Diéma : Le matelas en mousse détrône la paillasse

Par Ouka BAH Diéma, 22 juin (AMAP) La paillasse est un matelas traditionnel, vieux de plusieurs siècles. Fabriqué à partir de sacs en jute ou de fibres extraites du baobab, on le bourre, généralement, de pailles ou de rebuts de fibres de coton, et que l’on ficelle en plusieurs endroits. Avant l’apparition du matelas en mousse au Mali, beaucoup de gens utilisaient la paillasse. Elle était présente quasiment dans toutes les maisons. De nos jours, son usage comme couchette tend à se raréfier, et est devenue presque inexistante, même dans les villages les plus reculés. La mousse de matelas est passée par là. La paillasse a ainsi perdu sa valeur d’antan, dans un monde à l’évolution vertigineuse Tout le monde préfère le confort des matelas moelleux au craquement caractéristique des brindilles et pailles assemblées. Aujourd’hui, dormir sur la paillasse est, aux yeux de certains, un signe d’extrême pauvreté. Beaucoup de femmes n’aiment pas la paillasse. Elles arguent que si l’enfant, dans son sommeil, urine dessus régulièrement, la couchette en pailles finira  par pourrir. « Or, avec le matelas, soutient la ménagère Yayaré Soucko, il suffit de le laver soigneusement et de le placer au soleil », pour plusieurs utilisations après. Banta Cissé, un long cure-dents à la bouche, en cette heure matinale, accuse certaines femmes de paresse qui ne mettent pas une toile de plastique sous les fesses de leur enfant la nuit, ou ne leur font pas porter de « couchis » (couches), pour absorber l’urine de l’enfant. Par contre, selon  quelques conservateurs, qui lui restent toujours attachés, dormir sur la paillasse, permet d’éviter la courbature. D’autres préfèrent la paillasse à cause de son prix abordable. Trois à quatre mille francs cfa, suffisent pour en acquérir de deux places, gaillardement confectionnée. L’égoutier Makan Tamboura, soutient que le matelas n’est pas un luxe, mais plutôt une nécessité. Et un autre  de s’insurger : « Le matelas est l’affaire des riches. Celui qui n’a pas assez de moyens ne peut s’en procurer. Pour un matelas à deux places, il faut débourser, au minimum, 30.000 Fcfa. Plus la qualité est meilleure, plus le prix augmente. Or, trois à quatre mille francs cfa suffissent pour avoir une paillasse». « Si on demande mon avis, déclare Madou Sow, je dirais que la paillasse a des avantages. Son utilisation permet d’éviter la courbature à cause de sa surface dure et rugueuse ». « Le seul inconvénient de la paillasse est que, si elle est sale, surtout celle qui contient de la paille, on ne peut pas la laver, au risque de l’abîmer. En plus, si l’urine de l’enfant s’infiltre dans la paillasse, au fil du temps, elle dégagera une odeur nauséabonde », consent Sow. Fousseiny Sissoko, conseiller de chef de village, ne compte pas laisser sa paillasse au profit du matelas. En tout cas « pas de sitôt », jure-t-il. Contrairement à sa co-épouse, qui se couche avec ses enfants  sur des paillasses, une nouvelle mariée a refusé la paillasse que son époux lui a achetée. Elle dit préférer un matelas. « Dans notre famille, sans me vanter, dit la dame, entre deux longs jets de salive, du plus petit au plus grand, tout le monde dort  sur un matelas». Avant d’avoir un matelas, un jeune célibataire, qui préfère garder l’anonymat, avait honte que ses visiteurs sachent qu’il passe la nuit sur une paillasse. C’est pourquoi, il fermait la porte de sa chambre, chaque fois, que quelqu’un arrivait. Dans le Cercle de Diéma, les fabricants de paillasses se comptent, aujourd’hui, sur le bout des doigts. A l’entrée de la ville, avant de franchir le pont, à l’emplacement d’une vieille station-service abandonnée, on en voit souvent quelques-unes alignées le long du mur  et proposées à la clientèle. Djiguiba Sissoko, ancien fabricant de paillasses, domicilié à Darsalam, a arrêté d’exercer son métier, car il n’en tirait plus aucun profit, à cause de la rareté des clients. A l’époque, il pouvait gagner par jour 25.000 Fcfa, voire plus avec la vente de ses paillasses. « C’est  avec l’introduction du matelas dans notre village, par l’entremise de nos ressortissants à l’étranger, que tous ont tourné le dos à la paillasse », dit l’artisan désœuvré. « C’est dommage », regrette-t-il, se pinçant la lèvre inférieure. « J’ai commencé à faire des paillasses avec des sacs de fibres de baobab, puis j’utilisais des sacs en plastique qui sont plus résistants. Mon métier ne me rapporte plus…», raconte Issa Dembélé, la soixantaine révolue. Fatamba Diarra, fontainier à Ballabougou, explique qu’il n’existe plus de fabricant de paillasses dans son village.  Le dernier a plié bagages après avoir vu ses affaires marcher à merveille, un moment, puis péricliter en raison de la mévente de ses marchandises. Les Maures, dans leur majorité, refusent la paillasse tout comme le matelas. Youba Coulibaly, notable à Missira, dans la Commune rurale de Grouméra, venus à Diéma avec des enfants pour leur enrôlement, explique que cette communauté préfère le ‘Kapta’, confectionné avec des tiges de bambou, assemblées en lit. Plusieurs personnes peuvent dormir ensemble sur le ‘Kapta’, contre une ou deux personnes seulement sur la paillasse ou le matelas. « Avec le ‘Kapta’, après la pluie, on  peut le replacer sur ses pieds et continuer à siroter du thé », ajoute son compagnon de route. « Avec l’évolution de notre monde d’aujourd’hui, on ne sait plus ce qui est bon pour nous ou ne l’est pas », dit un chef traditionnel, un brin philosophe, laissant entrevoir sa préférence. OB/MD (AMAP)  

Transition au Mali : Le ministre des Affaires étrangères plaide la solidarité de la communauté internationale

Bamako, 22 juin (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a invité, lundi, la communauté internationale à prendre la pleine mesure de la situation particulière du Mali plongé, depuis 2012, dans une crise multidimensionnelle. «Nos efforts doivent être concentrés sur la réussite de la Transition. Une levée des mesures de suspension et un engagement constructif avec les autorités de la Transition et l’ensemble des acteurs maliens y contribueront grandement», a dit M. Diop devant les ambassadeurs et représentants des organisations internationales accrédités au Mali. Tout en prenant acte de toutes les mesures prises contre le Mali, M. Diop a indiqué qu’il est important que la communauté internationale prenne la pleine mesure de la situation particulière malienne qui affecte, aujourd’hui, les pays du Sahel et même l’Europe. D’après lui, les sanctions ne peuvent que fragiliser davantage son pays et exposer encore plus la Région du Sahel. Selon lui, le Mali a plus besoin de la solidarité de la communauté internationale pour retrouver sa stabilité et non de sanctions qui ne feront que le fragiliser davantage. C’est pourquoi, il a plaidé la compréhension de la communauté internationale et une lecture plus réaliste et pragmatique des évènements du 25 mai 2021. Abdoulaye Diop a exprimé sa gratitude aux pays africains frères et à la communauté internationale pour les sacrifices consentis aux côtés du Mali. Mais également aux pays et organisations internationales, particulièrement, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour son accompagnement constant à travers ses sommets spécifiques consacrés à la situation du Mali. Selon le ministre Diop, suite à l’avènement de nouvelles autorités à la tête de la Transition, le sommet extraordinaires des chefs d’État de l’organisation, tenu à Accra le 30 mai, a suspendu le Mali. Mais, pour autant, la CEDEAO n’a pas abandonné le pays à son sort. Car, selon lui, au cours de ce sommet, elle a, non seulement, réaffirmé sa ferme volonté d’accompagner le processus de transition, mais aussi exhorté l’ensemble de ses partenaires à poursuivre leur soutien au Mali pour la réussite de la Transition. Le chef de la diplomatie malienne a, aussi, évoqué le dernier sommet de la CEDEAO tenu le 19 juin au cours duquel, elle a pris note de l’évolution positive de la situation au Mali, avec la nomination d’un Premier ministre civil et la formation d’un nouveau gouvernement. Il a souligné que dans le sillage de la CEDEAO, d’autres organisations ont décidé de suspendre le Mali de toutes les activités de leurs instances. ENGAGEMENTS – Abdoulaye Diop a réaffirmé la volonté inébranlable des autorités de la Transition à respecter tous les engagements pris ; à savoir l’organisation d’élections crédibles et transparentes aux échéances prévues, la mise en œuvre intelligente et efficiente de l’Accord pour la paix et la réconciliation, la mise en œuvre des reformes institutionnelles afin de doter le pays de structures de gouvernance crédibles. Et enfin, l’amélioration de la sécurité pour permettre le retour de l’administration sur l’ensemble du territoire. À l’issue de la rencontre, le ministre Abdoulaye Diop a indiqué qu’après sa nomination, une action de sa feuille de route assignée par le chef de l’État est, surtout, de faire en sorte que le Mali reprenne sa place sur la scène internationale et avoir un engagement constructif avec la communauté internationale. D’après lui, c’est de la solidarité de ces pays et de leur compréhension que le Mali a besoin. « Nous avons été très réconforté par les réponses reçues du corps diplomatique qui a indiqué qu’ils sont tous là avec le Mali, sont prêts à accompagner le Mali et qu’ils comprennent nos difficultés», s’est réjoui M. Diop, ajoutant que les diplomates souhaitent que les engagements pris soient respectés, qu’il y ait des actes posés par le gouvernement qui vont dans ce sens. «C’était l’occasion pour nous aussi de comprendre et de décrypter ce qui se passe au niveau de la communauté internationale et de pouvoir rapporter ces messages auprès du chef d’État et du Premier ministre pour que nous puissions cheminer ensemble», a conclu le chef de la diplomatie malienne. Pour sa part, le doyen du corps diplomatique, l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali, Hassan Naciri, a signalé que la communauté internationale n’a, à aucun moment, abandonné le Mali. De son côté, Bart Ouvry, ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali, a indiqué qu’il est très important de maintenir leur accompagnement à la Transition parce qu’ils reconnaissent la place centrale du Mali dans la stabilisation de tout le Sahel et de toute la zone de l’Afrique occidentale. D’après Bart Ouvry, les assurances données par le ministre sur l’organisation d’élections crédibles dans les échéances sont très importantes pour l’UE. C’est pourquoi, il lui a renouvelé l’engagement des Européens à soutenir l’organisation des futurs scrutins. DD/MD (AMAP)    

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo demande à divorcer de Simone 

Bamako, 22 juin (AMAP) L’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, de retour depuis jeudi dans son pays, après dix ans d’absence, a déposé lundi 21 juin au tribunal d’Abidjan une demande de divorce d’avec son épouse, Simone Gbagbo. « Laurent Gbagbo annonce qu’en raison du refus réitéré depuis des années de dame Simone Ehivet de consentir à une séparation amiable, au demeurant voie de règlement appropriée à leurs statuts personnel et politique réciproques, il s’est résolu à saisir ce jour, le Juge des affaires matrimoniales du Tribunal de Première Instance d’Abidjan, d’une demande de divorce », précise Me Claude Mentenon, son avocat, dans un communiqué. Le couple s’était marié en janvier 1989 et a eu deux filles. Laurent Gbagbo a été président de 2000 à 2011 et Simone Gbagbo, la première dame de Côte d’Ivoire. Ils ont été arrêtés ensemble en avril 2011. Laurent Gbagbo, 76 ans, vit en couple depuis de nombreuses années avec Nady Bamba, une ex-journaliste de 47 ans. Il est rentré avec elle jeudi en Côte d’Ivoire, après son acquittement et le feu vert du président Alassane Dramane Ouattara. SS/MD (AMAP)

Pénurie d’eau à Tombouctou : Inauguration de quatre forages par les autorités régionales

Tombouctou, 17 juin (AMAP) Le gouverneur de la région de Tombouctou, le Commissaire divisionnaire, Bakoun Kanté a inauguré mercredi 16 juin 2021, dans le Quartier Abaradjou (Nord-est) de la ville des forages conçus pour soulager la souffrance des habitants du secteur, a constaté l’AMAP. Le manque crucial d’eau dans la zone a engendré beaucoup de difficultés et de problèmes dans cette banlieue. Informés de la situation, le Gouverneur de région, le président du Conseil régional, le préfet de Cercle et le maire se sont donnés la main pour juguler le problème d’eau. C’est ainsi qu’il a été instruit que soient réalisés 4 forages en différents endroits du quartier pour que l’eau coule à flot pour les riverains. Ces forages sont financés sur le budget régional pour un coût global de plus 70 millions de Fcfa. Ils sont dotés chacun d’un château d’eau équipé de pompe électrique alimentée par des panneaux solaires d’une grande autonomie. Le gouverneur Bakoun Kanté a fait remarquer que le seul souci des autorités au plus haut niveau est d’offrir aux Maliens où qu’ils soient un cadre de vie décent avec une sécurité garantie. L‘inauguration de ces points d’adduction d’eau potable est une réponse des autorités administratives et politiques (Conseil régional) de la Région et du Cercle au cri de cœur des populations. Il a fait savoir que ces joyaux sont financés entièrement sur le budget régional. Le chef de l’éxecutif régional a remercié les jeunes du quartier qui ont donné l’alerte à temps, les autorités locales pour leur engagement et les services techniques. Il a salué l’initiative «citerne» qui consistait à distribuer gratuitement de l’eau aux familles du secteur par les services de la Protection civile et la Minusma. Le gouverneur a exhorté les bénéficiaires à prendre soin de ces points d’eau et à créer des comités de gestion. Le président du Conseil régional Boubacar Ould Hammady a, pour sa part, demandé aux bénéficiaires de veiller sur ces forages, de s’occuper de leur entretien afin qu’ils durent longtemps. Le représentant des bénéficiaires, Billy Baba a encore en mémoire les difficultés qu’ils avaient endurées avant ces forages. Un fût d’eau de 200 litres était cédé à 1.500 Fcfa, le bidon de 20 litres à 200 Fcfa. C’était à l’époque où, il fallait veiller pour espérer avoir un mince filet d’eau. «La crise d’eau a déstabilisé beaucoup de ménages», a reconnu Billy Baba. Il a remercié le chef de l’exécutif régional, le président du Conseil régional pour ce geste hautement humanitaire. Les populations ont manifesté leur joie à travers chants et danses, une manière pour elles de remercier les généreuses bienfaitrices que sont les autorités régionales. MS/KM (AMAP)

Sikasso : Lancement du processus d’élaboration de la 2ème génération du plan stratégique de développement régional

Sikasso, 15 juin (AMAP) Un atelier sur le lancement du processus d’élaboration de la 2ème génération du plan stratégique de développement régional (PSDR) pour la période 2021-2030, a regroupé vendredi à Sikasso, les membres du comité régional d’orientation de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD) venant des sept cercles de la 3e région, sous la présidence de la représentante du Gouverneur, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a constaté l’AMAP. C’était en présence du président du conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba et de plusieurs responsables des collectivités régionales et locales de la 3ème région. Il s’agissait d’intégrer les enjeux liés aux changements climatiques sensibles au genre dans le PSDR de la région de Sikasso, contribuer à améliorer la cohérence politique, spatiale et temporelle des documents de planification. Avec la prolongation du projet d’appui à la mise en œuvre de la stratégie nationale d’adaptation aux changements climatiques de la GIZ, le Conseil régional de Sikasso et ce projet allemand ont convenu de poursuivre leur collaboration. La représentante du chef de l’exécutif régional a saisi l’occasion pour remercier la GIZ pour son accompagnement dans le cadre de l’élaboration de la 2eme génération du PSDR. Le président du Conseil régional de Sikasso, pour sa part, s’est réjoui de l’intérêt que la GIZ accorde à cette thématique en acceptant d’accompagner la collectivité régionale dans l’élaboration de la 2eme génération du PSDR qui couvrira la période 2021-2030. Yaya Bamba a rappelé que la 1ère génération du PSDR, élaborée dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui à la décentralisation et au développement économique régional (PADDER) est arrivé à terme en 2020. M. Bamba a enfin souligné l’importance du Plan Stratégique de Développement Régional qui est le document de référence au niveau régional, car il définit les orientations et les axes stratégiques de développement dans lesquels tous les intervenants dans la région doivent s’inscrire. Au cours des travaux les participants impliqués dans le processus d’élaboration du plan stratégique de développement ont été largement édifiés sur les outils d’intégration des changements climatiques sensibles au genre dans les documents de planification régionale et locale. Le processus d’élaboration du PSDR se poursuivra dans les commissions techniques locales et régionales jusqu’en juillet 2021. FD/KM (AMAP)

 Pèlerinage 2021 : Pas de Hadj pour cause de Covid-19

Bamako, 15 juin (AMAP) Les fidèles musulmans de nombreux pays, y compris les candidats maliens au Hadj 2021, n’accompliront pas le 5è pilier de l’islam pour la deuxième année de suite, a annoncé, lundi, le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Dr Mahamadou Koné. « Seuls les fidèles musulmans résidant dans le pays des deux Saintes mosquées seront acceptés sur les lieux saints. Il s’agit, précisément, des candidats âgés de 18 à 65 ans. Cette restriction vise à prévenir, en amont, une contamination au coronavirus à large échelle », a précisé M. Koné, au cours d’un point de presse, après sa rencontre avec les représentants des agences de voyage à la Maison du Hadj. Le royaume d’Arabie saoudite, qui abrite les lieux saints de l’islam, a annoncé l’annulation du Hadj pour les pèlerins étrangers. Ceux-ci n’auront donc pas la chance de fouler le sol saoudien cette année et d’accomplir le cinquième pilier de l’Islam. C’était aussi le cas en 2020. La mesure des autorités saoudiennes a créé un vent de panique et de déception chez les pèlerins maliens dont on imagine aisément le désarroi moral. Et pour cause,. « En ce qui concerne le Mali et, conformément aux conditionnalités fixées par les autorités saoudiennes, a indiqué le ministre, toutes les dispositions avaient été prises pour permettre aux candidats déjà inscrits d’effectuer le voyage sur les lieux saints de l’islam en vue de s’acquitter de leur devoir religieux ». Mieux, a révélé Dr Mahamadou Koné, « des contacts permanents sont maintenus et une correspondance avait même été adressée récemment aux autorités saoudiennes en charge du pèlerinage pour leur notifier la disponibilité de notre pays » à participer au Hadj 2021, après avoir satisfait à toutes les conditionnalités édictées, principalement la vaccination contre la Covid-19, en attendant les dernières mesures à envisager dans ce cadre. Le ministre en charge des Affaires religieuses a relevé qu’en retour, toutes les assurances avaient été données par la partie saoudienne sur l’effectivité du Hadj de cette année. « La décision d’annulation du Hadj 2021 pour les pèlerins des autres pays, sans exception, est tombée comme un couperet », a regretté le ministre Koné. «Il faut accepter la volonté divine avec la conviction que le Hadj est déjà agréé pour tout candidat de bonne foi», a-t-il dit. Il a tenu à lever toute équivoque sur une quelconque discrimination de notre pays. Il fait remarquer que c’est une mesure qui frappe tous les pays musulmans dont les pèlerins rallient la Kaaba pour accomplir leur acte de dévotion. Quant au directeur général de la Maison du Hadj, Dr Abdoul Fatah Cissé, il a rappelé que le Guichet unique, dédié à toutes les formalités liées au pèlerinage, demeure fonctionnel de manière permanente pour les campagnes à venir. Cet exercice de clarification, décidé de commun accord entre acteurs étatiques et privés, visait à anticiper les interprétations, à mettre tout le monde au même niveau d’information, en gagnant aussi du temps sur les prochaines campagnes du Hadj, d’un point de vue organisationnel et professionnel. YD/MD (AMAP)    

Bankass : Les deux techniciens et leur chauffeur de la société de téléphonie Orange – Mali ont été libérés par leurs ravisseurs

Bankass, 15 juin(AMAP) Les deux techniciens et leur chauffeur de la société de Téléphonie Orange- Mali, enlevés récemment à Tori, dans le Cercle de Bankass, ont été libérés par leurs ravisseurs sans leur voiture, dans la journée du dimanche à Diallassagou, a appris l’AMAP de source locale. Selon un élu local, les techniciens et leur chauffeur enlevés ont été libérés vers 18 H, grâce à l’intervention du maire de Diallassagou. Notre source précise que les assaillants ont affirmé ne pas voir de corps étrangers dans la localité avant de déclarer qu’ils ont besoin du véhicule 4/4 pour mener leurs opérations. Les deux techniciens et leur chauffeur qui ont été élargis, ont passé la nuit dans les locaux de la mairie de Diallassagou avant d’être acheminer le matin à Bankass.  AKG/KM (AMAP)

Kadiolo : PSI recycle ses promoteurs d’assainissement

Kadiolo, 15 juin (AMAP) Un atelier organisé par PSI- Mali (Population Santé Internationale) à l’intention de ses promoteurs d’assainissement a ouvert ses travaux lundi à Kadolo, a constaté l’AMAP. L’objectif de cette formation qui concerne 16 acteurs venus des Communes rurales de Kadiolo, Dioumaténé, Loulouni, Fourou, Diou, Zégoua et Misséni, est de contribuer à l’amélioration de la santé des populations en milieu rural. Selon le formateur Bouréima Maïga (responsable du projet Eau, hygiène et assainissement), les promoteurs d’assainissement seront formés sur les modules comme la présentation de PSI Mali, la stratégie de vente des produits d’assainissement, le traitement de l’eau à domicile et l’importance du lavage des mains au savon. Les promoteurs d’assainissement sont des jeunes qui sont recrutés pour sensibiliser sur l’hygiène (le lavage des mains au savon, la purification de l’eau avec les comprimés aquatab, la vulgarisation des WC modernes en dalle ou en plastique etc). En rappel, PSI (Population Santé Internationale) intervient dans le domaine de la santé maternelle, la lutte contre le paludisme et les maladies tropicales négligées. NIO/KM (AMAP)

Mali : Les grands travaux du nouveau gouvernement

Bamako, 14 juin (AMAP) Le chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga, a défini, dimanche, les priorités de son équipe qui portent sur le rétablissement de la sécurité, l’organisation des élections générales, la lutte contre la corruption et l’impunité, la mise en place des réformes politiques et institutionnelles, la réduction du train de vie de l’État. «Beaucoup d’espoirs sont fondés sur nous. Nous ne devons pas les décevoir », s’est adressé le Premier ministre au gouvernement, lors de ce premier conseil de cabinet, à la Primature, esquissant les ambitions que devront concrétiser les 25 ministres et 3 ministres délégués du nouvel attelage de Transition. Mais, a-t-il poursuivi, «ceci n’est possible que si nous mettons en œuvre une gouvernance de rupture et d’exemplarité». Concrètement, il s’agit de mettre fin à des pratiques qui ont fini par justifier la défiance des populations vis-à-vis de l’État pour fonder « notre action sur la pratique de la vertu, tout en attaquant de front les nombreux problèmes qui assaillent la Nation ». Selon le chef du gouvernement, les efforts seront axés sur l’amélioration de la sécurité, les réformes politiques et institutionnelles, l’organisation d’élections crédibles, la réduction du train de vie de l’État, la moralisation de la vie publique, la fin de l’impunité et la satisfaction d’une part importante de la demande sociale. Pour la sécurité, la recette du gouvernement est d’allier, plus efficacement, les opérations purement militaires avec la création des conditions sécuritaires pour le retour de l’administration, notamment dans les zones les plus affectées par la crise. DIAGNOSTIC – S’agissant des réformes politiques et institutionnelles, elles seront au cœur de la refondation du Mali. Choguel Kokalla Maïga a annoncé, à cet effet, la tenue, très prochainement, des Assises nationales de la refondation (ANR) qui seront l’occasion d’établir. Notamment, un diagnostic partagé de profondeur de la crise, des enjeux, défis et périls, et de nos vulnérabilités structurelles. Le processus sera conduit par une équipe de haut niveau composée de personnalités consensuelles et crédibles. Le nouveau gouvernement s’attachera, également, à obtenir une trêve globale (politique, syndicale, sociale) afin de créer un climat d’apaisement, de sérénité et de confiance mutuelle. La voie sera ainsi balisée pour les réformes nécessaires à la Refondation du Mali. À ce sujet, le Premier ministre a expliqué qu’il s’agira, essentiellement, de créer les conditions d’une refonte consensuelle des textes permettant de garantir l’érection d’une administration professionnelle et moderne, de réadapter la politique de décentralisation, de réviser la charte des partis politiques et la loi électorale. Il envisage, aussi, la création d’un organe unique indépendant de gestion des élections et la mise en place d’un nouveau système d’établissement et de contrôle du fichier électoral. PAR L’EXEMPLE – Autres ambitions affichées par Choguel Kokalla Maïga : la révision consensuelle et inclusive de la Constitution et la relecture intelligente de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger qui « constitue l’une de nos grandes priLorités». L’action gouvernementale portera, aussi, « sur la fin de l’impunité dans notre pays et la mise en pratique d’une gouvernance de rupture ». Le Premier ministre a promis de véritables poursuites judiciaires contre les auteurs des « tueries et exactions » de juillet 2020. De même, le gouvernement insufflera une politique de lutte implacable contre la corruption, en appuyant de façon systématique les actions judiciaires dans tous les dossiers de détournement de deniers publics. La réduction du train de vie de l’État est, également, érigée au rang de priorité. Le Premier ministre a assuré que lui et tous les responsables suivront l’exemple donné par le président de la Transition qui a décidé de renoncer aux deux tiers de ses fonds de souveraineté. D’autres initiatives, de plus grande envergure, seront prises en vue de réaliser des économies substantielles qui serviront à soutenir des secteurs sociaux prioritaires. Pour gagner ce pari, selon Choguel Kokalla Maïga, «les membres du gouvernement se tiendront la main et feront bloc en renforçant la cohésion autour du président de la Transition pour tenir bon ensemble, contre les vents et marées qui se profilent déjà à l’horizon». En vue d’une appropriation accélérée des méthodes et organisations du travail gouvernemental, un séminaire sera organisé dans les tous prochains jours. ID/MD (AMAP)  

Sikasso : Les journalistes à l’école de la migration

Sikasso, 14 juin (AMAP) Une session de formation sur l’amélioration des contenus éditoriaux sur la migration à l’intention des médias maliens, organisée par l’UNESCO en partenariat avec la Maison de la presse(MP) a pris fin jeudi dernier à Sikasso, sous la présidence du gouverneur de région, Sinè Dembelé, a constaté l’AMAP. C’était en présence du représentant de l’UNESCO au Mali, Saip Sy, du représentant de la maison de la presse, Daouda Konaté et du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Kalfa Sanogo. Cette session a été financée par le projet « autonomiser les jeunes dans les médias et la communication » de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS) à travers le ‘’Fondo Africa’’ du Ministère des affaires étrangères et de la coopération Italienne (MAECI). Le chef de l’exécutif régional a saisi l’occasion pour déclarer que « le Mali, pays d’émigration, est de nos jours devenu un lieu de transit pour les flux migratoires. La migration est surtout accentuée par des facteurs multiples qui sont d’ordre culturel, économique et environnemental. La migration est aussi liée aux conflits que connait, ces temps-ci, notre sous-région ». Pour une meilleure gestion du phénomène, le chef de l’exécutif régional a souligné que les médias maliens ont un rôle prépondérant. « Ces genres de rencontres permettent d’apporter des réponses à la situation de la migration », a -t-il affirmé avant d’encourager les faitières de la presse malienne à multiplier les initiatives qui visent à promouvoir les contenus des publications et des productions en lien avec les questions de la migration. Selon le représentant de l’UNESCO au Mali Saip Sy, le projet « autonomiser les jeunes dans les médias et la communication » contribue à améliorer l’accès à l’information de l’opinion malienne, notamment des jeunes sur les risques et les opportunités liées à la migration. Durant deux jours, les journalistes venus de Bamako, Kayes, Koulikoro, Mopti et les résidents de Sikasso ont échangé sur les enjeux politiques, économiques, démographiques et sécuritaires de la migration. Il s’agissait également de partager les expériences sur les risques de la migration irrégulière, le rôle des médias dans la déconstruction des mythes et préjugées sur la migration ainsi que les perspectives pour fournir de meilleurs contenus éditoriaux sur la migration. Le représentant du studio Tamani à Sikasso, Christian Dakouo, bénéficiaire de la formation, s’est réjoui de l’initiative avant de solliciter la multiplication de ces genres de rencontre qui permettront de renforcer la capacité des journalistes sur l’épineuse question de la migration au Mali. MD/KM (AMAP)