Kati : Lancement de la 2ème édition de la campagne nationale de sensibilisation des jeunes pour une citoyenneté fiscale

Kati, 10 mars (AMAP) La cérémonie de lancement de la 2ème édition de la campagne nationale de sensibilisation des jeunes pour une citoyenneté fiscale, couplée à une campagne de sensibilisation sur le paiement des taxes a été présidée lundi à Kati, par le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a constaté l’AMAP. C’était en présence de plusieurs personnalités, dont des membres du Conseil national de Transition, des représentants des conseils national et régional de la jeunesse, des légitimités traditionnelles ainsi que de nombreux habitants de Kati. Cette initiative vise à encourager les citoyens, en particulier les jeunes, à s’acquitter de leurs obligations fiscales afin de contribuer au développement de la commune. Cette campagne est organisée par le Conseil communal de la jeunesse de Kati en collaboration avec plusieurs organisations partenaires, notamment APDM, JCI Kati, JCI U Kati, ADSam, ACDS, entre autres. Le paiement des taxes constitue en effet un levier important pour la réalisation de nombreux projets de développement au bénéfice des populations. Prenant la parole, l’adjoint du préfet de Kati, Issa Plea, a indiqué que grâce au paiement des taxes, la commune de Kati a pu réaliser plus de dix projets sur fonds propres, démontrant ainsi l’importance de la contribution fiscale des citoyens. Au niveau national, l’objectif fixé pour cette campagne est d’atteindre 30 000 TDR payées. À tour de rôle, les différents intervenants, dont le ministre de la Jeunesse, ont salué cette initiative et ont invité l’ensemble de la population à s’acquitter de ses taxes afin de soutenir les efforts de développement local. Ce projet illustre l’engagement et le sens de responsabilité de la jeunesse de Kati, déterminée à contribuer activement au développement de sa communauté. ALK/KM (AMAP)

Santé : Dr Djénéba Koumba Dabitao, première femme maître de conférences agrégé en Biologie moléculaire

Bamako, 9 mars (AMAP) – Des talents féminins emblématiques se révèlent de plus en plus au Mali. Dans le domaine de la pharmacie, Dr Djénéba Koumba Dabitao Epse Keïta a inscrit son nom en lettre d’or dans la discipline «biologiemoléculaire» en tant que première femme maître de conférences agrégée du pays. Cette spécialité qui «a révolutionné la médecine moderne» est l’étude des molécules qui portent le message héréditaire tels que l’ADN. Celle-ci permet, par exemple, de faire le diagnostic de certains microbes dans le corps. Notre équipe de reportage a rencontré l’enseignante chercheure de la Faculté de pharmacie (Faph) le jeudi 5 mars au Centre universitaire de recherche clinique (en anglais UCRC). Là-bas, elle était chef de laboratoire avant d’être nommée, en janvier dernier, directrice du Laboratoire de biologie moléculaire appliquée (LBMA). Sa passion pour l’enseignement date de l’adolescence. «C’estun rêve d’enfance de devenir enseignant comme ma défunte mère. J’ai également eu la chance de côtoyer, depuis le début de ma carrière professionnelle, des enseignants chercheurs de haut niveau dont le parcours m’a inspirée à embrasser ce domaine», révèle l’ancienne élève du groupe scolaire Bahaben Santara de Korofina nord en Commune I du District de Bamako. Cette passion la motive à aller à la conquête de l’agrégation organisée par le Centre africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). «Avant 2024, notre pays n’avait pas de maître de conférences agrégé en biologie moléculaire. Maintenant, le Mali est représenté dans cette discipline à travers le Dr Antoine Dara et ma personne», précise-t-elle avant de souligner que l’agrégation en biologie moléculaire est très stratégique. Sur le plan personnel, commente la chercheure senior, la préparation pour le concours d’agrégation leur a permis de revisiter les coins et les recoins de «notre discipline sous la supervision de nos maitres qui nous ont formés de façon rigoureuse sur la pédagogie universitaire». L’avantage, poursuit-elle, est que cette formation leur a permis de faciliter l’apprentissage des étudiants dans la pratique de la discipline. Sur le plan institutionnel, c’est très stratégique. Celle qui a fréquenté le Lycée Ba Aminata Diallo (Lbad) argumente que le Mali compte trois femmes agrégées au niveau de la Faph à commencer par son maître Pr Rokia Sanogo, professeur titulaire en pharmacognosie, Dr Dinkorma Ouologuem spécialiste en biologie cellulaire et elle-même. Cependant, le parcours de la quadragénaire a été parsemé de défis au Mali aussi bien  qu’aux États-Unis d’Amérique (USA). «En 2003, dans mon programme de recherche, j’étais la seule femme parmi les hommes. Il a fallu se battre tous les jours pour montrer qu’on est à sa place et briser les stéréotypes», relève-t-elle avant de citer également les difficultés linguistiques qui ont marqué son insertion académique aux USA. Selon la pharmacienne, la patience intrinsèque l’a aidée à faire face à ces obstacles. PRIX NOBEL DE CHIMIE- Pendant son parcours, un événement lui aura marqué. «Le jour de ma soutenance aux USA en 2015, j’ai reçu les félicitations du Prix Nobel de Chimie 2003, Dr Peter Agre, médecin et biologistemoléculaire. c’est un moment inoubliable de voir une perle aussi rare venir célébrer avec une étudiante le parachèvement de plusieurs années de travail». Très discrète, la nouvelle directrice du LBMA est détentrice de plusieurs distinctions honorifiques dont les Prix de mobilité en santé globale, Foundation Bill and Melinda Gates, Symposium Keystone, USA décroché en 2024, Abdool Karim, Académie mondiale des sciences (TWAS), Unesco en 2021. Elle a été nominée en 2018 sur la liste des 300 femmes francophones leaders en santé mondiale. Membre de plusieurs sociétés savantes au Mali et aux USA, la native de Bamako a fait des publications dans des revues asiatiques, maliennes et américaines. « Mon parcours est un témoignage sur l’importance de l’investissement sur l’humain. Après le Mali, l’Amérique est le pays qui m’a donné le plus en matière de développement de capacités», explique-t-elle. L’universitaire souhaite créer une structure pour les meilleurs étudiants, avec une parité de représentation entre homme et femme, afin qu’ils développent des thématiques intéressantes pour le pays. Le Pr Djibril Mamadou Coulibaly, pharmacien-Biologiste, a collaboré pendant plusieurs années avec Mme Keïta Djénéba Koumba Dabitao Epse Keïta. Il témoigne qu’elle fait partie des premières femmes scientifiques dont la réputation a transcendé les frontières du Mali depuis plusieurs années. «Elle est parmi l’équipe qui a inauguré le LBMA qui était la structure de rêve de tous les jeunes pharmaciens aspirant à la recherche. L’enseignant -chercheur de Biochimie à la Faph souligne que «la chercheure senior» a publié des articles dans des revues de haut impact et le passage au Centre de recherche et de formation sur le VIH/Sida et la tuberculose(Serefo), faisant actuellement parti de l’UCRC (Centre Universitaire de Recherche Clinique), un des prestigieux centres de recherche dans notre pays prouvent à suffisance sa valeur scientifique admirable. Sa camarade de promotion Dr Aïssata Aboubakar Cissé, pharmacienne microbiologiste, affirme n’avoir pas été surprise de la réussite du Dr Dabitao à l’agrégation Cames. Elle argumente que c’est la concrétisation de plusieurs années de travail. Elle a su suivre le «chemin d’étudiante modèle et studieuse qu’elle s’était tracée». Son parcours incarne la patience et constitue une source d’inspiration pour les filles afin qu’elle embrasse des disciplines essentielles pour le bonheur de notre pays. MD/KM (AMAP)

Bandiagara : le PM préside les festivités de la Journée internationale des droits des femmes

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé dimanche à Bandiagara la cérémonie officielle de la 32ᵉ édition de la Journée internationale des droits des femmes, en présence de membres du gouvernement, des autorités administratives, politiques et coutumières ainsi que d’une forte mobilisation des populations, a constaté l’AMAP. La cérémonie officielle de la Journée internationale des droits des femmes s’est déroulée au stade omnisports Niaga Tembelydevant une foule nombreuse. Dans son intervention, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diarra Djeneba Sanogo, a rappelé que le thème retenu pour l’édition 2026 est : « Droits des Femmes et des Filles : Agir pour un avenir sûr et équitable dans un Mali résilient, unifié et souverain ». Selon elle, ce thème invite l’ensemble des acteurs à unir leurs efforts afin de garantir aux femmes et aux filles un environnement sûr et équitable, propice à leur plein épanouissement. Au cours de la cérémonie, le Chef du Gouvernement a procédé à la remise symbolique des clés de deux tracteurs et de deux motoculteurs offerts par le Président de la Transition à la mairie de Bandiagara afin de soutenir les activités agricoles et contribuer à l’autonomisation économique des populations. La cérémonie a été marquée par des prestations artistiques et des animations culturelles mettant en valeur le patrimoine du pays dogon. La visite du Premier ministre s’est achevée par la visite des stands d’exposition animés par des organisations féminines présentant les initiatives économiques des femmes de la région. Au cours de sa visite, Chef du Gouvernement dans la région de Bandiagara, a rencontré les forces vives de la région, avant de procéder à la pose de la première pierre du vestibule des légitimités traditionnelles lors de la cérémonie officielle de célébration de la journée de la femme au stade omnisports Niaga Tembely. Lors de la rencontre avec les forces vives, le gouverneur Colonel-major Olivier Diassana a qualifié cette visite de moment historique pour les populations de la région. Selon lui, la présence du Chef du Gouvernement constitue « un rêve devenu réalité » pour les habitants de Bandiagara, tout en rappelant les défis liés notamment à la sécurité, au développement et à l’accès aux services sociaux de base. Prenant la parole, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a déclaré être profondément touché par l’accueil réservé à sa délégation. Il a transmis aux populations de la région les salutations du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, tout en assurant avoir pris bonne note des préoccupations exprimées par les représentants des forces vives. La visite a également été marquée par la pose de la première pierre du vestibule des légitimités traditionnelles de Bandiagara, un projet destiné à valoriser et renforcer le rôle des autorités coutumières dans la gouvernance locale et la cohésion sociale. OG/OS(AMAP)

Agence Mali-Météo : Annonce d’une hausse des températures sur l’ensemble du territoire national, à partir de ce lundi.

Bamako, 8 mars (AMAP) – L’Agence Mali-Météo a annoncé ce dimanche dans la hausse des températures sur toute l’étendue du territoire nationale à partir de ce lundi, a appris l’AMAP à travers un communiqué publié par la structure. Ainsi, il sera enregistré des températures entre 34°c à 45°c au cours de la période du lundi 9 au dimanche 15 mars 2026 sur toute l’étendue du territoire national. Par conséquent, Mali-Météo conseil de bien s’hydrater aux heures autorisées, choisir les bons aliments, limiter l’exposition au soleil, rafraichir le corps au besoin et veiller sur les personnes vulnérables. OS/KM (AMAP)

Mali : Le Premier Ministre est arrivé ce dimanche à Bandiagara pour le lancement des activités du 8 Mars

Bandiagara, Mali, 8 mars (AMAP) Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maiga, est arrivé ce dimanche à Bandiagara où il va lancer les activités commémoratives du 8 mars et procédera également à la pose de la première pierre du vestibule des Légitimités traditionnelles, a constaté l’AMAP. Arrivé dans la matinée dans la Cité de Nangabanou Timbely, le Chef du Gouvernement a été accueilli par les autorités administratives régionales ainsi que par les forces vives de la localité. Avant de rejoindre Bandiagara, le Général Maiga a effectué une halte à Mopti pour une visite de courtoisie aux légitimités traditionnelles de cette région. Au nom du Chef de l’État, le Premier ministre doit procéder à la pose de la première pierre du vestibule des Autorités et Légitimités traditionnelles, un édifice dont la construction vise à renforcer la place des coutumes dans le paysage institutionnel local. Après cet acte, il échangera avec les forces vives de la région avant de présider officiellement la cérémonie de lancement des activités marquant la Journée du 8 mars. « Le Premier ministre, au nom du Chef de l’Etat, va poser la première pierre du vestibule des Autorités et Légitimités traditionnelles, échanger avec les forces vives de la région avant de présider la cérémonie de lancement des activités commémoratives de la journée internationale des droits de la femme », indique le communiqué de la primature. Ce déplacement dans le centre du Mali s’inscrit dans la dynamique de la politique nationale de consolidation de la paix et de promotion du rôle des femmes, alors que le pays continue de faire face à des défis sécuritaires dans cette région. OS/KM(AMAP)

Dioila : La gouverneure organise une rupture collective à la grande Mosquée de Bolinana

‎Dioïla, 7 mars (AMAP) Une rupture collective avec les fidèles musulmans a été organisée vendredi par mme le Gouverneur, Coulibaly, Mariam Coulibaly, à la Grande Mosquée de Bolibana, a constaté l’AMAP. C’était en présence des directeurs régionaux, des élus locaux, des représentants des Forces de défense et de sécurité et des fidèles chrétiens. Après l’annonce de la rupture du jeûne à la radio Mali, l’exécutif régional et les fidèles ont savouré des mets composés de «widjila» avec sauce de poulet accompagnés de dessert. L’Imam de la grande Mosquée de Bolibana, Elhadj Almoustapha Sangaré, a salué l’initiative du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, qui permet aux fidèles de passer un bon mois de Ramadan. Il a également rappelé les multiples œuvres sociales du Chef de l’Etat au profit des autres localités du Mali en ce mois béni de Ramadan. L’imam a appelé les Maliens à l’unité tout en formulant des bénédictions pour notre pays. ‎Abondant dans le même sens, le Pasteur à l’Église évangélique de Dioïla, Yacouba Koné, a rappelé les dons divers du Président de la Transition durant ce mois de carême chrétien qui est de plusieurs tonnes de riz. Il a assuré de l’accompagnement inconditionnel des fidèles de la région. ‎ Mme le gouverneur a, pour sa part, précisé que cette rupture collective est une volonté affichée des autorités visant à permettre à l’ensemble des Maliens de passer un bon mois de Ramadan. « C’est aussi un facteur de cohésion, d’aide mutuelle et symbolique d’une vie harmonieuse en communauté», a le chef de l’exécutif régional. Mme Coulibaly Mariam Coulibaly a salué la mise à la disposition de 20 tonnes de riz pour les couches vulnérables de la région à travers le Commissariat à la sécurité alimentaire en ce mois béni de Ramadan. Elle a formulé ses vœux de voir un Mali réconcilié et prospère. DF/CMT (AMAP)

Kita : Inauguration du camp militaire du 35è Régiment d’Infanterie motorisée

La cérémonie officielle d’inauguration du 35ème Régiment d’Infanterie motorisée de l’Armée de Terre s’est déroulée jeudi à Kita, sous la présidence du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens Combattant, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara. C’était en présence d’une importante délégation de son département, de l’Etat-major Général des Armées, de l’administration locale, des notabilités et de plusieurs autres invités. Cette inauguration s’inscrit dans la continuité du renforcement du dispositif militaire national, après celles des camps de Bougouni, Koutiala et San réalisées en 2025. L’événement, a été marqué également par une forte mobilisation des populations qui ont exprimé leur satisfaction à travers chants, danse et youyous, face à l’installation de ce camp militaire dans leur région. Prenant la parole, le Gouverneur de Région, Daouda Maïga, a affirmé : « j’exprime ici la gratitude et la fierté de la population aux plus hautes autorités pour avoir pensé à instaurer un camp ici afin de répondre aux défis sécuritaires et permettre aux populations de vaquer librement à leurs occupations. » Le Chef d’Etat-major de l’armée de Terre, le Général de Brigade Toumani a, pour ce qui le concerne, indiqué que ce nouveau camp qui abrite désormais le 35ème Régiment d’Infanterie motorisée de l’Armée de Terre a vu le jour pour assurer un maillage territorial cohérent. Selon lui, l’installation de cette infrastructure militaire constitue un signal stratégique clair de l’Etat-major général face aux défis sécuritaires actuels. Il a souligné que les réponses doivent être anticipées et territorialement cohérentes afin de mieux protéger les populations et le territoire. Dans son allocution, le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Général d’Armée Sadio Camara, a d’abord salué les autorités régionales et rendu hommage à la résilience des populations de Kita. Il a rappelé l’importance stratégique de la ville dans la nouvelle architecture de défense du pays. « lors de la pose de la première pierre de cet édifice, il y a deux ans, nous avions souligné l’importance stratégique de Kita pour l’édification d’une architecture géographique cohérente et efficace, afin de rapprocher les forces de défense et de sécurité des populations. » Le ministre a également évoqué l’évolution du contexte géopolitique au cours des dernières années, rappelant les défis auxquels le Mali a dû faire face. « En deux ans, la situation géopolitique nationale, régionale et internationale a beaucoup évolué. Notre pays a affronté et vaincu l’adversité la plus vicieuse. Sous le leadership du Général Assimi GOITA et grâce au soutien du peuple malien, nous avons la capacité du Mali à s’affirmer sur l’échiquier mondial », a-t-il déclaré, avant d’ insister sur l’importance d’un Etat fort soutenu par une armée forte appuyée par son peuple. Le ministre d’Etat a, par ailleurs, affirmé que ce camp militaire appartient avant tout aux populations de Kita et constitue une réponse aux préoccupations sécuritaires exprimées mainte fois par les autorités administratives, religieuses et coutumières de la région. Selon lui, la position stratégique de la région de Kita en fait une cible pour les ennemis de la  Nation malienne et l’installation de ce camp contribuera ainsi à renforcer la sécurité et à mettre en échec les tentatives de déstabilisation dans cette partie du pays. La cérémonie s’est achevée par la coupure symbolique du ruban marquant l’inauguration officielle du camp et une visite des infrastructures. Les populations exprimé leur reconnaissance à travers le porte-parole des chefs des villages de la commune de Benkady Founia, qui a salué cette initiative perçue comme un gage de sécurité et de stabilité pour toute la région. CCOM/MDAC

Tenenkou : attaque d’un convoi de pinasses aux environs de Diafarabé

Tenenkou, 6 mars (AMAP) Un convoi de plusieurs pinasses chargées de denrées alimentaires aux populations de Diafarabé et Nouh- Bozo,, sous embargo depuis plus de 10 mois, a été la cible jeudi, d’hommes armés non identifiés, aux environs de Kouli à une dizaine de kilomètres au nord de Diafarabé, a appris l’AMAP de source locale. La réaction de l’armée ne s’est pas attendre par l’utilisation d’un drone qui a permis de repousser les assaillants. Selon des informations recueillies, deux (2) civils ont perdu la vie au cours de cette attaque terroriste. Selon les mêmes informations, le convoi a pu regagner Diafarabé. Depuis l’embargo imposé aux localités de Diafarabé et Nouh- Bozo, de convois de ravitaillement sont organisés régulièrement à Macina pour approvisionner les populations en denrées alimentaires lourdement impactées par cette situation sécuritaire. (AMAP –Tenenkou)

Ouélessébougou : Le Syndicat national de l’éducation et la culture outille ses membres sur la Défense et la protection des droits de l’enfant

Ouélessébougou, 5 mars (AMAP) Le Bureau exécutif du Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC) renforce, depuis jeudi, à Ouélessébougou (sud-ouest) les capacités de ses membres sur les textes et conventions relatives à la défense et la protection des droits de l’enfant afin de faire de ces éducateurs des acteurs de premier plan dans la défense et le respect de ces droits-là. L’ouverture des travaux s’est déroulée sous la présidence du préfet de Cercle, Moussa Andielou Sagara, en présence du directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) de la localité. Le Chef de l’exécutif local a exhorté les participants à s’investir pleinement dans les échanges afin d’en tirer le meilleur profit pour leurs pratiques pédagogiques et citoyennes. « Cette initiative est essentielle pour l’avenir de nos enfants et le respect de leur dignité», a-t-il dit. Les échanges qui dureront deux jours portent spécifiquement sur la compréhension et l’appropriation des conventions internationales qui protègent les enfants. «Cette session de travail porte sur le travail des enfants, les conventions 138, 182 ,189 et l’approche Zone libre de tout travail d’enfants. L’élimination de toute forme de travail des enfants est un objectif clé du mouvement syndical international, régional et national», a précisé le secrétaire général du bureau exécutif national du SNEC, Moustapha Djitteye. Rappelant que l’ambition affichée par le syndicat est d’outiller ses membres pour leur permettre de sensibiliser leurs communautés, le leader syndical a salué les résultats déjà engrangés dans ce sens. « Le SNEC avec ses partenaires techniques et financiers a, depuis 2014, embrassé un programme de lutte contre le travail des enfants dans les zones de Niono, Macina, Bla, Dioila, San, Ouélessébougou, Bougouni et Yanfolila. Ce programme a permis de retirer 3.662 enfants du travail et de former 3.978 enseignants sur le concept du travail des enfants», s’est réjoui M. Djitteye, qui a salué l’accompagnement des autorités administratives, communales et scolaires de Ouélessébougou pour la réussite de cet atelier. AC/CMT (AMAP)

Diéma : Le Yogoro, un jeu de bouffon, exercé à partir du 10ème jour du mois de ramadan

Diéma, 04 mars (AMAP) A Diéma, s’il existe une tradition, loin de   tomber dans les oubliettes, il s’agit bien du Yogoro. Le Yogoro, comme son nom l’indique en  bamanankan, est un jeu bouffon,  qui consiste à porter des accoutrements confectionnés de façon artisanale avec des sacs en plastique, pour se rendre nuitamment , en petits groupes disparates, dans les maisons, à partir du dixième jour du mois de Ramadan, Durant cette période,  de nombreux  garçons,  âgés de 8  à 12 ans, s’adonnent à cette pratique ancestrale, qui constitue une véritable distraction pour les tout-petits. Pour les filles,  c’est le  Salala walé, il est différent du Yogoro, dont les rôles sont répartis comme suit :  un garçon est  chargé de tapoter  sur un vieux bidon ou une vieille boîte, à l’aide d’une ballonnettte, pour émettre des sons endiablés. Au même moment,  un autre entre en transe,  se jette brutalement sur le sol en se roulant sur les côtés,  puis, subitement,  se calme, faisant semblant d’être mort. Alors, s’en suit un chant entonné, pour supplier la bonne mère à faire un geste, seule condition pour ramener en vie le défunt imaginaire « Siaka sara, a tolila, a sou dona, doromé kélé ta wili, doromé fila  ta wili, doromé dourou ta wili,  doromé tan ta wili… ». Littéralement traduit « Siaka est mort. Il est pourri.  Il est enterré.  5 F ne le ramène pas à la vie, encore moins 10 F, 25 F, 50 F…>>. Concernant le Salala walé, il n’y a pas de changement notoire sur le plan vestimentaire, les filles portent généralement leurs habits ordinaires, sans aucun masque. Une fille tapote, de ses mains, une calebasse renversée dans une baignoire remplie d’eau, tandis que ses petites camarades chantent en cœur le Salala walé, une note d’espoir et d’imploration. Dans ces conditions, rares sont ceux qui refusent de servir les enfants qui viennent vers eux, car ayant toujours à l’idée que tout ce que l’on donne en aumône, sera récompensée dans l’au-delà. Aussi, en glissant des jetons dans les moignons des enfants,  Lakami Coulibaly,  leur demande, à chaque fois,  de faire des bénédictions pour le retour de son fils parti en catimini avec ses compagnons vers les côtes de la méditerranée. « Le monde subit de plein fouet des bouleversements.  Chacun se sent heureux chez soi », déclare le quinquagénaire . Adama Berthé, un allochtone, lui, craint surtout les bagarres, c’est pourquoi, depuis la nuit où son garçon est rentré avec des larmes aux yeux,  il  ne le laisse plus sortir pour, d’après lui, des futilités. C’est un plaisir pour Madame Tounko Diarra, vendeuse de galettes, de soumettre des enfants au récital consacré au Yogoro et au Salala walé, afin de  corriger  les imperfections. Interrogée sur la destination de leurs butins,  la petite Maïmouna, qui joue le rôle de trésorière au sein de son groupe, affirme que c’est pour préparer un festin.  OB/KM (AMAP)