Bamako : Exposition d’art plastique sur la beauté noire
Bamako, 3 Fév (AMAP) L’exposition, « The Crow », (la couronne en anglais), des œuvres d’Eolia, artiste à la double nationalité nigérienne et béninoise, se tient, depuis la semaine dernière, à la Galerie Médina, à Bamako, la capitale malienne. Une dizaine de tableaux, conçus dans un style original et dans des formats divers, restituent à travers une série de visages et de portraits géants, la coiffure afro des années 60. Les tableaux d’Eolia, une riposte à la ségrégation raciale, sont vendus entre 500.000 et 2 millions de Fcfa. Ainsi, à travers le mode de coiffure ou l’expression des visages, elle fait ressortir l’engagement et la résistance des hommes et femmes contre l’injustice et le racisme. Elle tire ses inspirations de la lutte pour la sauvegarde de l’identité africaine, de la lutte contre le racisme. Elle prend, aussi, en compte les lois contre les actes de violence et l’injustice à l’égard de la race noire. Le vernissage de l’exposition s’est déroulé, jeudi dernier, en présence du chef de cabinet du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Yamoussa Fané, du directeur de la Galerie Médina, Igo Diarra, de l’artiste elle-même et du consul du Bénin au Mali. Selon l’artiste « c’est une responsabilité mais aussi un devoir de travailler sur la beauté noire ». « C’est dans l’authenticité que je travaille pour faire sortir les caractéristiques de la femme noire et le combat contre la race noire. L’exposition est une célébration de la beauté noire », a-t-elle dit. A travers ses tableaux, l’artiste Eolia célèbre le choix d’être nous-mêmes sans concession. Pour elle, l’histoire des cheveux noirs est importante. Longtemps rejeté par les normes de beauté euro centriques, le cheveu afro a été souvent considéré comme un symbole de défi politique. Son exposition fait suite à plusieurs actions contre la discrimination des cheveux naturels le 3 juillet 2019, en Californie (Etats-Unis), l’interdiction faites aux employeurs et aux écoles de discriminer les coiffures telles que les afros, les tresses, les twists et les dreadlocks. Yamoussa Fané a exprimé l’engagement du département en charge de laCulure à soutenir la démarche de l’artiste. « Après la reprise des activités culturelles, nous sommes très ravis de magnifier les œuvres d’une jeune artiste très engagée », a déclaré le chef de cabinet. Il a aussi salué la Galerie Médina pour ses actions en faveur des artistes. Lassana Igo Diarra a exprimé sa « réelle satisfaction » d’accueillir cette belle exposition. « C’est un privilège de recevoir ces belles factures de la création artistique », a-t-il commenté. Pour sa part, le collectionneur Mamadou Kanda Keïta a estimé que c’est un travail bien fourni avec une technique ancienne. « L’artiste utilise le charbon et le bois pour faire sortir la beauté de la femme africaine dans la lutte contre l’apartheid et l’identité culturelle. C’est un travail de qualité, car il y’a une harmonie entre la technique, les matériaux et la thématique », a ajouté M. Keita. L’artiste Eolia a un parcours atypique dans le domaine de la création artistique. Elle est diplômée en marketing et a décidé, après sa formation, de faire carrière dans la création contemporaine. Son exposition reste accrochée jusqu’au 15 février prochain, avant de s’envoler pour Los Angeles (États-Unis). AS (AMAP)
CHAN 2021 : Le Mali en finale
Bamako, 3 fév (AMAP) Le Mali a battu la Guinée (0-0, 5-4 t.a.b.), mercredi soir, au stade de Japoma à Douala, et se qualifie, au bout du suspense, pour la finale de la 6è édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) qui se déroule au Cameroun depuis le 16 janvier. Les Aigles locaux, comme lors des quarts de finale, ont décroché leur ticket, après l’épreuve des tirs au but dans ce derby de l’Afrique de l’Ouest qui a connu un engagement physique des vingt-deux acteurs dès les premières minutes de jeu. Le défenseur malien, Mamadou Doumbia est sorti sur blessure, dès la 3è minute et conduit, immédiatement à l’hôpital, et le milieu de terrain, Ibourahima Sidibé, blessé a, également, cédé sa place à Makan Samabaly (30è min). Les Guinéens ont dominé la première période et se sont créés les meilleures occasions de la partie. Victor Kantabadouno et le buteur maison, Yakhouba Gnagna Barry, ont été les plus dangereux durant la première mi-temps. Le gardien Djigui Diarra a été le joueur le plus en vue dans cette rencontre, multipliant les parades, à l’image du tir de Yakhouba Barry à la 14è minute. Maliens et Guinéens se sont neutralisés pendant les 90 minutes et les prolongations. Ainsi pendant 120 minutes, aucune équipe n’a pu débloquer le tableau d’affichage. Aux tirs au but, le Mali a réussi l’essentiel en remportant la série (5-4) malgré l’entrée en jeu du gardien Sékouba Camara à la place de Camara Moussa à la 119’. Les Aigles s’assurent le premier ticket pour la finale du CHAN 2020, prévue dimanche prochain à Yaoundé. Ils joueront contre le Maroc qui a dominé le Cameroun par un score sans appel de 4 à 0 Le Mali va jouer la deuxième finale de CHAN de son histoire, après celle de 2016, au Rwanda, perdue devant la RD Congo (0-3). Réactions d’après-match Entraîneur de la Guinée, Kafory Lappé Bangoura « Comme toujours, les derbys Mali-Guinée sont des matchs très difficiles. On a bien joué mais il y a eu une baisse de régime. Une répétition de retards, coupures d’électricité pendant les entraînements. Beaucoup d’aléas qui nous ont déstabilisés. La victoire a choisi le Mali, on n’a pas eu la chance. Les enfants ont mouillé le match, il y a beaucoup de forfait. On ne s’est pas reposé, on est fatigué. Depuis 1976, la Guinée n’a pas joué de finale, on voulait rentrer dans l’Histoire. Le foot africain a vraiment évolué, ça s’adapte. Les Entraîneurs africains ont été au rendez-vous. » Entraîneur du Mali, Nouhoum Diané « Ce n’était pas facile. La Guinée a eu beaucoup d’occasions. On n’a pas le choix, on se prépare en fonction de l’adversaire. La réalité, on fait tout pour gagner. Les équipes sont désormais difficiles à manœuvrer. Le staff médical mettra tout en œuvre pour qu’on retrouve de la fraîcheur. On a subi le jeu de la Guinée. On est là tranquillement. La Guinée nous a pris de haut, nous avons essayé de mettre la Guinée sous pression. On va essayer de préparer la finale, permettre aux gens de réparer ce qui n’a pas marché dès la 3è minute « . LMD (AMAP)
Bankass : Quatre présumés voleurs d’ovins aux arrêts
Bankass, 02 Fév (AMAP) Le commissariat de police de la ville de Bankass a arrêté, récemment, quatre voleurs d’ovins qui opéraient entre Bankass et Koro (Centre), a appris l’AMAP mardi. Selon le commissaire principal de police de la ville de Bankass, Sékou Mané, lors d’une patrouille en ville, le 26 janvier, l’équipe d’intervention de la police a coïncidé avec un attroupement autour d’un individu et un marchand d’ovins qui se disputaient la propriété de deux moutons. La police a interpellé le marchand d’ovins qui était de passage pour Bamako. Au commissariat, il a déclaré avoir acheté 10 têtes de moutons avec un jeune de Bankass, à la foire de Koro. Une mission dirigée par le chef de la Brigade de recherches (BR), le sergent-chef Mamadou Z. Coulibaly, s’est rendue à Koro, pour vérifier les allégations du mis en cause. A son retour, les policiers sont revenus avec quatre individus trouvés en possession de neuf têtes de moutons qu’il voulait vendre à Koro. Au cours de leurs interrogatoires, ils ont avoué d’autres forfaits qui ont permis à la police de Bankass de saisir une vingtaine d’ovins. Cette bande opère entre Bankass et Koro depuis plus de quatre ans à bord d’une moto tricycle qu’ils louaient avec des particuliers. Le cinquième membre du groupe de malfaiteurs reste toujours introuvable mais des recherches sont en cours pour son l’interpeler et le mettre à la disposition de la justice à Bankass. AKG/MD (AMAP)
Mine d’or de Morila : Perspective de relance de la production
Bamako, 03 Fév (AMAP) « Nous sommes en passe de sauver plus de 500 emplois directs et près de 2.000 emplois indirects. Donc, dans ce cadre-là, il était important pour nous de venir voir comment tout cet arsenal se met en place au profit des populations riveraines et, d’une manière générale, au profit de la population malienne », a déclaré le ministre des Mines, de l’énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, lundi dernier, en marge des travaux de la 2ème session du Conseil d’administration de la mine d’or de Morila sous l’exploitation de Firefinch. Il était accompagné d’une forte délégation comprenant notamment le directeur national de la géologie et des mines, Cheick G. Keita. Depuis son entrée en exploitation en 2000, le site de Morila, situé à quelque 280 km au sud-est de Bamako, a produit plus de 7,4 millions d’onces d’or, à partir de l’extraction à ciel ouvert et du traitement des stocks et des résidus sur 20 ans de propriété de Barrick/AngloGold. Firefinch, anciennement appelé Mali Lithium, est depuis 2011 un explorateur aurifère actif au Mali. Troisième producteur d’or en Afrique, en novembre 2020, la société a acquis une participation de 80% dans la mine d’or de Morila, dans laquelle l’Etat du Mali détient 20%. Morila est une mine d’or en exploitation et dispose d’une usine de traitement de 4,5 millions de tonnes par an et de toutes les infrastructures requises pour un site minier autonome. À leur arrivée, le ministre et sa délégation ont été accueillis dans la salle de conférence de la mine d’or de Morila par son directeur général, Drissa Arama. Lamine Seydou Traoré a, aussitôt, participé à la 2ème session du Conseil d’administration de la mine. A la fin de la rencontre, le ministre a, successivement, visité la carrière d’exploitation de la mine, l’usine de production d’or et le Centre agrobusiness de Morila. Ce centre est composé de trois volets : l’aviculture, la pisciculture et un jardin maraîcher d’environ un demi-hectare. « Aujourd’hui, l’avenir de Morila est sur une bonne tendance. Nous espérons qu’avec les investissements que nous devons avoir, très bientôt, on pourra commencer l’exploitation minière. Aujourd’hui, on peut dire que les choses vont comme nous les avons planifiées », a expliqué le directeur général de la mine d’or de Morila, tout en précisant que la production d’or du site est d’environ 120 kilos par mois. « Nous devons aller vers les 200, 300 jusqu’à une tonne d’or par mois. C’est ce que nous envisageons de faire. Nous pensons que dans le futur, on pourra augmenter la production avec beaucoup plus de ressources », a-t-il dit. Drissa Arama a rassuré le ministre que la société veut travailler dans la transparence. Au terme des différentes visites, le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau a déclaré qu’il était important pour lui de venir voir ce qui se passe, afin de prodiguer des conseils et faire aussi des mises en garde. « Une mise en garde pour respecter les clauses du contrat, pour inviter la société à davantage de coopération avec les opérateurs économiques maliens. Et on a été agréablement surpris de constater que c’est le leitmotiv du groupe Firefinch qui nous a démontré clairement que sur 500 employés, il y a à peine 4 expatriés. Ce sont des choses qui doivent être encouragées », a soutenu Lamine Seydou Traoré. Parlant de la 2ème session du Conseil d’administration de la mine d’or de Morila sous Firefinch, le ministre a dit que les signaux sont bons. « C’est vrai qu’avec les projections qui ont été faites par rapport à la fermeture de la mine à l’horizon de juin 2021, elles étaient de nature à déséquilibrer un peu les comptes financiers. Mais des investisseurs sont résolument engagés à faire en sorte que les emplois puissent être gardés et que la mine puisse continuer à être exploitée », a-t-il indiqué. « Les éléments qu’on nous a présentés montrent bien qu’avec l’accompagnement du gouvernement et de la population ainsi que l’engagement des investisseurs, nous arriverons à faire briller encore l’or de Morila pour le bonheur des Maliens », a affirmé le ministre. Auparavant, la délégation ministérielle avait rendu une visite de courtoisie au chef de village de Sanso. AG/MD (AMAP)
Extraction de sable et gravier : Une porte de sortie pour la population de Koulikoro
Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 02 fév (AMAP) Il est environ 8 heures. Sur les berges du fleuve Niger, à Koulikoro, à 60 km de Bamako de la capitale malienne. Des dizaines de pirogues et de pinasses sont accostées. Hommes, femmes et enfants travaillent. Les camions-bennes acheminent des chargements de sables et de graviers sur Bamako. D’autres attendent d’être chargés. En effet, la capitale du Meguétan est l’un des principaux fournisseurs de Bamako en sables et graviers. Ces matériaux sont extraits par des travailleurs venus de l’intérieur du pays. L’activité est une source de revenu pour des centaines de personnes dans cette ville qui a, pourtant, du mal à se remettre de la fermeture de l’Huilerie cotonnière du Mali (HUICOMA). Elles y gagnent leur pain grâce au développement du secteur du Bâtiment et des travaux publics (BTP). Bamako et ses périphériques sont en permanence en chantier. Le sable et le gravier sont nécessaires en BTP sont utilisés dans la fabrication de briques, la construction des bâtiments et autres travaux publics. Les jeunes parcourent plusieurs kilomètres sur le fleuve pour atteindre les sites d’extraction, situés loin de la ville. Ils plongent dans les profondeurs du fleuve pour extraire les précieux matériaux. Pour ce faire, les «extracteurs» se repartissent en équipe de sept personnes dont six hommes et une femme. Ils embarquent à bord d’une pinasse qui les conduit au milieu du fleuve. Les hommes descendent sous l’eau pour extraire le sable ou le gravier et remplissent l’embarcation. La seule femme présente à bord évacue l’eau pour éviter à la barque de chavirer. Abdoulaye Nago, 35 ans, est originaire de Tombouctou. Habillé en blouson de couleur bleue et d’un jean gris-clair, le trentenaire est l’un des nombreux jeunes qui vivent de l’extraction de sable. «Cela fait 8 ans que j’exerce cette activité. Elle me permet de subvenir aux besoins de ma famille et d’envoyer de l’argent à mes parents au village», explique-t-il, précisant qu’il gagne entre 5.000 et 7.500 Fcfa par jour. Pour cela, le travail dure de 8 heures à 15 heures. «En période de froid, le travail est pénible. Néanmoins, nous arrivons à soustraire par jour 4 à 5 chargements de pirogues. Ce qui correspond à un chargement de benne», explique Abdoulaye. Cette embarcation qu’ils louent appartient à Issa Berthé. Rencontré sous un hangar installé au bord du fleuve, il estime que cette activité nourrit de moins en moins son homme. «Nous avons des difficultés à écouler nos graviers à cause de la concurrence des producteurs de gravier concassé. Pourtant, nous employons plusieurs jeunes», souligne-t-il. La vente de sable reste la principale source de revenu. En la matière, un chargement de camion-benne à 12 roues est cédé à 60.000 Fcfa contre 40.000 Fcfa pour le camion à dix roues et 30.000 Fcfa à 32.500 Fcfa pour six roues. Signalons qu’il existe plus de deux carrières qui produisent du concassé dont la tonne est vendue entre 8.000 et 9.000 Fcfa. Drissa Diarra est également propriétaire de pirogue qui transporte ces matériaux. Elle est équipée d’un générateur électrogène dont la valeur est estimée à 400.000 Fcfa. «Avec 300.000 Fcfa, on pouvait avoir une pirogue neuve. Il faut maintenant dépenser 500.000 Fcfa pour l’achat du bois. Les frais de fabrication sont passés de 50.000 Fcfa à 110.000 Fcfa», regrette Diarra. Les exploitants sont, aussi, assujettis au paiement d’impôts. «A chaque voyage de benne, nous payons 750 Fcfa et 1.000 Fcfa à la mairie. La taxe d’embarcation s’élève à 300.000 Fcfa par an et par plage », détaille-t-il. En plus de ces charges, ils doivent faire face à la présence d’un extracteur sur le fleuve. «La machine peut faire le travail de 100 pirogues par jour. Il n’y a pas de travail dans ce pays et nous avons des diplômés parmi nous », fait remarquer Diarra qui se demande si l’utilisation d’un extracteur réduit le chômage. Des femmes et des enfants ramassent les restes de sable et de gravier dans les pinasses. Ils les vendent pour gagner un peu d’argent. Aminata Tolo, trentenaire, originaire de Douentza, dans le Centre du Mali, en fait partie. «Je suis là depuis l’année dernière. Dieu merci, je gagne un peu d’argent. J’arrive même à envoyer de l’argent à mes parents au village. Par jour, je peux gagner 2.500 à 3.000 Fcfa voire 4.000 Fcfa», confirme-t-elle. Comme elle, Kadidia Dicko, 28 ans, accompagnée de sa fille de 10 ans, vient de Tonga, un village sur l’autre rive du fleuve à Koulikoro. «C’est à cause de la pauvreté que je fais ce travail. Je suis mariée et mère de quatre enfants. Cette activité me permet de joindre les deux bouts et d’aider mon mari», confie la dame qui espère trouver un travail mieux rémunéré. Elle dit avoir fait une fausse couche l’année dernière. « Mon mari me conseille d’abandonner cette activité mais je n’ai pas le choix. Il me faut gagner de l’argent», avoue-t-elle. Selon Bakoroba Kané, maire de la Commune urbaine de Koulikoro, l’extraction de sable et de gravier permet à la collectivité de payer régulièrement les salaires du personnel. « Grâce à cette activité, la population arrive à s’en sortir », estime l’édile. Il envisage alors de la valoriser afin qu’elle en bénéficie davantage. « Car, les camions viennent de Bamako acheter la matière à vil prix pour la revendre très cher dans la capitale », se justifie M. Kané. AG/MD (AMAP)
Mali: Onze nouveaux cas de Covid-19 avec 03 décès mardi
Bamako, 02 fév (AMAP) Les services de santé ont enregistré, mardi, onze nouveaux cas de Covid-19, sur 918 échantillons prélevés et trois décès, annonce le communiqué du ministre de la Santé et du Développement social. Cependant, les médecins ont déclaré 11 patients guéris au cours des dernières 24 heures D’après le communiqué, les cas du jour ont été identifiés dans les Régions de Koulikoro (près de la capitale) et Gao (Nord) ainsi que dans toutes les six Communes du District de Bamako. Au Mali, au total, quelque 8.111 personnes ont été testées positives à la Covid-19 dont 5.970 guéries du virus, selon les statistiques officielles qui précisent que 333 décès sont à déplorer. AT/MD (AMAP)
Patrouille militaire de grande envergure à la frontière Mali- Burkina Faso
Bamako, 02 fév (AMAP)Les Forces armées maliennes (FAMa) ont lancé, du 15 au 29 janvier 2021, une patrouille de grande envergure, pour sécuriser et nettoyer le long de la frontière Mali-Burkina, rapporte l’Armée. Dans un document parvenu à l’AMAP, les FAMa indiquent que l’opération a consisté, dans un premier temps, à contrôler le quadrilatère Madiakuy-Tominian-Timissa-Koro, dans le Centre, qui constitue une véritable zone de prédilection pour les Groupes armés terroristes (GAT) et les bandits armés. Dans un second temps, il s’est agi de contester aux GAT leurs libertés d’action et rassurer les populations. Cette patrouille a concerné, entre autres, les localités de Madiakuy, Yerakuy, Behekuy, Koula, Yèrè, Fangasso, Kouna, Bidi, Bambara, Toun, Pêh, Lanfiala, Ouenkoro et Soukoura. Cette volonté des FAMa d’aller traquer les terroristes jusque dans leur fief a été vivement saluée par les populations des villages environnants, selon l’Armée. L’opération Kèlètigui-1 a pris son départ au poste de contrôle de Bénéna. Il y a juste quelques jours, ce poste avait été attaqué par des hommes lourdement armés, créant la psychose dans le secteur. «Leur (FAMa) présence rassure la population. Malgré des attaques passées, nous sommes aujourd’hui en sécurité”, a dit le chef de village de Bénéna, cité par le document de l’Armée. Il a ajouté qu’il “attendait impatiemment ce jour, se réjouit de ce passage des FAMa dans son village. “Mais, nous aurions, surtout, souhaité que l’État songe au déploiement d’une force d’intervention afin de garantir la sécurité de la localité », a-t-il poursuivi. Partout où les FAMa sont passées, elles se sont entretenues avec les notabilités. Ces échanges ont porté, principalement, sur l’insécurité grandissante dans le secteur. C’est pourquoi, les populations ont encouragé les FAMa à effectuer des patrouilles régulières afin de neutraliser les terroristes qui opèrent dans la zone. Selon ces notabilités, cela contribuera, sans doute, à étendre une large couverture de sécurité sur tout le long de la frontière avec le Burkina-Faso. Le chef d’Escadron, Ousmane Dabitao, coordinateur de l’Opération Kélètigui-1 a rassuré les notabilités que l’objectif de cette Opération consiste, à terme, à détruire tous les lieux servant de refuges aux groupes terroristes afin de permettre à la population civile de vaguer librement à ses occupations. Il a exprimé sa grande satisfaction par rapport à cette Opération pour vaincre le terrorisme et a sollicité l’accompagnement et le soutien de la population civile. “J’invite les populations à collaborer plus avec les FAMa dans la lutte contre le terrorisme. Nous faisons face à un ennemi versatile qui profite de la moindre faille pour commettre ses forfaits”, a dit le chef d’Escadron, Dabitao. ”Cette lutte de longue haleine requiert, par consequent, l’implication de tous. C’est ensemble que nous parviendrons à bouter ces forces du mal hors de nos contrées ’’, a précisé l’officier supérieur. Pour sa part, le chef du détachement du RCP, le capitaine Sibiry dit Ousmane Camara, s’est dit impressionné par la qualité de la coopération interarmes qui a prévalu tout au long de l’opération. ‘’Cette mission a été très bénéfique pour moi. Il y avait une synergie d’actions et une franche collaboration entre nous. Toutes choses qui nous ont facilités la tâche’’, a-t-il déclaré. MD (AMAP)
Sky Mali: Vol inaugural sur la ligne Bamako-Tombouctou
Envoyée spéciale Fadi CISSÉ Bamako, 02 fév (AMAP) La compagnie Sky Mali a effectué, lundi, son premier vol commercial sur la ligne Bamako-Tombouctou qu’il desservira deux fois par semaine, tous les lundis et vendredis. La compagnie, qui relie déjà Bamako et Kayes, utilise des avions de 114 places. C’est vers 9h33 du matin que l’avion Sky Mali, avec à son bord 97 passagers dont le ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo, son collègue de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Kadiatou Konaré, et le directeur général de Sky-Mali, Tahir N’Diaye, a décollé de l’Aéroport international président Modibo Kéïta Sénou, pour la Cité des 333 saints. Après 1h10 de vol, l’appareil a atterri sur le tarmac de l’aéroport de Tombouctou, sous les applaudissements nourris des passagers. La délégation ministérielle a été accueillie par les autorités administratives et politiques de la 6ème Région administrative du Mali. Après ce cérémonial, la délégation a visité la partie de la direction de cet aéroport qui a été, récemment réhabilitée par la direction générale des Aéroports du Mali (ADM). L’ouverture de cette ligne par Sky Mali va contribuer au désenclavement de Tombouctou et au renforcement du cordon ombilical entre Bamako et le Nord du Mali. Selon Makan Fily Dabo, cette réalisation est la concrétisation d’un devoir accompli, d’un devoir de solidarité envers Tombouctou, « ville de culture et d’histoire ». « Une nouvelle dynamique est lancée au niveau du transport aérien, à travers le ministère dont j’ai la charge, notamment pour le développement économique et le désenclavement du Mali. Nous sommes déterminés à ce que la connectivité aérienne soit tangible afin de contribuer à l’essor du tourisme et à la promotion des échanges culturels et commerciaux », a confié le ministre des Transports et des Infrastructures. M. Dabo a assuré que les services techniques compétents de son département apporteront toute l’assistante à Sky Mali « pour son épanouissement et son essor afin que ce bel oiseau continue à voler durablement dans le ciel malien, sous régional et international ». Il a souhaité une bonne chance à la compagnie Sky-Mali car dans un contexte de concurrence, selon lui, « rude et impitoyable ». Quant à la ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, elle a expliqué que ce vol va permettre de renouer le trafic aérien avec la 6e Région qui, depuis mars 2012, n’avait pas reçu de vol commercial. Pour Mme Kadiatou Konaré, la reprise du vol va donc permettre au tourisme de rebondir et de se développer dans la région. Le directeur général de Sky-Mali a expliqué qu’il fallait ce vol sur l’axe Bamako-Tombouctou qui consacre l’accomplissement du business plan de sa compagnie pour bâtir un réseau domestique efficace permettant aux Maliens de se déplacer en toute sécurité. «Il n’est pas normal que le Mali ne soit pas doté d’un instrument aérien qui puisse renforcer son intégration», a souligné Tahir N’Diaye, ajoutant que Sky-Mali répond aux besoins des autorités qui œuvrent pour qu’il y ait un brassage et une intégration nationale. FC/ MD (AMAP)
Redynamisation de la coopération Mali/France au menu d’une audience à la présidence
Bamako, 02 fév (AMAP) L’ancien ministre français, Jean-Marie Bockel et le député, vice-président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, Bruno Fuchs, ont été reçus en audience par le président de la Transition, Bah N’Daw, dimanche, à la Villa des hôtes. Au cours des échanges, il a été question de la redynamisation de la coopération de la France avec le Mali dans les domaines de la sécurité, de la défense, de la paix, de la relance économique, de l’efficacité de l’action de l’État… À l’issue de l’audience accordée par le chef de l’État à ses hôtes, l’ancien ministre français a déclaré à la presse avoir évoqué, avec son hôte, la qualité de la relation entre la France et le Mali. Selon Jean-Marie Bockel, l’audience a porté sur les questions sécuritaires, de développement, de gouvernance, de la présence de l’administration sur tout le territoire, sans lesquels on ne peut parler de paix. « Ce sont des questions auxquelles le président de la Transition est extrêmement sensible et sur lesquelles les partenariats peuvent s’approfondi r», a-t-il estimé. Jean-Marie Bockel dit avoir, aussi la volonté du président Bah N’Daw de préparer le processus électoral et démocratique avec l’ensemble des composantes de la société. De son côté, l’élu français, Bruno Fuchs, a indiqué qu’il s’agit de voir comment contribuer au retour de la paix, permettant aux populations d’avoir un niveau de vie plus agréable. « Nous sommes à la disposition du président et du gouvernement pour voir comment on peut contribuer à ce mouvement », a-t-il assuré. Après la rencontre avec le président de la Transition, les personnalités françaises, accompagnées par l’ambassadeur de la France au Mali, Joël Meyer ont eu, lundi, une séance de travail, à la Primature, avec le Premier ministre, Moctar Ouane. Les ministres de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, de l’Économie et des Finances, Alousséini Sanou, de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, de la Refondation de l’État chargé des Relations avec les Institutions, Mohamed Coulibaly, et le secrétaire général de la présidence, Dr Kalilou Doumbia ont pris part à la rencontre. Selon l’ancien ministre français, il s’agissait de décliner les principes évoqués avec le président Bah N’Daw. « Parce que, a-t-il dit, les progrès dans le partenariat passent également par la sécurité, le développement et le soutien à la gouvernance ». Tout cela dans le respect de la souveraineté du Mali qui est « essentielle ». « Je veux que cette démarche engagée réussisse. Nous sommes dans cet état d’esprit et nous y serons, également, de retour à Paris », a soutenu Jean-Marie Bockel. Le député Bruno Fuchs a confié qu’il a été question de décliner tous les programmes de coopération et de partenariat que les deux pays peuvent mener ensemble. Moctar Ouane a partagé avec ses interlocuteurs les priorités du Mali : sécurité, relance économique, refondation de l’État et échéances électorales. Afin de faire face à ces défis, le Premier ministre a souligné la nécessité de renforcer la coopération militaire, la coopération décentralisée de façon inclusive avec la diaspora. « Un partenariat voulu, assumé et équilibré », a précisé Moctar Ouane. OD/MD (AMAP)
Mali: Baisse des contaminations avec neuf nouveaux cas de Covid-19 lundi
Bamako, 1er fév (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, lundi, neuf nouveaux cas de Covid-19 sur un total de 465 échantillons testés, indique le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Par ailleurs, on note 14 patients guéris contre zéro décès, au cours des 24 dernières heures,. Les Régions de Kayes (Ouest) et Koulikoro (près de la capitale), ainsi que les Communes l, lll, lV et Vl du District de Bamako, constituent les foyers de contamination du jour, selon les données du département en charge de la Santé. Avec ces nouveaux chiffres, le Mali compte, à ce jour, 8.100 cas positifs, 5.959 malades guéris du virus et 330 décès. AT/MD (AMAP)

