Diéma : Le Préfet de cercle donne des éclaircissements sur la suspension de la circulation des motocyclettes de cylindrée de 125 cm et plus

Diéma, 5 juin (AMAP) Le préfet de cercle, Abou Diarra a rencontré ce vendredi les chefs de services techniques, les élus, les leaders religieux, les chefs traditionnels et coutumiers, la CAFO, le conseil communal de la jeunesse, et d’autres membres des organisations de la société civile, ainsi que des éléments des Forces de défense et de sécurité. Il s’agissait de les informer  et de les  sensibiliser  sur le contenu de l’arrêté interministériel numéro 2026-1312/MI-SG du 13 juin 2026, portant suspension de circulation des motocyclettes de cylindrée de 125 cm et plus, dans les grandes agglomérations. Il affirmé que ces grandes agglomérations sont  le District de Bamako, les Chef- lieux de régions,  de cercles et d’arrondissement. Il a par ailleurs précis que le chef de l’exécutif local,  le représentant de l’Etat au niveau de la Région,  peventt suspendre  la circulation des motocyclettes de cylindrée de 125 cm et plus dans un chef-lieu de cercle ou d’arrondissement. Quant à la question de savoir si les motos tricycles sont concernées par la mesure,  le Préfet Abou Diarra a  promis de s’informer pour lever l’équivoque. Il a demandé à tous le respect strict des mesures prises par les plus hautes Autorités du pays,  en vue de renforcer davantage les dispositifs de sécurité dans notre pays. Le Chef de l’exécutif local a invité  chacun en ce qui le concerne,  à jouer pleinement sa partition,  afin que l’application des mesures en vigueur soient une réussite totale dans le cercle de Diéma. Il a demandé aux différents acteurs de renforcer la sensibilisation auprès des communautés pour une adhésion plus effective à ces mesures gouvernementales qui visent surtout l’instauration d’une paix inclusive et durable dans notre pays. OB/KM (AMAP)

Forum Panafricain des Médias : L’expert Martin Faye se prononce sur le Forum et d’autres sujets

Bamako, 5 juin (AMAP) Dans une interview accordée à l’Agence Nationale de Presse du Mali, le journaliste sénégalais et expert des médias, Martin Faye se prononce  sur son engagement pour le Forum et partage sa vision pour refonder le journalisme africain, a constaté l’AMAP. Agence Nationale de Presse du Mali : Qu’est-ce qui vous a motivé à quitter le Sénégal pour participer à ce forum à Bamako ? Martin Faye : J’ai quitté le Mali il y a deux ans, après avoir dirigé le projet Studio Tamani de la Fondation Hirondelle. Cette expérience a élargi mon horizon et renforcé mon compagnonnage avec les médias maliens. J’ai participé à de nombreuses activités au sein des faîtières et associations de journalistes. Lorsque l’idée du forum est née, j’ai été contacté pour intégrer le comité scientifique et, de fil en aiguille, j’ai été désigné pour présenter la conférence inaugurale. Agence Nationale de Presse du Mali : Selon vous, quels sont les principaux objectifs de ce Forum Panafricain des Médias ? Martin Faye : Les principaux objectifs sont de réfléchir à la pratique journalistique en Afrique afin de retrouver une souveraineté et un contrôle de l’information, depuis sa conception jusqu’à sa diffusion. Trop souvent, nos populations apprennent ce qui se passe chez elles à travers les médias étrangers. Il faut changer la donne : parler de l’Afrique aux Africains, dans nos langues, selon nos cultures et nos contextes. Nous connaissons mieux le terrain africain que quiconque, mais la digitalisation et les plateformes numériques échappent à notre contrôle. C’est de cela qu’il s’agit de discuter à Bamako. Agence Nationale de Presse du Mali : Quelles sont vos attentes personnelles et professionnelles de cette rencontre ? Martin Faye : Mes attentes sont celles d’une refondation du journalisme africain. Nous revivons une situation similaire aux années 1970-1980, lorsque l’UNESCO portait le débat sur un nouvel ordre mondial de l’information. Aujourd’hui encore, l’Occident monopolise la circulation de l’information, avec des risques de manipulation, de propagande et de censure. Il est temps que les médias africains deviennent les narrateurs de leur propre récit Agence Nationale de Presse du Mali :  Quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels les médias africains font face aujourd’hui ? Martin  Faye : Le premier défi est la formation. Depuis quarante ans, je suis engagé dans ce domaine. Or, une masse critique de personnes se disent journalistes sans avoir reçu une formation initiale solide. Il faut distinguer ceux qui travaillent dans les médias de ceux qui sont réellement journalistes. Les programmes doivent être adaptés à la réalité : former des journalistes polyvalents, capables de produire du son pour la radio, de l’image pour la télévision et du contenu écrit. Agence Nationale de Presse du Mali : Comment les journalistes africains peuvent-ils mieux lutter contre la désinformation et les fake news ? Martin Faye : Nous devons unir nos forces pour mettre fin à la désinformation et aux fake news. J’ai proposé la création d’une plateforme digitale panafricaine de lutte contre la désinformation. Chaque pays pourrait y contribuer : lorsqu’une rumeur circule, il faut la vérifier rapidement et la traiter avec responsabilité. Agence Nationale de Presse du Mali : Pensez-vous que ce forum peut renforcer la coopération entre les médias africains ? Martin Faye : Ce forum n’aurait pas de raison d’être s’il ne renforçait pas la coopération. Parmi les idées concrètes, il y a la création d’une agence de presse panafricaine et d’une union des radios de proximité. Cinq pays sont déjà membres fondateurs, avec un plan d’action immédiat : lancer une campagne d’adhésion pour que toutes les radios de proximité africaines puissent travailler ensemble au service des populations. MMD/KM (AMAP)

Forum de Bamako : les acteurs maliens plaident pour l’éducation numérique et le renforcement de la régulation

Bamako, 5 juin 2026 (AMAP) Les intervenants du panel consacré au « Cyberespace et cybercriminalité : encadrement et régulation », organisé dans le cadre du Forum Panafricain des Médias, ont appelé jeudi à Bamako à renforcer l’éducation aux médias et au numérique, tout en consolidant les mécanismes de régulation afin de faire face à la montée du désordre informationnel et des abus sur les plateformes numériques, a constaté l’AMAP. Les participants ont souligné que la généralisation des smartphones, des réseaux sociaux et des outils numériques a profondément transformé la production et la circulation de l’information, faisant des citoyens des producteurs de contenus au même titre que les médias traditionnels. Le président de l’Association des Blogueurs du Mali (ABM), Boureyma Soulo, a estimé que le désordre informationnel constitue aujourd’hui « la pollution de l’écosystème médiatique et numérique ». Selon lui, la diffusion massive de la mésinformation, de la désinformation et de la mal information alimente les tensions sociales, la méfiance entre Abordant la question de la cybercriminalité, le procureur de la Commune IV du District de Bamako, Idrissa Hamidou Touré, a mis en garde contre certaines dérives observées sur les réseaux sociaux. Il a notamment évoqué les pratiques liées à « l’économie de l’attention », qui consistent à utiliser des contenus accrocheurs ou sensationnalistes pour attirer les internautes et générer des revenus publicitaires. Le magistrat a rappelé que plusieurs textes encadrent déjà les comportements dans l’espace public et numérique, citant notamment la loi de 2000 sur le régime de la presse, les textes relatifs à la protection des données personnelles, aux transactions électroniques et à la cybercriminalité. Pour sa part, le président de l’Association des Professionnels de la Presse en Ligne et de l’Électronique (APPEL-Mali), Modibo Fofana, a estimé que la désinformation existait avant Internet mais qu’elle s’est amplifiée avec l’essor des réseaux sociaux. Fofana a également insisté sur la nécessité de sensibiliser les utilisateurs les plus actifs du numérique afin de réduire les phénomènes de confusion, de panique et de manipulation observés lors de certains événements relayés sur les réseaux sociaux. Intervenant sur les aspects réglementaires, le représentant de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP), Dr Aly Haïdara, a rappelé que le Mali s’est doté au fil des années d’un arsenal juridique destiné à encadrer la société de l’information et à protéger les citoyens dans l’espace numérique. Selon lui, plusieurs lois relatives à la protection des données personnelles, à la cryptographie, au commerce électronique, à la société de l’information ainsi que les récentes réformes des codes pénal et de procédure pénale contribuent à renforcer la protection des usagers face aux cyberdélinquants. « Le numérique doit être au service des individus », a affirmé Dr Haïdara, soulignant l’importance de l’information, de la sensibilisation et de l’éducation numérique pour garantir un usage responsable et sécurisé des technologies. La multiplication des plateformes numériques et l’accès croissant aux réseaux sociaux ont profondément modifié les modes de production et de consommation de l’information au Mali. Cette évolution s’accompagne d’une augmentation des phénomènes de désinformation, de manipulation de l’information et de cybercriminalité, poussant les autorités et les acteurs du secteur à renforcer les dispositifs de régulation, de sensibilisation et de protection des données personnelles. OS/KM(AMAP)

FEMAFOOT : Anthony da Silva, nouveau sélectionneur des Aigles du Mali

Bamako, 5 juin (AMAP) La Fédération malienne de Football (FEMAFOOT) a annoncé, jeudi, la nomination du technicien portugais Anthony da Silva au poste de sélectionneur national des Aigles du Mali, à l’issue du processus de recrutement lancé entre le 28 avril et le 26 mai 2026, a appris l’AMAP de source sportive. Selon la Fédération, le Comité exécutif a retenu le projet présenté par Anthony da Silva après examen des candidatures soumises dans le cadre de l’appel à candidatures. La FEMAFOOT précise que le technicien a été choisi pour répondre à « un triple impératif : la rénovation, la performance et le travail dans la durée ». Le communiqué souligne que le nouveau sélectionneur a satisfait aux principaux critères techniques définis par la commission ad hoc chargée du recrutement et présenté « un dossier particulièrement convaincant ». Dans sa vision à moyen terme, Anthony da Silva propose une stratégie articulée autour de plusieurs axes majeurs, notamment « l’atteinte de résultats de haut niveau lors des compétitions africaines et mondiales », le développement du championnat national ainsi que la promotion et l’accompagnement des talents locaux. La Fédération indique également que le nouveau sélectionneur sera assisté par un adjoint malien dont « les compétences ainsi que les performances sportives, tant sur le plan national qu’africain, sont reconnues et avérées ». Le Comité exécutif affirme qu’il veillera à la mise en œuvre effective de la feuille de route du nouveau staff technique, en cohérence avec les orientations de la nouvelle mandature issue de l’Assemblée générale élective du 16 avril dernier. La FEMAFOOT assure  que le nouvel encadrement technique travaillera sous le signe de « la rigueur, de la discipline et de la performance » afin de répondre aux attentes du public sportif malien. KD/KM (AMAP)

Bougouni : Donation de l’UNICEF d’un véhicule et du matériel informatique à des services techniques de la région

Bougouni, 6 juin (AMAP) Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a travers son bureau de zone de Sikasso, Koutiala et Bougouni a fait une donation d’un véhicule et du matériel informatique aux services techniques de la région de Bougouni , a constaté l’AMAP. Le bureau de zone de Sikasso du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) qui couvre les régions de Sikasso, Koutiala et Bougouni fait un don de véhicule usager Land Cruiser Hard Top à l’Académie d’Enseignement et du matériel informatique à d’autres services techniques de la région de Bougouni. La cérémonie s’est déroulée dans l’enceinte du gouvernorat de Bougouni, mercredi, sous la présidence du Gouverneur de région, le Général de Brigade Ousmane Wélé en présence des membres de son cabinet, du chef de bureau de zone UNCEF Sikasso-Koutiala-Bougouni, le Professeur Abdoulaye Touré à la tête d’une délégation de sa structure, des services techniques et du personnel du gouvernorat. L’objectif de cette donation est d’apporter un appui à travers un véhicule usager Land Cruiser Hard Top pour l’Académie d’Enseignement de Bougouni et des ordinateurs pour les services techniques de la direction régionale du plan et de la statistique, de celle du développement social et de l’économie solidaire, du centre de santé de référence de Bougouni, au CAP de Garalo et à la station régionale ORTM de Bougouni. Intervenant le premier le professeur Abdoulaye Touré, chef de bureau de zone UNICEF Sikasso-Koutiala-Bougouni a rappelé que le Gouverneur joue pleinement son rôle de coordination à la satisfaction de tous les partenaires de la région et à l’UNICEF en particulier. Ce don poursuit- il, s’inscrit dans le cadre d’une coopération exemplaire et du programme de coopération Mali-UNICEF. Pour le chef de l’exécutif régional l’occasion est opportune pour remercier l’UNICEF pour cette donation qui vient en appui logistique aux services techniques de l’Etat dans la région pour une bonne amélioration du cadre de travail. Il s’agit là de la concrétisation d’un partenariat multiforme qui vient en soutien au développement économique, social et culturel de la région de Bougouni. Enfin il a donné l’assurance à l’UNICEF que bon usage sera fait de ces différentes donations. BHT/KM (AMAP)

Musique : « Songhoy Star », un orchestre régional non officiel qui a émerveillé les populations de la Cité des Askia en son temps

Gao, 6 juin (AMAP) La région de Gao n’a jamais connu un orchestre régionalofficiel  mais un groupe musical local dénommé « Songhoy star » de Gao, qui a été crée avant les années 80. Pour des éclaircissements, nous avons approché, le seul encadreur qui est resté parmi ce groupe de l’orchestre à savoir l’encadreur, ancien animateur-producteur de l’Ortm à la retraite, Boubacar Adama Cissé. Il témoigne que l’orchestre de Gao est constitué de jeunes musiciens volontaires, composés de trois sections : la section de vent ; la section de cordonne-phone et la section de perquisition. Selon lui, l’orchestre a été créé dans les années 84 avec la bénédiction de la première génération du groupe musical le Négro-bande conduit par feu Boncana Maiga et un autre musicien de la Guinée Bissau, Nassazo de Carvaro. D’après lui, ils étaient tous des jeunes musiciens locaux, fans de la musique et qui avaient le souci de faire plaisir à la population de Gao en jouant de la musique traditionnelle ou du terroir« Takamba » ou « Holey Horey ». Et se rappelait  encore dans les années 1984, d’une tournée musicale  dans la région de Tombouctou dont les fans de la musique de la cité de 333 Saints ont beaucoup adoré. « Après la tournée de l’intérieur, nous avions découvert d’autres horizons où nous avions été sollicités pour jouer de la musique notamment en Algérie et au  Niger où notre musique  était très appréciée par les autorités de ces pays  et même par  l’orchestre de Niamey ; la preuve en est qu’ils sont imités la musique du groupe « Songhoy Star », a-t-il avancé. « L’orchestre de Gao n’avait jamais été à la disposition de la direction régionale de la Culture parce qu’il n’était pas officiel. Mais il est resté toujours à la disposition de la direction régionale  de la culture durant les grands événements. Notre génération jouait de la musique pour l’épanouissement de la jeunesse, faire plaisir aux populations et surtout  véhiculer la culture de notre terroir », a soutenu, Boubacar Cissé. Selon lui, avec la discorde  et l’âge, seule la section vent est restée. Mais le  « Négrobande » avec feu Boncana Maiga qui faisait partie de  la première génération de l’orchestre de Gao  avait formé  deux  groupes d’orchestre. Il s’agit d’une formation (A) héritière de Négrobande et d’une formation (B) créée d’une nouvelle génération qui  a modernisé la musique traditionnelle. « L’éclatement de l’orchestre « Songhoy Star » dont était  membre , Boubacar Adama Cissé, un nouveau orchestre de circonstance constitué d’une dernière formation a été   crée en 2010  à savoir le groupe de Fatouma Bocar . C’est ce même groupe qui a participé  à la biennale de 2010 à Sikasso et celle de Tombouctou en 2025 où il a décroché le premier trophée en chant, a évoqué, Boubacar Cissé. « Après notre génération, tous ceux qui sont venus dans la musique travaillent uniquement pour l’argent. Souvent on les voit jouer  lors des fêtes événementiels (mariage et baptêmes) et autres.  Alors qu’à notre époque, nous étions engagés pour faire plaisir à nos populations ou pour véhiculer un message à l’endroit des dirigeants. Pour notre bonne formation, nous faisions des répétitions nuit et jour sans un jeton. Aujourd’hui, avec la nouvelle génération,  tel n’est plus le cas », a-t-il expliqué, l’ancien de l’orchestre « Songhoy star ». Pour lui, la musique n’est pas un produit de commerce mais un art  d’attraction de la jeunesse, un message de réconfort, d’identité culturelle qui est véhiculé à travers la parole et la danse dont chacun se retrouve. Hormis tout ça, nous comprenons qu’il y a un chômage accru de la jeunesse et le besoin de luxe est pressant. Selon lui, un orchestre joue un rôle très important dans les relations socio-culturelles mais aussi dans la consolidation de la cohésion sociale entre les communautés. En tant qu’encadreur et animateur-producteur à la retraite et ancien de l’orchestre « Songhoy Star », je sollicite les autorités de notre pays,  en particulier le département de la Culture de penser à la création d’un orchestre régional officiel pour la région de Gao. AT/KM (AMAP)

Mali : le gouvernement met des primes sur la tête de terroristes recherchés

Bamako, 4 juin 2026 (Agence) Le gouvernement malien a annoncé, jeudi, l’octroi de récompenses financières à toute personne fournissant des informations jugées fiables et exploitables permettant l’arrestation ou la neutralisation d’individus recherchés pour leur implication présumée dans des actes terroristes, a appris l’AMAP. Dans un communiqué signé par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly Mohammedine, les autorités précisent que cette mesure s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de la préservation de la sécurité nationale. Parmi les personnes citées figure Iyad Ag Ghaly, pour lequel une récompense de 2 milliards de FCFA est annoncée. Le communiqué mentionne également Amadou Kouffa (Hamadoun Hassan Sangaré / Barry alias Amadou Kouffa alias Môbbô), avec une récompense fixée à 1,5 milliard de FCFA. Sont également concernés Abdoulaye Mamoudou Bakaye Diallo (alias Jouleybib de Nampala alias Sidi), pour lequel 1,5 milliard de FCFA sont annoncés, ainsi que Alghabass Ag Intalla, dont la récompense s’élève à un milliard de FCFA. Le document cite aussi Sedane Ag Hita (alias Outhman Al Ansari / Abdel Hakim Al Kidali / Al Qayrawani), avec une récompense de 500 millions de FCFA, ainsi que Bilal Ag Acherif, également concerné par une prime de 500 millions de FCFA. Enfin, Abderrahmane Al-Batna Al-Jazairi est cité avec une récompense de 500 millions de FCFA. Le gouvernement appelle les populations à faire preuve de vigilance et à collaborer avec les Forces armées et de sécurité en transmettant tout renseignement susceptible de contribuer à la localisation des suspects activement recherchés pour des attaques ayant porté atteinte à la sécurité des personnes et des biens sur le territoire national. Le gouvernement précise que ces mesures s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la lutte contre le terrorisme et de la protection de la sécurité nationale. KD/CMT (AMAP)

Hadj 2026 : Retour à Bamako des premiers pèlerins maliens de la filière gouvernementale

Bamako, 4 juin (AMAP) Les premiers pèlerins maliens de la filière gouvernementale ont regagné le pays le mercredi 3 juin 2026, après l’accomplissement du cinquième pilier de l’Islam a constaté l’AMAP. Les pèlerins, à leur arrivée, ont été accueillis par le Chef de cabinet du ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Cheick Oumar Traoré, venu leur souhaiter la bienvenue au nom des autorités. Ce premier retour marque le début de l’arrivée progressive des différents contingents maliens ayant participé au pèlerinage de cette année. Il est à noter que le Hadj demeure l’un des moments les plus importants de la vie d’un musulman et chaque année, des milliers de fidèles maliens se rendent à la Mecque pour accomplir ce devoir religieux. KM (AMAP)

Kayes : Manque de liquidité au niveau des points d’Orange-money

Kayes, 4 juin (AMAP) Nos concitoyens de la ville de Kayes, depuis la veille de la fête, connaissent un véritable problème de liquidité au niveau des points de transfert mobile argent Orange-money, a constaté l’AMAP. De Kayes Ba à Kayes N’Di, en passant par Soutoukoulé, Commune rurale de Kouloum, de nombreux points de transfert mobile d’argent Orange-money  et/ou des boutiquiers sont en panne sèche. Les clients sont contraints de faire de longs trajets,  pour pouvoir effectuer une opération Orange-money. «Nous avons, ici à Kayes, de la peine à faire le retrait dans le compte Orange-money», au bout du fil, Mamahadou Touré, dépanneur de son état, communique avec un client habitant dans un village environnant de la ville de Kayes. Visiblement, triste, au milieu des matériels de dépannage dans son atelier à Kayes N’Di, il raconte avoir fait plus de dix points d’Orange-money, sans succès, pour le retrait de 25.000 Fcfa de frais de réparation qu’on lui a envoyé de Kaourou, un village situé non loin de la ville. « Ils disent tous qu’ils n’ont pas d’argent pour le retrait…Ce n’est plus intéressant de faire les envois par Orange-money»,  précise celui qui voulait utiliser cette somme pour compléter le prix de son mouton pour la fête de Tabaski. Tout comme lui, beaucoup de personnes se plaignent de ce problème. Les gens se renseignent sur les rares points de disponibilité. Habitante de Lafiabougou Sud, Bintou Koïta informe qu’elle ne trouve même plus des points d’Orange-money dans son secteur. De son côté,  Ousmane Diakité révèle avoir fait, la nuit du lundi au mardi dernier, le long du goudron, de Soutoukoulé au premier pont de la ville, pour faire un dépôt Orange-money sans succès. Selon Adama Sissoko, boutiquier à Soutoukoulé, les propriétaires de points d’opération Orange-money sont méfiants dans leur secteur. « Ils ne prennent plus le risque d’accepter de faire des opérations pour des inconnus. Certains boutiquiers ont été victimes de braquage des bandits armés. Un d’entre ces commerçants a d’ailleurs été mortellement agressé et dépouillé de ses sous en cours de route pour son domicile»,  raconte-t-il. Comme pour dire combien le risque est énorme au niveau du secteur Attbougou. Cette service  selon  de nombreux boutiquiers, est due à la l’indisponibilité d’argent. Certains expliquent qu’ils sont obligés souvent de dire aux clients qu’ils n’ont pas d’argent pour les retraits. «Le problème est que parfois on donne  tout notre argent aux clients qui viennent pour le retrait. Au même moment,  nous pouvons rester avec plus de trois millions de Fcfa d’UV», explique Amadou Diallo, qui déclare qu’il faut des opérations de dépôt pour pouvoir écouler les UV, chose qui est rare.   Pour sa part, Niamè Konaré, gros distributeur, service partenaire d’Orange-money, avoue qu’ils sont contraints, parfois, à racheter les UV des boutiquiers.  Selon lui, c’est un problème de liquidité. «Auparavent, à notre niveau, on pouvait retirer à la banque plus de 30.000.000 Fcfa de Fcfa. Mais, actuellement,  la banque n’est pas à mesure de nous permettre de faire le décaissement de telle somme…», souligne Niamè Konaré. Et d’informer qu’il leur arrive de créer des comptes pour les gros clients au niveau des banques pour pouvoir faciliter leurs opérations de retrait d’argent. «C’est ainsi qu’on effectue leurs opérations de retrait Orange-money, déposées directement dans leur compte bancaire…», précise-t-il. OD/KM (AMAP)  

Vie de la Nation : Le Gouvernement suspend l’importation et la vente de motocyclettes de 125 cm³ pour une durée d’un an

Bamako, 4 juin (AMAP) Le Gouvernement de la République du Mali a suspendu pour une durée d’un an, par un arrêté ministériel datant du 3 juin 2026, l’importation, le transit, la commercialisation, la vente et la distribution gratuite des motocyclettes de cylindrée 125 cm³ et plus, ainsi que de leurs accessoires sur toute l’étendue du territoire national. Cette mesure, prise relative à la securité des personnes et de leurs biens et pour le renforcement de la sécurité nationale, entrée en vigueur est renouvelable. L’arrêté précise que sur le délai de déclaration, les commerçants disposant actuellement de stocks ou ayant des commandes en cours bénéficient d’un délai de 90 jours pour les déclarer auprès de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence. Sur les aspects de contrôles et saisies, les agents assermentés du ministère chargé du Commerce sont habilités à effectuer des contrôles et les motocyclettes non déclarées dans le délai prescrit feront l’objet de saisie. Concernant les sanctions, toute infraction à cet arrêté sera sanctionnée conformément à la réglementation en vigueur. Il est à noter que les acquisitions effectuées directement par les Forces Armées et de Sécurité ne sont pas concernées par cette suspension.  KM (AMAP)