Championnat de football du Mali : Le Stade malien termine en beauté

Bamako, 22 août (AMAP) Après cinq mois d’interruption pour cause de crise sanitaire du Civid19, le championnat national de football a repris, vendredi, avec la 22è et dernière journée de la phase de poule. En déplacement à Mopti, le Stade malien s’est imposé devant l’AS Sabana (2-1). Leaders incontestés de la poule B, les Blancs, déjà qualifiés pour le Carré d’as, comptent désormais 54 points tandis que l’AS Sabana reste bloquée à 11 unités et va jouer les play-off pour le maintien. La 22è journée se poursuit, samedi et dimanche. Mais l’incertitude plane sur plusieurs matches, notamment AS Police-Djoliba, COB-USC Kita, Avenir AC-Nianan. Certains clubs refusent de prendre part à la suite de la compétition. Ils dénoncent des irrégularités dans la mise en place des Commissions indépendantes de la Femafoot. LS/MD (AMAP)

Championnat de football du Mali : La reprise

Bamako, 22 août (AMAP) Après cinq mois d’interruption pour cause de la maladie à coronavirus, le championnat national reprend ses droits cet après-midi avec les rencontres de la 22è et dernière journée de la phase de poules. Des confrontations d’autant plus importantes qu’elles permettront de connaître le nom des deux dernières équipes qualifiées pour le Carré d’as et des huit équipes qui disputeront les play-offs pour le maintien dans l’élite. Deux équipes ont déjà validé leur ticket pour le Carré d’as. Il s’agit du Djoliba, premier de la poule A avec 51 points et du Stade malien, leader de la poule B avec 51 points. Les deux derniers tickets se jouent entre le Réal (2è, 37 points), l’AS Police (3è, 36 points), le CSD (4è, 35 points) dans la poule A et le COB (2è, 36 points) et Yeelen olympique (3è, 36 points) dans la poule B. Parmi les huit équipes qui doivent disputer les play-offs, on connaît déjà le nom de six formations. Pour la poule A, il y a Avenir de Tombouctou (10è, 19 points), Mamahira AC de Kati (11è, 15 points) et AS Performance (12è, 13 points), alors que les élus de la poule B ont pour nom le CSK (9è, 17 points), l’AS Sabana de Mopti (10è, 11 points) et l’US Bougouni (11è, 11 points). Les deux autres tickets pour les play-offs se jouent entre le Nianan (7è, 25 points), l’ASB (8è, 24 points), le Sonni AC (9è, 23 points) dans la poule A; l’Usfas (6è, 24 points), Asom (7è, 23 points) et l’AS Black Star (8è, 21 points) dans la poule B. Au total, 11 rencontres sont au programme de la 22è journée dont 6 à Bamako. La rencontre la plus attendue est sans doute celle qui opposera le Réal, 2è de la poule A avec 37 points et LC. BA (5è, 34 points) samedi 22 août au stade du 26 Mars. Cette rencontre est placée sous le signe de la revanche pour le Réal qui a été battu 1-0 à l’aller par les Tigres du président Sékou Diogo Keïta (but de Mohamed B. Traoré). Depuis, l’eau a coulé sous les ponts, le technicien ivoirien des Scorpions, Yélato Silué a été limogé et remplacé par Kamel Djabour, ancien entraîneur du Djoliba. Pour cette rencontre, le Réal doit impérativement gagner pour être sûr de participer au Carré d’as, ce qui n’est pas le cas pour les Tigres de Lafiabougou. En effet, LC. BA doit gagner contre le Réal et en même temps compter sur les défaites de l’AS Police et du CSD face, respectivement au Djoliba et à l’AS Performance, pour décrocher le précieux sésame. C’est dire que les joueurs de la Commune IV ne sont pas maîtres de leur destin, contrairement aux Scorpions qui doivent simplement gagner pour disputer le Carré d’as. Le troisième prétendant au précieux sésame s’appelle l’AS Police qui sera face au Djoliba, demain au stade Mamadou Konaté. Si les Policiers (3è) s’imposent et qu’en même temps LC. BA l’emporte face au Réal, ils passeront devant leurs concurrents directs et valideront leur ticket pour le Carré d’as. Tout reste donc possible pour les trois formations et bien malin qui pourra dire laquelle des trois disputera la deuxième phase du championnat. La rencontre qui opposera l’USC Kita (2è) et le COB (5è), samedi au stade Mamadou Konaté est également une belle affiche. Si l’équipe de la capitale de l’Arachide n’a rien à perdre dans cette rencontre, ce n’est pas le cas des Olympiens qui ont impérativement besoin d’une victoire pour se qualifier pour le Carré d’as. Au match aller, les Olympiens s’étaient fait surprendre 1-0 à Kita. L’autre choc opposera Yeelen olympique (3è, 36 points) et l’USFAS, (6è, 24 points). Un succès de Yeelen olympique conjugué avec une déconvenue du COB devant Kita, propulsera l’équipe de la Commune II au Carré d’as. Pour les autres rencontres, l’AS Sabana défiera le Stade malien cet après midi au stade Baréma Bocoum de Mopti, demain le Sonni AC et Avenir AC recevront, respectivement Mamahira AC et le Nianan dans des matches délocalisés à Mopti. A Koulikoro, l’AS Performance en découdra avec le CSD, tandis que l’AS Bakaridjan s’expliquera avec l’ASB au stade municipal de Barouéli. Les deux dernières rencontres de cette 22è journée opposeront l’AS Black star et l’US Bougouni d’une part et d’autre part, les Onze Créateurs et le CSK.  Vendredi 21 août au stade Baréma Bocoum AS Sabana-Stade malien : 1-2 Samedi 22 août au stade Baréma Bocoum 15h30 : Sonni AC-Mamahira AC 18h : Avenir AC-Nianan Au stade Mamadou Diarra. H 15h : AS Performance-CSD Au stade de Barouéli 15h : AS Bakaridjan-ASB Au stade Mamadou Konaté 15h : AS Police-Djoliba 17h : COB-USC Kita Au stade du 26 Mars 15h : Réal-LC. BA 17h : Yeelen olympique-Usfas Dimanche 23 août au stade Mamadou Konaté 15h : Black star-US Bougouni 17h : Onze Créateurs-CSK NB : Le Collectif des ligues et clubs majoritaires de la Fédération malienne de football (CLCM) a décidé de ne pas participer au championnat et l’incertitude plane sur la tenue de certains matches. BT/MD (AMAP)

Mali : Retour au calme à Gao (Nord)

Par Mohamed TOURE Gao, 22 août (AMAP) La Cité des Askia, Gao, avait une allure de ville morte vendredi. Au lendemain des violences, samedi, la situation s’est nettement améliorée. Les activités ont repris et les populations vaquent à leurs occupations. Au marché, les boutiques ont rouvert. « Nous avons décidé d’ouvrir nos boutiques aujourd’hui après les mouvements d’hier (Ndlr, vendredi). La situation était grave hier. Avec les tirs et la tension, c’était impossible d’ouvrir les boutiques », explique un commerçant. Au 4ème quartier, « Aljanabandja », d’où est parti la violence, jeudi soir, avec l’assassinat de deux jeunes par des hommes armés non identifiés, les activités ont également repris. Les commerces fonctionnent. La présence militaire reste toujours impressionnante en certains endroits, notamment au centre-ville. Des véhicules militaires sont encore stationnés devant les bâtiments administratifs. On note, aussi, la présence de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) avec les forces maliennes en différents points et à l’intérieur du marché. Selon plusieurs témoignages, la promptitude de la réaction des Forces armées maliennes et leurs partenaires internationaux a permis, hier, de faire baisser rapidement la tension. Les patrouilles militaires, souvent avec des véhicules blindés, se sont multipliées tout au long de la journée. Des hélicoptères ont aussi sillonné le ciel pour rassurer les populations. D’autres actions ont été entreprises au niveau social pour éviter l’escalade. Dans la soirée d’hier, au cours de longues interventions radiodiffusées, plusieurs leaders religieux et légitimités traditionnelles ont appelé au calme et à la retenue. Une note de service de l’hôpital régional, rendue publique, jeudi, confirme le décès de deux personnes et neuf autres blessés dans les violences du jeudi et du vendredi. « Les victimes admises à l’hôpital présentaient des blessures causées par des armes à feu », a précisé le service de santé. MT/MD (AMAP)

Culture : Tresses et parures en milieu Songhoy, dans le Nord du Mali

Par Abdourhamane TOURE Gao, 22 août (AMAP) En milieu sonrhaï, dans le Nord du Mali, chaque étape de la vie d’une femme correspond au port de certaines parures, de la naissance à la mort, en passant par la jeunesse, le mariage, la maternité et la vieillesse. Les tresses grosses, moyennes ou minces expriment merveilleusement le génie artistique songhoy. Quant aux parures, elles sont confectionnées dans une multitude d’objets très significatifs chez les Songhoy. C’est le cas des perles fabriquées à partir de coquillages d’ambre : bagues, bracelets et autres.. La secrétaire stagiaire au Musée du Sahel à Gao, Mme Maïga Farimata Touré, explique que les tresses songhoy sont créées en fonction de la culture, de l’identité ethnique, des événements, des envies et, surtout, pour le respect que les femmes ont de la beauté des coiffures. Mme Maïga lève le voile sur l’art des tresses songhoy : « elles peuvent être faites de manière torsadée sur le cuir chevelu. Dans le milieu traditionnel, elles sont multiples et très variées. Les tresses songhoy se classent en trois catégories : les tresses avant l’âge nubile, les tresses de beauté, les tresses frappées d’interdit ». Les tresses avant l’âge nubile, « Jisi », signifie « réservé « la jeune fille est rasée. Une mince bande de cheveux est gardée sur le front. Elle est divisée et tressée en deux rangées de la gauche vers la droite. Le « Tchiéchi  » est tressé sur la tête des jeunes filles de 10 à 15 ans. Le message qu’elle transmet, en songhoy, est : ce qui est posé sur la bordure ». Cette tresse s’accompagne toujours d’un boubou blanc, d’un pagne noir et la fille porte des chaussures en peau d’animal. Les tresses « Sourgou-sourgou » sont réservées à la jeune fille de 13 ans ou plus. La tresse de beauté  « Zourazoura » orne la tête de la jeune femme et est portée au moment des différentes fêtes. « Les Zoota-Kamba » sont également les tresses de beauté réservées aux femmes célibataires. La maternité est traduite par une tresse appelée « KoKara ». Après l’accouchement, la mère du bébé transmet son message en portant cette coiffure. Il en existe deux. Les tresses sont entrelacées de perles (Kawla) qui ont des significations. Premièrement, si la femme porte au front trois « Kawla », l’enfant qu’elle porte sur le dos est un garçon. D’où le nom de « Kokara-Izé-aro ». Si elle porte quatre «Kawla» l’enfant est une fille. Cette coiffure porte le nom de « Kokara-izé-woyo ». Les femmes mariées, qui ont fait deux maternités, portent la coiffure « Zumbu » qui a la forme d’une crête de coq. Ainsi, les cheveux sont tressés de tous les côtés parsemés de perles. Le front est couvert de nattes de perles. Le milieu de la tête est couvert par le «Zumbu » à la crête agrémentée de lambeaux de fils rouges qui tombent sur les joues. Les « Zoota-Kamba » ou « manche de louche » désignent les cheveux tressés sur tous les côtés, mélangés ou entrecoupés de perles « Kawla ». Ce sont des tresses de beauté rassemblées sous forme de manche de louche qui sont la marque des femmes célibataires, en quête de l’âme soeur. Elles révèlent la situation sociale de la femme. La coiffure «Yolo-Gorbo» ou «Yola-Yola» est compliquée. Les cheveux sont divisés et tressés de telle sorte que les tresses pendent des deux côtés sur les joues. Une touffe de tresses tombe sur le front. Plusieurs tresses éparpillées recouvrent la nuque. « Bamba-Bamba » ou encore « Yénia hiri » sont des réussites de perles disposées sur le front. Les cheveux sont tressés en remontant de la nuque au front. Ce travail est enrichi avec des perles « Kawla ». Ces perles multicolores soutiennent les tresses. La nouvelle mariée porte cette coiffure toute la semaine après le mariage. Elle est interdite aux veuves, femmes non mariées et âgées. La tresse «Moorari» est interdite aux filles. Elle est uniquement l’attribut des femmes âgées. La vue de la tresse «Binba» est interdite à tout homme qui peut marier la femme après son veuvage de quatre mois et dix jours. Selon les confessions religieuses, la « Faata » est interdite aux autres femmes.». Les tresses « Hilo Hilo » appartenaient aux seules femmes de l’ethnie «Gorongobou» de Gao. Par contre, « Bamba-Bamba », « Manga-Fa », « Zumbu » sont utilisées par toutes les catégories de femmes de la communauté songhoy. Qu’elles soient grandes dames, épouses de rois, d’empereurs ou d’hommes libres. Cette tresse se fait le premier jour du mariage. Elle est interdite au nouveau marié de voir cette tresse, car il serait possédé par les esprits. Le modèle « Moorari » signifie caresse en milieu songhoy. Les cheveux sont divisés en deux ou trois parties et sont tressés sans finesse du front vers la nuque. Il est propre aux femmes qui ont atteint l’âge de la ménopause. Mais elle est interdite aux autres femmes songhoy. Dans certains milieux, on l’appelle « Kum-Kum », «Faata», ou encore « Faata-Koli » qui veut dire rassembler, réunir. Cette coiffure se distingue par sa simplicité. Le directeur régional du Musée du Sahel de Gao, Abdoulaye Maïga, explique que les tresses songhoy permettent aux femmes de se rapprocher, de partager les moments de bonheur et de malheur. Il précise aussi que le rôle social des tresses, en milieu songhoy, se reflète dans l’apprentissage car la transmission du savoir-faire des compétences dure longtemps entre les générations. Mme Maïga Mariam Maïga, secrétaire au gouvernorat de Gao exprime sa fierté d’être descendante de l’ethnie sorgho. Cependant, elle ne croit pas aux interdits de certaines tresses. Selon elle, le mariage est un destin. Elle affirme avoir déjà porté des tresses songhoy (Hilo-hilo, Bamba-bamba et Zota-Kamba) sur exigence de sa mère, ajoutant que certaines coutumes n’ont plus leur place. Mme Maïga Halimatou Touré (Halibara) est la gardienne des tresses songhoy de la Région de Gao qu’elle a hérité de sa grand-mère, Agaïchatou Bilal, originaire de Gao et de la famille «Gorongobou». Selon elle, grâce au métier de coiffeuse de tresses songhoy, elle est connue sur les plans régional et national. Au niveau de l’artisanat de Gao, Mme Maïga Halimatou est la seule qui fait encore les tresses songhoy, prête les tresses songhoy

Incidents à Gao : Trois morts et plusieurs blessés

Gao, 21 août (AMAP) Des incidents dans la ville de Gao (Nord), ont fait trois morts et plusieurs blessés, lorsque, dans la nuit de jeudi, aux environs de 21h 30mn, des individus armés ont ouvert le feu, à bout important, sur un groupe de jeunes qui prenaient du thé devant une famille, au quatrième quartier Aljanabandia. La troisième victime a eu lieu, vendredi, vers 11 heures du matin, dans ce qui semble être des incidents intercommunautaires. Selon plusieurs versions, des jeunes auraient, ainsi, vengé l’un des leurs lynché, dimanche dernier, par d’autres jeunes d’une autre communauté. Ceux-ci informés de la mort de leurs camarades ont passé toute la nuit, de jeudi à vendredi,  à brûler des pneus et à vandaliser certains commerces tenus ceux qu’ils tiennent pour responsables. Dans un enchaînement de violences, des jeunes, qui continuent à parader en ville dans des pick-up, auraient tiré à balles réelles sur des passants, faisant plusieurs blessés. Tôt le matin du vendredi les forces de défense et de sécurité ont saisi des armes sur certaines personnes. Le commandant par intérim du théâtre-Est des opérations « Maliko », le colonel Bouréhima Coulibaly, a assuré que depuis hier soir (Ndlr, jeudi) jusqu’à ce matin (vendredi) les forces de sécurité ont le contrôle de la situation. Il a indiqué qu’une partie de la mission des Forces armées maliennes (FAMa) est la sécurisation des personnes et de leurs biens. Le c Actuellement, toute la ville de Gao et sa périphérie sont sous contrôle des FAMa. Les forces étrangères, aussi, sont présentes sur le terrain, en particulier, la force Barkhane qui sécurise l’hôpital de Gao où ont été évacués les blessés et les morts. Les crépitements des armes continuent. Tous les commerces sont fermés et la majeure partie de la population est terrée dans les maisons. Des hélicoptères continuent à survoler la ville. Le gouverneur de Gao, le général Sidiki Samaké, a réuni les notabilités de la région et les responsables des forces de l’ordre ainsi que les leaders des communautés arabes et songhoy. Mais avec les tirs d’armes, les participants ont sollicité du premier responsable de la région de surseoir à la rencontre, en attendant le calme. Avant de reporter la rencontre, le gouverneur a écouté les leaders des deux communautés et la jeunesse. Une grande partie des intervenants a demandé au gouverneur, de procéder au désarmement de tout individu armé, autre que les forces de sécurité. AT/MD (AMAP)  

 Gao (dans le Nord du Mali) : Sous haute tension

Gao, 21 août (AMAP) La ville de Gao, dans le Nord du Mali, est sous tension, vendredi, les activités sont réduites et beaucoup de personnes préfèrent rester chez elles. Plusieurs boutiques, les banques et services n’ont pas ouvert leurs portes. Des tirs sporadiques sont entendus, dans la matinée. Un important dispositif sécuritaire est déployé dans la ville. Des colonnes de véhicules militaires patrouillent depuis le matin. Des avions de chasse et des hélicoptères survolent également la ville. D’autres véhicules militaires des Forces armées maliennes et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) sont positionnés devant le Gouvernorat, la Mairie ou encore l’Assemblée régionale. Ces mouvements sont consécutifs à l’assassinat, jeudi soir, au 4ème quartier « Aljanbandja », de deux jeunes par des hommes armés non identifiés. Le « grin » (club d’amis) des jeunes a essuyé des tirs à l’arme automatique par des individus à bord d’un véhicule, ont rapporté des témoins. Ces violences ont provoqué l’ire de groupes de jeunes qui sont nuitamment descendus dans les rues. Des rassemblements de jeunes ont été signalés, aux environs de 23 heures à travers la ville, notamment sur certaines artères où ils sont brûlé des pneus et pose des barricades. MT/MD (AMAP)

Mopti : Fin d’un atelier de formation en Fulfulde au profit de 30 femmes de la région

Mopti, 21 août (AMAP) Un atelier en Fulfildé (Peulh) au profit 30 femmes opératrices  d’activités génératrices de revenus (AGR) des cercles de Mopti, Djenné, Douentza et Bankass, a pris fin mardi dans la Cité de la Venise Malienne, sous la présidence du directeur de l’académie d’enseignement, Daouda Doumbia, a constaté l’AMAP. Organisé par le ministère de l’éducation nationale à travers la direction nationale de l’éducation non formelle et des langues nationales (DNENF-LN), l’atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de développement durable des exploitations pastorales au sahel (PDDEPS). Son objectif est d’apprendre aux femmes opératrices d’AGR à lire, écrire et calculer en peulh pour les soutenir dans la gestion de leurs activités. La formation a permis aux  participantes d’acquérir  des connaissances dans la tenue des documents écrits pour la traçabilité  de leurs entreprises. Daouda Doumbia a salué le courage et le professionnalisme des formateurs pour avoir su transmettre à la cible en un si peu de temps une importante somme de connaissances pouvant les permettre de restreindre les erreurs dans la conduite de leurs affaires. Le directeur de l’académie d’enseignement a enfin exhorté les bénéficiaires de la formation à redoubler d’ardeur, a saisi l’occasion pour rappeler que la réussite est au bout de l’effort. La porte parole des bénéficiaires, Hawa Tamboura venue de Konna a apprécié la session à sa juste valeur et souhaité qu’elle soit suivie d’autres pour les permettre  de mieux cerner leurs domaines d’intervention. La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence du directeur régional des productions et industries animales, Hamadi Kane Diallo et du chef de division des langues nationales à la DNENF-LN, Abdramane Ba. DC/KM (AMAP)

Diéma : Travaux de canalisation des eaux de ruissellement

Par Ouka BA Diéma, 20 août (AMAP)Le service de la Subdivision des routes de Diéma a entrepris des travaux de canalisation, dans le cadre de l’entretien courant des routes, par la méthode à Haute intensité de mains d’œuvre (HIMO), au titre du programme 2018, 3èmephase, dans la Région de Kayes. Ces travaux d’infrastructures cofinancés par  l’Etat malien et l’Union européenne (UE), à travers l’Autorité routière, sont destinés à regler le manque de système de canalisation pour le drainage des eaux de ruissellement. Chaque année, la ville était de Diéma est victime d’inondations qui causent parfois d’énormes dégâts. En plus, l’état boueux des rues, pendant l’hivernage, rend impraticable la circulation. Des travaux seront effectués dans le domaine de la voirie municipale.                        Des bretelles seront posées entre Diéma et Tinkaré et entre Madina et Débo Bambara. A l’intérieur de la ville, des travaux de rechargement partiel en latérite et en moellon, seront effectués, ainsi que la construction de ralentisseurs de vitesse pour réduire les nombreux accidents, surtout de motocyclistes. Par rapport aux caniveaux, un radier de 20 mètres sera posé en face de l’ancien Centre de santé de référence ; un autre, entre Diéma et Tinkaré. Un fossé d’une profondeur de 60 cm et 80 cm de largeur sera creusé, cimenté et dallée, sur une distance de cent cinquante mètres, sur l’artère principale, quittant le quartier Razel pour aboutir à la Maison d’arrêt, là où il y a plus de concentration d’eau. Il est prévu, également, la construction des routes Diangounté Camara-Kournikoto, dans le cercle de Kita, Tassara-Diéoura,  Fatao-Lambidou, Diéma-Madiga Sacko. Le chef du service de la Subdivision des routes de Diéma, par intérim, Karamoko Diallo, s’est dit satisfait de l’état d’évolution du chantier, qui, comme annoncée par le représentant de l’entreprise adjudicataire des travaux, Mahamane Coulibaly, est à ce jour à 90% d’exécution.. M. Coulibaly, a assuré de terminer le chantier dans le délai requis. Par contre, il regrette les intermittentes pluies qui empêchent, souvent, les travaux d’avancer. Interrogé sur le sujet, le maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako, dira que la réalisation de ces importants ouvrages permet, d’une part, de faciliter le drainage des eaux de pluie et, d’autre part, de contribuer surtout  au désenclavement intérieur du Cercle de Diéma, tout en rendant praticable la route Diangounté Camara-Kita, en traversant la boucle du Baoulé. L’élu a rassuré sur l’accompagnement du Conseil communal, dans la mesure de ses moyens, afin d’éviter de contribuer aux efforts. La démarche a été doublement saluée par le secrétaire général du Conseil local de la société civile, Oumar Niaga. Il a expliqué que ces ouvrages permettront de rendre plus fluide la circulation, en cas de pluie. Il a souhaité que de telles actions puissent se multiplier. Djibrilou, un conducteur d’engins poids léger avoue que les réalisations en cours aideront surtout les transporteurs qui ont des difficultés à circuler avec leurs véhicules brinquebalant dans les eaux. Pour se rendre au marché, s’il pleut, Binta est obligée de faire un détour de plusieurs mètres, déviant les flaques d’eau. Autant de retard pour sa cuisine. Une autre femme revient du marché, son pagne toujours sali par la boue. Cet homme, qui soutient que 150 mètres seulement de canalisation dans une ville vaste comme Diéma, exposée chaque année à des inondations, sont insignifiants, dira que « c’est comme une goutte d’eau dans la mer ». Il fallait, poursuit notre interlocuteur, en réaliser davantage pour libérer et désengorger certains quartiers. « Oui, mais c’est une question de moyens. Si l’Etat a injecté des fonds, nous devions plutôt nous en réjouir. Le Mali ne se limite pas à Diéma seulement, il est vaste », lui répond son compagnon. OB/MD (AMAP)

Retour à la normale : Le CNSP invite à la reprise du travail jeudi

Bamako, 19 août (AMAP) Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) a invité les travailleurs et les fonctionnaires à reprendre le service dès jeudi matin, annonçant que les mesures seront prises à cet effet. Dans son communiqué n° 001 lu devant la presse par son porte-parole, le colonel-major Ismaël Wagué, mercredi après-midi, à son Quartier général de Kati *près de Bamako), le CNSP rassure les populations que toutes les dispositions sont prises pour la protection des personnes et des biens ainsi que les lieux de travail. Le porte-parole du CNSP promet de prendre toutes les mesures dans le strict respect de la discipline militaire, à l’égard de tout porteur d’uniforme pris en flagrant délit de racket sur de paisibles citoyens. « Le Comité invite d’arrêter immédiatement les actes de vandalisme et de destruction des édifices publics. Au demeurant, tout contrevenant fera l’objet de sanctions », a déclaré le colonel-major Ismaël Wagué. Dans sa déclaration, le Comité a précisé avoir enregistré zéro mort et zéro blessé, lors de ses opérations, « contrairement à certaines allégations qui parlent de quatre morts et dix blessés ». Le CNSP a rencontré les secrétaires généraux pour donner des directives afin d’assurer la continuité de l’Etat. A l’issue de la rencontre, le colonel Assimi Goïta, président du CNSP, a expliqué que l’objet était d’expliquer sa vision aux secrétaires généraux. Pour lui, à cause de la situation que le Mali connaît aujourd’hui, « nous n’avons plus droit à l’erreur ». Les militaires ont remercié et salué “l’engagement citoyen du peuple malien et son attachement à la démocratie”. Ils ont, aussi, remercié l’ensemble des organisations de la société et celles de la presse nationale et internationale, avant d’inviter “les populations à vaquer librement à leurs occupations et de leur demander de reprendre sainement leurs activités”. Au lendemain de la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta, les activités ont tourné au ralenti au niveau de l’Administration où bon nombre d’agents ont préféré rester chez eux pour observer la suite des évènements. Les heures qui ont suivi l’intervention des militaires ont été marquées par des scènes de pillage à certains endroits de la ville. DD/MD (AMAP)

Coup d’état au Mali: Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) annonce ses premières mesures

Bamako, 19 août (AMAP) Le colonel-major Ismael Wagué, porte-parole des putschistes, a annoncé, mercredi, aux environs de 03 heures du matin, la mise en place d’une instance dirigeante dénommée Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Dans une déclaration lue à la télévision nationale, quelques heures après la démission, vers minuit, du président Ibrahim Boubacar Keïta, la dissolution de l’Assemblée nationale et du gouvernement, le CNSP a décreté la fermeture des frontières aériennes et terrestres du Mali et décrète la mise en place d’un couvre-feu de 21h à 05h du matin, jusqu’à nouvel ordre. “Pour éviter au pays de sombrer, nous les forces patriotiques regroupées au sein du CNSP avons décidé devant le peuple et l’histoire, de prendre notre responsabilité”, a déclaré le colonel-major Ismael Wagué, dans cette première adresse à la nation. Il était entouré de plusieurs autres officiers et sous-officiers parmi lesquels les colonels Malick Diaw, Sadio Camara. La capitale malienne a connu, une journée de mardi très agitée, suite à une mutinerie partie du Camp Soundiata Keita de Kati (à 15 km sur les hauteurs de Bamako) et l’arrestation d’Ibrahim Boubacar Keita, du Premier ministre, Dr Boubou Cissé ainsi que les membres du gouvernement par les mutins et conduits à Kati. AT/MD (AMAP)