Gestion des espaces transfrontaliers : Un projet ambitieux pour une paix durable

Kayes, 17 février (AMAP) Le Mali et la Mauritanie et le Sénégal ambitionnent de forger le socle d’une paix durable et d’une prospérité partagée grâce à l’appui du Système des Nations-Unies. C’est pourquoi, ces trois pays ont, en partenariat avec le Fond des Nations-Unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’Organisation internationale pour les Migrations), procédé, le 19 Janvier 2026 à Nouakchott, capitale de la Mauritanie, au lancement d’un projet transfrontalier dénommé « Investissement transfrontalier autour de la gestion de l’eau, de la sécurité climatique et de la consolidation de la paix dans les espaces frontaliers de la Mauritanie, du Mali et du Sénégal ». De ce fait, la cité des rails a abrité lundi la cérémonie d’ouverture de l’atelier de lancement dudit projet sous la présidence du Gouverneur de région, le Général de Brigade Moussa Soumaré, en présence du président du Conseil Régional de Kayes, Bandiougou Diawara. Ce projet est financé par le Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF) à environ 4 milliards de FCFA pour les trois pays, dont 1,382 milliards de FCFA pour le Mali. Il cible les zones frontalières exposées à des vulnérabilités multidimensionnelles liées au changement climatique et à la raréfaction des ressources en eau dans les régions de Guidimakha, Gorgol, Assaba et Hodh El-Gharbi (Mauritanie), Kayes et Nioro (Mali), Tambacounda, Matam et Kédougou (Sénégal). Il bénéficiera directement à plus de 151 000 personnes, y compris des femmes, des enfants, des jeunes et des populations transhumantes et indirectement à plus de 535 000 personnes vivant tout au long de ces trois pays. Les acteurs de ce projet prévoient des actions comme la construction et la réhabilitation d’infrastructures hydrauliques résilientes, le renforcement des mécanismes communautaires de prévention et de gestion des conflits liés à l’accès à l’eau, ainsi que la mise en place et le renforcement de systèmes d’alerte précoce afin d’anticiper les chocs climatiques. Cette initiative vise à faire de la gestion de l’eau un levier stratégique de coopération, de paix et de résilience climatique dans les zones frontalières des trois pays. « Ces régions sont confrontées à des défis structurels comme le changement climatique, la raréfaction des ressources hydriques et les tensions liées à l’orpaillage artisanal qui peuvent compromettre la stabilité et la cohésion sociale », a déclaré le Général de Brigade Moussa Soumaré. Qui a attiré l’attention des participants sur le fait que les femmes, les jeunes et les populations mobiles (éleveurs transhumants, déplacés internes) soient particulièrement vulnérables, souvent exclus des mêmes cadres décisionnels alors qu’ils sont directement concernés par la gestion des ressources et par la paix sociale. « Il s’agit, avant tout, d’un engagement pour la dignité humaine, de sécuriser l’accès à l’eau potable, d’améliorer la santé, de promouvoir une résilience durable et inclusive et de renforcer la cohésion sociale entre nos nations », a-t-il souligné Pour sa part, le représentant du Secrétariat Fonds des nations-Unies pour la consolidation de la paix, Kissima Sylla, a affirmé que ce projet contribuera à l’atteinte des objectifs de la Stratégie Nationale pour l’Emergence et le développement Durable) (SNEDD 2024-2033) et des Objectifs de Développement Durable (ODD). « Nous sommes réunis aujourd’hui à Kayes afin d’assurer l’appropriation locale. Cette étape traduit notre volonté commune de transformer les orientations stratégiques en priorités opérationnelles adaptées aux réalités du terrain, en appui aux autorités administratives, techniques et économiques de la région », a expliqué le Chef par intérim du Bureau de zone de l’UNICEF à Kayes, Isack Dolo. Le représentant de l’OIM, Tiécoro Samson Koné, s’est, pour ce qui le concerne, réjoui de ces échanges qui permettront, selon lui, de relever de nouveaux défis qui fragilisent davantage des communautés déjà marquées par la pauvreté, le chômage des jeunes et la migration irrégulière. BMS/KM (AMAP)
Kangaba: Les enjeux du changement climatique et les pratiques agricoles résilientes au centre d’un atelier

Kangaba, 16 février (AMAP) L’atelier de formation destiné aux membres de l’association Actions Humanitaires pour la Résilience, l’Environnement et le Développement (AHRED) et aux leaders communautaires sur les enjeux du changement climatique et les pratiques agricoles résilientes a pris fin le vendredi dernier au Centre de Recherche et d’Animation Culturelle de Kangaba sous la présidence du préfet du cercle monsieur Abou Dao, a constaté l’AMAP. L’atelier a été organisé par l’association AHRED en partenariat avec Plan Mali à travers le financement de micro-projet intitulé « Sensibilisation et Formation sur les Changements Climatiques et la Gestion Durable des Ressources Naturelles dans le cercle de Kangaba ». L’objectif de l’atelier est de renforcer les capacités locales sur les pratiques agricoles durables et adaptées au climat, notamment la production et l’utilisation du compost, l’introduction de semences améliorées et les techniques Agro écologiques de conservation des sols et de gestion des ressources naturelles. La formation théorique a porté sur la sensibilisation sur les impacts du changement climatique et de l’orpaillage artisanal (dégradation des sols, pollution des ressources naturelles), la production et l’utilisation du compost comme pratique d’atténuation et de gestion durable de la fertilité des sols, l’introduction aux semences améliorées résistante au climat, la présentation des techniques Agro écologiques de conservation des sols et de restauration des écosystèmes. Les travaux pratiques ont porté sur la production et l’utilisation du compost, les techniques Agro écologiques (conservation des sols et de restauration des écosystèmes, et l’expérimentation des semences améliorées résilientes au climat. Pour le préfet, l’organisation de cet atelier est venue à point nommé car les changements climatiques sont reconnus comme une urgence mondiale. Dans le cercle de Kangaba, la pression démographique, l’orpaillage et les pratiques agricoles non durables aggravent la vulnérabilité des ménages, dont 65% dépendent de l’agriculture pluviale et de l’élevage a conclu le préfet. SD/KM (AMAP)
Université de Ségou : Le Budget 2026 en hausse

Ségou, 16 février (AMAP) Les travaux de la 16ᵉ session du conseil d’administration de l’Université de Ségou se sont tenus ce lundi 16 février à Ségou. Pour l’exercice 2026, le budget arrêté et équilibré s’élève à 4 043 889 128 FCFA, contre 3 863 497 429 FCFA en 2025, soit une progression de 180 391 699 FCFA, a constaté l’AMAP. Au cours de cette session, les administrateurs ont examiné et délibéré sur des documents structurants pour la vie et l’avenir de l’Université. « La session qui s’ouvre aujourd’hui revêt une importance particulière. Elle nous donne l’occasion d’examiner et de délibérer sur des documents essentiels pour la vie et l’avenir de l’Université de Ségou », a déclaré le recteur par intérim, Dr Mory Sidibé, en présence du président du conseil d’administration, Dr Oumar Niangado, et du représentant du gouverneur de Ségou, Yamadou Keita. Il s’agit notamment du compte rendu et du procès-verbal de la 15ᵉ session ordinaire, de l’état de mise en œuvre des recommandations du Conseil, du rapport annuel d’activités 2025, du Rapport Annuel de Performance (RAP) 2025, du Projet Annuel de Performance (PAP) 2026, du Projet de Plan Stratégique de Développement (PSD) 2026-2030 ainsi que du Projet d’expression des besoins en personnel. Le recteur par intérim a rappelé que « sur une prévision budgétaire de 3 863 497 429 FCFA, l’Université de Ségou a mobilisé 2 321 132 372 FCFA, soit un taux de réalisation de 60,08 %. Cette situation s’explique notamment par l’insuffisance des crédits notifiés par l’État, les difficultés de recouvrement des ressources propres et la faible mobilisation des financements extérieurs ». Pour l’exercice 2026, le budget arrêté et équilibré s’élève à 4 043 889 128 FCFA, contre 3 863 497 429 FCFA en 2025, soit une progression de 180 391 699 FCFA. « Ce budget repose sur les subventions de l’État à hauteur de 3 371 998 000 FCFA, les ressources propres pour 260 978 828 FCFA, les fonds FCRIT pour 78 758 220 FCFA et les financements des partenaires techniques et financiers pour 332 154 080 FCFA », a-t-il précisé. Quant au président du conseil d’administration, Dr Oumar Niangado, il a affirmé que « cette session coïncide avec la fin de la mise en œuvre du plan stratégique 2020-2025 et la proposition d’un nouveau plan 2026-2030. C’est donc l’occasion d’apprécier les programmes accomplis et les perspectives de développement qui nous sont proposés », avant d’inviter les administrateurs « à une analyse rigoureuse des différents documents soumis afin d’aboutir à des conclusions pratiques ». MMD/KM (AMAP)
Bafoulabé : Départ à la Retraite de 11 enseignants

Bafoulabé, 16 février (AMAP) Une cérémonie de reconnaissance a été organisée samedi dans la cour de l’école fondamentale 3 de Bafoulabé pour honorer 11 enseignants du Centre d’animation pédagogique (CAP), admis à faire valoir leur droit à la retraite après des décennies de bons et loyaux services rendus à la nation, a constaté l’AMAP. Cet événement, empreint d’émotions, présidé par l’adjoint au préfet, Sékou Moussa Traoré a réuni les responsables de l’administration, les collectivités, les services techniques, les amis des récipiendaires les collègues et les hommes de média. Cette cérémonie, devenue une tradition de reconnaissance, visait à saluer l’engagement, la rigueur et le dévouement des nouveaux retraités tout au long de leur carrière. Le Maire de la commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucouré, dans son discours, s’est réjoui de la bonne organisation de l’événement . Il a félicité les récipiendaires pour leur courage et abnégation durant leur parcours d’enseignant. Le porte –parole des enseignants, Djibril Diallo, a remercié les nouveaux promus à la retraite pour leur performance, leur transmission de savoir et leur engagement pour l’amélioration des conditions de vie des enseignants. « Vous partez à la retraite, mais votre emprunte restera gravé sur les murs de nos établissements et dans l’esprit de vos élèves », a dit le porte-parole des syndicats. Il a enfin invité les cadets à emboîter leurs pas avant de leur souhaiter bonne retraite Le Conseiller à l’orientation, Bakary Keïta, représentant le Directeur du centre d’animation pédagogique, a exprimé toute sa gratitude pour la tenue de cette cérémonie qui, selon lui, témoigne toute la reconnaissance et la communion sincère des acteurs et partenaires de l’école. Il a salué le legs inestimable laissé par ces fonctionnaires, soulignant que leur travail continuera de grandir même après leur départ.<< Vous êtes et vous serez toujours un modèle pour nous car vos qualités morales et professionnelles ont forcé et forcera encore l’administration>>, a-t-il laissé entendre. L’adjoint du préfet, Sékou Moussa Traoré a, dans son discours d’ouverture rendu grâce à Dieu pour avoir gratifier ces enseignants de ce bonheur auquel tout serviteur de l’État aspire après de bons et loyaux services rendus à la nation. Selon lui, ce moment est unique dans la vie d’un fonctionnaire, donc mérite d’être célébré. Le préfet adjoint n’a pas manqué de féliciter les partants à la retraite pour leur engagement leur résilience et leur sens élevé du devoir, mais aussi leur souhaiter un repos bien mérité.. Le porte-parole des récipiendaires, Siriman Sissoko, dans son intervention, rappelé l’impact positif des récipiendaires sur la communauté locale. « Nous partons, mais nous resterons à vos dispositions car ces écoles demeurent nos familles », a déclaré le porte-parole des retraités, ému. Une minute de silence observée à la mémoire des disparus, la remise de tableaux d’honneur et d’enveloppes symboliques, témoignages de la gratitude des collègues pour leur service exemplaire et un cocktail, partagé dans une ambiance fraternelle, a mis fin à cette journée mémorable, marquant le début d’un nouveau chapitre bien mérité pour ces agents. BM/KM (AMAP)
Koulikoro : Soutien indéfectible de la CAFO aux autorités de la région à travers le gouverneur

Koulikoro : Soutien indéfectible de la CAFO aux autorités de la région à travers le gouverneur Koulikoro 14 février (AMAP) La coordination des associations et organisations féminines (CAFO) de Koulikoro s’est mobilisée la semaine dernière, sous la conduite de sa secrétaire générale, Mme Traoré Koniba Diarra pour rencontrer le Gouverneur de la région, le Colonel Lamine Kapory Sanogo. Au cours de cette rencontre qui s’est déroulée dans la salle de conférence du gouvernorat, la CAFO a présenté ses vœux aux Autorités de la Transition dirigée par le général d’armée, Assimi Goïta à travers le gouverneur, Lamine Kapory Sanogo. Dans son message, la secrétaire générale de la CAFO, Traoré Koniba Diarra, a réaffirmé le soutien indéfectible de son organisation à la Transition pour les nombreux défis qu’elle est entrain de relever. Elle a encouragé les Autorités de la Transition et le Gouverneur à continuer dans cette dynamique car les résultats sont perceptibles au niveau de la région et dans l’ensemble de notre pays, avec la réalisation de points d’eau et d’infrastructures socio- sanitaires sans oublier les œuvres sociales du président de la Transition, profitables aux personnes vulnérables parmi lesquelles les femmes et aussi dans le développement socio-économique de la région de Koulikoro. Le Gouverneur Sanogo, après avoir remercié la CAFO, a souligné que ses efforts sont la résultante de celle des populations qui ont été de tous les combats pour soutenir cette Transition du début jusqu’à nos jours. Aussi le Gouverneur a rappelé que si quelqu’un te remercie pour une tâche qui n’est pas encore terminé, cela signifie qu’il faut doubler d’effort. De conclure qu’il restera engagé dans cette dynamique qui est celle des autorités de la transition, celle de la bonne gouvernance et aussi assurer le bien-être des populations. ALD/KM (AMAP)
Koulikoro : Sortie de 124 agents de l’administration pénitentiaire

Koulikoro, 16 février (AMAP) Les activités de la 4 ème édition de la semaine de la justice se sont prolongées à Koulikoro avec les sorties de 124 agents pénitentiaires dont 32 personnel féminins, a constaté l’AMAP. La cérémonie de sortie s’est déroulée au terrain annexe du stade de Souban, sous la présidence du ministre de la justice Mamoudou Kassogué en présence du Gouverneur de la région, du directeur de l’école nationale d’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, des autorités administratives et des responsables des collectivités, des chefs de services régionaux, des notabilités, des responsables des forces de défense et de sécurité et la société civile. Cette première promotion de l’école a été baptisée « promotion Lieutenant-colonel Tiemoko Keita, inspecteur principal des services pénitentiaires, abattu en mission commandée, dans la nuit du vendredi 10 décembre 2021 à Gao. « L’idée qui a sous tendu la création de l’école nationale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée se justifie, d’abord par le fait que le personnel du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée constitue un maillon essentiel de la chaîne pénale. Ce personnel intervient au niveau du volet judiciaire pour assurer l’effectivité de l’exécution des sanctions pénales et participe au maintien de la sécurité publique et à la réinsertion sociale des personnes détenues » a précisé le ministre Kassogué. ALD/KM (AMAP)
Ségou : Sucre disponible partout à des prix abordables

Ségou, 16 février (AMAP) Période sacrée et particulièrement importante dans le calendrier islamique, le Mois de Ramadan est caractérisé par une forte demande en produits de première nécessité notamment en sucre en raison de son utilisation dans la préparation de boissons et desserts de rupture du jeûne. Qu’en est-il de sa disponibilité et de son prix ? Pour en savoir davantage, notre équipe de reportage a fait le tour de certaines boutiques de la Cité des Balanzans. Constat : le sucre est disponible partout à des prix globalement abordables. Dans sa boutique sise au quartier Médine Adama Diarra affiche sa sérénité. Son magasin est bien garni en sacs de sucre. Notre interlocuteur assure disposer de quantités suffisantes pour répondre à la demande de la clientèle. «Le marché est bien approvisionné et les clients peuvent acheter du sucre sans crainte», a indiqué Adama Diarra qui cède le kg de sucre à 500 Fcfa. Même constat chez Dramane Tangara commerçant au quartier Dar Salam. Il affirme que les clients viennent se ravitailler en sucre et en d’autres produits de première nécessité. «Les prix sont stables. Nous cedons actuellement le sac de 50kg de sucre à 22.500 Fcfa», nous a-t-il confié. Ousmane Yattara, un client rencontré dans une autre boutique d’alimentation exprime sa satisfaction quant aux prix actuels du sucre. Selon directeur par intérim de la Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DRCCC) de Ségou, le prix du sucre local est de 500 Fcfa, tandis que le prix plafond est fixé à 600 Fcfa. S’agissant du sac de 50 kg, il est vendu entre 22.500 Fcfa et 23.000 Fcfa.Yacouba Yalcouyé rassure la population quant à la disponibilité du sucre durant le Mois de Ramadan. «La situation est un peu plus favorable cette année contrairement à l’année dernière. Non seulement le sucre est disponible, mais les prix sont beaucoup plus abordables», a t-il indiqué. Par ailleurs, le directeur par intérim de la DRCCC de Ségou a précisé que plus de 500 tonnes de sucre sont déjà disponibles sur le marché, avant d’ajouter qu’il n’y aura ni pénurie de sucre ni flambée des prix durant ce Mois de Ramadan. Pour ce faire, les équipes de la DRCCC de Ségou sont constamment déployées sur le terrain afin de veiller au respect des prix et vérifier l’état des stocks au niveau des différents points de vente. Au delà de cette surveillance permanente, elles effectuent des contrôles inopinés, a expliqué Yacouba Yalcouyé..Il invite les commerçants à se conformer aux dispositions réglementaires établies, tout en les appelant au sens de la responsabilité et du patriotisme. De passage à Ségou le jeudi 5 février dernier dans le cadre du lancement de la campagne de production sucrière 2025-2026 dans les complexes sucriers de Siribala et M’Bewani, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo a certifié que «le marché sera suffisamment approvisionné avec une offre en adéquation avec les besoins des populations, contribuant ainsi à la stabilité et à la régulation des prix».Rappelons qu’au titre de la campagne en cours, la production est estimée à 120.000 tonnes de sucre, soit près du tiers des besoins du pays. MS/KM (AMAP)
Culture : Sikasso organise la 7ème édition du Festival International Nangnerki
Sikasso, 15 février (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 7ème édition du Festival présidée à Sikasso, par le représentant du ministre en charge de la Culture, Alamouta Danioko, sous le thème « l’intégration culturelle comme levier d’un monde souverain », a constaté l’AMAP. C’était en présence de la cheffe de l’exécutif régional, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, du directeur du festival international nangnerki Kassim Bengaly et des invités du Burkina Faso, de la Côte d’ivoire et de plusieurs acteurs de la culture malienne, les autorités locales et régionales de Sikasso et un parterre de médias. Le « Nangnerki » est une appellation vernaculaire senoufo du spécimen de l’arbre dans lequel sont taillés les lames du balafon. Cet évènement constitue un espace de rencontre de plusieurs ethnies du Mali et d’ailleurs s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale de valorisation de la culture et en cohérence avec l’année de l’éducation et de la culture au Mali, la citoyenneté et le dialogue des savoirs. Le représentant du ministre de la culture Alamouta Dagnoko a donné des précisions sur le mot « nangnerki ». « Chaque lame du balafon a un nom et une fonction spécifique. La combinaison des sons produits par chaque lame de balafon crée une mélodie harmonieuse. Tout comme les lames du balafon, unis et inséparables, le festival nangnerki prône le message de la fraternité, de l’intégration, du vivre ensemble etc. », a-t-il révélé. En outre, le représentant du ministre a affirmé que notre riche culture doit rester notre meilleur espoir et rempart car c’est elle qui nous a permis de façonner notre identité, notre personnalité. Avant d’assurer de la disponibilité constante et entière du département en charge de la culture à soutenir et accompagner, comme il le fait depuis la toute première édition, le festival Nangnerki. De son côté, Mme le Gouverneur a rappelé que Sikasso est le carrefour de la civilisation, le creuset des traditions et le symbole de la résistance. S’agissant du festival Nangnerki, la cheffe de l’exécutif régionale a fait savoir que celui-ci est un espace de transmission, d’expressions et d’opportunité. A l’en croire, pendant sept jours, ce festival crée une grande place publique où se rencontrent tradition et modernité, sagesse des anciens et créativité de la jeunesse. Le thème, selon elle, nous rappelle que la souveraineté ne se limite pas aux frontières géographiques … elle repose avant tout sur la maîtrise de notre identité culturelle. Par ailleurs, la gouverneure a salué la participation des pays invités au festival. Toute chose qui, d’après elle, donne un sens concret à notre ambition d’intégration sous-régionale. Pour le directeur du Festival International Nangnerki, Sikasso est une terre de diversité culturelle, de brassage et de tradition vivante. Il a évoqué les avantages du Festival pour la région, le Mali et la sous-région. Se prononçant sur le thème, Kassim Bengaly a indiqué que le Festival Nangnerki réaffirme que la culture constitue un puissant levier de paix, de cohésion sociale et de développement durable. Kassim Bengaly a saisi l’occasion pour remercier la jeunesse de Sikasso pour son engagement et son appropriation du festival comme espace d’espoir et d’avenir. « Que la culture continue d’unir nos peuples et de renforcer la paix et la cohésion sociale », a-t-il conclu. Il faut signaler que cette 7ème édition du Festival Nangnerki prévoyait un programme riche et inclusif. Il s’agit, entre autres, des visites touristiques à travers la ville pour découvrir les richesses locales, la coupe Nangnerki (Football), des ateliers de formation en journalisme sur les thématiques comme (médias et patrimoine culturel, rôles et gouvernance ; la promotion de la paix et la cohésion transfrontalières). Le public a eu droit à la lutte traditionnelle, à la foire, aux concerts et aux conférences-débats. Le défilé de mode, le concours culinaire et le concours de danse au balafon faisaient également partis de l’agenda. MFD/KM (AMAP)
Kolondièba : Dépistage gratuit du Diabète

Kolondièba, 14 février (AMAP) L’Association Santé Diabète en collaboration avec le Centre de Santé de Référence de Kolondièba a organisé samedi une journée de dépistage gratuit du Diabète et de l’hypertension Artérielle (HTA), a constaté l’AMAP. Cette activité annuelle a regroupé l’ensemble des membres de l’association santé Diabète, une équipe qualifiée du CSRef de Kolondièba et une foule nombreuse. L’objectif visé par la Fédération Nationale des Diabétiques du Mali, est d’identifier les diabétiques dans le cercle de Kolondièba. Les personnes âgées étaient majoritairement au rendez- vous . Une équipe du district sanitaire de Kolondièba a fait des consultations pour détecter les nouveaux cas de diabète et d’hypertension artérielle mais aussi le niveau de glycémie et de tension artérielle des anciens patients. Le président de l’association des diabétiques de Kolondièba, Abdoulaye Dembélé, s’est réjoui de cette initiative de la Fédération Nationale des Diabétiques du Mali, qui vient à nommé pour soulager la population. NMK/KM (AMAP)
Koulikoro : Les élus consulaires en conclave

Koulikoro 15 février (AMAP) La 5ème et dernière session de l’Assemblée des Élus Consulaires de la région de Koulikoro au compte de la Mandature 2021 – 2025 s’est déroulée jeudi au siège de l’institution , sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur, Mohammar Haïdara, a constaté l’AMAP. Etaient présents le préfet de Cercle, le maire de la Commune urbaine, le président de la délégation régionale de la chambre de commerce, Kassim Simpara, le président du conseil régional ,les élus consulaires et plusieurs autres invités. L’objectif de cette rencontre, a précisé Kassim Simpara, est d’échanger autour d’objectifs communs de faire l’inventaire des activités menées en 2025 et d’évaluer la contribution dans le développement économique et social de la région de Koulikoro et dans la réussite des objectifs de la CCIM. M. Simpara a insisté sur la réalisation du nouveau marché moderne de Koulikoro qui est selon lui l’aboutissement phare d’un effort commun, car ce marché est désormais un acquis pour la région de Koulikoro pour servir de levier stratégique pour dynamiser les échanges locaux. Le président de la Ccim s’est réjoui de la qualité de sa collaboration avec les élus consulaires et leur engagement constant tout au long de cette mandature qui s’achève dans quelques jours. « J’encourage la CCIM à intensifier ses efforts pour accompagner les acteurs du secteur informel vers la formalité, car c’est une condition sine qua non pour l’accès au financement et la pérennisation des entreprises. L’acquisition du nouveau marché moderne de Koulikoro-Gare illustre parfaitement l’engagement de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali à moderniser nos infrastructures marchandes. Ce joyau doit être un levier stratégique pour dynamiser les échanges et améliorer les conditions de travail de nos commerçants » s’est réjoui le directeur de Cabinet du Gouverneur. Dans le cadre de la Confédération des États du Sahel ,il a invité les opérateurs économiques à saisir les opportunités d’intégration pour renforcer nos échanges avec les pays membres. Au cours de la journée les élus consulaires ont validé le rapport d’activités, élaboré une feuille pour le développement du secteur privé et fait des recommandations pour améliorer le climat des affaires locales. Enfin, le directeur de Cabinet du Gouverneur et le président de la chambre de commerce ont, à l’approche du scrutin consulaire du 22 février 2026 , invité les uns et les autres au sens de la responsabilité de chaque acteur économique de la région de Koulikoro afin que ces élections se déroulent dans la concorde. AD/KM (AMAP)

