Kangaba : Consultation publique autour du projet minier de Jin Yuan SARL à Diourka-nord

Kangaba, 30 mai (AMAP) Une consultation publique sur l’Étude d’I]impacts environnemental et social (EIES) du projet d’exploitation de la petite mine d’or de la société Jin Yuan SARL s’est tenue, jeudi 29 mai 2025, dans la salle de délibération de la mairie de Banankoro, chef-lieu de la Commune rurale de Nouga, cercle de Kangaba. Présidée par le 2e adjoint au préfet, Drissa Konaré, la rencontre a réuni des représentants des villages de Danga et Tombola, ainsi que des autorités traditionnelles et des forces vives. « Cette consultation vise à garantir que le projet respecte les normes environnementales et sociales, tout en impliquant les communautés locales », a déclaré M. Drissa Konaré, soulignant l’importance de la transparence dans ce processus. Pour se conformer à la réglementation, Jin Yuan SARL a mandaté un consultant indépendant, Tiémoko Coulibaly, spécialiste en évaluation environnementale. « Notre objectif est d’identifier et d’évaluer les impacts positifs et négatifs du projet sur l’environnement et les populations », a expliqué M. Coulibaly. Il a détaillé les ambitions de la société, qui incluent la recherche et l’exploitation minière, le commerce général, l’import-export et le BTP. L’EIES vise à prévenir la dégradation de l’environnement, à intégrer les enjeux climatiques et à réduire les impacts négatifs des activités minières. « Nous voulons optimiser l’équilibre entre développement économique, social, culturel et environnemental, tout en associant les populations à chaque étape du projet », a ajouté le consultant. Un programme de suivi et de gestion environnementale et sociale sera également élaboré pour accompagner l’exploitation de la mine, qui couvre une superficie de 25 km² à Diourka-nord. En clôture, le 2ème adjoint au préfet a exhorté les communautés à cultiver l’entente et la solidarité pour maximiser les bénéfices du projet. « Cette mine peut être une opportunité pour le développement local si nous travaillons ensemble », a-t-il conclu. SD/OS/MD (AMAP)

Kangaba: Consultation publique du projet d’exploitation de la petite mine d’or de la société JIN YUAN SARL

Kangaba, 30 mai (AMAP) L’Etude d’Impacts Environnemental et Social (EIES) du projet d’exploitation de la petite mine d’or de la société JIN YUAN SARL a Diourka – nord, commune rurale de Nouga cercle de Kangaba, était au centre de la Consultation publique tenue jeudi, dans la salle de délibération de la mairie de Banankoro chef-lieu de la commune rurale de Nouga , a constaté l’AMAP. La rencontre s’est déroulée sous la présidence du 2ème adjoint du préfet du cercle, Drissa Konaré en présence des représentants des légitimités traditionnelles et des forces vives des villages de Danga et Tombola. Dans le but de se conformer à la réglementation en vigueur, la Société JIN YUAN SARL a contracté un consultant indépendant, spécialiste en évacuation environnementale pour mener l’Etude d’Impacts Environnemental et Social de son projet. Le consultant indépendant, Tiémoko Coulibaly, contracté par la société a expliqué de fond en comble les objectifs de la société et les objectifs de l’Etude. Les objectifs de la société constituent  la recherche et l’exploitation minière, le commerce général, l’Import et l’Export, et le BTP. Quant à l’Etude, son objectif général consiste à identifier et à évaluer les impacts environnementaux et socioéconomiques positifs et négatifs du projet d’exploitation de la petite mine d’or à Diourka-nord. Il s’agit spécifiquement, de prévenir la dégradation de l’environnement et la détérioration de la qualité du cadre de vie des populations suite aux activités de la petite mine d’or, d’intégrer les enjeux liés aux changements climatiques, de réduire et ou réparer les dommages causés à l’environnement par l’apparition des mesures d’atténuation, de compensation ou de correction des effets néfastes issus des activités de la petite mine d’or. Il s’agit également d’optimiser l’équilibre entre le développement économique, social, culturel et environnemental dans le processus de réalisation du projet, de faire participer les populations et organisation concernées aux différentes phases du développement du projet, de mettre à la disposition du département en charge la gestion de l’environnement (Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable) des informations pertinentes pour la prise de décision et d’élaborer un programme de suivi et de gestion environnementale et sociale des activités de la petite mine d’or. Au terme de la rencontre, le représentant de l’exécutif local a invité les populations des deux villages à prôner l’entente et la solidarité pour tirer le meilleur profit de la petite mine d’or de Diourka-nord qui a une superficie de 25 kilomètres carrés. SD/KM (AMAP)

Mali : La fête de l’Aïd El Kebir sera célébrée le 6 juin 2025 (Ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes)

Bamako, 29 mai (AMAP) La célébration de la fête de Tabaski aura lieu le vendredi 06 juin 2025 et non le samedi 07 juin, « sur toute l’étendue du territoire national », a annoncé, ce jeudi, le ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes dans  un communiiqué. Cette décision fait suite à la confirmation de l’observation du croissant lunaire dans le Cercle de Koro, Région de Bandiagara (Centre), le 27 mai 2025, bien que la Commission nationale d’Observation de la Lune n’ait relevé aucun sighting ailleurs. Le communiqué ajoute que « toutefois, il ressort des témoignages de certains fidèles musulmans du cercle de Koro, région de Bandiagara, que le croissant lunaire a été aperçue dans ladite localité » Au regard de la convergence de ces témoignages, le ministère chargé des Affaires religieuses, « après avis favorable de la Commission nationale d’observation de la lune, porte à la connaissance de la communauté musulmane du Mali que conformément à la Charia islamique, le mois lunaire Zoul Hidja ou Seliba kalo a débuté au Mali, le mercredi 28 mai 2025. » « Par conséquent, la célébration de la fête de l’Aïd EL Kebir ou ‘Seliba’ est fixée au vendredi 06 juin 2025 sur toute l’étendue du territoire national, au lieu du samedi 07 juin comme précédemment annoncé.» MMD/OS/MD (AMAP)

Programme de développement intégré des ressources animales et aquacoles : Session sur les bilans 2024 et 2025

Bamako, le 29 mai (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a présidé, ce jeudi 29 mai, à la coordination du projet, l’ouverture de la session sur le bilan des activités 2024 et celles à réaliser en 2025 du Programme de développement intégré des ressources animales et aquacoles au Mali, volets aviculture et aquaculture (PDRIAAM) phase 2, et dont le plan de travail et les budgets annuels 2025 sont estimés à 1,699 milliards de Fcfa, a constaté l’AMAP sur place. Youba Ba participait ainsi à la deuxième session du Comité d’orientation et de pilotage du PDRIAAM PHASE 2 dont l’objectif est « d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle grâce à l’amélioration de la production avicole et aquacole des petits exploitants. Et d’accroître l’autonomisation économique des petits producteurs du Sahel occidental du Mali, en ciblant essentiellement les femmes et les jeunes ». Cet objectif, selon le ministre Ba, « sera atteint grâce à l’augmentation de la productivité des systèmes avicoles et aquacoles, à l’amélioration de la résilience desdits systèmes ainsi qu’à un accès accru des populations bénéficiaires à une amélioration saine et nutritive. » « Ainsi, le PDRIAAM doit permettre de produire par an : 15 0005 tonnes de poissons ; 424 689 022 œufs et 15 490 tonnes de viande de poulets », a annoncé le chef du département de l’Élevage et de la Pêche.  Et ce, « au bénéfice de 2 000 000 de personnes vivant dans les exploitations agricoles familiales. » En outre, l’objectif du projet, qui cible directement 120 000 personnes dont 60% de femmes et 20% de jeunes, selon Youba Ba, « cadre bien avec la politique de développement agricole » du Mali. Laquelle vise « la promotion économique et sociale des femmes, des jeunes et des hommes en milieu rural et périurbain ; la souveraineté et la sécurité alimentaire du pays ; de la réduction de la pauvreté rurale ; la modernisation de l’agriculture familiale et le développement de l’agro-industrie. » S’y ajoutent, entre autres, « la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles ; l’augmentation de la contribution du secteur rural à la croissance économique ». Les administrateurs, avec à la tête, le coordinateur du PDRIAAM PHASE 2, Sory Ibrahim Sidibé, auront à examiner, analyser et amender les documents qui leur sont soumis. Il s’agit, entre autres, de la mise en place et le développement de l’Unité de gestion du projet ; la préparation d’une situation de référence des deux filières dans la zone d’intervention du projet ; la préparation des travaux de réalisation des infrastructures et d’équipements ; le renforcement des capacités des parties prenantes. OD/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 28 mai 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 28 mai 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goita, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  procédé à des nominations ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Collectivités territoriales. La Direction générale des Collectivités territoriales a été créée par la Loi n°2011-053 du 28 juillet 2011 avec pour mission l’élaboration des éléments de la politique nationale de décentralisation du territoire, la coordination et le contrôle de l’action des Autorités administratives, des services et des organismes publics impliqués dans la mise en œuvre de ladite politique. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°2012-022/P-RM du 18 janvier 2012. De sa création à nos jours, la Direction générale des Collectivités territoriales a conduit d’importantes réformes concourant à l’amélioration de la gouvernance locale et à la maîtrise d’ouvrage du développement local par les Collectivités territoriales. La mise en œuvre des nouvelles orientations de la politique nationale de décentralisation nécessite un réajustement des missions et une nouvelle structure organisationnelle pour la Direction générale des Collectivités territoriales. Les projets de texte, adoptés, redéfinissent les missions de la Direction en vue de les adapter à l’évolution des textes de base de la décentralisation et prévoient l’effectif du personnel nécessaire à son fonctionnement pour les 5 prochaines années. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté : a. un projet de loi autorisant la participation de l’Etat au capital social de la Société de Raffinerie d’Or du Mali ; un projet de décret fixant les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Société de Raffinerie d’Or du Mali. Pour une meilleure intégration du secteur minier à l’économie nationale et l’accroissement de sa valeur ajoutée, plusieurs recommandations ont été formulées par les Assises Nationales de la Refondation, notamment : –  l’augmentation de la participation de l’Etat au capital des sociétés minières ; –  la relecture du code minier pour augmenter les revenus de l’Etat ; –  la création d’une société d’Etat d’exploitation minière ; –  la réalisation d’une raffinerie nationale pour contrôler la production d’or, la traçabilité de l’exploitation artisanale pour maintenir la valeur ajoutée dans notre pays. C’est dans ce cadre que le Gouvernement a entrepris des reformes qui ont abouti en 2023 à l’adoption d’un nouveau Code minier et d’une loi relative au contenu local dans le secteur minier. La création de cette raffinerie qui s’inscrit dans cette dynamique prévoit le traitement de l’or par l’Etat à travers une unité installée au Mali. Pour ce faire, l’Etat du Mali a signé un protocole d’Accord avec la société russe Yadran pour la construction et l’opérationnalisation d’une raffinerie d’or d’une capacité de 200 tonnes par an dans laquelle l’Etat détient une participation de 62% du capital social. Les projets de texte, adoptés, consacrent la participation de l’Etat au capital de la Société de Raffinerie d’Or du Mali. un projet de décret portant institution de la vérification documentaire préalable des marchandises à l’importation et leur scanning à l’arrivée. La Direction générale des Douanes a été créée par l’Ordonnance n°90-58/P-RM du 10 octobre 1990, modifiée, avec pour mission, entre autres, l’élaboration des éléments de la politique douanière, la liquidation des droits et taxes exigibles à l’occasion de l’importation et de l’exportation des marchandises, la recherche, la constatation et la répression des infractions douanières et de celles relatives à la réglementation des changes. Le Décret n°2022-0517/PT-RM du 1er septembre 2022 fixant son organisation et les modalités de son fonctionnement prévoit un Centre d’Expertise Technique dont les missions sont : –  la vérification documentaire préalable des marchandises avant l’importation ; –  les activités de scanning ; –  l’analyse des risques. Le projet de décret, adopté, institue la vérification documentaire préalable des marchandises à l’importation et leur scanning à l’arrivée. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Convention d’établissement entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales pour la recherche d’or à N’Tahaka dans le Cercle de Gao, Région de Gao. Le Gouvernement de la République du Mali a attribué à la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali un permis de recherche d’or à N’Tahaka sur une superficie de 97,41 km2. L’acquisition de ce permis de recherche par la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali lui permettra d’exécuter des travaux de recherche complémentaire afin d’évaluer le potentiel minier du périmètre de N’Tahaka. La Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali précise qu’une convention d’établissement fixe les rapports entre l’Etat et le titulaire du titre de recherche pendant la durée de la phase de recherche minière. Le projet de décret, adopté, consacre l’approbation de la Convention d’établissement entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali pour la recherche d’or à N’Tahaka. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Inspecteur à l’Inspection générale des Armées et Services : Colonel Diawoye Sangaré. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Inspecteur à l’Inspection des Services judiciaires : Monsieur Sékou Dioro Dicko, Magistrat. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Conseiller culturel à l’Ambassade du Mali à Moscou

Ségou: Ruée sur le « Gueni » à l’approche de l’hivernage

Par Aminata PONA  Ségou, 29 mai (AMAP) La séduction, art subtil et raffiné, s’accompagne souvent de gestes symboliques et d’éléments sensoriels. Parmi ceux-ci, l’encens occupe une place privilégiée. Il constitue un véritable allié dans le jeu de la féminité et du charme. Les femmes de la région de Ségou en sont bien conscientes, et nombreuses sont celles qui recourent à divers types d’encens, en particulier le « Gueni », le souchet rond, de son nom scientifique « Cyperus rotondus Linn », pour exhaler leur présence et envoûter les sens. Traditionnellement appelé Guéni, cet encens naturel se décline en plusieurs formes que l’on retrouve sur les marchés locaux : les petits grains de couleur rougeâtre ou noir nommés Guénimisèni, les gros grains de couleur noire connus sous le nom de Guéni Koumaba, ainsi que les mystérieux Mougoumougouni. Ces perles aromatiques dégagent des senteurs suaves et envoûtantes qui imprègnent les lieux de leur parfum singulier. Utilisé principalement par les femmes, le Guéni sert à embaumer les pièces de vie, salons, chambres, salles d’eau, espaces de réunion ou de travail mais aussi à parfumer les vêtements. Au-delà de son usage esthétique, il s’inscrit dans une tradition culturelle profondément ancrée. À l’approche de l’hivernage, la demande pour ces encens ne cesse de croître. Nombreuses sont les femmes qui, en se rendant au marché, ne peuvent résister à l’envie d’en acquérir, tant son usage est devenu incontournable dans la vie quotidienne. C’est notamment le cas de Fatoumata Tangara, rencontrée au marché hebdomadaire communément appelé « N’Denè sugu » qui signifie « le marché du lundi » en bamanankan. Le sachet bien garni qu’elle tient à la main dit tout son attachement au produit : « Je viens d’acheter 4 kilos de « Gueni gros grain et 3 kilos de petit grain. J’aime particulièrement son parfum pendant les périodes de fraicheur. Je l’utilise pour embaumer mes chambres, mes toilettes, mes habits, mes dessous et même mes draps. J’ajoute à mon eau de boisson ou je le garde en bouche pour éviter les mauvaises odeurs » confie-t-elle. Non loin d’elle, une autre cliente Adam s’affaire à tester les odeurs des différents « gueni » proposés par une vendeuse. Après comparaison, elle opte pour le gros grain. La quarantain révolue, cette  dame estime que toutes les femmes devraient intégrer ce produit dans leur quotidien. « C’est un encens brut accessible à toutes les femmes selon leurs moyens. Il se suffit à lui-même. Nul besoin d’ajouter un autre parfum » affirme-t-elle. La mère de quatre enfants en souligne particulièrement l’utilité durant la saison pluvieuse : « C’est en cette période que j’en achète le plus. Comme vous le savez, en période de fraicheur, certains enfants urinent au lit. Cet encens est efficace pour éliminer les mauvaises odeurs au réveil. Il purifie littéralement l’air ambiant » explique-t-elle. Produit culturellement valorisé et largement utilisé le Gueni soutient une économie informelle dynamique principalement animée par les femmes.Sur les différents marchés de la ville de Ségou, les vendeuses d’encens sont facilement repérables. Elles attirent les passantes par l’agréable parfum qui émane de leurs étals. L’une d’elles, Fatoumata Diallo interpelle les clientes autour de ses bassines remplies du produit. Elle propose le gros grain entre 1 500 et1 750 Fcfa le kilo. Si le produit est cassé, le prix varie de 1 750 ou 2 000 Fcfa . Le petit grain rouge ou noir, quant à lui, est vendu entre 1 250 ou 1 500 Fcfa le kilo. Lorsqu’il est pilé, elle le cède entre 1 000 et 1 250 Fcfa le kilo. L’encens localement appelé « mougoumougouni » se vend à 500 Fcfa le kilo ou à 400 Fcfa, le contenu d’un récipient appelé ‘panis’. Fatoumata précise que les prix fluctuent selon les saisons. Ces recettes journalières varient entre 15 000 et 50 000Fcfa. Pour sa consœur Bintou Djibo, la période de l’hivernage est particulièrement propice à la vente du Gueni. « Les grains noirs sont les plus prisés par les femmes. Cependant, le produit devient plus coûteux, car certains cultivateurs abandonnent sa culture au profit d’autres activités », explique-t-elle. Elle souligne, par ailleurs, la rentabilité de cette activité, grâce à laquelle elle subvient aux besoins de sa famille. « Nous recevons le produit des zones de production, le vendons en détail. Ensuite, nous remettons leur part aux fournisseurs à la fin de la journée. Le bénéfice nous revient. Parfois, je réalise un chiffre d’affaires de 50 000 Fcfa par jour, voire 100 000 Fcfa ou plus, selon l’affluence du marché », explique-t-elle. Bintou Djibo affiche les mêmes prix que Fatoumata. Toutes les deux vendent également en détail à partir de 50Fcfa. Le Gueni provient essentiellement des localités de Macina, Kala, Konodimini et Sitanbougou. Une femme âgée, rencontrée sur place, rappelle l’importance de cet encens dans les foyers : « C’est une forme de chauffage moderne. Il peut même apaiser les tensions dans un couple : il suffit que la femme nettoie la maison, allume un peu d’encens, et la magie opère » précise-t-elle. Outre son pouvoir aromatique et symbolique, elle souligne que le Gueni joue également un rôle hygiénique et médicinal. Il est aussi utilisé pour repousser les moustiques et autres insectes nuisibles. Selon certaines croyances populaires, il contribuerait aussi à prévenir certaines affections féminines, telles que les infections, les douleurs menstruelles, la sécheresse vaginale, les crampes abdominales et les démangeaisons intimes. AP/ADS/MD (AMAP)              

Koulikoro : Interdiction des points de vente improvisés de bétail de Tabaski

Bamako, 29 mai (AMAP) Les gouverneurs du District de Bamako et de la Région de Koulikoro ont annoncé, le 28 mai 2025, l’interdiction des points de vente improvisés de bétail, communément appelés « garbals », ainsi que des vendeurs ambulants de bétail dans leurs juridictions respectives, visant à réglementer le commerce du bétail et à assurer l’ordre public, ont annoncé des communiqués disctints. « Les points de vente improvisés pour le bétail et les vendeurs ambulants sont désormais interdits dans le District. Les forces de l’ordre veilleront à l’application stricte de cette mesure, et tout contrevenant sera sanctionné conformément à la réglementation en vigueur. », a déclaré le gouverneur de Bamako, Abdoulaye Coulibaly, cité par un communqiue de ses services. Il a ajouté : « Je compte sur la bonne compréhension de toutes et de tous pour le respect de cette décision. » Dans la Région de Koulikoro, particulièrement dans les villes de Koulikoro et de Kati, une mesure similaire a été prise. Mohamar Assagaïdou Haidara, directeur de cabinet du gouverneur, a précisé, dans un texte : « L’interdiction concerne, à la fois, les garbals improvisés et les vendeurs ambulants de bétail ». « Toute infraction exposera les contrevenants à des sanctions prévues par la loi », a-t-il insisté. Le responsable administratif ajoute compter « sur la collaboration des populations pour une application effective de cette mesure. » Ce communiqué, diffusé en français, bambara, peulh, sarakolé et sonrai, vise à garantir une large diffusion auprès des communautés concernées. OS/MD (AMAP)

Le directeur regional du HCR annonce 57,9 milliards de Fcfa de financement de la Banque mondiale pour soutenir réfugiés et communautés hôtes

Bamako, 28 mai (AMAP) Le directeur du Bureau régional du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Abdouraouf Gnon-Kondé, a annoncé, mercredi, à Bamako, un financement de 100 millions de dollars (57,9 milliards de Fcfa) de la Banque mondiale, auquel le Mali est éligible, pour soutenir les réfugiés et les populations d’accueil à travers la Commission nationale chargée des réfugiés, a appris l’AMAP de source officielle,. « Ce financement offrira des opportunités concrètes pour améliorer les conditions de vie des communautés », a-t-il précisé dans un communique des services de communication de la Primature. Abdouraouf Gnon-Kondé, reçu en audience le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a eu un entretien avec son hôte sur le soutien aux 220 000 réfugiés accueillis au Mali et aux communautés hôtes, « Le Mali accueille plus de 220 000 réfugiés, principalement de la sous-région, non pas dans des camps, mais au sein des communautés locales », a déclaré le fonctionnaire ounisien qui séjourne à Bamako depuis le 26 mai. Il a salué amélioration de la situation sécuritaire au Mali, notant que le pays est « en avance par rapport à d’autres nations de la sous-région » dans la gestion des réfugiés. Il a également félicité le gouvernement pour sa vision stratégique, notamment le document « Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063 Ma » et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033). « Ces documents constituent une réponse holistique aux préoccupations des partenaires », a-t-il affirmé, réitérant son engagement à défendre les priorités du Mali auprès des instances internationales. En réponse, le Premier ministre a exprimé sa » satisfaction » de cette collaboration. « La démarche du HCR conforte nos politiques de développement et soutient les autorités de la Transition dans la prise en charge des réfugiés », a déclaré le général Maïga. Le chef du gouvernement malien a appelé à un renforcement des solutions durables pour une gestion efficace et inclusive des réfugiés au Mali. OS/MD (AMAP)

Alerte météo au Mali : Pluies et vents forts attendus à Bamako et dans plusieurs régions  (Mali Météo)

Bamako, 27 mai (AMAP) L’Agence Mali-Météo, sous l’égide du ministère des Transports et des Infrastructures, a émis, ce mardi 27 mai 2025, une alerte météo annonçant des pluies et des vents modérés à forts dans plusieurs régions du Mali, y compris le District de Bamako, en fin d’après-midi et dans la nuit. « Comme indiqué dans notre bulletin hebdomadaire, les régions de Bandiagara et San sont déjà sous la pluie », a précisé un responsable de la Cellule Communication de Mali-Météo. Il a ajouté que les précipitations toucheront également les régions de Bougouni, Koutiala, Sikasso, Kita, Dioïla, ainsi que le sud des Régions de Koulikoro et Kayes. « Des vents modérés à forts pourraient accompagner ces pluies dans les localités concernées », a-t-il averti. L’Agence Mali-Météo appelle les populations à la prudence face à ces conditions climatiques. OS/MD (AMAP)

La célébration de la fête de Tabaski est prévue le 7 juin 2025 (Ministère des Affaires religieuses)

Bamako 28 mai (AMAP) Le ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes a annoncé, mercredi, que la célébration de la fête de l’Aïd EL Kebir ou ‘Seliba’ aura lieu samedi 07 juin 2025, « sur toute l’étendue du territoire national », a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué, le département chargé des questions religieuses, indique que  se « fondant sur la délibération de la Commission nationale d’observation de la lune, (elle) porte à la connaissance d musulmane du Mali que le croissant lunaire Zoul Hidja ou Seliba Kalo n’a été aperçue dans aucune localité du pays, à la date du mardi 27 mai 2025. » « Par conséquent, le mois lunaire Zoul Hidja ou Seliba Kalo débutera au Mali, le jeudi 29 mai 25 » et la célébration de l’Aïd El Kebir dix jours après. MMD/MD (AMAP)