Hamdallaye ACI 2000 : L’envers du décor dans le quartier des affaires de Bamako
Par Fadi CISSE Bamako, 09 mar (AMAP) L’Agence de cession immobilière (ACI) a changé fondamentalement le visage de l’ancienne zone aéroportuaire. Principal centre d’affaires de la capitale abritant les sièges de plusieurs grandes entreprises, des restaurants et des commerces, il traîne des problèmes d’assainissement et de viabilisation qui ne sont pas dignes du standing qu’il veut se donner. Les anciens occupants que nous avons interrogés, se disent impressionnés par la mutation de l’ancienne zone aéroportuaire. C’est le cas d’Oumou Traoré, médecin généraliste rencontrée devant sa maison, non loin de la Place «CAN». Elle y habite depuis 20 ans. Notre interlocutrice trouve que l’ACI 2000 est devenu, au fil des ans, un endroit huppé avec des immeubles et autres œuvres architecturales abritant des grandes entreprises, des supermarchés, des restaurants et pâtisseries et disposant de plusieurs espaces de loisir. Un boom architectural qui cache mal certaines tares constatées dans l’évolution de ce quartier. La quinquagénaire déplore, par exemple, l’absence de marché dans le quartier. «Il nous faut marcher à pied, chaque matin, sur la route de Djicoroni-Para pour trouver un marché et faire nos courses pour la cuisine. Raison pour laquelle, souvent, j’achète beaucoup d’articles pour les mettre au frigo», confie-t-elle. « En revanche, se réjouit-elle, il y a beaucoup de supermarchés à l’ACI 2000, dont la plus imposante est Les «Mille et Une merveilles». Hassan Keita tient sa boutique depuis 2007 à l’ACI 2000, du côté du cimetière de Lafiabougou. «Quand je suis venu m’installer, il y avait juste quelques belles maisons en dur à côté des constructions en banco. Maintenant, avec ces grands immeubles, on se croirait en Europe», s’exclame-t-il. Cependant, le boutiquier déplore de sérieuses lacunes de voirie, notamment d’assainissement, car en saison des pluies, plusieurs routes dans ce quartier chic deviennent impraticables pour les usagers. «Faute de collecteurs, pendant la période de pluies, ma clientèle diminue car il faut franchir les eaux usées pour accéder à ma boutique. À cause de cette situation, certains de mes clients préfèrent aller ailleurs», explique-t-il. Le sujet de l’assainissement et des nuisances revient souvent dans les commentaires lorsqu’on parcourt la documentation sur l’ACI. Le 15 avril 2009, le journal satirique ‘Le Scorpion’ titrait : « Hamdallaye ACI 2000, une belle cité insalubre ». Le journal dénonçait les pratiques illégales nuisibles à l’environnement : feux d’ordures la nuit qui polluent l’air, déversement de tas de sable ou débris de matériaux dans les caniveaux, en particulier au niveau des immeubles en chantier. L’article de presse déplorait l’odeur nauséabonde provenant des eaux stagnantes, la prolifération de mouches, moustiques, cafards, crapauds. « Un véritable taudis », selon nos confrères, où se côtoient rongeurs nuisibles et immondices ! Ces nuisances n’empêchent pas le quartier d’être très attractif. Lorsque l’on consulte le site Bamako Immobilier, des terrains sont mis en vente partout, notamment à côté d’emplacements stratégiques: Orca, Avenue du Mali, Radisson ACI, ambassade des États-Unis, Bougie Ba, Fondation Blondin Bèye, Espace Bouna, etc. Les prix s’envolent : 300 m2 cédés à 70, voire 80 millions de Fcfa, 450 m2 à 150 millions de Fcfa, 500 m2 entre 100 et 200 millions de Fcfa, 700 m2 à 300 millions de Fcfa, etc. REGULER LE DÉVELOPPEMENT – L’aménagement du quartier de l’ACI 2000 s’inscrit dans une politique d’urbanisation au long terme. Rencontré dans sa famille, Imrane Abdoulaye Touré, a été directeur national de l’urbanisme et secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population jusqu’en octobre 2021. L’homme est la mémoire vivante de l’urbanisation de Bamako depuis les années 1990. Selon lui, au Mali, la mise en place a été tardive. C’est en 1979-81 qu’est élaboré et adopté le premier Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de Bamako, révisé ensuite en 1990 et en 1995. Cette dernière révision a fait de l’ancien aérodrome de Bamako une zone de développement, dont la mise en œuvre a été confiée à l’Agence de cessions immobilières (ACI), chargée de la viabilisation et de la vente initiale aux enchères des terrains. « En 1995-96, un plan d’urbanisation sectorielle est défini », précise Imrane Abdoulaye Touré. Pour l’expert, ces dispositions ont constitué un progrès, car à l’époque Bamako comportait beaucoup de quartiers spontanés, nés de l’attribution de parcelles par les chefs coutumiers. «La vente aux enchères instaurait aussi une certaine transparence. Par la suite, la spéculation a décuplé le prix des terrains. Si à l’origine, ceux-ci ont pu être vendus autour de 35.000 Fcfa/m2 (70.000 au maximum), ils peuvent atteindre aujourd’hui 300.000 à 400.000 Fcfa/m2», détaille notre interlocuteur. P récisant que la viabilisation de la zone a été correcte, Imrane Abdoulaye Touré ajoute que les carences constatées ultérieurement dans la gestion de l’assainissement sont dues à un chevauchement de responsabilités entre l’ACI et les collectivités. « Par exemple, le dépôt des ordures était prévu pour chaque lotissement, mais les collectivités n’ont pas toujours respecté ces dispositions », dit-il avant de souligner que « dans ce cas la décentralisation a accentué la dilution des responsabilités et le désordre ». METTRE À JOUR ET APPLIQUER LES TEXTES – « D’une façon générale, relève Imrane Abdoulaye Touré, le cadre règlementaire est suffisant ». Par ailleurs, il estime que la stratégie d’urbanisation a besoin de Schémas régulièrement mis à jour (en principe tous les 5 ans). Or, il a fallu attendre 2005 pour voir une proposition de nouveau schéma directeur, et celle-ci n’a pas été suivie d’effet. «Même dans le cas actuel, on peut considérer que les textes existent, mais qu’il y a un problème d’application, dans une situation où beaucoup d’intérêts sont en jeu. Bref, il faut vraiment qu’on ait un document de planification adapté au contexte actuel», propose-t-il. Selon l’actuel directeur national de l’urbanisme et de l’habitat, « le bilan du plan d’urbanisme de l’ACI 2000 peut être considéré comme positif, malgré quelques points d’ombre ». Amadou Doumbia note que « l’ACI a permis une modernisation et une verticalisation des constructions en vue de la densification urbaine ». Ce qui peut être considéré comme une rupture par rapport aux pratiques de la IIè République : lotissements non viabilisés, constructions en banco, prolifération des quartiers spontanés. Pour le directeur de l’urbanisme
Bla célèbre la journée internationale de la femme
Bla, 9 mars (AMAP) Le Cercle de Bla, à l’instar des autres localités du pays, a célébré mardi 8 mars, la journée internationale de la femme, sous la présidence du préfet, Mme Fanta Samaké sur le thème : « Rôle de la femme dans le processus de refondation du Mali », a constaté l’AMAP. La cérémonie a été organisée par la CAFO locale et communale en collaboration avec le service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, en présence des élus locaux, des représentants de l’administration et de plusieurs femmes. Au démarrage des festivités de la journée, la secrétaire générale du bureau communal de la CAFO et présidente de la CAFO locale Madame Djiré Mariam Diarra a souhaité la bienvenue à tout le monde avant de demander aux femmes du cercle de se lever et faire de ce thème de cette année une réussite totale, car vouloir c’est pouvoir. Quant au chef du service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, M. Djigui Togo, il a salué le dévouement, l’engagement et l’union des femmes de Bla qui lui ont facilité l’accomplissement de ses missions dans le cercle. Selon le chef du SLPFEF, beaucoup d’activités ont été menée et d’autres sont en cours. Dans son discours, il a annoncé l’arrivée de l’ONG Terre des Hommes à Bla qui va travailler avec les femmes et les enfants surtout les Personnes Déplacées Interne (PDI). Cette ONG qui intervienne dans les communes de Touna, Yangasso et Bla est marraine de l’édition de cette année. Monsieur Djigui Togo chef du service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a édifié les gens sur la protection et Risques encourus par les enfants en contexte d’urgence. En 2021 et 2022, les services du Développement social et de l’économie solidaire de Bla et Yangasso ont enregistrés 193 ménages déplacés avec 1020 personnes dont 549 femmes. Mme Fanta Samaké a, pour sa part, invité les femmes de toutes les structures de la CAFO a plus d’engagement pour faire cette idée de refondation du Mali des plus hautes autorités de la transition une réussite. La femme, mère de l’humanité, a un rôle très important dans notre société en matière de refondation et de construction. Pour terminer son allocution, madame le préfet invite les femmes de Bla à l’union pour aller de l’avant. Avant de clore les activités de la journée, place a été donnée à la Troupe Djonkala pour un sketch sur le rôle des femmes dans la transition qui a été beaucoup apprécié, suivi d’un concours de danse entre les enfants avec des prix composés de sacs d’écolier, des cahiers, des bics et des ardoises offerts par l’ONG Terre des Hommes car qui parle de femme, parle aussi de l’enfant. Le rôle de maître de cérémonie a été confié aux femmes et une animation à grand public a mis fin aux activités de cette journée internationale de la femme célébrée à Bla. MO/KM (AMAP)
Tombouctou : Barkhane élimine un cadre historique d’AQMI, selon l’état-major des Armées françaises
Bamako, 08 mar (AMAP) L’état-major des Armées françaises a annoncé, lundi, la neutralisation d’un haut cadre historique d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) du nom Yahia Djouadi alias Abou Ammar Al Jazairi. Selon le communiqué, dans la nuit du 25 au 26 février 2022, la force Barkhane a conduit une opération visant ce chef terroriste algérien, à environ 100 km au nord de Tombouctou. Après l’avoir localisé dans une zone connue pour être un refuge des groupes appartenant à AQMI et au JNIM/RVIM, puis formellement identifié, « il a été neutralisé par une intervention au sol appuyée par un hélicoptère de reconnaissance et d’attaque Tigre et deux drones français », précise l’État-major des armées françaises. Selon la même source, lors de la reconnaissance de la zone qui a suivi, des munitions ont été détruites et de l’armement saisi. Pour l’état-major des Armées françaises, Abou Ammar Al Jazairi était un cadre historique d’AQMI. Il était une figure du djihadisme algérien. Il a été engagé dans un maquis du Groupe islamique armé (GIA) en 1994 puis par le Groupe islamique pour la prédication et le combat (GSPC). Après avoir été le conseiller militaire de l’Émir historique Abdelmalek Droukdel, neutralisé le 3 juin 2020 par les forces françaises de l’opération Barkhane, il sera nommé Émir de la région Sud d’AQMI en 2007. Nommé Émir d’Aqmi en Libye en 2015, il a été contraint, à la suite des neutralisations successives des cadres d’AQMI de gagner le Mali en 2019 où il s’installe dans la zone de Tombouctou. Il y appuie la structuration et coordonne l’approvisionnement de matériels au profit du haut commandement du JNIM et d’AQMI. Il assure également le rôle de coordinateur financier et logistique du groupe. Avec sa neutralisation, un acteur historique de l’expansion d’Al Qaïda et du terrorisme djihadistes en Afrique de l’Ouest a été mis hors d’état de nuire. Cela permet d’affaiblir une nouvelle fois, la gouvernance d’Al Qaïda et prive le Rassemblement pour la victoire de l’islam et des musulmans (RVIM) d’un relais majeur au nord du Mali et dans la zone de Tombouctou en particulier. Aussi, la mort d’Abou Ammar Al Jazairi marque l’isolement de l’Émir du JNIM Iyad Ag Ghali qui voit la disparition de toutes les figures expérimentées de son entourage, fragilisant la cohésion et le commandement du RVIM. DD/MD (AMAP)
Deux casques bleus tués par un engin explosif improvisé à Mopti, dans le Centre du Mali (MINUSMA)
Bamako, 07 mar (AMAP) Un convoi logistique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), qui se rendait à Tombouctou (Nord), a heurté, ce lundi, un Engin explosif improvisé (EEI) dans la Région de Mopti 9Moption0 annonce la mission onusienne au Mali. Selon un premier bilan, précise la MINUSMA, « l’explosion a causé la mort de deux casques bleus et blessé quatre autres ». Le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et Chef de la MINUSMA (RSSG), El-Ghassim Wane, cité par le communiqué, condamne « vigoureusement » cette attaque. Selon la même source, il rappelle que « les attaques visant des soldats de la paix des Nations Unies peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international ». M. Wane appelle « les autorités maliennes à ne ménager aucun effort pour identifier les auteurs de ces attaques afin qu’ils puissent être rapidement amenés devant la justice ». Le diplomate onusien souligne que cette « nouvelle attaque, tout comme les autres qui l’ont précédée, rappellent à nouveau l’impérieuse nécessité d’efforts encore plus soutenus pour stabiliser le Centre du Mali ». Le RSSG présente ses « condoléances les plus attristées au gouvernement des défunts Casques bleus, ainsi qu’à leurs familles et à leurs frères d’armes et souhaite prompt rétablissement aux blessés ». Dans la même Région, sept Casques bleus togolais ont été tués par un engin explosif, le mercredi 08 décembre 2021, précisément dans la zone de Bandiagara (Centre). SS/MD (AMAP)
Plusieurs chefs terroristes neutralisés par l’Armée malienne à Mondoro (Centre)
Bamako, 07 mar (AMAP) L’Etat-major général des Armées annonce que « des actions offensives aériennes à travers des frappes ciblées ont détruit des plots logistiques et des convois ennemis », après l’attaque du camp de Mondoro, vendredi. Dans un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA) publié, dimanche, l’état major indique que « des observations après recoupements, ont permis de confirmer les pertes importantes infligées aux terroristes » L’Armée annonce que « neuf corps ennemis, en état de putréfaction », ont été découverts pendant le ratissage tout autour de la garnison de Mondoro. Elle ajoute que certains leaders terroristes ont été neutralisés. Il s’agit de « Iboune Ibrahim et Malam Aboubacar tous de nationalité nigérienne, Alfousseni Barry, Iboune Younoussa alias Bobala et Nouhoum Dicko, tous de nationalité burkinabé, Hassani Barry du village de Dialoubé, Amadou Dicko du village de Boni, Ague Issa alias Nassourou, tous de nationalité malienne », précise le communiqué. Selon la même source, des missions d’observation et de renseignement en profondeur ont permis de localiser les zones de repli de certains groupes terroristes. Les Forces armées maliennes (FAMa) « continuent de consolider les acquis de leur réaction vigoureuse contre la coalition des groupes armés terroristes en débandade dans la zone de Mondoro depuis le 04 mars 2022 », ajoute le communiqué. Enfin, ajoute le texte, « un groupe de 16 militaires ayant continué le combat dans le secteur Nord-Est de Mondoro a pu être récupéré et a confirmé l’ampleur des dégâts subis par les groupes armés terroristes ». « La situation est sous contrôle dans la zone de Mondoro (et) la dynamique offensive dans le cadre du plan Maliko et de l’Opération Kèlètigui se poursuit », aura l’état-major. AT/MD (AMAP)
Rencontre communautaire avec les leaders locaux de la commune de Youwarou
Youwarou , 07 mar (AMAP) Une rencontre des leaders communautaires de la Commune rurale de Youwarou (Centre), s’est tenue récemment à la Maison des jeunes de la ville, dans le cadre de la mise en œuvre du projet communautaire autour des ressources naturelles partagées. La rencontre avait pour objectifs, entre autres, de faire le point des activités réalisées et d’échanger sur les perspectives du projet, d’identifier des projets communautaires intra-village et de procéder à la présélection des projets identifiés. Organisée par l’ONG, International Rescue Committee (IRC), la rencontre était présidée par l’adjoint au maire de Youwarou, Abdoulaye Thiao et a vu la participation des représentants des services techniques, les leaders communautaires, femmes et jeunes des 16 villages qui composent la collectivité couvert par le projet « Alliance pour la cohésion sociale et la résilience (ACOR)» au Mali financé par l’Union européenne (UE). A l’entame des travaux, le chef du projet, Seydou Oumar Bah, a rappelé que ACOR est destiné à assister les ménages les plus vulnérables des communes de Youwarou, Léré et de Nampala (Centre) au Mali et la Commune de Fassala, en Mauritanie. Selon le responsable du projet, il s’agit, pour le consortium constitué de cinq ONG dont IRC en charge de la mise en œuvre de ce programme d’urgence pour la stabilisation des espaces frontaliers du G5 Sahel, d’améliorer les conditions de vie et de résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables des régions les plus fragiles du Mali et de la Mauritanie. Pour une durée de quatre ans, le programme a démarré le premier janvier 2020 et prend fin le 31 décembre 2023. « Au cours des deux années d’exercice, ACOR a mené des activités de distribution alimentaire, de transferts monétaires, d’appuis au développement économique des ménages bénéficiaires, de renforcement de l’épargne local et de crédit », a expliqué Seydou Oumar Bah. Suite a l’intervention du chef de projet, les représentants des 16 villages de la Commune, repartis en groupe de travail, ont classé les villages en cinq secteurs et identifié cinq projets communautaires permettant le développement économique, source de cohésion sociale entre les communautés de Youwarou. Les participants se sont réjouis des résultats à mis parcours du « projet mis en œuvre dans la plus grande transparence avec l’implication des bénéficiaires ». SC/MD (AMAP)
Les FAMa éliminent sept terroristes à N’Tahaka, près de Gao, dans le Nord du Mali
Bamako, 07 mar (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, tôt lundi matin, une riposte aéroterrestre qui a fait « un bilan provisoire de 7 morts côté assaillants » et « de deux morts et deux blessés légers côté FAMa », a précisé l’Armée. «Très tôt ce matin (Ndlr, lundi) les FAMa ont repoussé une attaque de Groupes armés terroristes (GAT) sur les troupes basées à N’Tahaka, dans la région de Gao (Nord) », a annoncé, lundi, un communiqué l’état-major général des Armées. Selon la même source, les FAMa poursuivent « la fouille dans tout le secteur et continuent de chercher la provenance de ces terroristes dans la zone ». « L’état-major général des Armées présente ses condoléances les plus attristées aux familles des militaires tombés sur le champ d’honneur et souhaite prompt rétablissement aux blessés », indique le communiqué Il donne « l’assurance que la mission de protection des personnes et leurs biens continuent dans ces zones ». MT/MD (AMAP)
Des bandits armés tuent un chauffeur sur l’axe Goundam-Tombouctou
Goundam, 07 mar (AMAP) Un chauffeur de taxi d’à peine quarante ans, marié père de deux enfants, a été sauvagement assassiné alors qu’il était au volant de son véhicule en direction de Goundam. Mohamed Lamine Ahmadou appelé, généralement, Sangho, à la tête d’un convoi de cinq véhicules, avait parcouru environ vingt kilomètres, depuis son départ de Tombouctou sur la Route nationale (RN 33), dans les environs de Nibket, quand il essuya le tir fatal. A l’approche du convoi, des bandits armés en embuscade ont tiré sur son véhicule peint en jaune et vert, le distinguant des autres. La balle traversa la portière de la voiture et toucha le chauffeur mortellement au ventre. La victime qui perdait beaucoup de sang a été assistée par un des passagers pour arrêter le véhicule. Les autres véhicules ont pu échapper aux tirs. Quelques temps après, les Forces armées maliennes (FAMa) arrivèrent sur les lieux et le transportèrent à l’hôpital de Tombouctou oû il rendit l’âme. Selon les passagers du véhicule, les bandits armés ont conduit tous les occupants dans la broussaille pour les fouiller et les dépouiller de tous leurs biens. Un autre passager s’est dit très indigné que les bandits aient fouillé les poches du chauffeur agonisant pour voler tout ce qu’il avait sur lui avant, de se retirer au moyen de leur moto. Les obsèques du défunt ont mobilisé toute la ville de Goundam dont les populations lui ont rendu un dernier hommage au défunt. L’amertume et la tristesse se lisaient sur tous les visages. Certains ont évoqué la gentillesse, la disponibilité, le respect qui caractérisaient le jeune chauffeur, natif de Goundam et très apprécié de la jeunesse de de la ville. AAT/MD (AMAP)
Migration : Quelque 149 Maliens de retour au pays
Bamako, 07 mar (AMAP) Quelque 149 ressortissants maliens, dont deux femmes et deux enfants, sont retournés au Mali, vendredi dernier, par un vol charter affrété par les autorités de la Transition. Ils étaient rassemblés au Niger, en provenance du Maroc, de l’Algérie et d’autres pays de départ sur l’Europe’ Après les dispositions protocolaires d’accueil, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyène, a confié à la presse que « dans le cadre des activités au profit des Maliens établis à l’extérieur, (son) département poursuit son travail d’assistance et de protection des migrants ». Cela, « conformément aux directives du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta et sous l’autorité du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga ». Selon le ministre Ag Ilyène, qui a présidé la cérémonie d’accueil, à l’aéroport international président Modibo Keita Senou, en présence des représentants de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et de la Protection civile, le département des Maliens établis à l’Extérieur, est en train d’organiser 10 vols dans le but de rapatrier 1 600 compatriotes en provenance essentiellement de la Libye, de l’Algérie, du Niger. Le ministre a remercié les partenaires de l’OIM, de l’Union européenne (UE) et l’ensemble des organisations internationales qui appuient le gouvernement dans le cadre de ce transfert. Mais, aussi, toutes les compagnies aériennes qui offrent des facilités pour ces opérations. Il a invité tous les Maliens, en détresse dans le monde, de rester en contact permanent avec le département à travers les missions diplomatiques et consulaires et sur les différents sites du ministère sur les réseaux sociaux. Afin que son « département puisse les assister, les protéger et, en cas de besoin, les aider à retourner au pays dans les conditions humainement acceptables ». Agé de 28 ans, Souleymane Traoré fait partie des 149 rapatriés qui exprimé sa reconnaissance aux autorités maliennes et nigériennes ainsi qu’aux responsables de l’OIM pour lui avoir permis de bien rentrer chez lui. Toutefois, il a dénoncé les conditions de vie pendant les cinq mois d’attente au Niger depuis son refoulement d’Algérie, en provenance d’Espagne. AT/MD (AMAP)
Exactions sur les civils : Une vieille ficelle contre l’Armée malienne
Bamako, 07 mar (AMAP) Encore et toujours la même vieille ficelle. Dès que l’Armée malienne monte en puissance pour traquer les ennemis de la République, des officines tapies dans l’ombre montent de toutes pièces des allégations mensongères qu’elles collent aux godasses de nos soldats. Et des organisations prétendument dédiées aux droits de l’Homme reprennent complaisamment ces allégations, sans aucune précaution de vérification. Ces officines restent muettes comme des carpes quant aux exactions sanglantes perpétrées par les forces du mal contre les paisibles populations civiles maliennes. Leur objectif n’est guère de protéger les populations. Il s’agit plutôt d’instrumentaliser les droits de l’Homme à des fins inavouées. L’état-major général, dans un communiqué rendu public, samedi, n’a pas manqué d’opposer un démenti formel aux récentes allégations de nature à jeter le discrédit sur les forces de défense et de sécurité du Mali. Dans son communiqué l’Armée explique que, depuis jeudi dernier, “une vidéo et une audio montées de toutes pièces”, circule sur les réseaux sociaux, faisant état d’une exécution sommaire collective sur des populations civiles dans le secteur de Diabaly, dans la nuit du 1er au 02 mars 2022. Les auteurs du montage imputent la responsabilité de ces actes odieux aux Forces armées maliennes (FAMa). L’état-major général des Armées rappelle que les FAMa sont respectueuses des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. ”Les Forces armées maliennes ne sauraient être responsables d’une telle abjection et ces informations constituent de la désinformation”, dénonce l’Armée qui rappelle que l’une des missions premières des FAMa demeure la protection des personnes et des biens et que cet acte ne constitue, en aucune manière, le mode opératoire de nos forces. En dépit de l’absurdité de ces accusations portées contre les militaires maliens, une enquête est déjà ouverte pour situer les responsabilités et identifier le lieu du crime. Par ailleurs, relève le communiqué, les FAMa ne se laisseront pas distraire par ces allégations tendancieuses et mèneront à bout la dynamique offensive enclenchée depuis le mois de décembre dernier. La mécanique visant à jeter du discrédit sur l’Armée malienne est bien huilée. Mais elle n’arrêtera pas le Mali dans sa lutte contre les velléités séparatistes et les ambitions de dominations obscurantistes. La Rédaction

