Charte de la transition : Une pluie de propositions

Bamako, 11 sept (AMAP) Les travaux de groupe, à la deuxième journée de la concertation nationale pour la transition, vendredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), ont porté sur la charte de la transition. Les participants repartis en cinq groupes de travail ont fait des propositions sur les déférents points du projet de Charte soumis à leur appréciation. Le premier titre du document, qui compte 33 articles, porte sur les valeurs, principes et missions de la transition. Et les organes de transition en deuxième et dernier titres. Devant le groupe III, le Comité d’experts a précisé que la Charte ne supplante pas la Constitution, du moment que la Loi fondamentale n’est pas suspendue. D’après ces experts, elle accompagne la Constitution en vigueur au Mali. Point par point, les participants ont fait part de leurs préoccupations tout au long de la journée. Mahamadou Diamoutani, membre du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), a voulu la mention des religieux dans le préambule de la Charte. Dans le même préambule, il est mentionné « considérant le lourd tribut payé par des filles et les fils du Mali pour aboutir au changement survenu le 18 août 2020 ». Plusieurs intervenants ont remis cela en cause en proposant d’écrire : « les jeunes du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) ». Parlant des missions, il n’est indiqué nulle part de restaurer la justice. Cet état de fait n’est pas passé inaperçu. Selon un intervenant, Cheick Oumar Ballo, « en plus de sauvegarder l’unité nationale, la démocratie, la paix et la cohésion sociale, la justice doit être au centre du Mali du renouveau ». Mme Haidara Aichata Cissé, ancienne députée, a estimé qu’il est nécessaire d’ajouter l’organisation générale des élections aux missions de la Transition. Le chapitre du président de la Transition a fait l’objet de discussions. Dans le document présenté à la concertation, il est dit que le président de la Transition est choisi par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Un point d’achoppement. Pour Issiaka Kobori de la confédération syndicale des travailleurs (CST), le CNSP doit désigner le président, en concertation avec le M5-RFP. Les membres du groupe n’ont pu se mettre d’accord sur le choix du président de la transition. Quand certains ont proposé un civil, d’autres optaient pour un militaire. Fousseyni Sanogo, coordinateur général de la jeunesse M5-RFP a plaidé pour un président et Premier ministre civils. Nouhoum Togo, Conseiller et porte parole du Chef de file de l’opposition politique malienne , Soumaila Cissé, a abondé dans le même sens. Selon lui, il faut un civil ou un militaire à la retraite ayant la capacité « de galvaniser » les Forces armées maliennes (FAMa) dans la lutte contre le terrorisme et la confiance des partenaires. Tel n’est pas l’avis de Mme Bagayoko Mariam Coulibaly, présidente de la Coordination des associations et organisation féminines (CAFO) de Kati. Pour elle, seul un militaire à la tête de la transition pourra mettre fin à la mort, tous les jours, de militaires dont un grand nombre vient de Kati. Plusieurs intervenants ont souhaité un militaire à la vice-présidence de la Transition. A propos du Conseil national de transition, organe législatif, au lieu de 51 membres prévus par le projet de charte, les participants ont proposé 100 membres. OD/MD (AMAP)  

Concertation nationale au Mali : Une deuxième journée calme

Bamako, 11 sept (AMAP) Pour cette deuxième journée de la concertation nationale, les travaux se déroulent dans une ambiance calme, avec un dispositif sécuritaire renforcé, a constaté l’AMAP vendredi. Les discussions de cette deuxième journée portent sur le projet de Charte de la transition. Ce document de 33 articles élaboré par le Comité d’experts propose un draft sur les organes de la transition, sa durée, mais également le profil de son président. Contrairement à la première journée émaillée de remous occasionnés par certains jeunes du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP0 qui ont forcé le dispositif de sécurité, comme depuis le début des concertations sur les Termes de référence (TDR). Aux alentours du Centre international de conférences de Bamako (CICB) le dispositif sécuritaire était bien visible. Pour éviter tout éventuel dérapage, le premier point de contrôle a été avancé à une centaine de mètres de l’entrée. Le démarrage des travaux, au deuxième jour, s’est déroulé dans le calme et la sérénité. Par ailleurs, au niveau de la circulation, la mobilité est moins perturbée que jeudi. « Avec le nouveau dispositif mis en place, il n’y a ni embouteillage ni bousculade », se réjouit Binèfou Touré. un observateur . De sources concordantes, auprès des commissions de travail, les participants restent divisés sur le choix d’un civil ou un militaire à la tête du pouvoir transitoire. Une question qui devrait être tranchée samedi au moment de la clôture, après les débats en plénière. TC/AT/MD (AMAP)  

Cheick Oumar Ndiaye dit Paracétamol : Humoriste dans l’âme

Par Moussa BOLLY Bamako, 11 sept (AMAP) Qu’il soit devenu, aujourd’hui, un humoriste talentueux n’a, sans doute, pas surpris ses camarades d’enfance de Kadiolo. L’humour est un don inné chez ce peul bon teint capable de détendre l’atmosphère n’importe où par des imitations dans une dizaine de langues. « Je suis le goûteur international de l’Association mangeons et buvons ensemble gratuitement chez les gens ; la fraternité n’a pas de limite… » ! Telle est la philosophie de Cheick Oumar Ndiaye dit «Paracétamol». Son humour a autant d’effet sur l’humeur des gens et les maux de la société qu’un comprimé de paracétamol sur un mal de tête. Et un talent très précoce. De l’enfance, dans les rues de Kadiolo, au second cycle de la ville, en passant par le premier cycle «Dialakoro Danioko», il ne manquait pas d’attirer l’attention partout où il se trouvait. «Dans la cour de récréation, il y avait toujours un attroupement autour de moi. Mes camarades de classe et les autres élèves cherchaient toujours ma compagnie… Et de nombreux fans disaient que l’effet de mes blagues sur eux était comme celui d’un comprimé de paracétamol contre des maux de tête», nous raconte-t-il. Et petit-à-petit ce surnom a fait oublier «Ladji», comme on l’appelle en famille. Soucieux de se faire un avenir pour mieux s’occuper de sa regrettée maman (il a perdu très tôt le papa), Ladji se concentre sur ses études. Ainsi, après le Bac obtenu au Lycée public de Sikasso, il décroche un DEUG en anglais (unilingue) obtenu à la Faculté des lettres, des arts et des sciences humaines (FLASH) de l’Université de Bamako. Il aligne, ensuite, de petits boulots pour soutenir sa famille. Le jeune homme sera, tour à tour, agent de sécurité et réceptionniste téléphonique à la mine d’or de Syama, télé-conseiller pour diverses sociétés, employé de commerce. AU HASARD DU DESTIN – Il finira par retomber dans l’humour, de façon fortuite. «Il y a avait un balani show dans mon quartier, Sokorodji, et Dousey (Ndlr, Seydou Dembélé, le fils du Guimba National) était l’invité. Ce jour, il a imité les bwas (Ndlr, bobos). Mais, sa prestation ne m’a pas convaincu, car je savais que je pouvais faire mieux. J’ai demandé à des amis si les organisateurs pouvaient me donner le micro pour une petite prestation. J’ai imité les bwas et l’assistance était si émerveillée que les gens ne voulaient plus que j’arrête », se souvient-il. « A la fin du spectacle, Dousey est venu discuter avec moi et m’a proposé de collaborer sur certaines prestations », ajoute Cheick Oumar. C’est ainsi qu’il se retrouve à l’Acropole de Badalabougou pour l’animation d’une fête estudiantine avec Dousey, ATT Junior (Djely Moussa Kouyaté)… Il y a rencontré le même succès qui va lui ouvrir, en 2009, les portes de l’émission humoristique sur la chaîne nationale (ORTM), «Yélébougou», de Koman Diabaté avec Fanaday Entertainement. «L’expérience a tourné court à cause des promesses non tenues par Fanaday et Koman. Au début, nous ne recevions que 1000 Fcfa par prestation. Mais, avec le succès de l’émission et le soutien de nouveaux partenaires et mécènes, notre cachet a progressivement augmenté à 2000, 3000, 4000, 5000 et 10 000 Fcfa. Finalement, nous avons signé avec eux un contrat de 40 000 Fcfa par mois avec la promesse d’offrir une moto à tous les comédiens », se souvient le jeune humoriste. Et de poursuivre, «nous n’avons été payés que les trois premiers mois. Et je n’ai jamais vu la couleur de la moto. J’ai donc été le premier comédien à claquer la porte de Yèlèbougou. Je leur ai dit que j’ai une famille à nourrir». Le jeune talent sera ensuite très actif à «Bamako Comédie Club» de l’Espace Bouna puis à «Lafia Show» au Manège de Lafiabougou-Koda. Des collaborations généralement rompues à cause d’arnaques sur les cachets. OUVERTURE SUR LE MONDE – «Meilleur comédien de Maxi Vacances» (ORTM) en 2012, Paracétamol se produit, pour la première fois, en 2015 hors de nos frontières, précisément au Burkina Faso, à l’occasion de la 8è édition du Festival international du rire et de l’humour de Ouagadougou (FIRHO, du 29 au 31 mai 2015) avec Augusta Palanfo. Une première sortie réussie au point qu’il a été invité à se produire dans d’autres villes du Burkina. «A Ouagadougou, j’ai croisé la cantatrice-artiste Naïny Diabaté parce que nous étions logés au même hôtel. Elle n’a pas caché sa fierté parce qu’elle a eu les échos positifs de mes prestations. Et quand elle a su que j’étais venu par la route, elle s’est débrouillée avec le regretté Mahamadou Lah dit Madou Dakolo pour me trouver un billet d’avion. Elle m’a dit : ‘tu as rehaussé l’image du Mali ici et tu mérites tous les honneurs’», se rappelle Cheick Oumar. Ce succès lui ouvre d’autres portes en dehors du pays. L’humoriste va enchaîner des prestations à Abidjan (Côte d’Ivoire), à Conakry (en Guinée) , à Niamey (Niger) dans divers rendez-vous humoristiques. Sur la scène nationale, il est sollicité pour des événements d’envergure comme Africa Comedy sur Africable, Festival international de slam et humour (FISH Mali), Festival international Urban and Mode de Sélingué, Festival international la voix des femmes Bamako… Sans compter les nombreuses sollicitations d’ONG pour des campagnes de sensibilisation. COMEDIEN – En dehors de l’humour, Ladji a aussi joué dans des feuilletons et films comme «Les Rois de Ségou» (Fakrou), «Dougoubasigui» (Adama) et «Yèrèdonbougou» (Sambourou le Talibé) du réalisateur Boubacar Sidibé. Il joue aussi le rôle d’un vendeur de brodé dans «Tourbillon à Bamako» du réalisateur français Dominique Philipe… Ladji se veut un artiste engagé pour ses convictions, pour le cercle et la ville de Kadiolo, pour le Mali et la jeunesse… A noter que Ladji est également «Ambassadeur de la paix» de la Fédération universelle de la paix. N’empêche qu’il regrette que le rire éclipse souvent les vrais messages véhiculés dans les sketches et autres créations. «Dans au moins 80 % de nos œuvres, le public malien ne retient que le caractère comique. Le message n’est pas perçu. Et cela quels que

Kadiolo : Le directeur régional de la CMDT en visite de terrain

Kadiolo, 9 sept (AMAP) Le directeur régional de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) de Sikasso, Abdoulaye Diarra, a effectué, mercedi, une visite de terrain dans le secteur cotonnier de Kadiolo pour observer l’état des cultures, recenser les diffrents problèmes rencontrés par les producteurs, a constaté l’AMAP. Accompagné du chef service production agricole et conseil, Kabaou Dolo, le directeur régional a visité des champs dans les villages de Lofiné, Gouéné et Watialy. Partout où il a passé, il s’est dit satisfait de l’état général des cultures. Le secteur de Kadiolo, à l’instar des autres localités, suite au boycott de la culture du cotton, a vu ses superficies de cette speculation, diminuer cette année. En 2019, le Cercle de Kadiolo a cultivé 23.600 hectares contre seulement 17.710 hectares, cette année. Cette baisse de la production du coton va affecter la production de céréales car c’est grâce au coton que le paysan obtient l’engrais subventionné pour les céréales. Depuis près d’une semaine, des pluies diluviennes tombent, quotidiennent, dans le secteur de Kadiolo. Elles risquent d’impacter la production du cotton, dans la mesure où des champs sont déjà à la fruitaison. La chenille légionnaire a fait son apparition dans certains champs. La mise en place de l’engrais subventionné a connu du retard. Le service de l’agriculture a commencé la distribution, il y a moins d’une semaine. Avant de quitter Kadiolo, le directeur régional a demandé aux producteurs de suivre, avec grand intérê,t les conseils de l’encadrement . NIO/MD (AMAP)

CNSP-Syndicats de l’Education: les négociations se poursuivent ce vendredi

Bamako, 11 sept (AMAP) Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 se sont retrouvés, jeudi, pour la 4è fois consécutive, afin de trouver un accord sur l’application de l’article 39 de la loi n°007 du 16 janvier 2018 portant Statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Le 2è vice-président du CNSP, le colonel Sadio Camara, appuyé par les techniciens du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et du ministère du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, a discuté pendant quatre heures avec les syndicats, en présence des conciliateurs. A l’issue de la rencontre, le porte-parole des syndicats de l’éducation, Adama Fomba, a confié à la presse que lors des précédentes rencontres avec le CNSP, les syndicats avaient proposé l’alignement au mois de septembre 2020. Cette fois-ci, ils ont accepté de le décaler en octobre 2020. Mais le CNSP voudrait toujours que l’alignement soit effectué en novembre 2020. «Le point de blocage des négociations se situe à ce niveau », a expliqué M. Fomba, avant d’ajouter que les deux patries ont décidé de poursuivre les négociations ce vendredi. Les syndicats de l’Education conditionnent la reprise des cours et la tenue des examens de fin d’année « à l’application immédiate, complète et pleine de l’article 39 ». SYW/MD (AMAP)  

Bankass : 8 morts et 3 blessés dans une attaque à Ogoboro, dans la Commune de Tori

Bankass, 11 septembre (AMAP) Huit (8) villageois ont trouvé la mort et trois (3) autres blessés mercredi, dans une attaque perpétrée par des hommes non identifiés lourdement armés à Ogoboro, dans la Commune de Tori, Cercle de Bankass, a appris l’AMAP de source locale. Selon notre source, des hommes armés non identifiés sur une vingtaine de motos sont arrivés entre 15H 30 et 16H dans la localité d’Ogoboro, ouvrant le feu, tuant 8 villageois, blessant 3 autres avant d’incendier le village et emporter du bétail. Notre source qui ne précise pas la direction prise par les assaillants après leur forfait, encore moins leur identité ou leur motivation, déclare cependant que les morts ont été enterrés par les siens et les blessés acheminés au centre de santé de référence de Bankass pour des soins appropriés. AKG/KM (AMAP)  

Mopti : les élèves battent le pavé pour réclamer la normalisation de l’année scolaire

Mopti, 11 septembre (AMAP) Les élèves sous la bannière d’un groupement dénommé « Union des Elèves et Etudiants Contre une Année Blanche » (UEECAB) ont battu le pavé  jeudi à Mopti pour réclamer la normalisation de l’année scolaire à travers la tenue des examens de fin d’année, a constaté l’AMAP. Les manifestants ont débuté leur marche au groupe scolaire Robert Cissé pour le  gouvernorat derrière un tricycle équipé d’une sonorisation pour porter plus haut  les mentions sur les affiches, entre autres « A bas l’année blanche, nous réclamons nos examens » et  » nous voulons étudier ». Après environ deux heures de marche, les manifestants ont été accueillis au gouvernorat par le directeur de cabinet du gouverneur, Kantara Diuawara entouré de ses collaborateurs. Le porte-parole de l’Union des Elèves et Etudiants Contre une Année Blanche (UEECAB), Nouhoum Konipo a indiqué dans sa déclaration qu’à travers cette marche, les élèves viennent réclamer leur droit à l’éducation et sauver l’école malienne. Les manifestants ont remis une copie de leur déclaration au directeur de cabinet du gouverneur qui leur a indiqué que des efforts louables étaient entreprise et d’autres sont en cours pour résorber la crise paralyse depuis l’école. Le représentant du Chef de l’exécutif a félicité le courage les élèves de sortir massivement dans le calme et la sérénité pour réclamer leur droit constitutionnel avant de les rassurer que les assises qui se tiennent au même moment à Bamako sur la transition ouvrira la voie à un Mali nouveau dont les dirigeants sauront placer au cœur des préoccupations, la situation de l’école malienne  et trouver les astuces pour éviter au maximum une année blanche. DC/KM (AMAP)

Appel à candidature pour des télévisons privées : 37 dossiers déposés a la HAC

Bamako, 11 sept (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a enregistré 37 dossiers d’appel à candidature, à la date du 7 septembre dernier à minuit, date limite du dépôt des candidature 2020, pour l’installation et le fonctionnement de nouvelles télévisions privées commerciales et non commerciales à Bamako, la capitale, et dans neuf anciennes régions administratives, a appris l’AMAP de source officielle. L’ancien ministre et membre de la Haute autorité de la communication (HAC), Gaoussou Drabo, a annoncé, dans un point de presse, que Le traitement des dossiers, commence vendredi. Parmi ces dossiers, 18 postulent pour des télévisions commerciales et 19 pour des télévisions non commerciales. «Les 37 dossiers vont être examinés par un groupe multidisciplinaire composé de sept spécialistes choisis par la HAC pour leur compétence et leur indépendance’,a-t-il indiqué. « Ces experts n’ont ni un pouvoir de notation et ni un pouvoir de sélection des dossiers, ils apprécient les dossiers. Leurs appréciations vont revenir à la Commission spéciale d’appel à candidatures (CSAC) mise en place à cet effet et que j’ai l’honneur de présider», a expliqué l’ancien ministre de la Communication. « La commission évaluera les dossiers et dressera une liste de candidats retenus pour une séance d’audition », a précisé M. Drabo. A Bamako, sur 17 postulants, neuf souhaitent ouvrir une télévision commerciale et huit ont opté pour la création d’une télévision non commerciale. La Région de Kayes (Ouest) compte quatre dossiers (deux commerciales et deux non commerciales). La Hac a reçu sept dossiers en provenance de la Région de Sikasso (Sud). Deux d’entre eux optent pour l’installation d’une télévision commerciale et cinq autres pour une télévision non commerciale. Pour la Région de Ségou (Centre), il y a la demande pour une télévision commerciale et deux non commerciales. Un seul dossier est venu de la Région de Mopti (Centre) pour l’ouverture d’une télé non commerciale. Trois dossiers sont venus de la Région de Tombouctou, dans le Nord, (une télévision commerciale et deux non commerciales). La Région de Gao (Nord) a envoyé deux dossiers pour la création d’une télévision commerciale. Kidal, Taoudénit et Ménaka (Mord) n’ont pas déposé de dossier. « A la suite d’une séance d’audition, réunissant tous les membres du collège de la HAC, la liste définitive des candidats sera établie », a précisé le président de la Commission spéciale d’appel à candidatures. Il a ajouté que cette liste sera rendue publique et communiquée aux lauréats. En la matière, «l’appréciation des dossiers se fait avec le maximum de rigueur et la notation est faite selon deux grilles d’évaluation : une grille adaptée aux télévisons commerciales et une autre appliquée aux télévisions non commerciales», a-t-il assuré. L’un des objectifs majeurs de la Hac, au terme de tous ce processus d’appel à candidature, est la promotion d’un paysage médiatique de qualité. BBC/MD (AMAP)

L’agence BDM de Banamba rouvre ses portes

Banamba, du 10 sept (AMAP) L’agence de la Banque de développement du Mali (BDM), vandalisée en 2016 par des bandits provoquant sa fermeture, a rouvert ses portes, lundi dernier, avec un dispositif de sécurité renforcé à la grande joie des populations. Le préfet de Banamba, Sékou Touré, a pu le constater, lors d’une visite qu’il a effectuée à la banque. À son arrivée dans les locaux de la banque, le préfet a été accueilli par le directeur de l’agence, Yacouba Konaté. A l’intérieur de la banque, il y avait quelques clients qui ont salué la réouverture de l’agence. Les locaux de l’établissement ont été rénovés et le préfet Sékou Touré s’est réjoui des nouvelles conditions de travail des agents. Le chef de l’agence, Yacouba Konaté a remercié le préfet de cette visite qui, a-t-il dit, « est une marque d’estime et de considération des autorités locales ». Le premier responsable de l’agence a indiqué que la date de la cérémonie officielle de réouverture sera fixée ultérieurement. Mais dores et déjà, les guichets de l’agence sont ouverts et recevront la clientèle tous les jours ouvrables. Depuis lundi, les populations de Banamba n’ont plus besoin d’aller à Koulikoro ou à Bamako pour effectuer leurs opérations. Ils pourront les faire sur place. AMT/MD (AMAP)

Zone de Manantali : La campagne agricole promet

Par Makan SISSOKO Bamako, 10 sept (AMAP) Dans la zone agricole de Manantali (Région de Kayes) dans l’Ouest du Mali, les pluies ont été précoces cette année, contrairement dans certaines localités du pays. La campagne agricole a démarré en retard dans la zone de Manantali, mais cela n’a pas eu de conséquences majeures. C’est en tout cas, le constat fait par le chef de zone de l’Agence de développement rural de la vallée du fleuve Sénégal (ADRS) de Manantali, Boubacar Sidiki Daou. Les paysans opérant dans ce vaste secteur agricole se sont, comme à leur habitude, installés tardivement sur les superficies cultivables. Ils sèment généralement à partir du mois de juillet. «Nous avons reçu deux grandes pluies, en mai et juin, mais elles n’ont pas permis aux producteurs de commencer les cultures fluviales. Nous avons les cultures fluviales, semi-fluviales et irriguées», explique Boubacar Sidiki Daou. « En dépit de ces difficultés, la physionomie de la campagne 2020-2021 est bonne », assure le technicien. Au titre des campagnes agricoles de contre saison et de saison 2020 par exemple, « il est attendu une production totale (toutes cultures confondues) évaluée à 11.994 tonnes pour une surface totale de 4.729,5 ha », précise le chef de zone. Les paysans ont déjà exploité 2.427 ha, soit 66,67% des prévisions. Il ajoute que la part des femmes est estimée à 668 ha, soit 18,35% des prévisions et 27,52 % des superficies déjà cultivées. Des micro-barrages ont été réalisés dans les bas-fonds aménagés, notamment à Kobokoto Dibatoumania, Fadaha, Diallan, dont la superficie couvre près de 700 ha. « Les cultures ont été installées dans ces bas-fonds depuis les premières pluies », indique Boubacar Sidiki Daou. Même constat dans le périmètre de Mahina qui couvre une superficie estimée à environ 880 ha, dont 200 en cours d’exploitation. L’eau qui y coule en permanence, occupe une superficie de 530 ha, dont 110 ha de riz. Les 420 ha restants sont réservés à d’autres cultures à des fins de diversification. «Les travaux de repiquage y sont en cours. Ils continuent jusqu’en septembre. Il en est de même à Manantali», nous explique notre interlocuteur. « Certaines cultures sont au niveau des semi germinations. Le riz est, par exemple, au stade du tallage, alors que le maïs, le mil et le sorgho sont à la montaison. L’arachide et le niébé sont en phase de germination, tandis que les cultures émergentes sont au stade de la floraison et de la fructification », détaille le chef de zone. Quant à la situation phytosanitaire, elle est relativement calme, dans l’ensemble. Un cas d’attaque de chenille légionnaire avait été signalé sur une surface de deux hectares de maïs, dans le Périmètre irrigué villageois (PIV) de Kamankolé, mais il a été traité. « Aucun autre cas de maladie n’a été signalé », précise Boubacar Sidiki Daou. « L’espoir est donc permis et la production escomptée sera atteinte, si les pluies continuent jusqu’en octobre », ajoute-t-il. La réussite de la campagne en cours dépendra de la disponibilité d’engrais de qualité et en quantité suffisante. Déjà, des retards sont constatés dans l’approvisionnement de la zone en engrais subventionné. Pour le technicien, la quantité d’engrains mise à disposition est en deçà des besoins des producteurs. Sur un besoin global exprimé à 185 tonnes, seulement 30 tonnes d’engrais subventionnés sont disponibles pour le moment. « N’ayant pas d’autres choix, les producteurs ont acheté l’engrais sur le marché noir à des prix exorbitants », explique Boubacar Sidiki Daou. La zone, qui dispose huit motoculteurs, est aussi confrontée à des obstacles relatifs au labour des champs, à cause de l’insuffisance de machines. «Nous avons octroyé cinq motoculteurs aux producteurs, les trois autres appartiennent à des particuliers», détaille Boubacar Didiki Daou. Comme conséquence, « l’évolution des cultures irriguées dans les deux grands périmètres est relativement lente », constate le technicien. L’acquisition d’équipements du Centre agro-business dans le cadre du Projet de développement rural intégré de Kita et environs (PDRIK) résoudra, en partie, le problème du sous-équipement des producteurs du périmètre G/H de Mahinading. Interrogé, le président de la Coopérative des exploitants agricoles du périmètre G/H de Mahinadi confirme que le déroulement de la campagne agricole est satisfaisant dans l’ensemble. « Cela, malgré les retards constatés dans l’approvisionnement des paysans en engrais », a insisté Founéké Sissoko. Selon lui, la quantité d’engrais fournie ne couvre pas les besoins mais permettra, en grande partie, d’améliorer les cultures. « Le problème d’équipements agricoles est crucial », souligne Founéké Sissoko. «Les paysans ne sont pas en mesure d’acheter les équipements cette année, parce que l’Etat n’a pas de programme de subventions», indique-t-il. Ces insuffisances ont beaucoup affecté les différentes étapes d’évolution des cultures. Conséquences : les producteurs n’évoluent pas au même rythme. Concernant le riz, par exemple, les paysans, qui ont pris de l’avance en labourant leur champ avec les charrues, sont à un niveau évolutif stable. Par contre, ceux qui ont pris du retard sont encore au stade du repiquage. Quant au maïs, il tend vers l’épiaison. « Le Projet de développement rural intégré de Kita et environs, un partenaire de l’ADRS, a apporté des équipements pour la zone dont la qualité reste douteuse », relève M. Sissoko, avant d’expliquer que deux des cinq motoculteurs mis à la disposition des producteurs n’ont pas fonctionné. Créée en 2011, Manantali est l’une des trois zones d’intervention de l’ADRS, après celles de Kayes et Kita. Elle a été restructurée en 2017. La présence de l’ADRS dans la zone de Manantali vise à contribuer au développement socio-économique des populations rurales par la réalisation des aménagements hydro agricoles et la mise en valeur des terres dans sa zone d’intervention. Pour atteindre cet objectif, la zone de Manantali a pour missions de faciliter l’organisation et le fonctionnement efficient des dispositifs d’approvisionnement en intrants des exploitations agricoles. La zone de Manantali, on le rappelle, est située dans la partie sud du Bassin du fleuve Sénégal, dans la zone d’intervention de l’ADRS. Elle couvre les 13 communes de Bafoulabé, Mahina, Bamafélé, Diokéli, Koundian, Oualia, Tomora, Diallan, Diakon, Kontéla, Sidibéla, Gounfan et Niambia. Ces communes regroupent 218 villages et plus de 200 hameaux. L’ADRS encadre, actuellement, plus de