Macina : Lancement de la 2ème phase des branchements sociaux d’adduction en eau potable

Macina, 3 janvier (AMAP) Le lancement de la 2ème phase des branchements sociaux d’adduction en eau potable à Macina a été présidé lundi 27 décembre 202, par le maire de la Commune rurale, Mourzouck Yattara, a constaté l’AMAP. C’était en présence des autorités administratives, politiques, les élus, les leaders religieux et coutumiers, les Jeunes, les femmes et la société civile. L’objectif global de ce projet est d’améliorer la desserte en Eau potable des populations rurales, spécifiquement la réalisation de 100 branchements sociaux pour la première phase et l’extension du réseau sur une distance de 5 Km pour la deuxième pour une population cible de 14679 habitants. Le système comprend un Château d’eau en béton armé de 150 m3, érigé à 25m sous cuve, un réseau de conduites de 10700 mètres linéaires de long, 16 bornes fontaines à 2 robinets, un groupe électrogène de 13,5 KVA sous abri, un local avec dispositif de chloration, divers équipements techniques et un forage d’alimentation de 21m3/heure. Satisfait de ce Joyau de fin d’année, le maire de la Commune, Mourzouck Yattara, a exhorté les futures bénéficiaires à bien entretenir les installations pour le bonheur de la cité et a conclu que « Qui donne l’eau, donne la vie ». La délégation de gestion de la Commune est confiée au Service de la Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable(SOMAGEP) de Macina dirigé par Mahamadou Sow, avec un prix de vente de l’eau à la Borne Fontaine fixé à 500F/mètre cube et 25F/40litres. AOK/KM (AMAP)

Message de vœux 2022, du président de la transition

Mes chers compatriotes, Au seuil du nouvel an 2022, j’adresse à vous tous, de l’intérieur comme de l’extérieur, mes vœux ardents de bonheur, de prospérité, de santé et de longévité, mais aussi et surtout de stabilité. L’année écoulée aura été des plus éprouvantes pour le Mali au regard des évènements vécus depuis le début de la Transition. C’est l’occasion pour moi de prier intensément Allah le miséricordieux, afin qu’il renforce la paix sociale, l’unité, la cohésion et la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Je voudrais, à cette occasion, rendre un vibrant hommage au nom du peuple malien, à tous ceux et celles qui ont perdu la vie courant l’année 2021 du fait de la barbarie humaine et dont les familles sont éplorées et très certainement inconsolables. Que celles-ci trouvent entre ces lignes, l’expression de notre compassion, mais aussi celle de la reconnaissance de la Nation tout entière. Puisse le Tout-puissant, accorder sa grâce aux disparus et assurer un prompt rétablissement aux blessés, civils et militaires. La situation d’insécurité que connaît notre pays a provoqué de nombreux déplacements internes. Face à cette situation, le gouvernement mettra tout en œuvre pour le retour sécurisé des déplacés dans leurs localités respectives. A un moment où l’environnement international est marqué par une redéfinition des relations entre les nations libres, notre pays s’est résolument orienté vers un nouveau pacte social sur fond de refondation. Pour y arriver, des Assises nationales de la Refondation se sont tenues au mois de décembre 2021, avec comme objectif de donner la parole aux Maliens dans leur diversité et à tous les niveaux afin de tracer la voie royale de la renaissance du Mali. C’est avec un grand soulagement que nous avons pu noter la volonté ferme des Maliens d’amorcer un nouveau départ. Fidèle à notre serment de serviteur de la nation, nous y veillerons sans relâche afin de mériter de la confiance du peuple. Je voudrais adresser également mes vœux les meilleurs à la jeunesse qui est, par excellence, le levier du développement économique et social de tout pays. Que cette jeunesse comprenne le rôle moteur qui lui revient dans le processus de refondation et de stabilisation du Mali. Qu’il s’agisse de sensibiliser sur les accidents de la circulation, devenus une préoccupation pour les pouvoirs publics; ou d’aider à l’observation des mesures de prévention et de protection contre la maladie à Corona virus, qui fait des ravages à travers le monde entier, l’apport de la jeunesse est déterminant dans le renforcement de la citoyenneté. J’en appelle enfin, à une vision partagée des idéaux de la Transition, facteur de réalisation de l’unité d’action pour l’atteinte des objectifs de refondation du Mali. Bonne et heureuse année 2022 dans la paix, la sécurité et la stabilité. Qu’Allah bénisse le Mali et protège les Maliens. Le Président de la Transition Colonel Assimi GOITA    

Conclusions des Assises nationales de la refondation (ANR) : Un condensé des préoccupations nationales

Par Issa DEMBÉLÉ Oumar DIAKITÉ Bembablin DOUMBIA Aboubacar TRAORÉ Bamako, 30 déc (AMAP) Après trois jours de travaux, les principales recommandations ont été validées, jeudi 30 décembre, par plus de 1.600 délégués de la rencontre. Elles sont sensées résumer les aspirations des Maliens sur le devenir du pays. Pour la durée de la Transition, les participants ont estimé qu’il fallait donner du temps aux autorités pour réaliser les réformes institutionnelles nécessaires à la tenue d’élections crédibles, équitables et transparentes. L’ensemble des participants des quatre ateliers se sont retrouvés dans la salle Djéli Baba Sissoko du CICB pour la validation en plénière des conclusions des Assises nationales de la refondation (ANR). Le rapport présenté compile les recommandations phares, mais « toutes les propositions faites constitueront une base de données qui sera mise à la disposition du Comité de suivi et d’évaluation», a dit Zeïni Moulaye, président du Panel des hautes personnalités des ANR. Ce comité pourra y puiser au besoin, durant les 25 années que prendra le processus de refondation. Parmi les recommandations relatives aux questions politiques et institutionnelles et à la gouvernance électorale, il faut retenir la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement ; la relecture de la Charte des partis politiques, avec une réaffirmation du statut de chef de file de l’Opposition ; la fin du nomadisme politique en cours de mandat ; la réduction du nombre d’institutions de la République dans la Constitution ; la révision des compétences de la Cour constitutionnelle en matière électorale ; la mise en place d’un Sénat et d’une Cour des comptes ; l’ouverture au citoyen de la saisine de la Cour constitutionnelle ; la recomposition du Conseil national de la Transition (CNT) conformément à la Charte de la Transition. D’autres mesures concernent le maintien de la forme de l’Etat unitaire, républicain décentralisé, laïc, démocratique et social; la relecture de la loi électorale ; la mise en place d’un Organe unique indépendant de gestion des élections (OUIGE); l’instauration du mode de scrutin proportionnel pour l’élection des députés; l’organisation des élections municipales avant les législatives et les présidentielles; la participation des Maliens établis à l’extérieur aux élections législatives. Pour  la durée de la Transition, les participants ont estimé qu’il fallait donner du temps aux autorités pour réaliser les réformes institutionnelles structurantes et, par conséquent, permettre des élections crédibles, équitables et transparentes. Les délais avancés varient de 6 mois à 5 ans. Sur les questions de défense, de la sécurité, de la souveraineté, de la lutte contre le terrorisme et celles géostratégiques et géopolitiques, il a été convenu de mettre en œuvre la Loi d’orientation et de programmation militaire par la mise en place d’un système informatique pour assurer la maîtrise des effectifs et des moyens mis à la disposition des Forces de défense et de sécurité ; de poursuivre l’équipement des Forces armées maliennes (FAMa) ; d’accroître la formation spécialisée de nos forces de défense et de sécurité en fonction des menaces asymétriques ; d’implanter de nouveaux camps aux effectifs conséquents en fonction de la nouvelle carte sécuritaire et stratégique du pays et surtout de la géographie des menaces ; de développer de nouveaux partenariats militaires avec des puissances militaires pour mieux défendre la souveraineté du Mali; de dissoudre toutes les milices et les reverser dans l’Armée ; de recruter dans tous les villages situés dans les zones d’insécurité ; d’instaurer le service militaire obligatoire à partir de 20 ans ; de déployer les officiers supérieurs sur le terrain et non dans les ministères; de construire des logements sociaux pour les militaires. Pour les besoins de la lutte contre le terrorisme, la sécurité et la défense du territoire, le président de la République peut pendre un décret en fonction des pouvoirs que la Constitution lui donne pour mobiliser les forces paramilitaires pour la défense de la patrie. S’agissant des recommandations relatives à la justice, on peut retenir les «recrutements dans le cadre de la diversification des administrations judiciaires à travers le pays pour rendre plus rapide et serein le fonctionnement de la justice». Le respect de l’indépendance de la justice par une séparation réelle des pouvoirs, la dépolitisation de la justice et la mise en place de juges des libertés et de la détention sont, aussi, des propositions fortes. En outre, les participants ont demandé de regrouper des services de contrôle judiciaire (Oclei, Vérificateur général, contrôle général des services publics) en une seule structure, de rendre imprescriptibles les infractions en matière de délinquance financière et d’œuvrer à l’effectivité de la médiation pénale pour désengorger les maisons d’arrêt. Sur la politique étrangère, les participants ont insisté sur la nécessité de rendre notre diplomatie plus active et plus professionnelle, d’étendre la carte diplomatique en fonction des intérêts de notre pays et de faire émerger une diplomatie de crise plus efficace avec comme points focaux la défense, la sécurité, l’économie et la protection des Maliens de l’extérieur. Autres propositions: multiplier les partenariats et accords de coopération dans les domaines de la sécurité et la défense, organiser les états généraux de la migration, ouvrir des missions diplomatiques et consulaires dans tous les pays où il y a au moins 1.000 ressortissants maliens, créer la Banque d’investissement de la diaspora. S’agissant des médias, l’une des recommandations est de règlementer le secteur en fonction des nouveaux canaux de communication, tout en préservant la liberté d’expression. Sur les questions relatives aux arts, culture, tourisme, sport, jeunesse,  éducation civique, construction civique, éducation, questions scolaires, universitaires et recherches scientifiques, plusieurs recommandations ont été retenues. S’y ajoutent la formation des jeunes diplômés pour créer de l’emploi  dans le domaine de l’artisanat, l’accélération du rapatriement de nos œuvres d’art et la redéfinition de nos valeurs culturelles en fonction de la Charte de Kurukan Fuga. Il y a, également, l’institution d’une journée nationale du tourisme, l’encouragement des clubs professionnels sportifs à recruter des lycéens, la pacification de l’espace scolaire et universitaire pour en faire un lieu d’acquisition de savoirs et de connaissances et non de

Mopti : Suivi des activités des associations féminines appuyées par le FAFE

Mopti, 31 décembre (AMAP) Une mission de supervision et de suivi du Fonds d’Appui à l’Autonomisation de la Femme et à l’Epanouissement de l’Enfant (FAFE), conduite par Ibrahima Abdoulaye Coulibaly était en visite de terrain à Mopti les 28 et 29 décembre, a constaté l’AMAP. Il s’agissait pour la mission de faire le suivi des associations féminines de la région, appuyées par le FAFE à travers les ONG partenaires, les petites et moyennes entreprises féminines bénéficiaires de prêts bancaires auprès de la BNDA au nombre de 11 et d’échanger avec le personnel de la direction régional et les services subrégionaux par rapports aux nouveaux mécanismes de financement FAFE. La délégation a saisi l’occasion pour échanger avec les femmes à travers l’organisation d’une assemblée d’information et de sensibilisation pour que les femmes de la région puissent d’avantage faire connaissance des opportunités qu’offre FAFE pour leur autonomisation et procédé au lancement officiel des activités de l’ONG opérateur de la région pour 2022 couplet à la remise de matériels et des équipements à une trentaine d’associations de femmes.  La rencontre du personnel de la direction, l’assemblée d’information avec les femmes et le lancement des activités de l’ONG partenaire Alliance Malienne pour l’Environnement (AMEN) couplet à la remise de matériels et équipements qui ont été des temps fort de la mission se sont déroulé dans les locaux de la DRPFEF en présence du directeur régional, Moussa Doumbia. Au cours de l’assemblée d’information des femmes, Ibrahima A. Coulibaly et Mme Diallo Noumoukounda Sissoko, appuyés par la cheffe de division promotion de la femme à la DRPFEF – Mopti, Mme Coulibaly Salimata Sanogo ont présenté les mécanismes de financement du FAFE et les conditions d’accès. Il s’agit des 3 guichets dont le guichet 1 prend en charge les petites et moyennes entreprises et les AGR. A ce niveau, les femmes qui évoluent dans le domaine de la transformation Agro-alimentaire et le petit commerce disposant d’un NIF peuvent accéder à des prêts bancaires du FAFE à travers la BNDA d’un montant de 2 à 5 millions remboursable en 36 mois avec un taux d’intérêt de 7,5 à 8 %. La deuxième composante de ce guichet est consacrée aux AGR et est tenue par les caisses de micro finances au nombre de 5 dont Soro-yiriwaso à Mopti. Il octroie un crédit solidaire aux femmes de 50 à 500 mille francs pour un taux d’intérêt de 13 à 14% a -t-il expliqué. Les 2èmes et 3èmes guichets sont dédiés aux subventions. Selon M. Coulibaly, le guichet 2 prend en charge le leadership et la participation politique des femmes et le guichet 3 s’occupe de la réinsertion socio-économique des enfants en situation difficiles, les talibés, les enfants des militaires tombés sur le théâtre et les handicapés. Les différentes interventions des responsables de la mission ont été suivi des échanges sur les préoccupations entre autres comment sollicité l’accompagnement du FAFE, l’élaboration des requêtes de financement par les associations de femmes pour la plupart constitué des néo alpha et des témoignages des anciennes bénéficiaires du FAFE. Au nom des participantes, la présidente de l’association Lahidou de Socoura, Djénéba Coulibaly a salué l’initiative de cette assemblée d’information de la cellule technique qui a permis une meilleure connaissance des mécanismes, les objectifs et critères de financement du FAFE aux femmes. Les pouvoirs publics malin ont fait de l’autonomisation des femmes un levier du développement durable, c’est ce qui explique la création en janvier 2012 d’un Fonds d’Appui à l’Autonomisation de la Femme et à l’Épanouissement de l’Enfant (FAFE). Ce fonds vise à soutenir les projets de développement en faveur des femmes maliennes pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin et les activités de renforcement du leadership et la participation politique des femmes dans la gouvernance du Mali.  DC/KM (AMAP)

Nara: Une attaque complexe tue quatre soldats (Sources militaires)

Nara, 30 déc (AMAP) Une attaque complexe, combinant Engins explosifs improvisés (EEI) et arme lourde, a fait, mercredi, 04 soldats tués et une dizaine de blessés graves, selon des sources militaires qui indiquent que le bilan est provisoire. L’attaque contre une unité des Forces armées maliennes (FAMa), dans la Région de Nara, (Ouest) est intervenue, aux environs de 17h30, dans le secteur de Guiré, à une centaine de km de Nara (Ouest), vers la frontière mauritanienne. Un renfort a été dépêché sur le lieu pour sécuriser la zone et évacuer les blessés. BC (AMAP)

Pièces de monnaie : Leur rareté nuit aux activités commerciales

Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 29 déc (AMAP) La crise de menues monnaies est une épine dans le pied des vendeurs et acheteurs, usagers et prestataires. De nombreuses transactions tournent court à cause de cette pénurie. Ramatoulaye (nom d’emprunt), la quarantaine, est salariée dans une société de la place. Elle prend un taxi, à sa descente du travail, à 17 heures pour se rendre chez elle, au quartier de… Le taximan l’informe : «Les frais de transport coûtent 1.750 Fcfa.» Arrivée à destination, elle lui tend un billet de 5.000 Fcfa duquel doivent être soustraits les 1.750 Fcfa. «Warimissin téyi» : « Pas de monnaie » répond le taximan, en bambara. Embarassée, elle lui donne un billet de 2.000 Fcfa. «Warimissin téyi», répète le chauffeur de taxi. « Ne sachant plus que faire, j’ai été obligée d’acheter 250 Fcfa de crédit téléphonique chez un boutiquier du coin qui hésitait, également, à faire la monnaie», confie-t-elle. Cette situation est loin d’être un cas isolé. À Bamako, les opérations d’achat/vente avortent, de plus en plus, du fait du manque de pièces de monnaie de 5 à 500 Fcfa. Ce problème est surtout récurrent dans les officines, les supermarchés, les boutiques, chez les chauffeurs de taxis et Sotrama, dans les cybercafés, les restaurants, etc. Le client a souvent le choix entre aller, lui-même, chercher la monnaie ou annuler son achat ou encore se voir proposer des friandises à la place de la monnaie par des boutiquiers. Awa Magassouba vend des bijoux au Marché rose de Bamako. « La relative pénurie de pièces d’argent donne envie d’arrêter le commerce chaque jour », se plaint-elle. «Généralement, la plupart de mes clients donnent 500 Fcfa pour des achats de 200 ou 300 Fcfa. Pour avoir des pièces de monnaie, je suis obligée d’acheter souvent des sachets d’eau de 25 Fcfa, même quand je n’ai pas soif», explique la marchande. Elle ajoute qu’elle perd de nombreux clients, chaque jour, faute de monnaie pour l’acheteur. Pour pouvoir conserver sa clientèle, Awa renonce souvent à la monnaie. Elle invite les établissements financiers à mettre les pièces d’argent à la disposition des usagers. Le manque de pièces de monnaie est un calvaire dans les échanges entre ménagères et vendeurs de condiments. Il est plus aisé de trouver la monnaie de 5.000 Fcfa que de 500 Fcfa, à en croire certaines d’entre elles. Vendeur de condiments au marché de Ouolofobougou, en Commune IV du District de Bamako, Boubacar Camara explique ce problème par la commercialisation des pièces d’argent. «Avant, les mendiants nous donnaient des pièces en échange de bonbons ou autres articles. De nos jours, ils monnayent les pièces de 450 contre un billet 500 Fcfa», selon Boubacar. Pour éviter la perte des clients, notre épicier remet certaines de ses marchandises telles que les bouillons aux clients en lieu et place de leur monnaie. Dans les Sotramas (véhicules de transport en commun), passagers et apprentis chauffeurs sont très souvent à couteaux tirés à cause de la monnaie. Apprenti de Sotrama à Daoudabougou, Fousseyni Touré a été plusieurs fois obligé de laisser des clients partir avec sa monnaie. «Deux clients m’ont donné 500 Fcfa alors qu’ils avaient confirmé être en possession de 450 Fcfa. J’ai donc refusé de leur retourner la monnaie de 50 Fcfa», explique Fousseyni. Certains expliquent la situation par la cherté de la vie, la commercialisation des pièces et le manque d’argent. Un cambiste de pièces d’argent, qui a requis l’anonymat, réfute cette affirmation, précisant qu’il s’approvisionne auprès des grands commerçants, des mendiants et des banques. « Quand tu as un chèque, tu peux demander aux banquiers de te donner des pièces et c’est gratuit », dit-il. Dans la pratique, il échange 500 contre des jetons de 450 Fcfa. Les usagers sollicitent ce genre de service pour éviter les longues files d’attente des banques pour avoir des pièces de monnaie. Interrogé à ce propos, le directeur de l’Agence principale de la Banque de développement du Mali (BDM), Ibrahima Mahamadou Sow, explique que la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) délivre les jetons selon un calendrier bimensuel ou trimestriel. «Elle nous avise de la mise à disposition des pièces de monnaie à des dates spécifiques», indique M. Sow. C’est en ce moment que la BDM va exprimer ses besoins en jetons. Ainsi, lorsque les agences sont approvisionnées, il y a une grande quantité de jetons à leur disposition pour pouvoir payer les chèques et faire face à la demande de la clientèle. Un client, qui a un chèque de 500.000 Fcfa, peut avoir jusqu’à 100.000 Fcfa en pièces, s’il en fait la demande. Cependant, des mesures sont prises pour ne pas épuiser le stock avant la prochaine provision. Les agences qui en expriment le besoin sont fournies. Celles de Bamako sont les plus fournies en pièces de monnaie parce que le petit commerce est plus développé dans la capitale. Selon le directeur de l’Agence principale de la BDM-SA, les entreprises telles que les pharmacies, les grandes surfaces, les alimentations ont le droit de s’inscrire à la BCEAO pour avoir accès aux jetons. Le banquier rejette l’allégation de rareté de jetons sur le marché. « C’est une situation qui est apparente mais pas réelle, parce qu’on en trouve lorsqu’on fait la demande à la banque», assure-t-il. Selon lui, c’est l’utilisation qu’on en fait qui donne cette impression. Ibrahima Mahamadou Sow regrette que les agents préfèrent garder les jetons pour les donner, par affinité, aux entreprises ou à d’autres personnes qui leurs sont proches. FMS (AMAP)

CAN 2021: Le chef de l’État remet le drapeau national aux Aigles

Bamako, 29 déc (AMAP) Le capitaine de l’équipe nationale de football, les Aigles du Mali, Hamari Traoré, a reçu, mardi, les couleurs nationales des mains du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Au cours de cette cérémonie solennelle, le chef de l’État s’est adressé aux Aigles, avant leur départ pour Jeddah, en Arabie Saoudite, où ils doivent se préparer pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021, prévue au Cameroun, du 9 janvier au 12 février prochain. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher et du président de la Fédération malienne de football, Mamoutou Touré  » Bavieux « . La sélection nationale a entamé son rassemblement au complexe sportif de Kabala. Les Aigles s’envolent ce mercredi pour Jeddah où effectueront un stage de préparation. Ils rallieront, ensuite, le Cameroun où ils disputeront la CAN. MT/MD (AMAP)

Assises nationales de la refondation : L’ultime étape du grand rendez-vous pour un Mali nouveau

Par Issa DEMBELE Bamako, 28 déc (AMAP) L’ouverture de la phase nationale des Assises nationales de la refondation (ANR), lundi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a été un moment solennel dans la vie de notre nation. Plutôt qu’une option, cette concertation est impérative pour le Mali eu égard à son état de déliquescence avancée, a estimé le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. «Le rendez-vous pour un Mali nouveau». C’est le slogan de la phase nationale des ANR qui a été solennellement lancée par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. L’événement a mobilisé le ban et l’arrière-ban de la République. Outre les chefs d’institutions et les membres du gouvernement, il y avait un ancien chef d’État, Pr Dioncounda Traoré, deux anciens Premiers ministres, des diplomates, des autorités religieuses et coutumières… Ces Assises ont été initiées parce qu’il était impérieux que les Maliens se retrouvent pour trouver des solutions pertinentes aux multiples maux dont souffre le pays, depuis près d’une décennie. L’État peine à exercer son autorité sur une large partie du territoire et des attaques terroristes endeuillent régulièrement les populations. L’instabilité est également politique et les défis sont pressants dans les domaines de la justice, de l’éducation, de l’économie, du social, du foncier… «Plutôt qu’une option, ces ANR sont impératives pour le Mali eu égard à son état de déliquescence avancée», a résumé le président de la Transition. Les objectifs de ces débats sont donc clairs : faire un diagnostic sans complaisance de l’état de la nation, tirer les meilleures leçons des foras passés et faire des propositions permettant de construire une solution de sortie de crise qui, en même temps, ouvre d’heureux horizons au peuple malien. Les Maliens de tous bords ont ainsi l’occasion de poser les jalons du sursaut national, de converger vers un avenir meilleur et prospère. Les débats vont durer jusqu’au 30 décembre. Ces quatre jours d’échanges constituent la phase ultime de ces Assises, qui ont débuté depuis le 11 de ce mois à travers des concertations locales dans 725 sur 759 communes, 51 sur 60 cercles et dans toutes les régions, à l’exception notoire des Régions de Kidal et Ménaka. Les représentations diplomatiques du Mali dans 26 pays de forte concentration de nos concitoyens à l’étranger ont, aussi, servi de cadre à ces concertations. La phase nationale sera une «étape cruciale dans la marche héroïque de notre pays vers le redressement», selon le chef de l’État qui a encore souligné que ces ANR «nous offrent une occasion exceptionnelle pour nous interroger sur le type de citoyen que nous voulons être, le type de leader dont nous avons besoin pour bâtir le Mali nouveau». Le colonel Assimi Goïta, qui s’est dit confiant en la capacité de sursaut du peuple malien, s’est réjoui du fait que les phases locales ont donné le ton et le début du contenu du processus de refondation. Puisqu’elles ont permis de mettre en commun les différentes attentes des populations quant au renouveau politique, institutionnel, sécuritaire, économique et social attendu. PRENDRE LE TRAIN EN MARCHE – Bien que ces ANR constituent une étape importante, les résultats qui en sortiront ne seront, cependant, que le début de la refondation. Il sera mis en place, à la fin des Assises, un Comité de suivi et d’évaluation, ainsi qu’une phase technique intense qui élaborera des cadres de référence d’orientations stratégiques, de planification économique et de développement… Bref, toute une panoplie d’outils institutionnels, législatifs et techniques du nouveau Mali. «Il s’agira d’aboutir à la mise en place d’une stratégie cohérente qui combine et coordonne l’action publique dans tous les secteurs tout en engageant une estimation budgétaire du coût de la refondation », annoncé le chef de l’État. Auparavant, le président du Panel des hautes personnalités des ANR s’était félicité de l’engouement exceptionnel manifesté par les populations locales lors des trois premières phases. Pour lui, c’est la preuve de la ferme volonté populaire de contribuer à l’édification d’un Mali nouveau. Mais pour changer véritablement la situation de notre pays, « il faut d’abord que nous changions nous-mêmes», a plaidé Zeïni Moulaye qui a ainsi exhorté les participants à placer la «transformation de l’homme malien au cœur des débats». Le Panel garde l’espoir de voir que ceux qui n’ont pas encore pris le train le feront. Cet espoir est d’autant plus permis que lors des rencontres initiées par le Panel, aucun interlocuteur n’a fermé la porte du dialogue. « Ce qui nous porte à croire que dans un proche avenir, tous les Maliens se retrouveront pour construire ce Mali nouveau auquel notre peuple aspire», a déclaré Zeïni Moulaye. ID (AMAP)  

Assises nationales de la refondation : la phase nationale démarre ce lundi

Bamako, 27 déc (AMAP) La phase nationale des Assises nationales de la refondation (ANR) démarre, ce lundi 27 décembre 2021, avec environ 1.000 participants, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), après les phases déconcentrées, tenues du 11 au 23 décembre dernier, ont annoncé les responsables des instances des ANR, Le président du Panel des hautes personnalités, Zeïni Moulaye, et le président de la Commission nationale d’organisation des Assises, Mamadou Hachim Koumaré, ont indiqué, samedi, lors d’un point de presse, que l’ouverture de cette importante rencontre sera présidée par le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. La rencontre avec les médias a fait le point de la situation de la phase déconcentrée des ANR, tenue dans plusieurs communes, cercles et régions ainsi que dans le District de Bamako et la diaspora. Selon les conférenciers, plus de 80.000 personnes ont participé à cette étape et donné leurs points de vue sur ce que doit être le Mali. D’après eux, ces Assises se sont tenues dans les langues locales des différents lieux. « À ce jour, nous avons pu tenir les Assises dans 51 cercles sur les 60. Elles se sont déroulées aussi sur l’ensemble des régions sauf deux», a indiqué le président de la Commission d’organisation des ANR. Selon les responsables du forum, ces deux régions sont celles de Kidal et Ménaka. Ils ont, en outre, affirmé que cette phase s’est tenue dans plus de 700 communes. De même, selon eux, la diaspora s’est fortement mobilisée pour prendre part à la rencontre dans 26 pays. « Les déplacés y ont participé. De même que les réfugiés», a déclaré Mamadou Hachim Koumaré. Les conférenciers ont dit avoir noté l’engouement des populations lors de cette étape. « La plupart des zones où on ne s’attendait qu’à 100 personnes, nous sommes allés à plus de 200. Et quand il s’agissait de 150 personnes, on se retrouvait à 250», a confié le premier responsable de l’organisation de la rencontre. Selon l’ancien ministre Koumaré, les Maliens sont venus, « d’une façon libre et inclusive, dire t tout ce qu’ils pouvaient faire pour améliorer les 13 thématiques». Pour lui, ces Assises sont une occasion unique pour l’ensemble des Maliens de se retrouver, de discuter et de dire ensemble ce que « nous voulons du Mali et ce que nous voulons que le Mali soit demain pour nos progénitures». Parlant de ceux qui ont refusé de participer aux ANR, le président du Panel des hautes personnalités n’a pas voulu porter de «jugements de valeur» sur leurs positions. Zeïni Moulaye a espéré que certains d’entre eux prendront le train en marche. Au cours des travaux de la phase nationale, qui commence ce lundi, les 13 thématiques seront reparties entre quatre ateliers. Chacun des participants aura le loisir d’aller vers la thématique de son choix. Le président du Panel a aussi assuré que le débat sera tout aussi libre et indépendant, lors de la phase nationale. Cela est d’autant plus important que les instances des Assises nationales attendent une moisson telle que « nous pourrions disposer de recommandations fortes qui nous permettraient de construire une solution de une sortie de crise dans notre pays», selon Zeïni Moulaye. « Une solution pour aujourd’hui et pour demain d’autant que, a-t-il annoncé, dans les termes de référence, il est prévu la mise en place d’un comité de suivi et d’évaluation pour les 25 années à venir ». L’ancien ministre a ajouté que ce comité va devoir traduire la substance des résolutions, des recommandations et des suggestions en projets et programmes dans le cadre d’une programmation stratégique à long terme. « Et cela, a-t-il indiqué, pour la paix, la sécurité ainsi que la stabilité du pays et surtout le développement » BD/MD (AMAP)  

Assises nationales de la refondation : … Dans les Régions aussi

Bamako, 23 déc (AMAP) Les participants sont invités à faire des propositions susceptibles d’être prises en compte lors de la phase nationale qui se déroulera du 27 au 31 décembre prochain dans la capitale, Bamako. Sikasso : le bon démarrage des travaux Les ANR niveau région ont bien démarré dans la Capitale du Kénédougou. Les activités ont été présidées par le gouverneur de la Région, Sinè Dembélé. “Nous devons saisir cette opportunité pour nous prononcer sur les causes de nos crises à travers un dialogue franc et courtois. Cela nous permettra d’endiguer le scepticisme et briser le cercle infernal de la crise multidimensionnelle que nous vivons depuis 2012”, a dit le chef de l’exécutif regional dans son discours d’ouverture. S’agissant de l’importance de ces Assises, le gouverneur Dembélé a affirmé qu’elles seront “le moyen pour les Maliens de valoriser davantage notre vivre ensemble à travers la cohésion sociale, la cohabitation harmonieuse, l’entraide entre les communautés et la promotion du cousinage à plaisanterie”. De son côté, le superviseur de la commission d’organisation des ANR dans la Région de Sikasso, l’ancien ministre Modibo Kadjoké, a souligné que de 1991 à nos jours, il existe de grosses tâches noires sur la démocratie malienne. “Le Mali est confronté à de nombreuses crises notamment d’ordre sécuritaire, politique, social, économique”, a-t-il affirmé. Mariam F. DIABATÉ Amap-Sikasso San : Des discussions sont bien engagéesLe gouverneur de la Région de San, le colonel Ousmane Sangaré, a lancé, mercredi matin, dans la salle de réunion de la préfecture, les travaux de la phase régionale des ANR.C’était en présence des préfets et leurs adjoints des Cercles de San et Tominian, du représentant de la Commission nationale d’organisation, assigné à la région de San, Me Abdrahamane Touré, du maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, du point focal de la Région, Adama Jean Dembélé, et de l’ensemble des forces vives de la Région de San. Les discussions sont bien engagées et tout se déroule normalement. Noumballa CAMARA Amap-San Koulikoro : les ANR sont l’occasion de se rassembler La phase régionale des ANR à Koulikoro, a débuté, hier matin, par un acte citoyen : l’hymne national du Mali chanté par les participants dans la salle de conférence du gouvernorat. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo. Pour le maire de la Commune urbaine de Koulikoro, Bakoroba Kané, ce forum constitue « sans nul doute une opportunité historique sur le chemin du rassemblement et du dialogue ». Il a ajouté que ces discussions « sont indispensables pour un diagnostic sans complaisance de la gravité et de la profondeur de la crise et ses enjeux». Selon le gouverneur, « la période de transition en cours est une opportunité pour le peuple malien de se concerter autour de la vision du changement et des réformes globales nécessaires, d’identifier les goulots d’étranglement, qui empêchent la mise en œuvre des propositions de solutions, pour restaurer les principes républicains et démocratiques et corriger les faiblesses et failles qui gangrènent le système de gouvernance au Mali ». Amadou MAIGA & Amadou DIARRA Amap – Koulikoro Kita : le gouverneur invite à des contributions pertinentes C’est parti hier à Kita, pour la phase régionale des ANR, sous la présidence du gouverneur de Région de Kita, Daouda Maiga. Les délégués issus des regroupements de femmes, des jeunes, des légitimités traditionnelles ; religieuses et des Forces de défense et de sécurité sont repartis en deux groupes de travail pour examiner les 13 thématiques de la rencontre. Pour le gouverneur de la Région, «ces Assises sont une opportunité d’apporter des contributions pertinentes dans un esprit de responsabilité partagée ». Mohamed FABRICE Amap-Kita Nioro du Sahel : les couches socioprofessionnelles ont répondu à l’appel Après les communes et les cercles, les ANR ont démarré, ce mercredi, à Nioro du Sahel, en présence du gouverneur de la Région, le colonel Aly Anadji. Les différentes couches socioprofessionnelles de la Région ont répondu présent à l’appel pour participer à l’élaboration des textes qui vont régir la renaissance d’un Mali nouveau. Après une minute de silence observée en la mémoire des populations maliennes victimes des événements douloureux, depuis 2012, dont les vaillants soldats tombés sur le champ de l’honneur, le gouverneur a indiqué que l’objectif principal de ces assises n’est autre que “la mise en exécution d’une vision des nouvelles autorités”. Une dynamique qui s’inscrit dans “un processus de reconstruction de l’État malien qui peine à retrouver ses marques à cause des différentes crises sociopolitiques caractérisées par des ruptures de l’ordre constitutionnel établi”. En outre, le colonel Aly Anadji a exhorté les participants “au dépassement de soi dans le respect mutuel et à l’instauration d’un débat courtois ,convivial et fécond dans la diversité d’opinions”. Moussa DIAKITÉ Amap-Nioro du Sahel Gao : l’insécurité au cœur des travaux À l’instar des autres capitales régionales, la Région de Gao a entamé, hier cette phase des ANR, sous la présidence du gouverneur, le général de brigade Moussa Traoré . Pour le point focal des ANR de Gao, Diabri Abdoualye Maïga, ces ANR sont une chance pour les populations de Gao. Parce que, selon lui, la problématique de l’insécurité qui fait partie des treize sujets sera bien débattu au cours des travaux. Le gouverneur, le général de brigade, Moussa Traoré, a remercié l’ensemble des participants. Il rappelé que depuis 2012, le Mali est confronté aux conséquences d’une rébellion dans son septentrion qui a favorisé l’avènement d’une crise multidimensionnelle ébranlant “les fondements de notre chère nation”.Le chef de l’exécutif régional a aussi demandé à chacun des participants d’être assidu et attentif, compte tenu de l’importance de ces Assises. Abdourhamane TOURÉ Amap-Gao Kayes : la stabilisation de l’école fait partie des préoccupations Les ANR au niveau régional à Kayes enregistrent la participation de 150 délégués représentant l’administration, les collectivités locales (mairie, Conseil de Cercle, Conseil régional), les services régionaux, les Forces armées et de sécurité, les autorités traditionnelles et coutumières, la société civile, bref, de l’ensemble des couches socioprofessionnelles