Sanctions de la CEDEAO et l’UEMOA : Le gouvernement dénonce une injustice et annonce des mesures de réciprocité
Bamako, 10 janv (AMAP) Le ministre malien de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, a dénoncé, dimanche soir, comme une injustice, les sanctions économiques et financières prises à l’encontre du Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). A la télévision nationale, en tenue militaire, le ton grave, quelques heures après les sanctions économiques et financières prises contre le Mali par la CEDEAO et l’UEMOA, dimanche 09 janvier 2022, lors d’un double sommet à Accra, au Ghana, le colonel Abdoulaye Maïga, a annoncé des “mesures de réciprocité”, donnant ainsi la réaction du gouvernement par un communiqué. « D’ores et déjà, sur la base de la réciprocité, le Mali décide de rappeler ses ambassadeurs accrédités dans les Etats membres de la CEDEAO et de la fermeture de ses frontières terrestres et aériennes avec les Etats concernés », a indiqué le porte-parole du gouvernement. Ces annonces de Bamako interviennent en attendant « des mesures nécessaires » que le gouvernement prendra « dans les heures à venir en vue de riposter à ces sanctions malencontreuses », a martelé le colonel Maïga. Le gouvernement « dénonce et rejette » les décisions de la CEDEAO à l’encontre du Mali. Il s’agit de la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Mali, la suspension des transactions commerciales entre les pays de la CEDEAO et le Mali. Mais également le gel des avoirs du Mali dans les banques centrales de la CEDEAO, le gel des avoirs de l’Etat malien et des entreprises publiques et parapubliques dans les banques commerciales des pays de la CEDEAO. Le gouvernement rassure « l’opinion nationale que des dispositions ont été prises pour assurer l’approvisionnement normal du pays par tous les moyens appropriés ». Le communiqué indique, aussi, qu’« au regard des violations répétées des textes, principes et objectifs de ces organisations, le gouvernement du Mali tirera toutes les conséquences et se réserve le droit de réexaminer sa participation à ces entités ». Le gouvernement du Mali a, également, « énergiquement » condamné les « sanctions illégales et illégitimes prises par l’UEMOA et la CEDEAO ». “Ces mesures, note le communiqué, contrastent avec les efforts fournis par le gouvernement et sa disponibilité au dialogue en vue de trouver un compromis avec la CEDEAO sur le chronogramme des élections au Mali ». Elles émanent d’organisations « pourtant fondées sur la solidarité et l’idéal panafricain, curieusement au moment où les Forces armées maliennes engrangent des résultats spectaculaires dans la lutte contre le terrorisme, ce qui n’était pas arrivé depuis plus d’une décennie », regrette le gouvernement. Le gouvernement précise que l’embargo décidé par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA, “applicable à un Etat souverain constitue une violation manifeste du Traité de l’UEMOA et des statuts de la BCEAO ». En outre, poursuit le communiqué, « le gel des avoirs d’un Etat, des entreprises publiques et parapubliques ne saurait être appliqué par la Banque centrale qui reste un organe indépendant auquel chaque Etat membre a concédé son droit souverain d’émission ». Le gouvernement du Mali regrette aussi que des « organisations sous régionales ouest africaines se fassent instrumentaliser par des puissances extra régionales aux desseins inavoués », note le communiqué. Il déplore « le caractère inhumain de ces mesures qui viennent affecter les populations déjà durement éprouvées par la crise sécuritaire et la crise sanitaire, notamment celle de la COVID-19 ». Le gouvernement invite les populations au calme et à la retenue. Et, « face à toute éventualité de déploiement des forces étrangères contre” le Mali, il appelle les Forces de défense et de sécurité, ainsi que la population, à redoubler de vigilance et à rester mobilisées », souligne le communiqué. Le texte appelle « à la solidarité et à l’accompagnement des pays et institutions amis ». MT/MD (AMAP)
Plus de 1 000 cas de Covid-19, dimanche, au Mali
Bamako, 09 janv (AMAP) La courbe des contaminations à la Covid-19 a encore explosé, dimanche, au Mali où les services de santé ont enregistré un record de 1 217 nouveaux malades et un décès, sur 5 294 échantillons testés. Cependant, selon le rapport journalier du département de la Santé et du Développement social, les médecins ont déclaré 188 patients guéris du coronavirus au cours des dernières 24 heures. Quelque 2 023 malades “sont sous traitement dans les structures de prise en charge”, indique la même source. Selon le tableau récapitulatif, la situation globale, depuis le 25 mars 2020, présente 25 197 cas positifs sur lesquels 20 193 patients guéris, soit un taux de guérison de 80,14% contre 672 décès equivalant à 2,66,% de létalité. À ce jour, 552 168 personnes ont recu une vaccination complète contre 396 092 qui ont reçu une seule dose. AT (AMAP)
Mali : Ouverture de l’Hôpital diocésain de San (Centre)
San, 09 janv (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a inauguré, samedi, l’Hôpital diocésain de San (Centre) dont l’ouverture était bloquée pour des formalités administratives et bureaucratiques. Il a invité les responsables religieux administratifs de l’établissement à se rendre, dès lundi, à Bamako, pour discuter avec le ministère de la Santé et du Développement Social et l’Ordre des médecins « afin de trouver une solution pour le bénéfice des populations de San et de tout le peuple malien ». Le chef du gouvernement a, aussi, instruit les structures des ministères concernés à se mettre à leur disposition pour pouvoir régler toutes les questions administratives. C’était en présence du Cardinal Jean Zerbo, archevêque de Bamako, du gouverneur de San, Ousmane Sangaré, de l’évêque nouvellement intronisé du Diocèse de San, Mgr Hassa Florent Koné, et du Maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra. L’Hôpital diocésain est l’œuvre de l’Eglise catholique de San, à travers la Conférence épiscopale du Mali. D’un coût de plus de trois milliards, il couvre une superficie de 5 hectares et comprend plusieurs services, entre autres, des maladies infectieuses, de médecine générale, materno-infantile, de chirurgie. « Depuis 2011, le Diocèse de San a nourri le désir de renforcer son intervention dans la pastorale de la santé à travers la construction d’un hôpital diocésain à San », a rappelé l’évêque de San. Il a rendu un vibrant hommage à feu l’évêque Mgr Jean Gabriel Diarra qui a initié le projet. « Nous lui dédions cette infrastructure pour montrer notre reconnaissance. Cet hôpital sera un lieu de témoignage de la foi en Jésus Christ dans la spécificité chrétienne catholique où les soins sont offerts en respectant la dignité humaine, l’éthique chrétienne. Il sera un instrument, un outil d’intégration et de cohésion sociale pour un meilleur vivre ensemble au Mali » a-t-il dit. Mgr Hassa Florent Koné a remercié l’Etat pour ses contributions multiformes pour faciliter la réalisation de cette œuvre, notamment le don du terrain, l’exonération des différents conteneurs de matériaux de construction venus d’Italie ainsi que la collaboration des services techniques de l’Etat. Il a, aussi, remercié la Conférence épiscopale du Mali qui a facilité la réalisation des travaux avec les partenaires financiers. Sans oublier l’Entreprise Ouattara Construction et tous ceux qui ont travaillé, dans l’ombre, à la réalisation de l’hôpital. Par ailleurs, l’évêque de San a saisi l’occasion pour solliciter l’appui pour le bitumage de la route reliant la RN6 au site de l’hôpital et la pose d’un poste transformateur pour l’hôpital. Le gouverneur, lui, a souligné que cette cérémonie revêt une importance toute particulière. Parce qu’elle « se situe au cœur du noble combat de l’Homme », pour la survie, pour la vie, pour le bien-être, « pour la quête permanente de la santé sans laquelle toutes initiatives humaines seraient vaines ». « Cette action phare des hommes de Dieu contribuera, très certainement, à renforcer l’échiquier des structures sanitaires de notre pays d’une part, et, surtout, permettra de recruter des jeunes diplômés et non diplômés afin de réduire significativement le taux de chômage, d’autre part » a-t-il dit. Le gouverneur a indiqué le respect impérieux, par « le nouvel hôpital et ses responsables, des exigences notamment les normes techniques et d’éthique, les mesures préventives de la Covid-19 et, surtout, la vaccination au regard de la recrudescence actuelle des cas notés à l’échelle nationale ». Il a renouvelé au président de la Transition, « la fraternelle salutation des populations de la Région de San pour avoir permis, aujourd’hui, l’ouverture de cette structure combien importante dans le dispositif socio-sanitaire du Mali ». Le gouverneur Sangaré a exprimé certaines préoccupations des populations de cette nouvelle circonscription administrative de San. Il s’agit, notamment, de la prise en compte de la campagne de la contre-saison dans la plaine rizicole de San, du bitumage du tronçon Ecole Père Bernard de Razily (PBDR), niveau RN6, à la piste d’aviation, communément appelée « Piste d’atterrissage ». Le maire Mme Félicité Diarra a exprimé la grande joie des « Sanois » d’accueillir, une deuxième fois, le Premier ministre, en moins d’un mois. « Ce jour est important, unique et spécial pour nous. Car, tout d’abord, c’est le jour de l’ordination et d’intronisation du nouvel évêque, du Diocèse de San, Mgr Florent Koné et qui marque, également, la cérémonie d’ouverture et d’inauguration de l’hôpital diocésain de San », s’est réjouie Mme le maire. « La réalisation de cet hôpital a permis à la Commune de San de disposer d’une structure hospitalière de proximité, qui nous tenait à cœur » a-t-elle dit. Elle a sollicité la présence des services publics pour rapprocher l’administration des populations, d’infrastructures adéquates et la mise à disposition d’un personnel qualifié pour le bon fonctionnement de l’hôpital diocésain. Dans son allocution, le Premier ministre a souligné que la santé de nos populations fait partie des priorités du président Assimi Goita. Il a rappelé que l’Eglise catholique a été toujours aux avant-gardes lorsque les questions de survie du pays sont posées. « Aussi, l’Église catholique s’est longtemps investie dans le développement de l’homme intégral en initiant des réalisations dans plusieurs domaines, en particulier l’éducation, la santé, l’agriculture, les urgences et la communication », a fait noter Dr Choguel Kokalla Maiga. Il a remercié l’Eglise catholique et ses partenaires pour cet ouvrage qui vient renforcer les infrastructures sanitaires au Mali et réitéré l’accompagnement des autorités de la transition. Le Premier ministre a invité les autres communautés, régions à suivre l’exemple de San. Il a, aussi, » lancé un appel solennel au peuple malien d’investir dans leurs régions d’origine. « Car, a-t-il dit, la décentralisation réussira lorsque les ressortissants s’investissent dans leurs régions, en plus des efforts de l’Etat ». Le chef du gouvernement a invité à prier pour le retour de la paix dans notre pays, pour le repos éternel de toutes les victimes de la crise. Il a salué les Forces armées et de sécurité « pour tout le sacrifice consenti » et a promis que « la Nation ne les oubliera jamais ». ADS (AMAP)
Niono: Restitution du PDESC 2021-2025
Niono, 7 janvier (AMAP) Une délégation du Conseil Régional de Ségou conduite par son chargé de programmation, Yaya Berte a procédé Jeudi à la restitution du Programme de Développement Économique Social et Culturel (PDESC 2021-2025) de la région dans la salle de conférence du cercle, a constaté l’AMAP. C’était sous la présidence de la 2ème adjointe du préfet, Mme Diassana Fatou Daou en présence des autorités administratives et politiques, des chefs de service technique locaux, des partenaires au développement et des représentants de la société civile. Il s’agissait au cours de cet atelier de faire la restitution du PDESC précédent, la présentation des actions de développement retenues dans la programmation 2021-2025; la présentation et le partage des stratégies de mise en œuvre du nouveau PDESC; l’identification de nouveaux projets/programmes pour le Contrat Plan État Régional 2. L’objectif est de faire de Ségou à l’horizon 2030 une région attractive, une puissance agricole de la sous-région basée sur la biodiversité avec ses atouts économiques Culturels, touristiques pour en faire la capitale économique du pays. Dans son intervention à la cérémonie d’ouverture la 2ème adjointe du préfet a invité les participants à s’approprier du contenu du document qui est l’outil de travail fondamental des collectivités territoriales. Ce fut après les différentes présentations par l’équipe régionale et l’identification de nouveaux projets/programmes pour le Contrat Plan État Régional 2. Les différentes présentations vont du secteur Agricole en passant par le cadre de vie, l’art et la culture, l’industrie, les infrastructures, l’emploi et la lutte contre le chômage des jeunes, l’éducation, l’administration et l’information et la communication; pour un cout estimé à plus 107 milliards de francs CFA. Des projets structurants dans le cercle ont été retenus par les participants, entre autres l’aménagement du Fala de Molodo jusqu’au 2ème bief pour la riziculture et la culture du bourgou; une couverture verte dans le cadre du reboisement et la réalisation d’ une unité de conservation de tomates. MS/KM (AMAP)
Basin : Le retour en grâce de la teinture artisanale
Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 06 janv (AMAP) Les amateurs de ce tissu emblématique de notre culture vestimentaire se sont rendus compte que la coloration à l’artisanal était de meilleure qualité. Du coup, la teinture industrielle est en train de perdre du terrain. Lire la suite sur :https://lessor.ml/posts/basins-le-retour-en-grace-de-la-teinture-artisanale-61d69f9dde923
Kadiolo : Le ministre du développement rural visite les aménagements de la plaine de Lofigué
Kadiolo, 5 janvier (AMAP) Le ministre du développement rural Modibo Kéita à la tête d’une forte délégation comprenant des membres de son cabinet, du directeur national du génie rural Agattan AG Alassane, du directeur national de l’agriculture et du conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de Sikasso, Moussa Diallo, a visité fin novembre, la plaine de Lofigué, dans le cercle de Kdiolo, a constaté l’AMAP. L’objectif de la mission était de constater sur place les travaux effectués dans laplaine de Lofigué aménagée en 2016 dans le cadre du Programme National d’irrigation de Proximité (PNIP). Financé par GDM, l’UE et la République Fédérale d’Allemagne à travers la KFW, ce projet a été exécuté pour un coût total de 565 841 000 F CFA. Les objectifs de réalisation sont entre autres, l’alimentation de la nappe phréatique, le maraichage, la riziculture et la pêche pour des populations bénéficiaires estimées à 9156 personnes dont 4852 femmes et 4304 hommes La population de Lofigué a contribué par sa participation physique à travers la mobilisation des matériaux (moellons, sables, graviers) et une contribution financière de 750 000 F CFA pour réaliser un ouvrage (barrage) dans la plaine de Lofigué. Le barrage ainsi réalisé est un ouvrage en submersion contrôlée à partir de digues et ouvrages de régulation d’eau qui a permis l’aménagement de 302 hectares et grâce au projet, un magasin de stockage d’une capacité de 100tonnes a été construit. La mise en valeur de cette plaine a permis la relance des activités agricoles. Ainsi, en 2018/2019, la superficie réalisée en Riziculture est de 357 ha contre 288 ha avant le barrage pour une production de 1035, 3 tonnes contre 322, 5 tonnes avant barrage. En Maraîchage de contre saison, 5,5 ha ont été réalisés en pomme de terre, pour une production de 122 tonnes par 37 producteurs dont 14 femmes en 2017/2018.Avant le barrage, le village ne pratiquait pas la culture de la pomme de terre. Dans le cadre du renforcement des capacités, 08 thèmes de formation pour 278 participants (148 hommes et 130 femmes) ont été animés par le projet. La formation a concerné, entre autres, l’élaboration de plan de campagne, les techniques d’herbicidage du riz, le labour et le semis en ligne, technique et l’épandage d’engrais. NIO/KM (AMAP)
Mali: Contamination record avec 577 cas de Covid-19 mardi
Bamako, 05 janv (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré 577 nouvelles infections à la Covid-19 et deux décès, mardi 04 janvier 2022, sur 1 750 échantillons testés, selon une source officielle. Toutefois, les médecins ont déclaré 354 personne rétablies du coronavirus au cours des dernières 24 heures, indique le rapport journalier du département de la Santé et du Développement social.. Quelque 988 malades sont sous traitement dans les structures de prise en charge, Selon le document ministériel, la situation globale, depuis le 25 mars 2020, présente 22 317 cas positifs sur lesquels 19 279 patients guéris soit un taux de guérison de 86,38% contre 670 décès equivalant à 3% de létalité. À ce jour, 497 919 personnes ont reçu une vaccination complète contre 386 966 ayant bénéficié d’une dose incomplète. AT/MD (AMAP)
Opérations d’envergure Barkhane-Armée malienne en décembre (État-major des armées françaises)
Bamako, 05 janv (AMAP) L’Unité légère de reconnaissance et d’intervention (ULRI) n°6 des Forces armées maliennes (FAMa), a conduit, du 14 au 19 décembre 2021, une mission de reconnaissance offensive et de harcèlement dans une zone située entre In Kadewane et Tidermène, à plus de 90 kilomètres au nord de Ménaka, annonce l’État-major des armées françaises. Lors de cette « première mission dans la durée et en profondeur », l’unité malienne a été appuyée par le Task group (TG) n°2 franco-tchèque, ajoute l’État-major des armées françaises dans un communiqué. Selon la même source, « l’objectif de cette opération de grande ampleur engageant les unités sur deux fuseaux était de harceler et de repousser les Groupes armés terroristes (GAT) d’une zone forestière identifiée comme dangereuse et de réduire la menace autour de la Base opérationnelle avancée (BOA) de Ménaka », dans le Nord du Mali. Pour cela, les militaires maliens ont procédé à des fouilles de villages, à la mise en place de check points sur les axes principaux, à des interceptions mobiles « ainsi qu’à des infiltrations sur des points d’intérêt ». Ces actions dynamiques ont obligé les GAT à se retirer plus au nord pour éviter la confrontation avec l’armée malienne et la TF Takuba. Au-delà de ces résultats, l’ULRI n°6 s’est confrontée au terrain dans une zone dangereuse, maîtrisant la coordination des patrouilles motorisées et agissant en discrétion en infiltration de nuit. Enfin, cette opération a permis de valider la coordination avec la Quick reaction force (QRF) suédoise via le Joint operational center (JOC). Du 16 au 17 décembre 2021, l’ULRI n°3 d’Ansongo (Nord), appuyée par le Task Group (TG) n°1 franco-estonien de Gao (Nord), a mené une opération de reconnaissance et de réassurance dans les environs d’Ansongo. Les objectifs de cette opération étaient multiples : conduire des entretiens d’opportunités dans la région avec des autorités civiles et militaires (préfet, sous-préfet, chef de la police locale et chef de la brigade de gendarmerie) et évaluer la situation sécuritaire. « Les militaires maliens et français ont préparé et conduit conjointement une mission de contrôle de zone en ville lors du jour du marché et ont reconnu les points de contrôle environnants », indique le communiqué. Le lendemain, une reconnaissance conjointe de 70 km a pu être menée, avec le TG 1 en appui d’une section de l’ULRI 3. « Tout en réaffirmant la présence de l’État dans cette zone, les soldats maliens ont démontré leur capacité à conduire des missions de reconnaissance et de présence au plus près des populations locales », selon l’Etat-major français. Du 21 au 25 décembre 2021, le Groupement tactique désert (GTD) Korrigan a escorté un convoi d’une cinquantaine de camions civils, dans le cadre d’une opération logistique entre la Plateforme opérationnelle désert (PfOD) de Gao et la Base opérationnelle avancée (BOA) de Gossi. L’opération a permis de ravitailler les unités du GTD Auvergne. Alors qu’ils effectuaient le trajet retour, les militaires du GTD Korrigan ont passé le réveillon de Noël en plein désert, en Base opérationnelle avancée temporaire (BOAT) et en présence du général de division Laurent Michon, commandant de la Force Barkhane, venu rendre visite aux unités déployées sur le terrain. Du 1er au 29 décembre, les avions de la Force Barkhane ont réalisé 692 sorties, parmi lesquelles 96 sorties chasse, 160 sorties ISR et 436 missions de transport ou de ravitaillement. MD (AMAP)
Gaz butane : La pénurie encore et encore !
Par Makan SISSOKO Bamako, 05 janv (AMAP) Depuis quelques semaines, on constate une pénurie de gaz butane à Bamako et ses environs. Le problème, qui serait dû au retard de la subvention que l’État accorde aux importateurs de gaz, se pose, pratiquement, chaque année, pénalisant les consommateurs. «Nous connaissons tous les dangers de la coupure du bois mais si on n’arrive pas à trouver une solution au manque de gaz, nous n’avons d’autre choix que d’utiliser du bois et du charbon pour faire cuire nos aliments», s’exprime ainsi un chef de famille sous le couvert de l’anonymat. «Depuis plus d’un mois, je n’arrive pas à recharger mes deux bonbonnes de gaz. Aujourd’hui, je me suis réveillée à 4 heures du matin pour faire le feu de bois et préparer le petit déjeuner», explique la ménagère Assan Keïta. Abondant dans le même sens, une autre ménagère, Oumou Traoré, soutient qu’avec la rareté du gaz en ville, le prix de recharge de la bouteille de 6 kg a connu actuellement une augmentation dans son quartier à Kalabancoura. Selon elle, le prix a flambé de 3000 Fcfa à 4000 Fcfa voire 5000 Fcfa dans certains points de recharge. Au marché Dibidani où notre équipe de reportage a constaté que de nombreux magasins de vente de gaz n’avaient plus de stock. Le revendeur Hamady Diawara explique que depuis deux semaines, il ne parvient plus à avoir le produit auprès des fournisseurs. «Nous vendons et rechargeons des bonbonnes de gaz. Mais maintenant nous ne disposons pas de gaz», déplore le commerçant. « Néanmoins, dit-il, certains fournisseurs continuent à ravitailler le marché ». Le revendeur Souleymane Simpara signale que certains de ces collègues profitent de cette situation pour augmenter les prix de la bouteille de 6 kg à 4000 ou 5000 Fcfa alors que le prix normal est de 3000 Fcfa. Cheickna Bocoum est distributeur de gaz. Il pense que cette pénurie est, en grande partie, due au problème de subvention que l’État accorde aux importateurs de gaz. «C’est un problème qui revient pratiquement chaque année. Nous les distributeurs, nous en subissons directement les conséquences. Nous souhaitons que l’État fasse quelque chose pour que nous puissions avoir du gaz pour satisfaire nos clients», plaide-t-il Rencontrée dans son bureau à Hamadallaye ACI 2000, la directrice générale de la Société d’importation, de conditionnement et de distribution de gaz «Kama Gaz», Fatoumata Koudy Diallo, explique que cette pénurie de gaz est une conjugaison de plusieurs facteurs. «Nous nous approvisionnons essentiellement sur l’axe Dakar. Courant décembre, il y avait un mouvement d’humeur des transporteurs à Dakar qui a impacté un peu nos activités. Par ailleurs, le fait que la subvention de l’État ne tombe pas encore, la plupart des sociétés d’importation de gaz n’arrivent pas à tenir au niveau de leurs trésoreries», détaille Fatoumata Koudy Diallo. Cependant, notre interlocutrice précise que sa société est dans la tendance habituelle d’importation et de distribution de gaz. «À notre niveau, nous disposons suffisamment de gaz et nous continuons à le distribuer aux prix habituels. À travers des courriers, nous avons instruit nos distributeurs de respecter les prix consensuels », dit-elle. La directrice de Kama Gaz fait remarquer que les prix du gaz connaissent actuellement une hausse mondiale. « Et cela nous impacte considérablement. En ce moment, il nous faut engranger beaucoup plus de trésoreries pour pouvoir payer suffisamment de gaz», explique-t-elle. Elle ajoute, aussi, le fait qu’il y a beaucoup de retard par rapport à la subvention du gaz par l’État qui joue énormément sur les opérateurs gaziers. «L’Etat subventionne pour que les consommateurs aient le gaz à un prix raisonnable. Mais quand les subventions ne tombent pas à temps, ça devient un peu compliqué pour les opérateurs», argumente Fatoumata Koudy Diallo. Pour en savoir davantage sur la subvention de l’État dans ce secteur, nous avons tenté d’approcher les responsables de l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rural (AMADER) et d’autres sociétés de gaz, nos efforts sont restés vains. MS/MD (AMAP)
Koulikoro : La sécurité au cœur des préoccupations
Koulikoro, 4 janvier (AMAP) La salle de conférence du gouvernorat a abrité, du 27 au 28 décembre 2021, l’atelier de renforcement des capacités des membres du comité consultatif de sécurité de la région de Koulikoro, a constaté l’AMAP. Présidé par le directeur de cabiné du gouverneur de région, Soufiana MAIGA, il a regroupé le représentant du commissariat à la reforme de la sécurité Al Maamoun KEITA, les membres du corps préfectoral ,les élus ,des chefs de services régionaux et la société civile. Organisé par le commissariat à la reforme du secteur de la sécurité avec le concours financier de la mission multidimensionnelle des nations unies pour la stabilité au Mali.(MINUSMA), atelier visait entre autres objectifs, le renforcement des connaissances et compétences des membres des comités consultatifs de sécurité sur les défis sécuritaires ,le concept de coproduction de la sécurité, la présentation sommaire sur l’environnement ,les menaces et les défis sécuritaires, les missions des différentes forces de défense et de sécurité et leur complémentarité ,le concept de coproduction de la sécurité ,la police de proximité. Selon Al Maamoun Keita. « Il y’a de cela quelques années maintenant que nous avons entamé le processus de reforme du secteur de la securité dans notre pays, à travers un cadre institutionnel de la reforme du secteur de la securité composé d’un conseil national pour la reforme du secteur de la securité ( CNRSS),d’un commissariat à la reforme du secteur de la sécurité (CRSS)et des comités consultatifs de sécurité (CCS) au niveau régional et communal.les comités consultatifs visent à mettre les citoyens au cœur du dispositif pour garantir la « securité humaine ».Ils sont issus d’une disposition de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali dans son article 28 » a précisé le représentant du commissariat à la reforme du secteur de la sécurité. « La situation sécuritaire générale du Mali s’est fortement dégradée ces dernières années et se matérialise sous diverses formes. Des attentats terroristes aux attaques contre les positions des forces de sécurité en passant par les vols à main armée et les bandits de grand chemin qui sèment la terreur dans nos villes et campagnes. La région de Koulikoro n’est malheureusement pas épargnée par ce fléau » a souligné Soufiana MAIGA. Durant deux jours, plusieurs thèmes ont fait l’objet de communication parmi lesquelles l’état des lieux des défis sécuritaires au Mali, la notion de sécurité, son évolution et la nécessité de la coproduction de sécurité, la rédaction d’un compte rendu de réunion. Les débats ont porté sur le fonctionnement des comités, ses activités, son plan d’action, la méfiance entre les populations et les forces de défense et de sécurité, les rapports entre les comités consultatifs ,rapport entre associations des chasseurs et forces de défense et de sécurité ,la création des cellules de veille, l’implication des autorités traditionnelles dans la sécurisation des populations, la police de proximité. Elles ont aussi porté sur l’implication massive des femmes, comment aller à une synergie d’action, comment coproduire la sécurité, l’apport de la société civile, pourquoi coproduire et pourquoi la police de proximité. Toutes ces questions ont été répondues à la satisfaction de tous les participants. « Votre participation effective, active et mutuellement enrichissantes à cet important événement et l’intérêt que vous avez porté aux quatre (4) thématiques développées et la qualité de vos interventions ont été à la hauteur des attentes » s’est réjouie Al Maamoun KEITA, le représentant du commissariat à la reforme du secteur de la sécurité AM/AD/KM (AMAP)

