la Commune de Kaladoudougou (entre Kaladougou et Fana) jusque dans la forêt classée . DF/MD (AMAP)
Mopti : Formation sur la sensibilité aux conflits, au profit des membres du Comité consultatif de sécurité régional et des collectivités.
Mopti, 15 nov (AMAP) Un séminaire régional de formation sur la sensibilité aux conflits, s’est tenue, à Mopti, les 13 et 14 novembre, à l’intention des membres du Comité consultatif de sécurité (CCS) et des collectivités territoriales de Mopti. Il s’est agi « de renforcer les capacités analytiques et pratiques des acteurs locaux afin de leur permettre d’intégrer l’approche « sensibilité aux conflits » dans la planification, la gouvernance et la sécurité locale. » Et « d’améliorer la compréhension commune des enjeux sécuritaires et de gouvernance locale dans la Région de Mopti et promouvoir le dialogue entre les autorités, les forces de défense et de sécurité, les collectivités et la société civile. » Organisé par le gouvernorat et le Conseil régional de Mopti, en partenariat avec l’ONG Diam Sahel, cette session qui vise « à renforcer la gouvernance sécuritaire locale et la cohésion sociale à travers un dialogue constructif et inclusif » a bénéficié de l’appui financier de la Coopération suisse à travers la DDC. Pendant les deux jours, les participants ont échangé sur les thématiques consacrées à la gouvernance et la sécurité, entre autres, décentralisation et gouvernance locale, leviers de prévention des crises et de renforcement de la cohésion sociale, Réforme du secteur de la sécurité (RSS) et articulation avec les dynamiques communautaires. Des panels sur le rôle des leaders communautaires, religieux et traditionnels dans la prévention des conflits, jeunes et femmes, acteurs clés de la gouvernance et de la paix ont aussi été abordés lors de cette session pour une appropriation des mécanismes endogènes de cohésion sociale et de sécurité humaine pour asseoir une paix durable. La rencontre a aussi mobilisé les autorités administratives et les élus des cercles de la région. A l’ouverture des travaux, présidée par le gouverneur de la région, le général de brigade Daouda Dembélé, le secrétaire général du Conseil régional de Mopti, Abdoul Karim Timbiné, a joint sa voix à celle du maire de la Commune urbaine de Mopti, Issa Kansaye, qui s’est réjoui du choix de sa collectivité pour abriter cette importante session et a souhaité la bienvenue aux participants. Selon le Président du conseil d’administration (PCA) de l’ONG partenaire, Diam Sahel, Yaya Bamadio, cette activité « s’inscrit dans une dynamique d’action concertée entre les collectivités territoriales, les forces vives locales et les partenaires au développement, pour renforcer la cohésion sociale et la gouvernance sécuritaire inclusive dans la Région de Mopti à la fois stratégique et éprouvée. » « Elle est un espace de dialogue, d’apprentissage mutuel et de co-construction de solutions durables », a-t-il indiqué avant de rassurer les autorités que Diam Sahel va poursuivre son « engagement à créer des passerelles de dialogue entre les communautés, à renforcer la gouvernance locale et à promouvoir la participation des femmes et des jeunes dans la construction d’une paix durable. » Dans son discours, le général de brigade Daouda Dembélé a rappelé que la Région de Mopti, symbole de diversité culturelle traverse depuis plusieurs années des défis sécuritaires persistants. « Malgré ces difficultés, elle demeure une région debout, résiliente et déterminée à retrouver la paix et la stabilité », a dit le gouverneur Il s’est réjoui de la tenue de ce séminaire qui s’inscrit pleinement dans les orientations du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita « qui a fait de la réconciliation nationale, la sécurité et de la gouvernance inclusive, des priorités pour restaurer la confiance entre l’Etat et les citoyens. » A travers l’ONG Diam Sahel, le chef de l’exécutif régional a salué et exprimer sa reconnaissance à la Division de Développement de Coopération Suisse (DDC) pour sa constance auprès du Mali. Le conseiller à la protection du gouverneur, le colonel Mamadou Sidiki Konaté, dans sa présentation sur la Réforme du secteur de la sécurité (RSS) et articulation avec les dynamiques communautaires, a rappelé les acquis majeurs dans le domaine Il a mis un accent particulier sur le rôle des communautés dans la sécurisation « qui ne saurait être l’apanage des seules forces de défense et de sécurité. » Les autorités régionales ont assuré que les recommandations pertinentes formulées par les participants et la feuille de route régionale d’actions concertées élaborée seront une boussole pour une dynamique de dialogue intersectoriel durable dans la Région. DC/MD (AMAP)
1re édition du Festival international Sirabla à Faragouaran, dans le Cercle de Bougouni. (Sud)
Bougouni, 16 nov (AMAP) La première édition du Festival international Sirabla de Faragouaran a démarré, samedi 15 novembre 2025 dans la ville, chef-lieu de la Commune rurale du même nom, avec la participation de plusieurs milliers de festivaliers et sous le thème : « Femme et culture, construire un Mali autonome et inclusif. » Ce festival, qui se tient du 10 au 17 novembre 2025 et dont le lancement a été présidé par le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, est une initiative d’une fille du terroir, l’artiste Mama Toumani Koné, directrice du festival. Il s’inscrit dans le cadre d’une reconnaissance de son patrimoine culturel « donzo foli » valorisé par feu son père, le grand artiste Toumani Koné. Le Festival international Sirabla programme des nuits animées par plusieurs artistes de la musique malienne, une course de vélos et des expositions d’art. Après les mots de bienvenue de la chefferie et du maire de la Commune rurale de Faragouaran, Siaka Samaké, un intermède de musique du terroir, le général de Brigade Ousmane Wélé sa exprimé tout son « attachement aux valeurs culturelles » de notre pays et, surtout, quand il s’agit de l’immense patrimoine culturel de la Région de Bougouni. Le maire a présenté le bilan d’activité de la commune avant d’adresser ses remerciements au gouverneur « pour tous les efforts consentis pour le développement de la Région de Bougouni », sous son leadership. S’adressant aux festivaliers, la directrice du festival Mama Toumani Koné a salué ce grand jour qui restera dans les annales de sa Commune qui a relevé « le défi de l’’organisation » de l’évènement. « Nous ne sommes qu’un et un seul quand il est question de la valorisation de notre patrimoine culturel. Ce festival est le nôtre, C’est à nous de le faire grandir au fil des ans et je n’en doute point au vu de l ‘implication personnel du gouverneur, des acteurs culturels, de l’administration, des forces de défense et de sécurité, des « donzos » et des populations de la Région de Bougouni toute entière », a dit Mama Toumani Koné. Le gouverneur a rappelé qu’il est nécessaire de restaurer urgemment la cohésion sociale et de revitaliser « l’esprit collectif autour de nos valeurs partagées et de notre patrimoine unique. » « C’est pourquoi, a-t-il poursuivi le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, a proclamé 2025, année de la Culture dans notre pays pour la consolidation de la paix et de la cohésion sociale. » Selon lui, le Festival International Sirabla « est plus qu’une simple célébration artistique. » « Il offre, aussi, l’occasion de célébrer et d’immortaliser un grand patriote, une icône de la musique du terroir qui, toute sa vie durant, a valorisé notre patrimoine culturel : feu Toumani Koné, chantre du Dozo ngoni », a-t-il ajouté. Le gouverneur a ensuite effectué un tour des stands pour saluer l’engagement des acteurs économiques pour leur participation, durant quelques jours, au brassage multiforme entre les populations de toute la Région de Bougouni. On a noté la présence des autorités administratives et politiques de Bougouni et de Yanfolila avec la présence du préfet de Yanfolila, Souleymane Coulibaly. Faragouaran est une commune rurale de cercle de Bougouni située à 30 km de la capitale du Bani mono tié sur la Route nationale (RN8) en partance pour Yanfolila. D’une richesse culturelle immense, elle rejoint le grand cercle des festivals internationaux de notre pays, en cette année de la Culture, décidée par les autorités du Mali. Rappelons que « Sirabla » est une pratique séculaire, jadis pratiquée dans toutes nos communautés, gage de tolérance et du vivre ensemble. C’est une activité qui a permis de créer, pendant longtemps, un climat de paix, de fraternelle inter et intracommunautaire. BHT/MD (AMAP) |
Approvisionnement en hydrocarbures : La Région de Kayes est toujours à l’abri de la pénurie
Kayes, 16 nov (AMAP) L’approvisionnement des populations de la Région de Kayes en carburant (essence et gas-oil) est normal, en dépit de certaines difficultés d’ordre technique, a constaté l’équipe de reportage de l’AMAP. Dans la journée du 8 novembre 2025, à l’approche d’une grande station située au cœur de la Cité des rails, d’un signe de main, le pompiste nous a signalé qu’il n’y avait pas d’essence. D’après des clients rencontrés à cette station, il s’agissait d’une rupture temporaire. « Ce genre de situation arrive souvent, même en temps normal. En cas de rupture de stock, les pompistes demandent à leurs clients d’attendre quelques heures ou réorientent ceux qui sont pressés vers d’autres stations », disent certains conducteurs d’engins. Au même moment, beaucoup de stations et de points de vente continuaient à vendre du carburant, Contrairement à Bamako, il n’y a pas de grands attroupements, à plus forte raison, de file indienne aux stations-service et autres points de vente de Kayes. Souvent, dix clients peuvent se retrouver à un même point de vente et sont vite servis sans bousculade. Généralement, ce sont les conducteurs de motos ou de tricycles (katakatani) et moto-taxis qui forment le rang aux stations-services aux grands carrefours de la ville. En d’autres endroits, les pompistes attendent désespérément les clients. Qui viennent au compte-goutte. Des scènes aux antipodes des rumeurs d’éventuelle pénurie d’essence dans la cCté des rails. Surtout que des transporteurs refusent de servir certaines stations pour non-paiement d’arriérés. Cependant, la situation est moins reluisante dans les zones à risques, comme les Cercles de Yélimané et d’Oussoubidiagna, à cause de l’insécurité et de la gestion des autorisations pour l’acheminement des hydrocarbures et l’approvisionnement des stations-service et points de vente. Les autorités, appuyées par les Forces de défense et de sécurité, veillent au respect des procédures et des consignes afin que les marchandises puissent arriver dans cette partie Ouest du Mali. Des agents de sécurité ont récemment arrêté sur la route du Cercle d’Aourou (Nord de Kayes) un véhicule qui transportait un stock de carburant destiné à Sadiola (Sud de Kayes). Hormis ces problèmes, la situation demeure moins alarmante dans la Région de Kayes où des quantités suffisantes d’essence et de gas-oil. D’après le Directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence, Robo Bayo, les prix des hydrocarbures sont restés stables dans l’ensemble. A la date du 13 novembre 2025, le prix moyen du litre d’essence était de 774,46 Fcfa et celui du gas-oil de 724,64 Fcfa. Dans capitale régionale, Kayes, le litre d’essence coûte moins (770,16 Fcfa) tandis que dans les Cercles de Kéniéba, Bafoulabé, Yélimané, Ambidédi, Sadiola, Diamou, Ségala et autres stations/points de vente, le litre est vendu au prix plafond (775 Fcfa). Le gas-oil est entre 721,72 Fcfa à Kayes et 725 Fcfa pour les autres localités. Dans la région, le stock d’essence est estimé à 1 622 066 litres contre 1 227 168 litres (précédents statistiques) soit une hausse de 394 898 (32,17%). La quantité de gas-oil est évaluée à 900 742 litres contre 539 623 litres (situation antérieure) soit une hausse de 361 119 litres de plus par rapport à la situation précédente et une augmentation de 66,92%. Les autorités impliquées dans la gestion des hydrocarbures sont en train de prendre des dispositions pour approvisionner l’ensemble des Cercles de la région et pour faire respecter les prix. Le gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a, lors de la réunion hebdomadaire du Comité de gestion de crises et catastrophes sur l’approvisionnement de la région en hydrocarbures, tenue le 14 novembre 2025, au gouvernorat, a appelé les populations à faire preuve de vigilance. « C’est vrai qu’il y a des difficultés. Il faut que les conducteurs de citernes acceptent de collaborer avec d’autres stations-service. Nous sommes dans une situation particulière marquée par la crise sécuritaire », a-t-il dit. Il y a aussi les cas de certaines aires de stationnement et certaines compagnies qui profitent de la situation pour remplir d’important nombre de bidons destinés à d’autres fins. BMS/MD (AMAP)
Tominian : Pénurie de carburant, difficultés d’accès à l’eau et au téléphone
Par Sadraac TIÉNOU Tominian, 14 nov (AMAP) A Tominian, les populations traversent depuis plusieurs semaines une situation difficile marquée par une pénurie de carburant et une dégradation notable des conditions d’accès à l’eau potable, dans la ville où les crises se multiplient, perturbent le quotidien des ménages et paralysent plusieurs secteurs d’activités. Le carburant se fait rare dans la localité et ses environs. Aux points de vente informels, le litre d’essence est cédé à 3 000 Fcfa, inabordable pour la majorité des ménages. La seule station-service de Tominian, fermée depuis longtemps, n’assure plus un approvisionnement régulier. Face à cette situation, de nombreux véhicules et motos restent garés, faute de carburant. Les habitants, pour se déplacer, n’ont souvent d’autre choix que de marcher de longues distances pour vaquer à leurs occupations quotidiennes. À cette pénurie de carburant, s’ajoute une autre préoccupation majeure : l’accès difficile à l’eau potable. Le service de fourniture de l’eau par la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP) est devenu rare, alternant des coupures prolongées et une disponibilité très limitée dans plusieurs quartiers. Ces dernières semaines, les populations se sont tournées alors vers les pompes à motricité humaine implantées dans les écoles. Mais la forte fréquence de pompage rend l’eau tirée de plus en plus troub le. Certains puits traditionnels donnent également une eau d’une qualité similaire, suscitant des inquiétudes. Malgré ces difficultés, la population de Tominian prend son mal en patience, espérant un rétablissement rapide de l’approvisionnement en carburant et un retour à une fourniture régulière de l’eau par la SOMAGEP. Energie du Mali (EDM), le fournisseur public d’électricité ne fonctionne pas depuis plus d’un mois, le signal des réseaux de téléphonies mobile se font rares Contre cette situation, à laquelle font face commerçants, transporteurs, ménagères, élèves, agriculteurs, agents d’ONG, de nombreuses personnes ont donné de la voix mais, sans suite. Les habitants continuent de faire face avec courage à la crise qui pèse lourdement sur leur quotidien. ST/MD (AMAP)
Projet de stabilisation de la Région de Bandiagara : capitaliser sur les acquis pour une mise à l’échelle durable
Bamako, le 11 nov (AMAP) Les travaux de l’atelier national de validation du bilan de la facilitation régionale de la stabilisation, fenêtre du Mali, pour la période 2021-2024, ont débuté ce mardi à Bamako, pour « capitaliser les acquis du projet », a constaté l’AMAP. Le bureau régional du PNUD, en collaboration avec l’Autorité du Liptako-Gourma et les autorités nationales, a décidé de mettre en place un programme visant la stabilisation des États de la région du Liptako-Gourma (Mali, Niger et Burkina Faso). Cet atelier de deux jours, « vise à capitaliser les acquis du projet à travers un examen des résultats à la lumière des objectifs assignés au démarrage de l’initiative et de tirer les leçons en vue d’une mise à l’échelle de l’intervention au niveau national », a déclaré le conseiller technique stabilisation PNUD, Benjamin Olagboye. « Le concept de stabilisation vise à contribuer à réduire la violence dans les situations de conflit armé dans la perspective de faciliter la mise à disposition des services sociaux de base, la résolution du conflit à l’effet de poser les fondements de stabilité sur le long terme », a-t-il indiqué. Le projet intervient dans cinq Communes de la Région de Bandiagara (Dandolo, Docoumbo, Dourou, Pignari, Bana) affectées par les conflits. En termes de résultats concrets, le projet « a facilité la mise à disposition de plus de 154 infrastructures sociales de base au profit des communautés, plus de 5 000 jeunes et femmes ont été touchés par les interventions du cash work. », a dit M, Olagboye. Et d’ajouter « la mise à disposition de moyens de subsistance, plus d’une centaine d’infrastructures routières réhabilitées et de voiries réalisées, la mise en place de lampadaires solaires en vue d’assurer la sécurité et la stabilité dans les communautés. » Par ailleurs, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouvernorat de Bandiagara, Issiaka Cissé, a affirmé que dans sa région, « les résultats sont visibles : réhabilitation d’infrastructures, mise en place de services sociaux de base, investissement dans les moyens de subsistance, amélioration de la sécurité communautaire, accompagnement des déplacés internes et renforcement du vivre-ensemble entre communautés hôtes et déplacées. » Il a précisé que « cette rencontre est donc l’occasion de capitaliser ces acquis, d’identifier ce qui a fonctionné, d’améliorer ce qui doit l’être et, surtout, de réfléchir ensemble à la mise à l’échelle de ces expériences afin d’inscrire la stabilisation dans la durée. » L’atelier se déroulera en présentations et travaux en groupes pour examiner les thématiques clés comme la sécurité, la revitalisation de l’économie locale, la paix et la cohésion sociale. MMD/MD (AMAP)
Ouélessébougou : Les chefs traditionnels mobilisés pour la construction du Maliden Kura
Ouélessébougou, 11 Nov (AMAP) La Journée nationale des légitimités traditionnelles a été célébrée, ce mardi, au Centre féminin de formation et d’appui au développement rural de Ouélessébougou, avec comme thème, « Rôle et responsabilité des autorités et légitimités traditionnelles dans l’éducation et la construction du Maliden Kura ». Cette journée vise à faire connaitre les légitimités traditionnelles, valoriser leurs fonctions, raffermir leur ancrage dans la société et contribuer à enrichir le système de gouvernance de l’Etat. L’événement, sous la présidence du préfet, Moussa A Sagara, et en présence des sous-préfets des arrondissements, du 1er adjoint au maire ainsi que des 44 chefs de villages que compte la Commune, a réuni l’ensemble des forces vives traditionnelles, des chasseurs et des autres notables de la Commune, symbolisant l’importance du rôle des notabilités dans la cohésion sociale. Dans son discours d’ouverture, le préfet a invité les légitimités traditionnelles à « jouer pleinement leur rôle et participation pour la construction du Maliden Koura ». Il a souligné que leur proximité avec les populations fait d’elles des maillons essentiels pour le développement et la stabilité. Face à la crise du carburant que traverse le Mali, le préfet Sagara a lancé un appel à la solidarité et au respect des mesures prises par les autorités, tout en exhortant les chefs « à être des relais d’information et de sensibilisation auprès de leurs populations pour traverser cette période difficile dans la discipline collective. » Plusieurs intervenants ont pris la parole pour saluer cette initiative dont le 1er adjoint au maire de la Commune, le représentant des chefs de villages et celui des chasseurs qui ont tous exprimé leur satisfaction « de voir les autorités traditionnelles associées au processus de développement. » Ils ont, à l’unanimité, réaffirmé leur entière disponibilité et leur engagement à accompagner les actions visant à consolider la paix et la prospérité dans la commune. Pour rehausser l’éclat de la journée, le public a assisté à la prestation de l’ensemble instrumental traditionnel de Djitoumou, au solo de chant et une pièce de théâtre. Cette célébration a également servi de cadre pour renforcer le dialogue entre l’administration et les gardiens de la tradition. AC/MD (AMAP)
Kati célèbre la Journée nationale des autorités et légitimités traditionnelles
Kati, 11 nov (AMAP) À Kati, la Journée nationale des autorités et légitimités traditionnelles a été commémorée ce mardi, 11 novembre 2025, dans la salle de réunion de la préfecture sous le thème : « Rôle et responsabilité des autorités et légitimités traditionnelles dans l’éducation et la construction du Maliden-Koura (le nouveau Malien). » Instaurée par le décret n°2022-128/PT-RM du 04 mars 2022, la Journée nationale des autorités et légitimités traditionnelles, célébrée chaque 11 novembre, a été instituée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Cette initiative vise à reconnaître et valoriser le rôle essentiel que jouent les légitimités traditionnelles dans la gouvernance locale, la cohésion sociale et la préservation des valeurs culturelles du Mali. Dans son allocution, le préfet de Kati, Harouna Diarra, a salué le président de la Transition pour avoir dédié une journée nationale aux légitimités traditionnelles. Il a rappelé leur « rôle crucial dans la consolidation de la paix, la promotion de la cohésion sociale et la transmission des valeurs éducatives. Le préfet a, également, invité la population « à faire preuve de résilience, de patriotisme et de solidarité, notamment face à la pénurie de carburant que connaît actuellement le pays. » Il a exhorté chacun « à respecter les consignes des autorités du Mali, dans un esprit d’unité et de responsabilité. » La cérémonie s’est achevée par des échanges autour du thème central, permettant aux participants de réaffirmer l’importance des autorités et légitimités traditionnelles dans la construction « d’un Mali nouveau, fort et uni. » La préfecture de Kati, déjà engagée depuis plusieurs années dans une collaboration étroite avec les légitimités traditionnelles, a réaffirmé, à travers, cette célébration sa volonté de renforcer leur implication dans toutes les initiatives de développement local. En effet, les légitimités participent activement à la plupart des activités, commissions et cérémonies organisées par la préfecture. ALK/MD (AMAP)
Kayes : Le Code minier et le contenu local au cœur d’un atelier de proximité
Kayes, 11 nov (AMAP) Le Collectif ingénieurs développement Sahel, en partenariat avec le Conseil régional de Kayes (Ouest), a organisé ce mardi 11 novembre 2025, au Stade Abdoulaye Makoro Sissoko, un atelier de proximité sur le contenu local dans les contrats miniers. Selon le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, qui a présidé l’ouverture des travaux, cet atelier de deux jours « vise à faire du secteur minier un vecteur de développement et l’appropriation du Code minier de 2023 et de son contenu local par les populations. » « Les retombées locales (de l’exploitation minière) ne sont pas à la hauteur des attentes. Nous devons corriger ces erreurs et promouvoir la création d’emplois. Le contenu local n’est pas une contrainte pour les miniers, une faveur pour les bénéficiaires, maïs une opportunité de co-développement », a déclaré le Général de brigade Moussa Soumaré. La Région dispose d’énormes potentialités minières. Malgré la présence des plus grandes mines du Mali dans cette partie ouest du Mali, la 1ère Région administrative a du mal à retrouver son souffle car, ses populations profitent peu des retombées de l’exploitation minière. La Région de Kayes connait de sérieux problèmes, notamment la dégradation des routes, les questions d’environnement, l’éducation, la santé, l’emploi et la pauvreté. Les autorités misent sur une meilleure intégration du secteur minier dans l’économies locale. L’atelier a débuté par une conférence sur le contenu local, en présence du président du Conseil régional de Kayes (CRK), Bandiougou Diawara, et du président du Collectif ingénieurs développement Sahel, Moussa Sidibé. BMS/MD (AMAP)

