La sécurité des enfants sur le chemin de l’école au Mali : la peur quotidienne des parents

  Crédit photo : UNICEF/UN0580319/Keïta Légende : Tableau réalisé par un enfant lors de la quinzième édition d’Oxyjeunes, organisée dans la région de Koulikoro en septembre 2021. Cette œuvre lance un appel à renforcer la sécurité routière, notamment la traversée des routes par les enfants lorsqu’ils se rendent à l’école. Chaque matin, des milliers d’enfants maliens prennent la route de l’école. Pour beaucoup de parents, ce trajet est une source permanente d’inquiétudes. Parmi les victimes figurent de nombreux jeunes et enfants. Le ministère des Transports. Selon l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER), 7685 accidents de la route ont été enregistrés en 2023, causant 689 décès et 7938 blessés. Parmi les victimes figurent de nombreux jeunes et enfants. Le ministère des Transports du Mali indique que près de 70 % de ces accidents sont dus au comportement humain, notamment l’excès de vitesse et le non-respect du code de la route. « Chaque matin, je prie pour qu’ils arrivent à l’école sains et saufs » – Devant une école primaire de Bamako, une mère de deux élèves, partage son angoisse : « La route est très étroite et remplie de motos. Chaque matin, je prie pour que mon fils arrive à l’école sain et sauf. Il n’y a même pas de passage piéton. » Comme elle, de nombreux parents s’inquiètent de l’insécurité aux abords des écoles, surtout aux heures de pointe. Le mélange des motos, bus, tricycles et piétons rend la circulation très dangereuse. Les spécialistes expliquent que les enfants ont du mal à estimer la vitesse des véhicules, ce qui les expose davantage aux accidents. Les distractions, comme l’utilisation du téléphone ou des écouteurs, augmentent aussi les risques, tout comme les conditions météorologiques qui rendent la route glissante pendant la saison des pluies et réduisent la visibilité pendant les tempêtes de sables, fréquentes ici à Tombouctou. Pour Madame Adiawiakoye, enseignante en deuxième année à l’école Abba Cisse de Tombouctou, la solution passe par l’éducation : « Nous faisons des cours en morale sur la sécurité routière, mais cela ne suffit pas, il faut aussi faire des activités pratiques pour mieux faire comprendre aux enfants. » La sécurité routière des enfants au Mali concerne tout le monde : parents, enseignants, autorités et citoyens. Améliorer les infrastructures, respecter le code de la route et sensibiliser les enfants sont des actions essentielles pour réduire les accidents. Protéger les enfants sur le chemin de l’école, c’est protéger l’avenir du Mali. Ensemble, rendons les trajets scolaires plus sûrs. Hamidou, 17 ans Enfant journaliste – Région de Tombouctou

Tombouctou : Quand le jeu devient un souffle de liberté pour les enfants

Crédit photo : Arkia, 15 ans. Légende : Un angle de vue du parc Bouctou de la région de Tombouctou. À Tombouctou, après une journée d’école, les enfants cherchent un espace où ils peuvent rire, courir et oublier la fatigue des cours. Mais ces lieux de respiration sont rares. Entre espoir et réalité, les enfants plongés dans un univers où le jeu devient un enjeu de société. Le soleil décline à Tombouctou. Dans le Parc Bouctou, des éclats de rire résonnent. Ali, 10 ans, court derrière un ballon, ses sandales à la main. « Quand je viens ici, je me sens libre », dit-il, le visage illuminé. Autour de lui, des enfants parfois accompagnés de leurs parents, improvisent des jeux, échangent des secrets. Pour eux, ces instants sont précieux. Aminata, 9 ans, observe la scène avec un sourire timide : « J’aime venir au parc parce qu’on rencontre d’autres enfants et on apprend à partager. Mais il n’y a pas assez d’endroits comme ça. » Son constat est simple, mais il révèle une réalité : ces espaces sont trop peu nombreux pour répondre à la demande. Ces aires de jeux extrascolaires ne sont pas de simples lieux de divertissement. Elles sont des bulles d’oxygène. « Les jeux en groupe inculquent la solidarité et le respect des règles », explique Mme Anna Diallo éducatrice au jardin d’enfants Beyrey de Tombouctou. Pour elle, ces espaces sont des laboratoires sociaux où les enfants apprennent à vivre ensemble. Les familles saluent ces initiatives, mais elles en mesurent aussi les limites. « Avant, mon fils restait enfermé à la maison après l’école. Maintenant, il joue, il rit et il revient heureux », témoigne Mme Haidara Anna Diallo, mère de trois enfants. Yehia Dicko, père d’une fillette de 8 ans, explique pour sa part : « Ces espaces sont sécurisés et encadrés, mais il n’y en a pas assez. Nous souhaitons que l’État en construise davantage. » Pour Fatoumata Hamadoun, chargée de l’éducation au bureau de l’UNICEF à Tombouctou, la question ne se pose pas : « Les aires de jeux extrascolaires ne sont pas un luxe, mais une nécessité. Elles contribuent à l’équilibre émotionnel et social des enfants, favorisent leur apprentissage informel et renforcent leur capacité à interagir avec les autres. Investir dans ces espaces, c’est investir dans la santé mentale et le futur des enfants. » Les enfants eux-mêmes portent ce message avec force. « Nous voulons plus de parcs pour jouer, comme la Cité des Enfants à Bamako », lance Abdel Kader, 14 ans, les yeux brillants d’espoir, tout juste de retour du Salon de l’Enfance de Bamako, une activité organisée chaque année pendant les congés de décembre pour les enfants. Derrière cette demande, il y a un rêve simple : celui d’une enfance où le jeu n’est pas un privilège, mais un droit. Arkia, 15 ans Enfant journaliste – Région de Tombouctou

Sikasso : La mortalité infantile reste élevée dans la région

  Crédit photo : UNICEF/UN0342488/Keïta Légende : L’agriculteur Moussa Dembélé et sa famille prennent ensemble un petit-déjeuner de bouillie de riz sucrée. Malgré le fait qu’elle soit le grenier du pays, la région de Sikasso présente un taux de retard de croissance élevé au Mali.   Selon le rapport de l’Enquête Démographique et Sociale du Mali 2024, on enregistre environ 111 décès pour 1000 naissances vivantes.  Je veux vous raconter ce qui se passe chez moi, à Sikasso. Ici, beaucoup d’enfants tombent souvent malades, et parfois certains ne guérissent pas… Ça rend tout le monde très triste. C’est le cas d’Alima, par exemple, qui a perdu son fils Adama, a seulement l’âge de quatre ans. Il était tout petit et très fragile. Mais aujourd’hui, les choses commencent à changer. Les docteurs, les infirmiers et même les parents travaillent ensemble comme une grande équipe pour protéger les enfants. Ils apprennent comment éviter des maladies comme la diarrhée, le paludisme ou la malnutrition. On dit aussi qu’une bonne alimentation, c’est comme une super‑force pour les bébés : ça les aide à devenir plus forts, à grandir, à jouer et à rire. Quand les adultes font attention à nous et nous soignent bien, on a beaucoup plus de chances de rester en bonne santé. Moi, j’y crois vraiment : si tout le monde continue à s’entraider, les enfants de Sikasso pourront grandir plus heureux et en meilleure santé. Et un jour, peut‑être qu’on dira : “Ici, plus aucun enfant ne tombe gravement malade !” Bengaly, 14 ans Enfant journaliste – Région de Sikasso

Diamou : Un atelier de consultation publique sur l’aménagement de la forêt classé de Dinguira

Diamou, le 10 avril (AMAP) Un atelier de consultation publique portant sur le Plan d’Aménagement et de Gestion de la forêt classée de Dinguira Est, d’une superficie de 3 050 hectaresa a été présidé ce vendredi à Diamou, par le préfet de cercle, Mamadou Coulibaly, a constaté l’AMAP. C’était en présence du maire de la commune, du commandant de Brigade de la Gendarmerie et des responsables des services techniquesde l’agriculture,  de l’élevage et des eaux et forêt. Des représentants du Groupement pour l’Aménagement et la Gestion de l’Environnement (GAGE), des éleveurs, des exploitants forestiers, des femmes et des jeunes étaient également présents, aux côtés des chefs de village de Fanga et de Dinguirra Almaméa. Dans son discours d’ouverture, le Chef de l’éxecutif local a précisé que cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’élaboration du Plan d’Aménagement et de Gestion, mis en œuvre par le Groupement pour l’Aménagement et la Gestion de l’Environnement (GAGE), avec l’appui du Projet de Restauration des Terres Dégradées (PRTD-Mali). Il a indiqué que cette phase vise à recenser les parties prenantes concernées et à définir des mesures d’accompagnement appropriées, pour atténuer les impacts liés aux restrictions d’accès aux ressources naturelles et d’assurer une implication effective des populations dans la gestion durable de la forêt. Intervenant à son tour, le représentant du GAGE, Aboubacar Traoré, a salué la mobilisation des participants et leur engagement dans le processus. Il a estimé que ce projet représente une opportunité pour les populations riveraines, soulignant que son aménagement devrait générer des retombées significatives. Avant de préciser que plusieurs actions d’accompagnement sont prévues, notamment la mise en place de parcs de vaccination, de périmètres maraîchers, de périmètres pastoraux, ainsi que l’installation de ruches pour le développement de la production de miel et la protection de l’environnement. À cela s’ajoute la réalisation de forages destinés à améliorer l’accès à l’eau et à soutenir les activités agro-pastorales. Le maire de la commune de Diamou, Habibou Diakité a, pour sa part, invité les participants à assurer des restitutions à leur retour, afin de garantir une large diffusion de l’information au sein des communautés. Il a estimé que cette démarche est de nature à renforcer l’adhésion et l’implication des populations dans la mise en œuvre du projet. Les participants ont clôturé la rencontre sur une note d’espoir, en exprimant leur volonté de voir ces projets d’accompagnement se concrétiser, au regard des fortes attentes, chez les populations rurales qui dépendent largement des ressources forestières. ATB/KM (AMAP)

Venise Malienne : Une importante délégation du CESEC pour recenser les besoins des populations

Mopti, 9 avril (AMAP) La synthèse des travaux du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a été présidée mercredi à Mopti, par le Conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur, Abdoulaye Daga Théra, a constaté l’AMAP. C’était en présence d’une importante délégation du Cesec conduite par Abdoulaye Kontao, 2è secrétaire du bureau de cette institution, des chefs de services techniques, des élus. Initié chaque année par le Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec), cet exercice vise à rencontrer les populations et les acteurs du développement pour recueillir leurs aspirations profondes et les propositions de solutions afin de les intégrées dans les orientations nationales. Il s’agissait, au cours de cette rencontre multi acteurs, d’examiner et de synthétiser les principales préoccupations exprimées lors des rencontres au niveau local, recenser les propositions de nouveaux besoins et les solutions. La rencontre a aussi été l’occasion pour la délégation d’expliquer à leurs hôtes que la Constitution du 23 juillet 2023, introduit des avancées significatives dans le processus de travail du Cesec dont l’article 165, investi l’institution d’une mission supplémentaire de suivi et d’évaluation conjointe des suites réservées aux rapports. «La mission de collecte des besoins et des attentes des problèmes de la société s’inscrit dans une dynamique de réflexion partagée qui constitue une véritable opportunité pour les citoyens d’exprimer leurs préoccupations et de contribuer, activement à la gouvernance du pays», a indiqué le représentant du gouverneur, Abdoulaye Daga Théra. Il a salué la démarche participative et inclusive du Cesec qui rapproche l’État des administrés avec une projection cohérente de prise en charge du développement durable. Le chef de la mission du Cesec s’est réjoui de la mobilisation des acteurs toute chose qui témoigne de l’intérêt que les citoyens accordent à cette activité dont les résultats servent de boussole à une planification efficiente du développement endogène du pays. Abdoulaye Kontao a réaffirmé l’engagement de son institution à porter la voix de Mopti au plus haut niveau de la décision publique.  DC/MD/CMT (AMAP)

Kangaba : L’identification des enfants zéro dose et faiblement vaccinés au centre d’un atelier

 Kangaba, 08 avril (AMAP) Le Centre de Recherche et d’Animation Culturelle a servi de cadre le mardi 07 avril 2026, à la tenue de l’atelier d’information et de sensibilisation sur l’identification des enfants zéro dose et faiblement vaccinés, a constaté l’AMAP. Organisé par l’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM), en collaboration avec le Centre National d’Immunisation (CNI), avec l’appui de l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (GAVI), cet atelier a regroupé 08 présidents des ASACO, 16 agents vaccinateurs et 08 relais communautaires, venus de 12 aires de santé sous la présidence du préfet de cercle, Abou DAO. En effet, depuis des décennies, la vaccination constitue l’un des progrès les plus importants de la médecine. Elle a permis de sauver des millions de vies à travers le monde, en protégeant les populations contre les maladies graves telles que la rougeole, la poliomyélite et la poliomyélite et la tuberculose. Grâce aux vaccins, certaines maladies ont même disparu ou sont devenus  rares. Malgré ses nombreux avantages, la vaccination fait encore face à des hésitations, parfois liées à des peurs ou à des informations erronées. C’est ce explique l’organisation de cet atelier qui vise surtout à informer et sensibiliser les parties prenantes sur le démarrage des opérations de dénombrement des enfants zéro dose ou sous vaccinés, issus des ménages affiliés au Régime d’Assistance Médicale (RAMED). Ill s’agissait d’informer et de sensibiliser les responsables locaux et communaux impliqués dans la gestion du RAMED pour leurs fortes implications dans le processus de dénombrement des enfants zéro dose ou partiellement vaccinés, issus des ménages indigents affiliés au RAMED, informer les parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre du RAMED sur le déroulement des opérations de dénombrement des enfants zéro dose ou faiblement vaccinés affiliés au RAMED, de partager avec les participants la prévision d’enfants zéro dose ou faiblement vaccinés par localité sur la base de l’exploitation de la base des données du RAMED, . Il s’agissait également de sensibiliser les participants à s’impliquer au niveau communautaire pour le dénombrement des enfants zéro dose et sous vaccinés, de mettre en place des stratégies pour le dénombrement des enfants zéro dose ou faiblement vaccinés au niveau de chaque village et ou quartier, de définir un mécanisme de transmission des listes des enfants zéro dose ou faiblement vaccinés au service de santé de chaque ressort et de valider un chronogramme de réalisation des activités liées au dénombrement des enfants zéro dose ou faiblement vaccinés. Au cours des travaux, les participants ont eu droit à des présentations/exposés, des travaux de groupe suivis de plénière. Ces présentations ont porté sur le cadre de collaboration entre l’ANAM et le CNI dans le cadre du dénombrement des enfants zéro dose ou faiblement vaccinés, le schéma technique et opérationnel pour l’atteinte des zéro dose ou faiblement vaccinés et la communication verbale de la stratégie locale pour l’identification des zéro dose ou faiblement vaccinés. Les présentations ont été suivies de discussions à l’issue desquelles quelques recommandations ont été formulées à savoir améliorer les conditions de travail des vaccinateurs, respecter la gratuité de la vaccination, organiser des séances de vaccination au niveau des sites d’orpaillage, renforcer la contribution des mairies pour soutenir la vaccination et utiliser correctement les fiches échéanciers. SD/KM (AMAP)

Kolondièba : Réunion trimestrielle de la coordination des Soins Essentiels dans la Communauté

Kolondièba 7 avril (AMAP)  Le district sanitaire de Kolondièba a tenu sa première réunion trimestrielle de Coordination des Soins Essentiels dans la Coordination (SEC) de l’année 2026, dans les locaux du CSRef,  le 3 avril, sous la présidence du médecin chef, Dr Lassana Cissoko, a constaté l’AMAP. Ont pris part à cette rencontre l’adjoint du maire, Moussa S Koné , le chef service du développement social Boubacar Dioni, le président de la FELASCOM Dramane Koné,les représentants des superviseurs dédiés,les Agents de Santé Communautaires et d’autres cadres du district sanitaire. Le facilitateur Tahirou Togola,  dans une projection vidéo, a présenté les résultats du compte rendu de la revue SEC (Soin Essentiel dans la Communauté)2025 du district sanitaire de Kolondièba, présenté au niveau de la région, caractérisés globalement par une progression des indicateurs SEC comparée à 2024. Il est à noter qu’en 2025,les ASC (Agents de Santé Communautaires) ont distribué 3095 doses de SP aux femmes enceintes sur le terrain contribuant ainsi à la prévention du paludisme pendant la grossesse. De la mise en œuvre des SEC en 2011 à nos jours,141 Agents de Santé Communautaires ont été formés, équipés et installés au niveau de la communauté dans le district sanitaire de Kolondièba. Pour atteindre les objectifs du développement durable ( ODD) relatifs à la santé, le gouvernement du Mali et ses partenaires ont initié  la Stratégie des Soins Essentiels dans la Communauté(S E C), pour rendre accessible les soins et services aux populations situées au-delà de 5 kilomètres du CSCOM. Les SEC se définissent comme étant « l’ensemble des services et des actions préventives , Curatives s et promotionnelles, ayant une efficacité scientifique prouvée socialement acceptables, accessibles géographiquement et financièrement mis en œuvre avec la communauté pour réduire la morbidité et la mortalité au niveau des ménages et des familles »  NMK/KM (AMAP)  

Goundam : Un mort et d’importants dégâts matériels dans une attaque terroriste

Goundam, 7 avril (AMAP) Une personne a été tuée et d’importants dégâts matériels enregistrés, lors d’une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés, dans un campement d’agriculteurs, dans la nuit du 4 au 5 avril 2026, à environ 2 km de la ville, a appris l’AMAP de source locale La même source précise que les assaillants ont fait irruption vers 2 heures du matin dans un campement Bela, situé au bord du lac Télé, tuant un homme d’environ 60 ans, Hamar Alwaly, après un bref échange de tirs. Les assaillants ont, par la suite, ordonné aux chefs de familles présents d’évacuer les lieux avant de mettre le feu aux habitations en paille, détruisant des biens, notamment des vivres, des habits et du matériel de travail. Les habitants ont fui dans la nuit pour se réfugier au quartier Débéré, à la périphérie de Goundam. Après leur forfait, les terroristes ont disparu dans la nature, certainement alertés de l’arrivée des Forces de Défense Nationale. Aussitôt alertées, les Forces Armées Maliennes (FAMa) se sont rendues sur les lieux pour constater les faits avant d’engager des poursuites afin de retrouver les auteurs. Selon les mêmes sources, les occupants du campement étaient des habitants du village de Fatakara, déplacés après avoir quitté leur localité sous la menace de groupes armés. Il est à noter que les FAMa régulièrement de vastes opérations aériennes, de ratissage et de déminage à travers tout le pays. AT/CMT (AMAP)

Tenenkou : D’importants dégâts matériels, sans perte en vie humaine, ni blessé sur le site des déplacés de Sendé Daga, suite à un incendie

Tenenkou, 6 avril (AMAP) Un incendie déclaré, ce lundi, sur le site des déplacés de Sendé Daga, logés dans la cour du centre d’auto promotion des femmes de Tenenkou, situé à la périphérie de la ville sur la route de Diondiori, a causé d’importants dégâts matériels, sans perte en vie humaine, ni blessé, a constaté l’AMAP. La promptitude et la grande mobilisation des services de sécurité notamment la Gendarmerie et des populations a permis de circonscrire les grandes flammes qui se propageaient par ci et par là. Malgré les moyens dérisoires notamment les seaux d’eau, le sable et autres instruments,  les feux ont été maîtrisés au bout d’une heure. Il faut noter la célérité du deuxième adjoint au maire, Soumaïla Bocar Coulibaly qui dès le déclenchement de l’incendie, était sur place pour suivre les événements minute par minute. Il a saisi l’occasion pour transmettre la compassion des autorités administratives et communales aux sinistrés. Il a également salué la mobilisation de la Gendarmerie et des populations qui a permis de limiter les dégâts. Avant de rassurer que des dispositions seront prises pour apporter un soutien aux victimes. Des enquêtes ont été ouvertes pour élucider les circonstances exactes du sinistre. Il faut noter que les déplacés de Sendé Daga à majorité pêcheurs occupent le site depuis plusieurs années maintenant.  SC/KM (AMAP)

Kangaba: Le projet de construction de l’hôpital du district au centre d’une rencontre

Kangaba, 5 avril (AMAP) Une mission de la Cellule d’Exécution des Programmes de Renforcement des Infrastructures Sanitaires (CEPRIS) du ministère des Affaires Sociales et la mission de suivi-contrôle étaient le jeudi 02 avril 2026, à Kangaba où elles ont animé la première réunion mensuelle du projet de construction de l’hôpital de district. C’était sous la présidence du Préfet de Cercle, Abou Dao, a constaté l’AMAP. Cette mission intervient après la remise du site et le démarrage effectif des travaux de construction de l’hôpital du district de Kangaba sanctionnés par un procès-verbal, Les points essentiels à l’ordre du jour de cette réunion, intervenue après la visite du chantier, étaient, ⁠l’approvisionnement du chantier, ⁠le personnel et le matériel du chantier ainsi que l’état d’avancement des travaux. Le chef de la mission de suivi-contrôle, Boubacar Sogoré a montré tous les blocs (pédiatrie, opératoire, urgences et réanimation, maternité, service de médecine consultation, entrée) aux visiteurs dont le préfet et les services techniques concernés. Le premier constat est que, l’implantation des bâtiments est réalisée pour la plupart à 100%. A cela il faut ajouter que les quantités de stock (ciment, gravier, sable, fers), sont suffisantes pour l’évolution des travaux de construction des bâtiments. A l’issue de la rencontre, une seule recommandation a été formulée à savoir l’accélération du rythme des travaux pour respecter les délais impartis. Il est à noter que cet hôpital du district est un don du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, au cercle de Kangaba. SD/KM (AMAP)