La mise en place d’un gouvernement de Transition au Mali est un premier pas positif vers l’ordre constitutionnel, pour Michael Pompeo, chef de la diplomatie américaine 

Bamako, 6 Oct (AMAP) « Les Etats unis d’Amérique voit la mise en place d’un gouvernement de Transition au Mali comme un premier pas positif vers un retour à l’ordre constitutionnel », a déclaré le secrétaire d’État américain, Michael Pompeo, dans un communiqué parvenu à l’AMAP lundi. «Nous exhortons le gouvernement de Transition à tenir des élections démocratiques dans un délai de 18 mois, comme convenu avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il sera, également, important que le gouvernement de Transition tienne ses promesses de renforcer la gouvernance, de lutter contre la corruption, de réformer les processus électoraux et de mettre en œuvre l’Accord de 2015 pour la paix et la réconciliation au Mali», poursuit le chef de la diplomatie américaine. « Nous appelons, également, le gouvernement à respecter les droits de l’Homme et à prendre des mesures concrètes pour prévenir » leurs violations par les forces de sécurité de l’État, « et pour qu’elles fassent l’objet d’enquêtes et de poursuites », dit-il. Pour Michael Pompeo, les Etats-Unis sont fermement convaincus qu’un Mali démocratique, prospère et en sécurité est essentiel pour l’avenir de la région du Sahel. «En tant que partenaire, depuis plus de 60 ans, les États-Unis travailleront avec tous les Maliens attachés à la réalisation de ces objectifs», indique M. Pompeo, avant d’ajouter que le moment est venu pour les Maliens de se rassembler pour construire un avenir meilleur, plus radieux et plus sûr pour le pays. MK/MD (AMAP)    

Ramasseurs d’ordures : Les petites mains de la salubrité

Par Baya TRAORE Bamako, 5 Oct (AMAP) C’est quotidien. Un soir de septembre, sous l’échangeur de l’immeuble Babemba, une équipe de ramasseurs d’ordures de l’entreprise de nettoyage Ozone Mali s’attèle à débarrasser un tas d’immondices et de gravats. La position de leur camion de transport d’ordures provoque un petit embouteillage mais, surtout, la colère des usagers qui n’apprécient guère de perdre un temps fou sur quelques mètres de bitume. Pourtant, le travail de ces petites mains utiles sert la propreté et l’assainissement des grandes artères de la capitale malienne mais, aussi, des grands espaces publics et autres servitudes. En outre, elles exercent, généralement, ce métier par nécessité, mais n’en sont pas moins contentes de se rendre utiles. Ces éboueurs qu’on aperçoit à longueur de journée sur les artères principales, aux carrefours et sur les ponts sont reconnaissables à leur tenue. Ils bravent le soleil aux rayons lumineux, qui brûle la peau après une longue exposition, les intempéries et, parfois, le sarcasme de certains, pour répondre à l’exigence de leur devoir, celui d’assainir Bamako, la coquette. Ils mettent tellement de fierté à balayer le bitume, sans tricherie, courant le risque de se faire renverser par des automobilistes et motocyclistes qui adorent les courses déjantées. Pelle et balai à la main, vêtu d’une blouse de couleur verte et rouge de l’entreprise, Mariétou Konate, la quarantaine, fait partie de ces balayeuses utiles qui sautent de leur lit, au premier chant du coq, pour donner fière allure à notre environnement, à nos bitumes et autres espaces publics. Cette mère de famille, réglée comme une horloge suisse, exécute admirablement sa besogne quotidienne (le ramassage des ordures) au rond-point du boulevard de l’Indépendance. Elle se laisse entrainer petit à petit vers l’Institut français du Mali (ex-Centre culturel français) sous le regard inquisiteur de certains usagers et accepte de se confier à nous. Elle explique n’avoir aucune honte à exercer ce métier parce qu’elle est bien convaincue qu’il n’y a pas de sot métier, comme le dit si bien l’adage. Mais, elle s’indigne du comportement de certains compatriotes qui ne semblent pas comprendre que le pays est un puzzle dans lequel, chaque pièce a sa place. Le cardiologue ne fera pas le boulanger parce que chacun a sa spécificité et chacun doit jouer sa partition dans le développement du pays. « Mais hélas, beaucoup de nos compatriotes ne semblent pas intégrer cette réalité. Ils ne nous respectent même pas parce qu’il suffit de terminer le nettoyage d’un espace pour qu’ils le salissent. Ils le font, souvent, à notre présence sans aucun scrupule», explique la ramasseuse d’ordures. Elle ne réclame, ni plus ni moins, que de la considération pour son travail. Les ramasseurs d’ordures sont, aussi, confrontés à des difficultés existentielles avec des salaires modiques. Modibo Coulibaly, ramasseur d’ordure à Ozone Mali, déplore le traitement, en termes de salaires, mais aussi de retard dans le paiement. Il pointe également du doigt l’insuffisance de matériel adéquat voire des équipements pour réaliser la noble ambition d’assainir le pays. De gros efforts ont été accomplis dans ce sens mais c’est un travail de Sisyphe dont-il est difficile d’apprécier la valeur. Comme lui, ses collègues ramasseurs réclament aussi de meilleures conditions de travail et de vie. Abdramane Diarra, lui, officie depuis plus de 6 ans à Ozone comme ramasseur d’ordure. Il s’autorise une comparaison qui peut paraitre ubuesque surtout très osée. Ce ramasseur d’ordures explique n’avoir aucune honte à balayer. Il se dit aussi à l’aise dans son travail que pourrait l’être un ministre de la République dans ses fonctions. Lui s’accommode, pour l’instant, de son salaire même s’il ne cracherait pas sur une augmentation substantielle. Cet éboueur indique que lui et ses collègues sont, aussi domiciliés, dans des banques de la place où ils reçoivent, par virement, leurs salaires. Ils sont aussi inscrits à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) et enrôlés à l’Assurance maladie obligatoire (AMO). Au-delà des travailleurs de Ozone, certains particuliers ont monté des groupements d’intérêt économique (GIE) pour ramasser des ordures ménagères. D’autres évoluent seuls. Ils disposent de charrettes, à traction humaine ou animale, pour débarrasser les familles de leurs déchets ménagers. C’est le cas de Alfousseni Traoré qui s’occupe de la collecte des ordures ménagères d’une trentaine de familles à Missira. Il confirme que ce travail lui permet de joindre les deux bouts avec les cotisations que les familles payent à la fin de chaque mois. Certaines n’honorent pas leur engagement, sous prétexte que les ramasseurs d’ordures ne passent tous les jours pour enlever les immondices. « Il est quasi impossible de pouvoir faire le porte-à-porte, quotidiennement », relève Alfousseni Traoré qui en appelle à la compréhension des clients face à la problématique des dépôts de transit d’ordures ménagères. Mahamadou Diarra, responsable du GIE « Dieya Kankan » de Médina Coura, évolue dans ce secteur d’activités depuis plus de 15 ans. « J’ai commencé moi-même à ramasser les ordures ménagère depuis des lustres. Aujourd’hui, par la grâce du Tout-Puissant, j’ai mis en place un GIE. Mais, il y a une insuffisance criarde de dépôts d’ordures qui reste un vrai caillou dans notre chaussure », souligne-t-il. Pour lui, Il urge de moderniser le secteur, pour rendre la ville plus propre. Les ramasseurs d’ordures ménagères courent naturellement des risques. Oumar Diallo, entrepreneur, affirme que le ramassage des ordures est un métier à risque de contamination par des maladies infectieuses. Chaka Traoré, médecin généraliste au Centre de santé communautaire (CSCOM) de Medina Coura partage ce point de vue mais relativise, en expliquant que tous les métiers en comportent. Il énumère quelques risques comme les infections des voies respiratoires et celles de la peau et la puanteur qui incommode. En outre, il y a le risque d’attraper le VIH et l’hépatite B, entre autres. BT/MD (AMAP)                                                                                                      

Violences basées sur le genre : Une série télévisée en cours de tournage

Bamako, 5 Oct (AMAP) Le premier coup de clap, pour l’étape de Bamako, au Mali, d’un vaste programme de sensibilisation, à travers le tournage d’une série télévisée sur les Violences basées sur le genre (VBG), a été donné, jeudi dernier, à Sénou, dans la capitale malienne. C’est sous une fine pluie que la 37è séquence de cette série télévisée a été lancée devant les acteurs et partenaires du programme d’élimination des VBG. La séquence a permis aux bailleurs de fonds de comprendre le contenu du film et son influence sur la population, notamment à travers le rôle d’une jeune fille, victime de violences au sein de son établissement, un petit moment plein de sens et d’émotion. Le tournage de la série télévisée concerne Koulikoro, Kayes Sikasso, Ségou et Bamako. Il a commencé le 18 juillet dernier, à Kolokani (Koulikoro), avant de se poursuivre dans les trois autres régions. Ce programme, intitulé «Initiative Spotlight, a été lancé en décembre, dans le cadre d’un partenariat mondial visant à éradiquer toutes les formes de violences envers les femmes et les filles, se déroule au Mali, en partenariat avec l’Union européenne (UE) et l’Organisation des Nations unies (ONU). Dans son intervention, le secrétaire général du ministère en charge de la Promotion de la Femme, Chiaka Magassa, qui a présidé la cérémonie, a réitéré l’engagement des autorités à lutter contre les VBG. Il a, surtout, apprécié les actions des partenaires techniques et financiers dans la mise en œuvre de ce programme. Il a invité tous à œuvrer pour gagner le pari de l’élimination des VBG. Pour sa part, le chef de coopération de la délégation de l’UE, Géza Ghammer, a salué l’initiative et l’engagement de tous pour la lutte contre ce fléau, avant d’inviter les femmes et les jeunes filles à s’impliquer dans cette démarche. Selon lui, malgré l’engagement de l’Etat et des partenaires, les violences contre les femmes et les jeunes filles restent un souci majeur. Le coordinateur par intérim du Système des Nations unies, Dr Jean Pierre Baptiste, a rendu un vibrant hommage à tous ceux qui sont impliqués dans la lutte contre les VBG. Citant les résultats de l’Enquête nationale démocratique et de santé du Mali (EDSM 2018), il a indiqué que la violence physique ou sexuelle touche une femme sur deux, soit 49% dans la tranche d’âge de 30-39 ans. Près de quatre femmes sur dix, soit 38%, ont subi des violences physiques depuis à l’âge de 15 ans. Parmi ces femmes victimes, 44% ont subi des violences physiques, sexuelles ou émotionnelles de la part de leur mari actuel ou le plus récent. Ces statistiques, qui font froid dans le dos, interpellent, surtout, la conscience collective à agir pour circonscrire le phénomène. Le directeur de l’Agence nationale de communication pour le développement (ANCD), Amadou Ombotimbé, a expliqué les différentes phases de la réalisation de la série télévisée et souligné les difficultés du tournage dans les capitales régionales, en cette période d’hivernage. « Parfois, il nous est arrivé de faire 5 jours sans tournage dans les régions », a-t-il relevé. Quant au maire de Sénou, il a exprimé sa satisfaction pour la réalisation de cette série qui sera un support de communication et de sensibilisation pour les populations.   La réalisation de cette série télévisée sur le VBG a été confiée à l’ANCD et Torche communication. AS/MD (AMAP)  

14è édition d’Oxyjeunes à Ségou : Rendez-vous enrichissant pour journalistes et artistes en herbe

Ségou, 5 Oct (AMAP) Les rideaux sont tombés, vendredi dernier, sur la 14è édition d’Oxyjeunes, qui s’est tenue à Ségou, du 28 septembre au 2 octobre, avec comme objectif de renforcer les connaissances des enfants sur la prévention contre la Covid-19, à travers le respect des gestes barrières et, aussi, de projeter les actions, en cas de suspicion de la maladie. Pendant cinq jours, quarante enfants journalistes du projet «Enfants et Médias», trois enfants artistes du projet «Equations Nomades», deux enfants parlementaires, deux du Prytanée militaire, un représentant des enfants non-voyants et quatre jeunes filles et garçons, ont appris plusieurs modules. Des techniques et genres journalistiques, en passant par les pratiques traditionnelles néfastes et bien d’autres menaces contre l’épanouissement des enfants. L’édition de 2020 a permis aux enfants de produire des contenus multimédias (reportages photos, vidéos et publications sur les réseaux sociaux), de préserver l’écosystème à travers le reboisement et de découvrir les sites touristiques de la Région de Ségou, comme le Biton blon, le barrage de Markala et le centre Ndomo. Au terme de travaux ponctués d’échanges forts enrichissants, les participants ont recommandé que le mouvement pionnier puisse promouvoir la culture de la citoyenneté des enfants. Ils ont, aussi, demandé de vulgariser et dynamiser les cadres existants avec des valeurs socioculturelles, de favoriser la communication entre les parents et les enfants, de renforcer les capacités des enfants journalistes, etc. En prenant la parole, la représentante de l’Unicef, Sylvie Fouet, a indiqué qu’il est impératif d’éradiquer la violence, l’abus et l’exploitation des enfants et des femmes afin de favoriser leur plein épanouissement. Outre ces contraintes, Mme Fouet a dit que « le mariage précoce et l’accès des enfants à l’éducation sont autant de défis à relever ». Le secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports, Amadou Diarra Yalcouyé, a fait remarquer qu’Oxyjeunes, en plus d’être un cadre de brassage culturel et de formation, « est une occasion inouïe de partage, de renforcement des liens sociaux et de développement de la fraternité ». Yalcouyé s’est dit satisfait, « car grâce à l’apport inestimable des encadreurs, les enfants ont mené des activités socio-éducatives importantes ». Ils ont, aussi, pu consolider leurs connaissances sur le respect des mesures barrières afin de lutter contre la Covid-19, s’approprier la Convention relative aux droits de l’enfant et le nouveau programme-pays de l’Unicef Il a exprimé sa reconnaissance aux organisateurs, avant de féliciter et encourager les enfants pour tous les talents dont ils ont fait montre, au cours de leurs séances de plaidoyer. La cérémonie a pris fin par la remise d’attestations aux participants et la visite de l’exposition dessins et photos. SY/MD (AMAP)

Mali : Levée des sanctions de la CEDEAO 

Bamako, 6 Oct (AMAP) Les sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre le Mali sont levées, indique une déclaration de l’Organisation sous régionale faite, lundi, à Accra, au Ghana, dont le chef de l’Etat, Nana Akufo Addo, assure la présidence tournante de l’organisation commune aux 15 pays ouest-africains. Dans cette déclaration, publiée mardi, la CEDEAO, dont la décision intervient au lendemain de la formation du gouvernement de la Transition malienne demandée par l’organisation sous régionale, indique avoir pris en compte les avancées notables vers la normalisation constitutionnelle au Mali. Elle appelle, ainsi, les partenaires bilatéraux et multilatéraux à soutenir Bamako. Cependant, l’organisation ouest-africaine insiste sur la libération des officiels civils et militaires arrêtés, le 18 août, lors du coup d’Etat et détenus, dans la caserne de Kati d’où était parti les évènements qui ont conduit au coup de force. La dissolution du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) est une autre demande de l’organisation sous régionale. Selon les statistiques douanières, la fermeture des frontières par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’espace communautaire fait une dizaine de milliards de manque à gagner sur les recettes fiscales de porte. Pour arriver à cette levée de l’embargo, les nouvelles autorités maliennes se sont pliées aux exigences de la CEDEAO. Celle-ci avait, à toutes les occasions, clairement indiqué que les dirigeants militaires doivent, encore, satisfaire à d’autres demandes concernant, notamment les prérogatives du vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Et l’assurance que le vice-président ne puisse, en aucun cas, remplacer le président de la Transition, Bah N’Daw, en cas d’empêchement. Mais sur ce sujet particulièrement sensible aux yeux de la CEDEAO, elle indique que rien d’officiel n’est communiqué. Toutefois, ces zones d’ombre ont été éclaircies dans la Charte de la Transition publiée au Journal officiel qui mentionne que le vice-président est chargé des questions de défense et de sécurité AC/MD (AMAP)

Gouvernement de la Transition du Mali : Premier Conseil de cabinet mardi

Bamako, 6 Oct (AMAP) Les nouveaux ministres du gouvernement de la Transition, dont la liste des membres est connue depuis lundi, après-midi, ont participé, mardi, au premier Conseil de cabinet, sous la conduite du chef du gouvernement, Moctar Ouane. On peut dire que l’équipe dirigée par M. Ouane, qui comprend 25 membres dont quatre femmes, a été formée conformément à la Charte de la Transition et aux recommandations du Dialogue national inclusif (DNI), un document consensuel adopté fin 2019. La nouveauté dans ce nouvel attelage est que la quasi-totalité de ses membres n’avaient, auparavant, pas servi dans un gouvernement. Seul Zeïni Moulaye, aux Affaires étrangères et la Coopération internationale, a été ministre des Transports et du Tourisme (1989-1991) sous le régime du général Moussa Traoré. Il est, aussi, à retenir que le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) détient quatre portefeuilles clés dans ce gouvernement. Il s’agit du ministère de la Défense et des Anciens combattants (colonel Sadio Camara), du ministère de la Sécurité et de la Protection civile (colonel Modibo Koné), du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Lieutenant colonel Abdoulaye Maiga), ainsi que du ministère de la Réconciliation nationale (colonel-major Ismaël Wagué). Pour la première fois, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) fait son entrée dans un gouvernement, depuis la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, le 20 juin 2015, à Bamako. Mossa Ag Attaher (Jeunesse et des Sports) et Mahmoud Ould Mohamed (Agriculture, Élevage et Pêche) représentent le mouvement dirigé par Bilal Ag Chérif. La Plateforme aussi est représentée par Me Harouna Toureh, ministre du Travail et de la Fonction publique, Porte-parole du gouvernement et Alhamdou Ag Ilyène, ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine. La présence des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation est une indication de la volonté ferme du président de la Transition, Bah N’Daw, de faire figurer la mise en œuvre du document d’entente au rang des priorités. MK/MD (AMAP)  

Mali : La liste du nouveau gouvernement

Le président de la Transition, Bah N’Daw, a procédé à la nomination des membres du nouveau gouvernement, lundi, suivant le décret n° 2020-0074/PTRM du 05 octobre 2020 Ministre de la Défense et des anciens Combattants :Col Sadio Camara Ministre de la Justice, garde des Sceaux :Mohamed Sida Dicko Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation :Lt Col Abdoulaye Maiga Ministre de la Sécurité et de la Protection civile :Col Modibo Koné Ministre la Réconciliation nationale :Col Major Ismaël Wagué Ministre de la Refondation de l’Etat chargé des relations avec les institutions :M. Mohamed Coulibaly Ministre des transports et des infrastructures :M. Makan Fily Dabo Ministre des affaires étrangères et de la Coopération internationale :M. Zeyni Moulaye Ministre de l’économie et des Finances :M. Alfousseyni Sanou Ministre des affaires foncières, de l’urbanisme et de l’habitat :M. Dionké Diarra Ministre de l’industrie, du commerce et de la promotion des investissements :M. Arouna Niang Ministre de la communication et de l’économie numérique :Dr Hamadoun Touré Ministre de la culture, de l’artisanat et du tourisme :Mme Kadiatou Konaré Ministre de l’éducation nationale :Pr Doulaye Konaté Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique :Pr Amadou Keïta Ministre de la santé et du développement social :Dr Fanta Siby Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche :M. Mahmoud Ould Mohamed Ministre des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine :Al Hamdou Ag Ilène Ministre du Travail et de la Fonction publique – PPG:Me Harouna Mahamadou Touréh Ministre de l’emploi et de la formation professionnelle :M. Mohamed Salia Touré Ministre de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable :Mme Bernadette Keïta Ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille :Mme Bintou Founé Samaké Ministre des Mines, de l’Energie et l’eau :M. Lamine Seydou Traoré Ministre de la Jeunesse et des Sports :M. Moussa Ag Attaher Ministre des Affaires religieuses et du Culte :Dr Mahamadou Koné.  

Bankass : Compétitions de lutte traditionnelle et de football organisées par l’ONG world vision pour la paix et la cohésion sociale

Bankass, 6 octobre (AMAP) Une compétition de lutte traditionnelle et un tournoi de football organisés par l’ONG World vision dans le cadre de la paix et la cohésion sociale, ont regroupé les 12 communes du cercle de Bankass, a constaté l’AMAP. C’était en présence du représentant du préfet de Cercle, Oumar Hamadoun Touré, des maires du cercle de Bankass, du chef de village Seydou Guindo, des agents de l’ONG world vision et du 1er vice-président du conseil de cercle Amadou Togo. La lutte traditionnelle a eu lieu le 19 septembre au terrain scolaire Joseph Yaro de Bankass, de 9H à 19H OO. Elle a débuté par l’entonnement de l’hymne national, ensuite le message du chef de village qui a souhaité la bienvenue aux invités et aux lutteurs des 12 communes, a remercié world vision pour cette belle initiative. Après le discours du maire Allaye Guindo qui a salué et remercié World vision pour l’organisation de cette compétition qui vise la paix et le vivre ensemble tout en précisant qu’au pays dogon la lutte est un facteur de cohésion sociale. Dans son discours, le 1er vice-président du conseil de Cercle, Amadou Togo a remercié World vision pour les efforts dans le cercle de Bankass tout en appréciant cette initiative qui vise la paix. Le représentant de World vision, Daga Dabou manager de zone nord sud a, pour sa part, salué d’abord les invités tout en rappelant que cette compétition a été aussi organisée à Koro dans le cadre de la paix. Il a  rappelé que World vision fournit beaucoup d’efforts dans l’approvisionnement en vivre aux déplacés, la construction des salles de classe, la réconciliation des communautés en conflit, la dotation des écoles en matériel didactique. « Donc cette compétition qui nous réunit aujourd’hui entre dans le cadre de la paix dans le cercle de Bankass.Nous souhaitons que cette compétition apaise les esprits et que cela soit un facteur de cohésion sociale » a-t-il déclaré. Le représentant du préfet de Cercle, Oumar Hamadoun Touré a souhaité la bienvenue aux invités avant de remercier World vision pour les efforts dans le cercle. Il déclaré a ensuite ouvert la compétition de lutte traditionnelle dénommée « la paix ». Les lutteurs au nombre de 65 hommes, sont venus des 12 communes du Cercle. Le président de commission, Seydou Guindo a procédé au tirage. Les prix gagnants étaient composés d’une moto Yorobo, une moto Sannili, une moto Diakarta. La compétition de la lutte s’est déroulée en 7 tours entre les lutteurs des différentes communes de 10H à 19H. Ainsi, Soumaila Guindo de Baye a remporté la 3è place avec une Diakarta, Bakaye Guindo de Bankass, la  2è place avec une moto Sannili et Souleymane Senou de Sokoura la 1ère place avec une moto Yorobo. Le tournoi de football a démarré le 20 septembre entre les douze communes du Cercle de Bankass au terrain scolaire Joseph Yaro, à l’Ifp de Bankass et certains matches ont eu lieu dans les Communes. La valeur de la coupe était respectivement de 150. 000FCFA pour le 1er et 100. 000FCFA pour le 2ème. Le coup d’envoi du 1er match qui a opposé Bankass à Koulogon a été donné par le maire de koulogon, Ayouba goro à 16H00 au terrain scolaire Joseph Yaro de Bankass. Après les 90 mn de jeu, Bankass a battu Koulogon par le score de 2 buts à 0. Les autres communes se sont également affrontées. Ce sont Bankass et Diallassagou qui se sont qualifiés pour la finale. La finale s’est jouée le 30 septembre au terrain scolaire de football avec plusieurs discours. Le coup d’envoi a été donné par Ousmane Togola, représentant du préfet à 16H20 mn entre Bankass et Diallassagou,. L’équipe de Bankass, après 40 mn de jeu, marque 4 buts contre Diallassagou qui refuse de continuer le match tout en prenant le chemin de son logement, refusant de prendre le prix de la 2è place. La commission d’organisation a remis des attestations de reconnaissance aux différents maires et le représentant du préfet de Cercle a remis la coupe d’une valeur de 150.000 FCFA au capitaine de l’équipe de Bankass. AKG/KM (AMAP)

San : 2 morts dans un accident de la circulation routière

San, 5 octobre (AMAP) Deux personnes ont trouvé la mort samedi dans un accident de la circulation routière intervenue aux environs de Somo, entre San et Sévaré sur la Route nationale (RN) 6, a appris l’AMAP de source locale. Un camion remorque de marque Mercédès immatriculé N 5532 MD, propriété d’un transporteur domicilié à Douentza et une voiture Mercédès 190, immatriculée AY 5453 M4, appartenant à un commerçant de Bénéna dans le cercle de Tominian à son bord deux usagers, dont le chauffeur, sont entrés en collision, vers 21 H, tuant les deux occupants de la voiture.  Le camion venait de Sévaré et la voiture quittait vers San selon notre source qui déclare que suite à des témoignages recueillis sur place, le chauffeur de la voiture aurait quitté son couloir pour percuter la mastodonte transportant du bétail, occasionnant la mort des deux occupants de la voiture et désintégrant totalement leur engin,  Cet accident serait dû à l’inobservation des règles élémentaires du code de la route selon des recoupements et notre source précise que des éléments de la brigade territoriale de la gendarmerie de San ont été dépêchés sur les lieux pour établir les circonstances exactes du drame. NC/KM (AMAP)

Banamba : Démarrage de la révision annuelle de listes électorales

Banamba, 4 Oct (AMAP) Les opérations de révision annuelle des listes électorales ont, effectivement, démarré, depuis jeudi, dans les neuf communes rurales du Cercle de Banamba, a constaté l’AMAP sur place. Le préfet Sékou Touré, en compagnie de son 2e adjoint, s’est rendu à la mairie de la Commune rurale de Banamba où siège la commission communale de révision annuelle des listes électorales, afin de s’enquérir des conditions de démarrage de ces opérations. Au cours de cette visite, les constats, de façon générale, portent notamment sur le retard dans la réception des documents et imprimés, la faible participation des partis politiques, à l’exception des représentants de l’administration qui ont répondu présents. Les opérations durent trois mois et s’étendent du 1er octobre au 31 décembre 2020, période au cours de laquelle les différentes commissions s’attèleront à la validation de nouvelles inscriptions, aux radiations et aux cas de transferts. De source officielle, ce mois d’octobre constitue la phase active de l’opération consacrée aux travaux de validation des inscriptions, des radiations et des transferts. Cette phase débouchera sur celle des réclamations, du 1er au 20 novembre 2020. Du 20 au 30 novembre 2020, l’opération entrera dans la phase des décisions de justice qui marquera la fin de la révision annuelles des listes électorales. Pour la réussite des opérations, le représentant de l’État a invité les membres des différentes commissions de révision des listes électorales, à s’impliquer pour obtenir les résultats escomptés. AT/MD (AMAP)