Communiqué du conseil des ministres du mercredi 18 mars 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 mars 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Beijing ; b. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Berlin ; c. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Kigali ; d. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Rome ; e. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali au Caire ; f. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Moscou ; g. un projet de décret fixant le cadre organique du Consulat général du Mali à Paris. Les Missions diplomatiques et Postes consulaires du Mali sont des services publics situés à l’extérieur du territoire national. Ils sont établis en fonction de la carte diplomatique, fixée par le Décret n°2012-070/P-RM du 2 février 2012 portant répartition des Postes diplomatiques et consulaires de la République du Mali. Leur organisation et les modalités de leur fonctionnement sont fixées par le Décret n°2018-0517/P-RM du 20 juin 2018. Les cadres organiques des Missions diplomatiques du Mali de la Zone Afrique, de la Zone Asie et Océanie et de la Zone Europe sont fixés respectivement par les Décrets n°2018-0518, n°2018-0520 et n°2018-0521/P-RM du 20 juin 2018 et ceux des Postes consulaires du Mali sont fixés par le Décret n°2018-0522/P-RM du 20 juin 2018. A l’application, ces décrets ont révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de décret, adoptés, corrigent ces insuffisances et prévoient, pour les 5 prochaines années, les effectifs du personnel nécessaire à leur fonctionnement. 2. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant l’extension de la superficie du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 attribué à la Société Roscan Gold Mali SARL à Kandiolé-Nord, Cercle de Kéniéba. Le permis de la Société Roscan Gold Mali SARL à Kandiolé-Nord, d’une superficie de 28 km2, a été renouvelé pour une dernière fois en 2025, à la suite des travaux de recherche géologique et minière qui ont mis en évidence plusieurs anomalies intéressantes reflétant des structures géologiques qui continuent sur une zone contiguë au périmètre dudit permis, libre de tout droit minier. Ainsi, conformément aux dispositions du Code minier, la Société Roscan Gold Mali SARL a sollicité l’extension de la superficie de son permis à cette zone contiguë, d’une superficie de 35,4 km2. Le projet de décret, adopté, autorise cette extension et porte la superficie totale du permis à 63,4 km2. 3. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Office malien des Substances précieuses. Le secteur des Substances précieuses, notamment l’or issu de l’orpaillage et des petites mines, occupe une place stratégique dans l’économie nationale et représente une source importante de devises, de recettes fiscales et de création d’emplois. Au cours de l’année 2022, le Mali a enregistré une production d’or de 72,227 tonnes, dont 6 tonnes pour l’orpaillage, ayant généré 763 milliards de francs CFA pour le budget national. Le sous-secteur de l’or contribue au Produit Intérieur Brut à hauteur de 9,2%. Malgré cette contribution, il existe des difficultés dans la maîtrise des flux issus de l’orpaillage et des petites mines au regard des disparités entre les statistiques officielles au niveau national et les quantités reçues dans les pays de destination. Dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali et de la Loi n°2023-041 du 29 août 2023 relative au Contenu local, il est apparu nécessaire de mettre en place un instrument opérationnel chargé d’assurer la régulation, la centralisation et la sécurisation de la commercialisation des substances précieuses. Les projets de texte, adoptés, créent l’Office malien des Substances précieuses avec pour mission d’assurer la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses. Ils permettront également de renforcer la souveraineté économique de l’Etat sur la chaîne de valeur des substances précieuses. 4. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de réhabilitation et d’extension des périmètres irrigués des plaines rizicoles et maraîchères de Korioumé, Daye et Hamadja dans le Cercle de Tombouctou et la construction des ouvrages connexes dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou. b. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de réhabilitation des tronçons Didiéni-Diéma-Sandaré (313 km) et Kayes-Diboli (96,5 km) du corridor Bamako-Dakar par le Nord. Les travaux de réhabilitation et d’extension des périmètres irrigués du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou, ainsi que ceux de réhabilitation des tronçons Didiéni-DiémaSandaré et Kayes-Diboli du corridor Bamako-Dakar par le Nord empiètent sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. La réalisation desdits travaux contribuera au développement de la production rizicole dans la Région de Tombouctou et au désenclavement intérieur du pays, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
Retrait au Sénégal de son titre de champion d’Afrique 2025 : Dakar annonce des recours internationaux

Bamako, 19 mars (AMAP) Le Gouvernement du Sénégal a exprimé mercredi sa « vive consternation » après la décision du Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) retirant au Sénégal son titre de champion d’Afrique 2025 au profit du Maroc, a appris l’AMAP des autorités sénégalaises. Dans un communiqué, les autorités sénégalaises dénoncent une décision « d’une gravité exceptionnelle » qui « heurte de front les principes cardinaux » de l’éthique sportive, notamment l’équité et la loyauté. Elles estiment qu’elle repose sur « une lecture manifestement erronée du règlement » et la jugent « grossièrement illégale et profondément injuste ». Le Gouvernement sénégalais considère que cette décision remet en cause « un résultat acquis au terme d’une rencontre régulièrement menée à son terme » et porte atteinte à « la crédibilité » de l’instance dirigeante du football africain. Dakar « rejette sans ambiguïté cette tentative de dépossession injustifiée » et annonce son intention d’user « de toutes les voies de recours appropriées », y compris devant les juridictions internationales compétentes, afin de faire valoir ses droits. Par ailleurs, les autorités sénégalaises demandent « l’ouverture d’une enquête internationale indépendante pour soupçons de corruption » au sein des instances de la CAF. Le Gouvernement a également exprimé sa solidarité envers les ressortissants sénégalais détenus au Maroc, à la suite des incidents survenus lors de la finale, assurant suivre la situation « pour une issue heureuse dans les meilleurs délais ». Le Sénégal affirme rester « résolu, vigilant et inflexible » dans la défense des droits de sa sélection et « la restauration de l’honneur du sport africain ». La veille au soir, la Fédération sénégalaise de Football (FSF) a qualifié la décision « d’inique, sans précédent et inacceptable ». KDKM (AMAP)
Mois de Ramadan : Le Secrétaire exécutif régional du Haut Conseil de Lutte contre le SIDA, Amadou Simaga, comme, à l’accoutumée, fait une importante donation

Bamako, 18 mars (AMAP) Le Secrétaire exécutif régional de lutte contre le SIDA du District de Bamako (SER/HCNLS, Amadou Simaga, comme à l’accoutumée, avec l’appui du Secrétaire Exécutif du Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA, Dr Ichaka Moumouni Koné a respecté la tradition, en ce mois béni de Ramadan, en remettant au Réseau Malien des Personnes avec le VIH SIDA, cinq (5) tonnes de riz, a appris l’AMAP de source proche de la structure. Cette donation va permettre aux personnes vivant avec le VIH SIDA d’assurer les questions alimentaires pendant la fête de Ramadan. Cet évènement s’est déroulé lundi au siège du Réseau à Bamako. Par ailleurs, le Patron du Secrétariat exécutif régional de lutte contre le SIDA du District de Bamako (SER/HCNLS, Amadou Simaga, dans sa générosité, à la demande des membres du REMAP pour passer une bonne fête, a mis la main à la poche, pour leur offrir 300 000 FCFA pour acheter un bœuf. Un geste salué par l’ensemble des participants à la rencontre. D’autre part, le même jour, la Fédération des pvvih a, elle aussi, reçu un appui alimentaire d’une tonne et demi de riz à son siège à Korofina. Pour rappel, le Secrétaire exécutif régional de lutte contre le SIDA du District de Bamako (SER/HCNLS, Amadou Simaga, depuis plusieurs années, se consacre à ce geste de solidarité à Bamako, bien apprécié des communautés. Kader Maïga (AMAP)
Bafoulabé : Rupture collective du Jeun par la Jeunesse autour de la cohésion sociale

Bafoulabé, 17 mars (AMAP) Les membres des conseils communaux de la jeunesse de Bafoulabé et de Mahina, ont organisé ce mardi, 17 mars 2026 une rupture collective de jeûne, dans une atmosphère empreinte de spiritualité et de fraternité. C’était au restaurant » Adja Djénéba Samaké » de Bafoulabé, sous la présidence du Préfet du cercle, Siaka Souleymane Sanogo, a constaté l’AMAP. Cet événement, premier du genre, a drainé plus d’une centaine de fidèles musulmans et chrétiens venus de Bafoulabé et de Mahina pour magnifier l’unité et la solidarité en ce mois béni de Ramadan. L’objectif de l’événement, selon les organisateurs, était de renforcer la paix, l’union et la « À travers ce geste, nous voulons montrer que la jeunesse de Bafoulabé et de Mahina est unie derrière les valeurs de paix et de cohésion sociale », a déclaré le porte-parole des jeunes, Adama Bekaye Traoré. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale, à l’image des opérations « Sounkalo Solidarité 2026 » lancées à travers le pays pour renforcer les liens sociaux. La représentante de la Coordination des Associations et ONG Féminines (CAFO), Kama Sakiliba a salué l’engagement des jeunes et formulé des prières afin que la paix et entente soit renforcée entre les jeunes du cercle de Bafoulabé . Le préfet de Cercle, Siaka Souleymane Sanogo, s’est dit satisfait, car selon lui, le Ramadan est le mois par excellence de communion, de vivre ensemble et de solidarité. C’est pourquoi, il a remercié les jeunes pour l’initiative prise qui entre dans le cadre de « Sounkalo solidarité ». Le chef de l’exécutif local n’a pas manqué d’inviter l’ensemble des Maliens à l’union sacrée malgré la situation difficile du pays. Au-delà du repas, la rencontre a été marquée par des bénédictions à l’endroit du pays. Des leaders religieux présents ont rappelé les valeurs d’humilité, de discipline et de tolérance que prône le mois de Ramadan.. BM/KM (AMAP)
Koulikoro : Le Gouverneur de région se rend sur le marché incendié de Niamana

Koulikoro, 17 mars ‘AMAP) Le Gouverneur de la région de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, accompagné d’une forte délégation, s’est rendu ce mardi, au marché anarchique de Niamana incendié, dans sa circonscription administrative, à une quinzaine de kilomètres de la Capitale sur la route de Ségou, a appris l’AMAP de la Cellule communication du Gouvernorat. Un violent incendie a frappé ce matin vers 5 heures un marché anarchique, implanté à Niamana. L’incendie, dont l’origine reste indéterminée, a ravagé plusieurs hangars et huttes et causé d’importants dégâts matériels, sans pour l’instant faire de victimes signalées. Sur place, il a exprimé sa solidarité aux commerçants affectés et s’est imprégné de la situation en discutant directement avec les sinistrés. Dans une déclaration, le Gouverneur a annoncé la prise imminente de mesures de déguerpissement pour mettre fin à l’occupation anarchique de ces espaces. Ces marchés informels posent des risques permanents pour la sécurité des populations, entravent le développement urbain. Les services de secours de la protection civile ont été mobilisés pour circonscrire les flammes et sécuriser la zone. Une enquête est en cours pour déterminer les causes exactes du sinistre. Kader Maïga (AMAP)
Mopti : Hausse du prix de la viande en cette veille de la fête

Mopti, 17 mars (AMAP) Le prix de la viande bovine connaît une hausse, en cette veille de la fête de ramadan, a constaté l’AMAP. Avec la diminution drastique des produits de pêche dans le Delta Intérieur du Niger, la viande bovine tire la vedette dans les assiettes des communautés du bassin. Il y a une semaine environ, les amateurs de la viande rouge notent impuissamment avec inquiétude la flambée du prix de la viande qui passe de 2800 FCFA à 3200 FCFA le Kg de viande avec os et de 3000 FCFA à 3700 FCFA le Kg de celle sans os. A en croire les acteurs de la filière bétail viande, cette hausse de prix s’explique principalement par les effets conjugués des crises énergétiques et de carburant qui ont négativement influé sur le circuit de production de l’aliment bétail en passant par le transport et le prix du bétail sur pied. La faible quantité d’aliment bétail subventionné reçu par les éleveurs de la région qui a été de 436 tonnes, durant l’année, est une des causes citées par les producteurs. Au regard de la situation générale et le niveau de vie des ménages, les autorités régionales multiplient les actions pour trouver l’équilibre nécessaire entre les acteurs de la filière bétail viande et les consommateurs. A cet effet, le Gouverneur de la région, le Général de Brigade Daouda Dembélé a rencontré vendredi, l’ensemble des responsables de la filière, la chambre d’agriculture, la chambre de commerce, l’association des consommateurs (ASCOMA), les élus, les services techniques et les organisations de la société civile. Ils ont passé en revue la situation de l’élevage dans la région, l’approvisionnement en aliment bétail et les mécanismes de réduction des prix largement supérieur à la bourse du consommateur moyen. A l’issue de la rencontre même si un prix fixe autre que celui appliqué par les bouchers n’a été exigé, les parties ont de même conscience de la précarité qui caractérise la vie dans la région. En conséquence, tous s’engagent dans une synergie d’action d’œuvrer pour contribuer au renforcement de la résilience des populations. Le Chef de l’exécutif régional, le Général de Brigade Daouda Dembélé a instruit aux directions régionales des productions et industrie animale, du commerce et de la concurrence, la chambre d’agriculture et les faîtières de la filière, de multiplier les échanges pour faire rapidement des propositions de solution, en vue de soulager les populations déjà éprouvées par divers sinistres. DC/KM (AMAP)
Mali: Deux otages militaires sont parvenus à s’exfiltrer du Camp des réfugiés en Mauritanie

Bamako, 16 mars (AMAP) Un communiqué de l’Etat-major Général des Armées, datant de dimanche, indique que, dans la nuit du 13 au 14 mars dernier, deux otages, détenus par des Groupes armés terroristes (GAT), ont reçu à s’exfiltrer d’un camp de réfugiés en Mauritanie avant de regagner le territoire national. Il s’agit du 1ère classe cavalier Mohamed Wangaraba du 633è escadron de reconnaissance; du 1ère classe ed El Maouloud Diallo, du 635è régiment blindé. « Cette évasion a été rendue possible grâce aux opérations menées par les FAMa le long de la ligne frontalière Mali-Mauritanie et dans la forêt de Wagadou», précise le communiqué qui précise que les deux militaires, après leur recueil à Goundam, ont été mis à la disposition de la prévôté, conformément aux procédures en vigueur. Faut-il retenir que ces deux militaires avaient été enlevés le 9 octobre 2025 sur le fleuve Niger alors qu’ils étaient en permission. OD/KM (AMAP)
Diéma : Inauguration du nouveau Camp Militaire du 44e Régiment d’artillerie
Diéma, 15 mars (AMAP) Le nouveau Camp militaire du 44ème Régiment d’artillerie de l’Armée de Terre, situé à 7 km de la ville de Diéma, a été inauguré vendredi, par le Ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, a constaté l’AMAP. Bâti sur 500 hectares, ce camp est la concrétisation d’une promesse tenue par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOITA, chef de l’Etat, suite à un besoin exprimé par les populations de Diéma. Le Maire de la Commune rurale de Diéma Abdoulaye Sissako a , dans son discours, remercié le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, pour avoir répondu avec promptitude à une doléance formulée par les populations, en réalisant ce camp militaire. L’élu a invité les populations à renforcer la collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité pour l’atteinte des objectifs. Le Représentant du Gouverneur de la Région de Nioro sur les lieux, le Préfet Hamadou Yacouba Diallo a fait savoir que l’implantation d’un camp militaire dans le cercle de Diéma par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, chef de l’Etat, est un acte à saluer, car ce dispositif sécuritaire permettra d’améliorer les conditions de vie et de travail des militaires. Le Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre, le Général de Brigade Toumani Koné a remercié les autorités locales de Diéma pour leur soutien indéfectible et leur accompagnement ininterrompu, qui ont facilité l’implantation réussie de cette emprise invités à être intraitables face à l’ennemi, exemplaires face aux populations et loyaux envers la République. Le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara a , pour sa part, affirmé que ce camp est le couronnement d’un vœu exprimé par les populations du cercle de Diéma. Avant de préciser que le nouveau camp contribuera à sécuriser les axes stratégiques, à renforcer la présence de l’Etat dans cette zone et à soutenir les opérations visant à garantir la libre circulation des personnes et de leurs biens. Aux populations de Diéma, il dira que l’Armée malienne est leur Armée, elle est au service du peuple et agit avec lui. Enfin, le ministre a procédé à la coupure symbolique du ruban pour rendre opérationnel le camp militaire. OB/KM (AMAP)
Musique : Bako Dagnon, mémoire vivante des traditions musicales du Mali

Bamako, 14 mars (AMAP) Née au Sud-Ouest du Mali, dans l’actuelle région de Kita dans les années 50, Bako Dagnon est devenue une mémoire vivante des traditions musicales du pays. La chanteuse a été remarquée pour la première fois lors de la Biennale de la Jeunesse de Bamako de 1972. Sa connaissance extraordinaire des cultures et traditions des 27 communautés ethnolinguistiques maliennes a poussé Ali Farka Toure à consulter régulièrement cette mémoire vivante. En 35 ans de carrière, Bako Dagnon a réalisé 5 albums diffusés localement. En novembre 2007, elle a sorti son 1er album international « Titati ». Elle a contribué au lancement de la Société d’exploitation des produits agricoles du Mali (SEPAMA) à Kita, une usine de grande envergure, avec le PDG d’alors Drissa Keïta, pour que les paysans s’adonnent à la culture de l’arachide. Un coup bien réussi. Car la grande usine a atteint un rayonnement sans précédent dans la sous région avec la production d’huile d’arachide de qualité. Bako Dagnon est un mystère, un livre qui illumine l’Empire Mandingue. Arrangé par François Bréant (croiséen 2005 au côté de Thione Seck sur son splendide Orientissime), son « Titati » définit l’héritage des anciens. La célèbre cantatrice a été rappelée à Dieu le 7 juillet 2015 à Bamako. Le Mali retient d’elle une grande personnalité qui a marqué l’histoire musicale de notre pays. Kader Maïga (AMAP)
Dossier : Vif sur les Ateliers Centraux de Markala (ACM)

Markala, 15 mars (AMAP) Les ateliers centraux de Markala, à n’en pas douter, ont joué un rôle prépondérant dans le développement de notre pays. Ils ont été au Mali et dans la sous-région une référence dans le domaine de la rénovation technologique, à travers la fabrication de pièces détachées des engins militaires, des antennes paraboliques et d’autres innovations technologiques. Ces ateliers avec une technicité de haute portée étaient tenus par le Génie, une unité d’élite de l’Armée Malienne qui a réalisé de nombreuses œuvres dont la route Sévaré- Gao et le Boulevard de l’Indépendance, entre autres. Aujourd’hui, la rédaction de L’Agence Nationale de la Presse du Mali a décidé de faire des reportages sur de nombreux sujets, parmi les quels les ateliers centraux de Markala, qui connaissent, de nos jours, une désuétude. Les Ateliers Centraux de Markala (ACM) ont été créés en 1929 par le STIN (Service Temporaire d’irrigation du Niger), dans le but de la réparation et de l’entretien des engins de terrassement. Le STIN, ayant terminé ses travaux en 1935, passa les Ateliers à un consortium composé de trois sociétés françaises, à savoir la Société Nationale des Travaux Publics (SNTP) ; la Société Meunier et Coses et la Compagnie des Batignolles. En Juillet 1947, le consortium céda les ateliers à l’Office du Niger. Le 1er août 1961, les ateliers se détachent de l’Office du Niger et deviennent une société autonome, dénommée « Entreprise Malienne de Construction et d’Outillage Mécanique» (EMCOM), sous la tutelle du ministère des Travaux Publics. Le 15 Juillet 1964, les ateliers fusionnent avec la Compagnie Malienne de Navigation et l’Usine de Bois de Niaréla, pour former les Ateliers et Chantiers du Mali (ACM). Le 9 Octobre 1973, les ateliers portent le nom de « Entreprise Nationale de Métallurgie», sous la tutelle du Ministère chargé des Sociétés et Entreprises d’Etat. Le 29 avril 1976, les ateliers sont inclus au Service Matériel et Bâtiment de l’Armée (SMB). Telles furent, depuis leur création, les différentes appellations que prirent ces ateliers. Les Ateliers militaires Centraux de Markala, comme on les appelle aujourd’hui, sont un complexe industriel spécialisé en métallique, dans la fabrique de charpentes, de citernes, de remorques, de cuves, de châteaux d’eau, de matériels agricoles, de vannes d’irrigation, de bacs, chalands, de mobiliers de bureau et de lits, armoires, entre autres. Ils sont également spécialisés en mécanique, dans la confection et la réparation de toutes les pièces mécaniques en fonte, bronze, ou acier ; le coulage en fonderie de toute pièce suivant modèle ou croquis ; l’adaptation de moteur diesel à essence, la réparation de véhicules de tout type, etc… Aujourd’hui, cette merveille, ce symbole qui a fait la fierté de notre nation se trouve dans un état de délabrement. Kader Maïga (AMAP)

