Trois jours de deuil national en hommage aux soldats tombés à Tessit, dans le Nord du Mali

Bamako, 11 août (AMAP) Un deuil national de trois sur l’ensemble du territoire malien a été décreté, mercredi, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, suite à l’attaque terroriste complexe et coordonnée contre une unité des Forces armées maliennes FAMa, dimanche, à Tessit (Nord) dans le Cercle d’ Ansongo « Un deuil national de 03 jours est décrété à compter du jeudi 11 août  à 00h au samedi 13 août 2022 sur toute l’étendue du territoire national en hommage aux victimes de l’attaque terroriste perpétrée à Tessit le dimanche 07 août 2022 », indique le décret  présidentiel. Le bilan de l’attaque terroriste  est de 42 militaires morts et 22 blessés, selon un communiqué du gouvernement en date du mercredi 10 août, qui fait état « de 37 terroristes tués et d’un important lot de matériels détruits par des frappes aériennes de l’armée, ainsi que d’autres récupérés. Le communiqué précise que les Forces armées maliennes (FAMa) « ont vigoureusement riposté tout en mettant en avant la protection des civils au cours de violents combats qui ont duré plusieurs heures .» « En cette douloureuse circonstance, le gouvernement présente les condoléances les plus émues de la Nation  aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés », poursuit le texte. « Le président de la Transition, chef de l’État, chef suprême des armées, le gouvernement de la Transition et l’ensemble du peuple malien, condamnent énergiquement cette attaque lâche et barbare ayant occasionné des victimes civiles et militaires ainsi que des dégâts matériels », indique le communiqué Le gouvernement  loue les efforts constants des « vaillantes Forces de défense et de sécurité maliennes » et assure « qu’une enquête sera ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de cette attaque terroriste, puis traquer et traduire ses auteurs et complices devant la justice. » AT/MD (AMAP)

La Guinée et le Mali veulent imprimer un nouvel élan à leur coopération

Bamako, 10 août (AMAP) Une délégation dépêchée par le président de la transition en Guinée est arrivée vendredi dernier, à Bamako, où elle a été reçue, le lendemain, en audience par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, dans sa résidence à Kati. Les échanges avec la délégation guinéenne, conduite par le ministre secrétaire général de la présidence guinéenne, le colonel Amara Camara, et en présence des ministres maliens des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et du Transport et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko ont, essentiellement, porté sur le renforcement de la coopération bilatérale. Au terme de la rencontre, l’émissaire guinéen a fait savoir qu’il était venu transmettre « le message d’amitié et de fraternité du président de la Guinée, le colonel Mamadi Doumbouya à son homologue malien ». Il  a, aussi, révélé que cette audience a été l’occasion, pour lui, de rendre compte au chef de l’Etat des réunions qu’il a eues « avec la partie malienne sur des sujets d’intérêt stratégique pour nos deux pays. » Le colonel Camara a remercié le président de la Transition au Mali pour toute l’attention et la main tendue à l’endroit de son pays, avant de souligner qu’il a, aussi, évoqué avec le chef de l’Etat malien « les questions de réussite des processus de transition, dans l’intérêt de nos deux peuples ». Le ministre secrétaire général a, également, déclaré qu’il retourne à Conakry satisfait de tout ce qui se passe à Bamako. Cette visite a permis, selon lui, de raffermir davantage les liens de coopération entre le Mali et la Guinée. «Et nous espérons pouvoir revenir très rapidement pour donner suite aux conclusions de nos travaux», a dit l’hôte de marque. En tout cas, «nous partons très satisfaits », a-t-il insisté. Il a remercié le président Assimi Goïta, le gouvernement et l’ensemble du peuple malien, avant de souhaiter « bonne chance dans la conduite de la Transition dans nos deux pays. » Selon lui, la Guinée et le Mali sont deux pays liés par l’histoire, la géographie et la culture. « Ces liens séculaires qu’entretiennent nos deux peuples sont de plus en plus matérialisés par les héritiers des pères de l’indépendance, les présidents Ahmed Sékou Touré et Modibo Keïta », a ajouté le colonel Camara. Cette coopération concerne les secteurs clés pouvant donner de l’oxygène en quantité aux «deux poumons d’un même corps. ». Cette visite fait suite à la celle effectuée, récemment, à Conakry par des ministres maliens. Pendant les sanctions imposées au Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Guinée a été le seul pays de l’Organisation sous regionale à maintenir ses frontières ouvertes avec le Mali. NK/MD (AMAP)

Mesures gouvernementales pour faire respecter les prix plafonds des denrées

Bamako, 10 août (AMAP) Un Conseil des ministres extraordinaire tenu, dimanche, à Koulouba sous la présidence du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, a pris certaines décisions face à la flambée injustifiée des prix. Le gouvernement a, ainsi, décidé de « réaffecter les quantités subventionnées non exécutées au cordon douanier, représentant au moins un mois et demi de consommation à d’autres opérateurs économiques’, annonce le communiqué sanctionnant le Conseil des ministres extraordinaire. « Cependant, cette réaffectation, en ce qui concerne le sucre, pourra être accompagnée éventuellement par l’allocation d’une quantité supplémentaire correspondant à environ un mois de consommation’, ajoute le communiqué. Outre la vérification de l’affichage obligatoire des prix des différents produits dans les lieux de commerce, le  contrôle du respect des conventions et règlements en vigueur, « le gouvernement exhorte la population à dénoncer systématiquement les cas de violation des prix des produits subventionnés, en appelant aux numéros mis à sa disposition à cet effet. » « A cet égard, très prochainement un numéro vert pour la dénonciation des cas de violation des prix des produits subventionnés, sera mis en place », annonce le gouvernement. Le renforcement de la fréquence des contrôles, l’augmentation de la taille des brigades de contrôle des prix en y adjoignant des éléments des Forces de sécurité sont des mesures de dissuasion, également, envisagées. Tout comme le contrôle sera intensifié à tous les niveaux de la chaine de distribution et un comité interministériel de suivi de la mise en œuvre des mesures prises sera mis en place. Depuis la levée de l’embargo contre le Mali, l’on assiste une augmentation spectaculaire et injustifiée des prix sur certains produits de première nécessité. Cette flambée soudaine est d’autant plus sauvage qu’elle a fait monter proportionnellement un mécontentement de la population qui subit de plein fouet cette poussée d’adrénaline. « Les ménages ne savaient plus où donner de la tête et tournaient tout naturellement le regard vers les autorités pour arrêter l’hémorragie financière. Fort heureusement, le gouvernement a pris la mesure de la grogne et a pris les dispositions pour rappeler à l’ordre les commerçants qui bénéficient des allègements fiscaux’, dit le communique du Conseil des ministres de dimanche. « C’est ainsi que le Conseil national des prix avait convenu des prix planchers à respecter en avril dernier et qui sont toujours en vigueur », a rappelé le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. À titre d’exemple, le prix du sucre importé fixé à 600 Fcfa le kg, prix plafond détaillant, est cédé de manière injustifiée à 800 Fcfa. Pourtant, pour atténuer l’impact des différentes crises sur les populations, notamment la maladie à coronavirus, aggravé par les sanctions illégitimes et illégales de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) contre le Mali, le gouvernement a accordé 14 milliards de Fcfa de subvention. Une subvention qui a abouti à la fixation des prix, conformément aux dispositions de l’Arrêté n°2022-0865/MIC-SG du 06 avril 2022 portant administration des prix de certaines marchandises parmi lesquelles le sucre dont le kg est cédé à un prix plafond de 600 Fcfa. BBC/MD (AMAP)

Cinq policiers maliens tués dans une embuscade à Sona, près de Koutiala (Sud)

Koutiala, 07 août (AMAP)  Des hommes armés ont ouvert le feu sur un véhicule de relève du poste de contrôle de la police des frontières, à Sona, dans la Région de Koutiala (Sud), faisant cinq morts et des disparus, dans une embuscade, dimanche, aux environs de Ourkila. « La relève descendante du poste de police à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso a heurté un engin explosif, ce dimanche 07 août 2022, vers 10h 30 », a confirmé la Direction générale de la police nationale dans communiqué, précisant que le véhicule de la police a reçu des « tirs nourris d’assaillants non encore identifiés.» Le communiqué souligne que 05 policiers ont perdu la vie dans cette embuscade, 01 blessé et 03 portés disparus. Selon cette source policière, « une mission des Forces de défense et de sécurité, dépêchée aussitôt sur les lieux est en train de  procéder au ratissage de la zone et rechercher activement les portés disparus.» La Direction générale de la police nationale présente ses condoléances « les plus attristées aux familles des défunts et souhaite prompt rétablissement au blessé », dit le document. Tout en rassurant la population, qu’elle poursuivra avec « courage et détermination sa lutte contre la criminalité et la délinquance sous toutes ses formes.» ID/AT/MD (AMAP)

L’Armée malienne neutralise plus d’une dizaine de terroristes (Etat-major)

Bamako, 06 août (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé plus de 14 terroristes, entre le 29 juillet et 03 août 2022, a annoncé l’état-major général des armées, jeudi 04 août, dans un communiqué. Selon la source militaire, le 29 juillet dernier, les FAMa ont interpellé 03 présumés guetteurs des terroristes dans le secteur de Boni (Centre) avec 01 moto et des talkies walkies récupérés. Le 30 juillet, ajoute le communiqué, les FAMa ont mené une reconnaissance offensive, non loin de la localité de Sokolo (Centre) dont le bilan est de 02 terroristes neutralisés et 01 autre blessé. Au cours de  cette opération, beaucoup de matériels et de la cocaïne ont été également saisis. « Le 30 juillet 2022, une patrouille FAMa en reconnaissance offensive dans 03 villages aux alentours de Sokolo, notamment à Famabougou, Seguendara et Diadian, a neutralisé 03 terroristes et blessé 02 autres qui ont fui », précise l’Armée. Et d’ajouter qu’elle a, aussi, récupéré 04 motos et brulé 01. Le 31 juillet, les FAMa ont arrêté 02 individus à Sarakala, à proximité du pont barrage de Markala (Centre) en possession d’une arme artisanale et des munitions. « Ils ont été mis à la disposition de la Brigade Territoriale de Markala pour des investigations », indique le communiqué. Le même jour, d’après l’Armée, une section du Groupe tactique interarmes (GTIA) Kèlètigui de Sokolo a effectué une mission de reconnaissance offensive dans les villages de Uemoa, Karka et Mbentié au cours de laquelle 01 terroriste a été neutralisé. Et, après une frappe aérienne dans la forêt abritant une base terroriste, dans le secteur de Malgou, à environ 09 Km au Sud de Mondoro, « une patrouille FAMa a fouillé ladite forêt et a récupéré 18 motos, 01 tricycle rempli de vivres calcinés et plusieurs caisses de munitions brûlées ». Le 02 août 2022, selon la même source, un détachement FAMa, au cours d’une opération, a détruit une base terroriste dans les alentours de Koramembougou, non loin de Sokolo, avec 03 terroristes neutralisés, plusieurs armes lourdes et 01 véhicule KIA récupérés. « Le 03 août 2022, une patrouille FAMa, dans le secteur de Boni à environ 30 Km à l’Est, a procédé à une opération d’opportunité dont le bilan est de 05 terroristes neutralisés, 01 fusil avec cartouches, 07 motos brulées, 02 radios, 04 chargeurs de radios, 07 téléphones et plusieurs autres matériels récupérés. 01 otage, trouvé enchainé entre les mains des groupes terroristes a été également libéré », précise le communiqué. Également, le même jour, une reconnaissance offensive FAMa, appuyée par l’aviation a été lancée contre des groupes terroristes dans le secteur de Segué, Niondo et environs. Cette opération a permis de récupérer « 01 PM, 01 FM, 02 carabines, 10 fusils de chasse, 01 caissette de 7,62mm, des cartouches en vrac pour fusils de chasse, 04 détonateurs, 13 motos, 05 talkies Walkies avec 01 chargeur, 300 kg de fonio, 06 bidons d’huile de 20 litres, 01 sac de 50 kg de sucre 02 grands cartons de thé, 01 carton de maggy, 04 sacs de 50 kg de riz, 01 poste téléviseur, 01 machine à coudre et autres petits matériels », indique l’Armée étant comme le bilan. Le 02 août 2022, une patrouille FAMa a interpellé 08 présumés terroristes à Hombori. « Après vérification par la Prévôté, 06 ont été relâchés et les deux autres soupçonnés d’héberger des GAT sont retenus pour des besoins d’enquête », relève la source sécuritaire. SS/MD (AMAP)

Mali : De fortes décisions pour booster la mise en œuvre de l’Accord d’Alger

Bamako, 06 août (AMAP) Les participants à la 2è réunion de niveau décisionnel des parties maliennes à l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, ont demandé, vendredi, l’intégration de 26.000 ex-combattants en deux tranches de 13.000 dont la première est repartie selon le quota ayant fait l’objet d’un consensus entre les parties et la seconde sur une période de deux ans, notamment 2023-2024. « Le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour diligenter les réformes politiques et institutionnelles non liées à la réforme constitutionnelle », indique le communiqué final de la rencontre. Le document ajoute qu’en ce qui concerne les réformes prévues par l’Accord qui sont liées à la révision constitutionnelle, le soin est laissé au gouvernement de « veiller à les soumettre pour être prise en charge dans la rédaction de la nouvelle Constitutionnel, en étroite collaboration avec les Mouvements signataires ». Au terme de cette rencontre, qui a duré cinq jours et portait  sur certains aspects de la mise en œuvre de l’accord de paix, les participants ont, également, requis la création et l’opérationnalisation d’une commission ad hoc en charge de conduire les travaux et de formuler des propositions pour la gestion, au cas par cas, des hauts cadres civils et militaires des Mouvements signataires. Cette commission qui sera « mise en place de façon collégiale, dans le meilleur délai, proposera des modalités de prise en charge des hauts cadres militaires des Mouvements signataires à intégrer dans la chaine de commandement ». Par ailleurs, les parties se sont félicité de la tenue de cette rencontre qui marque l’amorce d’une nouvelle dynamique positive dans le processus de la mise en œuvre de l’Accord. « Le gouvernement et les Mouvements réaffirment leur pleine détermination et leur ferme engagement à poursuivre dans le même esprit les échanges et l’ensemble des actions nécessaires pour la stabilisation du Mali, la restauration et la consolidation d’une paix durable au bénéfice de notre peuple et de notre nation », conclut le communiqué. Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a présidé la clôture de  la réunion, en présence des membres du gouvernement, du corps diplomatique et de la médiation internationale, ainsi que des représentants des mouvements signataires de l’Accord et de l’inclusivité. BD/MD (AMAP)

Ségou : L’histoire de Biton attire des touristes maliens

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 05 aout (AMAP)   Situé à une dizaine de kilomètres de Ségou (Centre), sur la route de Bamako, Sékoro est aujourd’hui un bourg cosmopolite habité par les Bambara, les Bozos et les Somono, les Peulhs, les Maures, les Dogons et les Sonrhaï. Le village dont l’appellation fait l’objet de plusieurs interprétations, entre Sékôrô, l’ancien pouvoir  et Cheick kôrôbakadugu, village du vieux Cheick (marabout qui s’installa sur les lieux en construisant une mosquée), fut la première capitale du royaume bamanan de Ségou fondé par Biton Mamari Coulibaly, entre 1712 et 1755. Jadis appelé «Yirikourounjiè», il serait fondé par Cheick kôrôbaka qui serait venu avec ses talibés, se serait installé au bord du fleuve et fit construire la première mosquée qui prit son nom. De nos jours Sékoro recèle encore un patrimoine culturel important au nombre desquels l’on peut citer la tombe de Biton Mamary Coulibaly, premier roi Bamanan de Ségou, les sept vestibules (Biton Blon) reconstruits à côté de la sépulture de l’illustre homme, la mosquée de Ba Sounou Sacko ou la mosquée de la mère de Biton et la première mosquée construite par Cheick Marouf (Syrien) le fondateur du village. La tombe de Biton Mamary Coulibaly jouxte le «Biton blon». Cet impressionnant bâtiment de style soudano-sahélien servait à accueillir les conseils du trône pour la prise des grandes décisions et les hôtes de marque. Pour accéder au site, le visiteur doit passer par le chef de village qui le fait accompagner d’un guide. Il n’y a pas de prix fixe pour la visite. Selon une source, elle se fait à la tête du client entre 2000 Fcfa, 5000 Fcfa et 10.000 Fcfa. Selon le guide Amadou Traoré, à l’instar des autres sites du village, les visiteurs viennent également visiter la tombe de Biton Coulibaly. «Il y en a qui viennent dans l’intention de visiter les sept vestibules. On les fait visiter également la tombe. Il y en a qui viennent uniquement pour la tombe mais doivent forcément traverser les vestibules avant d’accéder à la tombe» relève-t-il. Comme pour dire que la tombe et le «Biton blon» sont indissociables. PÔLE TOURISTIQUE– D’après lui, des gens viennent sur la tombe pour exprimer leurs vœux. Car, selon les croyances, les vœux sont généralement exaucés. «Ceux qui ont des difficultés à se marier, à avoir du boulot, les couples qui n’arrivent pas à enfanter, ou ceux qui ont d’autres soucis viennent à la tombe exprimer leurs vœux. En retour, si leurs vœux sont exaucés, ils viennent avec des présents qu’ils déposent soit sur la tombe soit ils les donnent au chef du village», explique-t-il. Les visiteurs maliens sont de plus en plus nombreux à se rendre à Sékoro, pres de Ségou (Centre) pour visiter la tombe et les 7 vestibules de l’illustre fondateur du royaume bambara. Mais les nationaux n’arrivent pas à combler entièrement le vide laissé par les visiteurs étrangers qui se font rares actuellement, à cause de la situation sécuritaire Amadou rappelle que la tombe aussi bien que les autres sites de Sékoro étaient une destination pour de nombreux touristes étrangers et nationaux. Mais avec la situation sécuritaire actuelle, le nombre des visiteurs étrangers a drastiquement baissé. «On était débordé par les visites et on gagnait beaucoup d’argent. Mais cela n’est plus le cas aujourd’hui», confie-t-il. Et de souligner que les nationaux constituent actuellement le gros des visiteurs. «Nous recevons des étudiants, des écoliers. Les missionnaires en transit profitent pour visiter. Certains nationaux quittent expressément Bamako pour visiter les lieux. D’autres profitant de leur séjour à Ségou pour un mariage ou un baptême viennent également visiter nos sites. Des fois, on peut atteindre une soixantaine de personnes par jour. Parfois, on ne dépasse pas 10. Souvent, on n’atteint même pas ce nombre», dit-il, soulignant que quelques rares étrangers viennent de temps à autre. Le directeur régional du tourisme et de l’hôtellerie, Gaoussou Fofana nous confie que la tombe de Biton tout comme les autres sites de Sékoro constitue un pôle touristique. «Sékoro est un site qui contribue à la promotion du patrimoine culturel. Il regorge beaucoup de potentialités en matière de tourisme mais malheureusement on n’arrive pas à les valoriser à hauteur de souhait faute de ressources financières», déplore-t-il. S’exprimant au sujet de la tombe de Biton, il explique que la sépulture fait partie des produits touristiques de Sékoro. Elle immortalise l’illustre roi qui est le fondateur du célèbre royaume bambara. «Des visiteurs viennent pour vénérer la tombe. Certains viennent pour prendre des photos», confie Gaoussou Fofana qui confirme que la crise a fait chuter le nombre des visiteurs étrangers. Cependant, se réjouit-il, elle a permis de changer de fusil d’épaule en matière de politique. «On avait une politique orientée vers les étrangers. La crise nous a permis de changer la politique en nous tournant vers les Maliens. De plus en plus de Maliens s’intéressent à nos produits», se réjouit le professionnel du tourisme. L’année dernière on a reçu des colonies de vacances venant de Sikasso, de Djenné. » Même s’il n’existe pas de statistiques sur le nombre de visites, on peut constater, pour le moment, que les nationaux visitant les sites sont loin d’atteindre le nombre des étrangers que la capitale des Balanzans accueillait. Du coup, des difficultés de mobilisation des ressources financières se font jour et rendent plus difficiles les travaux d’entretien. ADS (AMAP)          

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 03 août 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 août 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°2018-035 du 27 juin 2018 portant statut des fonctionnaires des Collectivités territoriales. L’âge limite de participation au concours d’entrée dans la Fonction publique de l’Etat a été augmenté de trois ans pour les catégories C, B1, B2 et A par l’Ordonnance n°2021-015/PT- RM du 31 décembre 2021 modifiant la loi portant Statut général des Fonctionnaires. Le présent projet d’ordonnance est adopté pour harmoniser les conditions de participation au concours d’entrée dans les deux Fonctions publiques en relevant à 35 ans l’âge limite de participation au concours d’entrée dans la Fonction Publique des Collectivités territoriales pour la catégorie C, 38 ans pour les catégories B2 et B1 et 43 ans pour la catégorie A. Son adoption participe de la volonté du Gouvernement de rétablir l’équité et de promouvoir l’accès à l’emploi en faveur de la jeunesse. Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret portant approbation des marchés relatifs aux travaux de construction du barrage de Taoussa et ses ouvrages annexes en deux lots : – lot 1 : génie civil ; – lot 2 : fourniture et installation des équipements hydromécaniques. Les marchés sont conclus entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement OZGUN/OZDEMIR pour un montant total de 100 milliards 891 millions 239 mille 30 francs CFA et un délai d’exécution de quarante-huit mois. La réalisation de ces travaux, qui s’inscrit dans une vision globale de développement rural intégré, permettra entre autres : – de promouvoir les systèmes de production agro-pastorale et de sécuriser les cultures traditionnelles ; – d’arrêter le processus de désertification ; – d’assurer la production d’énergie Hydroélectrique et la continuité du transport fluvial et routier. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le Conseil des Ministres de l’organisation d’un atelier national de validation des avant- projets de loi portant code pénal et code de procédure pénale. Depuis la rectification de la Transition, le Mali s’est engagé dans un vaste processus de refondation de l’Etat. La Justice constitue un des piliers principaux de cette refondation. Pour jouer pleinement ce rôle fondamental, elle a besoin de moyens matériels et humains, mais aussi d’instruments juridiques adaptés à nos réalités socio-économiques et conformes aux engagements pris par notre pays au plan communautaire, régional et international. Dans ce cadre, plusieurs textes sont en cours d’élaboration ou de relecture, dont le code pénal et le code de procédure pénale. Après examen par la Commission législative permanente du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, les deux avant-projets de texte ont été consolidés au cours de plusieurs ateliers thématiques. L’étape prochaine sera l’examen de ces textes dans le cadre d’un atelier national inclusif de validation qui se tiendra du 15 au 20 août 2022 avec la participation de l’ensemble des représentants des forces vives de la nation, des experts et des partenaires techniques et financiers. Les innovations apportées sont relatives entre autres : – à la prise en compte de la responsabilité pénale des personnes morales, des violences basées sur le genre, des pratiques de l’esclavage par ascendance, de la question des mineurs face au terrorisme, de la définition et de la répression de la haute trahison et du financement occulte des partis politiques ; – à l’introduction des techniques spéciales d’enquêtes, du double degré de juridiction en matière criminelle, de la création de chambres criminelles permanentes au sein des tribunaux de Grande Instance. Ces projets de texte vont contribuer à garantir la bonne gouvernance, la stabilité, la paix et à restaurer la confiance des justiciables en la justice. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’État a, cependant, rappelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 03 août 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Macina : Le Préfet de cercle à l’écoute de ses administrés de l’arrondissement de Monimpébougou

Macina, 4 Août (AMAP) Le nouveau Préfet de cercle de Macina, Albaraka Ag Amarizag a rencontré mercredi les Forces vives de l’arrondissement de Monimpébougou, dans le cadre de sa prise de contact avec ses administrés, a constaté l’AMAP. Dans son discours de bienvenue le maire de la commune de Monimpébougou, Ali Sirima Coulibaly a remercié tous les participants pour leur participation active compte tenue de la période hivernale avec les travaux champêtres. Les échanges ont porté entre autres sur l’accompagnement des autorités de la Transition, la situation sécuritaire, l’administration au service des usagers et le bon rendement des Chefs de service, la dégradation du tronçon de la route Macina – Monimpébougou. Sur le plan sécuritaire, le Chef de l’exécutif local a lancé un appel pressant à la vigilance avant de demander l’engagement de la population surtout les femmes et les jeunes à s’impliquer fortement dans le cadre du renseignement fiable. Il a rappelé la nécessité d’une franche collaboration avec les Forces de Sécurité pour consolider les acquis en matière de sécurité, notamment la protection des personnes et de leurs biens. Il a par ailleurs souhaité que notre pays retrouve la paix et la cohésion avec l’union des Maliens pour un Mali-nouveau. Le préfet a également invité les communautés à un changement de comportement et de mentalité, gage du succès pour un développement harmonieux Les participants ont exprimé un grand intérêt pour les différentes préoccupations évoquées et ont promis de s’investir pour apporter des réponses adéquates. A l’issue des débats fructueux et teintés d’ouverture d’esprit, et compte tenu des réformes en cours dans le Pays pour un retour à l’ordre constitutionnel, Albaraka Ag Amarizag s’est dit confiant de ce qu’il a vu et entendu et s’est engagé pour soutenir ces populations de cette Zone agro – pastorale par excellence, véritable grenier du cercle et pour le bonheur des populations en cette veille de campagne agricole. Cette rencontre a été possible grâce à l’ONG le Centre pour le Dialogue Humanitaire (HD) qui est une organisation de médiation basée à Genève et intervient dans la résolution des conflits à travers le monde. AOK/KM (AMAP)

Kangaba : Marche pacifique contre la pénurie d’eau et d’électricité

Kangaba, 3 août (AMAP) La population de la ville de Kangaba, sous la conduite des responsables de la jeunesse, des femmes et ceux des associations et organisations de la société civile a participé massivement le 26 juillet dernier, à une marche pacifique pour montrer son mécontentement aux autorités locales face à la pénurie d’eau et d’électricité que la ville connait depuis plus d’un mois, a constaté l’AMAP. Les manifestants ont quitté la place publique au centre-ville direction la préfecture, ou ils ont été entendus par le préfet et ses adjoints.Le porte-parole des marcheursAmady Keïta a brossé la situation que vie Kangaba après plus de 20 nuits passée dans le noir. Il a précisé qu’ à cause des coupures d’électricité, les cas de vol ont augmenté, les boutiques sont pillées, les animaux sont volés. « Pire, au centre de santé de référence, les cas de décès d’enfants ont augmenté parce que le groupe électrogène qui prenait le relai en cas de coupure est en panne’ a t-il soutenu. Il a salué les efforts fournis par les agents de sécurité qui font de leur mieux pour sécuriser les populations et leurs biens. Ces derniers, s’ils sont animés de bonnes volonté sont freinés dans leur élan par le manque d’électricité. Celle qui s’est exprimée au nom des femmes, Mme Keïta Maïmouna Doumbia a déploré le manque d’eau après chaque coupure de courant. Elle a même fait son choix en disant d’éliminer le courant si cela peut diminuer les souffrances des femmes en matière d’eau. Le président du conseil local de la jeunesse, Boua Haïdara a invité les autorités administratives et politiques d’aider les chefs des services locaux de l’énergie et de l’eau à faire remonter les doléances de la population aux plus hautes autorités du pays. En réponse aux marcheurs, le préfet du cercle a dit avoir écouté avec attention les différents discours. M. Allidji BAGNA a donné la certitude d’informer qui de droit afin de trouver des solutions rapides à cette situation qui affecte tout le monde sans exception. Il a salué les organisateurs de la marche du fait que tout s’est passé dans le calme du début à la fin de la manifestation. Après la préfecture, les marcheurs se sont rendus au conseil de cercle ou les mêmes discours ont été tenus devant le président de cette municipalité M. Bakary B. KEITA. Ce dernier a également salué les organisateurs qui n’ont ménagé aucun effort pour le bon déroulement de la marche. Le préfet du cercle de même que le président du conseil de cercle et les marcheurs souhaitent tous le règlement rapide de ces problèmes qui frappent tout le monde sans exception.  SD/KM (AMAP)