Mali: Soutien ferme de la CMAS aux autorités de la Transition
Bamako, 18 Oct (AMAP) Le coordinateur des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), Issa Kaou N’Djim, a réaffirmé, vendredi, le soutien ferme de son organisation aux nouvelles autorités du pays dans la mise en œuvre de la charte de la Transition. Dans une déclaration lue lors d’une conférence de presse, la CMAS s’est dite «prête à accompagner la transition à travers sa participation au Conseil national de la Transition qui sera mis en place ». Elle a exigé que « justice soit rendue aux victimes des crimes commis lors des événements des 10, 11 et 12 juillet derniers à travers la poursuite des auteurs ». Pour ce faire, l’organisation a indiqué suivre « avec une attention particulière l’évolution de la procédure dont l’ouverture a été annoncée par le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III ». Par ailleurs, l’organisation a félicité les autorités de la Transition pour avoir réussi la libération de l’ex chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé. « La CMAS réaffirme son soutien total et inconditionnel à son parrain l’imam Mahmoud Dicko tout en condamnant fermement et énergiquement les allégations calomnieuses dont il fait l’objet », a dit son coordinateur général, Issa Kaou Djim. Il a, en outre, annoncé que son organisation est en train de poursuivre ses activités de structuration sur l’ensemble du territoire national et auprès de nos compatriotes établis à l’extérieur. BD/MD (AMAP)
Mali-Institutions de Bretton Woods: Reprise effective de la coopération
Bamako, 16 Oct (AMAP) Le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, s’est entretenu avec les responsables du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, mardi, dans l’après-midi, sur les modalités de la reprise effective de la coopération entre le Mali et les institutions de Bretton Woods, qui a connu un ralentissement suite aux évènements du 18 aout 2020, indique un communiqué du département publié vendredi. Le ministre a d’abord échangé, par visioconférence, avec la Directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Mme Soukeyna Kane, et l’équipe Mali de la Banque mondiale à Washington. Il a, ensuite, reçu en audience, le Représentant résident du FMI au Mali, M. René Tapsoba. Le Ministre malien de l’Economie et des Finances a rassuré les responsables du FMI et du Groupe de la Banque mondiale sur « la détermination des plus hautes autorités à poursuivre les programmes en cours et à respecter les engagements convenus » auparavant avec ces deux institutions. Enfin, le M. Sanou a affirmé toute sa disponibilité pour une meilleure qualité de la coopération entre le Mali et ses partenaires technique et financiers en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations. MD (AMAP)
Divagation des animaux : A Bamako, les bêtes disputent la priorité aux humains
Par Babba B. COULIBALY Bamako, 15 Oct (AMAP) Les animaux domestiques se promènent dans les rues, dans la circulation causant d’énormes dommages aux humains et à l’environnement faisant de la divagation des animaux, dans la capitale malienne, Bamako, un haut lieu d’incivilités ou de défiance à la loi. Au vu et au su de tous, les bêtes abandonnées par leurs propriétaires errent un peu partout dans la capitale : sur les trottoirs, les chaussées et les grandes artères. Et avec tous les risques pour les animaux et pour les humains. Car, en plus de la puanteur de leurs excréments, ces animaux causent des dommages énormes aux particuliers ou au domaine public. C’est le cas à Bacodjicoroni ACI. Là-bas, Fousseyni Samoura est victime des bêtes en liberté qui trainent dans ce quartier résidentiel. « Au-delà des accidents de la circulation qu’elles provoquent, ces bêtes se baladent dans les rues et les maisons. C’est vraiment inadmissible. J’avais planté des arbustes devant ma maison, mais les chèvres et les moutons du voisin ont tout brouté. Les animaux n’y sont pour rien, c’est le propriétaire qui est responsable», déplore notre interlocuteur qui ajoute que «la place des animaux, c’est à la ferme, à défaut de cela, le propriétaire doit veiller à ce qu’ils n’importunent pas les voisins». Comme lui, Oumar Diawara, nouvellement installé à Kalabancoro plateau, est confronté au même problème. Sur sa parcelle sans enclos, il a cultivé du maïs et de l’arachide. Mais l’agriculture intramuros semble un exercice quelque peu risqué dans ce quartier. «Les animaux domestiques (bœufs, moutons, chèvres, volaille) abandonnés par leurs propriétaires pâturent dans notre petit espace aménagé où nous avons cultivé diverses céréales. Cela, en notre absence et à des heures irrégulières comme s’ils suivaient tous nos mouvements», dénonce M. Diawara, déplorant le fait qu’il n’y a pas de fourrière animale dans la Commune. Cet enseignant dit avoir alors passé l’information à la mosquée la plus proche pour attirer l’attention des fidèles musulmans sur cette pratique dont il est victime au quotidien. «Les responsables de la mosquée m’ont dit qu’ils en ont parlé en vain. Comme solution, ils m’ont conseillé de faire une clôture à ma parcelle», soupire l’éducateur, obligé de prendre son mal en patience. ACCIDENTS DE LA CIRCULATION – La Direction de régulation de la circulation et du transport urbain (DRCTU) révèle que plus de 10% des accidents de la circulation enregistrés à Bamako impliquent des animaux en divagation. « La majorité de ces incidents surviennent dans les environs ou sur les routes nationales », précise la DRCTU. Pourtant, il y a des structures en charge de la question. En la matière, la Direction du bon ordre et de la protection de l’environnement du District de Bamako, qui relève de la mairie du District, a pour mission de combattre le phénomène. Son directeur, le contrôleur général de police, Adama Coulibaly, que nous avons rencontré est formel : « Aujourd’hui. Bamako est confrontée à un problème de fourrière où l’on peut enfermer, pendant une durée limitée, les animaux abandonnés ou errants recueillis sur la voie publique», a-t-il dit. La Commune IV du District de Bamako dispose d’une petite fourrière. « Le travail est tout sauf facile dans ces conditions », avoue-t-il. Ainsi, «même si l’on venait à appréhender les animaux on ne sait pas où les mettre. Sinon, les textes existent et sont très clairs», avoue-t-il. En plus du problème d’installation d’accueil pour les bêtes en errance, « nous n’avons que deux véhicules pour l’ensemble de nos activités », révèle M. Coulibaly. A cela, il faut ajouter, selon lui, la crise du personnel. « A ce jour, nous avons un effectif de moins 120 éléments pour tout Bamako », précise Adama Coulibaly. Qu’à cela ne tienne, « la loi doit être, dit-il, appliquée dans toute sa rigueur pour dissuader les propriétaires d’animaux en divagation ». Un arrêté interministériel a été pris dans ce sens, le 28 août 1989, par le gouverneur du district. « Il s’agit de l’arrêté n° 67, dont l’article 2 parle de la divagation des animaux », répond l’officier de police. Il expose : «Quiconque aura sur le territoire du district de Bamako encombré ou embarrassé la voie publique en y laissant errer les animaux sans conducteurs sera puni de peines prévues à l’article 317 du Code pénal». PEINES D’EMPRISONNEMENT – Le Code stipule que «quiconque aura lâché dans la nature ou dans une agglomération des animaux domestiques sans emprise effective, les prédisposant par ce seul fait à causer des dégâts à autrui ou à gêner la circulation sur les voies publiques sera puni de 11 jours à 6 mois d’emprisonnement et d’une amende de 20.000 à 100.000 Fcfa», lit l’officier. L’article 3 du même arrêté précise que « dans le district de Bamako, ces animaux abandonnés seront en outre saisis et mis en fourrière et les contrevenants, indépendamment des sanctions prévues à l’article précédent, sont astreints jusqu’au jour de l’enlèvement, du paiement d’un droit journalier de fourrière et de gardiennage », fait-il remarquer. L’amende est, selon Adama Coulibaly, fixée à 1.500 Fcfa par jour et par tête pour les chameaux, les vaches, les ânes et les bœufs. « Elle est de 500 Fcfa, par jour et par tête, pour les chèvres, moutons, chiens et les porcs », ajoute-t-il. Pour plus d’efficacité dans la lutte, notre interlocuteur propose la révision de cet arrêté. «D’abord, il n’y a pas de fourrière de pénalité. Les contrevenants sachant que l’amende est dérisoire, continuent à laisser les animaux divaguer sans se soucier des torts causés à autrui. Dans les jours à venir, nous allons proposer à la mairie du district de faire des réaménagements, pour que la sanction soit plus lourde», annonce-t-il. Le Conseil du district de Bamako avait, lors sa 3è session ordinaire tenue en septembre dernier, sous la présidence du maire central, Adama Sangaré, annoncé la construction de deux fourrières sur les deux rives du fleuve Niger à Bamako. « Car, la ville de Bamako ne dispose d’aucun endroit approprié pour recevoir les engins saisis en infraction, les animaux en divagation », avait reconnu Adama Sangaré. BBC/MD (AMAP)
Mali : Trois jours de deuil national suite à une attaque meurtrière contre l’Armée
Bamako, 15 Oct (AMAP) Le président de la Transition, chef de l’Etat, Bah N’daw a décrété trois jours de deuil national, à compter du jeudi 15 octobre 2020, à 00 heure, après l’attaque terroriste du mardi 13 octobre 2020 contre le poste militaire de Sokoura, Cercle de Bankass, das ld Centre du Mali, qui a fait plusieurs vicitmes civiles et militaires. Le communiqué du Conseil des ministres de mercredi, qui l’annonce, ajoute que le chef de l’Etat a, également, présenté ses « condoléances les plus attristées aux familles des disparus et souhaité prompt rétablissement aux blessés ». AT/MD (AMAP)
Travailleurs de l’Administration territoriale : Une grève de 15 jours en vue à partir de lundi (Communiqué)
Bamako, 14 Oct (AMAP) Les administrateurs civils et les travailleurs du ministère de l’Administration territoriale envisagent d’observer une grève de 360 heures (soit 15 jours) reconductibles, allant du lundi 19 octobre au vendredi 6 novembre prochain, si leurs doléances ne sont pas satisfaites, annonce un communiqué cosigné par les syndicats des deux corps. Par ailleurs, ils comptent marcher, jeudi, à Bamako pour demander la libération de deux de leurs collègues enlevés par les terroristes depuis plusieurs mois. Il s’agit du préfet de Gourma Rharous, Drissa Sanogo, et du sous-préfet de Farako (Cercle de Ségou), Ali Cissé. Selon le communiqué sur le préavis de grève, les deux syndicats revendiquent, également, l’octroi d’une prime de sujétion pour risques de 400.000 Fcfa aux administrateurs civils et aux membres du corps préfectoral. Ils demandent, aussi, pour les mêmes travailleurs une indemnité spéciale et une indemnité de résidence pour ceux qui «ne bénéficient pas de logement mis à disposition par l’État». S’y ajoutent la majoration de la prime de fonction spéciale de 300% accordée au personnel des services du ministère de l’Administration territoriale, la fixation du nombre d’agents de sécurité affectés aux représentants de l’État et leur mise à disposition effective au plus tard le 30 octobre prochain, la prise en charge effective des salaires et accessoires des fonctionnaires des collectivités territoriales relevant du cadre de l’Administration générale par le budget de l’État. Autres doléances : la relecture des cadres organiques des services étatiques pour prévoir les corps des fonctionnaires des collectivités territoriales du cadre de l’administration générale et l’élaboration d’un plan de carrière pour les fonctionnaires des collectivités territoriales du cadre de l’administration générale. Mais aussi, le traitement des états de salaire de l’ensemble du personnel des Agences de développement régional (ADR) sur la base des budgets annuels 2020 validés en Conseil d’administration et approuvés par la tutelle, l’application immédiate des accords d’établissement des ADR et l’ouverture d’une concertation pour doter les ADR (établissements publics à caractère administratif) de ressources propres pour un meilleur ancrage régional. BD/MD (AMAP)
Union africaine : Le Mali retrouve sa place
Bamako, 14 Oct (AMAP) L’Union africaine (UA) a levé toutes les sanctions qui frappaient le Mali, suite à la déposition par les militaires de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita, le 18 août dernier, indique un communiqué de l’UA. Au terme de sa réunion, la semaine dernière, sur la situation au Mali, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a noté, « avec satisfaction les développements politiques positifs » au Mali. Une bonne évolution de la situation, que l’UA a jugée « conforme aux décisions du Conseil de paix et de sécurité et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) » qui a, également, levé son embargo sur le Mali, il y a quelques jours. Le communiqué ajoute que le Conseil de paix et de sécurité de l’UA entérine la déclaration des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO sur le Mali, adoptée le 5 octobre dernier, dans laquelle l’organisation sous-régionale a, entre autres, décidé de lever les sanctions imposées au Mali. Par conséquent, le Conseil de paix et de sécurité a décidé de lever la suspension de la participation du Mali aux activités de l’UA. Il appelle tous les États membres de l’UA, les Nations unies et tous les partenaires pour qu’ils continuent d’apporter « leur soutien, y compris la mobilisation d’une aide financière et humanitaire, au Mali, en particulier à ce stade critique, en vue de reconstruire une société malienne pacifique, ainsi que de créer des conditions propices au redressement économique et au développement ». En outre, l’UA réaffirme son soutien « continu au gouvernement (du Mali) et encourage toutes les autres parties prenantes, à œuvrer en vue de l’aboutissement du processus de Transition, notamment l’organisation d’élections législatives et présidentielle libres, équitables et transparentes qui marqueront la fin de la période de Transition ». L’UA, poursuit le communiqué, « décide également de continuer à suivre de près les développements de la situation au Mali et, à cet égard, demande au président de la Commission de l’UA d’informer régulièrement le Conseil, sur une base trimestrielle, de l’évolution de la situation au Mali, y compris la mise en œuvre de la Charte de la Transition ». MS/MD (AMAP)
Affrontements au campus universitaire de Badalabougou : L’étudiant Sadio Moussa Kanté succombe à ses blessures
Bamako, 14 Oct (AMAP) Un étudiant blessé, lors des violences de lundi, sur le campus universitaire de Badalabougou, notamment à l’Institut universitaire de gestion (IUG) et la Faculté des sciences techniques (FST), dans le cadre du renouvellement des comités de l’Association des élèves et étudiants (AEEM), est décédé, dans la nuit du mardi, annonce l’administration universitaire. Sadio Moussa Kanté, âgé de 19 ans et domicilié à ATTbougou 700 logements, était étudiant en 2é année, option commerce international, à l’Institut universitaire de gestion (IUG). Il avait été admis au Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré pour des soins d’urgence. Selon les informations recueillies auprès de l’administration universitaire, la victime aurait perdu énormément de sang sur les lieux de l’affrontement avant d’être référé à l’hôpital Gabriel Touré où il a rendu l’âme. « Hier on a eu raison de suspendre les activités pédagogiques et administratives. On n’avait pas une idée claire de la gravité de la situation parce qu’on dénombre en réalité 11 blessés, y compris celui qui a perdu la vie », a expliqué le directeur général de l’IUG, Dr Badra Macalou, de retour de l’hôpital où il s’était rendu au chevet des étudiants blessés. «On a fait le tour des étudiants hospitalisés. Il y a 8 d’entre eux qui sont retournés chez eux. Deux autres sont grièvement blessés et gardés en soins intensifs », a, succinctement, expliqué le directeur de l’IUG, déplorant un tel niveau de violence sur le campus. « Maintenant, on a le cœur meurtri parce qu’on était très enthousiaste pour la reprise des cours, après une suspension du fait de la pandémie du coronavirus. Tout le monde s’y est mis, on avait même commencé les évaluations. Aujourd’hui, on a été obligé d’arrêter jusqu’à ce que les dispositions idoines soient prises pour permettre de travailler dans la sérénité. J’espère que les autorités sauront trouver la solution», a dit Dr Badra Macalou, tout en rappelant la suspension des activités pédagogiques et administratives jusqu’à jeudi. SST/MD RAORÉ
Marché central de Kalabancoro : Insalubrité et insécurité font bon ménage
Par Abdoul Karim COULIBALY Bamako, 13 Oct (AMAP) Une partie du grand marché de Kalabancoro reconstruit, pour en faire des magasins et des hangars, il y a quelques années, cherche désespérément des occupants. Vu de l’extérieur, le site rénové et entouré d’immeubles et de magasins, répond aux normes d’un marché moderne bien entretenu. Le constat est tout autre quand on fait un tour à l’intérieur. Ce souk des plus fréquentés de la rive droit est devenu un dépotoir d’ordures. Les odeurs fétides que dégagent les immondices ont fait fuir les commerçants qui occupaient les hangars. Ils ont alors, à en croire certains anciens locataires, préféré s’installer le long de la route plutôt que d’occuper cet endroit insalubre et en proie à l’insécurité. Bintou Koné fait partie de ces négociantes qui ont opté pour cette alternative. Cette vendeuse de fruits dit avoir choisi de s’établir hors du marché à cause des odeurs nauséabondes qui se dégagent des déchets. Visiblement, elle a été imitée par bon nombre de commerçants et de commerçantes. La nature ayant horreur du vide, des délinquants de tout poil ont investi les lieux. Ces marginaux y sèment la terreur, témoigne un usager qui assiste, impuissant, à cette situation. Au problème d’insalubrité, est venu s’ajouter un banditisme récurrent. Des témoins, qui ont requis l’anonymat, confirment que le marché de Kalabancoro est devenu aujourd’hui un nid de brigands. Vol, viol, prostitution, attaque à main armée….sont les activités qui y prospèrent, en lieu et place du négoce. Face à cette situation inquiétante, « la mairie ne reste pas les bras croisés », assure le premier magistrat de la Commune. «De mon élection en 2017 à nos jours, les forces de l’ordre ont effectué plus de dix descentes dans le marché qui reste un nid de bandits», confirme le maire, Tiècoura Hamadoun Diarra, que nous avons rencontré, à son bureau, il y a une semaine. Soulignons que la construction du marché a eu lieu sous le magistère de son prédécesseur. Tiècoura Hamadoun Diarra pointe un autre problème. «Des issues de secours ne figurent nulle part dans la configuration actuelle du marché. » Selon lui, ces équipements sont, pourtant, nécessaires pour éviter le pire, en cas de catastrophes comme les incendies qui peuvent survenir à tout moment. « Des experts ont été commis pour faire ce travail », rassure-t-il, précisant qu’à partir de la voie bitumée, des ouvertures seront créées pour permettre aux secouristes d’avoir un accès facile au marché. Pour le maire, la reconstruction constitue la solution définitive aux problèmes que connaît le marché central de Kalabancoro. M. Diarra entend justement refaire le marché pour, dit-il, « le bien-être » de sa population. Selon lui, ce souk ne répond pas aux exigences d’un vrai marché. D’où la promesse de campagne qu’il a faite de le reconstruire, s’il devenait maire. RECONSTRUCTION – Pour y arriver, M. Diarra envisage de rompre les contrats de bail, qui auraient été élaborés en 2010 par l’ancienne équipe municipale. Accordés pour une période de dix ans, « ces contrats de bail seraient arrivés à terme, au mois de mai dernier », souligne l’élu local. Selon lui, « l’expiration de ces conventions, qui ne seront pas renouvelées, devrait permettre à la mairie de démolir certains magasins pour pouvoir réaménager l’intérieur du marché, afin de créer plus d’espace et permettre à ceux qui le désirent d’occuper les hangars ». Car, l’espace mis à la disposition des commerçants est insuffisant pour recaser les anciens occupants. «L’espace destiné à la réalisation des hangars a été aménagé pour en faire des boutiques. Ce problème doit être résolu pour soulager ceux qui doivent ou veulent occuper ces hangars», ajoute-t-il. Surtout que les hangars sont, à l’en croire, très sollicités par les marchands. « Tout le monde n’a pas les moyens nécessaires de construire ou de louer des magasins », note le maire Diarra. En guise de dédommagement, l’édile promet que ceux qui ont des magasins à l’intérieur du marché auront chacun deux hangars où ils pourront s’installer confortablement. Quant au sort réservé aux immeubles, le maire envisage une solution qui ne semble pas faire l’unanimité. En la matière, une clause du contrat de bail établi en 2010 admettrait la possibilité d’une vente définitive des bâtiments, rappelle le maire de Kalabancoro. « Pour les acquérir à titre personnel, les locataires d’immeubles doivent d’abord se mettre à jour dans le paiement de leurs redevances », invite Tiècoura Hamadoun Diarra. « Les ressources, qui seraient issues de la vente de ces immeubles, pourraient permettre à la mairie d’entreprendre sa politique de reconstruction du marché », estime-t-il. Interrogé à ce propos, un des membres de l’association en charge de la gestion du marché de Kalabancoro, qui a voulu garder l’anonymat, rejette en bloc toute idée de reconstruction. Selon lui, cela ne saurait être la solution adéquate pour résoudre le problème. Pour lui, la mairie doit, plutôt, aménager les hangars et assainir le marché pour que les gens puissent revenir s’installer. AKC/MD (AMAP)
Diplôme d’études fondamentales (DEF) 2020 : Bon déroulement des épreuves à l’intérieur du pays
Bamako, 14 Oct (AMAP) Entamées lundi pour prendre fin mercredi, les épreuves pour l’obtention du Diplôme d’études fondamentales (DEF), au compte de l’année scolaire 2019-2020, ont bien démarré à l’intérieur du Mali, a constaté l’AMAP. A Kayes, les épreuves ont débuté dans la sérénité. A Diéma, le préfet Abou Diarra a adressé un message d’encouragement aux candidats dans les différents centres qu’il a visités. Toutes les conditions pour un bon déroulement des épreuves étaient réunies. Cependant, à Yélimane, l’accès des centres du nord du Cercle, notamment dans le Kagniaga, a été difficile pour cause de hausse du niveau d’eau de la rivière du village de Kodjé, suite à des pluies, dans la nuit du samedi au dimanche. Au total 1.562 candidats ont répondu présents dans les centres d’examen de la circonscription administrative de Banamba. L’adjoint au préfet, Boubacar Coulibaly, et sa délégation se sont réjouis de la présence des forces de sécurité et le respect des mesures barrières contre la Covid-19. Pour sa part, le chef de l’Exécutif régional de Dioila, Dedeou Bagna Maïga, a pu constater la présence de toutes les équipes chargées de la réussite de l’examen. Aucun problème majeur n’a été signalé. De son côté, l’Académie d’enseignement de Sikasso a enregistré 20.146 candidats parmi lesquels 682 candidats libres qui composent dans 172 centres d’examens. Au niveau du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Kadiolo, au total 3.478 candidats dont 1.913 garçons et 1.565 filles, repartis en 34 centres dont 05 arabes (medersa), ont composé, cette année, à l’examen du DEF. Ces élèves sont repartis dans 150 salles d’examen et 365 surveillants ont été déployés dans les différents centres pour la surveillance. En ouvrant la première enveloppe contenant les sujets de rédaction à San, le Préfet Amadou Dicko a invité les candidats à la sérénité et à un travail propre, avant de leur recommander le port des masques durant toute la durée de l’examen. Les épreuves ont, également, commencé, normalement dans la localité de Tominian, en présence des autorités administratives et politiques. Les épreuves du DEF classique et arabe, session d’octobre 2020, ont bien démarré sur toute l’étendue du Cercle de Niono dans le calme et la discipline. Le représentant du préfet du Cercle de Niono, Maghan Bougoudogo, en a fait le constat à la tête d’une délégation comprenant le directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) Modibo Traoré, les responsables politiques et les représentants des forces de défense et de sécurité. L’autorité administrative locale a souhaité bonne chance aux candidats. Tout comme à Macina, une délégation conduite par le préfet du Cercle, Karimou Coulibaly, comprenant le président du Conseil de Cercle, du maire, du directeur du CAP, des Forces de Sécurité, ont procédé à l’ouverture de la première enveloppe des épreuves au groupe scolaire « Moussa Sissoko ». Par contre, la Région de Mopti a enregistré 41 centres déplacés dont 13 pour l’Académie de Mopti et 28 pour Douentza pour permettre à tous les enfants de participer à cette évaluation nationale. A Ténénkou, le sous-préfet de Diondiori, Madou Dao, a salué les efforts déployés par les autorités maliennes pour sauver l’année afin de donner la chance à tous les élèves de faire l’examen. Dans la circonscription de Youwarou, on note 84 candidats inscrits dont 10 candidats libres. Ils ont tous promis à la délégation officielle de réussir à leur examen. Enfin, Gao, aussi, a enregistré un bon démarrage des opérations du DEF dans un climat très calme. Le gouverneur de la Région, le général Sidiki Samaké s’est dit satisfait de la bonne organisation. AMAP
Gao : A l’orphelinat de Sophie Pétronin, le personnel témoigne
Gao, 12 Oct (AMAP) La directrice de l’ONG «Association Aide-Gao», la Franco-suisse, Sophie Pétronin, aujourd’hui libre, après quatre ans de captivité, dans le Nord du Mali, a été enlevée, le 24 décembre 2016, aux environs de 16 heures, par des individus armés devant l’orphelinat quelle dirigeait, au 7è Quartier de Gao (Nord). Le vigile de l’établissement, Mahamadine Maïga, qui a été le seul témoin de l’évènement est revenu sur les faits. Il se souvient qu’il était devant l’entrée quand des hommes armés sont arrivés, à bord d’un véhicule, pour coincer celui de Sophie Pétronin, qui s’apprêtait à descendre du sien, pour entrer dans le centre. Un assaillant a pointé son arme sur le gardien, pour le tenir en respect. Les assaillants ont obligé Mme Pétronin à embarquer dans leur véhicule. Ils ont démarré en trombe, dans un nuage de poussière qui a enveloppé toute la rue. Depuis ce jour, aucune nouvelle jusqu’à sa libération récente. « Après son enlèvement, j’ai été auditionné par la gendarmerie et les agents des forces étrangères plusieurs fois. Pratiquement, tous ceux qui travaillent dans le centre ont été auditionnés sur l’enlèvement de Sophie Pétronin », témoigne le vigile. L’animatrice du centre de l’orphelinat, Woura Mahamane, a précisé que ce sont les enfants pensionnaires qui l’ont informée, par téléphone, de l’enlèvement de Mme Pétronin par des individus armés. L’humanitaire rendait visite aux enfants du centre, tous les jours, aux environs de 16 heures. «Dès que j’ai reçu la nouvelle, je suis tombée malade. Sophie est une sœur de lait pour moi. Peu de temps avant son enlèvement, elle m’a confié une petite fille du nom de Aïcha Akilou Maïga qui était malade. Actuellement, cette dernière a quatre ans et se porte bien. Tout Gao admire Sophie », dit l’animatrice. « Elle est gentille et son ONG porte assistance aux enfants malnutris, aux femmes enceintes et celles qui allaitent», a ajouté l’animatrice du centre. «Avant son enlèvement, le centre abritait une cinquantaine d’enfants que nous avons libérés parce qu’ils ont atteint l’âge de cinq ans. À la date de sa mise en liberté, le centre accueille huit enfants, dont trois filles », explique Woura Mahamane. « Ici au centre, nous accueillons des enfants à la naissance jusqu’à l’âge de cinq ans où ils sont libérés. Si la mère de l’enfant est vivante, on le libère à partir de trois mois jusqu’à cinq mois», a-t-elle poursuivi, ravie de la libération de l’humanitaire. « J’espère la voir très vite à Gao parce que tout le monde a besoin d’elle. Les enfants comme les mamans», a soutenu Woura Mahamane avec un grand sourire. AT/MD (AMAP)
