Trois membres du gouvernement malien à Bandiagara après l’attaque de Songho (Centre)
Bandiagara, 09 déc (AMAP) Une forte délégation gouvernementale conduite par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Sadio Camara, a séjourné à Bandiagara (Centre), mercredi, après l’attaque terroriste de vendredi, entre Songho et Bandiagara, qui a fait 32 morts parmi la population civile. La délégation composée des Ministres en charge de la Réconciliation, le colonel Ismaël Wagué, et des Actions humanitaires, Oumarou Diarra, a été accueillie par le gouverneur de la Région de Bandiagara, Meissa Fané, et ses proches collaborateurs. Elle s’est rendue au vestibule de Amirou Kambary où elle a présenté, au nom des autorités nationales, les condoléances suite à l’attaque de Songho. Les autorités coutumières ont lancé un cri de cœur aux dirigeants, devant l’insécurité grandissante dans la Région de Bandiagara. Après cette étape, la délégation s’est rendue dans le village de Songho à 10 km de la ville. En chemin, les membres du gouvernement se sont arrêtés sur le lieu de l’attaque où ils se sont recueillis sur la fosse commune où sont enterrés les morts. A Songho, la délégation a échangé avec la communauté. Des prières et bénédictions ont été faites en la mémoire des disparus. Dans leur intervention le chef de village, le maire de la commune rurale de Doucombo, Bogoum Kassogué, ont invité les autorités à tout mettre en œuvre pour sécuriser les populations et leurs biens. Le ministre Camara a présenté les condoléances du peuple malien avant de donner l’assurance que toutes les dispositions seront prises pour la sécurité des personnes et de leurs biens. Avant de quitter Songho, les membres du gouvernement ont remis à la communauté une enveloppe de 10 000 000 Fcfa et 10 tonnes de céréales. A Bandiagara, la rencontre avec les forces vives s’est tenue dans la salle de conférence de la Maison des jeunes. Après les mots de bienvenue du 2ème adjoint au maire Moussa Tembely, plusieurs représentants de la société civile sont intervenu. Il s’agit de Douro Sylvestre Tembely, en tant que personne ressource, le président du Conseil local des jeunes Amadou Lougué, le président de Dan Nan Ambassagou (Mouvement d’auto-défense) Boureima Sagara, Mme Arby Oumou Telly, de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et Kalifa Dolo du syndicat des transporteurs. Chacun des intervenants a évoqué la situation sécuritaire très dégradée dans la région. Ce sur quoi le ministre Sadio Camara a rassuré la population en promettant que toutes les dispositions seront prises pour atténuer la souffrance des populations. Il a, aussi, invité les forces vivres à lever les mesures relatives à la désobéissance civile. Celles-ci, dans un communiqué, publié jeudi, ont décidé de suspendre leur mot d’ordre de désobéissance civile, « à compter du jeudi 09 décembre 2021 jusqu’à une semaine, pour voir l’évolution de la situation en cours » AMAP
Fleuve Niger : La grande décharge
Par N’Famoro KÉITA Bamako, 09 déc (AMAP) En parcourant les berges du Djoliba (le tronçon bamakois) de ce cours d’eau majestueux qu’est le Niger, on assiste à un spectacle de désolation. En plus de l’occupation anarchique et illicite de ses berges par les habitations, ce sont des tas d’immondices que l’on voit ça et là, issus des ménages voisins, des cadavres d’animaux, mais aussi des tanneries artisanales qui y sont installées ! Cette activité, très polluante à cause des matières chimiques utilisées dans le tannage de la peau de bêtes, produit des déchets, aussi bien solides que liquides très toxiques, qui sont déversés directement dans le fleuve. Pour se rendre à l’évidence, notre équipe de reportage s’est rendue sur le terrain. Nous sommes à Djicoroni Para, l’un des quartiers populaires de la Commune IV du District de Bamako, qui longe le fleuve Djoliba, du marigot Woyowayanko, jusqu’à la Cité administrative. C’est aussi dans ce quartier, sur la berge du fleuve, que se trouve le dispositif de traitement d’eau de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP). Toute l’eau, traitée à ce niveau puis distribuée dans le réseau d’adduction d’eau de la ville de Bamako, est puisée dans le fleuve. Ces mêmes berges sont squattées par l’activité de maraîchage qui côtoie les déchets et autres ordures. C’est le cas de Farima Camara. Cette maraîchère et ses collègues cultivent patate, menthe, gombos, aubergine le long des berges du fleuve Niger. Bourama Coulibaly, un autre maraîcher, témoigne que les gens viennent déverser les déchets dans le fleuve pendant la nuit. «Ma porte fait face au fleuve. Je paie un éboueur à 2.000 Fcfa par mois pour évacuer nos déchets», explique le sexagénaire, pour signifier que le fleuve n’est pas un déversoir. Meurtris et impuissants, les pêcheurs sont témoins oculaires des menaces qui guettent le fleuve Niger et leurs activités. «Quand nous tendons nos filets, ces ordures les envahissent et les endommagent souvent», explique le pêcheur Sanoussi Touminta. Le quinquagénaire rapporte que l’eau est aujourd’hui imbuvable à cause de la souillure. « Même les poissons se font rares », déplore-t-il. Fousseyni Keïta, enseignant à Djicoroni Para, habite à moins de cinquante mètres du fleuve. «Les jeunes des quartiers riverains doivent mener des actions de veille pour empêcher les gens de venir déverser des ordures dans le fleuve. La mairie et l’État doivent nous aider financièrement et matériellement à mettre fin à ce fléau», plaide l’instituteur. Il demande aux autorités de prendre des mesures visant à désinfecter l’eau des collecteurs avant qu’elles ne se déversent dans le fleuve. Chargé des questions eaux et assainissements à la mairie de la Commune IV du District de Bamako, Bakary Diallo confirme que les déchets qui envahissent le fleuve sont des dépôts anarchiques des riverains. «Nous menons, souvent, des campagnes de sensibilisation. Des partenaires financiers ont aidé la mairie à les évacuer quelques fois. Des plaques avaient été installées en certains endroits pour signaler que c’est interdit de déposer des ordures au bord du fleuve», affirme l’élu local. « Donc, explique M. Diallo, ce sont simplement des actes d’incivisme à condamner ». Au regard de toutes ces réalités, la pollution du fleuve devient une grave menace pour la santé publique et la faune aquatique. Plusieurs mesures législatives et règlementaires existent au plan institutionnel, pour lutter contre cette situation. Pour assurer la mise en œuvre de la Politique nationale de la protection du fleuve Niger et suivre l’application des textes sur la pollution du fleuve, l’État malien a créé en 2002, l’Agence du bassin du fleuve Niger (ABFN). Selon l’ordonnance n°02-049-P-RM 29 mars 2002 portant sur sa création, elle a pour missions la sauvegarde du fleuve Niger, de ses affluents et de leurs bassins versants, sur le territoire de la République du Mali et la gestion intégrée de ses ressources. À ce titre, l’Agence est chargée de promouvoir et de veiller à la préservation du fleuve en tant qu’entité vitale pour le pays. Elle a en charge la protection des écosystèmes terrestres et aquatiques, les berges et les versants, contre l’érosion et l’ensablement. Ses autres missions portent sur le renforcement des capacités de gestion des ressources du fleuve, de ses affluents et de leurs bassins versants, la promotion et l’amélioration de la gestion des ressources en eau pour les différents usages, la prévention des risques naturels (inondation, érosion, sècheresse), la lutte contre les pollutions et nuisances et le maintien de la navigation sur le fleuve. Au plan institutionnel, l’Agence doit entretenir des relations de coopération avec les organismes techniques similaires des pays riverains concernés. Elle est, également, tenue de concevoir et gérer un mécanisme financier de perception de redevances auprès des organismes préleveur et pollueur d’eau et d’utilisation de ces redevances. Malgré l’existence de ce dispositif institutionnel, le fleuve Niger se meurt aujourd’hui. Il est et continue d’être victime de toutes sortes d’agressions (occupation illicite et anarchique des berges, érosion et ensablement du lit, pollution, etc.) La faune aquatique, constituée à 80% de poissons, perd peu à peu son habitat. La qualité de l’eau est devenue inqualifiable. À ce rythme, si rien n’est fait, le réveil des populations maliennes sera, un jour, brutal. Car, avec les effets néfastes du changement climatique qui impactent négativement son existence, on ne verra qu’une longue vallée poussiéreuse, qui aura été la mère nourricière de tout une nation. Aujourd’hui à sec, le lac Faguibine en est une parfaite illustration. NK (AMAP)
Mali : Sept Casques bleus tués et trois autres grièvement blessés (MINUSMA)
Bamako, 08 déc (AMAP) Sept Casques bleus ont été tués et trois autres grièvement blessés, mercredi, par un engin explosif dans le Centre du Mali, a annoncé la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). « Ce 8 décembre, un convoi logistique de la Force (Minusma) allant de Douentza à Sévaré (Centre) a heurté un engin explosif. Un premier bilan fait état de sept Casques bleus décédés et trois grièvement blessés », a indiqué la Mission onusienne sur Twitter. « Ce matin (Ndlr, 8 décembre), un convoi logistique de la MINUSMA a heurté un engin explosif improvisé entre Douentza et Sévaré sur la Route nationale 16, dans la région de Bandiagara. Sept Casques bleus ont été tués et trois autres grièvement blessés », confirme un communiqué. Les victimes seraient de nationalité togolaise, selon certaines sources. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et Chef de la MINUSMA, M. El-Ghassim Wane, a condamné « vigoureusement cette attaque lâche » et souligné qu’elle pourrait constituer « un crime de guerre conformément au droit international », indique le communiqué. Il a présenté ses condoléances les plus attristées au Gouvernement des défunts Casques bleus, ainsi qu’à leurs familles et à leurs frères d’armes, et souhaité prompt rétablissement aux blessés. « Cette tragédie vient alourdir le décompte macabre des attaques contre les soldats de la paix au Mali » a déclaré M. Wane. Evoquant la mémoire des sept soldats tombés sur le champ d’honneur, il rappelle que « la MINUSMA est l’opération de paix où les Casques bleus ont payé le plus lourd tribut, avec plus de 200 soldats tués dans l’accomplissement de leur mission ». Depuis le début de l’année 2021, des dizaines d’attaques contre le personnel de la MINUSMA impliquant des engins explosifs improvisés ont été recensées, tuant plusieurs Casques bleus. M. El-Ghassim Wane a souligné que « cette nouvelle attaque, tout comme les autres qui l’ont précédé, rappellent à nouveau l’impérieuse nécessité d’efforts encore plus soutenus pour stabiliser le Centre du Mali ». Cette attaque survient au lendemain de l’annonce par la Mission des Nations unies du décès, lundi à Dakar, au Senégal, d’un Casque bleu qui avait été touché dans l’explosion d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule, le 22 novembre, près de Tessalit, dans le Nord du Mali. La nationalité de ce Casque bleu n’a pas été précisée. Il avait été évacué à Dakar pour des soins, avec deux autres soldats de la MINUSMA blessés au cours du même incident. MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 08 décembre 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 08 décembre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de loi instituant le Vérificateur Général Le Vérificateur Général a été institué, sous forme d’autorité administrative indépendante par la Loi n°2012-009 du 08 février 2012 pour renforcer la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. La mise en œuvre de ce dispositif a fortement contribué à promouvoir la bonne gouvernance. Cependant, à l’application, la loi instituant le Vérificateur Général a révélé des insuffisances liées, entre autres : – à l’absence d’évaluation des impacts de performance et de qualité des services et organismes publics, des programmes et projets de développement ; – à la réalisation des missions d’évaluation des politiques publiques à la demande du Président de la République, du Gouvernement ou du Parlement ; – au suivi de la mise en œuvre des recommandations des vérifications effectuées ; – à l’impossibilité pour le Vérificateur Général de s’informer des suites de dénonciation pour un meilleur suivi et une synergie avec les autorités judiciaires. Le projet de loi vise à corriger ces insuffisances. Son adoption permettra de mettre en place un dispositif institutionnel plus efficace pour promouvoir la bonne gestion des ressources publiques. un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par Ordonnances. Le présent projet de loi est initié en application des articles 74 de la Constitution et 13 de la Charte de la Transition. Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre par Ordonnances des mesures, qui sont normalement du domaine de la loi, durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire du Conseil national de Transition ouverte le 04 octobre 2021 et l’ouverture de la session ordinaire du mois d’avril 2022. Le projet de loi adopté habilite le Gouvernement à adopter des mesures nécessaires pour la réalisation de son programme dans les domaines ci-après : – la création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics ; – l’organisation de la production ; – les statuts du personnel ; – les traités et accords internationaux. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif au contrôle et à la surveillance des travaux de réhabilitation du tronçon Sandaré-Kayes du corridor Bamako-Dakar par le Nord. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement de Bureaux d’études SOCETEC/BETICO/GIC-SENEGAL, pour un montant toutes taxes comprises de un milliard 192 millions 167 mille 735 francs CFA et un délai d’exécution de 38 mois. L’adoption du projet de décret permettra d’assurer le suivi et le contrôle de l’exécution des travaux de réhabilitation qui contribueront à la modernisation du réseau routier et au désenclavement intérieur et extérieur du pays. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Gouverneur de la Région de Bandiagara : Monsieur Sidi Mohamed EL BECHIR, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Gouverneur de la Région de Dioïla : Monsieur Abdallah FASKOYE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Gouverneur de la Région de Sikasso : Monsieur Daniel DEMBELE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Gouverneur du District de Bamako : Monsieur Abdoulaye COULIBALY, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Abu Dhabi : Monsieur Mamary CAMARA. – Ambassadeur du Mali au Caire : Monsieur Boubacar DIALLO. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a réitéré son appel au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 08 décembre 2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national
Assassinat de deux jeunes à Tombouctou, (Nord du Mali), par des hommes non identifiés
Tombouctou, 08 déc (AMAP) Deux jeunes de la ville de Tombouctou ( ord) ont été froidement abattus, mardi, aux environs de 18 heures, par deux hommes armés non identifiés à bord d’un véhicule tout-terrain de couleur blanche et non immatriculé. Les victimes, Handane Goby Maiga 26 ans, coiffeur de son état et son apprenti, Bouri Bocar Maiga, sont décédés sur place dans leur salon de coiffure à Yobou Tawo (quartier Sankoré). Leurs corps ont éte transférés à la morgue de l’hôpital. Le gouverneur de la Région a présenté aux familles endeuillées les condoléances et la compassion des autorités de la Transition. Il a invité “les populations à la sérénité et à la retenue afin d’éviter tout recours à la violence”. Il a salué et encouragé les efforts de toutes les bonnes volontés qui concourent à l’apaisement, suite à cet évènement regrettable. Il a assure qu’une enquête est ouverte pour arrêter les auteurs et les traduire en justice. Les forces de défense et de sécurité sont déployées devant les commerces qui ne sont pas ouverts et en certains endroits stratégiques de la ville. La cité donne une impression de ville morte. Même les bouchers ont déserté le marché. Cet incident intervient moins de deux semaines après un braquage qui a coûté, dans la nuit 21 au 22 novembre 2021, la vie à deux personnes, fait des blessés et des dégâts matériels. Certains observateurs s’interrogent sur le lien entre les deux attaques meurtrières dans une ville, pour l’instant, paralysée. MS (AMAP)
Les Etats-Unis remettent au Mali plus de 900 objets archéologiques saisis par les douanes US
Bamako, 07 dec (AMAP) Plus de 900 objets archéologiques et ethnographiques maliens saisis par les autorités douanières américaines et retournés au Mali ont été symboliquement accueillis, mardi, par le Premier Ministre malien, Choguel Kokalla Maiga, qui s’est joint à l’ambassadeur américain, Dennis B. Hankins. « La plupart de ces objets avaient été pillés illégalement sur des sites archéologiques au Mali et exportés illégalement vers les États-Unis entre 2008 et 2011 », explique un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis au Mali qui loue la coopération américano-malienne en matière de protection du patrimoine culturel du Mali. « Parmi les objets figurent de grandes urnes funéraires, un vaisseau funéraire Dogon, une coupe cérémonielle unique, des haches en pierre, des poteries et des bracelets », précise la représentation diplomatique américaine au Mali. Les douanes américaines ont utilisé les informations fournies par les autorités maliennes qui ont permis de retrouver des biens culturels ayant déjà fait l’objet d’un trafic vers les États-Unis. Les agents des douanes américaines ont, aussi pu déceler des objets suspects et les ont saisis avant qu’ils ne rentrent aux Etats-Unis. Les États-Unis ont financé le retour des objets au Mali. « Afin de sensibiliser le public à la menace que représente le trafic illicite pour le patrimoine culturel du Mali, les États-Unis ont également fourni des fonds aux autorités Maliennes pour organiser une exposition au Musée national du Mali des objets retournés après que des spécialistes aient eu le temps de les étudier correctement», annonce l’ambassade US. Les États-Unis ont conclu des accords bilatéraux avec 23 pays pour protéger leur patrimoine culturel en réduisant l’incitation au pillage et en mettant fin au trafic illicite. Le Mali est le seul pays d’Afrique sub-saharienne bénéficiaire de cette coopération culturelle. « Les spécialistes maliens ont fait preuve d’un grand leadership pour devenir l’un des premiers pays au monde à signer un accord sur les biens culturels avec les États-Unis. La coopération entre les deux pays est considérée comme un modèle à suivre pour les autres », selon le communiqué. Depuis 1993, les États-Unis restreignent l’importation d’objets archéologiques et ethnologiques provenant des falaises de Bandiagara et de la vallée du fleuve Niger. Et depuis près de 30 ans, les États-Unis travaillent avec les Maliens pour sauvegarder ce patrimoine. En 2017, le Mali et les États-Unis ont ajouté à l’accord la protection des manuscrits du 12e au 20e siècle. MD (AMAP)
Le ministre de la Justice ordonne une enquête administrative sur l’acquittement de Bakary Togola (Officiel)
Bamako, 07 déc (AMAP) Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, a ordonné une enquête administrative consécutive à la décision d’acquittement prononcée dans l’affaire « ministère public contre Bakary Togola et autres », a appris l’AMAP de source officielle Dans un communiqué publié, mardi, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, rappelle que la Cour d’assises, en session spéciale sur les affaires économiques et financières, a rendu le lundi 29 novembre 2021, un arrêt d’acquittement dans le dossier « ministère public contre Bakary Togola et autres », accusés d’atteinte aux biens publics et complicité, faux et usage de faux. « Des informations concernant le comportement de certains membres de la Cour et les connivences qui auraient entouré la gestion de cette procédure », selon la même source, il résulterait « un faisceau d’indices graves incitant une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire, notamment des manquements susceptibles de recevoir une qualification pénale ». « Dans ces conditions, je vous instruis de faire procéder aux investigations nécessaires et me tenir informé des résultats desdites investigations », écrit le ministre Kassogué. Bakary Togola, ancien président de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture du Mali (APCAM) et 12 autres co-accusés, jugés pour le détournement de plus 9 milliards et demi de Fcfa, ont été reconnus « non coupables », le lundi 29 Novembre 2021, par la Cour d’assises de Bamako. L’affaire remonte à septembre 2019. Bakary Togola, alors président de l’APCAM et de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton (CSCPC), à la fois, avait été placé sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’arrêt de Bamako. Deux ans après, M. Togola est déclaré « non coupable » et se verra aussitôt rembourser 4 000 000 000 de Fcfa, correspondant à la caution qu’il avait versée pour obtenir une « liberté provisoire ». SS (AMAP)
Trois jours de deuil national après l’attaque terroriste de Bandiagara (Centre)
Bamako, 05 déc (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a décrété, samedi, un deuil national de trois jours, à compter du dimanche 5 décembre, sur toute l’étendue du territoire national, en hommage aux victimes de l’attaque terroriste survenue entre les localités de Songho et Bandiagara 9Centre). « Les drapeaux sont mis en berne sur tous les bâtiments et édifices publics pendant la durée du deuil », note le décret signé du chef de l’État. Au moins, 30 personnes ont été tuées, vendredi, au cours d’une attaque terroriste contre un véhicule de transport entre les localités de Songho et Bandiagara, dans la région de Mopti. L’information a été révélée au cours de la journée du vendredi par plusieurs sources locales. MT (AMAP)
Des condamnations après l’attaque terroriste entre Songho et Bandiagara, dans le Nord du Mali
Bamako, 05 déc (AMAP) Plusieurs condamnations, entre effroi et indignation, ont été notées, 24 heures après l’attaque armée, vendredi 03 décembre 202, contre un camion se rendant à la foire de Bandiagara, dans le Centre du Mali. Le gouvernement, dans un communiqué, présente ses « condoléances les plus attristés aux familles endeuillés et rassure les populations que toutes les mesures seront prises pour arrêter et punir les auteurs de cet acte ignoble et tragique ». Le gouvernement, qui établit le bilan à 31 morts, 17 blessés et le véhicule calciné, rappelle que « des bandits armés non identifiés ont attaqué et incendié le camion transportant des forains ». Ce drame a fait réagir plusieurs formations politique nationales. Le Rassemblement pour le Mali (RPM) a condamné une « attaque lâche et barbare contre les civils ». Le parti du tisserand « s’incline devant la mémoire de ces innocents » et « souhaite prompt rétablissement aux blessés ». Dans la même mouvance, le Parti pour la Renaissance nationale (PARENA) condamne « énergiquement ce massacre épouvantable et invite les autorités à rechercher, par tous les moyens, les barbares et leurs complices qui ont commis ce crime monstrueux, pour les traduire en justice ». Le parti exprime, aussi, sa « compassion et présente ses condoléances aux familles éplorées des victimes ». D’autres partis ont réagi, à l’image du Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-PASJ) qui condamne avec « fermeté cette attaque barbare », en saluant « la promptitude par laquelle les secours médicaux et militaires ont été déployés ». De son côté, la Convergence pour le développement du Mali (CODEM) condamne une attaque « lâche et barbare et présente en cette douloureuse circonstance ses condoléances aux familles des victimes et à toute la nation malienne ». Dans un communiqué publié, samedi 04 décembre, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali », El-Ghassim Wane, condamne avec « fermeté » une attaque « ignoble ». Le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) présente également ses « condoléances aux familles éplorées et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Ainsi qu’au gouvernement et l’ensemble du peuple malien ». SS/MT/MD (AMAP)
Bandiagara : Quelque 32 morts et 18 blessés dans l’attaque d’une camionnette de forains
Bandiagara, 04 déc (AMAP) Trente-deux passagers d’une camionnette de forains ont trouvé la mort dans une attaque, vendredi, par des hommes armés non identifiés, sur l’axe Bandiagara-Songho, Route nationale (RN15), dans le Centre du Mali. Cette attaque intervenue, vers 9 heures contre le véhicule, en provenance du village de Songho, (10 km de Bandiagara-ville), a fait aussi dix-huit blessés, tous des civils. Le gouverneur de la Région de Bandiagara, Meissa Fané, à la tête d’une forte délégation s’est rendu dans le village de Songho, samedi 4 décembre 2021. Il était accompagné du 2ème adjoint au préfet de Bandiagara, Abdoulaye Traoré, du président du Conseil de cercle de Bandiagara, Ndendé Ongoiba, du commandant de zone, le colonel Oumar Traoré, et du chef du service local du développement social, Mamadou Adama Camara. C’est avec émotion que le chef de village, Mama Karembé, et le 1er adjoint au maire de la Commune rurale, Doucombo Seydou Degoga, ont pris la parole et exposé une série de préoccupations, notamment le sentiment d’abandon qu’éprouvent les populations civiles face à l’insécurité. Le gouverneur de la Région de Bandiagara a, au nom des autorités maliennes, présenté les condoléances aux familles des victimes et « souhaité prompt rétablissement aux blessés ». Il a aussi donné l’assurance que toutes les dispositions seront prises pour ratisser la zone et sécuriser les populations et leurs biens. Rapidement après l’attaque, une forte équipe du détachement de la gendarmerie basée à Bandiagara et de la protection civile de Mopti a été dépêchée sur place pour secourir les rescapés et extraire les corps calcinés de la camionnette.

