Dioila : Le Gouverneur supervise les opérations de distribution des cartes électeurs dans sa circonscription
Doïla, 16 mars (AMAP) Le Gouverneur de la région de Doïla, Dédéou Bagna Maïga a entamé le 13 mars dernier une visite de terrain afin de s’assurer du bon déroulement de la distribution des cartes d’électeurs dans sa circonscription, a constaté l’AMAP. Le chef de l’exécutif de la 12ème région administrative du Mali s’est rendu dans les communes de Kaladougou,Guegneka et Zan Coulibaly afin de constater lui même les conditions de distribution des cartes d’électeurs. Le Gouverneur de région a constaté dans ces localités une faible affluence dans le retrait des cartes d’électeurs, à en croire les équipes de distribution. Dédéou Bagna Maïga a fait appel à la responsabilité de tous en invitant les radios locales, les griots et les chefs de village à s’impliquer afin de réussir de bonnes élections avec au préalable un fort taux de retrait des cartes d’électeurs. DF/KM (AMAP)
Kangaba échange sur la formation professionnelle, l’insertion et l’appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux du cercle
Kangaba, 16 mars (AMAP) Le Secrétaire général du conseil de Cercle, Soumaila N’Diaye a présidé vendredi à Kangaba, les travaux de la 1ère session du Comité Qualité Cercle (CQC) de l’année 2020 du Projet de formation professionnelle, d’insertion et d’appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux (FIER) du cercle, a constaté l’AMAP Les participants ont échangé sur entre autres, la situation de l’avancement de la mise en œuvre du Projet, l’examen et l’analyse des demandes des jeunes dans le cercle. Le représentant de l’Unité de Coordination régionale FIER de Koulikoro, Salif Traoré a remercié les participants pour leur présence, avant de faire l’état de l’avancement du projet FIER dans le cercle de Kangaba. S’agissant de l’examen et de l’analyse des demandes des jeunes, le CQC a adopté une approche participative impliquant l’ensemble des membres à toutes les phases du processus. Les étapes d’examen et d’analyse ont été respectées suivant les trois niveaux à savoir, l’examen de conformité, l’examen d’éligibilité et l’examen qualité des dossiers qui consiste à octroyer des points aux demandes sur la base des critères indiqués dans la grille d’évaluation. Le comité a siégé sur 295 requêtes dont 265 pour les activités génératrices de revenus (AGR), 29 pour la micro entreprise, et 01 tutorat. Sur ces 295 dossiers examinés, 286 demandes ont été acceptées soit 97%, 05 demandes ajournées soit 1,7% et 04 demandes rejetées soit 1,3%. L’insuffisance d’informations, les idées de projet non éligibles, le dépassement de l’âge et la double demande pour la même personne sont les motifs des ajournements et des rejets des dossiers. A l’issue de leurs travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations, de diligenter le décaissement des fonds des jeunes bénéficiaires en cours de financement, de diligenter le processus d’ouverture et de mise à disposition des numéros de compte aux jeunes et de demander à tous les acteurs de s’impliquer activement en vue de permettre une augmentation des fiches de requêtes dans le cercle . En effet, à la date du 05 mars 2020, 3656 sous projets sont financés dans la région de Koulikoro dont 580 dans le cercle de Kangaba. La session a regroupé une vingtaine de participants composés des maires, des agents des micros finances, des représentants des fédérations nationales des femmes rurales et des jeunes ruraux, des représentants de la coordination régionale des organisations paysannes et de l’association des organisations professionnelles paysannes venus des communes du cercle. SD/KM (AMAP)
Des officiers et sous-officiers formés sur les Engins explosifs improvisés
Bamako, 16 mars (AMAP) Des officiers d’Etat-major et des sous-officiers ont reçu leur attestation, vendredi, après une formation sur les Engins Explosifs Improvisés (EEI), a appris l’Amap de sources sécuritaires. Cette formation, axée sur les modules de planification d’une opération contre les EEI, permettra à quinze officiers subalternes d’avoir désormais comme mission de conseiller techniquement les commandants de zone. Dix autres sous-officiers contribueront à la formation de leurs cadets sur les mesures préventives contre les EEI. La remise officielle des attestations s’est tenue au Centre de Coordination et des Opérations (CCO) du Génie Militaire. Selon le sous-directeur des Etudes et Formations par intérim à la direction du Génie militaire, le commandant Samba Sylla, la formation a pour but de préparer, opérationnellement, des troupes avant leurs projections sur le terrain. Et, surtout, de faciliter l’exécution de la mission régalienne du sapeur sur le terrain. Le chef du détachement français de l’instruction opérationnelle sur les EEI dans l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le chef de bataillon Jérôme Leselle, a s’est dit satisfait de renforcer les capacités de ces officiers et sous-officiers sur la menace des EEI. OD/MD
Colonel Raphaël Bernard, représentant du commandant de la force Barkhane à Gao : «Ce qu’on remarque surtout, c’est que les FAMa sont meilleures qu’avant».
L’officier supérieur note surtout la montée en gamme des Forces armées maliennes (FAMa) face à un ennemi devenu plus vicieux. Dans cette interview qu’il nous a accordée, en février, à Gao, il livre aussi son analyse sur les attaques dans la Région de Kayes et développe l’approche de Barkhane pour juguler le terrorisme au Sahel. Interview Réalisée par Issa DEMBELE L’Essor : Avez-vous l’impression que la situation sécuritaire s’améliore vraiment ? Colonel Raphaël Bernard : La situation est un petit peu meilleure qu’avant. Ce qu’on remarque surtout, c’est que les FAMa sont meilleures qu’avant. Elles font bien mieux. On a de grandes avancées, notamment ce bataillon FAMa reconstituées qui est arrivé de belle façon à Kidal, où il va commercer à faire des missions. Un autre bataillon est arrivé hier (18 février) à Tombouctou. Ici à Gao, on attend impatiemment le bataillon FAMa reconstituées. Dans le Gourma et dans le Liptako, Barkhane et les FAMa font de grosses opérations et on a de belles réussites. J’avoue que les militaires maliens nous aident énormément, puisqu’ils ont cette connaissance du terrain et de ses populations. Nous avons de bons espoirs et nous sommes très optimistes sur ce qu’on appelle la montée en gamme de nos partenaires. Mais, la situation sécuritaire reste difficile. Ça, on n’en disconvient pas. En face, on a un ennemi qui est un peu plus vicieux qu’avant. L’EIGS est un ennemi redoutable. Ce n’est pas pour rien que le président Emmanuel Macron et ses homologues du G5 Sahel ont déterminé à Pau que ce groupe était l’ennemi n°1. Et, conformément à cette décision, nous avons adapté la force Barkhane avec 600 hommes supplémentaires qui sont en train d’arriver. Du côté FAMa, il y a tous ces bataillons reconstitués et des nouveaux matériels qui arrivent. A deux, avec la force conjointe du G5 Sahel, on va se retrousser les manches. Puisque l’ennemi est plus coriace qu’avant, nous on va être beaucoup plus énervés qu’avant. On va réussir à faire redescendre le niveau de l’insécurité. L’Essor : Quel est le profil des terroristes qui évoluent dans le Liptako? Sont-ils majoritairement des Maliens? Colonel R.B. : On a des terroristes qui ne sont pas forcement homogènes. On a un peu de tout. Les chefs sont souvent des arabes. Les recrutements de jeunes se font généralement parmi les peuls. Ce sont des jeunes qui n’ont pas souvent de grands débouchés dans leur vie et qui, à un moment, rejoignent les terroristes pour vivre une expérience. C’est pour ça que Barkhane a une approche globale, puisque la solution au problème ne peut pas être que sécuritaire. Evidemment, il faut taper sur les terroristes. Mais à côté, il faut qu’il y ait le développement. Barkhane fait des opérations avec des acteurs assez puissants comme l’Agence française de développement qui injecte beaucoup de milliards dans le développement. Et on est là également pour appuyer le retour de l’Etat. Souvent on dit que Barkhane, c’est la sécurité. Oui ! Mais, la sécurité au service d’autres choses. Donc, on créé un cercle vertueux. On aide le gouvernement à offrir autre chose aux jeunes maliens que du terrorisme, qui n’est pas une solution et qui n’est que synonyme de misère et de mort. L’Essor : A Pau, il avait été effectivement décidé de concentrer l’effort militaire sur la zone des trois frontières, avec l’EIGS comme cible n°1. Que peut-on retenir déjà comme résultats sur le terrain? Colonel R.B. : On a eu de belles victoires. Régulièrement, à travers des communiqués, on rend compte des résultats de nos actions. Je ne vais pas rentrer dans les statistiques mais, ces dix derniers jours, une quarantaine de terroristes ont été frappés. Sur le terrain, nous avons eu des résultats qui font baisser la tête à l’ennemi et du coup, on le voit un petit peu moins. Quand une frappe tue 15 à 20 terroristes, ça se sait rapidement dans tout le Liptako-Gourma. Et c’est autant d’arguments pour que les groupes terroristes recrutent moins, parce que les gens sont plus enclins à rejoindre des terroristes qui gagnent. Couper les filiales de recrutement, c’est aussi une façon de lutter contre le terrorisme. Je pense qu’il y a déjà de bons résultats, mais on est qu’au début de cette campagne. Les gros résultats arriveront dans les mois à venir. L’Essor : En concentrant l’effort sur les trois frontières, ne risque-t-on pas de voir l’ennemi changer de zone d’opération ? On a déjà l’impression que l’activité terroriste se densifie dans la Région de Kayes. Colonel R.B. : Nous avons des indices que l’ennemi est assez attaché à un territoire. Il n’est pas facile pour un terroriste de la région du Liptako d’aller faire une action à Kayes. C’est pas la même langue parfois, ce n’est pas la même couleur de peau ; on est visible. Donc, l’ennemi bouge un peu, mais il est quand-même assez attaché à son territoire. Quand un groupe terroriste évolue dans une forêt et qu’on tape sur cette forêt, on retrouve quelque temps après dans la même zone ceux qui n’ont pas été tués. Le terroriste reste donc attaché à une région qu’il connait bien, dans laquelle il a ses repères et ses caches d’armes. Il essaye de connaitre son biotope et y évolue. J’ai constaté comme vous ce qui se passe à Kayes, à Nara. Mais, c’était des endroits où il y avait déjà quelques groupes qui, souvent, passent à l’action. Il peut y avoir une extension, c’est-à-dire un modèle EIGS qui commence à séduire certains jeunes de ces zones. Et c’est pour ça que Barkhane a cette approche globale. On répond à la violence par la violence et en même temps, on mène des actions de développement. L’Essor : Comment est-ce que l’action militaire est coordonnée sur le terrain. Concrètement, quels sont vos rapports avec les FAMa ? Colonel R.B. : On a une coopération permanente qui prend plusieurs formes. Trois fois par semaine, nous avons une réunion sécuritaire qui regroupe les FAMa, Barkhane et la Minusma pour échanger sur la situation sécuritaire de Gao, du grand Gao et du Liptako. Ensuite, tous les jours,
Echanges fructueux entre Boubacar Alpha Ba et les cadres de Kayes sur législatives du 29 mars 2020
Kayes, 16 mars (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Ba, arrivé, vendredi à Kayes (Ouest),a animé, samedi,une conférence de cadres pour faire le point sur les préparatifs et les enjeux des législatives du 29 mars 2020. La conférence des cadres a été l’occasion pour M. Ba d’édifier davantage les forces vives de la Région de Kayes sur le processus électoral dans le but de tenir les élections dans un climat apaisé. Le gouverneur de la Région de Kayes, Mahamadou Zoumana Sidibé, en présence des préfets des cercles, des élus locaux, des chefs de services régionaux (civils et militaires) et de la société civile, a dressé l’état des lieux des préparatifs des élections. Il a indiqué que la Région de Kayes compte 97.219 électeurs repartis entre 2.942 Bureaux de vote. Au total, 56 listes, soit 166 candidats dont 47 femmes et 119 hommes, pour 21 sièges. S’agissant du taux de retrait des cartes d’électeurs, le gouverneur a souligné que la région était à 33%, jeudi 12 mars. Sur le plan sécuritaire, il a déclaré que toutes les dispositions sont prises pour assurer la sécurité des populations, comme l’atteste la tenue des « patrouilles mixtes ». Quant au ministre Boubacar Alpha Bah, il a rappelé que l’organisation de ces élections est une recommandation du Dialogue national inclusif. Après « cet appel pressant du peuple à aller aux élections », le gouvernement s’est aussitôt mis à la tâche pour l’application des résolutions de ce Dialogue, d’où les scrutins du 29 mars. Selon le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, pour la bonne marche de ces élections, trois préoccupations majeures s’étaient posées : la crédibilité du fichier électoral, le problème de procuration et celui des assesseurs. « Toutes ces préoccupations ont déjà été prises en charge », a assuré ministre. « Le fichier électoral a été audité par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les experts internationaux, l’octroi de la procuration a été autorisée, conformément à la loi. Il y aura, également, deux assesseurs des partis politiques dans les bureaux de vote : 1 de la majorité et 1 de l’opposition. Les deux autres seront choisis par l’Etat. « Et pour la procuration, les préfets sont appelés à les livrer conformément à la loi », a expliqué le ministre Boubacar Alpha Ba. Le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation a annoncé une grande « Action citoyenne » pour la participation massive des citoyens aux élections. Cette action consiste à recruter des volontaires qui feront du porte-à-porte pour apporter les cartes d’électeurs aux populations, tout en leur indiquant, également, leurs différents bureaux de vote. Le ministre Ba a, aussi, invité les partis politiques à mobiliser leurs militants pour le retrait des cartes d’électeurs, lesquelles constituent leurs armes. Il a rappelé que 2020 est une année électorale, car après ces législatives, le renouvellement des Conseils de cercle et des Conseils régionaux est en vue. Ces conseils, faute d’élections ont fait 10 ans sans être renouvelés. Il a indiqué que pour diminuer les dépenses électorales, la Délégation générales aux élections (DGE) et la CENI seront fusionnées en un seul organe chargé de la gestion des élections. Après son intervention, plusieurs intervenants ont souligné leurs préoccupations auxquelles le ministre a donné des assurances. Dans un entretien avec l’AMAP, avant la visite du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, le préfet du cercle de Kayes, Bernard Coulibaly, avait édifié sur les préparatifs pour la bonne organisation des scrutins législatifs. « Nous avons mis en place un cadre de concertation (administration, partis politiques) pour maintenir les contacts et dissiper beaucoup d’inquiétudes, notamment par rapport au choix des accesseurs dans les circonscriptions électorales où la majorité et l’opposition se retrouvent sur la même liste de candidature. Ce choix est difficile. A part ces observations, il n’y a pas d’autres problèmes majeurs. Les rapports entre les partis sont bons », a souligné le préfet. Dans la région, certains sont surpris de voir sur les mêmes listes dans certaines circonscriptions électorales, les noms du candidat ou des candidats du parti majoritaire (RPM) et de l’opposition (URD). Dans la ville de Kayes, on note la candidature d’un chef de parti, en l’occurrence Aliou Badara Diallo, président d’honneur de l’ADP-Maliba, tête de liste de l’alliance « Benso » qui regroupe les partis (ADP-Maliba, ADEMA et URD). Certains activistes ne souhaitent pas la réélection de certains candidats sortants qu’ils accusent d’« immobilisme » durant leur mandat. Ils attribuent les problèmes de développement de Kayes à certains de ses députés qui se soucient peu des préoccupations de la base. BMS/OB/MD (AMAP)
Sikasso : Les préparatifs des élections législatives se poursuivent activement
Sikasso, 15 mars (AMAP) La campagne électorale pour les législatives du 29 mars a démarré, depuis la semaine dernière, dans la Région de Sikasso où 238 candidats dont 72 femmes et 166 hommes sont en lice pour 25 sièges de député. Les candidats animent des meetings dans les villages et les chefs-lieux de commune, tel que nous avons pu le constater à Kaboïla, dans le Cercle de Sikasso, et à Sélingué, dans la circonscription de Yanfolila où plusieurs personnalités ont assisté au lancement de la campagne. Dans cette localité le ministre en charge de la communication, Yaya Sangaré, et le président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCR), Mamadou Satigui Diakité, ont invité les populations au retrait massif des cartes d’électeurs en vue d’une participation à hauteur de souhait à ce scrutin. La première semaine du retrait des cartes d’électeurs a enregistré de faibles taux dans plusieurs localités. L’ensemble de la région est à 30% environs de taux de retrait. La Commune urbaine de Sikasso est à 13,01% et environs 102 000 cartes ont été retirées dans le Cercle de Sikasso. Selon le président de la commission de distribution des cartes de la commune, Benjamin Théra, l’affluence sur les sites de distribution est faible depuis le démarrage des opérations le 7 mars dernier. Cependant, il demeure optimiste car la sensibilisation se poursuit sur les lieux de culte et à travers deschefs traditionnels. FD/MD (AMAP)
Kidal : Le bataillon des FAMa reconstituées reçoit l’appui de la MINUSMA et la force Barkhane
Bamako, 13 mars (AMAP) Des patrouilles conjointes Forces armées maliennes (FAMa) et Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) seront, bientôt, lancées à Kidal, a annoncé le chef d’état-major de la MINUSMA, le général Louis-Marie Gougeon. L’officier français, en visite à Kidal, jeudi 12 mars 2020, pour apporter le « soutien total » de la mission onusienne au bataillon des FAMa reconstituées dans sa mission de sécurisation des populations de Kidal et de leurs biens, a exprimé la disponibilité de la MINUSMA à aider les FAMa à mener des missions opérationnelles. « Notre souci est de les aider à forger la cohésion nécessaire de leurs unités », a-t-il dit. En retour le chef du bataillon des FAMa reconstituées, le commandant Mamadou Kéita s’est réjoui de cette visite du chef d’état-major de la MINUSMA, tout en se montrant disponible « à mener dans un futur très proche des patrouilles conjointes avec la MINUSMA, à travers la ville de Kidal et ses environs ». Au même moment,l’état-major du bataillon des FAMa, en partenariat avec la force Barkhane, a lancé, jeudi 12 mars 2020, au camp général Abdoulaye Soumaré de Kidal, une série de formations à l’intention des éléments du bataillon FAMa déployé à Kidal. Durant plusieurs semaines, les éléments se familiariseront avec des nouvelles techniques de combat dans des domaines de la transmission, le secourisme opérationnel, la tactique, le Guidage aérien tactique avancé (GATA), l’Instruction sur le tir au combat (ISTC), le Génie. Aux dires des initiateurs de cette session de formation, l’objectif est de renforcer l’efficacité opérationnelle des FAMa. OD/MD (AMAP)
Niono: Le nouveau PDG de l’Office du Niger échange avec l’encadrement, les syndicats et les producteurs
Niono, 13 mars (AMAP) Le nouveau président directeur général (PDG) de l’Office du Niger, Abdoul Karim Konaté a effectué mercredi sa première visite de terrain dans la zone de production de Niono, a constaté l’AMAP. Il s’agissait pour le premier responsable de l’Office d’échanger avec l’encadrement technique, les syndicats d’exploitants agricoles et les producteurs sur entre autres, les questions liées à la production dans cette zone ainsi que les difficultés dans les zones de production de Niono, N’débougou, Molodo et Kouroumari. Les échanges ont porté sur l’insécurité, la crise d’eau, le manque de matériels agricoles, la dégradation des réseaux d’irrigation, l’insuffisance des terres aménagées ou réaménagées et la faiblesse du taux de recouvrement de la redevance eau (moins de 40%) à vingt jours du délai de paiement) et les perspectives de l’Office. Le nouveau PDG de l’Office du Niger a saisi l’occasion pour remercier le président de la République, le premier ministre et le gouvernement pour la confiance placée en lui avant d’inviter les exploitants agricoles à l’accompagner dans cette noble mission pour l’atteinte des objectifs notamment la sécurité alimentaire. « Le président de la République n’a pas lésiné sur les moyens en octroyant 15% du budget National à l’agriculture, la subvention des intrants et du matériel agricole » a déclaré le PDG qui s’est dit prêt à relever le défi en se mettant au travail avec crédos la transparence, la collaboration, l’écoute et l’acquittement de la redevance eau avant le 31 mars. Abdoul Karim Konaté était accompagné d’une forte délégation comprenant entre autres, ses plus proches collaborateurs, le délégué général des exploitants agricoles, le représentant régional de la chambre d’agriculture. MS /KM (AMAP)
Le nouveau PDG de l’Office du Niger en visite à Niono
Niono, 13 mars (AMAP) Le nouveau PDG de l’Office du Niger, Abdoul Karim Konaté a effectué, mercredi, une visite à Niono pour rencontrer les producteurs, l’encadrement technique, les syndicats d’exploitants agricoles et s’enquérir des difficultés dans les 04 zones de production (Niono, N’débougou, Molodo, Kouroumari). Pour cette première sortie du nouveau PDG à Niono, depuis sa prise de service, M. Konaté était accompagné d’une forte délégation comprenant ses plus proches collaborateurs, le délégué général des exploitants agricoles, le représentant régional de la Chambre d’agriculture, entre autres. La rencontre, qui s’est déroulée dans la salle de conférence de la zone de Niono, a permis aux directeurs de zone de présenter leur secteur avec les difficultés et les perspectives. Ces difficultés se résument à l’insécurité, la crise d’eau, le manque de matériel agricole, la dégradation des réseaux d’irrigation l’insuffisance des terres aménagées ou réaménagées et la faiblesse du taux de recouvrement de la redevance eau (moins de 40%) à vingt jours du délai de paiement. Intervenant à son tour, Abdoul Karim Konaté a demandé aux exploitants agricoles de l’Office du Niger de l’accompagner dans cette noble mission pour l’atteinte des objectifs, notamment la sécurité alimentaire. il a, aussi, dit que le Président de la République n’a pas lésiné sur les moyens en octroyant 15% du budget national à l’agriculture, la subvention des intrants et du matériel agricole. Le PDG se dit prêt à relever le défi, en se mettant au travail avec comme crédos « la transparence, la collaboration, l’écoute et l’acquittement de la redevance eau avant le 31 mars ». MS/MD (AMAP)
Trafic de stupéfiants dans le Nord du Mali: L’ONU épingle des groupes armés
Bamako, 12 mars (AMAP) Des groupes armés affiliés à la Plateforme sont autant impliqués que la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) dans le trafic de drogues et collaborent, désormais, pour faire circuler des cargaisons de stupéfiants à travers le désert malien, révèle le Groupe d’experts des Nations unies sur le Mali. Dans leur rapport à mi-parcours, transmis le 28 février dernier au Conseil de sécurité, les experts onusiens mettent en exergue un rapprochement entre la CMA, le MAA-Plateforme et le GATIA-CMA qui aurait servi à la coordination un trafic de stupéfiants entre les Régions de Gao et de Kidal. Pour en savoir plus sur les individus qui contrôlent le commerce et les convois associés, les experts approfondiront les enquêtes à partir des récentes saisies de résine de cannabis en Mauritanie et au Sahara occidental, en provenance du Maroc et en route vers le Mali. Des indices laissent croire à l’implication de certaines personnalités bien connues des registres de l’ONU. Il s’agit, notamment, de Ahmoudou Ag Asriw, qui fait l’objet de sanctions et dont le nom est cité dans un précédent rapport des experts comme un des auteurs des violentes escarmouches et détournements de résine de cannabis (haschich) de Gao vers la région de Kidal. Depuis le 19 avril 2019, les experts affirment n’avoir pas reçu d’informations analogues concernant une quelconque rivalité sur cet axe. Ag Asriw a été nommé chef d’état-major dans la nouvelle section du GATIA qui a cherché à se rapprocher de la CMA en septembre 2019, de même que du MAA-Plateforme. Les experts onusiens font le lien : « Il semble qu’en raison de cette évolution, Ag Asriw ait été suffisamment accommodé dans des opérations de trafic qui nécessitent une coordination entre les réseaux criminels associés au MAA-Plateforme et à la CMA, à Gao et à Kidal, respectivement, à mesure que la drogue circule dans leurs zones de contrôle respectives. » Dans les réseaux criminels associés à la CMA et impliqués dans les convois de drogue, le rapport cite, également, Mohamed Ag Akly, commandant régional du MNLA et Mahamadou Ag Attayoub qui agit au nom de Khalid Ag Mohamed, fils de Mohamed Ag Intallah. Le rapport fait remarquer que, contrairement, à ce qui s’est passé dans les Régions de Gao et de Kidal, des convois de stupéfiants ont été attaqués dans la région de Tombouctou. Pour le contrôle de cette zone, plusieurs réseaux se livrent bataille. Certaines attaques ont été diligentées par Hussein Ould Ghaname, alias Guigoz, de la fraction Oulad Ghanam. Des attaques contre les convois de Guigoz en 2018 ont été attribuées à des hommes agissant pour le compte de Settar Ould Ahmed Hairi, homme d’affaires et membre de l’autorité intérimaire de Taoudenni. Ce dernier a été assassiné le 8 juillet 2018, en même temps que le commandant du MAA-Plateforme du Mécanisme opérationnel de coordination à Gao, Mohammed Ould Hinnou. Il ressort également rapport que Settar a entretenu des relations d’affaires avec le chef du MAA-Plateforme, Hanoune OuldAli. « Guigoz compte aussi sur le soutien militaire du MAA-CMA à Ber, notamment du colonel Goulam », ajoutent les experts. Et de préciser que les réseaux criminels convoyant la drogue et soutenus par le MAA-Plateforme et la CMA dans la région de Tombouctou ne sont pas interdépendants, comme dans les régions de Gao et de Kidal. Mais, tous ces réseaux se serviraient de société écrans, installées notamment au Niger et au Mali, pour blanchir de l’argent et financer des opérations. ID/MD (AMAP)

