CHAN 2021 : Les nouveaux vice-champions d’Afrique accueillis avec les honneurs
Par Seïbou S. KAMISSOKO Bamako, 9 fév (AMAP) Les Aigles locaux sont rentrés au bercail lundi, vers 15h30 par un vol transportant également le sélectionneur national, Nouhoum Diané e qui a atterri à l’Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou de Bamako. À leur descente d’avion, les nouveaux vice-champions d’Afrique ont été accueillis avec tous les honneurs par les autorités du pays et plusieurs centaines de supporters. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher et le président de la Fédération malienne de football (Femafoot), Mamoutou Touré « Bavieux », qui étaient à Yaoundé avec les joueurs figuraient parmi la délégation. Dès l’apparition des joueurs, la troupe de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM) a donné le ton en chantant l’Hymne nationale. Suivra, une séquence d’animation qui va durer une bonne dizaine de minutes, avant que la délégation ne monte à bord du bus, direction, le stade Mamadou Konat, escortée par une foule en liesse. « Les mots nous manquent après cet accueil des Maliens. Nous disons grand merci à nos concitoyens. On voulait remporter cette coupe, mais Dieu en a décidé autrement. C’est la deuxième fois que nous perdons la finale de cette compétition, la troisième fois sera la bonne Inch-Allah », a déclaré le capitaine-keeper, Djigui Diarra. Visiblement ému, le milieu de terrain des Aigles locaux, Moussa Ballo, a dit : « C’est simplement merveilleux. On est fier de porter les couleurs de la Nation. Nous remercions l’ensemble de nos supporters pour leur soutien, sans oublier le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attahe,r et le président de la Femafoot, Mamoutou Touré, qui étaient avec nous durant la compétition ». Siaka Bagayoko «Chato», premier buteur du Mali au CHAN (1-0 contre le Burkina Faso), a également exprimé sa joie et sa fierté de voir autant de monde à l’aéroport pour accueillir l’équipe. « On n’était pas orphelin au Cameroun car on était avec des supporters là-bas. Et en arrivant à Bamako, on est escorté par la police jusqu’au stade, il y a des journalistes partout, c’est fantastique, juste trop bien », a commenté l’arrière latéral des Aigles locaux Pour sa part, le ministre de la Jeunesse et des Sports a salué le parcours réalisé par les joueurs de Nouhoum Diané et adressé ses remerciements aux autorités pour leur soutien et leur accompagnement. « L’équipe nationale locale a fait son travail, l’encadrement a, également, fait son travail et mention spéciale à la Fédération malienne de football qui a tout mis en œuvre pour que l’équipe ramène cette place de deuxième du CHAN. Je tiens à adresser mes sincères remerciements aux supporters et à toute la population malienne qui ont vibré en même temps que nous pendant la durée de la compétition, de Kayes à Kidal et même à l’extérieur du pays », a dit Mossa Ag Attaher. Il a annoncé que le pays prendra en charge le traitement du défenseur central Mamadou Doumbia qui s’est gravement blessé en demi-finale contre la Guinée (double fracture genou-péroné). « Le jeune Mamadou s’est blessé pour la République, nous allons le prendre en charge », a promis le ministre Ag Attaher. À l’instar du ministre de la Jeunesse et des Sports, le président de la Fédération malienne de football a rendu un vibrant hommage aux vice-champions d’Afrique, avant de les exhorter à continuer sur la même lancée. « Le message que j’ai pour ces jeunes, c’est toujours d’avoir l’esprit de combativité, d’incarner les valeurs sociétales de notre pays, se comporter en digne Malien. C’est ce qu’ils ont fait tout au long du CHAN. Cette compétition, qui vient de s’achever au Cameroun, nous a permis de comprendre que si nous sommes unis, nous pouvons tout faire », a dit Mamoutou Touré « Bavieux ». Il a remercié le ministre de la Jeunesse et des Sports pour son engagement patriotique d’avoir tenu à être aux côtés des enfants, d’être venu au stade pour galvaniser les joueurs dans un cadre convivial. « Aujourd’hui le résultat est là », s’est-il réjoui. Après le cérémonial d’accueil, les vice-champions d’Afrique ont embarqué à bord d’un bus qui sera escorté par une foule en liesse jusqu’au stade Mamadou Konaté. A leur arrivée au stade, Nouhoum Diané et ses joeurs ont été accueillis par plusieurs centaines de supporters présents dans les gradins. Parmi les spectateurs, il y avait, également, des artistes qui ont chanté à la gloire de la sélection nationale. Une journée mémorable que le capitaine Djigui Diarra et ses coéquipiers n’oublieront pas de sitôt. SSK (AMAP)
Covid-19 au Mali : Baisse du nombre de la contamination avec seulement 5 cas enregistrés, lundi
Bamako, 9 février (AMAP) Le nombre de contamination à la Covid- 19 a baissé lundi avec seulement 5 cas enregistrés sur l’ensemble du territoire national, a appris l’AMAP de source proche des services sanitaires. Ces 5 nouveaux cas qui ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Kidal et le district de Bamako portent le nombre total de la contamination à 8181 dont 6071 guérisons et 339 décès. L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 940 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Niono (Centre) : Arrêt de travail dans les établissements scolaires
Niono 08 fév (AMAP) Les syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016, de la Région de Ségou (Centre), ont observé un arrêt de travail dans tous les établissements scolaires (préscolaire, fondamental et secondaire) à partir de lundi, pour réclamer leur salaires. Les syndicats ont décidé, désormais, d’observer automatiquement un arrêt de travail si les salaires ne sont payés, au plus tard, le 25 du mois. Ils ont exigé « des sanctions appropriées’ à l’encontre des responsables impliqués dans le traitement des salaires des enseignants des collectivités territoriales de la Région de Ségou. Selon nos sources, la grève a été largement suivie dans le fondamental. Par contre, au secondaire, elle n’est pas observée. MS/MD (AMAP)
Koro (Centre) : Reprise du trafic routier entre le Mali et le Burkina Faso sur la RN15

Koro, 9 fév (AMAP) Un premier convoi de véhicules, en provenance du Burkina Faso, par la Route nationale (RN15), est arrivé, vendredi, à Koro (Mali), sans incident, après plus d’une année d’interruption, a constaté l’AMAP sur place. L’implication des autorités administratives, politiques et coutumières des deux pays a permis la reprise du trafic routier entre le Mali et le Burkina Faso. Conduit par le 1er adjoint au maire de Thiou (Burkina Faso), Ouédraogo Adama, le convoi d’une dizaine de camions a été accueilli par les autorités locales au niveau du bureau des douanes de Koro. L’ambiance était aux retrouvailles entre commerçants et transporteurs des deux pays, séparés depuis plus d’une année, suite à l’arrêt du trafic routier sur la RN15. Cette route, qui est la principale voie de ravitaillement de la Région de Mopti (Centre) et une grande partie des Régions de Gao et de Ségou, avait été fermée au trafic à cause de l’insécurité et du sabotage des ouvrages routiers (ponts) de part et d’autres de la frontière. Sa fermeture a beaucoup impacté le quotidien des populations et l’économie locale. Le 1er adjoint au maire de Thiou a exprimé sa joie de retrouver ses frères maliens mais aussi sa reconnaissance pour la qualité de l’accueil réservé à sa délégation. « J’ai tenu à accompagner mes compatriotes jusqu’à Koro pour participer à la foire hebdomadaire. C’est un jour historique pour nous tous, car ce jour marque la reprise des échanges commerciaux entre nos deux pays après des périodes difficiles’, a dit Ouédraogo Adama. Le président de la Chambre de commerce de Koro, tout en souhaitant la bienvenue à la délégation burkinabè, a remercié les autorités des deux pays pour leur implication pour l’ouverture de la route. « Les autorités ont entendu notre cri de cœur et nous sommes très contents de voir le premier convoi de véhicules franchir la frontière. Nous souhaitons que cela continue et, pour cela, nous avons toujours besoin de l’accompagnement de nos autorités », a-t-il dit. Le représentant du Syndicat des transporteurs a saisi l’occasion pour demander aux autorités présentes à la cérémonie, de s’impliquer pour la réparation des ponts sabotés de part et d’autres de la frontière. Le bonheur de se retrouver et la joie de pouvoir, désormais faire des échanges commerciaux avec le voisin, se lisaient sur tous les visages. Autorités administratives, politiques, coutumières, douaniers, transitaires, commerçants, transporteurs, toutes les couches socioprofessionnelles, se réjouissent de la reprise du trafic sur le tronçon Koro-Ouahigouya. MN/MD (AMAP)
Bankass (Centre) : Signature d’un accord de paix entre des communautés
Bankass, 9 fév (AMAP) Les communautés dogon, peulh et dafing de sept communes du Centre ont signé, dimanche, à Diallassagou (Centre), un accord pour mettre fin à toutes les violences intercommunautaires et ont mis en place un comité de suivi de cet accord, a constaté l’AMAP. Les représentants des communes de Ouenkoro, Sokoura Diallassagou, Tori, Lessagou, Koulogon, Soubala, ont paraphé le document, au cours d’une cérémonie organisée par l’ONG Dialogue humanaitaire (HD) a organisé dans la salle de conférence de la mairie de Diallassagou. Les deux représentants de l’ONG, Modibo Kodio et Saloum, Barry, ont fait indiqué que les clauses de l’accord portent sur le dépôt des armes, la libre circulation des personnes et de leurs biens, le pardon mutuel, la réouverture des écoles fermées, le retour des déplacés. En présence des autorités venues de Bankass et de Bamako ainsi que des notables venus de Tori, les trois communautés ont accepté les clauses de l’accord. Ensuite, Harouna Sangaré, responsable politique de la région et le président du Conseil de cercle, Amadou Yaro, ont appelé, à tour de rôle, une trentaine de personnes, pour la signature. Un comité de suivi de quinze membres a été mis en place pour le respect des engagements de toutes parties. Des contributions d’une valeur de (250.000f) ont été collectées sur place pour le bon fonctionnement du comité de suivi. HD intervient pour la paix et la stabilité au Mali, en général et dans la Région de Mopti (Centre), en particulier. C’est ainsi qu’elle a regroupé les communautés des sept communes pour la signature de cet accord de paix. AKG/MD (AMAP)
Fin des Assises nationales sur le coton : De fortes recommandations
Bamako, 9 fév (AMAP) Les Assises nationales sur le coton, qui ont pris fin, lundi, à Bamako, ont recommandé de valoriser la production nationale par le renforcement des capacités des unités de production existantes. Réunis au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les acteurs de la filière coton, ont également proposé de construire de nouvelles unités de transformation et d’accompagner les tisserands traditionnels. Les Assises nationales sur le coton ont pour objectif de contribuer à la relance de la culture du coton au Mali, en vue de la rendre plus résiliente, compétitive et durable. Les travaux ont, également, retenu, pour la gouvernance des organisations, de séparer les fonctions des syndicats de celles des unions de coopératives, d’accorder une importance particulière aux activités de soutien à la filière cotonnière, de prendre en compte l’Office de la haute vallée du fleuve Niger (OHVN) au niveau de l’Inter Profession Coton (IPC), d’adopter une nouvelle clé de répartition du supplément de rémunération et des frais de fonctionnement du coton graine des structures coopératives au bénéfice des producteurs à la base. Concernant le mécanisme d’approvisionnement et de financement des intrants et la subvention de l’Etat aux producteurs de coton, les participants ont recommandé, notamment, le maintien de la subvention sur les engrais sous sa forme actuelle (subvention sur le prix des engrais) pour relancer la production cotonnière dès la campagne agricole 2021/2022. Ils ont retenu le transfert de la subvention sur le prix à la production, à partir de la campagne agricole 2022/2023, le transfert à la CMDT, de la fonction d’approvisionnement en intrants de qualité sur une période de deux ou cinq ans, au regard des insuffisances actuelles du GIE et de l’ampleur des questions de gouvernance qui ont contribué à détériorer le climat de confiance entre les producteurs. Désormais, les organisations de producteurs seront impliquées dans le processus d’acquisition et veilleront à la transparence des opérations, ont recommencé les participants. Ils ont exhorté le gouvernement à s’impliquer, davantage, dans le contrôle de la subvention des intrants agricoles. Pour la relance de la culture du coton les participants ont proposé, entre autres, de fixer un prix incitatif au kilogramme de coton graine et diminuer, autant que possible, le prix des intrants et des matériels agricoles, rendre gratuites les semences de coton aux producteurs, promouvoir la culture du coton bio pour répondre aux exigences de l’évolution du marché mondial, mobiliser des ressources nécessaires au financement des mesures d’adaptation et d’atténuation auprès du fonds climat, du fonds vert climat et d’autres partenaires techniques et financiers pour renforcer la résilience des producteurs de coton aux effets néfastes des changements climatiques. Au regard de leur pertinence, les participants ont, aussi, exhorté le gouvernement à la mise en place d’une commission de suivi des recommandations des assises régionales. Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Mohamed Ag Mahamoud, a souligné que l’originalité de ces assises réside surtout dans l’inclusivité de la démarche « qui a consisté à faire remonter les propositions de solutions de sorties de crises de la base au sommet ». Le Ministre, qui avait à ses côtés le Président directeur général de la CMDT, Dr Nango Dembélé, a dit l’engagement de son département à mettre en œuvre les recommandations, en rapport avec l’ensemble des acteurs de la filière et avec l’accompagnement politique des autorités du pays. « Le coton malien peut et doit reconquérir sa place de leader au niveau sous régional et en Afrique. Le secteur coton doit se surpasser et aider le Mali à briser le cercle vicieux de la pauvreté et de la précarité », a dit le chef du département de l’Agriculture. Et d’affirmer que l’investissement dans la promotion d’un secteur de coton résilient, compétitif et durable est un levier fort pour l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD-1 et 2) à l’horizon 2030. Dans son allocution, le Chef du gouvernement, Moctar Ouane représentant du Président de la transition, Bah N’Daw, a salué la bonne organisation des travaux et la qualité des contributions des uns et des autres. Il s’est surtout réjoui de l’esprit constructif qui a présidé tout au long de l’exercice. « Les présentes assises ont révélé, de nouveau, la centralité de la filière coton dans l’Economie malienne, à travers son apport dans la création et la redistribution de revenus sûrs et importants aux producteurs de coton, la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, le financement d’infrastructures sociales de base dans les zones d’intervention de la CMDT et de l’OHVN ainsi que dans la dynamisation de multiples branches de l’économie nationale » a-t-il dit. Moctar Ouane a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers dans la mise en œuvre de projets et programmes. Il a donné l’assurance que le gouvernement continue d’accorder un ordre de priorité élevé à la filière coton, dans le cadre de la réalisation « de nos politiques et stratégies définies dans la Loi d’orientation agricole, le Cadre stratégique pour la relance et le développement durable (CREDD 2019-2023) et la Politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle (POLNSAN) ». ADS/MD (AMAP)
Denrées alimentaires: La baisse du prix de la farine et du pain en négociations
Par Cheick M. TRAORÉ Bamako, 8 fév (AMAP) Depuis près d’une semaine, les Bamakois paient la miche de pain de 300 g à 300 Fcfa, contre 250 Fcfa habituellement, soit une augmentation de 50 Fcfa. La baguette de 150 g qui coûtait 125 Fcfa, est désormais cédée à 150 Fcfa. Cette hausse, jugée excessive par les ménages, a été orchestrée par la Fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali (FSBPM) et affiliés. Certains d’entre eux avaient même observé un arrêt de travail de 48 heures, la semaine dernière, pour manifester leur mécontentement face à la hausse du prix du sac de farine. «Depuis 2011, nous avons convenu avec le gouvernement que lorsque le prix du sac de 50 kg de la farine de blé reste entre 18.000 et 22.500 Fcfa le prix du pain est fixé à 300 Fcfa pour la baguette de 300 g et 150 Fcfa pour la baguette de 150 g», nous avait expliqué le secrétaire général de la FSBPM, Ahmed Dembélé, lors de la grève de deux jours. Et il est constaté une augmentation progressive du cours du blé sur le marché mondial depuis le 3è trimestre 2020. Le prix du blé tendre ou froment, matière première de la farine boulangère, s’est établi à 280 euros (environ 182.000 Fcfa) la tonne, contre 164 euros (environ 107.000 Fcfa) la tonne au mois de mars 2020. «Cette tendance devra se poursuivre jusqu’à la prochaine récolte prévue le mois de juillet 2021», analysent les services en charge du Commerce au Mali. Les industriels ont, selon ces structures, évoqué, entres autres, la hausse des frais de transport terrestre et maritime, et des frais financiers auprès des banques maliennes. Ils se disent, en conséquence, dans l’obligation de décider de la hausse du prix de la farine locale de 17.500 Fcfa à 19.000 Fcfa voire 20.000 Fcfa. Cela il y a deux semaines. Face à cette situation le cadre de concertation de la filière blé/farine/pain a également enclenché la présente hausse du prix de la baguette de pain. Pour faire face à la situation, le ministre en charge du Commerce et son collègue de l’Economie et des Finances ont rencontré les acteurs de la filière. Objectif : rechercher des solutions équilibrées pour stabiliser les prix. «Après avoir écouté les acteurs, les membres du gouvernement, entourés de leurs proches collaborateurs, ont promis d’examiner tous les leviers économiques et fiscaux pour atténuer les effets de l’augmentation des prix mondiaux du blé sur la farine produite localement et par ricochet celui du prix du pain afin d’éviter l’enlisement des prix», assure une note du ministère en charge du Commerce. Il précise qu’une rencontre avec les secteurs des finances est programmée à cet effet. En ce sens, le gouvernement entend faciliter l’accès de nos industries (il en existe au moins quatre) à la matière première qu’elles transformeront sur place pour permettre aux boulangers et commerçants d’avoir la farine made in Mali à un coût abordable. Cette proposition salutaire prend à contre-pieds les stratégies classiques et taillées sur mesure visant à encourager, en de pareille circonstance, l’importation de farine (produit fini), en renoncer à des taxes au niveau du cordon douanier notamment. Elle permettra, sans doute, de booster l’économie à travers les impôts payés à l’Etat, la production locale, créer des emplois pour les jeunes… Ainsi dans les jours à venir, les consommateurs pourraient «retrouver leur baguette de pain, respectant les normes de qualité, à un prix compatible avec leur pouvoir d’achat». Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements, Harouna Niang, a rencontré, en fin de semaine dernière, les boulangers et livreurs de pain dans ce sens, en présence des membres du Cadre de concertation pour la commercialisation du pain en vue de trouver des solutions à la hausse des prix de la farine boulangère et du pain, assure ledit département. Il précise que «des efforts ont été demandés à chaque partie du maillon de la filière pour atténuer les effets de l’envolée du prix du blé sur le marché international.» Toutefois, la solution définitive passera indéniablement par la création d’unités industrielles à mesure de réponde à la forte demande. Notre pays dispose de terres arables en abondance. Des opérateurs économiques se sont déjà lancés dans la production de blé, notamment la Société M3. Il reste la volonté politique pour faire de notre pays l’un des principaux producteurs de blé sur le continent.
Nouvelle baisse des infections de Covid-19 au Mali: Cinq cas et un décès lundi
Bamako, 8 fév (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, lundi, cinq nouveaux cas de Covid-19, sur un total 491 échantillons prélevés et un décès, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Au même moment, on note cinq patients guéris au cours des dernières 24 heures, D’après les données ministérielles, les malades du jour sont identifiés dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de la capitale) et celle de Kidal (Nord) avec respectivement un cas chacune. “Les deux autres infections ont été diagnostiquées dans les Communes lll et lV du District de Bamako”, précise le communiqué ministériel. Au total, le Mali enregistre 8.181 cas positifs, 6.071 patients guéris contre 339 décès dont plus de 270 survenus dans les centres de prise en charge. AT/MD (AMAP)
Coalition pour le Sahel : Une stratégie gagnante
Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 8 fév (AMAP) La lutte contre le terrorisme a connu une évolution significative au cours des douze derniers mois. Lors du prochain sommet prévu à N’Djamena, les chefs d’Etat sahéliens et leur homologue français feront une évaluation des progrès accomplis sur le terrain. De l’opération « Bourrasque » d’octobre 2020 à « Éclipse » en janvier dernier, l’alliance franco-sahélienne regroupant la Force française Barkhane et la Force conjointe du G5 Sahel ont neutralisé de centaines de terroristes et saisi de nombreux équipements. Ces opérations militaires constituent la concrétisation, sur le terrain, des décisions prises lors du sommet de Pau. En janvier 2020, dans la ville française, la France et les cinq pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) ont redéfini les contours de leur partenariat dans la lutte contre le terrorisme. La «Coalition pour le Sahel» lancée, à l’occasion, a visé à faciliter la synchronisation, la coordination et les interactions entre les différents volets de l’action internationale en appui aux pays du G5 Sahel. L’objectif étant d’en faire, à l’échelle régionale, une action cohérente qui englobe l’ensemble des leviers et des acteurs impliqués au Sahel, qu’ils portent sur les questions sécuritaires, politiques ou de développement. Une année après, l’heure est à l’évaluation du dispositif et l’exercice, qui réunira, dans quelques jours, les chefs d’Etat dans la capitale tchadienne, s’annonce sous de bons auspices. Le premier pilier des décisions de Pau a été le recentrage des opérations militaires sur la Région des trois frontières entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, là où se sont concentré les attaques terroristes en 2019. Les objectifs militaires fixés ont eu le mérite d’avoir donné du punch à la lutte commune contre l’ennemi, qui reste néanmoins toujours très actif. L’actualité immédiate en dit long sur ses capacités de résilience, aussi bien au Mali que chez les voisins burkinabè et nigériens où les forces armées continuent d’essuyer des attaques meurtrières. Avec cinq soldats tués, en moins d’une semaine, au seuil de 2021 et une accusation de bavure, sans bien voir ce qui pourrait ressembler à une vraie victoire, nul doute que l’opinion française s’interroge sur le sens du combat au Sahel. PERTES CHEZ L’ENNEMI – Les drames survenus au cours de ces dernières semaines ne veulent pourtant pas dire que les choses vont plus mal, car les pertes chez l’ennemi augmentent bien plus. Les résultats opérationnels ont été au rendez-vous avec des coups sévères portés aux groupes armés. Ainsi, des grands noms du terrorisme ont été éliminés, comme l’Algérien Abdelmalek Droukdel, chef des opérations d’Aqmi et contrebandier de renom. Il a été éliminé par l’Armée française le 3 juin 2020. Tout comme le Malien Bah Ag Moussa, un des bras droits d’Iyad Ag Ghali, tué le 10 novembre 2020. L’homme avait organisé plusieurs attaques meurtrières contre les positions des Forces armées maliennes (FAMa). Djamel Okacha dit Yahia Abou al-Hamman, un autre chef terroriste algérien, a été tué le 21 février 2019 près de Tombouctou. En plus de ces têtes de proue du terrorisme au Sahel, des centaines de combattants ont été éliminés au cours des opérations de l’année écoulée. Selon l’état-major de l’Armée française, à l’instar de l’opération « Bourrasque » conduite en octobre 2020, l’opération « Éclipse » de janvier 2021 a, elle aussi, vu l’engagement de plus de 3.400 militaires dont 1.500 Français et 1.900 partenaires dont 900 Burkinabés, 850 Maliens et 150 Nigériens. Résultats : des centaines de terroristes tués et leurs équipements saisis. On pourrait y voir de quoi proclamer une relative victoire. Pour des analystes, la demande de négociations de certains membres des groupes terroristes est d’ailleurs l’expression d’une profonde lassitude, voire d’un découragement qui serait, enfin, le début de cet effet émergent que Paris et ses alliés recherchent à coups de raids, de traques et de frappes. Les partenaires doivent cette percée sur le terrain à l’amélioration de l’interopérabilité et le perfectionnement de toutes les procédures de coordination. Pas seulement entre Barkhane et les forces armées respectives mais, aussi, avec la Force du G5 Sahel. Par exemple, l’opération conjointe «Éclipse» du 2 au 20 janvier, a permis de neutraliser de nombreux terroristes, d’en capturer une vingtaine et de saisir plusieurs motos et du matériel de guerre. Il y a aussi des moyens nouveaux très importants qui ont été engagés suite à la rencontre de Pau, comme les drones Reaper armés. Selon des statistiques, 80 % des pertes ennemies sont désormais le fait des forces aériennes. Mais, toujours est-il que les morts ennemis n’ont pas la même valeur stratégique que ceux enregistrés dans les rangs des forces régaliennes. Et c’est peut-être en cela qu’il faut comprendre les impatiences au sein de l’opinion publique, dont une partie peine encore à cerner les vrais enjeux de la guerre au Sahel et remet en cause, après chaque attaque, l’intérêt de la présence de troupes françaises. Ainsi, le ressentiment antifrançais persiste. Ce même ressentiment que le sommet de «clarification » de Pau était censé dissiper. Cette situation qui agace Paris s’invitera dans les débats à N’Djamena, où les chefs d’Etat devront encore réaffirmer leur volonté de poursuivre le partenariat. La France aide nos pays à circonscrire l’expansion terroriste. Le faisant, elle contribue à lutter contre la déstabilisation du Sahel dont les conséquences sont nombreuses sur ses intérêts et sa sécurité. Pour le moment, plusieurs observateurs estiment que les pays du Sahel ont besoin du parapluie de la France contre les intempéries du terrorisme dans nos vastes étendues. Un désengagement total de la France ouvrirait la voie à des lendemains incertains pour le système laïc et démocratique dans nos pays. C’est pourquoi, les autorités des pays du G5 Sahel ne font pas mystère de leur volonté de poursuivre le compagnonnage avec Paris. « Il n’y a aucun doute possible, ces forces étrangères sont des alliés importants… Nous devrions nous convaincre que nous ne gagnerons pas cette guerre en nous trompant d’ennemi et en faisant le jeu des hordes terroristes », a soutenu, récemment, le ministre malien de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, dans
Jardins d’enfants : les tout-petits ont besoin de s’échauffer en période de froid
Par Mohamed D. DIAWARA Bamako, 08 fév (AMAP) Certains spécialistes de la médecine sportive expliquent que la pratique de l’activité physique, pendant le froid, contribue à l’amélioration de la circulation sanguine. En période de froid, les tout-petits sont plus enclins à faire de la pneumonie et d’autres maladies pulmonaires, d’où la nécessité de les protéger avec des vêtements indiqués contre le grand froid, notamment les pull-overs et autres manteaux pour enfants. Les Centres de développement de la petite enfance (CDPE), plus connus sous le nom de « jardins d’enfants », songent à la protection des enfants pendant le grand froid. Ils organisent des activités ludiques par le biais des monitrices pour simplement expliquer un peu les risques liés au froid, mais aussi faire en sorte que ces activités permettent de réchauffer ces petits corps fragiles. Dans la cour du jardin d’enfants Kassé Kéita, situé au Quartier du fleuve, c’est la récréation. Les gosses gambadent sur les manèges, les toboggans et autres balançoires. Certains savourent bien leur gouter loin de leurs turbulents camarades. Mais tous ou presque portent des pull-overs. Certains d’entre eux ont, en plus, les mains gantées. Mme Coulibaly Coumba Kéita est l’une des monitrices de ce centre. Elle-même est bien couverte d’un chandail. La monitrice explique que chaque matin, après la montée des couleurs, le CDPE Kassé Kéita organise des activités en plein air pour réchauffer les petits enfants. Ils y pratiquent de la gymnastique, mais aussi des jeux mobiles et l’éducation physique. Les vendredis sont consacrés à la ronde, précise la monitrice. « Nous avons recours à des leçons de morale pour sensibiliser les enfants sur les conséquences néfastes du froid », raconte-t-elle. Salimata Kéita, âgée de 5 ans, est à la grande section au jardin d’enfants Kassé Kéita. Drapée dans son pull-over rose, elle retient bien les conseils de ses monitrices. Selon elle, les parents doivent vêtir leur progéniture d’habits lourds. La fillette cite volontiers quelques maladies dues au froid, notamment la pneumonie, le rhume, la toux et l’angine. Comme la plupart de ses camarades, Salimata Kéita évite de se laver tous les matins. « Même avec de l’eau chaude, je me lave moins pendant le froid », dit-elle. Pour elle, cela permet d’éviter d’attraper de la pneumonie ou d’autres pathologies qui sévissent fréquemment pendant le grand froid. Mme Fomba Fatou Sangaré est aussi monitrice dans un jardin d’enfants. La voix enrouée par une angine, la pédagogue apprécie bien les échanges que nous avons avec ses « moineaux ». Elle explique avoir été agréablement surprise par une jeune de 5 ans qui rappelait l’importance de se protéger contre le vent pour ne pas avoir la pneumonie. «On est peut-être loin d’imaginer qu’à cet âge, un enfant comprenne les risques liés au froid », s’étonne Mme Fomba. Et de se féliciter du fait que le message a été bien reçu par les enfants. Kadia Tembely, monitrice au Complexe scolaire Louise Taillet partage le même avis. Dans son établissement, elle consacre 5 minutes à des conseils utiles contre le froid, au moins trois fois par semaine. Quant à sa collègue qui enseigne dans une maternelle à Titibougou, elle reconnaît aussi que le froid est une période très difficile à supporter pour les enfants. «Nous faisons des activités physiques pendant environ une dizaine de minutes pour réchauffer les enfants», indique Mariam Dansoko. Malgré l’intransigeance des encadreuses sur le port des habits lourds, certains enfants développent une intolérance aux vêtements en soie. à ce propos, Mme Coulibaly Coumba Kéita, nous parle de l’exemple de la petite Mariétou qui ressent des démangeaisons chaque fois qu’elle porte le pull. En ce moment précis de notre entretien, un jeune garçon débarque d’une voiture avec des habits légers. La monitrice se fait le devoir de rappeler à ses accompagnants la nécessité de le couvrir les matins au moins avec un pull-over. Les gosses qui sont transportés le matin par des motocyclistes doivent être encore plus protégés avec des habits lourds, des cache-nez, gants et bonnets pour couvrir leurs oreilles, explique notre monitrice. Mme Dembélé Rokiatou Sissoko, monitrice à la section des petits au jardin d’enfants Kassé Kéita. Dans sa classe, les enfants ont 3 ans. Elle aime à rappeler aux parents les bonnes manières à adopter pendant le froid. Cette sensibilisation se fait à l’accueil au portail. Pour préserver les enfants du froid, certains parents n’hésitent pas à leur faire porter en plus des gants, des chaussettes et des bonnets. Aminata Coulibaly a une petite fille inscrite au jardin d’enfants. Cette mère utilise le beurre de karité comme pommade de rafraichissement de la peau de son enfant en cette période de froid. Elle prête à cette substance des vertus mais rappelle surtout son efficacité contre l’agression de la peau (sécheresse cutanée) pendant le froid. Elle vêt aussi sa fille avec des habits lourds. Comme elle, d’autres mères de famille prennent les précautions nécessaires, ou mettent en application les conseils utiles pour protéger leur progéniture de la baisse de température. Dr Ali Bah, pédiatre signale que le froid peut causer des infections respiratoires telles que la pneumonie, le rhume et la rhinite. Cette dernière maladie, précise le toubib, est une inflation aiguë de la muqueuse des fosses nasales. Dr Bah insiste sur le fait que les parents doivent couvrir leurs progénitures et limiter les bains.

