Sikasso : Les forces vives se penchent sur les termes de référence de l’organisation des concertations nationales sur la Transition

Sikasso, 6 septembre (AMAP) Plus d’une centaine de participants composés de représentants de la société civile, de partis politiques, d’ associations et des forces de sécurité ont participé samedi dans la capitale du Kénédougou à la rencontre de validation des termes de référence pour l’organisation des concertations nationales sur la prochaine transition, a constaté l’AMAP. Ces termes de référence de trois pages sont constitués du contexte et de la justification des concertations, des objectifs et des résultats attendus ainsi que la méthodologie du déroulement des travaux. La rencontre était présidée par le gouverneur de région, Boubacar Bagayoko entouré de ses proches collaborateurs. A l’ouverture des travaux, le Chef de l’exécutif régional l a situé l’évènement dans son contexte à savoir plancher sur les termes de référence en vue de les valider pour les concertations nationales. A l’issue des débats souvent passionnés, les forces vives  ont validé le document tout en faisant quelques recommandations qui sont entre autres, la large diffusion des résultats des concertations nationales sur  la Transition, la feuille de route et la charte par les canaux appropriés. Les participants de Sikasso souhaitent que la plénière des concertations nationales soit retransmise en direct sur les réseaux de l’ORTM pour que tout le peuple malien soit témoin de l’évènement. Le Gouverneur de région a remercié les participants pour leur engagement et la qualité des débats dont la quintessence sera présentée par les délégués de la région aux concertations nationales. FD/KM (AMAP)                  

Chefs de quartier : Ces maillons importants de l’administration territoriale

Par Amsatou Oumou TRAORE Bamako, 6 sept (AMAP) Une banale discussion que nous avons surprise entre des collègues de la rédaction sur le statut actuel des chefs de quartier nous a amené à nous intéresser à ces leaders traditionnels qui étaient essentiels dans la régulation des rapports humains au sein de la communauté. Toutes les préoccupations d’intérêt général étaient discutées autour d’eux parce qu’ils représentaient la caution morale. Aucun doute sur le fait qu’ils ont été des piliers essentiels de la société. Leaders traditionnels, ils jouent un grand rôle dans notre organisation sociale et administrative car ils constituent le premier échelon de l’autorité publique. Aujourd’hui, une certaine opinion pense que les chefs de quartier sont réduits à jouer les seconds couteaux. C’est du moins ce qu’en pensent beaucoup de nos compatriotes qui n’arrivent plus à situer les chefs de quartier dans notre organisation sociale. Des analyses croisées de leaders traditionnels et de conseillers municipaux expliquent, d’abord, qu’un chef de quartier est une autorité traditionnelle, une sorte d’interface entre les individus représentant une même communauté et la collectivité locale. C’est lui qui porte les préoccupations de la communauté et reste un médiateur. Il est consulté dans les situations de conflit où il est censé arbitrer avec équité et justice. Malheureusement, les chefs de quartiers sont réduits à jouer, dans un système de décentralisation, le rôle de relais des collectivités territoriales. Kabouné dit Bemba Diakité est le chef de quartier de Djicoroni-Para. L’homme de 51 ans, entouré d’une cour, nous accueille avec la plus grande hospitalité mais, surtout, l’énorme considération qu’on accorde à l’hôte dans la tradition malienne. Il est à la tête de la chefferie traditionnelle depuis un certain temps et partage le même constat sur le rôle actuel des chefs de quartier. Lui même reconnaît que les chefs de quartier occupent de moins en moins le devant de la scène comparativement à une certaine époque où, ils régentaient tout. Il précise qu’auparavant, toutes les questions étaient débattues dans le vestibule du chef de quartier avec ses conseillers. Ceux-ci étaient capables de mener de grandes réflexions sur la situation et de proposer au chef de quartier des solutions incontestées et incontestables au sein de la communauté. Parce qu’au sein de la communauté on savait, pour reprendre à notre compte l’expression d’un homme politique français, en l’occurrence Jean-Luc Mélenchon commentant ces rapports avec un de ses collaborateurs, qu’un conseiller «n’emmènera personne dans le mur par lubie». Les analyses des collaborateurs du chef de quartier étaient empreintes de sincérité, de vérité, d’équité mais surtout de sens de responsabilité. Bemba Diakité explique pourquoi la chefferie est tombée dans son giron familial. «Nous sommes les autochtones de la localité. Dans notre lignée, la chefferie se transmet par descendance, précisément de père en fils», explique le 13è chef de quartier dans sa lignée qui a hérité du trône. MODIQUE SOMME – La rémunération des chefs de quartier est en train de devenir un sujet de discussion sur toutes les lèvres. Les chefs de quartier, eux-mêmes, ont des scrupules à aborder la question. Mais puisqu’il faut bien qu’on en parle, Bemba Diakité accepte de verser son avis dans la discussion. Il confirme que les chefs de quartier perçoivent une indemnité trimestrielle de 15.000 Fcfa, soit 5.000 Fcfa par mois. Il donne la provenance de cette modique somme pour l’autorité morale que représente un chef de quartier. La mairie apporte 10.000 Fcfa et le gouvernorat contribue à hauteur de 5.000 Fcfa. Même s’il ne cracherait pas sur une augmentation de cette indemnité, il requiert d’abord que l’Etat accorde plus de considération, plus d’attention aux leaders traditionnels. Namory Keita est conseiller du chef de quartier de Djicoroni-Para Troukabougou. Il fait un large tour d’horizon des procédures de désignation des conseillers. Ceux-ci sont désignés pour un mandat de cinq ans renouvelable après concertation de la population du quartier. Au détour des explications sur le mode de désignation des conseillers du chef de quartier, notre interlocuteur du troisième âge nous laisse entendre qu’il a 108 ans et vit depuis 30 ans cette expérience. Il précise que chaque chef de quartier est entouré de 15 conseillers en charge de différents domaines. Pour ce qui le concerne directement, il précise être chargé du règlement des conflits au sein de la communauté. En outre, Namory Keita relève qu’aujourd’hui, leur rôle est méconnu du grand public parce que les gens préfèrent porter leurs différends devant la police ou la justice. Alors que ces incompréhensions peuvent avoir des solutions au niveau de la chefferie traditionnelle. Le chef de quartier et ses conseillers étaient les premiers médiateurs dans les conflits. L’aîné confiera que la chefferie traditionnelle travaille moins avec l’administration. Si pour lui, les chefs de quartier dans la capitale n’ont plus le même privilège qu’avant, il est catégorique que leurs collègues des villages gardent toutes leurs prérogatives. Il fait aussi sienne la requête de Bemba Diakité d’accorder plus d’importance à la fonction de chef de quartier et de conseiller dans la chefferie traditionnelle. Mme Massitan Touré, est officier d’état civil au Centre secondaire de Kalabancoura, en Commune V du district de Bamako, la capitale malienne. Elle explique les liens spécifiques qui unissent la collectivité et la chefferie traditionnelle. Selon elle, l’autorité communale a pris seulement une petite partie de la gouvernance traditionnelle dans la forme et non le fond. Il s’agit, selon elle, de la gestion du foncier. Toutefois, ils n’ont pas les mêmes statuts en la matière. Mme Touré fait remarquer que la collectivité s’occupe de la gouvernance locale qui était déjà faite par l’administration centrale. Celle-ci a transféré ses compétences aux élus communaux. Donc pour elle, les chefs de quartier continuent de jouer un rôle important, celui de règlement des différends dans la société. Pour le choix des chefs de quartier, Massitan Touré précise que le dernier mot revient toujours à la tutelle, le gouvernorat d’entériner le choix. Elle invite les chefs du quartier à garder une neutralité dans le règlement des conflits. Pour elle, il est clair que certains chefs de quartier laissent

Hommage aux militaires tués à Guiré : Un deuil national de trois jours décrété au Mali

Bamako, 5 septembre (AMAP) Le président du Comité national pour le salut du peuple NSP a décrèté, samedi un deuil national de trois jours à compter du dimanche 06 août, pour rendre hommage aux dix soldats du bataillon GTA-Waraba d’une mission de ravitaillement Forces armées maliennes (FAMa), tombés, jeudi dernier, à Guiré, dans le cercle de Nara (Centre). Durant le deuil, les drapeaux sont mis en berne sur les bâtiments et édifices publics partout sur le territoire national. Dans le même esprit, une cérémonie funèbre et d’honneurs militaires est prévue, dimanche à 10h, sur la place d’Armes de Kati pour saluer la mémoire des hommes tombés à Guiré et ailleurs sur les théâtres d’opérations. AT/MD (AMAP)

Nara : Les Forces armées maliennes neutralisent une vingtaine de terroristes à Guiré (Centre)

Nara, 6 septembre (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), en patrouille, ont neutralisé ,dans la nuit de jeudi à vendredi, une vingtaine de terroristes à Guiré, localité située dans le Cercle de Nara (Centre), a appris l’AMAP de source sécuritaire. La même source précise que les FAMa, qui sont entrées dans une embuscade, ont riposté mettant hors d’état de nuire une vingtaine de terroristes avant de récupérer du matériel militaire et plusieurs autres objets. Les forces armées nationales ont perdu une dizaine d’éléments, comptent 4 blessés et 3 de leurs véhicules détruits, selon notre source qui ne précise pas la direction prise par le reste des assaillants encore moins les moyens de transport qu’ils empruntent ou leur identité. « Un renfort a été dépêché dans la localité pour ratisser les lieux et retrouver les assaillants ou leurs complices », déclare notre source. KM (AMAP)

Concertation nationale au Mali : Les travaux quelque peu agités

Bamako, 5 sept (AMAP) Les Maliens savent qu’ils ne pourront parvenir à une transition réussie qu’en se parlant pour dégager et hiérarchiser les priorités. Sous l’arbre à palabres, samedi, les forces vives de la Nation ont convenu de ce qu’il faudrait aborder lors de la concertation nationale annoncée pour les 10, 11 et 12 septembre. Autrement dit, elles ont validé les Termes de référence (TDR) dans une atmosphère quelque peu agitée. En effet, dans son organisation, l’exercice s’est s’avéré plus compliqué que ne l’avait certainement imaginé le Conseil national pour le salut du peuple (CNSP). Le filtre à l’entrée principale du Centre international de conférences de Bamako (CICB), où se sont déroulés les travaux, a été mis à mal par des jeunes se réclamant du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui ne disposaient pas d’accréditation. C’était le début d’une stratégie de forcing qui leur permettra, par la suite, de prendre la tête de certains groupes de travail, notamment le n° 3. « Allons-y dans une autre salle », murmuraient certains jeunes du Mouvement après avoir réussi à faire élire (par vote) Dr Mahamadou Konaté comme président de ce groupe. Pour eux, le M5-RFP est le principal partenaire du CNSP et doit jouer un rôle de premier plan dans le processus de changement que devrait impulser la transition. Toutes choses qu’on leur concède implicitement dans le projet de TDR, en faisant ressortir les actions menées par le Mouvement contre le défunt régime. Mais pour la réussite de la transition, a rappelé le colonel Malick Diaw, 1er vice-président du CNSP, dans son discours d’ouverture des travaux, « le Mali a besoin de tous ses fils et tout le monde doit se donner la main ». Il a estimé que cette transition offrait l’opportunité à tous d’apporter sa pierre à l’édification d’un Mali nouveau. Cette conviction du vice-président du CNSP peut expliquer la présence de certains dignitaires de l’ancien régime à cet atelier. Outre des anciens ministres, dont Amadou Koïta, il y avait les leaders de partis politiques membres de l’ancienne mouvance présidentielle, comme ceux du Rassemblement pour le Mali (RPM) et de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour solidarité et la justice (ADEMA-PASJ). À 13 heures 10 minutes, les groupes n° 3 et 1 n’avaient pas encore entamé les travaux, alors que les n° 4 et 5 étaient déjà dans le vif du sujet. Au même moment, des délégués cherchaient encore désespérément un groupe. « On a pourtant dit que les gens pouvaient intégrer le groupe de leur choix », a rétorqué un capitaine de la gendarmerie à Moussa Sidibé, un enseignant « sidéré par le cafouillage qui caractérise l’organisation ». La liste de répartition entre les différents groupes avait été contestée dès sa présentation au public. Les noms de plusieurs associations et partis politiques connus n’y figuraient pas. Et certains mouvements membres du M5-RFP, comme la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), voulaient être cités nommément pour la simple raison que « des associations qui n’ont pas lutté apparaissaient sur la liste », selon Alassane Touré, membre de ce regroupement. Au cours des débats, au sein des groupes, les intervenants ont relevé les insuffisances du document soumis a leur appréciation. Dans la majorité des cas, il s’agissait plutôt d’attirer l’attention sur des considérations corporatistes. Pour Alioune Ifra N’Diaye, il n’existe nulle part le mot culture dans les TDR, alors que le « problème malien est fondamentalement culturel ». Aliou Yalcoué plaidera pour la cause de la jeunesse dont les « préoccupations ne sont pas suffisamment évoquées dans le document ». Il faisait notamment allusion au chômage. Même dynamique dans le groupe n° 1. Certains, comme Mme Gologo, ont estimé que la crise a été traitée sur les deux dernières années, alors qu’elle a commencé en 2012. Une réalité à prendre en compte dans le document qui doit, également, selon elle, souligner les méfaits de l’injustice sociale et la nécessité d’appliquer les conclusions du Dialogue national inclusif (DNI). Hamane Touré dit Serpent plaidera, pour sa part, pour l’ajout d’un point dédié à la réorganisation de la société civile. Dans le groupe n° 2, il a été proposé de revoir à la hausse du nombre de participants – de 300 à 600, voire 1000- et de jours pour la tenue de la concertation nationale. ID/MD (AMAP)

École militaire interarmes du Mali : Les 41ème et 42ème promotions comptent 90 officiers

Bamako, 5 sept (AMAP) Nichée entre la colline mythique du « Nianan koulou », où a disparu le roi Sosso Soumaoro Kanté, en 1235, à la  bataille de Kirina, et les berges du fleuve Niger, la place d’Armes du Centre d’instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro (CIBSSK), a 60 km de Bamako, affichait fière allure vendredi dernier. C’était, à la faveur de la cérémonie de baptême des 41è et 42è promotion de l’École militaire interarmes (EMIA). L’évènement était couplé avec la sortie de formation de 48 élèves répartis entre le cycle spécial et celui d’adaptation de l’EMIA. Ainsi, la 41è promotion baptisée feu Commandant Karim Niang compte 58 jeunes officiers dont 13 personnels féminins et 09 étrangers (01 ivoirien, 02 Togolais, 04 Gabonais, 01 Guinéen, et 01 Tchadien). Forte de 32 élèves officiers d’active (EOA) dont 06 personnels féminins et 15 étrangers venus de 07 pays respectivement (02 du Congo, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Togo, Sénégal et 03 du Tchad). Elle porte désormais le lourd héritage du feu général de brigade Mady Macalou (ancien directeur central des services de santé des Armées 2000-2002). Commandeur de l’ordre national du Mali, il fut distingué de la médaille française de la Défense nationale avec échelon argent. Feu général Macalou a fait valoir ses droits à la retraite en décembre 2014 et est décédé, trois ans plus tard, le 06 août 2017 au Maroc. Pour avoir fait preuve d’excellence, nos compatriotes, les Sous-lieutenant Solange Zala et Sinaly Diané ont été classés respectivement major de la 41è et 42è promotions de la prestigieuse école militaire régionale. Au nombre de 49, les élèves du cycle spécial et celui d’adaptation sont des médecins généralistes et spécialistes. Ils sont aussi issus des pays partenaires du Mali. Ils suivent successivement un cycle académique d’un an et de trois mois d’adaptation. Placée sous la haute présidence du président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Assimi Goita, Chef de l’État, Chef suprême des armées, la cérémonie a enregistré la présence de la hiérarchie militaire malienne. C’était en présence des autorités administratives, traditionnelles et coutumières de la Région. À l’issue de la cérémonie, en sa qualité de Chef de l’État, Chef suprême des armées, le colonel Assimi Goita a indiqué que ces jeunes officiers, en prêtant serment viennent d’entrer dans la grande famille des officiers et cela doit obligatoirement avoir un impact positif sur les théâtres des opérations. Selon le Chef suprême des armées, les sous-lieutenants constituent la cheville ouvrière des forces armées de défense et de sécurité. En ce sens qu’ils auront en leur charge la vie des hommes et des femmes qui seront placés sous leur commandement, a soutenu le chef de l’État. Pour qui, ils doivent être des officiers de caractères, durs, et engagés pour apporter la sécurité et le bonheur au peuple malien. « Actuellement, le moral de la troupe est au beau fixe. C’est vrai que la situation n’est pas facile, mais nous sentons une nette progression par rapport aux opérations en cours, notamment un certain nombre de succès qui ont été réalisés », a confié le président du CNSP. En outre, le colonel Assimi Goita a remercié et encouragé les FAMa qui sont actuellement déployées sur le terrain, jour et nuit, et qui sacrifient leur vie au profit de la population malienne. « Nous restons engagés à leur côté et ils bénéficieront toujours de nos soutiens », a assuré le premier responsable du comité. En réponse, les deux majors, les Sous-lieutenant Solange Zala et Sinaly Diané ont rassuré le chef suprême des armées de la disposition de leurs camarades à défendre la patrie partout où besoin sera. Ce, « jusqu’au sacrifice ultime s’il le faut », ont-ils promis. AT/MD (AMAP)

Concertation nationale sur la transition au Mali : Des incompréhensions au tout début des travaux

Bamako, 5 sept (AMAP) Les travaux sur la validation des Termes de référence (TDR) des futures assises nationales sur la transition ont débuté, samedi, sur fond d’incompréhensions, samedi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Après la cérémonie d’ouverture présidée par le 1er vice-président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Malick Diaw, plusieurs incompréhensions ont émaillé le démarrage de la rencontre. Ces incompréhensions sont parties sur quelques plaintes de jeunes du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui exigeaient d’être inscrits au niveau des 05 groupes de travaux. Sitôt les travaux débutés, après la présentation de la répartition des groupes de travail, ces jeunes du M5-RFP ont élevé des protestations. Ils se plaignaient du fait que le M5-RFP n’avait pas été cité parmi les groupements représentés dans tous les cinq groupes de travail. Pour eux, ce n’était pas normal que le CNSP et la Coordination des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation (CMA) soient les seuls représentés dans tous les groupes. « C’est du mépris. Le CNSP a parachevé une œuvre. C’est une tentative de confiscation de la victoire du peuple. Comment comprendre que le CNSP et la CMA soient dans tous les groupes et pas le M5-RFP », a dénoncé l’imam Oumarou Diarra. Devant le tollé, les organisateurs ont dû expliquer que les participants pouvaient s’inscrire dans les groupes de leur choix. Il y a, notamment, des difficultés sur le choix du présidium dans les différents groupes de travail, le choix des présidents et des rapporteurs dans certaines salles. Au nombre des soucis observés ce matin, on peut noter la confusion sur l’ordre du jour chez certains participants. Des participants ont déjà commencé à faire des propositions sur la durée de la transition. D’autres se sont prononcés sur l’architecture du pouvoir transitoire. Ces débats de fond devraient attendre les assises prévues les 10, 11 et 12 septembre prochains. Après un moment de remue-ménage, le calme est revenu et les travaux ont repris leur cours normal. Le dialogue et la raison ont prévalu sur ces moments « d’impulsion » et de « coup de sang », laissant place à des concessions et la compréhension. Ainsi à l’heure de la pause café (13 heures locales), le calme a repris possession des lieux au Centre international de conférences de Bamako qui accueille cet événement national. L’atelier de validation des TDR de la concertation nationale, qui a débuté à Bamako et dans les capitales régionales, porte sur des échanges pour peaufiner le projet de TDR de la concertation nationale dont les travaux se tiendront les 10, 11 et 12 septembre prochains. A cette rencontre inaugurale, les partis politiques, syndicats, société civile, groupes armés signataires de l’accord pour paix et la réconciliation de 2015, sont conviés à se mettre d’accord sur les objectifs des consultations nationales. Dans les différentes régions, les échanges seront dirigés par les gouverneurs. Ces rencontres ont pour objectif d’obtenir un consensus sur la feuille de route, l’architecture, les organes et la charte de la transition. En procédant à l’ouverture des travaux, le colonel Malick Diaw, a indiqué que l’agenda du CNSP est clair et précis. Il s’agit de contribuer à la reconstruction du Mali. «Le temps presse, il faut aller vite mais sûrement, c’est dans cette démarche que le CNSP a pris l’initiative d’organiser cet atelier de validation des Termes de références», a ajouté le vice-président du CNSP. AT/TC/MD (AMAP)    

Transition au Mali : Les concertations prendront 3 jours au lieu de 2

Bamako, 4 sept (AMAP) Les journées de concertations nationales sur la gestion de la transition, initialement prévues pour durer deux jours (ce week-end), vont s’étendre sur les 10, 11, et 12 septembre 2020, avec la participation des délégués régionaux, nationaux et ceux de la Diaspora, a appris l’AMAP de source officielle. Dans un point de presse, jeudi soir, à Kati, le porte parole du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel major Ismaël Wagué, a expliqué que les concertations nationales débuteront les 5 et 6 septembre 2020 au Centre international de conférences de Bamako (CICB), à travers des ateliers de validation des Termes de référence (TDR) à Bamako et dans les capitales régionales. Ces ateliers ont pour objectif de disposer d’une feuille de route de la transition, de définir l’architecture et les organes de la transition et, enfin contribuer à l’élaboration de la charte de la transition. L’événement, placé sous la haute présidence du Colonel Assimi Goita, président du CNSP, verra la participation des partis politiques, organisations de la société civile, le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5 RFP) et les groupes signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Les organisations syndicales et les associations et faitières de la presse sont, également, invitées. TC/MD (AMAP)  

Hôtel de l’Amitié : Sit-in contre le licenciement de 76 employés

Bamako, 3 sept (AMAP) Une partie du personnel du Sofitel Hôtel de l’Amitié a tenu, mardi, un sit-in devant l’établissement hôtelier, pour protester contre le licenciement de 76 employés pour motif économique par la société tunisienne «Granada» gérante de la structure. Les employés ont, à cet effet, bloqué les différentes entrées et sorties de l’hôtel à l’aide de barricades et de leurs motos. Ils estiment n’avoir pas été avisés, et espéraient reprendre le service après des mois de chômage technique dus à la Covid-19. Contre toute attente, ils ont été invités à signer un acte de résiliation de contrat. A l’entrée, deux listes étaient soumises aux employés qui devraient signer. La première liste concernait les employés autorisés à prendre le travail et l’autre était destinée à ceux qui doivent être remerciés. «Au début, 76 employés de l’hôtel étaient sur la liste de licenciement. Nous constatons autre chose ce matin. Ils nous ont présenté deux listes : celle de ceux qui peuvent entrer pour travailler et la liste de licenciement que les intéressés doivent signer. Les agents n’ont pas été avisés», a déploré le secrétaire général adjoint du Comité syndical de l’hôtel de l’Amitié, Dr Aboubacar Diarra. Pour celui qui se présente comme membre du Bureau exécutif de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), certains travailleurs qui étaient sur l’ancienne fiche de congédiement ont été autorisés à reprendre le travail. D’autres n’y figuraient pas mais ont été surpris de constater qu’ils doivent être limogés. «Ces licenciements ne sont pas du tout fondés, parce que nous constatons que l’hôtel marche », explique le syndicaliste. L’administration de l’hôtel n’a souhaité répondre. Toutefois, un agent de police du Commissariat du 3è arrondissement faisait office d’intermédiaire entre le personnel et la direction générale. Le policier est ressorti avec une lettre de licenciement dument validée par la Direction régionale du travail du District de Bamako. Le tourisme fait partie des secteurs d’activités les plus touchés par la maladie à coronavirus, à cause notamment de la fermeture des frontières. Pour y faire, la direction générale de l’hôtel de l’Amitié a mis, au début du mois d’avril, 102 de ses employés en chômage technique. Pour montrer leur indignation face au non respect de la procédure utilisée en cette occasion, le Comité syndical de l’hôtel avait organisé un sit-in. En réponse à cette situation, la Direction régionale du travail du district de Bamako (DRT-DB) avait adressé une lettre au directeur général de l’hôtel de l’Amitié, en date du 30 mars 2020. La lettre précisait que cette décision de mise en chômage technique intervient en raison de l’annulation de l’ensemble de la réservation et de l’arrêt partiel du travail de l’hôtel de l’Amitié suite à la pandémie de Covid-19. Pour minimiser l’impact de la crise sanitaire sur les entreprises et éviter les licenciements massifs de travailleurs dans les secteurs affectés par cette crise, le gouvernement d’alors avait pris des mesures fiscales comme l’exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les consommations sur les facteurs d’eau et d’électricité effectuées au cours des mois d’avril et mai 2020. Il y a eu aussi des remises d’impôts, au cas par cas, et secteur par secteur, entre autres, la renonciation à la perception du produit de la Contribution forfaitaire à la charge des employeurs (CFE) et de la Taxe-logement (TL) auprès des entreprises du secteur privé pour les mois d’avril 2020 à décembre 2020 inclus. BBC/MD (AMAP)

Marchés de Bamako : Quel calvaire en saison des pluies !

Par Yacouba TRAORE  Bamako, 3 sept (AMAP) A Bamako, ville de plus de trois millions d’habitants, la saison des pluies tend à tourner au cauchemar pour les habitants. Dès que le temps menace, surtout tôt le matin, les ménagères accourent en direction des marchés, « pour, disent-elles, faire leurs courses avant la tombée de la pluie ». Sinon après, les marchés sont inondés. La boue drainée par les eaux de pluie occupe presque toutes les voies d’accès et les allées du marché. Un tour au marché de Sabalibougou (en Commune V) où Bintou Diarra est vendeuse de légumes frais. Chaque hivernage, elle côtoie des ordures drainées par les eaux de pluies. Contrairement à l’adage qui dit qu’«après la pluie, c’est le beau le temps», ici au marché, après les précipitations, « c’est plutôt le calvaire pour les marchands et les clients », lance la commerçante, l’air dépité. « Certains clients n’ont même pas envie de fréquenter le marché par peur de marcher dans la boue et les flaques d’eaux stagnantes », renchérit Awa Dao, marchande de poissons fumés. Cliente venue faire ses courses de la semaine, Mme Maïga Zeïnabou Dicko exprime, elle aussi, son courroux. «Les voies menant au marché sont impraticables après la pluie. Comme vous pouvez le constater, le marché est presqu’inondé aujourd’hui », dit-elle. « Après la pluie, ajoute-t-elle, il est très difficile de faire le marché à cause des eaux de pluies et de la boue ». Conséquences ? « Les activités tournent au ralenti », déplore Kadiatou Namogo, vendeuse de poissons frais. «Nous sommes là depuis 6 heures du matin. Personne n’a pu vendre à cause de la pluie matinale», précise la commerçante. « Car, certains clients ont peur de sortir sous la pluie par crainte d’attraper la grippe ou d’autres maladies », souligne-t-elle. Même constat au marché de Ouolofobougou, en commune IV. Des tas d’ordures jonchent le marché. Les caniveaux sont obstrués par les sachets plastiques et les ordures ménagères. « Marcher dans ce souk, en cette saison pluvieuse, sans se boucher les narines, relève de l’exploit », commente Bakary Bathily, propriétaire d’une mercerie. « Seuls des hommes et des femmes téméraires peuvent tenter l’aventure », rigole le commerçant, montrant du doigt les autorités municipales. Celles-ci peinent, selon lui, à curer les équipements de voirie provoquant des inondations en cas de fortes pluies. Pourtant, fait remarquer le négociant, les assujettis s’acquittent de leur devoir vis-à-vis de la mairie. «Je paie régulièrement mes taxes. Les vendeuses de condiments paient quotidiennement 50 Fcfa. Les services d’hygiène ou d’assainissement de la mairie ne fournissent aucun effort pour le ramassage des ordures qui inondent le marché», regrette Bathily. Pour lui, le marché a besoin de travaux urgents comme le dallage des voies, l’aménagement d’un dépôt de transit d’ordures, la construction de latrines modernes, d’un grand hangar pour les vendeuses de condiments, de nouveaux collecteurs d’eaux usées et la mise en place d’un mécanisme pérenne de curage régulier des caniveaux. Après la pluie, le marché se transforme en «marécage» par endroits, renchérit Bréhima Dembélé, boucher au marché de Lafiabougou Talico, en commune IV. La raison ? « Toutes les canalisations d’eaux pluviales sont obstruées par des sachets plastiques », explique Ousmane Tounkara, éboueur au compte d’un Groupement d’intérêt économique (GIE). En la matière, « le curage des caniveaux, la gestion des ordures et l’assainissement des marchés relèvent de la responsabilité de la mairie », confirme un ex-élu de la commune IV. « Il faudrait, pour ce faire, que les citoyens paient correctement et régulièrement leurs taxes et impôts qui sont les principales sources de revenus pour la municipalité », précise cet ancien conseiller. Il indique qu’en général, la plupart des centres d’état civil, surtout secondaires, ne disposent pas de dépôt de transit d’ordures ou de véhicules dédiés au ramassage des ordures. « Ils sont alors obligés de contracter avec des Groupements d’intérêt économique (GIE) pour faire ce travail », ajoute-t-il. D’où les difficultés, selon lui. YT/MD (AMAP)