Mali : Jean Yves Le Drian entame une visite de deux jours à Bamako

Bamako, 25 Oct (AMAP) Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian, qui était annoncé, samedi, est arrivé, dimanche après-midi, à Bamako, pour une visite de deux jours. A son arrivée, M. Le Drian a été accueilli par son homologue malien, Zeïni Moulaye Haidara, et par l’ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer. Il s’est entretenu avec son homologue malien aux premières heures de sa visite. Lors de cette visite de 24 h, le chef de la diplomatie française fera le point sur les récentes avancées positives dans le processus de transition au Mali devant aboutir à la tenue d’élections crédibles et au rétablissement de l’ordre constitutionnel. Il sera, également, questions de la poursuite des engagements pris au sommet de Pau, de soutien en matière de développement et de combat commun contre le terrorisme en mettant en œuvre la stratégie de Pau. Le ministre français signera avec la partie malienne plusieurs conventions de l’Agence française de développement (AFD) pour un montant de plus de 140 millions d’euros, dans le domaine des infrastructures et de l’eau, de la politique sociale et de l’autonomisation des femmes. Lundi, dans la matinée, Jean Yves Le Drian aura un tête à tête avec le Premier ministre Moctar Ouane à la Primature où il prendra part, également, à une cérémonie de signature de plusieurs conventions. Puis suivra un point de presse animé conjointement par les deux personnalités. Le ministre français sera, ensuite, reçu en audience par le président Bah N’Daw et le vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, avant de s’envoler pour Brazzaville, au Congo. TC/MD (AMAP)

Infrastructures au Burkina Faso : Fiches techniques des ponts de Boromo et de la Sirba

Bamako, 25 Oct (AMAP) Le pont de la Sirba a été inauguré le 25 septembre 2018. Plus long pont réalisé au Burkina Faso depuis l’accession du pays à l’indépendance, avec 309 mètres, il a été construit en neuf mois, conformément au délai contractuel. Il soulage les usagers et les riverains de la Route national (RN18) et profite à toute l’Economie de la province de la Gnagna et, plus largement, à la Région de l’Est, qui dispose d’un vaste potentiel touristique, halieutique, cynégétique et agro-pastoral. Il a été réalisé par un groupement d’entreprises pour un montant de 2,040 milliards de Fcfa, sur le budget de l’État. Le 28 septembre 2018, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a inauguré le pont mixte de Boromo sur le fleuve Mouhoun. L’ouvrage est situé sur la Route nationale (RN1) qui relie Ouagadougou à la Côte d’Ivoire, au Mali et à la deuxième ville du pays, Bobo Dioulasso. Long de 106,2 mètres, il est constitué d’un tablier en béton armé reposant sur une charpente métallique de 180 tonnes, ce qui en fait le premier pont mixte acier-béton réalisé au Burkina Faso. Son financement par les Partenaires techniques et financiers (PTF) du Burkian Faso est estimé à 6,5 milliards de Fcfa. MD (AMAP)  

Burkina Faso : En dépit des vents contraires

Par Moussa DIARRA Envoyé spécial Bamako, 25 Oct (AMAP) Il n’y a pas que la distance qui rapproche le Burkina Faso et le Mali (moins d’une heure trente minutes par avion), ni la longue frontière de plus de 1000 km qui les séparent ou, plus précisément, réunit leurs populations, de part et d’autre. Il y a, fondamentalement, l’adversité que ces deux pays ont en commun : un défi de développement, plus souvent, contrarié par la nature et, aujourd’hui, fortement chahuté par une crise sécuritaire. Pour ce qui est du Burkina Faso, la résilience, doublée d’une forte volonté, au service du développement, rencontre des bourrasques de vents contraires qui, malgré leur force, ne sont pas parvenues à remettre en cause les actions et leurs résultats Ici, la promotion de la consommation des produits locaux reste une priorité pour le gouvernement. Cette option, mise en œuvre à travers le mot d’ordre du « Consommons burkinabè », se concrétise par la volonté du gouvernement qui a pris des mesures pour susciter la consommation des produits locaux, au sein de l’Administration publique. Une circulaire du 13 janvier 2017 du Chef du gouvernement, a instruit “les structures publiques à consommer, prioritairement, les produits locaux dans le cadre de la commande publique”. Un arrêté du 31 janvier 2017, qui porte achat des produits alimentaires locaux par les structures étatiques, dans le cadre de leur approvisionnement, exige la priorisation des produits locaux dans la commande publique. Il a été révisé le 10 février 2020 pour élargir la liste des produits de 10 à 26. “Nos pays, comme on le sait, sont riches en ressources naturelles et regorgent d’énormes potentialités pour la production agricole. Malheureusement, ces ressources sont peu transformées. Et même transformées, ils sont peu consommés par rapport aux produits exotiques et importés”, constate le ministre burkinabè du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré. “Fort heureusement, nos gouvernements actuels, conscients de cette situation et de ses enjeux, ne tarissent pas d’initiatives. D’où l’institution de ce « mois du consommer local dans l’espace de l’Union monétaire et économique ouest africaine (UEMOA)», s’est réjoui M. Kaboré, s’exprimant lors de la célébration du “consommons local”, dans le cadre du mois dédié à cette initiative, dans l’espace UEMOA, le 15 octobre 2020, à Ouagadougou. Au Burkina Faso, dans le but de disposer, à l’horizon 2023, d’un secteur industriel dynamique, compétitif et durable qui accroît sa contribution à la transformation structurelle de l’économie nationale, le pays s’est dote, en avril 2019, d’une Stratégie nationale d’industrialisation. Dans cette même dynamique, un nouveau Code des investissements a été adopté en octobre 2018, pour promouvoir la transformation des matières premières du pays. De 2017 à 2020, c’est au moins 425.590.783.224 Fcfa qui ont été injectés dans l’achat des produits locaux par les structures publiques burkinabè. Les retombées de ces achats pour les Petites et moyennes entreprises (PME) ne se traduisent pas seulement en chiffres d’affaires, mais ce sont également des emplois qui sont créés. A titre d’exemple, le gouvernement burkinabè, à travers le Plan national de développement économique et gocial (PNDES), s’est donné comme cible, d’atteindre un taux de transformation des produits agricoles de 25%, en 2020. “Toutefois, il sied de reconnaitre que la consommation par nous-mêmes de notre production locale reste un défi à relever. Pourtant, la dynamique de la transformation structurelle et le contexte d’instabilité du marché international nous invitent à faire de la consommation de cette production locale une priorité”, a plaidé M. Kaboré. En fait, les actions de développement au Burkina Faso sont suivies par le bien-nommé Bureau de suivi du programme présidentielle (BSPP), comme un aiguillon de l’Administration publique, « le moteur de l’action de développement, tout comme le capital humain qui sont autant de facteurs de développement de l’Economie pour créer des emplois », ainsi que le résume le directeur du BSPP, Dr Mathias Somé. Comme pour, encore une fois, tester la résilience du pays, les tout débuts du mandat du président actuel, Roch Marc Christian Kaboré, ont été mis à rude épreuve par l’irruption inattendue du terrorisme, avec une première attaque d’envergure sur la capitale, Ouagadougou. Au début des cinq dernières années, il faut aussi noter, outre l’insécurité, l’équilibre instable d’un budget plombe par les « engagements du gouvernement de transition » et dont a hérité le pouvoir démocratiquement élu, relève Dr Somé du BSPP. Si on ajoute au cocktail quasi-explosif le réveil du front social avec les revendications syndicales devenues plus impatientes et pressentes, avec l’insurrection qui a mis fin au pouvoir ancien, les couleurs des difficultés étaient annoncées. Cinq ans après, Dr Somé énumère les résultats : un accès plus large aux soins de sante avec la gratuité des soins aux femmes en grossesse et aux enfants de moins de cinq ans, l’assurance maladie, des infrastructures, moins de classes sous paillotes et plus de salles en dur. « En somme, 85% de réussite dans tous les domaines », assure-t-il. Si on note que le BSPP avait tablé sur 626 engagements dont il a fallu tirer 147 engagements traceurs qui ont conduit aux réalisations à impacts, dans une approche de « delivery », il est aisé de comprendre que les 6 domaines (Santé, Eau, Energie, Agriculture, Nutrition, Infrastructures) soit retenus comme ayant le plus atteint les populations, dans la vraie vie, au quotidien. Il s’est agi, pour le BSPP, dans sa vision, de faire face à l’insécurité, qui a causé le déplacement de près du million de personnes et la fermeture des services sociaux de base, en œuvrant pour le retour des populations et de l’Administration, la cohésion sociale en péril, la réconciliation nationale, avec en toile de fonds la création des conditions du développement national. « Ce qui ne va pas sans le renforcement de l’Etat et de l’Administration publique, à travers une réforme constitutionnelle, pour plus d’accessibilité des populations aux services publics et sociaux de base », selon Dr Mathias Somé. Le but ultime est, ainsi, un changement des mentalités afin de sortir « d’une Administration de procédures pour celle de résultats ». Le très politique Simon Compaoré, Président du non moins parti présidentiel, Mouvement du peuple pour

Niono : Le village de Farabougou assiégé depuis plus d’une semaine par des groupes terroristes

Niono, 19 octobre (AMAP) Le village de Faraougou, dans le Cercle de Niono est assiégé depuis plus d’une semaine par des éléments des groupes terroristes armés, a appris l’AMAP de source locale. Il est impossible pour les habitants de sortir de leur logis pour se rendre dans leur champ ou se déplacer pour d’autres localités dans le but de se ravitailler en produits de première nécessité selon notre source qui précise que cette situation a conduit à une pénurie de denrées de première nécessité et de médicaments Les autorités locales ne restent pas les bras croisés selon notre source qui déclare que le jeudi dernier, un convoi de l’armée, chargé de provisions, n’a pas pu atteindre le village à cause du mauvais état de la route. Notre source déclare que le déchargement avait été fait dans un magasin à quelques kilomètres de Farabougou et que le lendemain, les FAMa sont revenus récupérer ces vivres et médicaments. Présentement, les provisions sont stockées à Diabaly, a confié à l’AMAP le maire de la Commune rurale de Dogofry. Selon la même source, des actions de médiation sont en cours entre les communautés pour un dénouement heureux et la même approche de pourparlers est privilégiée par les populations d’autres localités qui ont vu des milliers de leurs bêtes emportées par ces individus armés. Les ravisseurs exigent pour la remise du bétail que chacun des villages donne l’assurance qu’il n’héberge pas de chasseur selon notre source que le village de Farabougou doit ses malheurs à sa réputation de localité abritant des guerriers intrépides. Situé à la lisière de la forêt du Wagadou, Farabougou a toujours résisté farouchement aux razzias, très fréquentes dans la zone avant la pacification imposée par la colonisation. MS/KM (AMAP)

Conseil national du patronat du Mali : La bataille judiciaire a déjà commencé

Par Babba B, COULIBALY Bamako, 18 Oct (AMAP) Diadié dit Amadou Sankaré se déclare nouveau président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM). De son côté, Mamadou Sinsy Coulibaly, candidat à sa propre succession, se dit réélu. La justice va trancher entre les deux camps. Ainsi, le CNPM va, progressivement et sûrement, dans une impasse qui fragilisera davantage nos opérateurs économiques dont les caisses sont mises à rude épreuve par les effets de la Covid-19 et la crise sociopolitique que vit le Mali. En effet, après l’imbroglio illustré par la tenue de deux assemblées générales électives, organisées le 26 septembre dernier par le Comité statutaire, à la demande de la liste dirigée par Diadié dit Amadou Sankaré, et le 8 octobre par le secrétariat général de la structure à la demande du bureau sortant, dirigé par Mamadou Sinsy Coulibaly, et candidat à sa propre succession, le CNPM est déjà au cœur d’une bataille judiciaire. En témoigne la teneur d’un communiqué de presse publié, lundi 12 octobre 2020, par celui qui se présente sur Twitter : «président du CNPM Diadié dit Amadou Sankaré». Cet avis d’information dont nous avons reçu une copie, est on ne peut plus clair : «Suite à une décision de justice, Diadié dit Amadou Sankaré, élu président du Conseil national du patronat du Mali à l’issue de l’assemblée générale ordinaire du samedi 26 septembre 2020, a été installé dans ses fonctions, ce lundi 12 octobre 2020 dans les locaux du patronat sis à l’ACI 2000 pour un mandat de cinq ans à compter de ce jour». Cette ordonnance délivrée par un tribunal aurait, ainsi, validé l’élection de Diadié dit Amadou Sangaré en l’autorisant à occuper les lieux. Et pour y tenir sa cérémonie d’intronisation à la tête du Patronat malien. Cela sous la protection des forces de sécurité. Si cette décision judicaire est fêtée comme une victoire par le bureau dirigé par Diadié dit Amadou Sankaré, elle sonne le début d’une bataille judicaire, entre les deux camps. Contacté, lundi après-midi, un membre influent du nouveau bureau de Mamadou Sinsy Coulibaly avait confirmé que son camp s’emploie pour la levée rapide et irrévocable de cette ordonnance. «La tendance Diadié a amené une ordonnance délivrée par le président du Tribunal de la Commune IV. Nous aussi, nous avons envoyé nos avocats. Nous sommes en train de les attendre. Il faut la levée de cette ordonnance. Et dans ce cas de litige, il y aura un procès», indique notre interlocuteur. Ce dernier confirme que le camp de Diadié occupait les lieux pour le moment, mais pas pour longtemps. «Nous avons commis trois avocats, qui sont à pied d’œuvre pour obtenir la levée de l’ordonnance délivrée à Diadié. Après la levée de l’ordonnance, c’est nous qui allons occuper les lieux en attendant que le procès ait lieu», commentait notre source, visiblement confiante. En attendant, c’est Diadié dit Amadou Sankaré et son bureau qui occupent le siège du CNPM depuis le lundi dernier, jour de son investiture. À l’occasion, il a prononcé une allocution solennelle au ton rassembleur. «Désormais, les élections sont derrière nous. Les élections sont l’expression de l’exercice démocratique au sein d’une organisation, il ne saurait donc y avoir ni gagnant, ni perdant et que le CNPM doit être désormais un», a déclaré Diadié dit Amadou Sankaré. Il n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage «au président sortant Mamadou Sinsy Coulibaly» qui a, selon lui, su maintenir le flambeau au cours des cinq dernières années. Il a appelé ensuite à l’union : «Plus que jamais le secteur privé malien a besoin de s’unir dans toute sa diversité en vue de créer une force commune capable de mieux porter sa voix sur les chantiers clés». La réaction du bureau dirigé par Mamadou Sinsy Coulibaly ne se fera pas, sans doute, attendre. En attendant, l’évidence est que le secteur privé malien est plus que jamais divisé. Et il faudra plus que du temps pour recouvrer l’harmonie qui régnait dans les milieux d’affaires maliens. À titre de rappel, les hostilités entre les deux listes de candidatures ont commencé le samedi 26 septembre 2020. Ce jour-là devrait se tenir l’assemblée générale élective de renouvellement du bureau du Patronat qui comprend 20 membres et du Comité statutaire (7 membres). Élection à laquelle la liste du président sortant Mamadou Sinsy Coulibaly était candidate pour un autre mandat de cinq ans, contre celle du PDG du Groupe SAER Diadié dit Amadou Sankaré. Avant le jour du scrutin, un avis du secrétaire général du Patronat, «notifié par voie d’huissier» aux deux têtes de listes, le report de l’élection prévue pour le samedi 26 septembre dernier. Pourquoi ce report ? «Quand j’ai reçu les deux listes de candidatures déposées le même jour, j’ai constaté des noms qui revenaient sur les deux listes. J’ai adressé une correspondance aux deux têtes de liste pour attirer leur attention sur la situation. J’ai transmis la liste de Coulou à Diadié et vice-versa. Les personnes concernées ont alors commencé à écrire aux têtes de liste de les retirer de leur liste au profit de l’une ou de l’autre. Une personne a demandé à être retirée des deux listes si les candidats n’arrivaient pas à s’entendre. Nous nous sommes retrouvés dans une situation où les deux listes étaient incomplètes (c’est-à-dire aucune liste n’avait obtenu 20 personnes nécessaires pour la composition du bureau», expliquait le secrétaire général, rencontré à son bureau au siège du Patronat. Rappelons que l’article 11 du statut du CNPM stipule : «le bureau est composé de 20 membres. Le bureau comprend un président et les vice-présidents élus par l’assemblée générale…» Face à cette situation, «j’ai fait un avis de report, et convoqué une réunion de bureau pour le mardi 29 septembre», rappelait Modibo Tolo. Qui ajoutait que l’avis de report a été envoyé par voie d’huissier aux deux candidats et aux délégués. Le bureau du CNPM devait statuer ce mardi-là et dicter la conduite à tenir, précisait-il, ajoutant que seul le président du CNPM peut convoquer l’assemblée générale élective. Cependant, la liste de candidatures

Mali: Soutien ferme de la CMAS aux autorités de la Transition

Bamako, 18 Oct (AMAP) Le coordinateur des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), Issa Kaou N’Djim, a réaffirmé, vendredi, le soutien ferme de son organisation aux nouvelles autorités du pays dans la mise en œuvre de la charte de la Transition. Dans une déclaration lue lors d’une conférence de presse, la CMAS s’est dite «prête à accompagner la transition à travers sa participation au Conseil national de la Transition qui sera mis en place ». Elle a exigé que « justice soit rendue aux victimes des crimes commis lors des événements des 10, 11 et 12 juillet derniers à travers la poursuite des auteurs ». Pour ce faire, l’organisation a indiqué suivre « avec une attention particulière l’évolution de la procédure dont l’ouverture a été annoncée par le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III ». Par ailleurs, l’organisation a félicité les autorités de la Transition pour avoir réussi la libération de l’ex chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé. « La CMAS réaffirme son soutien total et inconditionnel à son parrain l’imam Mahmoud Dicko tout en condamnant fermement et énergiquement les allégations calomnieuses dont il fait l’objet », a dit son coordinateur général, Issa Kaou Djim. Il a, en outre, annoncé que son organisation est en train de poursuivre ses activités de structuration sur l’ensemble du territoire national et auprès de nos compatriotes établis à l’extérieur. BD/MD (AMAP)  

Mali-Institutions de Bretton Woods: Reprise effective de la coopération 

Bamako, 16 Oct (AMAP) Le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, s’est entretenu avec les responsables du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, mardi, dans l’après-midi, sur les modalités de la reprise effective de la coopération entre le Mali et les institutions de Bretton Woods, qui a connu un ralentissement suite aux évènements du 18 aout 2020, indique un communiqué du département publié vendredi. Le ministre a d’abord échangé, par visioconférence, avec  la Directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Mme Soukeyna Kane, et l’équipe Mali de la Banque mondiale à Washington. Il a, ensuite, reçu en audience, le Représentant résident du FMI au Mali, M. René Tapsoba. Le Ministre malien de l’Economie et des Finances a rassuré les responsables du FMI et du Groupe de la Banque mondiale sur « la détermination des plus hautes autorités à poursuivre les programmes en cours et à respecter les engagements convenus » auparavant avec ces deux institutions. Enfin, le M. Sanou a affirmé toute sa disponibilité pour une meilleure qualité de la coopération entre le Mali et ses partenaires technique et financiers en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations. MD (AMAP)

Divagation des animaux : A Bamako, les bêtes disputent la priorité aux humains

Par Babba B. COULIBALY  Bamako, 15 Oct (AMAP) Les animaux domestiques se promènent dans les rues, dans la circulation causant d’énormes dommages aux humains et à l’environnement faisant de la divagation des animaux, dans la capitale malienne, Bamako, un haut lieu d’incivilités ou de défiance à la loi. Au vu et au su de tous, les bêtes abandonnées par leurs propriétaires errent un peu partout dans la capitale : sur les trottoirs, les chaussées et les grandes artères. Et avec tous les risques pour les animaux et pour les humains. Car, en plus de la puanteur de leurs excréments, ces animaux causent des dommages énormes aux particuliers ou au domaine public. C’est le cas à Bacodjicoroni ACI. Là-bas, Fousseyni Samoura est victime des bêtes en liberté qui trainent dans ce quartier résidentiel. « Au-delà des accidents de la circulation qu’elles provoquent, ces bêtes se baladent dans les rues et les maisons. C’est vraiment inadmissible. J’avais planté des arbustes devant ma maison, mais les chèvres et les moutons du voisin ont tout brouté. Les animaux n’y sont pour rien, c’est le propriétaire qui est responsable», déplore notre interlocuteur qui ajoute que «la place des animaux, c’est à la ferme, à défaut de cela, le propriétaire doit veiller à ce qu’ils n’importunent pas les voisins». Comme lui, Oumar Diawara, nouvellement installé à Kalabancoro plateau, est confronté au même problème. Sur sa parcelle sans enclos, il a cultivé du maïs et de l’arachide. Mais l’agriculture intramuros semble un exercice quelque peu risqué dans ce quartier. «Les animaux domestiques (bœufs, moutons, chèvres, volaille) abandonnés par leurs propriétaires pâturent dans notre petit espace aménagé où nous avons cultivé diverses céréales. Cela, en notre absence et à des heures irrégulières comme s’ils suivaient tous nos mouvements», dénonce M. Diawara, déplorant le fait qu’il n’y a pas de fourrière animale dans la Commune. Cet enseignant dit avoir alors passé l’information à la mosquée la plus proche pour attirer l’attention des fidèles musulmans sur cette pratique dont il est victime au quotidien. «Les responsables de la mosquée m’ont dit qu’ils en ont parlé en vain. Comme solution, ils m’ont conseillé de faire une clôture à ma parcelle», soupire l’éducateur, obligé de prendre son mal en patience.   ACCIDENTS DE LA CIRCULATION – La Direction de régulation de la circulation et du transport urbain (DRCTU) révèle que plus de 10% des accidents de la circulation enregistrés à Bamako impliquent des animaux en divagation. « La majorité de ces incidents surviennent dans les environs ou sur les routes nationales », précise la DRCTU. Pourtant, il y a des structures en charge de la question. En la matière, la Direction du bon ordre et de la protection de l’environnement du District de Bamako, qui relève de la mairie du District, a pour mission de combattre le phénomène. Son directeur, le contrôleur général de police, Adama Coulibaly, que nous avons rencontré est formel : « Aujourd’hui. Bamako est confrontée à un problème de fourrière où l’on peut enfermer, pendant une durée limitée, les animaux abandonnés ou errants recueillis sur la voie publique», a-t-il dit. La Commune IV du District de Bamako dispose d’une petite fourrière. « Le travail est tout sauf facile dans ces conditions », avoue-t-il. Ainsi, «même si l’on venait à appréhender les animaux on ne sait pas où les mettre. Sinon, les textes existent et sont très clairs», avoue-t-il. En plus du problème d’installation d’accueil pour les bêtes en errance, « nous n’avons que deux véhicules pour l’ensemble de nos activités », révèle M. Coulibaly. A cela, il faut ajouter, selon lui, la crise du personnel. « A ce jour, nous avons un effectif de moins 120 éléments pour tout Bamako », précise Adama Coulibaly. Qu’à cela ne tienne, « la loi doit être, dit-il, appliquée dans toute sa rigueur pour dissuader les propriétaires d’animaux en divagation ». Un arrêté interministériel a été pris dans ce sens, le 28 août 1989, par le gouverneur du district. « Il s’agit de l’arrêté n° 67, dont l’article 2 parle de la divagation des animaux », répond l’officier de police. Il expose : «Quiconque aura sur le territoire du district de Bamako encombré ou embarrassé la voie publique en y laissant errer les animaux sans conducteurs sera puni de peines prévues à l’article 317 du Code pénal».   PEINES D’EMPRISONNEMENT – Le Code stipule que «quiconque aura lâché dans la nature ou dans une agglomération des animaux domestiques sans emprise effective, les prédisposant par ce seul fait à causer des dégâts à autrui ou à gêner la circulation sur les voies publiques sera puni de 11 jours à 6 mois d’emprisonnement et d’une amende de 20.000 à 100.000 Fcfa», lit l’officier. L’article 3 du même arrêté précise que « dans le district de Bamako, ces animaux abandonnés seront en outre saisis et mis en fourrière et les contrevenants, indépendamment des sanctions prévues à l’article précédent, sont astreints jusqu’au jour de l’enlèvement, du paiement d’un droit journalier de fourrière et de gardiennage », fait-il remarquer. L’amende est, selon Adama Coulibaly, fixée à 1.500 Fcfa par jour et par tête pour les chameaux, les vaches, les ânes et les bœufs. « Elle est de 500 Fcfa, par jour et par tête, pour les chèvres, moutons, chiens et les porcs », ajoute-t-il. Pour plus d’efficacité dans la lutte, notre interlocuteur propose la révision de cet arrêté. «D’abord, il n’y a pas de fourrière de pénalité. Les contrevenants sachant que l’amende est dérisoire, continuent à laisser les animaux divaguer sans se soucier des torts causés à autrui. Dans les jours à venir, nous allons proposer à la mairie du district de faire des réaménagements, pour que la sanction soit plus lourde», annonce-t-il. Le Conseil du district de Bamako avait, lors sa 3è session ordinaire tenue en septembre dernier, sous la présidence du maire central, Adama Sangaré, annoncé la construction de deux fourrières sur les deux rives du fleuve Niger à Bamako. « Car, la ville de Bamako ne dispose d’aucun endroit approprié pour recevoir les engins saisis en infraction, les animaux en divagation », avait reconnu Adama Sangaré. BBC/MD (AMAP)

Mali : Trois jours de deuil national suite à une attaque meurtrière contre l’Armée

Bamako, 15 Oct (AMAP) Le président de la Transition, chef de l’Etat, Bah N’daw a décrété trois jours de deuil national, à compter du jeudi 15 octobre 2020, à 00 heure, après l’attaque terroriste du mardi 13 octobre 2020 contre le poste militaire de Sokoura, Cercle de Bankass, das ld Centre du Mali, qui a fait plusieurs vicitmes civiles et militaires. Le communiqué du Conseil des ministres de mercredi, qui l’annonce, ajoute que le chef de l’Etat a, également, présenté ses « condoléances les plus attristées aux familles des disparus et souhaité prompt rétablissement aux blessés ». AT/MD (AMAP)  

Travailleurs de l’Administration territoriale : Une grève de 15 jours en vue à partir de lundi (Communiqué)

Bamako, 14 Oct (AMAP) Les administrateurs civils et les travailleurs du ministère de l’Administration territoriale envisagent d’observer une grève de 360 heures (soit 15 jours) reconductibles, allant du lundi 19 octobre au vendredi 6 novembre prochain, si leurs doléances ne sont pas satisfaites, annonce un communiqué cosigné par les syndicats des deux corps. Par ailleurs, ils comptent marcher, jeudi, à Bamako pour demander la libération de deux de leurs collègues enlevés par les terroristes depuis plusieurs mois. Il s’agit du préfet de Gourma Rharous, Drissa Sanogo, et du sous-préfet de Farako (Cercle de Ségou), Ali Cissé. Selon le communiqué sur le préavis de grève, les deux syndicats revendiquent, également, l’octroi d’une prime de sujétion pour risques de 400.000 Fcfa aux administrateurs civils et aux membres du corps préfectoral. Ils demandent, aussi, pour les mêmes travailleurs une indemnité spéciale et une indemnité de résidence pour ceux qui «ne bénéficient pas de logement mis à disposition par l’État». S’y ajoutent la majoration de la prime de fonction spéciale de 300% accordée au personnel des services du ministère de l’Administration territoriale, la fixation du nombre d’agents de sécurité affectés aux représentants de l’État et leur mise à disposition effective au plus tard le 30 octobre prochain, la prise en charge effective des salaires et accessoires des fonctionnaires des collectivités territoriales relevant du cadre de l’Administration générale par le budget de l’État. Autres doléances : la relecture des cadres organiques des services étatiques pour prévoir les corps des fonctionnaires des collectivités territoriales du cadre de l’administration générale et l’élaboration d’un plan de carrière pour les fonctionnaires des collectivités territoriales du cadre de l’administration générale. Mais aussi, le traitement des états de salaire de l’ensemble du personnel des Agences de développement régional (ADR) sur la base des budgets annuels 2020 validés en Conseil d’administration et approuvés par la tutelle, l’application immédiate des accords d’établissement des ADR et l’ouverture d’une concertation pour doter les ADR (établissements publics à caractère administratif) de ressources propres pour un meilleur ancrage régional. BD/MD (AMAP)