Sikasso : La période des légumes, une aubaine pour les commerçants et les consommateurs

Par Aïssata DEMBELE Sikasso, 2 fév (AMAP) En cette période de forte production agricole, Sikasso ou la cité verte du Kénédougou mérite bien son nom. La ville vit au rythme des légumes frais. Haricots verts, carottes, tomates, poivrons et autres se vendent comme du petit pain. Du moins avant le début du mois sacré de ramadan. Pour le moment, les sauces sont bien garnies et les amateurs de légumes profitent bien de l’occasion. Que ce soient les vendeuses ambulantes de légumes qui font du porte-à-porte, matins et soirs, les commerçantes détaillantes des petits marchés de quartiers, les commerçants du grand marché de Sikasso, chacun est déterminé à écouler le maximum de légumes afin de tirer son épingle du jeu. Ce mardi, il est environ 8 heures quand notre équipe de reportage arrive au grand marché de Sikasso grouillant de monde. Les étals sont bien installés. Ici, les commerçants grossistes et détaillants ainsi que les clients échangent dans une ambiance bon-enfant. Les premiers hèlent les seconds, marchandages et bruits de paniers chargés de produits frais, scènes quotidiennes des commerçants de légumes du grand marché de Sikasso. « Venez acheter du haricot vert ! Je ferai des remises à celui qui achètera une grande quantité », lance Mme Sanogo Sarata Berthé à des passants. « Quand il y a l’affluence, on écoule vite la marchandise. Mais lorsque le marché est timide, on est obligé de brader nos produits. Le prix dépend de la qualité du produit et varie entre 400 et 500 Fcfa le kilogramme », dit-elle. Sa cliente Mariam Traoré, rencontrée sur place, affirme qu’elle s’approvisionne toujours en haricot vert chez Mme Sanogo. « Je viens tôt pour avoir du haricot de bonne qualité et à moindre coût. Pendant cette période, j’envoie très souvent du haricot à mes parents à Ségou et à Bamako. » Le ressortissant de Nampala, le jeune commerçant grossiste Lamine Sogodogo exerce ce métier depuis plusieurs années. L’affluence matinale, selon lui, est capitale. « Tôt le matin, plus il y a de l’affluence, plus on écoule rapidement nos marchandises. Je peux vendre trois sacs de 75kg de haricots par jour », a-t-il confié. A l’en croire, il s’approvisionne au champ à 250 F le kilo pour revendre au marché entre 400 et 450 F. La demande est forte dans la sous-région. « Souvent mes clients viennent de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso », indique-t-il.   A côté des commerçants de haricot, les étals de carottes attirent également l’attention des passants. Ce commerce est majoritairement dominé par les femmes. La vendeuse de carottes Mariam Sanogo vit de cette activité depuis plus de cinq ans. « J’ai aménagé une partie de la cour de ma maison pour cultiver des carottes, du persil et des tomates. Franchement, ma récolte a été belle cette année. Grâce à l’affluence actuelle du marché, j’arrive à écouler deux sacs de 50 kg de carottes et une grande quantité de tomate et de persils par jour et avant midi », a-t-elle fait savoir. Le prix de ses tas de carottes varie entre 250F, 100F et 50F. Issa Diabaté est un grand amateur de carottes. « Compte tenu de ses bienfaits pour la santé, je ne peux m’en passer. Si l’opportunité se présente, à chaque fois que je traverse le grand marché, j’en achète pour mes camarades du grin. On l’utilise comme amuse-gueule », explique-t-il. Tout comme Issa, la ménagère Hadjaratou Traoré affirme qu’actuellement elle ne peut pas préparer sa sauce sans légumes. « J’utilise un peu de tout dans ma sauce car c’est la période et c’est bon pour la santé », a-t-elle confié Chaque soir, les vendeuses ambulantes sillonnent les différents quartiers. De porte en porte, elles fala carotte à 50 Fcfa. Coupés en petits morceaux, le mélange avec de la macédoine est aussi cédé à 50 Fcfa. Les choux sont vendus à partir de 50 Fcfa, les poivrons entre 25F et 50 Fcfa. Le tas d’aubergines d’Afrique est cédé à 50 Fcfa, le céleri et le persil coûtent 25 Fcfa quelques pieds. Ces prix sont les mêmes que sur les petits marchés. Nonobstant, des défis persistants, ces commerçants de légumes arrivent à se tirer d’affaire. Nombres d’entre eux confient que leur bénéfice leur permet de joindre les deux bouts. Dans la cité verte du Kénédougou, le marché demeure un pilier essentiel de l’économie locale, reliant producteurs, commerçants et consommateurs autour d’un même objectif : l’accès à des aliments frais et de qualité. Sikasso est considéré comme le poumon du Mali en matière de production de fruits et légumes. Grâce à son potentiel agricole exceptionnel, la région approvisionne de nombreuses localités du pays et contribue de manière significative à assurer la sécurité alimentaire. AD/MD/MD (AMAP)

Macina : Hommage émouvant aux victimes et solidarité envers les blessés après deux tragédies

MACINA, 2 fev (AMAP) – Deux incidents graves ont endeuillé la localité de Macina en l’espace de 24 heures : un drone kamikaze a tué un civil et blessé deux autres le 31 janvier 2026 à Tongolo Coura, puis un engin explosif improvisé (EEI) a coûté la vie à cinq militaires le 1er février 2026 alors qu’ils transportaient les blessés vers le centre de santé de référence. Le 31 janvier 2026, un drone kamikaze a visé le village de Tongolo Coura, dans la commune de Kolongotomo, faisant un mort et deux blessés, dont l’un grièvement, tous sur place. Le lendemain, 1er février 2026, une équipe militaire a été dépêchée pour évacuer les blessés vers le centre de santé de référence de Macina. Au retour, le véhicule a heurté un engin explosif improvisé, tuant cinq militaires ; un corps n’a pas été retrouvé. Le même jour, après la prière de 16 heures, quatre des corps ont été inhumés au cimetière de Macina en présence d’une foule nombreuse. Le maire Mourzouk Yattara, au nom de la commune, des autorités locales et en son nom propre, a présenté ses condoléances les plus attristées aux Forces de défense et de sécurité. Une délégation s’est ensuite rendue au centre de santé pour souhaiter un prompt rétablissement aux blessés. Ces deux événements successifs relancent le débat sur l’insécurité persistante dans la zone de Macina. La localité de Macina, située dans la région de Ségou, est régulièrement confrontée à des attaques armées et à des engins explosifs improvisés, dans un contexte d’insécurité chronique affectant plusieurs zones du centre du Mali depuis plusieurs années. DG/OS (AMAP)

12è festival Spot on Mali Music : Du 6 au 7 février prochains

Bamako, 1er fév (AMAP) La 12è édition du festival Spot on Mali Music est prévue du 6 au 7 février prochains à Bamako sous le thème “Beka Wili ki jo Mali Yé », a annoncé, jeudi, le directeur du festival Moussa Diallo. Lors d’une conférence de presse, la Maison des jeunes de Bamako (MJB) M. Diallo s’est réjoui du maintien de  la présente édition  « qui se tient dans un contexte difficile. » Il a adressé ses remerciements à l’ambassade de Danemark pour son accompagnement et la Maison des jeunes qui a toujours accueilli l’événement, depuis la première édition. L’événement soutenu par le Danemark, est un espace de promotion des jeunes artistes peu connus sur les grandes scènes musicales. A l’issue d’un appel à candidatures, le jury international a retenu dix artistes à savoir Anna Diabaté, Sadio Sidibé, Young BC, Rokia Koné, Mohamed Diaby, Kankou Kouyaté, Aliya Coulibaly, Doussou Bagayoko, Oumar Konaté, Madou Sidiki Diabaté en plus des deux partenaires INA Star, Orchestre de CAMM. Les organisateurs ont retenu des têtes d’affiches pour chaque soirée. Ces artistes sont tous programmés pendant les deux soirées du festival. La particularité de cette édition est l’implication des acteurs culturels sénégalais et ghanéens. « C’est une activité gratuite. Nous avons commencé à programmer les artistes maliens lors du festival Spot en Danemark, un événement qui réunit les promoteurs des grands festivals. ». a indiqué dit M. Diallo Selon lui, « c’est une opportunité pour les artistes africains de produire devant de très grands producteurs et acteurs culturels. » Il a dit que la prestation de l’artiste musicienne Virginie Dembélé au Danemark lors du festival Spot on a été un grand succès. « Ce qui a même favoriser le retour du principal financier qui avait décidé de ne plus soutenir l’événement. »  Il a annoncé qu’un hommage sera rendu à l’icône de la kora Toumani Diabaté après la prestation de son jeune frère Madou Sidiki Diabaté. Pour sa part, le directeur artistique du festival, Aly Castro, a surtout expliqué les critères de sélection des artistes retenus. « Nous avons reçu plus de 100 dossiers et c’est 10 artistes plus les deux partenaires Institut national des arts (INA) et Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté (CAMM-BFK), a-t-il dit. Il a surtout insisté sur la qualité des dossiers avant de demander aux artistes et leur staff de concevoir un dossier solide s’ils veulent participer à des événements internationaux. Les conférenciers dont Mattieu Dembélé, représentant la direction de la Maison des jeunes, .ont ensuite invité le public à sortir massivement pour rehausser cette 12è édition. Ils ont annoncé que le Mali sera de nouveau représenté au Danemark par l’artiste Awa Kassé Mady Diabaté pour  participer  au Festival Spot on Music. Le représentant de la Maison des jeunes a salué l’initiative et exprimé le soutien constant de sa structure. AS/MD (AMAP)  

Gao : Plus 1 000 candidats au concours de la fonction publique de la session de janvier 2026

Gao, 1er fév (AMAP) Quelque 1 019 candidats ont démarré, ce week-end, les concours d’entrée à la fonction publique de la session de janvier 2026 par les épreuves techniques et la culturelle générale au centre du lycée Yana Maiga de Gao. Les candidats vont concourir en agronomie, administration, santé, communication, entre autres. Le chef superviseur du centre de Gao, Lassana Sangaré, aux côtés du conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de la région de Gao, Soumaïla Sangaré, a dit que « la seule difficulté au cours du premier jour du concours est le port des téléphones et des sacs. »  Mais selon lui, cette situation a été réglée à l’amiable. Le conseiller aux affaires administratives et juridiques a, au nom du gouverneur, le général de division Moussa Moriba Traoré, exprimé a souhaité bonne chance aux candidats et leur a conseillé de ne compter que sur leurs propres efforts. Les épreuves du concours d’entrée à la fonction publique de la session de janvier 2026 se poursuivront jusqu’au 15 février 2026. AT/MD (AMAP)

Kayes : Le couvre-feu prolongé d’un mois dans la région

KAYES, 01 fev (AMAP) – Le Général de Brigade Moussa Soumaré, gouverneur de la région de Kayes, a prolongé le couvre-feu pour une nouvelle période de 30 jours, du vendredi 30 janvier 2026 au samedi 28 février 2026, entre 00 h 00 et 05 h 00, a annoncé un communiqué officiel publié le 30 janvier. « Au regard de la fragilité de la situation sécuritaire, les autorités régionales ont maintenu le couvre-feu dans la région de Kayes pour une nouvelle période de 30 jours allant du vendredi 30 janvier au samedi 28 février 2026, de 00 h à 05 heures », indique le texte. Pendant cette période, la circulation des personnes et de tous les engins de transport reste strictement restreinte, à l’exception des véhicules et engins des Forces de Défense et de Sécurité ainsi que des ambulances munies d’un ordre de mission. Cette mesure, en vigueur depuis les attaques terroristes du 1er juillet 2025 à Kayes et dans d’autres localités de la région, vise à « sécuriser davantage les personnes et leurs biens ». Elle intervient notamment quelques jours après l’incendie de certaines unités industrielles dans le cercle de Bafoulabé, qualifié d’« actes barbares » destinés à « étouffer l’économie de la région, en particulier, et celle du Mali, en général ». Le couvre-feu a été instauré dans la région de Kayes, située à l’ouest du Mali, à la suite des attaques terroristes survenues le 1er juillet 2025 dans la capitale régionale et plusieurs autres localités. Il est régulièrement reconduit depuis lors en réponse à la persistance des risques sécuritaires. BMS/MMD/OS (AMAP)

Le Festival Didadi de Bougouni, un rendez-vous culturel au service de la paix et de l’unité malienne

BOUGOUNI, 30 jan (AMAP)– Au cœur de la région de Bougouni, le long des berges du fleuve Baoulé, le Festival International du Didadi s’impose depuis treize ans comme un temps fort de célébration du patrimoine local et de promotion des valeurs de paix. Sous le thème « La culture, facteur de paix et d’unité dans un Mali multiethnique », cette édition 2026 propose un programme dense qui conjugue tradition et dynamisme contemporain. Au menu : une grande foire économique et artisanale valorisant les savoir-faire régionaux, des conférences-débats sur les enjeux culturels et sociétaux, des concerts géants réunissant artistes locaux et nationaux, des courses de pirogues spectaculaires sur le fleuve, ainsi que des visites touristiques mettant en lumière les sites historiques et naturels du terroir. « Le Festival Didadi est l’un des piliers essentiels de notre riche culture régionale, un havre de paix et de cohésion sociale », a déclaré Seydou Coulibaly, directeur et promoteur de l’événement, soulignant le rôle du rassemblement comme espace de dialogue et de vivre-ensemble au-delà des différences ethniques et sociales. L’événement s’inscrit dans un contexte plus large où le Mali poursuit ses efforts de réconciliation nationale et de stabilisation. En plaçant la culture au centre, les organisateurs entendent contribuer à la construction d’un « Mali kura » (nouveau Mali) fondé sur des bases culturelles solides, capables de transcender les clivages. Le festival attire chaque année des milliers de visiteurs venus de diverses régions du pays et parfois de l’étranger, générant des retombées économiques pour les artisans, commerçants et prestataires locaux. La foire-exposition, en particulier, constitue un moment clé pour la mise en valeur des produits du terroir et le renforcement des échanges commerciaux intra-régionaux. La cérémonie d’ouverture officielle s’est tenue le 29 janvier sur le site traditionnel du festival, présidée par Salia Mallé, chef de cabinet du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, en présence du gouverneur de la région de Bougouni, le général de brigade Ousmane Wélé. Après le discours inaugural et la coupure du ruban symbolique donnant accès aux stands, les autorités ont salué la qualité de l’organisation et l’impact attendu sur l’économie locale. Le festival se poursuit plusieurs jours durant, offrant aux participants une immersion dans la diversité culturelle malienne à travers musique, danse, sports traditionnels et échanges intercommunautaires. BHT/OS

Ansongo : Le Koukia basketball club prêt a relever le défi de sa première saison dans l’élite

Ansongo, 30 janv (AMP) Le Koukia basketball club d’Ansongo (Nord) prépare sérieusement sa première saison dans l’élite du basket national dont le démarrage officiel, le 6 mars prochain, a été annoncé par le président de la Fédération malienne de basketball à travers une correspondance aux différentes ligues. A Ansongo, cette saison 2025-2026 est prise très au sérieux par le club de basket de la ville qui intensifie les préparatifs pour sa première participation en première division. Selon Soumaila Abdoulaye Maiga, premier vice-président du district de basket d’Ansongo, l’objectif principal demeure le maintien. Confiant dans le potentiel de ses joueurs qu’il qualifie de « talentueux » ainsi que dans l’encadrement technique, il estime, néanmoins, que « ces atouts doivent être accompagnés d’un solide soutien matériel et financier. » « Il est indispensable de bénéficier de l’appui de partenaires engagés pour soutenir les jeunes », a-t-il déclaré. Le responsable du District de basket d’Ansongo a, également,  appelé à la solidarité des filles et fils de la Région de Gao (Nord), des opérateurs économiques ainsi que des autorités locales et nationales, « afin d’apporter un appui au club et de lui permettre de concourir dans de meilleures conditions. » Soumaila Abdoulaye MAIGA sollicite aussi l’accompagnement des autorités de la Transition, notamment du ministre en charge des Sports, pour la réhabilitation du terrain d’entrainement du Koukia basket club d’Ansongo. Datant des années 1980, cette infrastructure ne répond plus aux normes nationales en vigueur. Pour rappel, le Koukia basket club d’Ansongo a décroché, pour la première fois de son histoire, son accession en division senior du championnat national. Cette performance a été réalisée a l’l’issue du championnat de montée organisé en décembre dernier à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) et au stade du 26 Mars de Bamako. Un exploit unanimement salué par les responsables locaux et les populations de la région qui y voient le résultat de l’engagement constant et de l’esprit d’équipe. MM/MD (AMAP)

Kangaba: Fin de la grève des enseignants après le paiement des salaires

Kangaba, 30 jan (AMAP) Les enseignants de Kangaba ont mis fin à leur grève jeudi après le règlement des arriérés de salaires, avec une reprise des cours ce vendredi 30 janvier, selon les autorités locales. L’arrêt de travail, entamé le lundi 26 janvier, avait été déclenché par les syndicats signataires de l’accord du 15 octobre 2016 ainsi que par le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC). Les enseignants protestaient contre le retard dans le paiement des salaires du mois de janvier et dans le traitement des dossiers administratifs nécessaires aux virements. À la suite du mouvement, le préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao, a convoqué une rencontre avec les acteurs de l’école le mardi 27 janvier afin de situer les responsabilités et de trouver des solutions. Il a ensuite saisi sa hiérarchie, ce qui a conduit à l’intervention du gouverneur de la région de Koulikoro et des services financiers régionaux. Les autorités ont indiqué que l’ensemble des virements a été effectué à la date du 28 janvier, permettant un règlement rapide du différend. Lors d’une seconde rencontre tenue le jeudi, le préfet a salué la promptitude avec laquelle les autorités régionales ont géré la situation et a invité les syndicats à privilégier le dialogue pour la résolution des difficultés. « Le salaire est sacré », a-t-il déclaré, tout en regrettant que le préavis de grève ait été diffusé sur les réseaux sociaux avant que l’administration n’en soit officiellement informée. Les responsables syndicaux se sont félicités de l’issue des discussions et ont remercié le préfet pour ses efforts, lui demandant de transmettre leur reconnaissance au gouverneur et au conseil régional de Koulikoro. Contexte : Les retards de paiement des salaires ont régulièrement provoqué des mouvements sociaux dans le secteur de l’éducation au Mali. À Kangaba, la rencontre entre les autorités et les syndicats a recommandé la poursuite de cadres de concertation réguliers afin d’éviter de nouveaux retards de salaires et des arrêts de travail inopinés. SD/OS (AMAP)

Kayes: Le Mali renforce la lutte antidrogue dans la région de Kayes

Kayes, 29 jan (AMAP) – L’Office central de lutte contre les stupéfiants (OCS) du Mali a interpellé 121 personnes et saisi d’importantes quantités de drogue dans la région de Kayes au cours de l’année 2025, dans le cadre d’une intensification des efforts visant à enrayer le trafic et la consommation de stupéfiants, que les autorités estiment être à l’origine de la délinquance juvénile et de violences. Selon les statistiques de l’antenne régionale de l’OCS, parmi les personnes arrêtées figurent trois femmes, dont une ressortissante nigériane. Les saisies ont été effectuées sous la direction du colonel Moumine Bengaly, chef de l’antenne régionale de Kayes, à l’issue d’opérations menées principalement sur les axes routiers, où des trafiquants dissimulaient les produits illicites dans des véhicules. Les produits saisis comprennent 24 355 comprimés de tramadol de différents dosages, 104 comprimés d’une substance connue sous le nom de « mirage serpent », ainsi que 132 sachets et 358 doses de crack, un dérivé de la cocaïne. D’autres substances ont également été confisquées, notamment diverses doses de drogues, de l’alcool frelaté et des produits pharmaceutiques. L’ensemble de ces produits a été détruit par incinération le 18 novembre, selon l’OCS. L’Office a indiqué que les forces de sécurité étaient pleinement mobilisées dans cette lutte, soulignant que la consommation de drogue peut conduire à la violence et à des troubles à l’ordre public. « Au total, 121 personnes ont été interpellées au cours de l’année », a indiqué l’OCS dans un bilan de ses opérations de 2025. Parallèlement aux actions répressives, l’OCS a précisé travailler avec des partenaires, dont l’Académie d’enseignement de Kayes et des associations locales, afin de prévenir l’usage de la drogue chez les jeunes. Des campagnes d’information, de sensibilisation et d’éducation ont été menées dans les écoles et les quartiers, ainsi que des activités sportives, dont un cross-country ayant rassemblé des élèves et étudiants du primaire, du secondaire et du supérieur. La consommation et le trafic de stupéfiants constituent une préoccupation croissante dans la région de Kayes, en particulier dans la capitale régionale, souvent appelée la « cité des rails ». Les autorités locales estiment que ce phénomène menace les établissements scolaires et l’ordre public, rappelant que des cours avaient été perturbés l’an dernier au lycée public de Kayes N’Di en raison de l’indiscipline de certains élèves. Les responsables soulignent que la lutte contre ce fléau nécessite des actions durables impliquant les forces de sécurité, les communautés et la justice. BMS/OS (AMAP)

Ouverture à Bamako de la 11ᵉ édition du festival culturel Ogobagna

Bamako, 26 jan (AMAP) La 11ᵉ édition du festival culturel Ogobagna a été officiellement ouverte lundi à Bamako, un événement annuel consacré à la promotion du dialogue culturel et de la cohésion sociale, selon les organisateurs. La cérémonie d’ouverture s’est tenue à la Place du Cinquantenaire, en Commune III du district de Bamako, sous la présidence du ministre en charge de la Culture. Le festival se déroule du 26 janvier au 1er février 2026 autour du thème : « Culture du Mali : dialogue, créativité et résilience pour un développement durable ». S’exprimant lors de la cérémonie, le ministre de la Culture, Mamou Daffé, a indiqué que le festival avait dépassé le cadre d’un simple événement culturel depuis sa création en 2016. « Depuis sa création en 2016, Ogobagna s’est imposé comme bien plus qu’un festival. Il est devenu un espace de mémoire, de dialogue et de projection », a-t-il déclaré, soulignant le rôle du festival comme lieu d’échanges entre la culture dogon et les autres expressions culturelles du Mali et d’Afrique. Le ministre a également évoqué l’orientation récente de l’action publique, rappelant que l’année 2025 avait constitué un tournant. « La culture est le socle de la souveraineté, de la cohésion sociale et du développement durable », a-t-il affirmé, ajoutant que cette dynamique se poursuivait en 2026. Le président de l’association Guina Dogon, organisatrice du festival, Nouhoum Tapili, a pour sa part mis en avant l’objectif de renforcement des liens sociaux. « Pour la 11ᵉ année consécutive, le festival culturel Ogobagna nous offre encore une fois l’occasion de nous ressourcer dans un espace ouvert à toutes les communautés », a-t-il déclaré, invitant les participants à s’approprier le thème central à travers conférences, causeries intergénérationnelles et soirées de cohésion sociale. La communauté bozo est l’invitée d’honneur de cette édition. Son représentant, Almamy Koureichy, a remercié la communauté dogon pour ce choix et a invité le public « à découvrir le riche patrimoine bozo dans toute sa diversité pendant une semaine ». La cérémonie d’ouverture a également été marquée par des prestations artistiques des troupes bozo et dogon. Elle a réuni, outre le ministre de la Culture, la ministre de l’Entrepreneuriat et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, le conseiller spécial du Président de la Transition, des ambassadeurs accrédités au Mali, ainsi que des autorités administratives, locales et de nombreux invités. Créé en 2016 par l’association Guina Dogon, le festival culturel Ogobagna vise à promouvoir la culture dogon tout en favorisant le dialogue avec les autres communautés du Mali. Organisé chaque année à Bamako, l’événement s’est progressivement élargi pour inclure des débats, des échanges et des prestations artistiques destinés à renforcer la cohésion sociale et à mettre en avant la culture comme levier de l’unité nationale et du développement. MMD/OS