Yélimané : Une inondation sans perte en vie humaine avec d’énormes dégâts matériels
Yélimané, 22 juillet (AMAP) Une forte pluie qui s’est abattue vendredi sur la ville de Yélimané a provoqué une inondation sans perte en vie humaine mais avec d’énormes dégâts notamment l’effondrement de plusieurs habitations, l’endommagement du tronçon menant à Kayes et emportant du bétail, a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué rendu public mardi, le Gouvernement précise qu’une forte pluie s’est abattue sur la ville Yélimané dans la région de Kayes, le vendredi 17 juillet 2020. « Cette inondation n’a causé aucune perte en vie humaine. Cependant plusieurs maisons se sont effondrées et du bétail emporté par les eaux. La route reliant Yélimané à Kayes a été fortement endommagée, ce qui a causé l’arrêt du trafic sur le tronçon », précise le communiqué. Le Gouvernement du Mali, en cette malheureuse circonstance, présente toute sa compassion aux habitants de Yélimané avant de rassurer que des dispositions urgentes seront prises pour assister les sinistrés et réparer la partie impraticable de la route. KM (AMAP)
Bandiagara : Les activités socio-économiques tournent au ralenti
Bandiagara, 22 juillet (AMAP) La crise sécuritaire, dans le Centre du Mali a ralenti voire freiné les activités socio-économiques qui tournent autour de l’agriculture, l’élevage, le tourisme, l’artisanat et le commerce. En dépit de cette crise, les populations s’adaptent au contexte et continuent leur petit bonhomme de chemin. C’est ainsi que les lundi et vendredi sont les jours de foire de la ville de Bandiagara, dont le baromètre est la fréquentation et le niveau d’affluence sur le marché de la ville. Les populations, tant bien que mal, essaient d’écouler leur produit pour subvenir à leurs besoins. Et cela malgré l’insécurité ambiante. Antandou Nantoumé est venu à la foire du lundi 20 juillet 2020, pour vendeur des petits ruminants. Pour lui, on ne doit pas s’asseoir et croiser les bras, sous le prétexte de l’insécurité. « Il faut garder son sang-froid pour mener ses activités », dit-il. « A l’approche de la fête de Tabaski, je viens à la foire pour proposer à la vente mes animaux, Dieu merci, tout va bien. Les clients sont satisfaits et je m’en sort », affirme-t-il. Pour Mme Ouologuem Aissa, vendeuse légumes, « contrairement aux mois précédents, à l’approche de la fête, nos produits s’écoulent plus vite. La difficulté que nous avons, c’est l’insécurité grandissante qui ne nous permet pas de circuler librement ». Au cours de notre promenade dans le marché de Bandiagara, nous avons fait un tour à la boucherie. Sur place, un jeune boucher pense qu’ « aujourd’hui, il est temps que l’Etat considère le cas du pays dogon dont les populations souffrent énormément à cause du conflit ». « Il est même difficile de trouver des animaux », en dépit des efforts des forces de sécurité et des groupes d’autodéfense. OG/MD (AMAP)
Gao : 2 gendarmes tués dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés dans la ville
Gao, 22 juillet (AMAP) Deux gendarmes à bord du Pick-up de corvée soupe ont été tués mardi dans la ville de Gao, par des hommes armés non identifiés, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise que le véhicule Pick –up de corvée soupe de la Gendarmerie a été attaqué vers 13H30 par des hommes armés non identifiés au 4ème quartier Aljanabandia, tuant les deux adjudants à bord avant d’emporter leurs armes. Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie pour retrouver les assaillants et déterminer les circonstances exactes de l’attaque selon notre source qui ne précise pas la direction prise par les assaillants après leur forfait encore moins le nombre des assaillants, les moyens de transport qu’ils empruntent ou leur motivation. AT/KM (AMAP)
Diéma : Le « Larou » ou « Kourouba » le plat pour malades en voie de disparition
Par Ouka BA Diéma, 22 juillet (AMAP) Dans la zone de Diéma, (Ouest), il existe, depuis la nuit des temps, un aliment devenu si rare qu’il est sur le point de disparaitre. « Larou » ou « Kourouba », le nom varie selon les milieux. Avant, ce met était consommé dans différentes contrées. Le « Larou » est fait à base de brisures de mil alors que le « Kourouba », se prépare avec du riz. Chez les peulhs, après le couscous sec mélangé au lait, un compagnon fidèle, c’est le « Larou » qui prévaut en matière d’alimentation. On donne le « Larou » ou « Kourouba » au malade atteint de fièvre engendrée par le rhume, pour lui redonner de l’appétit, car la bouche du patient devient, en ce moment, fade et amer et repousse tous les plats même ceux préparés avec les meilleurs ingrédients du monde. C’est pourquoi le « Larou » ou « Kourouba » est considéré comme un aliment pour les malades. On n’a pas besoin de la mastiquer, tellement la substance est ramollie. De plus, sa préparation ne nécessite pas assez de condiments. Si de nombreuses femmes choisissent ce met, c’est parce que sa cuisson est rapide et fait gagner du temps à la ménagère. Le jour où la femme est trop occupée, soit par la lessive ou autres travaux domestiques ou même en cas de pluie, elle prépare vite son « Kourouba », vaque à ses occupations ou se repose avant l’heure du repas. Malheureusement de nos jours, beaucoup d’enfants détestent le « Larou » ou « Kourouba » que certains qualifient même de nourriture des pauvres. GOUTS ET EDUCATION – – En réalité, personne ne connaît, véritablement, le goût de ces garnements, même leurs parents qui les ont mis au monde. Ils détestent tous les plats dont les anciens raffolent, comme le couscous, de la brisure de mil (Gnégnékini), le tô, le laga (qui consiste à trouiller le milieu du tô ou du « Gnégnékini » pour y verser du lait caillé avec du sucre), qui, comme laissent entendre certains, donnent la « Baraka » à qui le consomme et lui garantit une bonne santé. « Mon garçon refuse le ‘Kourouba’ », s’indigne Ba Oumou. « Chaque fois qu’on en prépare à la maison, poursuit la dame, je suis obligée de quémander du riz chez les voisins. Lorsque j’en reviens bredouille, mon fils se met à pleurnicher comme un hibou ». Mohamed, lui, est friand du « Kourouba ». Il disait un jour devant ses camarades, qu’il est capable de manger la ration de trois personnes, surtout si le « Kourouba » est malaxé avec du gombo. « Seuls des coups de fouet, dit-il, peuvent me faire lever du plat ». Si Boubacar amène ses amis à la maison, et trouve qu’on a préparé du « Kourouba », il use de tous les moyens pour les faire partir, avant l’heure du repas. Il développe un complexe devant cette « nourriture de pauvres ». Counady, la griotte, conseille sagement aux enfants de s’habituer à manger tout ce qu’ils trouvent, ainsi le jour où ils quitteront leurs parents, ils n’auront pas de problèmes. « Mais, renchérit-t-elle, tout est une question d’éducation. Si l’enfant est bien éduqué, c’est rare qu’il refuse une nourriture, même si c’est du son de mil ». Dembély, lui, soutient que le ventre ne refuse jamais un aliment et que seule la langue est difficile. Mody, aime le « Larou ». Ce vieil homme édenté, en mange quotidiennement. « Mes intestins sont devenus comme des chiffons, ils ne supportent plus des aliments lourds. C’est le « Larou » qui me fait du bien », dit-il. Mme Tounkara Ramata Kanté, loue les qualités du « Larou ». Selon notre interlocutrice, la consommation du « Larou » permet de redonner de l’appétit au malade atteint de fièvre liée au rhume. « Mais, déplore-t-elle, beaucoup d’enfants n’aiment par cet aliment, ce qui n’est pas le cas avec mes enfants. Tout ce qu’on prépare à la maison, ils le mangent. Pour la préparation du « Larou », Mme Tounkara conseille, surtout, l’utilisation du poisson fumé, « pour, dit-elle, donner au plat, un goût plus délicieux ». Même son de cloche chez Adama Diallo. Il déclare, fièrement, que le « Kourouba », est son met préféré. Chaque jour, en dehors du repas commun, on lui garde sa tasse de « Kourouba » à côté. RECETTE CULINAIRE – Pour préparer le « Larou », explique une femme sous couvert d’anonymat, on pose la marmite sur le feu. On y verse de l’eau. On met directement les condiments (soumbala, cube alimentaire, sel, feuilles d’oseille blanche broyées, avec une infime quantité d’huile ». Après ébullition, on y ajoute de l’oignon ou ses feuilles découpés, du poisson fumé réduit en morceaux, quelque fois de la viande. On met ensuite la poudre d’arachide et on referme la marmite. On lave proprement le riz, s’il s’agit de faire du « Kourouba » et on le verse dans le contenu. On utilise la brisure de mil pour le « Larou ». Au bout de quelques minutes, le repas est déjà prêt. « Pour la préparation de la brisure de mil, il n’y a pas trop de problèmes. Par contre, avec le riz, il faut le débarrasser de ses téguments, des petits grains de sable. Sinon, au moment du repas, on sent des grincements sous les dents », intervient Mariam. Ce contact grinçant faisait tressaillir cet homme, chaque fois qu’il retrouvait sous sa dent des grains de sable. Alors, il maudissait, plusieurs fois, la ménagère. OB/MD (AMAP)
Mouton de la Tabaski : Hors de prix
Par Ahmadou . CISSE Bamako, 21 juillet (AMAP) Dans les rites et traditions musulmans, immoler un mouton lors de la fête de Tabaski est une recommandation pour chaque famille. Seulement le prix de la bête n’est pas à la portée de toutes les bourses. A quelques jours de la fête, le bélier est hors de prix surtout dans les grandes villes, dont Bamako, la capitale malienne. La crise actuelle dans le pays n’est pas pour arranger la situation. Au contraire, la précarité gagne les foyers, car l’argent devient rare. Le marché à bétail de Lafiabougou est l’un des plus animés en cette veille de fête de l’Aid El Kébir. Les peuls et les dogons ont, semble-t-il, monopolisé le marché du mouton. Plusieurs milliers de têtes sont proposées à la vente. Les prix vont de 70.000 à 150.000 Fcfa pour les plus ordinaires. Pour les plus nantis des clients, il y a également ce qu’il faut. Certains béliers bien nourris rivalisent de gabarit avec les veaux. Leur prix peut aller jusqu’à 500.000 Fcfa. « Cette catégorie de béliers est généralement acheté par les plus aisés », confie Aldjouma, commerçant de moutons, très respecté dans ce marché où humains et bêtes se marchent sur les pieds. «Nous dormons ici parce que c’est notre travail», dit fièrement un autre, le frère d’Aldjouma qui est arrivé la veille avec plusieurs dizaines de moutons de Koro, dans la Région de Mopti (Centre). A travers la ville de Bamako, les vendeurs ambulants ont déjà commencé à arpenter les rues. Avec deux ou trois moutons, ils vont à la recherche de clients. «Cette année, les moutons seront hors de prix. C’est du moins mon constat », confie un enseignant qui attend le virement de son salaire à la banque pour s’en offrir un. Avec ses maigres ressources attendues dans son compte, déjà à découvert, notre instituteur réfléchit déjà à un plan B. Il n’écarte pas l’hypothèse de se contenter d’un bouc ou d’une chèvre. « L’essentiel est de verser du sang d’une bête», se console-t-il. Abdoulaye Sidibé traine derrière lui trois béliers. Robes blanches, les animaux ont fière allure. Bien nourris, les ruminants mettent à rude épreuve les nerfs du berger qui présente, contrairement aux béliers, des signes visibles de malnutrition. Au Quartier du fleuve, non loin d’une station-service, il marque une pause, histoire de prendre quelques forces. « Hé petit peul, combien coûtent ces béliers ? », interroge un client, sous le formidable prétexte du cousinage à plaisanterie. Avec le sourire, le berger renseigne son «petit captif» : 175.000, 150.000 et 130.000 Fcfa pour le bélier sans cornes. Et il s’empresse d’ajouter quelques arguments commerciaux : «Regarde toi-même, ils sont biens nourris et relativement abordables par rapport au prix du marché». Un marchandage commence. Les deux hommes ont mis plus d’une demie heure à discuter sans pouvoir se mettre d’accord sur un prix. L’acheteur potentiel aura peut-être son bonheur ailleurs. Qui sait ? Les moutons continuent d’arriver à Bamako même si la clientèle n’est pas encore au rendez-vous dans les nombreux parcs à bétails de la capitale. Certainement, la semaine précédant la fête sera cruciale pour ces nombreux marchands de moutons qui ont effectué le déplacement dans la capitale dans l’espoir de faire un maximum de profits. AC/MD (AMAP)
Kangaba : Validation du plan d’aménagement et de gestion de la forêt classée
Kangaba, 21 juillet (AMAP) Le Préfet de cercle, Mahamadou Maïga a présidé le 14 juillet dernier à Kangaba, les travaux de l’atelier de restitution et de validation du plan d’aménagement et de gestion (PAG) de la forêt classée, a constaté l’AMAP. Organisé par la Direction Nationale des Eaux et Forêts (DNEF), l’atelier sur la forêt classée de Kangaba située entre les communes de Minidian et de Kaniogo, visait la présentation des résultats de l’étude pour une compréhension de la méthodologie adoptée et de la connaissance du potentiel que renferme en terme de diversité biologique ladite forêt classée. Le chef de l’exécutif local a salué l’organisation de l’atelier dont la mise en œuvre du plan permettra de sécuriser la forêt classée de Kangaba qui connait, tout comme la majeure partie des forêts classées du pays, des empiètements humains. A l’issue de la rencontre, l’atelier a formulé des recommandations dont l’identification et la géo référenciation des sites touristiques à l’intérieur de la forêt, le renforcement des capacités humaines et logistiques du Cantonnement des Eaux et Forêts pour la mise en œuvre du Plan et une forte implication des Collectivités et des populations riveraines de la forêt classée. Le présent plan d’aménagement est un document qui doit permettre la réalisation des objectifs fixés à savoir, la préservation de la biodiversité, la satisfaction des besoins des populations locales et leur implication dans la gestion des ressources forestières. La rencontre s’est déroulée en présence du représentant du directeur national des Eaux et Forêts, du président du Conseil de cercle, du directeur régional des Eaux et Forêts, du représentant des maires des communes de Minidian et de Kaniogo et des représentants des villages de Kangaba, Kéla, Salamalé, Sakolenda. SD/KM (AMAP)
Mopti : Echanges sur les bonnes pratiques en matière de gestion des conflits
Mopti, 17 juillet (AMAP) Un atelier régional sur la dissémination du rapport du volet appui à la collecte des données sur les bonnes pratiques en matière de gestion des conflits à Mopti, a ouvert ses travaux jeudi au Stade Baréma Bocoum, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture de l’atelier organisé par l’ANPE pour le compte du PNUD, a été présidée par le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur, Lassana Sékou Camara en présence de la représentante du PNUD, Mme Konta Mouna Aïcha Touré, du chef du département planification et statistiques de l’ANPE, Modibo Koly KeÏta et de la directrice régionale de l’ANPE – Mopti, Mme Diarra Niamé. Les participants ont échangé sur entre autres, la présence et la mise en œuvre de 129 projets, programmes et d’ONG en lien avec l’emploi des jeunes, la stabilisation et paix dans la région de Mopti dans le cadre du projet intitulé « Emplois et jeunes pour la paix ». Le représentant du chef de l’exécutif régional a insisté sur l’importance de la rencontre qui fait la cartographie de l’ensemble des intervenants dans le domaine, le chemin parcouru, les leçons apprises et les acquis à renforcer ou à dupliquer dans d’autres localités. « Nous devons anticiper, faire occuper les jeunes pour barrer la route aux maux que sont l’enrôlement des groupes armés, l’émigration clandestine et la lutte contre la précarité. Il a invité les participants à des échanges à hauteur des attentes » a-t-il conclu. Modibo Koly KeÏta de l’ANPE a déclaré que cette activité a pour but de contribuer à la collecte des bonnes pratiques en matière de gestion des conflits et s dissémination en vue d’améliorer les futures interventions du « Projet Emplois et Jeunes pour la Paix » Des résultats assez significatifs sur le terrain de bonnes pratiques en matière de gestion des conflits ont été obtenus notamment la formation des jeunes sur l’engagement communautaire, l’identification des problèmes et l’adoption du pacte communautaire pour la stabilisation, la mise en place des comités de veille et d’alerte précoce des conflits. D’autres résultats concernent le développement de l’approche HIMO avec la réalisation des projets chantier école et la mise en place d’un système de financement adapté aux réalités locales pour la création et le développement des entreprises. La cérémonie s’est déroulée en présence des chefs de services régionaux, des leaders religieux, des représentants des organisations de la société civile et des responsables des ONG partenaires étaient aussi de la rencontre. DC/KM (AMAP)
Reboisement : Quelque deux cents arbres plantés à Darsalam (Diéma, Ouest)
Diéma, 15 juillet (AMAP) Les populations de Darsalam, dans la Commune rurale de Diéma, sont sorties tôt, lundi, pour planter 200 pieds de caïcédrat sur les deux côtés de la route principale qui mène au village, sur une distance d’un kilomètre. Cette opération de reboisement, dont le coût est estimé à près de cinq cents mille Francs cfa, a été initiée par l’Association pour le développement du village de Darsalam, en partenariat avec les ressortissants de la localité. Le Maire de la commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako, a salué les initiatives de l’association pour le développement du village de Darsalam et les ressortissants résidents à l’étranger. A travers cette activité écologique, ils ont voulu apporter leur contributions pour le renforcement du couvert végétal par la plantation de caïlcédrat, « une essence précieuse, en voie de disparition », a dit l’élu. Il a invité les populations à prendre soin des arbres qu’ils vivent. Le chef de poste central des Eaux et Forêts, Gadry Keita, a expliqué les avantages liés au reboisement, ses impacts sur l’environnement ainsi que les techniques de reboisement. M. Keita, de paraphraser en ces termes en disant que « celui qui a planté un arbre, n’a pas vécu inutile… » Il a demandé aux jeunes et aux femmes d’arroser suffisamment les arbres et de les protéger contre les animaux en divagation. Selon le deuxième adjoint au préfet, Bakary Dioman Diakité, cette action mérite d’être soutenue tant elle est d’une nécessité absolue. Il a expliqué les conséquences des changements climatiques occasionnées par des pratiques « non orthodoxes » de coupe abusive du bois et de déforestation. Il a indique que l’exploitation anarchique du charbon de bois, devenue monnaie courante, aujourd’hui, dans le cercle de Diéma, « est un acte en porte-à-faux avec les textes en matière de protection de l’environnement et qui ne doit pas rester impuni ». Il a souhaité que d’autres villages emboîtent le pas pour lutter efficacement contre l’avancée inexorable du désert. Quant au secrétaire général de la mairie de Diéma, Issa Yassa Traoré, natif de Darsalam, il a énuméré les réalisations de l’association pour le développement du village de Darsalam, en partenariat avec les ressortissants de la localité. Il s’agit, entre autres, de la construction d’un château d’eau à plus de trente millions de francs Cfa, le paiement intégral, chaque année, des impôts et taxes de tout le village. OB/MD (AMAP)
Mali : Un bilan d’au moins sept morts dans des affrontements entre manifestants et forces de sécurité (sources hospitalières)
Bamako, 13 juillet (AMAP) Au moins sept personnes ont été tuées, dans des affrontements, à Bamako, depuis vendredi, entre forces de sécurité et manifestants et sympathisants du Mouvement du 5 Juin 2020-Rassemblement des forces patriotiques (M5–RFP), qui demandent la démission du président malien, Ibrahim Boubacar Keita, selon des sources hospitalières. Plusieurs quartiers de la capitale malienne étaient encore secoués par des rassemblements spontanés d’opposants, dimanche, quelques heures après l’appel au calme lancé par l’imam à la tête de la coalition demandant un changement de pouvoir au Mali. Le bras de fer entre le pouvoir malien et les partisans de la coalition d’opposition continuait encore dans les rues de Bamako, dimanche 12 juillet, malgré les appels au calme lancés dans l’après-midi par l’imam Dicko Ce dernier, figure centrale de la coalition d’opposition, avait appelé ses partisans à ne « pas tomber dans le piège de la violence » après deux jours de violence. Dans le quartier de Badalabougou, un calme précaire est revenu. Des centaines de fidèles se sont pressés dans la mosquée où prêche l’imam Mahmoud Dicko, où les funérailles de quatre défunts que se sont déroulés, samedi soir, et à l’extérieur de l’édifice religieux et où les affrontements les plus sanglants ont eu lieu. Ses partisans en ont transformé les abords en camp retranché, inquiets que les forces de sécurité ne viennent l’arrêter comme d’autres leaders de la contestation depuis vendredi. Vendredi, le mouvement est entré selon ses mots en « désobéissance civile », frustré par les réponses successives du président à des exigences radicales : dissolution du Parlement, démission des juges de la Cour constitutionnelle, formation d’un gouvernement dont il nommerait le Premier ministre et, au bout du compte, départ du président. Samedi soir, dans sa quatrième allocution en un mois, le chef de l’État a annoncé la dissolution de la Cour constitutionnelle. Il a aussi ouvert la voie à des législatives partielles là où la Cour a invalidé les résultats, suivant en cela les recommandations d’une mission de bons offices de la Commission économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) La décision de la Cour constitutionnelle d’invalider une trentaine de résultats des législatives de mars et avril a été un élément déclencheur de la contestation. Au lendemain des violences qui ont suivi la manifestation organisée par le M5-RFP, le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, s’est rendu samedi au chevet des blessés. A l’hôpital Gabriel Touré, le chef du gouvernement a exprimé au nom du président de la République, le soutien des pouvoirs publics au corps médical mobilisé, souhaité prompt rétablissement aux blessés et présenté ses condoléances aux familles des victimes. Le Premier ministre s’est également rendu à l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM} pour constater les dégâts causés par l’occupation des locaux par des manifestants. Selon la Primature, les dégâts matériels sont estimés à plusieurs centaines de millions de Fcfa. Le chef du gouvernement a constaté la destruction des équipements et l’incendie de véhicules de reportage et de plusieurs autres voitures appartenant au personnel. Partout où il est passé, le Premier ministre a renouvelé son appel au dialogue pour une sortie honorable de crise. Il n’a pas manqué de promettre, par ailleurs, que l’État assumera toute sa responsabilité pour le rétablissement de son autorité, le respect des institutions et la protection des populations et de leurs biens. « Je lance, une fois de plus, un appel aux responsables du M5-RFP pour qu’ils puissent encadrer les manifestations dans l’esprit et la lettre de la Constitution ainsi que des lois et textes relatifs à l’exercice des libertés. Mieux, je reprends à mon compte l’invitation adressée à tous les enfants du pays pour qu’ensemble nous nous donnions la main pour construire le Mali », a ajouté le chef du gouvernement. Il s’est dit conscient des «grands défis de sécurité, de santé et de développement que nous ne pouvons relever qu’ensemble ». AC/MD (AMAP)
Hivernage à Bankass (Centre) : Espoirs et incertitudes
Bankass, 11 juillet (AMAP) L’hivernage a bien débuté dans la première décade du mois de juin avec 47,9 millimètres enregistrés en cinq jours dans la ville de Bankass, au Centre du Mali , ont indiqué à l’AMAP les services techniques. Selon le chef secteur d’agriculture de la ville, Allaye Guindo, « l’hivernage a débuté avec beaucoup espoir. En cinq jours, la ville a enregistré 47,9 millimètres dans la 1ère décade du mois de juin, ce qui a permis aux paysans de commencer les semis ». Dans le même mois de juin, dans sa 2è décade, on a enregistré 52,9 millimètres en une journée et les semis en mil ont été effectifs. Dans la 3è décade du mois de juin, on a enregistré 17 millimètres de pluie en une journée et les semis du sorgho ont commencé. Certains ont semé l’arachide même sur si c’est sur des superficie négligeables. Dans la 1ère décade du mois de juillet, on n’a enregistré aucune quantité de pluie, Ce qui a suscité des inquiétudes dans la population. Malgré tout, les premiers sarclages ont commencé. AKG/MD (AMAP)

