Burkina Faso : Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo nommé Premier ministre

  Bamako, 7 dec (AMAP) Le Président de la Transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a nommé ce samedi 07 décembre, Jean Emmanuel Ouédraogo, 44 ans, Premier ministre, apprend-on par un décret lu à la télévision nationale burkinabé (RTB) par le secrétaire du gouvernement burkinabè, Mathias Traoré. Précédemment ministre d’État, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel Ouedrago remplace Appolinaire Kyelem remercié 24 heures plus tôt. Né le 26 décembre 1980 à Ouagadougou, Jean Emmanuel Ouédraogo est journaliste de formation. Avec une brillante carrière dans la presse le nouveau PM fut présentateur à la télévision nationale. Réputé humble et gros travailleur il dispose d’un court mais riche parcours politique depuis l’avènement du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration II (MPSR II) en septembre 2022. Jean Emmanuel Ouedrago aura la lourde tâche de former un gouvernement de mission dans un contexte sécuritaire et géopolitique complexe marqué par la lutte contre le terrorisme, la concrétisation et le renforcement de Confédération des États du Sahel (AES). KM/MD (AMAP)

Mali :  Onze leaders politiques arrétés en juin en liberté provisoire

Bamako, 6 déc (AMAP) Onze leaders politiques maliens, arrêtés le 20 juin dernier au domicile de l’ancien ministre Moustaph Dicko, ont recouvré, hier jeudi, la liberté provisoire à la suite une médiation initiée par l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, en sa qualité de président de la Commission de rédaction de l’avant-projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Ces leaders avaient été mis sous mandat de dépôt par un juge d’instruction du tribunal de Grande instance de la Commune V, pour « opposition à l’exercice de l’autorité légitime »,  le 25 juin 2024 Il s’agit de Moustapha Dicko, Yaya Sangaré (Adema-PASJ), Mamadou Traoré (Président du parti Union), Moulaye Haïdara (Pdes), Samba Coulibaly (parti Nema), Abdramane Korera (Asma), Laya Guido (ADRP), Adama Maïga (RPM), Male Camara (CNDR), Amadou Traoré (Alternative pour le Mali) et Mohamed Aly Bathily (M5-RFP Mali kura). La décision de la justice a surtout été motivée par la mesure de suspension des activités des partis politiques et des associations à caractère politique par le gouvernement. Cette décision avait été prise le 10 avril dernier. Joint par nos soins, l’un des avocats qui a requis l’anonymat, a affirmé qu’il y a plus un côté politique que juridique. La même source ajoute que l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga s’est rendu, samedi dernier à Kéniéroba, pour rencontrer les détenus. « Lors de l’entretien, a-t-elle révélé, le médiateur avait promis de faciliter leur libération. » C’est ainsi que la demande de liberté a été déposée le lundi 2 décembre. Et le juge a transmis ce document, le mardi suivant pour être sur la table du procureur près le tribunal de Grande instance de la Commune V. C’était le mercredi 4 décembre dernier. L’avocat se réjouit de la «liberté provisoire» accordée aux 11 leaders politiques. Le 12 novembre dernier, les juges de la Cour d’appel, à travers la chambre d’accusation, ont demandé de faire retourner le dossier pour prendre en compte les observations du procureur de la République. Avant leur regroupement à Kénioraba, les 11 leaders politiques étaient répartis entre les maisons d’arrêt de Bamako, de Koulikoro et de Doïla. NK/MD (AMAP)    

Education: Transfert du CAP de Bla à l’Académie de Ségou

Bla, 5 décembre (AMAP) La salle de formation du centre d’animation pédagogique de Bla a abrité la cérémonie de transfert du Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Bla et les établissements secondaires, professionnels et techniques du cercle de Bla à l’Académie de Ségou, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée à Bla, entre le Directeur de l’Académie d’Enseignement de San et celui de Ségou le mardi 3 décembre 2024, sous la présidence du préfet de cercle, Mme Fanta Samaké,  en présence du 2ème adjoint au maire de Bla, Bréhima Sanogo, chargé d’éducation. Etaient également présents le coordinateur des directeurs d’écoles, les responsables des différents syndicats de l’éducation, le coordinateur des présidents des comités de gestion scolaire, les conseillers pédagogiques du CAP, le proviseur du lycée public, le directeur de l’Institut de Formation professionnel IFP de Bla. Après les mots de bienvenue du 2ème adjoint au maire de Bla, le Directeur de l’Académie de San a remercié l’ensemble du personnel enseignant du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Bla pour la bonne collaboration pendant des années. Le Directeur de l’Académie, Ibrahim Zaka Touré, a expliqué pourquoi ce changement d’académie. C’est dans le cadre de l’opérationnalisation des nouvelles régions défini par le nouveau découpage administratif. Le cercle de Bla étant rattaché à la région de Ségou et San étant devenue une région, forcément tous les services du cercle de Bla doivent être transférés à sa région qui est Ségou. Le DAE de Ségou, Itous Ag Ahamed Iknan a, pour sa part, remercié son homologue de San pour la qualité du service rendu au CAP de Bla. Il a expliqué un peu sa méthode de travail aux enseignants du CAP de Bla. Il s’est dit fier de recevoir tous les établissements du cercle de Bla dans son académie tout en précisant aussi que toutes les académies sont les mêmes car c’est toujours le Mali. Ce transfert du CAP de Bla à l’Académie d’enseignement de Ségou marque un changement administratif important. Désormais le Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Bla fait officiellement partie de l’Académie d’Enseignement de Ségou. Cette transition vise à améliorer la gestion et le suivi des activités pédagogiques dans la région, tout en renforçant la coordination entre les différentes structures éducatives. Ce transfert pourrait également apporter une meilleure harmonisation des politiques éducatives et une proximité accrue des services administratifs pour les établissements scolaires relevant du cercle de Bla. Pour clôturer, le préfet du cercle de Bla a félicité l’ensemble des acteurs de l’éducation pour leur engagement sans faille. Il a invité tout le personnel enseignant, syndicat, CGS a œuvré davantage pour l’avenir de l’école malienne en général et celui des enfants en particulier. La cérémonie a pris fin dans le bureau du préfet où le procès-verbal de transfert a été validé par la signature du préfet du cercle de Bla. Pour rappel, le cercle de Bla compte 187 écoles fondamentales I (premier cycle), et 51 écoles fondamentales II (second cycle), reparties comme suite : 87 publiques, 13 écoles privées, 32 écoles communautaires et 55 médersa ; quant au second cycle, 37 écoles publiques, 6 écoles privées et 8 médersa. MO/KM (AMAP)

Marché du poisson : La saison du fretin est ouverte

Par Aminata DIARRA Bamako, 5 déc (AMAP) Aux environs de 17 heures, tout le long des logements sociaux, à partir de la grande porte de la « Cité vénézuélienne » jusqu’à la direction générale des Eaux et Forêts sur la route de Ségou, les pastèques, le fourrage, les fruits et légumes ornent les deux côtés de la voie. Mais il n’y a pas que ces produits. Nous sommes dans l’intersaison. Le froid s’installe petit à petit. L’hivernage s’en est allé sur la pointe des pieds laissant derrière lui des perspectives de bonnes récoltes des céréales et produits de consommation. Mais, aussi, une grande promesse de production halieutique comme on peut le constater en faisant un tour dans les différents marchés de la capitale où le fretin trône sur les étals des femmes et hommes spécialisés dans la commercialisation de cette espèce de poisson. En effet, c’est l’abondance de fretins cette année. Et les témoignages ne manquent pas. L’unanimité sur la bonne saison des «tinɛni» est faite et les spécialistes comme les profanes se l’expliquent. Tous s’accordent à lier l’abondance à la saison des pluies précédente qui a vu les cours d’eau déborder et les étangs rejeter le trop-plein. Les uns et les autres reconnaissent aussi la précocité de la saison du tinɛni et l’expliquent par le phénomène climatique. « Cette année, le fretin est vite arrivé. C’est dû aux grandes pluies de l’hivernage et à l’entrée progressive du froid », explique une vendeuse de poisson qui dit pratiquer cette activité depuis plus de 20 ans. L’occasion faisant le larron, une grande partie des vendeurs de poisson se sont lancés dans la commercialisation de cette espèce dont les grands centres de production sont, à en croire plus vendeurs, Mopti, Macina, Markala et San. Ces vendeurs et vendeuses de fretins tirent-ils leur épingle du jeu ? À en croire les unes et les autres, la réponse est affirmative. Fatoumata Sanou affirme subvenir aux besoins de sa famille grâce à la vente du tinɛni : «Par jour, je peux vendre jusqu’à environ 20 000 Fcfa». Tout comme Mme Sanou, sa consœur Djeneba Diaouné se frotte les mains avec cette manne venue des eaux. «Je peux faire un bénéfice de 35 000 Fcfa par jour en cette période», confie-t-elle. Pendant que nous nous entretenons avec Mme Diaouné, arrive Moussa Coulibaly. Client habituel de la vendeuse. Il passe une commande et explique son choix pour la consommation du petit poisson : «Ma famille ne consomme pas de viande, c’est pour cela que je passe chez ma cliente pour me ravitailler vers le petit soir avant de rentrer à la maison.» À LA PLACE DE SELINGUÉ– Les consommateurs n’ont pas de soucis à se faire en cette saison. Tous les marchés sont bien approvisionnés comme on peut le constater en faisant un tour à la place dite de Sélingué. Ici de vieilles tables et de vieux réfrigérateurs et congélateurs sont disposés à même le sol. Sur ces récipients, des quantités de petits poissons autour desquels tournoient des essaims de mouches. Ce jour-là dans cette mini-gare, les femmes semblent être les seules vendeuses présentes sur le marché. Elles appellent et interpellent les passants pour leur proposer avec force détail les petits poissons dont certains commencent déjà à … pourrir. « Ces poissons relativement moins chers ne sont pas pourtant à la portée de tous les revendeurs. La vente en gros se fait par panier. Et ce dernier se négocie entre 20 000 et 25 000 Fcfa », explique Hamara Guindo qui suit des yeux une cargaison en déchargement. « Malgré tout, reconnait-il, chacun tire son épingle du jeu. » « Nous revendons le kilogramme au bas prix à 1 100 Fcfa », dit-il. Une jeune fille, elle aussi, revendeuse de la même marchandise abonde dans le même sens. «Je peux prendre plus de trois paniers par jour et ils sont tous vendus au cours de la journée. Et je ne me plains pas de mon profit», affirme-t-elle sans entrer dans les détails sur ses bénéfices. Et de préciser que sa clientèle n’est pas composée que de femmes, des chefs de famille passent après le travail pour en emporter à la maison.   DELTA CENTRAL DU FLEUVE NIGER – À la direction régionale de la Pêche de Ségou, Moussa Koumaré explique que l’espèce vient en majorité du le delta central du fleuve Niger, dans la Région de Mopti (Centre). « Ils se reproduisent dans cette zone pendant les hautes eaux lorsque toutes les plaines sont inondées et la végétation abondante », explique ce spécialiste. Précisant que « ces alevins apparaissent d’abord dans la zone de Mopti, ensuite avec le retrait des eaux, quand les eaux baissent, ils migrent pour rejoindre les plans d’eaux stables des fleuves. » Moussa Koumaré estime que dans certaines zones (Markala et Macina), la production peut culminer entre 15 à 18 tonnes par jour et peut se poursuive jusqu’en janvier. Et Bekaye Tangara, le chef de service suivi statistique à la direction nationale de la pèche d’expliquer que les fretins représentent 1 à 2% de la production nationale de poisson. Selon lui, il y a des années où la production peut atteindre jusqu’à 2 000 tonnes. Pour cette année, il estime que les prises cumulées pourraient atteindre les 2 000 tonnes, c’est-à-dire 2% de la production nationale. AD/MD (AMAP)

Tombouctou organise une rencontre sur les Pratiques familiales essentielles

Tombouctou, 5 décembre (AMAP) Une rencontre d’information et d’appropriation des autorités au niveau régional, cercle et commune en faveur du projet de la Promotion de l’accès au financement de l’entreprenariat et l’emploi au Mali (PAFEEM) sur les Pratiques Familiales Essentielles et de la Culture de la tolérance, de la paix et de la cohésion sociale dans les régions au centre et au nord du Mali, s’est déroulée les 2 et 3 décembre 2024 à Tombouctou, a constaté l’AMAP. Présidé par le conseiller aux affaires économiques et financières du Gouverneur de région, Malick Guindo, l’atelier a regroupé une quarantaine de participants venus des cercles et communes concernées par le projet. Le projet est un financement octroyé par la Banque mondiale au gouvernement du Mali qui, à son tour, a accordé une confiance totale à l’Unicef pour l’exécution avec ses partenaires afin de promouvoir l’accès au financement à travers l’entreprenariat et l’emploi. A l’ouverture de l’atelier le maire de la commune urbaine de Tombouctou, Bocar Mahalmadane Toure a souhaité la bienvenue à tous les participants et plein succès aux travaux afin de mieux servir les populations à la base. Le chef du projet comité international pour l’aide d’urgence et le développement (CIAUD-Canada), Ismaël Ishaq Maiga de préciser que l’approche méthodologique de mise en œuvre de la promotion des pratiques  familiales essentielles combinée à la participation communautaire repose sur les principes clés de mobilisation communautaire de partenariat et de collaboration de la formation et du renforcement des capacités des acteurs, d’adaptation culturelle, de participation actives des familles, d’établissement d’indicateur de performance, de mécanismes de suivi et d’évaluation. M. Kounindiou Dolo, représentant le chef de bureau UNICEF-Tombouctou a, pour sa part, évoqué les motivations qui ont conduit au financement du projet. Il dira que les effets de la crise multisectorielle continuent à impacter sur les populations en particulier les femmes et les enfants. Le changement climatique, les urgences épidémiologiques, les difficultés économiques, les inégalités sociales, sont entre autres des difficultés majeures que les populations rencontrent. L’insécurité fragilisant ainsi la paix et la cohésion sociale entre les communautés. Ces problèmes ont contribué à détériorer la situation des femmes, des filles et des jeunes. Par ailleurs, la malnutrition reste préoccupante dans le pays selon la classification de l’OMS. Et notre région est parmi les régions les plus affectées au Mali avec un taux de 12,0% de MAG et 1,8% de MAS. Le présent projet s’aligne en droite ligne au programme de Promotion de l’Accès au Financement, de l’Entreprenariat et de l’Emploi au Mali (PAFEEM). En terminant, le représentant de l’UNICEF a donné l’assurance de sa disponibilité à accompagner le projet pour l’atteinte des résultats. S’adressant aux participants, le Conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de région a affirmé : « pendant 2 jours, vous serez entretenus sur des thèmes en lien avec la promotion des pratiques familiales essentielles, la culture de la tolérance, de la paix et de la cohésion sociale. Je vous invite à suivre avec assiduité ces différents thèmes afin de renforcer davantage vos compétences ». Il a enfin remercié le CIAUD-Canada, partenaire de mise en œuvre de l’UNICEF et l’ensemble des personnes et partenaires qui ont soutenu la réalisation de ce projet.  MS/KM (AMAP)

Irrégularités dans la gestion de l’Assurance maladie : Les recommandations du Vérificateur général  

Par Amara Ben Yaya TRAORÉ Bamako, 4 déc (AMAP) Le dernier rapport du Vérificateur général, sur la période de 2020 à 2022, qui établit un montant non payé de 19,396 milliards de Fcfa de cotisations à l’Assurance maladie obligatoire (AMO), recommande de renforcer les pratiques de gestion, d’assurer une meilleure conformité aux règlements en vigueur et d’améliorer l’efficacité des processus internes. La recommandation du Vérificateur général de corriger les manquements dans la gestion de l’Assurance maladie relève l’importance d’une meilleure gouvernance et d’une transparence accrue dans ce secteur. Renforcer le suivi de la liquidation des prestations, selon les clauses contractuelles, est essentiel pour garantir que « les fonds publics sont utilisés efficacement et que les bénéficiaires reçoivent les services auxquels ils ont droit », indique le rapport. Il insiste sur « la mise en œuvre stricte du contrat d’objectifs et de moyens, ainsi que le respect de la convention type de délégation de gestion (qui) sont des étapes clés pour assurer la pérennité et l’efficacité de l’AMO. » Ces mesures visent à améliorer la qualité des services offerts, tout en garantissant la viabilité financière du système. Ainsi, le document recommande au directeur général de la CANAM « de s’assurer que les feuilles de soins soient correctement liquidées avant que les prestataires ne soient payés, afin de garantir une utilisation appropriée des fonds. » De plus, il suggère que les coûts de gestion qui ne sont pas justifiés soient remboursés à la Caisse, accompagnés des intérêts créditeurs. Quant aux irrégularités financières, « en raison de leur gravité potentielle, elles ont été transmises aux autorités judiciaires compétentes pour enquête et poursuite éventuelle. » Le rapport soutient que « la CANAM ne respecte pas les clauses du contrat d’objectifs lors de la liquidation des prestations. » Plus précisément, il constate que « le système d’information de ce service (CANAM) a enregistré des montants de prestations liquidées pour la CMSS qui dépassent les liquidations réelles effectuées. » À l’inverse, pour l’INPS, le rapport indique que les montants de prestations liquidées enregistrés sont inférieurs aux liquidations réelles. « Ces incohérences indiquent une gestion inefficace et soulèvent des préoccupations quant à la fiabilité des systèmes d’information et de gestion de ces institutions. » IRRÉGULARITÉS ET MANQUEMENTS – Selon le rapport, la CMSS n’a pas fourni de justification complète des coûts de gestion, ce qui signifie qu’elle n’a pas détaillé comment les fonds alloués pour couvrir les frais administratifs ont été dépensés. Cela peut soulever des questions sur la transparence et l’efficacité de la gestion de ces fonds. De plus, le rapport mentionne que l’INPS a effectué des paiements « à 115 prestataires avant d’avoir terminé le processus de liquidation de leurs feuilles de soins. » Cette pratique révèle un manque de conformité avec les procédures établies « qui entraînerait des erreurs de paiement ou des fraudes. » « Ces observations montrent la nécessité d’améliorer les systèmes de contrôle interne et de rendre les processus financiers plus transparents au sein de ces structures », estime le rapport. Sur le plan financier, le rapport constate un problème préoccupant concernant le non-paiement des cotisations AMO par certains employeurs dans plusieurs régions du Mali, notamment Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Gao et le District de Bamako. En effet, 275 employeurs se trouvent en défaut de paiement, accumulant une dette totale de 19,396 milliards de Fcfa envers l’INPS. Cette situation « pose un défi majeur pour la viabilité du système d’assurance sociale et marque la nécessité d’une meilleure conformité et des mesures de recouvrement plus efficaces », analyse le document. La question soulève, également, des inquiétudes quant à la protection sociale des employés concernés, qui pourraient être privés de couverture adéquate en raison de ces manquements. Le document dénonce également des irrégularités au sein des directions régionales de l’INPS, impliquant les chefs de liquidation des assurances maladie, les contrôleurs médicaux et les comptables. Il est révélé que ces acteurs ont procédé à des paiements frauduleux en utilisant des codes praticiens fictifs sur des feuilles de soins à l’antenne de l’INPS de Sikasso et en omettant d’utiliser des codes praticiens à l’Institut de Ségou. Ces manœuvres ont conduit à un détournement de fonds s’élevant à un montant total de 385.245 Fcfa. AYT/MD (AMAP)  

Tominian : Formation des Agriculteurs aux pratiques Intelligentes face au Climat

Tominian, 3 décembre (AMAP) La salle de réunion de la mairie de la commune rurale de Tominian a abrité, du 25 au 27 novembre 2024, un atelier de renforcement des capacités des agriculteurs des éleveurs, les forestiers et les services techniques sur les pratiques Intelligentes face au Climat, a constaté l’AMAP. Organisé par l’Institut d’Economie Rurale (IER) et présidé par le Préfet du cercle de Tominian, Kalifala Coulibaly, s’est déroulée en présence du 2ème adjoint du maire de la commune rurale de Tominian, Simon Koné et du Docteur Siaka Dembélé, chercheur en Sciences Agronomiques et Changement Climatique à la Station de Recherche Agronomique de Cinzana de l’Institut d’Economie Rurale (IER). Les participants sont venus de la commune rurale de Diora, cercle de Mandiakuy, commune rurale de Timissa cercle de Fangasso et de la commune rurale de Tominian, soit 30 agriculteurs par commune. Dans son discours de bienvenue, le représentant du maire a félicité l’IER et ses partenaires pour l’organisation du présent atelier à Tominian. Le Chef de l’exécutif local, avant de déclarer ouvert l’atelier, a renouveler la disponibilité de l’administration locale pour l’ensemble des activités de l’IER. Pour sa part, le Docteur – Chercheur Dembélé, l’objectif général est de renforcer les capacités des agriculteurs et éleveurs sur les pratiques intelligentes et technologies face au climat en vue de contribuer à assurer la durabilité à long terme des zones de productions, vulnérables dans les régions au centre du Mali. Les différentes présentations ont porté sur les thématiques suivantes, à savoir : le changement climatique et les concepts clés, la notion d’AIC, les techniques de conservation de l’eau et des sols, techniques de production du compost et les techniques forestières et d’agroforestières. La République du Mali s’est engagée à atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres, définie par la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification CNULCD comme « un état dans lequel la quantité et la qualité des ressources en terres, nécessaires pour soutenir les fonctions, les services des écosystèmes et renforcer la sécurité alimentaire, restent stables ou augmentent dans les échelles temporelles et spatiales et des écosystèmes spécifiés ». Le projet sécurité climatique et gestion durable des ressources naturelles dans les régions du centre du Mali proposé s’attaque aux défis interdépendants de la dégradation des terres et du changement climatique au Mali qui, ensemble, menacent la durabilité à long terme des paysages productifs vulnérables dans les régions du centre du pays et multiplient les menaces sécuritaires. En effet, alors que les impacts anthropiques et climatiques réduisent la base productive des ressources naturelles, les conflits pour la terre et l’eau s’intensifient, en particulier entre les communautés d’agriculteurs et d’éleveurs, alimentant le conflit actuel entre les djihadistes et les milices. L’objectif du projet est d’assurer la durabilité à long terme des zones de production vulnérables dans les régions au centre du Mali, grâce à des solutions basées sur la nature qui inversent la dégradation terres, renforcent la résilience climatique des communautés et favorisent la résolution des conflits. La zone d’intervention du projet couvre les régions de Mopti, Bandiagara, Douentza et San. Pour sa mise en œuvre, le Projet de Sécurité Climatique et de Gestion des Ressources Naturelles PSC-GDRN collabore avec ses partenaires stratégiques pour la réalisation des activités relevant de leur domaine de compétence. Cette collaboration est formalisée à travers une convention signée entre l’Agence de l’Environnement et du Développent Durable AEDD et l’Institut d’Economie Rurale IER. C’est dans ce cadre que l’IER a été sollicité pour cette année 2024 de réaliser deux activités dont la formation des agriculteurs sur les pratiques et technologies intelligentes face au climat. Le Centre Régional de Recherche Agronomique (CRRA) de Mopti et la Station de Recherche Agronomique de Cinzana /CRRA de Niono, structures déconcentrées de l’IER sont chargées de la mise en œuvre de ladite activités. ST/KM (AMAP)

Bankass : Echanges sur la gestion des risques d’inondation et d’autres catastrophes naturelles

Bankass, 3 décembre (AMAP)  Le comité consultatif de sécurité communal a organisé récemment une journée de sensibilisation des populations sur la gestion des risques d’inondation et d’autres catastrophes naturelles, dans la salle de conférence de la mairie de Bankass, a constaté l’AMAP. La rencontre a été présidée par le maire de la commune de Bankass, Allaye Guindo, président du comité consultatif de sécurité communal en présence du chef de peloton, le commissaire de police, la protection civile, le chef de la douane, le Commandant de Brigade de la Gendarmerie, le régisseur de la prison, les chefs de village, la jeunesse, la CAFO. L’objectif général de la journée était de renforcer la confiance et la collaboration entre les FDS et la population civile dans la coproduction de sécurité. Prévenir et réduire les risques liés aux inondations et autres catastrophes naturelles. Dans son allocution, le président du comité consultatif de sécurité communal, Allaye Guindo a salué les participants avant d’évoquer les efforts consentis par les partenaires suite à l’inondation. Après le discours d’ouverture, les membres du comité consultatif de sécurité communal ont, un à un, pris la parole pour sensibiliser les participants sur les risques d’inondation. Des questions ont été posées par les participants et des réponses claires ont été données par les membres du comité consultatif de sécurité communal. AKG/KM (AMAP)

Organisation des futures élections : Le Premier ministre rassure l’AIGE

Bamako, 3 déc (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Le général de division Abdoulaye Maïga a rassuré, mardi, l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) de la volonté des autorités à organiser des élections au Mali. «Je voudrais rassurer l’opinion nationale et internationale que, dans cette mission (organisation des élections) qui nous a été confiée, nous allons faire l’effort d’aller vite et nous allons faire beaucoup attention à ne pas confondre vitesse et précipitation», a déclaré le chef du gouvernement. Le Chef du gouvernement, qui effectué, une visite de courtoisie et de travail au siège de l’AIGE, accompagné du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, Mamani Nassiré, a souligné que la lettre de cadrage du chef de l’État, le général d’Armée, Assimi Goïta, le 27 novembre, comporte huit axes dont le dernier porte sur « l’organisation d’élections apaisées, transparentes pour mettre fin à la transition. » Selon le général de division Abdoulaye Maïga, deux messages découlent de cet axe : l’attachement du chef de l’État au retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé et l’insistance sur les conditions d’organisation du scrutin, en invitant « à beaucoup plus de synergie dans notre démarche. » Le président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé a annoncé que les équipes de l’AIGE ont entamé, lundi 2 décembre, des missions pour superviser les opérations de révision annuelle des listes électorales (Rale-2024), aux côtés de l’administration. Mais aussi pour assurer la formation de nos coordinations sur des actes que nous avons élaborés en vertu de la même loi. Il s’agit notamment des cadres de concertation avec l’administration, les partis politiques et la société civile. Selon Me Cissé, ces missions consisteront également à faire l’inventaire des moyens matériels et financiers mis à leur disposition par l’administration afin de se mettre dans une perspective de pouvoir répondre présents à l’appel au moment opportun. Il a fait le point sur la mise en place de l’ensemble des coordinations de l’AIGE à l’intérieur du pays et dans les ambassades et consulats. « Cet ensemble compte aujourd’hui 6 460 agents dont 5 523 hommes soit 80% du total de l’effectif et 937 femmes », a expliqué Me Moustapha Cissé. « Nous attendons de l’État et singulièrement du Premier ministre que vous-êtes, un accompagnement fraternel et de responsabilité et de devoir à accomplir pour nous qui sommes en train d’incarner les prérogatives de cette institution », a-déclaré le patron de l’AIGE, structure créée en janvier 2023. Pour sa part, le ministre délégué chargé des Réformes politiques, Mamani Nassiré, s’est dit rassuré par le dispositif institutionnel en place et, surtout, disposé « à mettre en musique les impulsions qui seront données par la hiérarchie administrative. » AT/MD (AMAP)    .  

Koulikoro : Revue des messages de communication des thématiques du projet TLTN

Koulikoro : 28 Novembre (AMAP) Un atelier sur la revue des messages de communication des thématiques du Projet Transforming Lives Through Nutrition de Hellen Keller International s’est tenu du 26 au 28 novembre à Koulikoro, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la représentante du Centre National d’Information, d’Education et de Communication pour la Santé(CNIECS) Mme Haïdara Fatou Macalou, en présence du coordinateur du projet TLTN, Dr Ousmane Camara, du représentant du directeur général de l’agence malienne de presse et de publicité(AMAP), Kader Maïga, des superviseurs du projet au niveau des districts sanitaires concernés. Ont pris part à cette session de formation de trois jours les organes de presse, précisément les radios libres de Baraouéli, Bla (Région de Ségou), Fana, Banamba (Région de Koulikoro), Radio Rurale de Kayes, Bafoulabé (Région de Kayes) et AMAP des Régions de Koulikoro, Ségou et Kayes et du District de Bamako. L’objectif de cet atelier était de passer en revue et d’adapter les messages de sensibilisation sur la santé de la reproduction et la malnutrition pour une diffusion dans les radios locales des zones d’intervention du projet. La représentante du CNIECS Haïdara Fatou Macalou a reconnu qu’il ya beaucoup de messages sur la nutrition, sur les grossesses avant d’ajouter que la présente session vise des messages pouvant susciter un changement de comportement au sein de la communauté. Elle a rappelé que sa structure le CNIECS intervient pour prévenir les maladies. Le coordinateur du projet TLTN, Dr Ousmane Camara a, pour sa part,  présenté son projet qui, selon lui, vient en appui au gouvernement et vise le bien-être des mères et des enfants, en particulier, et de la population en général. Il a, par ailleurs affirmé que la malnutrition chez les femmes est un déterminant clé des issues défavorables de grossesses. Il estime que cela augmente non seulement le risque de morbidité et de mortalité maternelle mais aussi, le risque de donner naissance à des nourrissons de faible poids, soit en raison du fait qu’ils soient nés petits ou de leur naissance prématurée. Selon lui, en réponse à cette crise, le programme Transformer des vies par la nutrition a été crée pour aider les partenaires gouvernementaux à renforcer des systèmes locaux de santé et d’alimentation, à fournir des interventions nutritionnelles fondées sur des preuves et susceptibles de sauver des vies aux femmes enceintes et aux enfants pendant la période critique des 1000 jours (de la conception à l’âge de 2 ans). Après, la présentation sur le contexte et la généralité du projet, la mission, les objectifs, les domaines et les zones d’interventions du projet par le superviseur du projet TLTN  à Bla, Noumeiry Sidibé, les discussions ont porté  sur la malnutrition, les Suppléments en Micronutriment Multiple(MMS) ou Djigui et le choix des langues pour les messages, la vitamine A, le déparasitage, le rôle et la place de la presse dans la confection et la diffusion des messages, entre autres. Trois jours durant du 26 au 28 les participants répartis en deux groupes de travail se sont penchés sur quatre thématiques que sont les Suppléments des femmes enceintes avec les MMS-Djigui et Allaitement maternel précoce et exclusif ; les Suppléments en vitamine A ; Déparasitage des enfants de 12 à 59 mois et l’Alimentation de compléments chez les enfants de 6 à 59 mois. Ils ont passé en revue les messages existant, intégré les messages sur les MMS et la nutrition dans les messages déjà diffusés. Ils ont aussi ajouté des informations utiles aux messages. A l’issue des travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations l’introduction d’autres langues locales en fonction des zones d’intervention du projet, la collaboration avec les Services déconcentrés du Développement Social, le partenariat avec les radios, l’Amap et la pérennisation des acquis du projet. AD/KM (AMAP)