San: Un policier meurt sous les balles d’un individu armé
San, 15 juin (AMAP) Un policier posté à l’entrée de l’agence de la Banque nationale de développement agricole (BNDA) de San (Centre) a succombé à ses blessures à la suite de tirs de pistolet automatique d’un individu armé non identifié, dimanche, aux environs de 20 heures,. Le corps du sergent-chef, Abdramane Baby, du Commissariat de Police de San, a aussitôt été transféré à la morgue au Centre de santé de référence de la localité. Aussitôt informés, le préfet de cercle, Amadou Dicko, et le procureur de la République près le Tribunal d’instance de San, Moussa N’tji Coulibaly, se sont rendus au Commissariat de police pour présenter leurs condoléances et prier pour le repos de l’âme du défunt. Pour l’heure, le meurtrier demeure introuvable. Néanmoins, les enquêtes sont ouvertes, en vue d’établir les causes et les circonstances réelles de cet acte qui a semé une certaine terreur dans la ville et troublé la paix et la quiétude des populations. NC/MD (AMAP)
Embuscade contre l’Armée : 24 morts, 8 rescapés et 4 véhicules détruits (DIRPA)
Bamako, 15 juin (AMAP) Le bilan provisoire de l’embuscade, dimanche aux environs de 15h, contre un convoi des Forces armées maliennes (FAMa), non loin de Goma coura, dans le cercle de Niono, (Centre) est de 24 morts, 8 rescapés et quatre véhicules de l’armée détruits, selon la Direction des relations publiques des armées (DIRPA). « Les évaluations se poursuivent sur zone », ajoute la source. La patrouille militaire de 12 véhicules, avec un effectif de 64 soldats dont deux lieutenants, a été accrochée dans la localité de Bouka Werè, situé à 18 km au Sud-est de Diabaly. Selon d’autres sources, les assaillants ont d’abord fait exploser une bombe, suivi de tirs nourris d’armes lourdes et automatiques. « Les soldats ont essayé de se défendre mais face à la puissance de feu, leurs rangs furent dispersés », soutiennent-elles. Les hélicoptères seraient, également, intervenus. A l’issue de l’accrochage, quatre véhicules, à bord desquels se trouvaient vingt éléments, ont pu s’extraire de la zone de combat avant d’abandonner en cours de route un véhicule embourbé et après avoir récupéré l’arme collective qui y était montée. Ces éléments seraient, finalement, arrivés à Goma-Coura. Par contre, quarante-quatre éléments dont les deux lieutenants, à bord de huit véhicules, seraient toujours introuvables malgré les missions de renfort dépêchées sur le terrain. MD (AMAP)
Embuscade contre un convoi des FAMa, dans le secteur de Goma coura (Centre)
Niono, 15 juin (AMAP) Des véhicules des Forces armées maliennes (FAMa) seraient tombés dans une embuscade, dimanche, dans la matinée, dans le secteur de Goma coura, Commune rurale de Dogofry (Centre), a appris l’AMAP de sources locales. Des sources contactées n’ont, jusqu’ici, pu fournir de bilan. (Développements a venir) MS/MD (AMAP)
Nioro du Sahel : Violent vent de sable
Nioro, 15 juin (AMAP) Un grand vent de sable a surpris les populations de Nioro du Sahel et environs, dans l’Ouest du Mali, dimanche, entre 16h30 et 17h00, a constaté l’AMAP sur place. Tout a commencé par de petits nuages noirs qui s’étaient amassés vers l’Est. Soudain, tout est devenu rouge. Ce qui a provoqué une panique totale dans la ville. Les populations qui vaquaient à leurs occupations se sont mises à courir pour rejoindre les maisons. En deux minutes, tout est devenu noir avec de la poussière en suspension accompagnée d’un grand vent. Partout, c’était la débandade. Humains, animaux et oiseaux cherchaient à s’abriter, à se sauver sans pouvoir voir où ils mettaient les pieds. On n’entendait que des cris d’enfants et d’animaux et même d’adultes cherchant leurs enfants. Même la lumière d’une torche ne pouvait voir à plus d’un mètre. C’était la panique partout. On ne pouvait circuler ni a moto, ni en voiture tellement la visibilité était nulle. Ceux qui ne sont pas habitués ce phénomène ont pu penser « à la fin du monde ». Il n’y a pas eu de perte en vies humaines mais beaucoup de blessés : des gens tombés dans des caniveaux ou qui ont percuté un mur ou un objet quelconque. Des animaux, qui revenaient de pâturages, se sont égarés. Eux aussi, désorientés, couraient dans tous les sens. Des bœufs sont tombés dans des trous ou des fossés. Plusieurs cas de pattes fracturées ont été recensés. Jusqu’à présent, certains sont occupés à chercher leurs animaux affolés par le vent. Des toitures des maisons ont été détachées par endroit, des antennes paraboliques emportées et des branches d’arbres cassées. Une trentaine de minutes après, le noir a laissé place à la lueur du jour et à une fine pluie. C’est en ce moment qu’on a aperçu les gens sortis de partout pour chercher qui leurs enfants, qui leurs animaux ou objets perdus. Etonnement ! Difficile de reconnaitre quelqu’un. Tout le monde ressemblait à un exploitant traditionnel d’or sorti de mine. Rien que de la poussière. Tous les objets à l’intérieur des chambres couverts de sable. Lundi, dans les services, les marchés et même au niveau des maisons, tout le monde est occupé à nettoyer les lieux pour les débarrasser du sable et de la poussière. Même les maisons aux fenêtres de vitre étaient remplies de poussière. Selon le vieux D. Guèye, un notable de la ville, âgé de 76 ans, ce phénomène est naturel. Ce grand vent de sable est annonciateur de bonne saison de pluie. Et plus la durée est longue, plus il y aura de la pluie. « Il y a dix ans que le phénomène ne s’était pas produit », assure-t-il. MD/MD (AMAP)
Inquiétudes pour le chantier du barrage Hontongolo de Yélimané
Yélimané, 15 juin (AMAP) L’aménagement de dix bas fonds de 1143 ha, dans le Cercle Yélimané, pour plus de trois milliards de Fcfa, suscite des inquiétudes parce que le chantier traîne en longueur douchant le grand espoir les travaux avaient fait naitre. « Nous avons peur de perdre plus de trois milliards d’investissement de l’État (plus précisément 3 270 516 662 Fcfa) mais surtout l’espoir de réduction du chômage, de réduction de l’immigration irrégulière et d’émancipation féminine », affirme Soumaïla Kandé Diakité, maire de la Commune rurale de Guidimé (Yélimané). Ces travaux, lancés en grandes pompes, dans le village de Makana, par le ministère de l’Agriculture, le 21 décembre 2019, pour une durée d’exécution de six mois, (fin juin 2020) sont, à la date du 12 juin, à un taux d’exécution moyen de 20% avec 90% de temps consommé, selon le représentant du service de contrôle NOVEC/BIRAD à Yélimané, Alphady Cissé. Aujourd’hui, l’inquiétude a gagné non seulement les populations bénéficiaires mais aussi le Conseil communal de Guidimé qui est le plus grand bénéficiaire avec 1 300 000 000 de Fcfa d’investissement. Le 02 juin, une mission du Conseil communal de Guidimé accompagnée de six chefs de villages bénéficiaires, du Comité de gestion du barrage de Hontongolo, a fait des constats amers. Le taux d’exécution était de moins de 10,55%. Il ressort, également, des insuffisances de main d’œuvre, d’eau et de matériaux de construction. Le Conseil communal aurait alerté le ministère de l’Agriculture ainsi que l’Organisation de la mise en œuvre du fleuve Sénégal (OMVS) qui est le maître d’ouvrage. Selon le responsable de l’Agence de développement rural du fleuve Sénégal (ADRS), le maître d’ouvrage délégué à Yélimané, « le retard est consommé ». Cependant, il assure que le projet sera réalisé. Plusieurs options sont à envisager : une rallonge de durée d’exécution avec possibilité de pénalité, une résiliation de contrat avec l’entreprise SIETRA pour l’attribuer à une autre entreprise. AS/MD (AMAP)
Bourem : Rencontre autour de la paix et de la réconciliation
Bourem, 15 juin (AMAP) Une rencontre sur la paix et la réconciliation organisée par le Comité Régional de Paix de Gao en partenariat avec le centre du dialogue humanitaire (HD) a pris fin le 10 juin dernier à Bourem, sous la présidence de l’adjoint du préfet de Cercle, Mamadou Daou, a constaté l’AMAP. C’était en présence des autorités administratives, du président du comité régional de Paix de Gao, Abou Mahamane Touré, des maires des communes de Bourem, Bamba, Temera, Taboye et Tarkint, des représentants des confessions religieuses, des femmes, des jeunes, les forces de défense et de Sécurité (FDS) et de la presse. Les participants ont échangé sur les activités menées dans le cadre de la résolution des tensions conflictuelles à Gao ainsi que d’autres tensions en vue à Gao, Bamba et Tarkint entre autres. Il a été présenté au cours de la rencontre les membres du bureau du Comité Régional de Paix de Gao composé de 25 membres, leur plan d’action et leurs missions dans la région. La rencontre a pris fin par des bénédictions pour le retour définitif de la paix dans notre pays et le repos de l’âme des disparus parmi lesquels la mère du maire de Bourem décédée la veille de la rencontre à Bourem à l’âge de 105 ans. TMT/KM (AMAP)
Mali : Deux casques bleus tués dans l’attaque d’un convoi à Tarkint (Nord)
Bamako, 14 juin (AMAP) Un convoi logistique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), a subi une attaque meurtrière, samedi, aux alentours de 19h, vers la Commune de Tarkint, au nord-est de Gao, dans le Nord du Mali, a annoncé dimanche, la mission onusienne dans un communiqué. « Alors que le convoi effectuait la liaison Tessalit-Gao, des individus armés non identifiés ont attaqué le convoi qui était à l’arrêt, et tué deux soldats de la paix. Les Casques bleus de la MINUSMA ont riposté avec fermeté et mis en fuite les assaillants », précise le communiqué. Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Mali et chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif, a condamné cette attaque, selon la même source. « Je tiens à exprimer mon indignation et ma profonde peine suite à l’attaque d’hier soir contre les forces de maintien de la paix des Nations Unies au Mali », a déclaré M. Saleh Annadif, tout en indiquant que ces Casques bleus sont « morts au service de la paix au Mali ». M. Annadif a, par ailleurs, rappelé la nécessité de « conjuguer tous les efforts afin d’identifier et d’appréhender les responsables de ces actes terroristes pour qu’ils répondent de leurs crimes devant la justice ». MT/MD (AMAP)
Couvre tête de la nouvelle mariée : Un habillement traditionnel très prisé
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 12 juin (AMAP) «Cet homme recherche des informations sur le couvre tête pour femme, foulard ou « counabiri » en bamanakan. Veut-il en acheter pour sa nouvelle mariée » ? Ces propos tenus par Mme Koné Fatoumata Camara, lorsque sa fille lui a annoncé notre arrivée dans sa maison, trahissent l’objet de notre visite dans la famille Koné, à Lafiabougou-Nord, un quartier populaire de la ville de Kayes, dans l’Ouest du Mali. En effet, le « kayeska fini » ou tissu kayésien attire de plus en plus les femmes de notre pays, surtout celles de Bamako, la capitale. Ce pagne traditionnel sert à couvrir la tête de la nouvelle mariée pour la différencier des autres filles. Ce tissu fait la fierté de la Région de Kayes, depuis belle lurette et est source de revenus pour plusieurs femmes. On utilise ce tissu en coton pour couvrir la tête et le visage de la femme, nouvellement mariée, qui s’apprête à rejoindre son foyer conjugal, après avoir passé une journée chez ses parents. Il est fait en bandes de cotonnade raccommodées et teintées à l’indigo. La ville de Kayes est, en effet, réputée pour la grande variété de pagnes de qualité qui sont, souvent, les plus beaux du pays. Pour la fabrication de ce tissu, il faut un pagne ou bande d’étoffe qu’on achète chez le tisserand, puis des fils et aiguilles en vente à la Compagnie malienne des textiles (COMATEX). « Souvent, le tisserand fait le premier pas en commandant du fil et de l’aiguille à la COMATEX. Quant à nous, les femmes, nous rassemblons ces fils à l’aide d’une aiguille pour avoir 6 bandes d’étoffe « kono woro (en langue malinké). Nous y dessinons des figures géométriques variées à l’aide des fils blancs ou bleus pour rendre le produit plus attractif et joli. Il y a plusieurs modèles de tissus dont le ‘lifi’ et le ‘thioboli’ », a indiqué Mme Koné. La quinquagénaire explique que pour confectionner ce tissu, les femmes achètent un fil spécial dont le rouleau ou le paquet coûte 3.000 Fcfa. Ensuite, le tisserand transforme ce fil en pagnes ou bandes d’étoffe. La largeur du pagne lors du racolage peut varier (6 à 7 bandes racolées), en fonction de la taille du client. « Après le tisserand, nous remettons le pagne à la teinturière. Je débourse une somme oscillant entre 1100 et 1250 Fcfa pour un pagne de 2 mètres ou plus », poursuit notre interlocutrice. La troisième phase du processus de fabrication du pagne consiste pour ces dames à enlever les fils un à un, puis à tremper le pagne dans l’eau en vue de le dépouiller des impuretés. Le dernier travail incombe aux ’empeseurs’ qui rendent le ou les tissus plus fins et lisses à raison de 150 Fcfa l’unité. Après cette dernière étape, le produit fini est livré au client moyennant des prix variant entre 12.000, 12.500 et 15.000 Fcfa. A propos de l’utilisation du couvre tête, Mme Koné Fatoumata Camara explique : « A sa sortie de la chambre nuptiale le 7è jour, la nouvelle mariée porte ce pagne pour se rendre chez elle, tôt le matin, dans le but d’y passer la journée. Avant de regagner son domicile conjugal, sa mère lui couvre la tête avec le pagne». La nouvelle mariée porte le même tissu, lorsque ses belles-sœurs veulent la conduire dans la belle-famille et les proches pour les visites coutumières. Après la cérémonie de mariage, la nouvelle mariée peut garder le tissu ou l’offrir à une autre personne comme cadeau ». Le « kayes ka fini » peut être transformé en vêtement. « Le port du couvre tête est obligatoire dans notre société, surtout traditionnelle. C’est pour faire la différence entre la nouvelle mariée et la fille célibataire. Le pagne la rend encore plus coquette », commente-elle. Mme Koné n’exerce plus cette activité. « J’ai passé le témoin à ma belle-fille, depuis trois ans », explique-t-elle. « Nous avons des problèmes pendant l’hivernage car, ceux qui confectionnent les pagnes (les tisserands) retournent dans leurs villages pour travailler dans les champs. De ce fait, nos activités sont au ralenti pendant cette période », affirme-t-elle. DEPOSITAIRES D’UNE TRADITION – Niéba Konaté jouit d’une grande réputation comme teinturière. Elle exerce son métier dans la grande maison conjugale du quartier Liberté. « J’ai débuté ma carrière dans la famille en 1997. J’ai trouvé qu’ici, les femmes pratiquaient déjà la teinture. Nous sommes quatre femmes à faire ce travail. Certaines (nos enfants) viennent de Lafiabougou pour nous aider », assure-t-elle. « Fatoumata Diakité et Sitan Soukho étaient les premières à mener cette activité dans notre famille. Ces dames, qui ne vivent plus, ont transmis leur savoir à leurs enfants qui sont, aujourd’hui, âgés de 80 à 100 ans », révèle notre interlocutrice. « Nous vivons de cette activité. Souvent, je gagne 3 500 Fcfa de bénéfice, par jour, quand les affaires marchent. Les tisserands confectionnent des tissus qu’ils nous apportent pour la teinture à raison de 1 500 Fcfa par pagne. Et puis, nos espoirs reposent principalement sur le Sénégal où nos produits s’écoulent facilement », a commenté Mme Konaté. Il nous confie mettre en teinture 60 à 100 pagnes par jour, lorsque la commande est forte. « Nous payons la teinture qui provient d’Allemagne. Nous importons de la potasse de la Chine. Nous achetons nos produits chez un teinturier installé à Bamako. Nous payons le baril de poudre de potasse à 225.000 Fcfa. Le kilo de la teinture traditionnelle nous revient à 250 Fcfa », dit-elle. « Nous sommes confrontés à un problème de marché. C’est un travail saisonnier. D’octobre à juillet, la teinture marche. Pendant l’hivernage, nous menons d’autres activités comme le commerce de boissons locales », souligne-t-elle. Les gens n’aiment pas, tellement, pas la teinture traditionnelle. C’est la clientèle au Sénégal qui nous encourage dans la production à travers sa forte demande », affirme la vieille Niéba Konaté. Kadiatou Camara, l’une de ses assistantes se réjoui de cette activité : « Nous remercions Dieu. Nous gagnons tout dans cette activité. La vieille s’occupe bien de nous ». En effet, Niéba Konaté est assistée dans sa tâche par 4 à 5 filles.
Présidence de la République: Mme Kamissa Camara nommée Secrétaire générale
Bamako, 12 juin (AMAP) Le président Ibrahim Boubacar Keïta, a nommé, jeudi, Mme Kamissa Camara secrétaire générale de Présidence, avec rang de ministre en remplacement de Moustapha Ben Barka, nommé en décembre 2019, vice-président à la Banque oust-africaine de développement (BOAD), a appris l’AMAP de source officielle. Ministre de l’Economie numérique et de la Prospective, dans le gouvernement sortant, la nouvelle secrétaire générale a dirigé la diplomatie malienne, de septembre 2018 en avril 2019, dans le gouvernement du Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga, en tant que ministre des Affaires étrangères et de Coopération internationale. Âgée de 37 ans, la nomination de Mme Kamissa Camara est à mettre au compte de l’engagement pris par le président malien de consacrer son second quinquennat à la promotion de la jeunesse. Née en 1983 à Grenoble en France, la nouvelle secrétaire générale de la Présidence a effectué ses études en France jusqu’en 2007. Diplômée de l’Université Pierre Mendès France de Grenoble et de Paris- Diderot, elle s’envole ensuite aux États-Unis où elle enchainera plusieurs emplois dans le domaine des relations internationales et politiques africaines. Elle est également l’initiatrice du forum stratégique sur le Sahel, un groupe de réflexion sur les problématiques de la région du Sahel. Repérée par son pays, Kamissa Camara devient en juillet 2018 conseillère diplomatique du président avant d’être nommée ministre à seulement 35 ans. AT/MD (AMAP) Aboubacar Traoré
Primature : Dr Boubou Cissé rempile dans un contexte difficile
Bamako, 12 juin (AMAP) Le premier Ministre, Dr Boubou Cissé, a présenté, jeudi, sa démission et celle du gouvernement au président de la République et a été, aussitôt, reconduit et chargé de former une nouvelle équipe, ont annoncé les les services de la Présidence de la République. Dans un contexte socio-politique difficile, aggravé par la crise sanitaire mondiale de la Covid-19, un nouveau défi semble se dresser devant le Dr Boubou Cissé et sa future équipe qu’il devra former. selon des recommandations du Dialogue national inclusif. A 46 ans, Boubou Cissé a été de tous les gouvernements depuis le premier mandat du président Ibrahim Boubacar Keita (IBK). D’abord ministre l’Industrie et des Mines en 2013 puis ministre des Mines en avril 2014, il s’est vu confier le portefeuille de l’Économie et des Finances 2016. Poste qu’il a cumulé après sa nomination le 22 avril 2019 en tant que Premier ministre. Réputé plus technocrate que véritable politique, celui qui a commencé carrière en tant qu’économiste à la Banque mondiale en 2005, est décrit par beaucoup comme intransigeant avec les questions de finance. Boubou Cissé est né à Bamako 1974. Il a fait ses études primaires dans la capitale précisément à l’école Mamadou Konaté, puis à l’école fondamentale de N’Tomikorobougou. Il s’est ensuite envolé pour la République Fédérale d’Allemagne puis aux Émirats Arabes Unis. Son parcours universitaire l’amène, plus tard, à Clermont-Ferrand, en France, où il obtient une maîtrise en sciences économiques et un Diplôme d’études approfondies (DEA) en économie du développement au Centre d’études et de recherches sur le développement international (CERDI, université d’Auvergne). Il est, aussi, titulaire d’un doctorat en sciences économiques obtenu en 2004 à l’université d’Aix-Marseille. Le passage de Boubou Cissé à la Banque mondiale a été marqué par une promotion en 2008, comme économiste principal et directeur de projet de la Division du développement humain. Il s’occupait notamment du secteur éducation à Niamey, au Niger avant sa nomination au gouvernement. MT/MD (AMAP)

